Territoire de Ilebo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï
Superficie 15 632 km²
Taille estimée de la population 1 017 680 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire d’Ilebo est une entité déconcentrée de la nouvelle Province du Kasaï, dont le Chef-lieu est Tshikapa ; située au Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo. Le territoire d’Ilebo tire ses origines des ordonnances du 28 Septembre 1913 et du 30 Septembre 1919 du Gouverneur Général du Congo-Belge par lesquelles il se trouve créé avec son chef-lieu à Basongo.

Ces actes juridiques sont appuyés par nombreux autres sur la délimitation et l’organisation territoriale de districts du Kasaï. Après avoir été érigé en un petit centre extra-coutumier, il devient territoire de  Port « Francqui » en 1945 et son transfert effectif eu lieu en 1950, en raison du développement rapide des échanges par voies fluviales et ferroviaires entre Léopoldville et Elisabethville, et de la poussée démographique. Baptisé authentiquement: « Ilebo », en 1972, sous régime de Mobutu, le territoire n’a jamais connu de modification de limites.

Il a ses limites naturelles:

Au Nord et à l’Est depuis le confluent des rivières Kasaï-Loange jusqu’au confluent des rivières Kasaï-Sankuru ; de la rivière Sankuru jusqu’au confluent de la Ndongo ; de cette rivière jusqu’ à sa source et de cette source à celle de la rivière Obomalosh ; et de Obomalosh jusqu’à son confluent avec la Lutshuadi ; de la Lutshuadi en amont, jusqu’à son confluent avec la rivière Tshibiri ; de cette dernière jusqu’à sa source ; de cette source à celle de la rivière Ntshianyi ; de cette rivière jusqu’à son confluent avec la rivière Kasaï ; du Kasaï vers l’Amont, jusqu’à l’embouchure de la Lulua en limite avec le territoire de Luebo.

  • Au Sud le territoire de Kamonia ;
  • A l’Ouest les territoires de Gungu et Idiofa en passant par la rivière Loange.

Il est subdivisé en cinq entités, dont quatre secteurs et la Cité ou la Commune rurale d’Ilebo, siège de institutions territoriales.

Coordonnées géographiques 

Longitude : 20°01′ et 20°36′ Est ; Latitude : 4°15′ et 4°24′ Sud ; Altitude: 540 m au niveau de la mer

 Climat, Température et Saison

Le territoire d’Ilebo est caractérisé par un climat tropical humide, arrosé et à tendance équatoriale. La température moyenne mensuelle de l’air y est comprise entre 22°C et 34°C. Les moyennes mensuelles de températures maxima journalières sont comprises entre 28°C à 30°C. Les moyennes mensuelles des températures minima journalières sont comprises entre 22°C et 24°C.

La lame moyenne annuelle de précipitations est évaluée entre 1400 mm et 1800 mm et repartie sur neuf mois de pluies, avec une humidité relative de 86%. Il jouit de deux saisons: la saison pluvieuse ou humide et la saison sèche, avec des précipitations accusant leurs maxima en Novembre et en Avril; avec une petite saison sèche s’étendant de mi-mai à mi-août (soit 3 mois) et une inflexion de pluviosité entre décembre et février.

Hydrographie

Etabli sur la rive gauche de la rivière Lutshuadi (au confluent de celle-ci avec la rivière Kasaï) et est traversé par endroit par des nombreux affluents, dont les principaux sont: la Sankuru, la Lutshuadi, la Loange (ou Katembo), la Lumbundji, la Lubudi, la Ntumina, la Lubao et la Mputchia qui suivent pratiquement les différents talwegs du site pour être déversées dans le fleuve Congo. La rivière Kasaï relie le Territoire à la Capitale Kinshasa.

Végétation

Deux principaux types de végétation:

  1. Les Forêts (dense et claire), mésophiles semi caducifoliées subéquatoriales. Dans ces forêts, occupant les trois quarts du territoire, on trouve une variété d’essences, notamment les bois de menuiserie : bois rouge, bois noir, bois blanc d’une part et d’autre part, des bois de charpenterie et des bois de fer pour la construction de ponts et tunnels des mines à ciel ouvert.
  2. Les forêts (de savane) péri guinéennes ou « savane boisée ». La grande savane où l’élevage de bovins y est très pratiqué et convient pour une mécanisation agricole. On y trouve également des savanes boisées à sol très fertile entre la rivière Lutshuadi et la rivière Sankuru d’une part et d’autre part, entre la rivière Kasaï et la rivière Lutshuadi.

Sol

Prédominé par le sol sablonneux à contenu légèrement argileux avec les meilleurs gites agricoles essentiellement vivrières, localisées sur les pentes et dans les vallées.

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

Le territoire compte un nombre suffisant de rivières et autres types de cours d’eau ; il est proche avec la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province, avec la province de Kwilu.  Il est également accessible par 4 voies : terrestre, ferrée, aérienne, fluviale et possède une Banque Centrale (BCC).

Toutes ces propriétés géostratégiques et infrastructurelles lui facilitent accès direct à la capital Kinshasa et à d’autres grandes villes du pays, favorisant ainsi des nombreuses initiatives surtout en termes d’échanges socioculturelles, socioéconomiques ; et enfin, les roches du type volcano-sédimentaires donnant lieu aux Kimberlites expliqueraient la présence du diamant, ce qui le distingue énormément de plusieurs autres territoires de la RD.Congo.

Particularités économiques

Prises en compte les particularités physiques ci haut énumérées, le territoire d’Ilebo offre des larges possibilités commerciales et entrepreneuriales dans l’agriculture, la pêche, agro-foreterie, artisanat, etc.

Richesses du territoire

  1. Un sol, qui offre des larges opportunités de relance et de développement agricole
  2. Un sous-sol à la formation volcano-sédimentaire; d’où la présence de quelques gisements de diamant
  3. Une hydrographie, parsemée de nombreux cours d’eaux offrant d’énormes possibilités d’investissement dans la pêche et la pisciculture
  4. Une végétation (forêts et savanes) : en grande partie dotée d’espèces favorables au développement de l’agroforesterie, de l’artisanat et de l’élevage intensif

Ces richesses sont presque inexploitées ; et si elles le sont dans une moindre mesure, c’est de façon non quantifiée.

Données culturelles

Organisation Politique

Le pouvoir traditionnel est détenu par le grand chef, et dont les descendants sont nommés de facto, chefs de groupements par lui-même. Au niveau des villages (localités), l’organisation politique n’est pas forcément liée à la condescendence, la nomination devient l’apanage de l’Etat.

Rites, initiations, croyance spirituelle, parenté et mariage

L’entrée des jeunes garçons dans la classe d’adultes implique pour eux une école de formation où ils sont des apprentis d’un certain nombre des principes moraux, sociaux (au moyen des contes, légendes, chansons, enseignements moraux et professionnels) pouvant guider leur vie adulte. La croyance en un Etre Suprême Transcendantal « Nzambi » et des génies comme dieux secondaires; et les considérations des ancêtres défunts comme intermédiaires entre Dieu, les génies et le monde est phénomène universel. Deux types de filiation se retrouvent dans le territoire d’Ilebo. La filiation matrilinéaire où  la hiérarchie s’articule autour de l’ancêtre féminin ; où les filles sont plus importantes, parce qu’elles contribuent énormément à l’accroissement de la famille; et la filiation patrilinéaire. L’union matrimoniale et la concrétisation du mariage passe par trois étapes importantes:  es fiançailles, la pré-dot et la dot (en nature ou en espèces) et l’acte de mariage qui est l’union légitime proprement dite (surtout sur le plan coutumier). Les mariages légitimes dans le territoire d’Ilebo sont rares. Les unions libres et/ou précoces y sont les plus rependues.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le Tshiluba (90%)
  2. Le Lingala (80%)
  3. Le Kikongo (70%)
  4. Le Swahili (40%

Le Tshiluba de la Lulua est la langue la plus usitée en territoire d’Ilebo. Le Lingala vient en deuxième position. Il est parlé autant par les Kasaïens que par des résidents en provenance d’autres provinces. Le Kikongo, est utilisé surtout dans les secteurs de Basongo, Mapangu, Sud Banga et par les ressortissants de la province voisine du Bandundu démembrée et enfin le Swahili fortement influencé par l’intonation katangaise est utilisé par les résidents en provenance de Lubumbashi, et aussi par une minorité provenue du Kasaï Oriental, du Maniema et du Kivu. Chacune de ces tribus présentes dans le territoire d’Ilebo a son dialecte, constituant sa langue vernaculaire.

Principales activités
  1. Agriculture (60%)
  2. Elevage (15%)
  3. Pêche (y compris les étangs piscicoles) (13%)
  4. Petit Commerce (10%)
  5. Artisanat (2%)

Plus de 60% de la population du territoire vit dans les villages de différents secteurs, avec comme activités principales: l’agriculture (dans les gites fertiles), l’élevage (Petit, moyen gros bétail) et la pêche dans les rivières nourricières; et comme activités secondaires la chasse (dans les fôrêts)+, le petit commerce (dans les grands et petits centres de négoce et même à domicile) et l’artisanat (Tissage, forgerie, ménuiserie, etc.). Et même les 39,5% de population de la cité sont des ménages vivant essentiellement des activités énumérées ci haut. Ces ménages et populations vivent dans une situation précaire et dans une pauvreté absolue, tant dans la cité d’Ilebo que dans les villages de secteurs; et malgré les potentialités économiques immenses offertes par le territoire. Ainsi, le rôle de la population dans le développement rural est fortement handicapé car, 80% de routes de desserte agricole sont dans un Etat de détérioration très avancée et sans entretien; à ceci s’ajoutent la surexploitation du sol (non respect de la jachère), les méthodes rudimentaires utilisées, le non entretien des champs et le non encadrement des agriculteurs par les organes et organismes appropriés. L’agriculture du territoire repose essentiellement sur les cultures vivrières, maraichères; pérennes et fruitières. A Mapangu, certains paysans traversent la rivière Kasaï, effectuant un voyage d’au moins 5 jours pour cultiver des champs dans les territoires voisins du Bandundu démembré. Tout ceci, couplé à l’absence des Kiosques Phytosanitaires et veterinaries; une faible capacité de négociation des prix au producteur, ce qui décourage énormément les paysans.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 708

Principaux opérateurs économiques

Nous retrouvons les plus influents des Opérateurs économiques dans les secteurs ci après :  Pétrolier : Total, Ets Mulondo et le grand dépôt de logistique pétrolière Sep-Congo; Transport fluvial : Jehovah Jire/Muller, Bertal et Lepodi ; Transport terrestre (agences connues) : Jehovah Jire/Muller ; Transport Aérien : Jehovah Jire/Muller ; Hébergement : Hôtel des Palmes, Hôtel Tshiashango, Hôtel Bumak, Guest House Katty, Guest House Max et le Guest House de la Paroisse Catholique Mamu wa luse, Guest House des Josephites,… ; Production (artisanale) : Savonnerie Bakwa-M; Production Industrielle : la filière « Huile de Palme » par l’Entreprise Brabanta  dans le secteur de Mapangu ; bien d’autres encore dans le transfert de fonds; et quelques autres enfin dans l’artisanat et le petit commerce saisonier ou travaillant carement dans l’informel.

 

Principales activités des opérateurs économiques

Dans l’ensemble, les 708 opérateurs Economiques du territoire d’Ilebo oeuvrent dans le domaine de la vente des biens, services: Commerce des Produits Alimentaires, vivriers et Divers, Vente des motos, Electroménagers et Kits solaires, Transport (Routier, fluvial et aérien), Transfert de fonds et dans l’industrie artisanale. Seule l’entreprise Brabanta, grande filière “huile de palme” Industielle et seul gros investissment d’origine privée dans le territoire; et une petite filières“savon” artisanale locale, qui a un besoin énorme d’appui  (Bakwa-M) oeuvrant à la fois dans le domaine de la production et de la commercialisation. Par ailleurs, d’autres filières “café” longtemps abandonées suite à la suspension de l’octroi du crédit par la Banque Commerciale lors de la Zaïrianisation, nécessitent une redynamisation.  Aussi le territoire importe un certain nombre de produits de base qui sont: le sucre, la courge et le haricot.

Principales activités des PME/PMI

Les PME et PMI dans le territoire interviennent principalement dans:

  1. Le commerce général de gros et de détail (Produits alimentaires et divers)
  2. La vente de boissons de Brasseries (Bralima et Bracongo) et autres boissons sucrées, alcolisées et gazeuses importées
  3. La vente des kits solaires et électroménagers
  4. Le transport fluvial (Armateurs de baleinières et passeurs d’eau par pirogues)
  5. La vente de produits étroliers et Etalage à la rue

La CAID-Primature, conjointement avec la FEC et les sevices Techniques de l’Administration du territoire a constaté que la majorité des PME/PMI sont sous régime des patentes et très sont sous RCCM ou NRC. D’autres encore travaillent dans l’informel (Boulangeries à domicile, atéliers de couture et de réparation,…)

Grandes entreprises locales

Sur un total de 32 entreprises étatiques et paraétatiques répertoriées dans le rapport 2016 de l’Administration du territoire, la filière « Huile de Palme » de la Brabanta est la plus grande entreprise, avec à ce jour 3115 employés. D’autres grandes entreprises présentes dans le territoire sont: la SNCC, l’Ex-Onatra, la Sep  Congo, Total, l’UAC et CTD/Mapangu en succursales.

Principaux produits agricoles

Les principaux produits agricoles sont:

  1. Le Manioc
  2. Le Maïs
  3. L’Arachide
  4. Le Riz
  5. Le Niébé

Le manioc est produit en très grande quantité dans tous les secteurs du territoire. Il est consommé sous plusieurs formes notamment:

  • Foufou mélangé au maïs,
  • Shikwang,
  • Tubercules bouillis,
  • Frites grillées à l’huile de palme.

Le maïs y est également produit en quantité suffisante. Le territoire fournit énormément de Maïs vendu au Bandundu démembré et à Kinshasa. La quantification du Maïs à destination d’autres territories et province est difficile car le traffic de la production se fait par des petites embarquations par phobie de cout taxé au  port SNCC, couplée au Mauvais état de routes, surtout celles de desserte agricole. ».

 Une autre partie de maïs et de manioc est revendue à Kananga, à Tshikapa, à Kinshasa, car les territoires voisins comme Mweka et Luebo sont aussi des territoires pilotent dans la production de maïs et de manioc.

 Enfin d’autres quantités de maïs (en provenance de Dibaya Lubwe en territoire d’Idiofa) et de Niébé (en provenance de Mweka) sont vendues à Ilebo. Il est consommé sous forme d’aliments: foufou (Bidjia), bouilli ou grillé au feu (Manva ou Masangu). Le Il est encore utilisé pour fabriquer la boisson traditionnelle fortement alcoolisé appelée “Masanga moto »”, ou encore “ Tshitshampa”.

 L’arachide est une culture aussi très pratiquée dans le territoire. Le riz quant à lui est produit pour la consommation locale sous forme bouillie.  Elle est renforcée en quantité par le riz importé.

Les autres cultures qui suivent les cinq principales sont:

  • Le soja,
  • La patate douce,
  • La purée de tomate
  • Le millet

Le millet est produit en faible quantité dans un seul secteur du territoire, celui de Sud Banga. 

Principaux produits non agricoles

Les principaux produits non agricoles sont:

  1. Poisson, viande (frais, séché et fumé) et insectes aquatiques (crevettes)
  2. Huile de palme
  3. Chenilles
  4. Fumbwa
  5. Champignons

Les activités intenses de pêche sur les rivières Kasaï, Sankuru, Lutshuadi et les autres affluents fournissent du bon poisson en quantité suffisante; la chasse et l’élevage réalisés sur toute l’étendue du territoire facilitent l’approvisionnement en viande (domestique et sauvage). Malheureusement ces produits de chasse et de pêche sont conservés par des méthodes primitives, entrainant ainsi des risques liés à l’avarie. Les noix de palme prélevés dans des plantations privées (et/ou palmeraies sauvages) par les propriétaires et les paysans, servent à la fabrication d’huile, au moyen de pressoirs dans des morceaux de fûts.

A côté de ces principales cultures (essentiellement vivrières), se cultivent aussi des cultures pérennes et fruitières dans le territoire. C’est le cas du Palmier à huile, du caféier (dont une autre partie de la production commercialisée provient du territoire de Luebo), du papayer, de l’avocatier, du Manguier, de l’oranger, du citronnier, etc. L’huile produite artisanalement sert à la consommation locale (et à la fabrication de savons). 

En ce qui concerne la savonnerie, la plus spécialisée dans ce domaine est la PME de production Bakua-M. Le reste de produits non agricoles sont des produits forestiers non ligneux: les Fumbwa, les chenilles et champignons, consommés durant toute l’année. Les chenilles (Tupalwe et Tubukole) sont ramassées dans les forêts non lointaines, à leur période (en saison sèche). Une autre catégorie de chenilles (Mansamba) provient de Tshikapa par l’entremise de commerçants qui viennent les revendre; le Fumbwa se retrouve de l’autre côté de la rivière Kasaï en faible quantité. Les champignons quant à eux, se retrouvent partout où il y a la savane dans tous les 4 secteurs du territoire. Tous ces produits non agricoles servent à la consommation locale. Le sol sablonneux et argileux du territoire, fait du sable et de la brique une manne gratuite impliquant seulement le coût de la main-d’œuvre, de collecte et de transport jusqu’au chantier de construction, pendant que sous d’autres cieux, le sable est un matériel qui coûte énormément cher.

Principales sources d’énergie

Les principales sources d’énergie sont:

  1. Bois de chauffe et charbon de bois pour la cuisson (100%)
  2. Lampes chargeables et braqueurs pour l’éclairage (84,5%)
  3. Solaire {Panneau, batterie (avec ou sans convertisseur)}, (15,8%)
  4. Electricité {Générateur individuel et/ou collectif} (1%)
  5. Lampe à pétrole (0,3%)

Eléctricité

La SNEL n’existe pas à Ilebo. En 2013, la SNCC distribuait de l’énergie électrique à la cité d’Ilebo pour environ 700 ménages. Elle a du arrêter suite à l’insolvabilité de ses clients et à des pannes sur son générateur. Elle vient de reprendre en Août 2016. L’accessibilité à l’électricité concerne les ménages possédant un générateur individuel, ou raccordés moyennant paiement journalier, hebdomadaire ou mensuel chez un particulier ou une Entreprise. Il est aussi fréquent qu’un ménage ait plusieurs profils énergétiques en parallèle. Au total nous avons dénombré 1803 générateurs au service de ménages dans le territoire. En plus de deux générateurs collectifs cités ci haut, 36 autres du total de générateurs du terrotoire desservent de façon collective 144 ménages.Tous les autres groupes électrogènes sont d’un usage individuel.

Cependant, les ménages peuvent ne pas posséder un générateur (éventuellement un kit solaire) mais accèdent à ces profils énergétiques pour des besoins spécifiques: le chargement de téléphones lampes et ordinateurs dans des cabines de recharge, antennes de maisons de communication, sociétés, entreprises, églises et autres structures. Concernant les Kits solaires, la venue des entreprises Chinoises Vive le vent et Yan Liang Guan et l’intervention d’autres entrepreneurs nationaux dans ce domaine ont fait que l’accès et l’utilisation individuels de kits solaires (15,8%)  et de lampes chargeables et/ou à piles soient en flambée progressive (84,5%).  L’utilisation de lampes à pétrole est rare et quasi-inexistente dans le territoire (0,35%). Par ailleurs, 100% de ménages utilisent principalement le bois de chauffage et le charbon de bois pour la cuisson des aliments et le reppassage d’habits.

 Eau

La Regideso n’existe que dans la cité d’Ilebo et a seulement 360 points d’eau (Robinets et quelques citernes) plus ou moins desservis sur un total de 2745 existants. La raison en est que 3 sur 4 forages sont en panne. Un seul fonctionne, celui de Kalina. Un point de vente dessert en moyenne 25 ménages.11,58% de ménages, soit 9015 ménages sont  irrégulièrement approvisionnés (2 à 3 fois la semaine) en eau « potable », au robinet public, robinet privé, chez un voisin moyennant paiement ou par citernes installés dans quelques avenues. La Regideso vend de l’eau aux particuliers (abonnés) qui à leur tour se chargent de la revendre aux différents ménages. Signalons qu’en plus de pannes de forages, la tuyauterie est vétuste et même trouée par endroit que même l’eau de la Regideso n’est pas réputée « potable »par les spécialistes de la Santé dans le territoire. Au total seulement 16255, soit 8,2% de ménages du territoire et vivant essentiellement dans les secteurs ont accès à l’eau potable de sources aménagées par les différentes zones de santé: 5 sources aménagées à Mapangu (parmi lesquelles 4 dans la plantation Brabanta et une au quartier Itunda) ; 9 sources aménagées à Malu Malu ; 10 sources aménagées à Sud Banga et enfin 9 sources aménagées à en secteur de Basongo (Mikope). Le reste de ménages dans le territoire utilisent l’eau des sources non aménagées, celle de pluies, de ruisseaux et rivières pour boire, cuisiner, se laver, et pour lessiver.   La Brabanta, en plus de1500 ménages ayant accès à l’eau potable de 4 sources d’eau aménagées dans la plantation, elle dessert de l’eau non potable à environ 65 ménages, pour usage domestique via ses camions citernes.

Projet dans le secteur de l’énergie

Ilexiste un seul projet: « le Projet de réhabilitation des systèmes d’Approvisionnement en eau potable (AEP) en RDC phase III: centres secondaires de Gungu, Dibaya, Mangaï, Bagata, Kikwit, Ilebo et Mbuji-Mayi » par l’ONG Tunisienne KFW/Coopération Allemande. La prospection a pris fin il y a belles lurettes, mais aucun aucun signal de début d’activités ni simple mesure d’urgence n’est jusqu’ici visiblesur le terrain à savoir. Dans les secteurs du territoire, il n’existe aucun forage.

Depuis Août 2016, la SNCC a repris avec son ambitieuse initiative de distribution d’énergie éllectrique, pour seulement 250 ménages dans la cité d’Ilebo, sur base de leur capacité à honorer la facture, mais jusque là rien n’est concret.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 6
Nombre de centre de santé 60

Le territoire compte 3 Zones de Santé (Ilebo, Banga Lubaka et Mikope) et 6 Hôpitaux, parmi lesquels 3 Hôpitaux Généraux de Référence et 3 Hôpitaux secondaires. Il s’agit de l’HGR d’Ilebo, de Banga Lubaka et l’HGR de Mikope. Les Hôpitaux secondaires sont: L’Hôpital privé de la SNCC, l’Hopital privé de Brabanta et l’Hôpital Secondaire de Muembe. Le territoire dans ses différentes zones de santé compte 60 centres de santé; 16 médecins seulement; 524 infirmières; 40 sages-femmes; 24 accoucheuses qualifiées.Les HGRs ont une capacité d’acceuil moyenne de 53 lits. La distance moyenne séparant le malade de la structure de santé la plus proche est comprise entre 4 et 7 km.  En ce qui  ce qui est de centres de santé, il n’y en a 60, parmi lesquels 14 dans la cité d’Ilebo et 46 dans les villages de diiférents secteurs (18 au Sud Banga ; 23 à Basongo (Mikope) ; et 5 à Malu Malu. Selon les professionnels de la santé, un centre de santé doit être entendu comme structure obligatoire, chef-lieu d’une aire de santé. Les autres ne sont que des Formations sanitaires (FOSA), c’est à dire toute structure procédant à l’administration des soins. Elles sont environ 150 sur l’étendue du territoire. Les coûts de soins sont taxés par catégories et non par acte.

Maladies les plus récurrentes

;D’après le Recueil des normes de la ZS (août 2006, RDC, Ministère de la Santé), la distance moyenne entre les domiciles et un CS ne devrait pas être supérieure à 8 km (ou à plus d’1 h de marche). 1 HGR pour 50 à 150.000 habitants, 1 CS dessert une population de 10.000 habitants, 1 infirmier pour 5.000 habitants et 1 médecin pour 10.000 habitants.  Au cours du dernier trimstre 2015:

  • La distance moyenne entre domiciles de patients et un CS était évaluée à 6 km, la capacité d’accueil des HGR dans le territoire était de 245; le Nombre de lits installés dans les HGR dans le territoire était de 159. 

Quelques arguments peuvent expliquer la récurrence de maladies:

  1. Pour le Paludisme,la recurrence tiendrait au fait que le territoire est un milieu endémique suite à sa position climatique et aux cours d’eaux qui le traversent ; les autres principaux facteurs favorisants en sont les eaux stagnantes dans les routes en mauvais état et dans les parcelles résidentielles, regorgeant des nids de moustiques ; l’insalubrité (débroussage quasi-inexistant que l’Admnistration du territoire a initié l’opération de lute contre l’insalubrité tout au long de cette saison sèche), la mauvaise gestion des eaux usées et de déchets ménagers ; l’utilisation irrationnel de moustiquaires imprégnées d’insecticide qui servent parfois de confection de filets de pêches et de clôture de protection pour les petits jardins potagers.
  2. Pour les IRA, la recurrence surtout chez les enfants serait due en partie au fait les enfants de ménages vivant dans des bicoques en terre battue sont exposés à la fumée et à la poussière de sable.
  3. La fièvre typhoïde et la diarrhéé seraient dues en grande partie aux mauvaises habitudes alimentaires et à la mouvaise hygiène corporelle (par exemple couvrir et chauffer la nourriture; laver les mains avec du savon avant et après chaque repas; bref la dimension utilisation dans la sécurité est mal absorbée par la population faute de sensibilisation). En plus, la grande partie de la population du territoire se ravitaille régulièrement en eau de boisson dans des rivières et ruisseaux suffisamment chargées d’immondices.

Ressources Humaines

 D’après le Recueil des normes de la ZS (août 2006, RDC, Ministère de la Santé), 1 HGR pour 50 à 150.000 habitants, 1 CS dessert une population de 10.000 habitants, 1 infirmier pour 5.000 habitants et 1 médecin pour 10.000 habitants.

Les Acteurs Intervenus dans le secteur de la santé sont:

  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la surveillance des maladies
  • Unicef dans la Communication lors des différentes campagnes dans le Projet PESS (Ambulances et Equipements divers),
  • SANRU dans l’accès aux soins de santé primaires (ASSP)
  • Initiative Présidentille des USA contre la malaria intervenant dans la zone de santé d’Ilebo

Quelques constats généraux les différentes zones de santé:

  1. Le ratio Médecin-Malades est encore très faible
  2.  Les Hypertendus et diabétiques sont méconnus et arrivent à décéder dans la communauté suite à l’absence de rapportage et aussi le recours à la tradi-médication.
  3. Seule la zone de santé d’Ilebo est intégrée dans le programme VIH. Les deux autres Zones de santé ne disposent que d’un PMA Basique.
  4. La sexualité (Dénonciation de viols et violences sexuelles, usage de contraceptifs, sensibilisation à la sexualité Responsible surtout chez les adolescents, etc.) demeure un sujet tabou dans presque toutes les cultures du territoire au point que la séroprévalence évoluent de mal en pire (3,8%) dans un espace de 2 ans.
  5. Existence  de matériel radiologique et autres spécificités, mais non fonctionnel suite à l’absence de personnes qualifiées et d’infrastructures adéquates
  6. La vetusté des infrastructures des structures sanitaires étatiques contrairement aux structures privées malgré les efforts Inlassables du Gouvenement de la République et de la Coopération. Les ONG Nationales et locales ne sont pas associées dans les strategies d’intervention de different partenaires.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 438
Ecoles secondaires 309

Le territoire Compte  deux sous divisions éducationnelles avec au total 747 écoles. Parmi lesquelles 438 écoles primaires et 309 écoles secondaires.

Deux aspects influencent l’accès à l’éducation dans le territoire: La distance et le Coût. Malgré l’attachement à la coutume, noyau dur des inégalités, l’inégalité de sexes n’est pas  un facteur restrictif d’accès à l’éducation par une catégorie ou pour une autre. Filles et garçons, tous vont à l’école et y accèdent à pied d’égalité. Bien qu’on peut retrouver quelques cas isolés, surtout au secondaire où le parent préfère scolariser plus les garçons que les filles, au cas où celles-ci affichaient précocement un désintéressement à la poursuite des études, au profit d’une quelconque préférence, orientation ou choix.

 Des efforts ont été conjugués sur les 4 dernières années par le Gouvernement et les différents partenaires en termes de gratuité (relative) de l’Education et d’appuis multiformes à ce secteur et ont à cet effet amélioré l’accès à l’éducation. Néanmoins, les entretiens avec les ménages ont montré que le principal facteur limitant l’accès à l’éducation est, les frais formels et informels que doivent payer les parents pour assurer l’éducation de leurs enfants. La distance séparant l’élève de l’école n’est pas trop évoquée, car peu d’élèves mettent plus d’une heure pour aller et retourner à de l’école. Par contre, en ce qui concerne les frais scolaires, très souvent, faute de paiement, les élèves sont chassés de classe, ce qui influe négativement la qualité de l’éducation. Seulement quelques ménages n’étant capables d’envoyer tous les enfants à l’école, se trouvent contraints à envoyer certains et à faire assoir d’autres. Malgré ces contraintes et selon les sous divisions, les 2/3 d’enfants et adolescents en âge scolaire sont inscrits à l’école dans le territoire d’Ilebo. Au primaire on trouve un effectif assez élevé de filles et au secondaire elles abandonnent en masse pour multiples raisons : la précarité financière de ménages ; les inégalités de traitement entre filles et garçons en termes d’accès à l’éducation, les grossesses et mariages précoces avec complicité de certains parents  et enfin la crise et/ou l’absence de motivation et de détermination scolaire dans le chef de filles elles-mêmes. Les garçons quant eux abandonnent surtout faute de moyens financiers et se lancent dans le petit commerce, surtout dans les villages proches de carrés miniers.

Parmi les multiples causes concourant à l’amenuisement de la qualité de l’éducation il y a la corruption,  la faible motivation des enseignants. Assurément des efforts sont fournis, ont reconnu certains enseignants (payés), mais le salaire est encore trop bas. A ceci s’ajoutent la frustration  des enseignants non payés et nouvelles unités. Il semblerait que les frais informels, formellement imposés aux parents ont pour destination le paiement de non payés et de nouvelles unités.  Il existe encore un nombre considérable d’enseignants non qualifiés au secondaire dans les deux sous division où s’organisent rarement des formations. 

Réhabilitation et reconsrruction des infrastructures sanitaires

  • Pour la Sous Division d’Ilebo, en ce qui concerne la réhabilitation et/ou la reconstruction,   1 seule école a été réhabilité par PROSEB (Projet de soutien à l’Enseignement Primaire) en collaboration avec une ONG Française. Le Fonds Social quant à lui a nouvellement construit, il y a ± 4 ans l’EP Tusanke1 et l’EP Tusanke 2 est en cours de construction. Deux écoles sont en construction par le Projet PRISS à Mapangu et à Malongo. Il s’agit de l’EP1 Abbé Makanda (Mapangu) et de l’EP François Makadi (Malongo Bwanga).
  • Pour la Sous Division du Sud Banga, PROSEB sur financement de la BM a construit 4 écoles : l’EP Banga Makondo (27ème CMCO) ; l’EP Bwawu (ENC) ; EP Nyamandele (ENC) et l’EP Bashipanga (ECCATH). Le fonds Social a construit 8 écoles qui sont : EP Ntumina (ECK) ; EP Ndomutar ; EP Iroro Vatican ; EP Ndjongere ; EP Mambi Minene ; EP Makasu ; EP Lumbushi et L’Institut Kabwanga.  En ce qui concerne les écoles en dur, 7 autres sont encore en cours de construction.
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 5
Instituts supérieurs 8

Le Pool Universitaire d’Ilebo compte 13 Institutions d’enseignement Supérieur qui sont: L’ISC, l’ISP/Ilebo, l’ISP/Banga, l’ISPT, ISTM/Ilebo, l’ISETM/Mibalayi, l’ISDR/Mapangu, l’ISAM/Ilebo, le CIDEP/Université Ouverte, l’U.M.K/Ilebo, l’UNIC/Ilebo, le CULC/Ilebo, l’UP/Ilebo. Parmi elles, 10 sont situées dans la cité d’Ilebo et 3  dans les secteurs. Il s’agit de l’ISDR/Mapangu (A environ 70Km de la cité en traversant la Rivière Kasaï) et l’ISP/Banga, environ 230 km de la cité. Le Pool compte 8 Instituts Supérieurs (4 publics et 4 Privés); et 5 Institutions Universitaires toutes d’Obédience privée. Certaines Institutions et extensions fonctionnent même sans autorisation après l’arrêté Ministériel les ayant suspendus. Et, la plupart des Institutions ayant l’autorisation du Ministère ne remplissent même pas la moitié des conditions requises: bâtiments, bibliothèques, auditoires et enseignants, etc.

Les Filières ci après sont organisées dans ces institutions:

  • L’Institut Supérieur Pédagogique (ISP/Ilebo) organise 4 sections qui sont :
    1. Les Lettres et Sciences Humaines, avec comme départements : 1°) le département de Français (Français et Langues africaines ; et Français –latin) ; 2°) le département d’Histoire (Histoire et sciences sociales ; et Histoire ; Sciences sociales et Gestion des patrimoines) ; 3°) le département d’Anglais et Cultures Africaines.
    2. Les Sciences Exactes avec trois départements : 1°) le département de Géographie et Sciences de l’environnement ; 2°) le département de Physique-technologie ; 3°) le département de Biologie-chimie
    3. Les Sciences d’appui à l’enseignement avec deux départements : 1°) le département des Orientations Scolaires et professionnelles (OSP), 2°) le département de la Gestion et Administration des Institutions scolaires et de formation (GAISF)
    4. Les sciences techniques avec un seul département qui est celui des sciences commerciales et Administratives
    5. La Section de la bibliothèque
  • L’Institut Supérieur de Commerce (ISC/Ilebo) a comme filières : La gestion Informatique, les Sciences et Techniques de Secrétariat de Direction, la Comptabilité, le Marketing et la fiscalité.
  • L’Institut Supérieur Pédagogique Technique (ISPT/Ilebo) : organise : 1°) la coupe et couture ; 2°) l’Agrovétérinaire ; 3°) l’Electromécanique ; 4°) la mécanique, Automobile et Agricole ; 5°) l’Electricité et 6°) l’Informatique Industrielle et Réseaux. Une année de Propédeutique (ou Préparatoire) y est obligatoire avant d’embrasser les orientations ayant traits à l’électricité, la mécanique et l’automobile
  • L’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM/Ilebo), organise trois sections qui sont : Les techniques de laboratoire, la Gestion des Institutions Sanitaires et les Sciences Infirmières avec quatre orientations : Hospitalière, Pédiatrie, Accoucheuse et EASI. L’ISTM est doté d’un petit laboratoire et d’une modeste polyclinique qui organise comme services : la médecine interne, la pédiatrie, la chirurgie, le laboratoire, la gynécologie et obstétrique, les consultations (CPN, CPS et CPoN), le Planning familial, la Maternité à moindre risque, la nutrition et la petite Chirurgie..
  • L’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM/Ilebo), organise deux sections :
  1. La section arts et métiers avec comme orientations : coupe-couture, et modélisme.
  2. La section des arts ménagers et hôtellerie avec comme orientation : les Arts culinaires et la gestion hôtelière et protocolaire.
  • L’Institut Supérieur Pédagogique de Banga (ISP/Banga) avec 4 sections :
  1. Les Lettres et Sciences Humaines, 
  2. Les Sciences Exactes avec trois départements 
  3. Les Sciences d’appui à l’enseignement avec deux départements
  4. Les sciences techniques
  • L’Institut Supérieur des Etudes et Techniques Médicales de Mibalayi (ISETM/Mibalayi) situé en secteur de Basongo à environ 255 Km de la cité d’Ilebo, un coin totalement enclavé et ceinturé par les rivières Lubau, Kasaï et Ntumina et accessible par pirogue. Il organise deux sections qui sont la Gestion de Institutions Sanitaires et la Sciences Infirmières avec orientations : Hospitalières, Accoucheuses, Pédiatrie et EASI.
  • L’Institut Supérieur de Développement Rural de MapanguISDR/Mapangu) organise 5 Filières: Environnement, Planification régionale et nationale, l’Organisation sociale, Gestion des entreprises et la technique rurale.

Les Institutions Universitaires

  • L’Université du CEPROMAD (UNIC/Ilebo). Elle organise jusqu’en licence les 4 filières ci après: l’Organisation Scientifique du travail, les techniques de développement rural, le Marketing et le Droit.
  • Le Collège Universitaire Libre du Congo (CULC/Ilebo). Il organise 5 filières : le Droit, les Sciences Economiques, les Sciences Sociales, Politiques et Administratives ; et la Santé Publique.
  • Le CIDEP/ Université Ouverte, qui conserve encore deux autres Campus (extensions, celui de Sud Banga et celui de Mayimbi), organise les 5 filières ci après : le Droit, les Sciences infirmières, les Sciences Commerciales et Financières, la Théologie et la Gestion des Exploitations Agricoles. Le CIDEP/Ilebo continue à former des gradués dans ces différentes filières alors que le caractère Universitaire sous appellation d’« Université Ouverte » lui a été formellement interdit par arrêté Ministériel, car en effet, le CIDEP doit rester un centre de recyclage des intellectuelles dans différents domaines.
  • L’Université MOUSSA KASIM : Presque non fonctionnelle
  • L’Université de Proximité (UP/Ilebo) : Est l’exemple concret de la suppression des Universités non viables par l’Arrêté Ministériel et qui continue à fonctionner en organisant plus de filières que  toutes les autres reconnues officiellement. Elle a 7 facultés à savoir: les sciences du développement; les sciences de la terre; les sciences économiques, management et informatique ; les sciences humaines (OSP, PEDA. SOC et GAS) ; les sciences de techniques appliquées ; les sciences politiques et Administratives ; les sciences du Droit ; les sciences du tourisme ; et les sciences de la santé et techniques médicales.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 44
Principales activités
    1. Agriculture, Pêche et Elevage
    2. Droits Humains
    3. Encadrement socioéconomique
    4. Lutte contre le Chômage
    5. Santé
    6. Transport en commun

Le territoire, n’ayant pas connu des secousses de guerre et conflits armés et autres catastrophes, ne bénéficie presque pas des interventions du monde humanitaire au sens large. Toutes les ONGs oeuvrant dans territoire sont locales et caractérisées par des interventions sporadiques selon les opportunités de financements qui sont rares. La majorité d’entre elles sont multi-domaines.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Réhabilitation du pont Lumbudji dans le secteur de Basongo à 30 Km de la cité d’Ilebo (déjà fini et inauguré)
  2. Installation de la fibre optique (en cours d’exécution)
  3. Projet d’action sociale d’urgence par le Fond Social de la République
  4. Projet de réhabilitation des infrastructures socio scolaires(RISS)
  5. Projet de réhabilitation et reconstruction des routes (RRR) par le truchement de l’Office des Routes. A Ilebo ça se fait manuellement depuis une année.
  6. Rehabilitation du tronçon routier bac Katembo en secteur de Basongo par l’Office des Routes, sur finacement du FONER
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet d’accès aux soins de santé primaires dans les différentes zones de santé du territoire par ASSP/SANRU
  2. Initiative Présidentielle américaine contre la Malaria par PMI/USA
  3. Projet de réhabilitation des systèmes d’Approvisionnement en eau potable (AEP) en RDC phase III : centres secondaires de Gungu, Dibaya, Mangaï, Bagata, Kikwit, Ilebo et Mbuji-Mayi par KFW/Coopération Allemande


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

Le territoire d’Ilebo à l’avantage absolu d’accessibilité par les quatre voies. Ceci entraine que les ressorts du développement économique y sont nombreux et aucune de ces voies ne se suffit à elle-même pour impulser le changement des conditions de vie de populations dans le territoire.

  • La Route Nationale n°20

Principale route reliant le territoire en provenance de Lubumbashi passant par Kananga et allant à Kikwit et jusqu’à Matadi, malheureusement en  mauvais état et quasiment non entretenue. Par rapport à cette route, le territoire est situé à plus de 400Km au Nord-ouest de Kananga, tronçon routier sur lequel on traverse par ci, des flaques d’eaux vastes ; par là des coupures en ravins terribles.

  • Les ponts déjà entretenus :
  1. Le pont de Lumbudji 1 à Basongo : pont en métal sur la Route Nationale N°20 au niveau de la rivière portant le même nom et mesure environs 50 mètres de long
  1. Le pont de Lumbudji 2 à Mapangu : pont en métal sur la Route Nationale N°20 au niveau de la rivière portant le même nom et mesure environs 30 mètres de long
  2. Le pont de Lubudi à Basongo : pont en béton sur la Route Nationale N°20, au niveau de la rivière portant le même nom et mesure environs 25 mètres de long
  3. Le pont de Masua : pont en bois, sur financement d’une femme notable du territoire
  • Les ponts à entretenir
  1. Le pont de Dibanga (Lonyma)
  2. Le pont de Muembe à Mapangu
  3. Le pont de Kayaya à Mapangu

En outre, quelques besoins subsistent en ponts à jeter pour désenclavement de certains terroirs, le cas d’espèce est celui de Mibalaie en secteur de Basongo, qui se trouve totalement ceinturé par des rivières et ruisseaux:

  1. Un pont sur la rivière Lubao à Mibalaie
  1. Un pont sur le ruisseau Ndjoko à Mibalaie
  2. Un pont sur la rivière Ntumina à Mibalaie
  •  Le Port Ilebo / SNCC

Le port Ilebo reçoit des bateaux en provenance de Bandundu démembré et surtout de Kinshasa. Le port étant un port essentiellement de transit pour les Marchandises à acheminer via wagon vers d’autres destinations, l’on y enregistre les tonnages comme arrivée seulement. Les tonnages au départ sont constitués essentiellement d’expéditions via wagons.

  • Le port Kalina

Le port Kalina est un point d’embarcation et d’accostage situé sur la rive droite de la rivière Kasaï à quelques kilomètres du port Ilebo. Il enregistre par le biais du commissariat fluvial, les navettes des baleinières et pirogues motorisées (éventuellement non motorisées) en provenance et à destination d’autres petits ports du territoire et de territoires voisins. Mais les principales destinations sont Njoko Punda, Luebo et Dibaya.

  •  Le chemin de fer de Sakania-Ilebo

Les marchandises sont expédiées ex-fleuve pour déchargement et réexpédition via wagon, et regroupées suivant une destination unique.

  • L’ Aérodrome d’Ilebo et la Piste privée de Brabanta à Mapangu

 L’aérodrome de port Ilebo a son administration centrale à Kinshasa, à l’Aéroport de Ndolo. Il est concerné par le trafic sur la route aérienne AB-SV (Alpha/Bravo-Sierra/Victoria) ou Kinshasa-Ilebo. Il a une moyenne de 8 Mouvements par mois, soit un vol par semaine, généralement chaque vendredi. Il reçoit aussi, bien que rarement des vols exceptionnels.

La voie aérienne demeure le réseau par excellence, compte tenu de sa rapidité, mais son coût demeure très élevé. Cette Aérodrome devrait offrir un cadre symboliquement attrayant pour la quasi-totalité des visiteurs du territoire par sa modernité, dans le cadre du tourisme et/ou des affaires pour constituer ainsi une base du développement durable. Malheureusement, on remarque que même sur le plan de l’aménagement, l’aérodrome d’Ilebo, au lieu d’être un équipement de modernité, celui-ci court le risque de causer des accidents suite à son mauvais positionnement en pleine cité, traversant les différents quartiers résidentiels et commerciaux et déjà envahi par l’habitat humain : « le quartier Kanga Motema ». C’est donc une insécurité permanente qui pourrait probablement se matérialiser par des accidents en cas de perte de piste ; l’intoxication due aux composés d’oxyde d’azote, de soufre, d’ozone et même des particules de combustion de kérosène qui influent négativement sur la santé humaine, animale et végétale ; d’où un besoin de délocalisation de cette infrastructure aéroportuaire vers un site plus sécurisant. Il existe aussi dans le territoire une piste privée dans le secteur de Mapangu appartenant à l’Entreprise Brabanta. Seuls les petits porteurs y font le trafic Kinshasa-Mapangu.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Trois de ces réseaux de communication sont opérationnels dans la cité d’Ilebo. Assurément tous ne couvrent pas tous les secteurs. Le cas de Vodacom qui ne couvre pas le secteur de Banga mais se trouve à Mapangu en faible signal; Orange fusionné à Tigo n’est opérationnel que dans la cité d’Ilebo et Airtel qui par contre arrose à la fois la Cité d’Ilebo et le Secteur de Banga. Mais au moins, tous les secteurs du territoire sont couverts par un réseau, bien qu’à certains coins ça demande des acrobaties pour accéder au réseau. Vodacom a 4 antennes dans le territoire. Il offre comme produit : M-PESA et Vodanet. Les autres Airtel et Orange n’ont pas de Shop à Ilebo. Ils y envoient des techniciens itinérants. Vodacom possède 45% du poids de la concurrence ; Airtel 35% et Orange, seulement 10% après sa dernière étude prospective. Les Crédits d’appel sous forme de papier n’existent pas. Le rechargement se fait par transfert uniquement.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Tous ces sites touristiques sont non entretenus et les routes qui y mènent sont en très mauvais état et le territoire n’a pas les moyens de transport avérés pour en faire un véritable projet de tourisme. Ce qui fait qu’ils ne sont ni visités par les services territoriaux de tutelle, ni fréquentés par les touristes.

Espèces phares de la faune
  1. Poissons
  2. Eléphants
  3. Singes (Makaku)
  4. Perroquets

Dans les différentes rivières, les étangs et les lacs, se trouvent environ 25 espèces de poisson. En plus de la faune aquatique, le territoire d’Ilebo a quelques espèces de singes, de perroquets spécialement dans la forêt de Nyamandele et bien d’autres petits mammifères (Mutumba). Malheureusement toutes ces potentialités ne sont pas protégées et sont la cible de braconnage pour produire de la viande fumée, très vendu sur le marché.

Espèces phares de la flore

Le territoire d’Ilebo a deux types de forêts:

  • Les forêts (dense et claire) mésophiles semi caducifoliées subéquatoriales
  • Les forêts (de savane) péri guinéennes ou « savane boisée »


Situation sécuritaire

Le territoire n’a pas vécu des conflits armés, ni d’hostilités, ni de rébellion, ce qui fait qu’on n’entend ni bruit des bottes, ni circulation des armes à feu, ni sifflement des balles. Les cas de meurtres et d’assassinat sont des cas isolés et à pourcentage réduit. Parlant des troubles actuels au Kasaï, le territoire n’a pas connu des attaques de miliciens, mais au contraire a servi de lieu d’asile pour les polpulations en déplacement, en fuite d’hostilités. Globalement, la situation sécuritaire y demeure calme suite aux efforts louables conjugués par la police Nationale, les FARDC, l’ANR, la DGM, le pouvoir judiciaire vraiment actif sur place et l’Administration du territoire. Néanmoins, il existe certains conflits volatiles de voisinage et/ou de familles liés à la présomption de sorcellerie en cas de maladie ou de décès et aussi des présomptions de viol sur mineures; qui conduisent parfois à des incendies de vengeance planifiées; à la justice populaire et au process sans issue. Il existe encore des conflits coutumiers parfois persistants, comme partout au Kasaï en termes de disputes et de contestations liés à l’exercice et à la jouissance des droits coutumiers successoraux et fonciers qui conduisent à des allégations d’assassinats gravissime.


Opportunités de développement

L’Agriculture, la pêche et l’élevage

Le territoire dispose d’un nombre important de gites agricoles dans les vallées et sur les pentes; d’un potentiel hydrographique en termes de rivières; et de larges possibilités d’élevage intensif et pouvant contribuer au développement économique du territoire, bien entendu en mettant l’accent sur l’amélioration de routes de desserte agricoles et les moyens d’évacuations (matériel de transport).

La production et distribution de l’électricité

L’identification de certains sites (chutes d’eaux) pouvant porter de micro turbines ; ou encore la production par centrale thermique aurait un avantage incontournable dans le développement de l’industrie (exploitation de la forêt,pêche et élevage industrielle, transformation et conservation des produits agricoles, de pêche, de l’élevage et même pharmaceutiques) ; au regard du besoin en énergie électrique ; et surtout contribuerait à la modernisation de certaines activités existantes comme les boulangeries (le bon pain est importé de Kinshasa), les ateliers de couture, de ;de menuiserie, huilerie, raffinerie, savonnerie, et meunerie, etc.Toutes ses activités citées sont des grandes opportunités de développement du territoire, mais leur rentabilité dépend indubitablement de l’énergie électrique.

L’Exploitation minière

La principale richesse du sous sol du territoire est le diamant qu’on trouve vers le sud, dans dans trois secteurs (Sud Banga, Basongo et Mapangu) le long de la rivière Kasaï ; mais dont l’exploitation est totalement décousue (pas de comptoirs, des exploitants essentiellement artisanaux). L’industrialisation et la modernisation de ce secteur serait un véritable take-off du développement du territoire, étant donné sa capacité à tirer la croissance économique.

Le tourisme

Les sites touristiques énumérés dans cette présentation ont été fréquentés dans les temps passés. Mais aujourd’hui tous sont en état de délaissement quasi-total (piscines et autres espaces récréatifs) suite au manque d’entretien de ces derniers et l’état de délabrement avancé et continue des routes qui y mènent. L’investissement dans l’aménagement de ces attraits touristiques est une entreprise prometteuse étant donné l’accès facile au territoire.

 

 

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