Territoire de Niangara

Fiche du territoire

Mise à jour le 3 septembre 2016

Province Haut-Uele
Superficie 9 240 km²
Taille estimée de la population 166 807 hab.

(source: Rapport annuel 2015 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Niangara est une entité déconcentrée de la Province du Haut-Uélé. Il est localisé au Nord-est de la R.D.Congo.

Il fut créé par une circulaire n°106 du 26 décembre 1895 de l’EIC, sous l’appellation de la zone autonome de Makua, avec comme chef-lieu Niangara.

Hormis la cité de Niangara, le territoire de Niangara comprend 7 chefferies à savoir: la Chefferie Manziga, la chefferie Mangbele, la chefferie Mangbetu, la chefferie Boime, la chefferie Kopa, la chefferie Okondo et la chefferie Kereboro.

Coordonnées géographiques :

  • Longitude : 27°53’ de longitude Est
  • Latitude : 3°42’ de latitude Nord
  • Altitude : 700m d’altitude par rapport à la mer.

Climat

Le territoire connait un climat tropical humide à deux saisons : la saison des pluies qui commence au mois de mars jusqu’au mois de novembre et la saison sèche qui va de mi-novembre jusqu’au mois de mars. La variation de la température dépend de l’alternance des deux saisons mais l’indisponibilité d’un pluviomètre handicape la précision sur la quantité d’eau qui tombe sur le territoire.

Hydrographie

Le territoire de Niangara est traversé par des nombreux cours d’eau, dont certains lui servent de limite avec les territoires voisins.

Ainsi, il est limité au Nord-est par le territoire de Dungu à travers les rivières Mbuele, Yamba et Kibali ; au Sud par le territoire de Rungu à travers la rivière Bomukandi et à l’Ouest par le territoire de Poko (Province du Bas-Uélé) à travers les rivières Nosidhangwe et Naka.

Végétation :

Le relief est principalement constitué de plateaux. La végétation de la zone est un dégradé de transition entre la forêt et la savane.

Sol :

La nature de son sol, souvent argilo-sablonneux favorise l’agriculture tandis qu’une moindre partie du sol, rarement argileuse dans quelques endroits isolés, s’avère favorable pour toute sorte de culture ainsi que pour l’extraction des matériaux de construction.

Particularités et richesses du territoire

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Niangara fut le chef-lieu des deux Uélé. C’est dans ce territoire que repose le centre géographique de l’Afrique, d’où la présence d’un monument « Centre de l’Afrique » érigé à l’époque coloniale par le géographe italien Giovanni Miani et qui fut un site touristique sacré et très fréquenté.

Niangara renferme aussi une vingtaine de cours d’eaux (rivières et ruisseaux) tous poissonneux. Il dispose également des forêts non exploités où les rebelles LRA et les éleveurs Mbororo ont trouvé refuge.

Le territoire de Niangara a un sol fertile favorable pour la culture de plusieurs produits agricoles tels que le manioc, le riz, le maïs, les bananes plantains, les arachides, les légumes, etc.

L’existence de l’or et d’autres minerais dans les rivières Gada et Uélé entraine la population autochtone à une exploitation à travers des méthodes artisanales et à moindre rendement pendant la saison sèche.

Données culturelles
  1. Les Mangbetu : 50%
  2. Les Azande : 25%
  3. Les Madi : 10%
  4. Les Bangba : 5%
  5. Les Mayogo : 3%
  6. Autres peuples : 2%

Le territoire de Niangara a 5 grandes tribus majoritaires.

Les Mangbetu (50%), d’origine soudanaise, sont majoritaires et s’occupent souvent de l’agriculture et de la pèche. Les Azande (25%), par contre, sont descendus de la République Centrafricaine et ont établi leur premier royaume sur le Bas-Mbomu dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Ils partagent la même histoire que les Mangbetu. Tout comme le peuple Mangbetu, les Azande s’occupent également de l’agriculture et parfois la chasse dans la chefferie de Manziga. Les Madi (10%), les Bangba (5%) ainsi que les Mayogo (3%) vivent de l’agriculture et de la chasse. Mis à part ces 5 tribus, d’autres tribus sont également retrouvées dans le territoire de Niangara, notamment : les Mabasanga, les Mangbele, les Avungola, les Matsaga et les Makapo.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala
  2. Kingbetu
  3. Pazande
  4. Kimadi
  5. Kibangba

Dans le territoire de Niangara, le lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Kingbetu, le Pazande, le Kimadi et le Kibangba, sont également des langues vernaculaires parlés respectivement par les tribus selon leur histoire.

 

 

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Pêche
  3. Petit commerce
  4. Elevage
  5. Chasse et cueillette

L’activité économique principale de la population est l’agriculture, suivie de la pêche. Le petit commerce, l’élevage de petit bétail et de volaille, la chasse et quelques activités saisonnières (ramassage d’escargots, termites, champignons.

L’agriculture est à la fois une source de revenu et de nourriture car la grande majorité de la population ne vit que de l’agriculture. La pêche est pratiquée surtout par les populations riveraines des rivières Uélé, Gada et Mbwele.

L’élevage pratiqué dans la zone est de type familial, et concerne la volaille et le petit bétail. Si l’élevage constituait une source de revenus non négligeable avant l’arrivée de la LRA, ce n’est désormais plus le cas, les gens ayant perdu un nombre élevé de bêtes.

La chasse est pratiquée et sa production représente également une source de revenus non négligeable mais avec l’incursion des rebelles de la LRA, la population commence à fuir le milieu forestier.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 3 septembre 2016
Vendeur : 1$ = 1 000 FC Acheteur : 1$ = 1 100 FC
Nombre d’opérateurs économiques 230

Principaux opérateurs économiques

Les principaux opérateurs économiques sont plus concentrés à Eti, une région du territoire de Niangara située à cheval avec le territoire de Dungu et éloignée de 97 Km de la cité de Niangara. Un petit nombre d’opérateurs économiques opère également dans la cité de Niangara malgré la difficulté des transactions car le mauvais état des routes ne favorise pas l’entrée des produits manufacturés (pour la plupart venant de l’Ouganda) dans le territoire en général et dans la cité de Niangara en particulier.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires, produits divers et artisanaux
  2. Vente des produits pharmaceutiques
  3. Vente des produits pétroliers (stations-services et étalage en détail)
  4. Exportation de l’huile de palme et importation des produits manufacturés
  5. Exploitation forestière
Principales activités des PME/PMI

Les PMI sont inexistantes car les activités industrielles ne sont plus pratiquées à Niangara depuis le départ des colonisateurs.

Les PME, par contre, s’occupent souvent de :

  1. Petit commerce : la plupart des PME s’occupe de la vente de produits divers de consommation quotidienne (en détail) ;
  2. L’exploitation artisanale de l’or et l’exploitation artisanale du bois ;
  3. La vente de carburant dans des stations-services ;
  4. Les PME agricoles s’occupant de l’extraction et de la vente de l’huile palmiste, la décortication artisanale du paddy et la vente du riz et la décortication et la vente des arachides ;
  5. Les PME œuvrant dans le secteur de télécommunication à travers la distribution de différents produits de tels que les sims cartes, les cartes de recharges, le service M-Pesa, etc.

 

Grandes entreprises locales

Vu la moindre intensité des activités économiques dans le territoire de Niangara, on n’y trouve aucune grande entreprise.

Principaux produits agricoles
  1. Huile de palme (60%)
  2. Manioc (35%)
  3. Riz (30%)
  4. Arachides (20%)
  5. Bananes plantains (8%)
  6. Maïs (7%)

Le manioc fait partie des aliments de base du territoire de Niangara. Souvent consommé sous forme de tubercule cuit, accompagné de ses feuilles communément appelées « pondu », le manioc peut également être transformé en chikwangue ou en tapioca sous forme de bouillie. Il est aussi utilisé souvent pour la production d’une boisson appelée ARACK.

Le riz, faisant également parti des aliments de base, sert aussi pour la préparation de la bouillie et des gâteaux. Il est aussi exporté dans les territoires voisins. Après le décorticage, le son de riz est utilisé pour l’alimentation des bétails.

Les arachides se consomment parfois crues, grillées sous forme de cacahouètes ou transformés en patte d’arachide. Pilées, elles sont aussi utilisées pour agrémenter la soupe de cuisine.

Le maïs, souvent transformé en farine, est utilisé pour la préparation de la bouillie et de tapioca. Il intervient aussi pour la préparation de la boisson ARACK mais peut également être consommé après grillage au feu.

La banane une fois cuite, sert à accompagner d’autres aliments. Elle se mange aussi à l’état mûr et sert parfois à la préparation des jus et de l’alcool.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson (40%)
  2. Fruits (25%)
  3. Miel (20%)
  4. Champignons (10%)
  5. Chenilles (5%)

Le territoire de Niangara regorge de plusieurs cours d’eaux poissonneux à l’instar de la rivière Uélé et Gada.

Les fruits, bien que saisonniers sont également produits en grande quantité dans le territoire. Parmi eux, la mangue est le fruit le plus produit et pendant la période de récolte, les mangues pourrissent souvent à l’état pur par manque de consommateur. D’où la nécessité de création d’une usine de transformation de jus de mangue est une priorité pour valoriser ce fruit vitaminé.

Le miel est produit en grande quantité dans le territoire de Niangara.

Les champignons sont parfois cuits et séchés au soleil et enfin conservé pour plusieurs jours attendant la consommation. Les chenilles, quant à elle, sont parfois rares et ne se multiplient pas assez.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Solaire
  3. Electrique

Aucun ménage n’a accès à l’électricité dans le territoire de Niangara.

Seuls 63 ménages sont effectivement desservis en eau potable, partant du fait que la plupart des sources d’eau ont été érigées dans la parcelle d’une tierce personne.

Il sied aussi de signaler qu’aucun projet en rapport avec le secteur de l’énergie n’a été conçu au profit du territoire.

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 16

Le territoire de Niangara dispose d’une seule ZS (Zone de santé de Niangara) avec  1 HGR, 16 CS et 33 PS. La distance moyenne entre un village et une structure de santé est de 8 km. L’HGR fut créé à l’époque coloniale en 1911, et les infrastructures sont en mauvais état.

L’HGR a une capacité d’accueil de 74 lits pendant que les 3 CS de référence confondus comptent au total 40 lits.

Dans le territoire de Niangara, la majorité des structures sanitaires n’ont pas des capitaux en médicaments. D’où, avec l’intervention du gouvernement en février 2015, 6 structures de santé ont été appuyés en médicaments par le projet PESS (Programme d’Equipement des Structures Sanitaires).

Notons également l’intervention de SANRU dans la distribution des antipaludéens pour le compte du programme « Fond mondial paludisme » ainsi qu’Action DAMIEN pour la fourniture des médicaments contre la tuberculose et la lèpre.

Les médicaments spécialisés ne sont pas disponibles localement. Pour des cas de soins spécifiques, il faut se rendre à Isiro, Kisangani ou Bunia afin d’espérer avoir un bon traitement.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (50%).
  2. Infections Respiratoires Aigües (15%)
  3. Diarrhée simple (10%)
  4. Infections Sexuellement Transmissibles (5%)
  5. Amibiase (5%)

Le paludisme est la maladie la plus récurrente dans le territoire de Niangara. Il frappe toute la couche de la population en général et surtout les enfants en particulier.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 80
Ecoles secondaires 20

La sous division de l’éducation du territoire de Niangara compte au total 100 écoles (moins les écoles maternelles).

Du point de vu des infrastructures, seules 19 écoles sont construites en dur bien que toutes ne soient pas en bon état ; 3 écoles sont construites en matériaux semi-durables tandis que toutes les autres sont construites en paille.

La sous-division compte au total 15.301 élèves encadrés par 664 enseignants mais ces derniers ne sont pas tous qualifiés.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Il n’existe pas d’université ni d’Institut supérieur dans le territoire de Niangara. En effet, les finalistes (diplômés) de l’école secondaire qui veulent poursuivre un cursus universitaire sont obligés d’aller étudier dans les territoires voisins.


ONG et projets

Nombre d’ONG 22
Principales activités
  1. Protection : OXFAM, INTERSOS, COOPI, AGEDEC, ACPD, etc.
  2. Lutte contre les violences sexuelles : SGBV, CIP, HCR, HCR, MSF/Belgique, etc.
  3. Wash (eau et hygiène) : OXFAM, CICR, SOLIDARITE, etc.
  4. Sécurité alimentaire : FAO, ACF, AIDER, ALDI, AJDP, etc.
  5. Santé : MSF, TSF, MEDAIR, FM/Paludisme, Action DAMIEN, SANRU, etc.

Les ONG œuvrant dans les domaines de Wash tels qu’OXFAM et CICR ont construit des puits d’eaux et des sources aménagés dans des villages (eaux utilisées pour la boisson et la cuisson des aliments).

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet PESS
  2. Projet PRISS

Le projet PESS (Projet d’Equipement des Structures Sanitaires) a été exécuté dans le secteur de la santé. Avec ce projet, 5 centres de santé du territoire ainsi que l’Hôpital Général de Référence de Niangara ont été approvisionnés en médicaments au mois de février 2015. Ainsi, une somme de 1200$ a été allouée par centre de santé et la somme de 11000$ à l’HGR.

Pour ce qui est du projet PRISS, trois écoles ont été construites dans le territoire de Niangara. Il s’agit de l’E.P. Geaga dans la chefferie Okondo, l’E.P. Bamunga dans la chefferie Boime et l’E.P. Kungbe dans la chefferie Kopa.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Un projet de réhabilitation du tronçon Niangara-Isiro a été lancé à la fin du mois de mars 2016. Ces travaux vont s’étaler sur une période de 8 mois pour la première équipe qui s’occupera du tronçon allant de 21 km de Niangara jusqu’au pont Bomukandi qui lui sert de limite avec le territoire de Rungu. La deuxième équipe prendra le tronçon Bomukandi-Isiro.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès dans territoire de Niangara se fait par voies routières et rarement par voie aérienne.

Le mauvais état de ses routes fait de Niangara un territoire enclavé car l’accès et même l’ouverture avec d’autres territoires voisins y sont difficiles. Ses rivières et cours d’eaux n’étant pas navigables, car caillouteux ; les rares petites pirogues qui flottent sur ses rivières ne servent qu’à la pêche traditionnelle.

La route qui relie le territoire de Niangara à Isiro (145 Km) est en mauvais état, voire même impraticable et ne peut qu’accueillir des motos et bicyclettes. Celle le liant au territoire voisin de Dungu est en moyen état.

Une piste d’aviation d’un kilomètre de long située dans le territoire n’est plus aujourd’hui opérationnelle. L’aérodrome de Ketelu accueillait jadis les hélicoptères de la MONUSCO mais il reste aujourd’hui infréquenté depuis quelques mois après le départ de la Monusco.

 

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Il y’a quelques mois le territoire de Niangara ne bénéficiait que d’un seul réseau de télécommunication (Vodacom). Depuis le début de l’année 2016 deux autres réseaux de télécommunication sont implantés à Niangara. Il s’agit du réseau Orange lancé le 16/01/2016 et du réseau Airtel lancé le 03/02/2016. Ces deux réseaux ne couvrent que la cité de Niangara. Signalons que depuis leur implantation, aucun service n’est disponible sur le marché pour les deux réseaux que ça soit la vente de sims cartes, vente des cartes prépayées et autres services y afférents.

Le service M-Pesa, la vente des cartes prépayés et le transfert d’unités sont des services disponibles au territoire. La connexion internet à travers ce réseau est très lente pendant la journée et ne s’améliore que dans la nuit entre 22h et 5h du matin bien qu’elle reste toujours du type 2G.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

3 grandes chutes d’eau surplombent deux rivières du territoire de Niangara : la chute Ngimba et Apilamba sur la rivière Uélé et la chute Itelengi sur la rivière Gada.

Parmi les sites sacrés on retrouve le lieu où a été incarcéré le leader religieux Simon Kimbangu. Le vestige des chaines utilisées pour l’enchainer sont encore visibles

Espèces phares de la faune
  1. Hippopotames
  2. Crocodiles
  3. Poissons
Espèces phares de la flore
  1. Plantes palmistes
  2. Manguiers
  3. Bois jaune, bois rouge, bois noir (ébène)
  4. Teck

 


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Niangara est toujours handicapé par deux peuples étrangers : les éleveurs Mbororo et les rebelles LRA.

La cohabitation entre les Mbororo et le peuple autochtone est difficile à cause de plusieurs raisons. Malgré le fait que les Mbororo restent dans la forêt, ils sont néanmoins agressifs et porteurs d’armes de guerre ; ce qui contraint le peuple autochtone à ne plus pratiquer la chasse et la cueillette par crainte d’être leur cible.

Quand les Mbororo quittent la forêt à la recherche de pâturage, les champs des autochtones se trouvent ravagés par leurs bêtes en divagation sans dommage et intérêt.

LRA, rebelles Ougandais, ont fixé leur base arrière dans les forêts de la RDC et s’occupent du braconnage et à l’exploitation illicite des minerais. Ils sont les plus dangereux car ils pillent, kidnappent, violent et parfois brûlent les maisons des victimes qu’ils ont visité.

Ils se trouvent beaucoup plus dans la région Nord du territoire de Niangara dans la chefferie Manziga où ils ne cessent de menacer la population.


Opportunités de développement

Pour le développement du territoire de Niangara, le retour des éleveurs Mbororo est une condition préalable pour que le secteur agricole puisse décoller facilement sans craindre les contraintes liées à la destruction des champs par des bêtes en divagation. Sans oublier les rebelles LRA qui ne cessent de menacer la population à travers des pillages et des tueries tout en pénalisant plusieurs secteurs dont l’agriculture et l’économie. La production agricole ne pouvant pas atteindre le milieu rural pour la consommation, une réhabilitation des routes permettrait de pallier à l’enclavement du territoire.

Le territoire de Niangara a un sol fertile favorable pour la culture de plusieurs produits agricoles mais la production demeure faible car la population se contente de l’autoconsommation. Si les routes de desserte agricoles et celles reliant les points de productions aux points de consommations étaient réhabilitées ou aménagées, la production agricole du territoire serait exceptionnelle. Le premier frein au développement du secteur agricole étant l’enclavement du territoire, d’autres facteurs tels que les outils agricoles, les semences et autres les techniques agricoles servent d’appui pour une production de qualité.

Les plantes palmistes et les manguiers couvrent tout le territoire mais ne sont pas exploités de manière effective. L’extraction de l’huile de palme se fait par presse artisanale (à faible rendement), la méthode industrielle ayant été abandonnée depuis l’époque coloniale. De même les manguiers sont retrouvés partout mais leurs fruits pourrissent et tombent par terre suite à l’inexploitation. D’où l’implantation d’une usine d’extraction de l’huile de palme d’une part et de jus de mangue d’autre part serait un moyen de mettre en valeur ces produits.

La pêche se pratique toujours à travers de méthodes artisanales : pêche par filet, par hameçon, par nasse, par petit barrage, etc. mais le rendement serait beaucoup plus grand si des méthodes de pêcherie moderne (voire industrielle) sont utilisées car Niangara compte plusieurs rivières poissonneuses.

Le sous-sol du territoire de Niangara toujours inexploité malgré sa richesse en or, pétrole, diamant et autres matières précieuses non encore révélées par des géologues d’après la population du territoire. On estime que si une entreprise minière s’implantait dans le territoire, elle contribuerait aussi bien à son développement économique qu’à la création de l’emploi dans le secteur minier. Rappelons qu’aujourd’hui un petit nombre d’exploitants artisanaux œuvre dans le secteur minier mais leurs activités ont un faible rendement.

Du fait que c’est à Niangara où se trouve le « Centre géographique de l’Afrique », les touristes et visiteurs ont toujours un engouement de découvrir ce site qui représente l’identité de tout un continent.

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