Territoire de Bukama

Superficie 19 865 km²
Taille estimée de la population 1 072 662 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administrateur du territoire)

Secteur du Développement rural

Données mises à jour le 25 mai 2016
Prochaine collecte : 30 août 2016

Le territoire de Bukama est une entité déconcentrée de la Province du Haut Lomami, en RD Congo. La population est beaucoup plus engagée dans la pêche, l’agriculture et le petit commerce. Dans les zones rurales du territoire de Bukama, les cases ont de toitures en paille et les murs sont faits en briques cuites et/ou adobes.

Routes de desserte agricole : Les routes sont en mauvais état et généralement non entretenues, il ne reste que des sentiers. Ceci ne facilite pas l’évacuation de récoltes vers les centres de consommation. La situation décourage les producteurs agricoles (surtout les PME) engagées dans le secteur productif. En plus du mauvais état des routes de desserte agricole, les marchés (prix) ne sont pas réglementés. Ce qui fait que les agriculteurs vendent leur production à des prix inférieur ou égal au coût de production. Donc sans profit.

Santé : les structures sanitaires sont encore insuffisantes, plusieurs villages fonctionnent avec des postes de secours. Quelques centres de santé et hopitaux généraux de référence existants offrent de soins à de coûts très élevés. Ainsi plusieurs cas de maladie n’arrivent pas à l’hôpital (les accouchements, perfusions, et de fois les transfusions sanguines se font sous les arbres ou paillotes). Les bébés ainsi nés, sont rarement  vaccinés aux DTC, VAT,…ceci est une bombe en retardement pour les épidémies éventuelles. La population en majorité analphabète résiste aux normes hygiéniques, de santé et préfèrent recourir à la phytothérapie pour soigner quelques maladies, ceci est lié, notamment, à la pauvreté et aux coutumes. Il y a une habitude de laisser les déjections à l’air libre (dans la brousse, derrière la maison,…) d’où les épidémies interminables (cholera,…). Plusieurs cas de décès sont ignorés par les hopitaux, car ces derniers sont très peu fréquentés, suite au faible pouvoir d’achat de la population.

Energie et eau : En dehors de Bukama cité, Luena, Kabondo Dianda, Mukulakulu, Nyembo où d’ailleurs l’accès au courant électrique n’est pas offert à tous les ménages ; les autres villages du Territoire se contentent de panneaux solaires, groupes électrogènes, braise et bois de chauffe. La transformation de produits agricoles devient  ainsi très difficile et coûte cher. Il existe encore de villages sans moulin dans le territoire de Bukama, on pile les cosettes de manioc et le maïs pour obtenir de la farine. L’exode rural tire ses origines de ce facteur car tous ceux qui quittent les villages sont à la recherche du courant électrique et de routes praticables (Bref de la sécurité sous toutes ses formes). L’accès à l’eau potable reste un casse-tête pour plusieurs villages, d’où une fréquence élevée de maladies d’origine hydrique.

Hygiène et assainissement : Il y a un réel besoin de projets « Villages assainies, écoles assainies, marchés assainis, Hôpital assaini » car plusieurs de ces espaces publics sont dans un état d’insalubrité (faible mécanisme de gestion de déchets) et n’ont pas accès à l’eau potable. Seuls quelques écoles et hôpitaux/centres de santé ont de robinets aménagés. D’autre part, vant le repas, la population utilise un récipient et se lave les mains avec la même eau. Ceci assure une transmission à grande échelle de microbes.

Dynamique communautaire : Il y a quasi absence d’association (asbl, organisation paysanne, syndicat, corporation), seule la FEC existe dans quelques entités/centres commerciaux et quelques volontaires qui entretiennent les pistes d’atterrissage d’avion. Ce manque d’une conscience collective dans presque tous les secteurs explique le niveau de sous développement du Territoire de Bukama. Généralement, les associations sont de cadres d’échanges d’expériences, de formation et d’organisation. Cette absence d’organisations associatives fragilise le fonctionnement et le rôle de la société civile, car cette dernière est animée par les agents de l’Etat. Ce qui est incompatible. Il existe quand même une association de défense de Droits humains et l’autre de secouristes qui essaient de faire le contrepoids. La redynamisation de services catalyseurs (tutelle) pourrait faciliter la création et structuration d’associations et ONGD.

Emplois agricoles : Rien de concret n’existe en termes d’emploi agricole, car les fermes et plantations sont presque sous exploitées. Quelques paysans économiquement forts utilisent une main d’œuvre occasionnelle et sur horaire journalier pour effectuer des tâches (défrichage, labour, semis, sarclage, récolte,…) dans leurs exploitations agricoles. Le développement du secteur agricole (installation de sociétés agricoles ou pastorales) pourrait permettre d’encadrer les jeunes et femmes à travers des emplois agricoles stables.

Eglises : La prolifération des églises de réveil explique en partie la pauvreté dans le Territoire, plusieurs personnes passent leur journée dans les églises au lieu de travailler. En plus des églises (Catholique, protestantes, Orthodoxe, Islam,…) il se développe une dynamique spirituelle sans précédente « On retrouve 1 église à chaque 30 m dans les Cités ».

Les médias et Radio communautaire : Les radio communautaires existent, mais ne jouent vraiment pas leur rôle d’éducation. Suite au manque d’un service ou organe de régulation, les programmes de quelques radios sont axés sur les antivaleurs (témoignage de sorciers,…). Le genre est différemment présenté par les programmes de radios communautaires, ce qui explique une intégration difficile de femmes dans les institutions locales.

Environnement, Sécurité alimentaire et souveraineté alimentaire : Pour des besoins immédiats (sécurité alimentaire), les pêcheurs du Territoire de Bukama développent des mauvaises pratiques de pêche et utilisent du matériel de pêche prohibé (filets, moustiquaires,…). Cela répondait aux ambitions de générations actuelles mais à ce jour, seuls les petits poissons arrivent au marché. Ceci est un signal que les générations futures ne mangeront pas du poisson. Il est important que les agents de l’ITAPEL et le comité de la Fédération de pêcheurs, soient formés sur la « Souveraineté alimentaire » afin qu’ils développent une pêche responsable, favorable au développement durale et qui permettra aux générations actuelles de satisfaire leurs besoins, sans compromettre l’avenir de leurs enfants (générations futures).

Formation

Proportion des villages ayant une école dans le territoire 77.00
Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des centres d’encadrement professionnel 0.50
Domaines de formation dans lesquels ces centres évoluent

  • Mécanique automobile
  • Coupe et couture
Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des groupes/centres de développement communautaire pour les populations 202.00

Santé

Proportion des villages ayant au moins un centre de santé dans le territoire 15.50

Infrastructures routières

km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois dernières années 0
km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois derniers mois 0
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois dernières années 0
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois derniers mois 0

Emploi

Nombre d’emplois créés durant les trois derinères années par les coopératives, en faveur de la population rurale et périurbaine 10

Évacuation des déchets

Méthode d’évacuation des déchets la plus utilisée par la population rurale
Proportion des ménages utilisant la fosse arable 75.86
Proportion des ménages utilisant l’enfouissement 0.80
Proportion des ménages utilisant des latrines aménagées 1.15

Energie électrique

Proportion des ménages ayant l’électricité via des kits solaires 1.12
Proportion des ménages ayant l’électricité via un groupe électrogène 1.12
Proportion des ménages ayant l’électricité via une micro-turbine 0.00

Approvisionnement en eau

Proportion des villages approvisionnés en eau potable 40.00
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des sources aménagées 9.25
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des puits de forage 19.50
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable par sources aménagées & puits de forage 16.25
Autres méthodes d’accès à l’eau
Puits et eau de la Regideso

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