Territoire de Kabinda

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Lomami
Superficie 14 373 km²
Taille estimée de la population 2 290 960 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de KABINDA est une entité administrative décentralisée, crée par la loi organique n°10/11 de la 18/05/2010 portant fixation des subdivisions territoriales à l’intérieur des provinces, il est devenu déconcentré, chef-lieu de la province de LOMAMI. Il est localisé en république démocratique du Congo limité au nord par le territoire de Lubefu ;

  • Au nord-ouest par le territoire de Lusambo ;
  • Au sud par le territoire de NGANDAJIKA ;
  • Au sud-est par le territoire de Kabongo ;
  • A l’ouest par le territoire de Katanda et à l’est par le territoire de Lubao.

 Il ne doit pas être confondu avec Cabinda l’enclave angolaise. On y parle le kisonge, cependant le Tshiluba est la langue nationale de la province.

Coordonnées géographiques 

  1. Latitude :   6° 08′ Sud
  2. Longitude : 24° 29′ Est

Climat

Il a le climat tropical avec alternance de saison dont la saison de pluie qui commence du 15 août au 15 mai et la saison sèche qui va du 15 mai au 15 août. Il revient de signaler que ce calendrier est parfois perturbé suite aux changements et aux caprices de la nature qui font que la pluie commence avant l’échéance, et sa température varie selon les saisons entre 25° et 26° C.

Végétation et relief

Par sa forme le territoire de KABINDA est dominé par une succession des collines et plateaux entrecoupées de vallées. En majorité, le sol est toujours sablo-argileux, d’autres part dominé par un sol argilo-sableux. Son sous-sol renferme beaucoup des matières minérales non exploitées.

Et sa végétation dominante est la savane boisée plus des galeries forestières qui longent les ruisseaux et les rivières. La formation la plus répandue qui colonise le plateau du territoire de KABINDA est la savane ; une prairie d’herbes vivaces de 1 à 3 mètres d’hauteur. Cette dernière existe rarement à l’état pur, elle est toujours piquetée d’arbres plus ou moins grands, plus ou moins espacés, c’est la savane boisée. Ces herbes sont des graminées dures résistantes à la sécheresse grâce à leurs rhizomes dont les plus importantes sont andropogon (ndumba), pennisetum (bikubu), panicum (malengie), imperata cylindrica (mabamba), cragostics et aristica (lupumpulu).

Les arbres les plus caractéristiques sont notamment albizia (mutshielengie), antadopsie abyss ima (munyese), scorodophocus zenkeri (mpila), chlorophora excelsa (mufula)

Ces espèces forment un ensemble d’arbres à écorcer juteuses et épaisses qui résistent à l’action du feu de brousse. Cette savane boisée est soumise à une action anthropique qui se manifeste avec beaucoup d’inquiétude par la disparation de certaines espèces.

Hydrographie 

Le territoire de KABINDA est établi sur un plateau entaillé par plusieurs rivières parmi lesquelles le Sankuru et la LOMAMI sont les plus importantes, la première reçoit la vunayi et la seconde est grossit la lukashiye,lubangule, ludimbi et lufubu. Les lacs et les rivières y compris les cours d’eau ne sont pas suffisamment poissonneux. Le territoire est traversé par de nombreux cours d’eau.

Particularités et richesses du territoire

Particularité physique :

Le territoire est limitrophe des six territoires :

  1. Lubao,
  2. Katanda,
  3. NGANDAJIKA,
  4. Lubefu,
  5. Lusambo,
  6. Kabongo qui constitue la limite naturelle.

Particularité culturelle :

Le pouvoir est détenu par le Mfumu à kabukulu qui est assisté par les membres de sa famille qui sont nommés chefs de groupements. La diversité clanique constitue une richesse culture et de valeurs positives pour son développement :

  • Ecologies favorables aux cultures vivrières et à l’élevage de gros et petits bétails.
  • La richesse de la flore etc.
  • La population est majoritairement agro-rurale et agro-pastorale.
  • la population songe à la culture du respect du chef et du pouvoir légalement établie.

Richesses du territoire :

Le sous-sol regorge le diamant qui est inexploité. Alors l’exploitation artisanale y bat son plein. Le minerai est exploité, mais ceci étant fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible sur ce point. Une forêt dont l’exploitation des arbres donne la qualité de bois d’œuvre. Le territoire est un grenier agricole avec six bassins de production agricole, c’est aussi un grand producteur de la province d’huile de palme, manioc, maïs et niébé.

Données culturelles

Dans le territoire de KABINDA on a une ethnie Songe qui domine avec des grandes tribus qui sont :

  1. Belande 30%
  2. Ben’eki 50%
  3. baluba lubangule 12%
  4. Bena budia 8%

Il est à noter que le territoire a quatre grandes tributs belande, ben’eki, baluba lubangule, bena budia et les pygmées dans le secteur de ludimbi-lukula et pratiquent la chasse et la cueillette dont le ben’eki a des clans a son sein comme le Basanga, Bakankala, Bena-milembue, Bena majiba, Bena kiofue, Bakoji. La diversité clanique constitue une richesse culture et de valeurs positives pour son développement.

Langues parlées dans ce territoire
  1. kisongye (70%)
  2. kilande (50%)
  3. tshiluba (40%)
  4. kiluba lubangule (20%)
  5. Swahili (20 %)

Dans ce territoire le kisongye est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux ; Le kilande est parlé dans tous les secteurs sauf dans le secteur de ludimbi lukula ; Le kiluba est la langue parlée par le baluba lubangule ; Le tshiluba est surtout parlé par les migrants venus de la province du Kasaï-Oriental, une partie des autochtones et la langue qui est enseigné à l’école primaire et le Swahili  est parlé par une partie de baluba et les déplacés kasaïens de 1992 venant de la province du  Katanga disséminés un peu partout.

Principales activités
  1. Agriculture (50%)
  2. Pêche (4%)
  3. Elevage (4%)
  4. Petits commerces (40%)
  5. Cueillette (2%)

En dehors de l’agriculture vivrière, il existe de plantation des palmeraies et caféiers ; les principaux produits agricoles sont le maïs, le manioc, l’arachide, la banane, pastèques, niébés, patate douce et le soja. Le petit commerce est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. Elle s’effectue entre les deux chefs de provinces LOMAMI et Kasaï-Oriental dans les articles manufacturés et de denrées alimentaires. De très grandes quantités d’huile de palme sont produites et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente dans la province voisine et la fabrication de savons. L’élevage en gros et petit bétails se fait quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation. Le territoire de KABINDA est un grand producteur d’huile de palme, nous trouvons au moins deux à trois presses d’huile pour la fabrication d’huile et de savon dans chaque village. Il ya aussi dans le territoire l’exploitation de diamant dans le secteur de ludimbi lukula,vunayi et Lufubu LOMAMI mais une exploitation artisanale.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 680

Principaux opérateurs économiques
  1. Entreprise 3M ; opérant dans la vente en gros des produits manufacturés
  2. MAISON TAKATIFU ; opérant dans la vente en gros et au détail des produits manufacturés
  3. MAISON JPM; opérant dans la vente en détail des produits manufacturés, et employant 5 ouvriers
  4. ETS COCORICO; opérant dans la vente des produits alimentaires, et employant 2 ouvriers
  5. ETS DEMulo; opérant dans le transport des gros camions,

Il existe d’opérateurs économiques dans le territoire de KABINDA. La moitié de ces entreprises se trouvent dans la cité de KABINDA. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, appareils électroménagers) en provenance de Kinshasa, Lubumbashi, et Mbuji Mayi.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires
  2. Transport des marchandises
  3. Vente des produits manufacturés, pharmaceutiques
  4. transfert d’argent
Principales activités des PME/PMI
  1. Vente des produits agricoles
  2. Artisanat

Le territoire de KABINDA a généralement des commerçants œuvrant dans le petit commerce. Il n’y a pas d’activités de grande envergure. Quelques familles possèdent des palmeraies et caféiers, et cette production est vendue dans le territoire, ainsi que dans d’autres territoires voisins.

Grandes entreprises locales
  1. Compagnie de grands élevages de la Tshofa, en faillite

La compagnie de grands élevages de la Tshofa est l’unique grande entreprise dans ce territoire. C’est une grande compagnie qui opérait et alimentait aussi bien le territoire de KABINDA que les territoires voisins mais en faillite pour le moment. 

Principaux produits agricoles
  1. Maïs (30%)
  2. Manioc (45%)
  3. Arachides (15%)
  4. Niébé (5%)
  5. huile de palme (5%)

Le maïs est produit dans tous les secteurs du territoire de KABINDA dont 182821 ménages agricoles pour une superficie de 118909.72 ha. Il est consommé sous forme d’aliment bouilli ou grillé et aussi transformé en alcool local appelé « Lotoko ». Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins. Le manioc est également produit en très grande quantité surtout dans les secteurs de Ludimbi, Vunayi, Lufubu-Lukula, Lukashiyi et Baluba lubangule. Une partie de la production est également vendue aux territoires voisins.  Le soja et le niébé sont produits pour la consommation locale et pour l’alimentation des enfants.

Principaux produits non agricoles
  1. Champignons (40%)
  2. viande boucanée (30%)
  3. Termite ou termite zélé (20%)
  4. Chenilles (10%)

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de KABINDA sont des produits forestiers non ligneux (champignons, fourmis, termite et chenilles). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations, et sont consommées durant toute l’année.

Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans tous les 6 secteurs du territoire de KABINDA. la viande boucanée est le fruits de la chasse dans les différents forêts du territoire. Elle est utilisée pour la consommation locale, et revendue dans les territoires voisins.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois (60%)
  2. Lampes tempête traditionnelle (30%)
  3. Solaire (9 %)
  4. Electricité ( groupe électrogène)  (1%)

Le courant électrique est une denrée rare à KABINDA. La SNEL (Société Nationale d’Electricité) n’existe pas. La population utilise les groupes électrogènes des particuliers pour être alimentée. Pour le reste du territoire, ce sont des lampes traditionnelles à huile de palme et des torches qui sont utilisées dans tous les ménages pour l’éclairage la nuit. Les panneaux solaires sont utilisés par différentes structures et ONG internationales installées dans le territoire, ainsi que par quelques ménages. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 63

Le territoire de KABINDA possède cinq hôpitaux, notamment l’Hôpital général de KABINDA situé dans la cité de KABINDA. On y trouve des services de généraliste, de pédiatrie et gynécologie. 7 médecins et 69 infirmières y travaillent avec une capacité d’accueil de 225 lits.

Une grande partie des médicaments est disponible dans les centres de santé et pharmacies du territoire. Mais quelques médicaments spécialisés nécessitent une commande des mois à l’avance en provenance des grandes villes voisines.

 Il est à noter que la plupart de ces structures sanitaires sont en mauvais état. Surtout dans les deux zones de santé (kalonda-Est, ludimbi-lukula) les infrastructures nécessitent une réhabilitation ; l’électricité demeure un grand défi, et un grand souci pour ces deux zones de santé.

 

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme (40%)
  • Infections respiratoires aigües (20%)
  • Fièvre typhoïdes (19.7%)
  • Diarrhées simples (15 %)
  • Malnutrition (5.3%)


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 564
Ecoles secondaires 364

Le territoire de KABINDA possède 928 écoles dont en moyenne 50 écoles par secteurs. Il y a ainsi une école primaire et une école secondaire dans chaque secteur. On retrouve en moyenne 6 enseignants dans chaque école. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées dans le chef-lieu du territoire dans la sous division de KABINDA1. Et cela se vérifie dans les taux de réussite annuel de chaque secteur.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 2
Instituts supérieurs 5

Il existe deux Universités dans le territoire de KABINDA dont l’université de KABINDA et l’université notre Dame de LOMAMI ainsi que des Instituts Supérieurs pédagogiques et l’institut supérieur de Techniques Appliquées, et les filières dans ces deux universités sont les sciences sociales, les sciences économiques, sciences agronomiques et les sciences politiques et la médecine. 

A l’Institut Supérieur de Techniques Appliquées se trouvent les filières informatiques, polytechnique. Une moyenne de 200 étudiants inscrit chaque année dans chacune de ces instituts. Il faut signaler que seule l’Université de KABINDA a des bâtiments qui lui sont propres et loue des bâtiments pour des bureaux administratifs. L’Université notre dame de la LOMAMI: les bâtiments lui sont cédés par l’Eglise catholique ; les deux universités peuvent avoir une capacité d’accueillir jusqu’à 1500 étudiants chacune tandis que l’ISP/ISPT/ISTA/ISAV ne peut accueillir que 200 étudiants. L’université de KABINDA compte 3 professeurs, 73 assistants et 20 chefs de travaux.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 32
Principales activités
  1. Santé (40%)
  2. Développement rural (40%)
  3. Environnement (10%)
  4. Sociale et assainissement (10%)

Dans le territoire de KABINDA se trouvent quelques ONG internationales œuvrant dans le secteur de la santé telles que MSF, Croix Rouge, Fonds mondial. Ces ONG s’occupent principalement de la vaccination des enfants et du traitement des épidémies.  CARITAS /KABINDA, expo 2015, UPAD, qui œuvrent aussi dans le développement rural.  Des ONG de protection de l’environnement travaillent dans la réserve naturelle du territoire. D’autres ONG locales travaille plus dans la défense des droits humains, l’agriculture, l’assainissement, et le social.

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours

Le PRISS a permis la construction de quatre écoles primaire dans le secteur de KABINDA.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Approvisionnement en eau potable, financé par la coopération allemande (KFW)
  2. Village assaini, financé par la coopération belge (CAP SANTE)

Le projet AEP (approvisionnement en eau potable) est mis en œuvre par la coopération allemande(KFW). Il vise à desservir la population du territoire de KABINDA en eau potable avec la construction de 33 bornes fontaines, et la construction d’un château d’eau pour la cité de KABINDA. CAP SANTE avec le projet village assaini, a permis la construction des sources aménagées, des latrines avec dalles, et des trous à ordures.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

Par voie aérienne, il est possible d’atterrir avec des petits porteurs directement dans le territoire de KABINDA, mais les pistes des deux aéroports ne sont pas praticables. Par voie routière, le trafic s’effectue entre les deux chefs-lieux des provinces du Kasaï-Oriental et du LOMAMI, au travers de la nationale RN2. Elle relie KABINDA au Kasaï Oriental. Cependant elle est à moitie  impraticable.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Le seul réseau de télécommunication présent sur l’ensemble du territoire est Vodacom, qui couvre tous les 6 secteurs, mais avec beaucoup de perturbations. Orange et Airtel, ne couvrent  pas toute l’étendue du territoire, Vodacom n’offre le service M-Pesa que dans la cité de KABINDA. Les cartes prépayées sont disponibles dans le territoire mais aucun réseau de télécommunication n’a un shop de vente des services et produits comme Sim, ni service internet.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Il existe une réserve naturelle dans le territoire de KABINDA, dans laquelle on retrouve des espèces phares de singes, d’antilopes et de gibiers. Par manque de suivi, les autochtones tuent beaucoup de ses espèces, avec les feux de brousse, entrainant leur disparition.

 

Espèces phares de la faune
  • Antilopes noires
  • Hippopotames
  • Singes
  • Gibiers
Espèces phares de la flore
  • Limba
  • Lusanga
  • Galeries forestières


Situation sécuritaire

On note des conflits de pouvoir coutumier, et des conflits de terre. Mais en général la situation est calme et contrôlée par la police.


Opportunités de développement

  1. L’exploitation de minerais : le territoire de KABINDA regorge dans son sous-sol de minerais non exploités, mais l’exploitation de diamant est artisanale, non industrielle et informelle. L’exploitation de minerais d’une manière formelle pourrait créer des emplois et booster l’économie de la province.
  2. L’offre d’énergie : L’eau des rivières et des chutes d’eau fournit une énergie transformable en électricité : l’énergie hydraulique. Les centrales hydrauliques sont installées partout où c’est possible (lorsque le débit de l’eau est suffisamment fort et régulier) et nécessitent des travaux d’aménagement très importants (construction d’un barrage et d’un réservoir). C’est la seule énergie renouvelable réellement exploitée. Nous avons trouvé deux études finalisées de l’électrification du territoire de KABINDA, l’une un projet du gouvernement dit « projet BALABALA » sur la rivière ludimbi évalué à 5 millions de dollars américains pour alimenter tout le territoire et l’autre pour alimenter. La province de LOMAMI évalué à 80 millions de dollars américains.
  3. L’artisanat : un élément d’opportunité d’investissement peu sont des opérateurs économiques qui s’y investissent et les rares qui y sont n’améliorent pas la qualité de service. D’où il n’y a pas d’initiative dans ce sens.
  4. L’agriculture : le territoire de KABINDA est à vocation agricole, vue la disponibilité des terres arables et leur accessibilité. La population du territoire est agro-rurale et agro-pastorale mais l’agriculture qui s’y pratique est non industrielle conduisant à une sous-exploitation des sols disponibles. Ainsi le territoire est obligé d’importer des produits dont lui-même est capable de produire ;

L’arachide et le riz par exemple sont des produits cultivés dans le territoire mais à une faible quantité ne permettant pas de couvrir les besoins alimentaires de la population, d’où on fait recours au territoire voisin. L’élevage et la pêche par exemple dans le secteur de baluba lubangule nous trouvons des particuliers avec des cheptels mais la demande en produits animaux en fait que croitre aussi longtemps que la population croisse dans le territoire. Si l’agriculture est organisée, mécanisée, industrialisée, cela pourrait engendrer de l’emploi, augmenter la richesse du territoire grâce à l’exportation des produits vers l’extérieur.

Les routes nationales et dessertes agricoles : Le délabrement des infrastructures de transport a finalement condamné les planteurs et éleveurs à une production de survie et de substance, il est vrai que notre pays accuse un déficit dans le domaine des infrastructures routières, et l’abandon des routes de desserte agricoles qui empêchent lamentablement les agriculteurs à réaliser ainsi des grandes ambitions agricoles. Ceci demeure vrai d’autant plus que certaines contrées par l’enclavement dû à l’impraticabilité des routes de desserte agricole assistent quotidiennement au dépérissement des produits agricoles. Ainsi l’urgent s’impose sur la réhabilitation de la route nationale numéro 2 (RN2) qui est impraticable qui relie les deux provinces du Kasaï Oriental et de la LOMAMI. Si ces routes sont bien aménagées, elles favoriseront l’évacuation des produits agricoles.

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