Territoire de Ango

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Bas-Uele
Superficie 34 734 km²
Taille estimée de la population 153 117 hab.

(source: Rapport annuel 2015 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire d’Ango fut créer en 1925 par l’ordonnance du 18 juillet 1913 portant création du territoire et mis en exécution par l’arrêté royal du 28 mars 1912 modifiant l’organisation territoriale de la colonie Belge. Son chef lieu a connu plusieurs déplacements d’abord à Gwane en 1925 et puis transféré successivement à Dakwa en 1927 à cause de la maladie du sommeil (THA) qui avait décimé la moitié de sa population et enfin à 1930 à Ango jusqu’à ce jour.

Ce dernier est l’un des six territoires qui composent l’ex district de Bas-Uélé (actuellement Province de Bas-Uélé issu du démembrement de l’ancienne Province Orientale), Avec ces 34734km2 soit une densité de 4 habitants/km2, c’est l’un de plus vaste territoire de Bas-Uélé. 

Il est limité :

  • Au nord par la rivière Mbomu qui le sépare de la République Centre Africaine (RCA) ;
  • Au sud par la rivière Uélé qui forme sa limite avec le territoire de Bambesa et celui de Poko ;
  • A l’est par une ligne droite qui le sépare avec le territoire de Dungu ;
  • A l’ouest par la rivière Uélé-Api qui le limite avec le territoire de Bondo.

Organisation administrative

Sur le plan administratif, le territoire d’Ango est composé de quatre chefferies, les quelles sont subdivisées en vingt-huit groupement et cent quatorze villages reparti de la manière suivante :

  • La chefferie Ezo (7018km2) avec 7 groupements et 37 villages ;
  • La chefferie Mopoy (7004km2) avec 4 groupements et 22 villages ;
  • La chefferie Ngindo (2438km2) qui est la plus petite de toutes, compte 9 groupements et 26 villages ;
  • La chefferie Sasa (18274km2) qui est la plus grande de toutes, compte 8 groupements et 29 villages.

Il sied de signaler également que le territoire comporte quatre postes d’encadrement administratif de chefferies à savoir : Api, Boeli, Dakwa et Digba.

Coordonnées géographiques

Longitude: 28°43’ de longitude Est

Latitude: 3°27’ de latitude Nord

Altitude: 621m d’altitude au dessus de la mer. 

Climat

Le territoire d’Ango est inclus dans la zone de climat tropical chaud avec alternance de deux saisons au cours de l’année dont une saison sèche très remarquable qui va de mois de décembre au mois de mars et la saison pluvieuse très longue qui va d’avril  au mois de novembre. Il a une température moyenne de 26°C avec des précipitations abondantes de plus au moins 1,80 mm d’eau de pluie annuelle.

Hydrographie

Le territoire possède un nombre considérable des cours d’eau dont notamment les rivières Uere, Mbomu et Uele ; on y trouve aussi des petites rivières comme Gwane, Assa, Ango, Gbudi, Bima etc ; ainsi que deux petits lacs très poissonneux dont le lac Molindo et Ngalu tous en chefferie Sasa.

Végétation

Le territoire d’Ango est presque entièrement couvert des savanes boisées et herbeuses entrecoupé par des galeries forestières le long des cours d’eau.

 Sol

Le territoire d’Ango est constitué de grandes plaines sans aucun obstacle correspondant à celui des plateaux du type soudanais ; il a un sol argilo-sablonneux

Particularités et richesses du territoire

Le territoire regorge d’immense potentiel forestier pour ce qui est de la production des bois d’œuvre et dans son sous-sol, on y décèle la présence de l’or, de coltan et de diamant dans certains endroits, mais ces derniers restent encore inexploités jusqu’à ce jour.

Données culturelles

Sur le plan culturel, la population est en grande partie composée de deux grandes tribus dont notamment les Zandés qui sont majoritaires, soit 92%  d’origine soudanaise et les Barambos qui constituent une minorité, soit 8% seulement. L’artisanat est souvent pratiquée par des groupes d’individus endogames dont les forgerons, les potiers et autres artisans de bois ; il existe cependant une musique traditionnelle très dansante appelée « Kponingbo » très populaire à travers tout le territoire ; cette musique rassemble autour d’un même cercle les gens de tous âges et s’avère un moment de joie et de conciliation. Le zandé un est peuple calme, respectueux de l’autorité et  surtout réservé ; toute fois dans le domaine des échanges ou transactions commerciales,  un zandé qui se respecte n’acceptera pas de tout vendre à un seul acheteur ; il préfère plutôt que tout ceux qui viennent au marché trouvent leurs comptes ; donc c’est pour eux une marque d’empathie.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Zandé
  2. Sango
  3. Ngwandi
  4. Lingala

La quasi-totalité de la population de ce territoire parle le Zandé tandis que le Sango est parlé par les réfugiés centre africains qui peuplent la zone ainsi que le Ngwandi qui n’est parlé que par une minorité des gens qui viennent d’ailleurs ; le lingala reste essentiellement la langue commune du milieu.

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Chasse
  3. Elevage
  4. Pêche
  5. Petits commerces

La vie économique de la population de ce territoire se base essentiellement sur l’agriculture ; les méthodes fortes traditionnelles utilisées ne permettent pas aux paysans agriculteurs de cultiver des grandes superficies des champs. Ils ne s’adonnent qu’à trop peu à l’élevage de petits détails. Il est à noter que quelques natifs commerçants ont pu évoluer à partir des paies des agents de plusieurs organismes humanitaires qui sont installés à Ango.

 Il s’observe l’entrée progressive des quelques commerçants Nande qui font du commerce mais n’achètent pas les produits vivriers des paysans pour aller les vendre aux grands centres. Le départ des certaines agences humanitaires comme le Médecins Sans Frontière (MSF), MEDAIR, PAM,…ont rendu difficile la circulation monétaire dans la zone. 

L’élevage de petits bétails se fait selon le système traditionnel, composé de quelques bovins, caprins, suidés et gallinacés qui souvent sont laissés en divagation ; les gros bétails sont essentiellement élevés par les Mbororo qui sont les nomades Tchadiens venus en RD Congo à la recherche des pâturages pour leurs vaches ; la plus part de ces bêtes et volailles sont victimes des épidémies par manque des produits vétérinaires appropriés et l’absence d’une politique d’amélioration de la qualité de cet élevage par manque d’encadrement de personnels vétérinaires dans la zone.

 La pêcherie industrielle n’est pratiquée dans la zone ; il existe, cependant une association des pêcheurs artisanal à Dakwa (APAD) (83km du chef lieu) qui essai tant soit peu à organiser la pêche en dépit des difficultés d’ordre financier et logistique ; généralement, la pêche est pratiquée dans la zone avec des méthodes traditionnelles telles que l’usage des pièges à poisson, les filets de pêche, la nasse, les barrages en bois et autres.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 450 FC
Nombre d’opérateurs économiques 173

Principaux opérateurs économiques
  1. Ets Merveille de Dieu chez SENGA
  2. Anizibelani (SAIMONDO le grand commerçant)
  3. Ets Dieu seul suffit chez PASCO
  4. Ets Bangwa Fils Chez Patrick
  5. Alimentation Umoja Chez LIALIA
  6. Pharmacie MBALEPHAR

Il y a une forte concentration des opérateurs économiques et/ou commerçants dans les villages de Dakwa, de Banda et d’Ango centre ; certains d’entre eux ont déjà plus de dix dans la zone.

la degradation de la situation économique que connait la Republique démocratique du Congo suite à la chute de la cours de matière première constitut un frein aux activités des operateurs économiques du territoire d’Ango; le panier de la ménagère en pâtit également à ces jours.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. La pharmacie,
  2. Vente des produits manufacturés au prix de gros,
  3. Vente de crédits de communication,
  4. Poste à soudure,
  5. Rizerie,
  6. Vente des briques cuites, moellons, graviers et sables par des débrouillards,
  7. Boutique d’habillement et articles divers.
Principales activités des PME/PMI
  • Vente des produits manufacturés
  • Vente des produits alimentaires
  • Usinage de riz  (Rizerie)

On dénombre au total 5 petites et moyennes entreprises dans le territoire ; ce sont soit des entreprises du type familiale ou soit des structures dont aucune n’a plus de trois employés ; ces derniers ont un numéro de registre commercial et un RCCM. Ces cinq établissements sont reconnus par les services de l’état et payent régulièrement leurs taxes et impôts.

Grandes entreprises locales

Le territoire ne compte pas de grandes entreprises locales. 

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Riz
  3. Arachide
  4. Maïs
  5. Banane Plantin

Il est à noter que beaucoup de plantations de café ont été abandonnées ; la politique de Zaïrianisation en est à la base.

Le système de regroupement des champs, pratiqué à l’époque coloniale n’existe plus aujourd’hui ; mais une sensibilisation est entrain d’être menée pour y palier.

Principaux produits non agricoles
  1. Les poissons fumés et frais,
  2. Les poissons salés
  3. La viande boucanée,
  4. Le miel,
  5. Les braises.

Le miel est beaucoup plus produit en chefferie Sasa dans le village de Digba ; il sied de renseigner  qu’en 2014, un citoyen nommé Tuka Sasa a réalisé une production de plus au moins 2000 litres tandis que le prix du litre ne dépasse guère 2500 Fc. Les  braises sont principalement produites par les militaires de FARDC et est destinée à la consommation locale.

Principales sources d’énergie
  1. Les bois de chauffe
  2. Les panneaux solaires 
  3. Les groupes électrogène
  4. L’usage des torches


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 23

Le territoire d’Ango ne contient qu’une seule zone de santé qui porte le même nom ; cette zone de santé compte pour sa part vingt quatre structures sanitaires dont notamment un hôpital générale de référence d’Ango à Ango (Chef lieu) et vingt trois centres de santé. Construit en 1945, l’hôpital général de référence d’Ango a une capacité d’accueil de plus au moins 100 lits dont 70 lits installés et son état actuel est plus au moins bon ; il sied de signaler également que l’état de la plus part des centres de santé laisse à désirer étant donné qu’ils sont construits en matériaux de fortune ; toute fois, l’on dénombre cinq centres de santé qui sont en bon état. La zone de santé rurale d’Ango est gérée par un médecin chef de zone de santé, secondé par un médecin directeur de l’hôpital générale de référence, un médecin traitant et un médecin en santé publique.

Sur le plan privé, on trouve dans la zone, 5 centres de santé appartenant à l’église protestante CECA20 et un centre de santé d’un certain Makpasuma, un infirmier A3 dans le village Lisala ; il convient de signaler qu’aucun de ces centres de santé ne dispose d’un médecin. L’approvisionnement en médicaments et autres équipement sanitaire pose encore problème dans la zone ce dernier temps.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infections respiratoires aiguës
  3. Diarrhée sanglante et simple
  4. Rougeole
  5. Méningite

Différentes actions ont été menées pour lutter contre le paludisme dans la zone ; il s’agit notamment de la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans ainsi qu’un traitement curatif précoce ; pour d’autres cas de maladie, une sensibilisation a été menée pour ce qui est des mesures préventives  et l’observance des conditions hygiéniques saines.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 51
Ecoles secondaires 19

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

Ango

51

19

nd

nd

Le bureau de SECOPE a enregistré 12811 élèves dont 6320 filles dans l’ensemble (au primaire comme au secondaire) ; 897 enseignants dont 261 seulement sont mécanisés et payés avec une enveloppe salariale de 27. 607. 717 FC tandis que 74 enseignants sont mécanisés mais non payés et le restes ont déjà un dossier qui attend la mécanisation ; pour ce qui est de la qualité de l’enseignement, elle est moyennement bonne.

Le territoire souffre actuellement d’une sérieuse difficulté en matière des statistiques relatives à L’EPS INC ; notons toute fois que notre présence dans la zone est d’une extrême importance pour pouvoir remédier à la situation.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Le territoire ne compte aucune institution d’enseignement supérieur.


ONG et projets

Nombre d’ONG 14
Principales activités
  1. Santé
  2. Lutte contre la violence sexuelle et sexiste
  3. Education
  4. Droit de l’homme
  5. Construction
  6. Assainissement
  7. Environnement
  8. Assistance humanitaire
  9. Appui financier
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet de stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix (STEP) ;
  2. Projet d’équipement des structures sanitaires (PESS).

Dans le cadre du projet STEP, le gouvernement à travers le Fond social, à procédé à la reconstruction et à la rénovation totale  des deux écoles Primaires dont notamment l’EP MIKA dans le village de Dakwa et l’EP NGAGPIA dans le village de Bayule toutes en chefferie EZO ;  le gouvernement a également, à travers le projet PESS, procédé à la reconstruction et à la rénovation complète des deux centres de santés dont celui d’Api et celui de Banda. L’hôpital général de référence d’Ango vient également d’être doté d’une ambulance.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Il n’existe actuellement aucun projet bénéficiant d’un financement autre que celui du Gouvernement. 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

 Avec ces 1405km, le réseau routier du territoire est reparti de la manière suivant :

  • 270 km de routes d’intérêt général et
  • 1135 km de routes de desserte agricole ou locales

Ces routes sont généralement dans un état moyennement bon, mais dans certains endroits, elles sont délabrées.

Le territoire ne dispose malheureusement pas d’aéroport ; l’on note cependant, la présence de quelques pistes d’atterrissages dont notamment celles d’Ango, Sukadi, Dakwa, Banda et Pasi. Ces dernières risquent d’être à tout moment envahies par des herbes faute d’un système permanent d’entretien.

Les trafiques fluviaux sont assurés par des pirogues pour la traversée de la population et leurs marchandises ; il y a également des bacs jetés dans les rivières Uele et Ango pour servir des passerelles.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Dans cette zone, la communication cellulaire est assurée uniquement par le réseaux Vodacom qui pour le moment ne dessert que les villages de Dakwa, Banda et Ango (chef lieu du territoire). La couverture est plus au moins bonne, mais par moment, on observe des coupures inopinées.

La recharge des crédits se fait essentiellement par flash et les produits tels que les sims blanches, les cartes sim et les cartes de crédit sont en quantité insuffisante. De plus, l’on note la présence de service M-pesa que sur un seul cash point.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le secteur du tourisme n’est pas encore structuré et organisé dans le territoire ; mais l’on note cependant la présence de la réserve de chasse de Bili-Uere à Digba (45km de Ango, Axe Ango-Digba-Sukadi-Gwane-Rca) qui est géré par l’ICCN et la chute d’eau Bangama situé à  20km de Ango vers l’axe Ango-Api qui pourrait dans les jours avenir servir de site d’installation d’un barrage hydro électrique pouvant électrifier le chef lieu du territoire et ces environs ; les visiteurs et les agents qui viennent travailler ou séjourner dans le territoire, n’ont pas des choix que d’aller solliciter les abées et les sœurs de l’église catholique enfin de pouvoir passer nuit dans leurs couvents, faute d’infrastructures hôtelières; néanmoins, il y a des maisons d’accueil pour le voyageurs qui sont entrain d’être construites par le natifs à travers les deux cités que contient le chef lieu. Il existe un lac nommé Molindo rempli d’histoire à Digba ; ce dernier aurait englouti tout un village suite à une fête qui était organisée par un chef coutumier qui a transigé avec un interdit relatif à la consommation du python qui a déplus aux dieux (ancêtres) ; comme par miracle, ce lac s’avère un lac extrêmement poissonneux d’après les dires.

Les environs du village Sukadi abritent une grande plantation naturelle du café de 25km2  qui malheureusement est difficile d’accès à  cause de l’insécurité causée par la présence de la LRA.

Espèces phares de la faune
  1. Eléphant
  2. Phacochère
  3. Hippopotame
  4. Primates (Babouins, chimpanzés, singes, etc.)
Espèces phares de la flore
  1. L’Afromozia,
  2. Le bois rouge,
  3. Le wenge,
  4. Le Gilbertiodendron dewevrei (Limbalu) avec lequel on fabrique les braises


Situation sécuritaire

La situation  sécuritaire est relativement calme.


Opportunités de développement

  • Installation d’un barrage hydroélectrique sur une chute d’eau située à 20km d’Ango dans l’axe Ango-Api.
  • La sécurisation complète et définitive de la zone.
  • Le sous-sol du territoire regorge pas mal des matières précieuses qui sont un peu plus susceptible de pouvoir apporter des ressources nécessaires au développement de ce territoire si elles sont exploitées à bon escient.
  • Nous pensons que l’ouverture et/ou la réhabilitation des routes permettant de relier Ango à des grands centre de débouché serait parmi les opportunités de développement étant donné que cela encouragera les paysans à s’investir d’avantage dans les activités champêtres et de surcroit accroitre leur production.

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