Territoire de Niangara

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Haut-Uele
Superficie 9 240 km²
Taille estimée de la population 174 040 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Niangara est une entité déconcentrée de la Province du Haut-Uélé. Il est localisé au Nord-est de la R.D.Congo.

Il fut créé par une circulaire n°106 du 26 décembre 1895 de l’EIC, sous l’appellation de la zone autonome de Makua, avec comme chef-lieu Niangara.

Hormis la cité de Niangara, le territoire de Niangara comprend 7 chefferies à savoir: la Chefferie Manziga, la chefferie Mangbele, la chefferie Mangbetu, la chefferie Boime, la chefferie Kopa, la chefferie Okondo et la chefferie Kereboro.

Coordonnées géographiques :

  • Longitude : 27°53’ de longitude Est
  • Latitude : 3°42’ de latitude Nord
  • Altitude : 700m d’altitude par rapport à la mer.

Climat

Le territoire connait un climat tropical humide à deux saisons : la saison des pluies qui commence au mois de mars jusqu’au mois de novembre et la saison sèche qui va de mi-novembre jusqu’au mois de mars. Il sied tout de même de signaler qu’après quelques études approfondies du climat, certains géographes attribuent au territoire de Niangara trois saisons : une saison pluvieuse, de mars à mi-novembre, intercalée par une petite saison sèche au mois de juillet et une longue saison sèche de mi-novembre à fevrier. La variation de la température dépend de l’alternance des deux saisons mais l’indisponibilité d’un pluviomètre handicape la précision sur la quantité d’eau qui tombe sur le territoire.

Hydrographie

Le territoire de Niangara est traversé par des nombreux cours d’eau, dont certains lui servent de limite avec les territoires voisins.

Ainsi, il est limité au Nord-est par le territoire de Dungu à travers les rivières Mbuele, Yamba et Kibali ; au Sud par le territoire de Rungu à travers la rivière Bomukandi et à l’Ouest par le territoire de Poko (Province du Bas-Uélé) à travers les rivières Nosidhangwe et Naka.

Végétation :

Le relief est principalement constitué de plateaux. La végétation de la zone est un dégradé de transition entre la forêt et la savane.

Sol :

La nature de son sol, souvent argilo-sablonneux favorise l’agriculture tandis qu’une moindre partie du sol, rarement argileuse dans quelques endroits isolés, s’avère favorable pour toute sorte de culture ainsi que pour l’extraction des matériaux de construction.

Particularités et richesses du territoire

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Niangara fut le chef-lieu des deux Uélé. C’est dans ce territoire que repose le centre géographique de l’Afrique, d’où la présence d’une stèle communément appelée « Centre de l’Afrique ». Ce monument avait été érigé à l’époque coloniale par le géographe italien Giovanni Miani à qui revient le mérite de cette recherche. Ce fut un site touristique très fréquenté à l’époque mais qui des nos jours a perdu son originalité.

Niangara renferme aussi une vingtaine de cours d’eaux (rivières et ruisseaux) tous poissonneux. Il dispose également des forêts non exploitées où les rebelles LRA et les éleveurs Mbororo ont trouvé refuge. Sa faune est riche en espèces animales de nature sauvage victimes des activités de chasse par manque d’encadrement dans un parc attractif.

Le territoire de Niangara a un sol fertile favorable pour la culture de plusieurs produits agricoles tels que le manioc, le riz, le maïs, les bananes plantains, les arachides, les légumes, etc.

L’existence de l’or et d’autres minerais dans les rivières Gada et Uélé entraine la population autochtone à une exploitation à travers des méthodes artisanales et à moindre rendement pendant la saison sèche.

Données culturelles
  1. Les Mangbetu : 50%
  2. Les Azande : 25%
  3. Les Madi : 10%
  4. Les Bangba : 5%
  5. Les Mayogo : 3%
  6. Autres peuples : 2%

Le territoire de Niangara a 5 grandes tribus majoritaires.

Les Mangbetu (50%), d’origine soudanaise, sont majoritaires et s’occupent souvent de l’agriculture et de la pèche. Les Azande (25%), par contre, sont descendus de la République Centrafricaine et ont établi leur premier royaume sur le Bas-Mbomu dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Ils partagent la même histoire que les Mangbetu. Tout comme le peuple Mangbetu, les Azande s’occupent également de l’agriculture et parfois la chasse dans la chefferie de Manziga. Les Madi (10%), les Bangba (5%) ainsi que les Mayogo (3%) vivent de l’agriculture et de la chasse. Mis à part ces 5 tribus, d’autres tribus sont également retrouvées dans le territoire de Niangara, notamment : les Mabasanga, les Mangbele, les Avungola, les Matsaga et les Makapo.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala
  2. Kingbetu
  3. Pazande
  4. Kimadi
  5. Kibangba

Dans le territoire de Niangara, le lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Kingbetu ou Nemangbetu, le Pazande, le Kimadi et le Kibangba, sont également des langues vernaculaires parlés respectivement par les tribus selon leur histoire.

 

 

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Pêche
  3. Petit commerce
  4. Elevage
  5. Chasse et cueillette

L’activité économique principale de la population est l’agriculture, suivie de la pêche. Le petit commerce, l’élevage de petit bétail et de volaille, la chasse et quelques activités saisonnières (ramassage d’escargots, termites, champignons et la cueillette des mangues et autres fruits).

L’agriculture est à la fois une source de revenu et d’alimentation car la grande majorité de la population ne vit que de l’agriculture. La pêche est pratiquée surtout par les populations riveraines des rivières Uélé, Gada et Mbwele.

L’élevage pratiqué dans la zone est de type familial et concerne la volaille ainsi que le petit bétail; l’élevage du gros bétail étant rarement pratiqué. Si l’élevage constituait une source de revenus non négligeable avant l’arrivée de la LRA, ce n’est désormais plus le cas, les gens ayant perdu un nombre élevé de bêtes suite au pillage.

La chasse est pratiquée et sa production représente également une source de revenus non négligeable mais avec l’incursion des rebelles de la LRA, la population commence à fuir le milieu forestier.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 500 FC
Nombre d’opérateurs économiques 230

Principaux opérateurs économiques

Les principaux opérateurs économiques sont plus concentrés à Eti, une région du territoire de Niangara située à cheval avec le territoire de Dungu et éloignée de 97 Km de l’ex cité de Niangara. Un petit nombre d’opérateurs économiques opère également dans l’ex cité de Niangara malgré la difficulté des transactions car le mauvais état des routes ne favorise pas l’entrée des produits manufacturés (pour la plupart venant de l’Ouganda) dans le territoire en général et dans l’ec cité de Niangara en particulier. Rappellons qu’avec le début la dévaluation de la monnaie locale vers le fin de l’année de 2016 et dont l’instabilité se vit actuellement, les activités économiques sont très affectées. D’où, cela occasionne une hausse des prix des produits pour un pouvoir d’achat faible de la population. Une situation qui se repercute autant sur la rentabilité des vendeurs que sur le bien-être de la population.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires, produits divers et artisanaux
  2. Vente des produits pharmaceutiques
  3. Vente des produits pétroliers (stations-services et étalage en détail)
  4. Exportation de l’huile de palme et importation des produits manufacturés
  5. Exploitation forestière
Principales activités des PME/PMI

Les PMI sont inexistantes car les activités industrielles ne sont plus pratiquées à Niangara depuis le départ des colonisateurs.

Les PME, par contre, s’occupent souvent de :

  1. Petit commerce : la plupart des PME s’occupe de la vente de produits divers de première nécessité à consommation quotidienne (en détail) ;
  2. L’exploitation artisanale de l’or et l’exploitation artisanale du bois ;
  3. La vente de carburant dans des stations-services ;
  4. Les PME agricoles s’occupant de l’extraction et de la vente de l’huile palmiste, la décortication artisanale et la vente du riz et des arachides ainsi que d’autres céréales, légimineuses et tubercules.
  5. Les PME œuvrant dans le secteur de télécommunication offrent des services de la distribution de différents produits de tels que les sims cartes, les cartes de recharges, la monnaie électronique, etc.

 

Grandes entreprises locales

Vu la moindre intensité des activités économiques dans le territoire de Niangara, on n’y trouve aucune grande entreprise. Cela pourrait être dû à l’enclavement du territoire car le secteur primaire est riche et diversifié mais les moyens de transformation et de passage aux secteurs secondaires et tertiaires sont inexistants.

Principaux produits agricoles
  1. Huile de palme (60%)
  2. Manioc (35%)
  3. Riz (30%)
  4. Arachides (20%)
  5. Bananes plantains (8%)
  6. Maïs (7%)

Le manioc fait partie des aliments de base du territoire de Niangara. Souvent consommé sous forme de tubercule cuit, accompagné de ses feuilles communément appelées « pondu », le manioc peut également être transformé en chikwangue ou en tapioca sous forme de bouillie. Il est aussi utilisé souvent pour la production d’une boisson appelée ARACK.

Le riz, faisant également parti des aliments de base, sert aussi pour la préparation de la bouillie et des gâteaux. Il est aussi exporté dans les territoires voisins. Après le décorticage, le son de riz est utilisé pour l’alimentation des bétails.

Les arachides se consomment parfois crues, grillées sous forme de cacahouètes ou transformés en patte d’arachide. Pilées, elles sont aussi utilisées pour agrémenter la soupe de cuisine.

Le maïs, souvent transformé en farine, est utilisé pour la préparation de la bouillie et de tapioca. Il intervient aussi pour la préparation de la boisson ARACK mais peut également être consommé après grillage au feu.

La banane une fois cuite, sert à accompagner d’autres aliments. Elle se mange aussi à l’état mûr et sert parfois à la préparation des jus et de l’alcool.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson (40%)
  2. Fruits (25%)
  3. Miel (20%)
  4. Champignons (10%)
  5. Chenilles et termites (5%)

Le territoire de Niangara regorge de plusieurs cours d’eaux poissonneux à l’instar de la rivière Uélé et Gada. Il alimente la plupart des territoires voisins en poissons de différentes espèces bien que les méthodes de pêche soient de nature artisanale.

Les fruits, quoi que saisonniers, sont également produits en grande quantité dans le territoire. Parmi eux, la mangue est le fruit le plus produit car le manguiers y sont de nature sauvage. Pendant la période de récolte, elles pourrissent souvent à l’état pur par manque de consommateur pour une production élevée. D’où la nécessité de création d’une usine de transformation de jus de mangue est une priorité pour valoriser ce fruit vitaminé.

Le miel est produit en grande quantité dans le territoire de Niangara.

Les champignons sont parfois cuits et séchés au soleil et enfin conservé pour plusieurs jours attendant la consommation. Les chenilles, quant à elle, sont parfois rares et ne se multiplient pas assez.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Solaire
  3. Electrique

Aucun ménage n’a accès à l’électricité dans le territoire de Niangara. Les ménages les plus organisés se cherchent des installations solaires à faible densité pouvant leur servir en luminosité pendant la nuit, voir la charge des différents appareil à faible consommation électrique.

Vers la fin de l’année 2016, seuls 63 ménages étaient effectivement desservis en eau potable, partant du fait que la plupart des sources d’eau ont été érigées dans la parcelle d’une tierce personne. Aujourd’hui, la plupart de ces sources sont tombées en panne et ce problème ne trouve pas de solution vu le manque des pièces de rechange pouvant être remplacées comme solution palliative.

Il sied aussi de signaler qu’aucun projet en rapport avec le secteur de l’énergie n’a été conçu au profit du territoire.

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 16

Le territoire de Niangara dispose d’une seule ZS (Zone de santé de Niangara) avec  1 HGR, 16 CS et 33 PS. La distance moyenne entre un village et une structure de santé est de 25 km. L’HGR fut créé à l’époque coloniale en 1911 et ses infrastructures actuelles sont en mauvais état.

L’HGR a une capacité d’accueil de 74 lits pendant que les 3 CS de référence confondus comptent au total 40 lits.

Dans le territoire de Niangara, la majorité des structures sanitaires n’ont pas des capitaux en médicaments. D’où, avec l’intervention du gouvernement en février 2015, 6 structures de santé ont été appuyés en médicaments par le projet PESS (Programme d’Equipement des Structures Sanitaires).

Notons également l’intervention de SANRU dans la distribution des antipaludéens pour le compte du programme « Fond mondial paludisme » ainsi qu’Action DAMIEN pour la fourniture des médicaments contre la tuberculose et la lèpre. D’autres structures internationales telles que UNICEF et OMS intrviennent de manière régulière dans le « Programme Elargie de Vaccination ».

Les médicaments spécialisés ne sont pas disponibles localement. Pour des cas de soins spécifiques, il faut se rendre à Isiro, Kisangani ou Bunia afin d’espérer avoir un bon traitement.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (50%).
  2. Infections Respiratoires Aigües (15%)
  3. Diarrhée simple (10%)
  4. Infections Sexuellement Transmissibles (5%)
  5. Amibiase (5%)

Le paludisme est la maladie la plus récurrente dans le territoire de Niangara. Il frappe toute la couche de la population en général et surtout les enfants en particulier. Viennent ensuite d’autres maladies telles que les IRA, la diarrhée simple, les IST, l’amibiase ainsi que la parasitose. Avec l’intervention des structures intenationales et gouvernementales, les médicaments soignant la plupart de ces maladies sont de fois disponibles.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 83
Ecoles secondaires 18

La sous division de l’éducation du territoire de Niangara compte au total 100 écoles (moins les écoles maternelles).

Du point de vu des infrastructures, seules 19 écoles sont construites en dur bien que toutes ne soient pas en bon état ; 3 écoles sont construites en matériaux semi-durables tandis que toutes les autres sont construites en paille.

La sous-division compte au total 15.331 élèves encadrés par 691 enseignants mais ces derniers ne sont pas tous qualifiés.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

L’enseignement supérieur n’est pas organisé dans le territoire de Niangara: pas d’université ni d’institut supérieur. En effet, les finalistes ou jeunes diplômés de l’école secondaire voulant poursuivre un cursus universitaire sont obligés d’aller étudier dans les territoires voisins ou villes voisines. Ce qui amène la plupart des diplômés à abandonner les études par manque des moyens financiers surtout qu’ils se retrouveront loin de leurs familles. Et leurs rêves se trouvent ainsi brisés.


ONG et projets

Nombre d’ONG 22
Principales activités
  1. Protection : OXFAM, INTERSOS, COOPI, AGEDEC, ACPD, etc.
  2. Lutte contre les violences sexuelles : SGBV, CIP, HCR, HCR, MSF/Belgique, etc.
  3. Wash (eau et hygiène) : OXFAM, CICR, SOLIDARITE, etc.
  4. Sécurité alimentaire : FAO, ACF, AIDER, ALDI, AJDP, etc.
  5. Santé : MSF, TSF, MEDAIR, FM/Paludisme, Action DAMIEN, SANRU, etc.

Les ONG ayant ouvré dans les domaines de Wash tels qu’OXFAM et CICR ont construit des puits d’eaux et des sources aménagés dans des villages (eaux utilisées pour la boisson et la cuisson des aliments). La plupart d’entre elles sont intervenu par le passé dans le secteur de la santé, de l’éducation ainsi que dans l’alimentation des populations vulnérables. Elles sont désormais rares et moins irrégulières les ONGs qui continuent à intervenir sur le sol de Niangara.

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet PESS
  2. Projet PRISS

Le projet PESS (Projet d’Equipement des Structures Sanitaires) a été exécuté dans le secteur de la santé. Avec ce projet, 5 centres de santé du territoire ainsi que l’Hôpital Général de Référence de Niangara ont été approvisionnés en médicaments au mois de février 2015. Ainsi, une somme de 1200$ a été allouée par centre de santé et la somme de 11000$ à l’HGR.

Pour ce qui est du projet PRISS, trois écoles ont été construites dans le territoire de Niangara. Il s’agit de l’E.P. Geaga dans la chefferie Okondo, l’E.P. Bamunga dans la chefferie Boime et l’E.P. Kungbe dans la chefferie Kopa. Elles sont toutes opérationnelles.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Un projet de réhabilitation du tronçon Niangara-Isiro avait été lancé à la fin du mois de mars 2016. Ces travaux se sont étalé sur une période de 11 mois pour la première équipe de la MONUSCO qui s’occupait du tronçon allant de PK21 jusqu’au pont Bomukandi qui sert de limite entre le territoire de Niangara et celui de Rungu. La deuxième équipe dirigée par l’entreprise DCMS s’occupe actuellement du tronçon allant de Bomukandi-Isiro et dont les travaux sont en cours.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès dans territoire de Niangara se fait par voies routières et rarement par voie aérienne.

Le mauvais état de ses routes fait de Niangara un territoire enclavé car l’accès et même l’ouverture avec d’autres territoires voisins y sont difficiles. Ses rivières et cours d’eaux n’étant pas navigables, car caillouteux ; les rares petites pirogues qui flottent sur ses rivières ne servent qu’à la pêche traditionnelle.

La route qui relie le territoire de Niangara à Isiro (145 Km) jadis en mauvais état, est aujourd’hui en cours de réhabilitation et la moitié du tronçon est en moyen état. Celle le liant au territoire voisin de Dungu dont l’état était moyen en fin de l’année 2015 compte désormais des longs tronçons en mauvais état qui handicapent le transport par véhicule.

Une piste d’aviation d’un kilomètre de long située dans le territoire n’est plus aujourd’hui opérationnelle. L’aérodrome de Ketelu accueillait jadis les hélicoptères de la MONUSCO mais il reste aujourd’hui infréquenté depuis le départ des contingeants de la Monusco au début de l’année 2015.

 

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Il y’a quelques mois le territoire de Niangara ne bénéficiait que d’un seul réseau de télécommunication (Vodacom). Depuis le début de l’année 2016 deux autres réseaux de télécommunication sont implantés à Niangara. Il s’agit du réseau Orange (ayant recheté Tigo) lancé le 16/01/2016 et du réseau Airtel lancé le 03/02/2016. Ces deux réseaux ne couvrent que l’ex cité de Niangara et ses alentours. Signalons qu’avec les ruptures intempestives de la ligne Vodacom, les réseaux Orange et Airtel servent de solution palliative au manque des moyens de communications.

Le service financier (seul M-Pesa actuellement), la vente des cartes prépayés et le transfert d’unités sont des services disponibles au territoire. La connexion internet à travers ces réseau est très lente pendant la journée et ne s’améliore que dans la nuit entre 22h et 5h du matin bien qu’elle reste toujours du type 2G.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

3 grandes chutes d’eau surplombent deux rivières du territoire de Niangara : la chute Ngbimbi et Apilamba sur la rivière Uélé et la chute Itelengi sur la rivière Gada.

Parmi les sites sacrés on retrouve le lieu où a été incarcéré le leader religieux Simon Kimbangu. Le vestige des chaines utilisées pour l’enchainer sont encore visibles dans la petites chambre carcérale où il fût détenu.

Espèces phares de la faune
  1. Hippopotames
  2. Crocodiles
  3. Poissons
Espèces phares de la flore
  1. Plantes palmistes
  2. Manguiers
  3. Bois jaune, bois rouge, bois noir (ébène)
  4. Teck

 


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Niangara est toujours handicapé par deux peuples étrangers : les éleveurs MBORORO et les rebelles LRA.

La cohabitation entre les MBOROR et le peuple autochtone est difficile à cause de diverses raisons. Malgré le fait que les MBORORO restaient dans la forêt dès leur arrivé, ils étaient néanmoins agressifs et porteurs d’armes de guerre ; ce qui contraignait le peuple autochtone à ne plus pratiquer la chasse et la cueillette par crainte d’être leur cible.

Quand ils quittent la forêt à la recherche de pâturage, les champs des autochtones se trouvent ravagés par leurs bêtes en divagation et cela sans dommage et intérêt. Aujourd’hui, ce peuple se trouve éparpillé dans cinq chefferies sur les sept que compte le territoire de Niangara territoire de Niangara ; eux qui jadis n’occupaient que la forêt de la chefferie de MANZIGA.

Quant aux LRA, ce sont des rebelles Ougandais ayant fixé leur base arrière dans les forêts de la RDC et s’occupent du braconnage et à l’exploitation illicite des minerais. Ils sont les plus dangereux car ils pillent, kidnappent, violent et parfois brûlent les maisons des victimes qu’ils ont visité.

Ils se trouvent beaucoup plus dans la région Nord du territoire de Niangara dans la chefferie MANZIGA où ils ne cessent de menacer la population.


Opportunités de développement

Pour le développement du territoire de Niangara, le retour des éleveurs MBORORO et l’éradication du phénomène LRA est une condition préalable pour que le secteur agricole puisse décoller facilement sans craindre les contraintes liées à la destruction des champs par des bêtes en divagation ainsi que les menaces la population à travers des pillages et des tueries qui pénalisent plusieurs secteurs dont l’agriculture, l’économie et le bien-être. La production agricole ne pouvant pas atteindre le milieu urbain pour la consommation, une réhabilitation des routes permettrait de pallier à l’enclavement du territoire.

Le territoire de Niangara a un sol fertile favorable pour toute sorte de culture mais la production agricole y demeure faible car la population se contente de l’autoconsommation. Si les routes de desserte agricoles et celles reliant les points de productions aux points de consommations étaient réhabilitées ou aménagées, la production agricole du territoire serait exceptionnelle. Le premier frein au développement du secteur agricole étant l’enclavement du territoire, d’autres facteurs tels que le manque des outils agricoles, des semences de qualité et la médiocrité des techniques agricoles ne permettent pas d’accroitre le rendement.

Les plantes palmistes et les manguiers couvrent presque tout le territoire mais ne sont pas exploités de manière effective. L’extraction de l’huile de palme se fait par presse artisanale (à faible rendement), la méthode industrielle ayant été abandonnée depuis l’époque coloniale. De même les manguiers sont retrouvés partout mais leurs fruits pourrissent et tombent par terre suite à l’inexploitation. D’où l’implantation d’une usine d’extraction de l’huile de palme d’une part et de jus de mangue d’autre part serait un moyen de mettre en valeur ces produits.

La pêche se pratique toujours à travers de méthodes artisanales : pêche par filet, par hameçon, par nasse, par petit barrage, etc. mais le rendement serait beaucoup plus grand si des méthodes de pêcherie moderne (voire industrielle) sont utilisées car Niangara compte plusieurs rivières poissonneuses.

Le sous-sol du territoire de Niangara toujours inexploité malgré sa richesse en or, pétrole, diamant et autres matières précieuses non encore révélées par des géologues et experts en la matière. On estime que si une entreprise minière s’implantait dans le territoire, elle contribuerait aussi bien à son développement économique qu’à la création de l’emploi dans le secteur minier. Rappelons qu’aujourd’hui un petit nombre d’exploitants artisanaux œuvre dans le secteur minier mais leurs activités ont un faible rendement.

Le site touristique « Centre géographique de l’Afrique » est un atout majeur que dispose le territoire de Niangara sur le plan touristique mais il est regrettable que cet endroit a perdu son originalité car délaissé sans aucun effort de réhabilitation.

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