Territoire de Kapanga

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Lualaba
Superficie 24 700 km²
Taille estimée de la population 396 179 hab.

(source: Administrateur du territoire de Kapanga. rapport du territoire 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Kapanga est traversé par de nombreux cours d’eaux.

Les limites territoriales se présentent de la manière suivante :

  • A Ouest :  La rivière Kasaï avec la République angolaise.
  • Au sud, il est limité par le territoire de SANDOA,
  • Au nord par les territoires de Lwiza (la province du Kasaï central) et Lwilu (dans la province de Lomami)
  • Et à l’Est il y a le territoire de Kaniama dans la province du Haut Lomami.

Ce territoire se situe dans la zone tropicale sud, ce qui lui confère l’existence de deux saisons dont la saison sèche et la saison de pluie. La saison de pluie va du mois de septembre jusqu’au mois de juin.

Particularités et richesses du territoire
  • Le territoire de Kapanga a une seule chefferie qui s’étend sur l’étendue de son territoire,
  • Partage ses frontières avec quatre provinces dont la province du Kasaï Central, le Lomami, le Haut Lomami, mais aussi la république angolaise.
  • L’absence d’entreprise publique,
  • La présence des minérais dans le sous sol tels que l’or, le cuivre, le diamat, et le coltat mais inexiploités fort malheureusement,
  • L’existence d’importants cours d’eaux utiles à la pêche, comme la rivière Kasaï, Lulua, Kaungej, Rushishi, Nkalanyi,

 

Données culturelles

La culture du territoire de Kapanga est liée à seule de l’empire Lunda. Il faudra notamment retenir que cette culture est abondante et fondée aux chants, danses, sculupture et fétiches. Le christianisme et la religion dominante. Le catholicisme et le métodiste sont les plus répendus dans le territoire. Ils intervient dans plusieurs secteurs de la vie sociale tels que l’éducation, santé, eau et électricité. L’on reconnaîtra à la mission salvatorienne de Ntita d’avoir initié en partenariat avec l’union européenne, le projet d’électrification de Kapanga en postant un barage hydroélectrique  sur la rivière Rushish.

L’uruund est la langue principalement parlée dans le territoire à plus de 80%, elle est la langue officielle de l’empire Lunda et donc, la chefferie Mwant Yav, l’unique dont regorge le territoire.

Hormi, le français qui est la langue officielle et d’administration, les arrund parlent le Kiswahili métissé, le Tshokwe, le linga,… L’uruund est le symbole de l’unité àla chefferie, l’aappartenance à l’empire et le partage des valeurs ancéstrales. Les arrund restent attachés à leur coutume et l’autorité coutumière, cet attachement constituerait même, selon certaines sources, un frein au développement car la parole du chef est d’or et ne peut faire objet d’aucune contradiction. Un pouvoir considéré comme sacré par le peuple et faisant ainsi un lieu entre dieu et le peuple au regard des rites qui accompagnent l’intronisation du chef à des lieux comme Nkalany. C’est un peuple qui a le sens du pouvoir.

Le territoire de Kapanga est majoritairement habité par les arrund et en minorité par les Tchokwés dans le groupement Ntend. Les principaux clans sont les : Ayipak,amalas, amatab, ambac, atulac mais aussi les baluba du Kasai ainsi que du Katanga.

Les évènements culturels dans la chefferie sont : investiture d’un chef coutumier, la naissance d’un enfant et surtout des jumeaux, la circoncision, le mariage, le décès particulièrement d’un chef ou des jumeaux. Dans la chefferie Mwant Yav il ya des lieux dont les visites sont interdites et cela suivant la coutume, dépendant des mœurs d’un village à autre. Il s’agit à titre exemplatif du palais de Mwant Yav, les lieux d’excision,…

Dans le territoire s’applique deux regimes matrimonial dont le matriarcat accordant plus d’importance aux oncles maternels et le ppatriarcat accordant une importance capitale aux oncles paternels. Une pratique fréquente, est l’existence de makoj, qui est une prise en fraglant délit d’adultère, une femme d’autrui avec un homme. Une caution est exigée à l’auteur suivant l’état de colère du marie de la femme, à défaut du paiement, la mort peut s’en suivre. Une pratique qui se transforme en fonds de commerce pour certaines familles au vu du montant exigé et la justice populaire tranchante dans le territoire.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. L’urund (80%) de la population totale du territoire de Kapanga ;
  2. Le Kiswahili (6%) des habitants et pour la plupart de cas ceux venant de Lubumbashi ;
  3. Le Tshokwe (4%) de la population et ce, vers le Nord-Ouest du territoire.

 

Principales activités
  1. Agriculture: 75% de la population,
  2. Elevage: 15% des habitants,
  3. Pêche: 3% de la population,
  4. Le petit commerce : 2% de la population,
  5. Les services: 1% des habitants.

L’agriculture est l’activité principale de la population rurale du territoire de Kapanga, elle est liée à deux saisons culturales suivant les fréquences des pluies et des cultures. Le territoire a un sol fertile et où, la production des maniocs, arachides, haricots, bananes plantains, amarante, courges est facile et possible. Par contre, une production liée aux pratiques artisanales d’exploitation agricole, l’absence des cultures de grands espaces et la non mécanisation agricoles restent des goulots d’étranglement pour le développement agricole et la diversification agricole dans le territoire de Kapanga.

En dépit de la peste qui arravagé les petits ruminants en 2014, quelques têtes ont survécu  à cette crise sans merci, les porcs et les chèvres sont les plus dominants quelles que soient les conditions précaires d’hebergement et encadrement, d’où l’ultime nécessité d’encadrement des éleveurs du territoire.

Actuellement, le territoire traverse une situation précaire dans la commercialisation des produits agricoles avec l’effet des phénomènes Kamwena Nsapu. Cette situation a entraîné un déplacement de plus de 200 ménages de la partie nord du territoire mais aussi une rupture des échanges commerciaux entre le territoire et les provinces de  Kasaï central et Lomami. Et poutant, ce sont les grands consommateurs des produits agricoles du territoire.

En déhors de l’agriculture, à Kapanga s’applique également la pêche. L’histoire renseigne que les éspèces phares ont été emportées par la guerre de 80 jours.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 950 FC Acheteur : 1$ = 1 250 FC
Nombre d’opérateurs économiques 144

Principaux opérateurs économiques
  • Vente des produits manufacturés : les établissements ci-après :
  1. Est Jean-Claude œuvrant dans la vente des produits manufacturés,
  2. ETS Bercail.
  3. Ets Tout fait nombre pour la vente des produits BRASIMBA et d’autres produits alcooliques importés de l’Angola.
  4.  Etablissement Kodas, dans l’alimentation et produits divers,
  5. Etablissement Lita, dans le secteur de transport et vente des produits manufacturés,
  6. Etablissement Carlyto, vente des produits manufacturés divbers,
  7. Boutique Walemba, petit commerce;
  8. Kazadi Sampas, petit commerce;
  9. Agence gloria
  10. Boutique zala na courage;
  • Produits pharmaceutiques*
  1. Pharmacie Nzoto
  2. Chichiphar
  3. Pharmacie force divine
  4. Pharmacie Dieu merci
  5. Top pharma moderne
  6. Pharmacie in Nawej
  7. Pharmacie Charle
  • Transfert des fonds
  1. Agence la colombe à Musumba
  2. Agence Mpasu Mutomb
  • Phonie
  1. Agence Charlie III

Economiquement, le territoire ne dispose d’aucune institution financière, c’est ainsi que même les effets de la bancarisation des fonctionnaires ne se font pas sentir par ces derniers car dépendant toujours pour leur paiement du comptable de l’Etat sauf pour les enseignants qui sont payés par Caritas.

Outre, en cette période du mois de mars 2017, les effets Kamwena Nsapu ont sécoué les activités économiques du territoire  de Kapanga dans les zones nord particulièrement Kalamba, Kambamba et Tchibab par une rupture des mouvements commerciaux interterritoires sud-nord. Mais aussi, il faudra souligner le pillage des magasins appartenants aux Kasaëns dans la sité de Musumba et pourtant, tenant à 80% l’économie du territoire. C’est ainsi qu’en cette fin Avril 2017, les prix des produits manufacturés ont une tendance à la hausse.

Principales activités des opérateurs économiques
  • Le petit commerce
  • L’artisanat
  • les services,
  • La transformation
Principales activités des PME/PMI
  1. A savonnerie locale (5%),
  2. Les très petits commerces (10%),
  3. L’artisanat (20%) pour la fabrication des lits, chaises ;
  4. Les ambulants;
  5. Les activités d’élevage (petite fermette) ;

La petite, moyenne entreprise et l’artisanat sont le type d’activités économiques qui se font observer dans le territoire de Kapanga. La production artisanale de l’huile de palme, le jus de palme, le savon et l’élevage viennent en première position dans les activités quotidiennes de la population et de ce fait, produisent un gai rudimentaire à la population.

Vu que les routes de desserte agricole sont en mauvais état sauf que la route reliant Musumba à l’Angola a été réhabilitée sur financement de la Banque africaine de Développement en partenariat avec PADIR qui est un projet du gouvernement au ministère de l’agriculture dans le cadre de de développement des infrastructures rurales, mais l’axe  Musumba-Kananga et Kalamba reste quasiment impraticable. Il faut donc, un renforcement des digues, construction des ponts sur certaines rivières comme Lulua pour accroître le flux économique entre les différentes zones. La population se réfugie dans le petit commerce dont le revenu reste minime par rapport au gai qui proviendrait de la production agricole.

 

Grandes entreprises locales

RAS

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (70%)
  2. Mais (15%)
  3. l’arachide (5%)
  4. le haricot (5%)

La culture des produits agricoles subit un rythme normal dans le territoire de Kapanga du fait de la présence de deux saisons dont la saison de pluie qui commence au mois de septembre jusqu’au mois de juin et la saison sèche. Et cela est la résultante de deux périodes culturales que l’on rencontre dans le territoire de Kapanga et qui lui confèrent un environnement agropastoral. De ce qui précède ; on distingue de ce fait deux périodes culturales dont la période A et la période B :

  1. La période culturale A commence au mois de septembre ;
  2. La période culturale B commence au mois de janvier ;

 

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles (40%),
  2. Fumbwa( 30%),
  3. Champignons (16%).

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire Kapanga sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, fumbwa et champignons). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommées durant toute de manière saisonnière. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans tous les différents secteurs du territoire de Kapanga.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (70%),
  2. solaire (20%),
  3. Ectricité (1%),
  4. Pétrole (0,2%).

Le bois est la principale source d’énergie utilisée par la population rurale du territoire de Kapanga, par contre on peut signaler un engouement dans l’utilisation de l’énergie solaire ces dernières années à un taux croissant et même pour l’éclairage public dans la cité de Musumba où plus de 103 tubes ont été placées sur la voie publique.

Au-delà de ce qui précède, la population de Kapanga n’a pas accès à l’électricité pourtant il existe un micro barrage du projet RAZ qui alimente le couvant des prêtres à la paroisse de NTITA. Pour les besoins en énergie,


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 42

Le territoire de Kapanga dispose de deux hôpitaux qui se répartissent dans les deux zones, ces hôpitaux sont :

  1. Samuteb à Musumba dans la zone de santé de Kapanga,
  2. Nzamb Mupandish dans la zone de santé de Kalamba.

Le secteur de santé du territoire de Kapanga à l’instar d’autres territoires de la RDC est administrativement réparti en zones de santé. Outre, il s’observe une absence de laborantain et phamacien qualifiés, un faible nombre d’accoucheuses qualifiées dans les structures de santé, un déficit en équipements sanitaires sauf quelques dotation en chambres froides de certains centres de santé par UNICEF en 2016.

Au-delà de cela,

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (60%),
  2. Infections respiratoires aigües (20%),
  3. Diarrhées (14%),
  4. Autres (6%).

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 169
Ecoles secondaires 90

Le territoire de Kapanga compte deux sous divisions, celle de Kapanga et la sous division de Kalamba. La sous division de Kapanga compte 135 écoles parmi lesquelles 84 sont primaires. De ces écoles 20 écoles ne disposent pas de latrines, plus de 375 classes sont construites en pailles, 352 classes sont faites en semi durs et 109 classes sont en durs.

Dans ce territoire, il s’observe une timide intervention des partenaires nationaux qu’internationaux, du fait que les différentes organisations intervenant dans le secteur de financement des infrastructures scolaires ne sont parvenues à réhabiliter dans les trois dernières années que 3 écoles dont une école sur financement de PRISS.

Les actions du fonds social de la République, de l’Internatinal Rescue Committee avec son programme d’accès équitable à l’éducation et bien d’autres encore, sont quasi inexistantes dans les domaines de l’éducation à Kapanga.

Dans les écoles secondaires de cette sous-division, les enseignements organisés sont : la pédagogie générale, les sciences commerciales, les enseignements techniques médicales.

Sur 1275 enseignants que compte la sous-division, 579 sont mécanisés et non payés, et 402 enseignants de l’école secondaire sont sans qualification, 32 enseignants de l’école primaire sont sous-qualifiés et en fin, 46 enseignants ont bénéficié de la formation pendant l’année scolaire 2014-2015.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 2

Dans le territoire de Kapanga nous comptons actuellement deux institutions supérieures après la fermeture par l’arrêté ministériel du ministre de l’enseignement supérieur et universitaire de deux autres institutions universitaires dont les conditions de viabilité furent précoces.

Les deux institutions opérationnelles sont entre autres :

  1. L’Institut Supérieur Pédagogique ;
  2. L’Institut Supérieur des Techniques Médicales.

Ces institutions créées par l’autorité publique fonctionnent dans des conditions difficiles par le fait qu’elles ne disposent ni bibliothèques viables, ni professeurs propres ou visiteurs. De plus, il s’observe une absence des bâtiments pouvant servir d’auditoires alors que, pour la plupart de cas, les autorités locales et coutumières ont pu doter des terrains auxdites institutions mais les travaux de construction ; soit par initiative privée ou étatique, ne se font pas sentir.

Si ces institutions ont suscité l’espoir de disposer d’une main d’œuvres qualifiée et compétitive, il y a plutôt un paradoxe du niveau de la qualité de l’enseignement qu’elles fournissent au regard des moyens dont elles disposent pour leur fonctionnement, la non mécanisation du personnel administratif comme scientifique et surtout, pour inviter les professeurs visiteurs vu la distance à parcourir et les coûts liés à leur séjour.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 123
Principales activités
  1. Santé (10%),
  2. Agriculture (50%),
  3. Communication et promotion du genre (30%),
  4. Savonnerie (5%),
  5. Cantonnage Manuel (4%).

L’ampleur des activités des ONGs est très minimes dans le territoire de Kapanga ce qui endicappe les activités d’association, les initiatives locales de développement et la mutualisation au sein du territoire. Toutefois, quelques structures tant nationales qu’internationales existent et réconfortent la détresse de la population dans le secteur de la santé, le cantonnage manuel des routes, la communication, la savonnerie et l’agriculture.

Il s’agit de l’ATPM, l’ADIK, DYFPAD, FONDATION, ADEBANK, ADKP, OSDK . Les actions de ces organisations étant limitées au centre du territoire dans la cité de Musumba, elles n’arrivent pas à desservir tous les coins les plus éloignés du territoire et pourtant le besoin s’y fait sentir.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PARSS (Projet d’Appui au Secteur de Santé, centre de santé Kapanga à Kapanga);
  2. construction de l’école MUSHIKO de Pandamwila;
  3. Ecole primaire Kambamb;
  4. ADAPA, (Ecole d’excellence JOSEPH KABILA KABANGE à Musumba);
  5. Centrale hydroélectrique de l’Electricité de Kapanga.

Le gouvernement central de la RDC initie les projets de développement dans le secteur de l’éducation, santé dans le territoire de Kapanga. Parmi eux on peut citer, le projet de construction d’une école technique moderne.

Il y a également le centre de santé de Kapanga financé par PARSS qui est une agence de l’Etat congolais qui appuie le secteur de santé.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Le territoire de Kapanga dispose actuellement quelques projets sous financement de la BAD en partenariat avec le Projet d’Appui au Développement des Infrastructures Rurales, PADIR en sigle,  notamment dans le cadre de la construction de 5 sources d’eau à Kapanga, la réhabilitation de la route Pandamwila-Musevu, et la réhabilitation du réseau de captage d’eau de Masanze Manzenz dans le but d’accroître le début de l’adduction d’eau de Musumba.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

La route nationale qui traverse le territoire est d’une importance capitale par le fait qu’elle facilite les mouvements des personnes et leurs biens, mais fort malheureusement, son état de délabrement très avancé ne favorise pas des transactions commerciales et pourtant, elle est le couloir qui fournit du carburant à la province de Lomami et seule du Kasaï central où des jeunes à vélo font plus d’un mois de marche pour quitter le territoire de DILOLO dans le Sud de la province du Lualaba et atteindre Lwilu dans le Lomami ou Lwiza dans le Kasaï central.

Et ce trajet sous une souffrance indescriptible des étangs d’eaux, de sable sur le long de la route et des coupures interminables dans le territoire de SANDOA comme dans le territoire de Kapanga.

Au-delà des routes, on retrouve une piste d’aéroport qui est une propriété de l’église méthodiste et où les interventions de l’Etat congolais sont quasi-absentes, ce qui rend obscure le contrôle officiel des mouvements, la détention des statistiques des opérations aéroportuaires s’y opérant.

Ensuite, la voie maritime reste précaire du fait de l’absence de lac et fleuve, avec une organisation quasi-informelle. De l’entre temps, les rivières Kasaï et Lulua servent des traversées pour les mouvements de la population au moyen des bacs et pirogues. Pour ce qui est de la rivière Lulua, le bac qui y est affecté est une propriété de l’Office de Route et qui facilite le passage des personnes et de gros tonnages (camions, et autres) de l’Angola vers la RDC et vice versa. Et cela, sans strict contrôle administratif des services spécialisés de l’Etat.

 

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le territoire de Kapanga est arrosé à son centre par la société de télécommunication Vadacom qui fournit ses services sur la cité de Musumba et les étend à Kalamba dans la partie Nord du territoire et aussi à Musev vers le sud. Mais ses services restent précaires avec des perturbations et interruptions de la connexion, ce qui ne facilite pas aux clients de pouvoir bien communiquer et réaliser de manière efficiente leurs activités.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

La réserve de Tshikamba est l’unique domaine réservé par le service de l’environnement du territoire. Il est ainsi exigé de ne pas y pénétrer ou y appliquer la chasse. Cette réserve a été créée sur arrêté ministériel no 52/34 du 15 avril 1954.

Toutefois, il est à signaler que par manque de mécanismes de protection et de conservation de ce site, il est objet d’occupation par des citoyens qui y appliquent la chasse et abattage des arbres malgré la décision du territoire portant interdiction de chasse, abattage sur cette réserve protégée.

Cette réserve s’étend du territoire de SANDOA par la rivière Kaungej jusqu’à la rivière Kasaï (de Masend-Moij, ruyemb, Chikamb jusqu’à Mboko où elle prend fin).

 

Espèces phares de la faune
  1. Les hippopotames,
  2. Les buffles,
  3. Les éléphants,
  4. Les lions,
  5. Les crocodiles,
  6. Les antilopes.

Ces espèces sont localisables dans les savanes herbeuses et boiseuses du territoire de Kapanga ; mais, selon les autorités, la guerre de 80 jours qui a eu lié dans le territoire sous le régime du feu Mobutu avait tué plusieurs de ces animaux sauvages, ce qui fait que ces espèces deviennent de plus en plus rares. Il a été souligné que même des poissons ont également subi le poids de cette guerre. Raison pour laquelle la population dépend actuellement du territoire de SANDOA et le pays voisin pour des produits halieutiques.

En plus, il reste à signaler que la pratique de braconnage et le feu de brousse fait que les éléphants et les hippopotames se réfugient dans le nord de la République Angolaise et dans le Sud de la rivière Kasaï.

Les espèces protégées:

  1. Les hippopotames,
  2. Buffles,
  3. Les antilopes,
  4. Les gazelles,
  5. Lions.

Espèce non protégé

  1. Les singes.
Espèces phares de la flore
  1. Kalenga,
  2. Tshamba,
  3. Pandamwila.

Ces espèces sont localisables en site de scierie pour ceux qui les exploitent comme ces bois sont utilisés pour la transformation en grumes commerçables, et cela sur autorisation du service de l’environnement.

 


Situation sécuritaire

Sur le plan sécuritaire, la situation est relativement calme sauf quelques cas d’insécurité signalée sur la route nationale no1.


Opportunités de développement

 Le territoire de Kapanga présente d’énormes opportunités de développement par exemple :

  • La présence des ressources naturelles (l’or, le dimant, le cobalt, les forêts riches en bois),
  • Les rivières poissonneuses et sur lesquelles peuvent être construites des barrages électriques,
  • Une population active et capable de travailler.

 

 

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