Territoire de Sandoa

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Lualaba
Superficie 25 337 km²
Taille estimée de la population 387 435 hab.

(source: Bureau de l’Etat civil du territoire, rapport du deuxième trimestre 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Sandoa est une entité décentralisée de la province du Lualaba. Il a été créé vers les années 1903 par l’ordonnance loi n° 413 du 15 Décembre 1947. Le territoire de Sandoa fut d’abord implanté à Katola, actuel emplacement du chef-lieu de la Chefferie de Tshibamba. Il est localisé au Sud-est de la république démocratique du Congo, précisément un peu au centre de la nouvelle province du Lualaba.

Il est limité au nord par le territoire de Kapanga ; au sud par le territoire de Dilolo, une limite naturelle sur la rivière Lushiji et ligne imaginaire ; à l’Est par le territoire de Kamina et Kaniama, limite naturelle sur la rivière Lubilaji et ligne imaginaire. A l’ouest, il est limité par la république d’Angola, limite naturelle sur la rivière

Coordonnées géographiques :

  • Longitude : 22° Est et 24 ° Ouest
  • Latitude : 9° Nord et 10° Sud,
  • L’altitude moyenne est de 870 mètres situé à 23° du Méridien de Greenwich.

Climat : On trouve au sein du territoire de Sandoa un climat tropical caractérisé par deux saisons à savoir : la saison de pluie allant du Mois d’octobre à mi-avril et celle sèche couvrant la période de Mai à Octobre.

Hydrographie : Le territoire de Sandoa est drainé  par plusieurs rivières notamment : La rivière Lulua, Lubilaji, Kajilieji, Lushiji (qui sépare Sandoa du territoire voisin de Dilolo), Kamafika, Zombo, Rova, Randu, Lueu, Luizo, le Kasaï (qui le sépare de l’Angola).

Végétation : La végétation est faite d’une savane boisé, parsemé des termitières. Les forets dont de plus en plus rares sur l’étendue du territoire sauf à Kafakumba où il y a quelques espaces de forêts.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire n’a pas une grande particularité singulière en termes de richesses du sous sol. Néanmoins on trouve au sein du territoire des grandes potentialités agricoles et un environnement très propice à l’élevage. On peut toutefois y trouver quelques quantités d’or, notamment dans les rivières et quelque fois sur la terre ferme. Une société nommée SOMISA (Société Minière de Sandoa) est en projet depuis Août 2014 pour l’exploitation de l’or mais qui, à la grande surprise, n’a pas commencé les activités jusqu’à ces jours.

Données culturelles

Deux grandes ethnies existent. Ce sont les Tshokwe et les Lunda dont la tribu Tshokwe est majoritaire dans les huit chefferies qui composent le territoire. Toutefois, on rencontre les Kaudi (Lunda) dans la chefferie Tshipao et les Pimino (Lunda) dans la chefferie Kayembe-Mukulu.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (85%)
  2. Tshokwe (65%)
  3. Lunda (35%)
  4. Lingala (5%)

Le swahili est la langue communément parlée par la population du coin. Le Lunda et le Tshokwe sont les deux langues vernaculaires parlées ici à Sandoa. Dans le territoire voisin du nord (Kapanga), c’est le Lunda qui est plus parlé comme langue locale. Plus au sud (Dans le territoire de Dilolo), le Tshokwe et d’autres langues dominent comme langues locales. Le territoire de Sandoa est donc comme un carrefour des langues locales parlées dans les deux territoires voisins. Signalons, avec insistance, que les populations de ces territoires sont de l’ancien empire Lunda. Il est à noter que le Swahili est parlé par presque toutes les couches des populations. Le Tshokwe est beaucoup plus parlé car c’est la langue d’une grande partie de la population. Signalons que les deux langues (Le lunda et le Tshokwe) coexistent très souvent ensemble car beaucoup de gens parlent les deux langues en même temps.

Principales activités
  1. L’agriculture et l’élevage (les gros et petits bétails, la volaille)  (85%) ;
  2. Le commerce (15%) ;
  3. La pèche artisanale sur la rivière Lulua, Kajileji, Kasaï, Lubilaji, Lushiji, Kamafika, Zombo, Rova, Randu, Lueu, Luizo (15 %) ;   

Il sied de noter que l’agriculture dans le territoire est en grande partie du type vivrier, une agriculture de subsistance dans une proportion assez considérable. En dehors des fermes familiales de dimensions moyennes très souvent, il y a de grandes fermes : la ferme Randu des Pères Salvatoriens (Toujours active, et la plus grande du territoire d’ailleurs), la ferme Mwinijamba et la ferme Kabelenge (En situation d’inexploitation depuis un certain temps), la ferme ONDE ou Office Nationale d’Elevage (Non exploité aussi), Subira –confort (Non exploité).


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 252

Principaux opérateurs économiques

Il n’existe pas trop de grands opérateurs économiques dans le territoire de Sandoa, Il existe juste quelques activités à petite et moyenne échelle. On peut cependant noter quelques PMEs se concentrant essentiellement dans la chefferie Lumanga, avec des branches dans d’autres chefferies et groupements et qui influencent significativement la vie économique du territoire. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, matériaux de construction, marmites, appareils électroménagers, etc.) mais aussi ils assurent le transport des biens en provenance des pays limitrophes et de grande villes comme Lubumbashi et sont très souvent des exploitants agricoles. Ils effectuent aussi le transport des produits vivriers du territoire de Sandoa vers d’autres territoires voisins et les grandes villes (Lubumbashi, Kolwezi, Likasi, etc.). On peut en citer quelques uns et leurs établissements (Par ordre de grandeur) :

  1. Ets Bercail appartenant à Mr Kalimu : œuvre dans l’agriculture, l’élevage, la vente surtout en gros mais aussi en détails des produits manufacturés. Cet établissement  œuvre aussi bien dans le secteur de transport des biens ;
  2. Complexe La Gloire, appartenant à Mr Ilunga José. Cet entrepreneur opère dans le secteur de transport des biens, dans la vente des outils de construction (quincaillerie), opère dans l’agriculture et l’élevage, mais aussi il opère dans le transport des biens ;
  3. Ets Tout fait nombre à Sandoa cité, appartenant à Mr Kayombo : opère dans la vente des produits manufacturés, est agriculture, élevage et transport des biens.
  4. Ets La référence, appartenant à Monsieur Mpunga. Cet établissement opère dans la vente des produits manufacturés, dans la vente des médicaments (Pharmacie), agriculture et élevage.
  5. Ets JC, qui opère dans la vente des produits manufacturés, dans le transport des biens, en agriculture et élevage.
Principales activités des opérateurs économiques
  1. Agriculture et élevage
  2. Commerce général
  3. Service de transport des biens par véhicules
Principales activités des PME/PMI
  1. Vente des produits vivriers ;
  2. Vente en détails de quelques produits manufacturés ;
  3. Transfert de fonds ;
  4. Hôtellerie ;
  5. Productions des biens (menuiserie, postes de soudure, distillerie des boissons locales, etc.)

 Le produits vivriers (les causettes de manioc, les graines de maïs, arachides, etc.) se vendent souvent en l’état, sans subir aucune transformation faute d’énergie électrique plus particulièrement et le manque d’infrastructures adéquats pour cette fin. C’est d’ailleurs peut être ça qui est la cause de l’absence des filières agricoles ou de filières en général au sein du territoire de Sandoa. Les produits manufacturés y sont suffisamment chers à cause de l’état de route qui ne permet pas d’acheminer facilement les biens jusqu’au niveau du territoire. Les camions qui sont utilisés pour cette fin font des jours en route avant de parvenir au territoire, faute des tronçons praticables. Par contre les produits vivriers eux, surtout ceux produits localement, sont pour la plupart de fois bon marché.

 

Grandes entreprises locales

On ne trouve pratiquement pas une grande quantité d’entreprises au sein du territoire, que ce soit dans le domaine de la production, du commerce que des services. Le territoire a connu auparavant des grandes entreprises comme COTOLU qui occupait la filière coton au sein du territoire. Mais aussi il y avait DIMOND-CONGO qui avait la filière tabac. Tous les deux ont fermé les portes il y a déjà belle lurette. Le territoire se contente de son nombre non négligeable des PMEs qui tiennent, autant bien que mal, l’économie du territoire.

Il n’existe pas dans le territoire de SANDOA, des activités économiques à grande envergure, on n’y trouve que des PME et surtout beaucoup d’activités du ressort du secteur informel.

Principaux produits agricoles
  1. Le manioc
  2. Le maïs
  3. Les arachides
  4. Les haricots
  5. Les ananas
  6. Le riz
  7. Les légumes verts

Le manioc est un aliment de base dans le Lualaba en général et dans le territoire de Sandoa en particulier.

Les autres produits hormis le manioc et le maïs sont produits à petite échelle par rapport à auparavant vue la mauvaise qualité d’accompagnement des agriculteurs en terme de capacitation et d’intrants. Mais remarquons que les productions avaient augment é lors du projet PRESSAR, grâce à son apport en semences. Le manioc et le maïs sont produits dans presque toutes les chefferies du territoire de Sandoa. Le manioc est principalement consommé en pate, et n’est pas tellement sujet à l’importation ou à l’échange avec les territoires voisins, il est beaucoup consommé localement. Le maïs par contre fait souvent l’objet d’échange avec les territoires voisins et d’autres milieux. La farine de manioc est souvent consommée seule, et quelques fois associée à la farine de maïs.

La production de manioc par hectare  peut facilement atteindre 8 t, le maïs 1,3 t, les arachides 0.620 t, les ananas 0.5 t, les haricots 0.700 t, le riz paddy 0.700 t. Ajoutons que le territoire de Sandoa est à vocation agropastorale, différents types d’agriculture et d’élevage y sont favorables vue la qualité du sol et son environnement. Par exemple ici, l’élevage du porc est pratiqué par plus ou moins 35 % de la population.

Principaux produits non agricoles
  1. Champignons
  2. Chenilles
  3. Munkoyo
  4. Bikanda

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de Sandoa sont des produits forestiers non ligneux (champignons, chenilles, etc.). Ils sont prélevés dans les forêts et sont consommées presque toute l’année, Les chenilles sont cependant périodiques et prélevés dans les forets et autour des rivières. Ces produits sont destinés à la consommation locale et on les trouve dans presque toutes  les 8 chefferies du territoire de Sandoa. Il est très difficile d’estimer la quantité produite de cette catégorie d’aliments et il faut préciser que toute la production est destinée souvent à la consommation locale.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (80%)
  2. Solaire (1,2%)
  3. Groupes électrogènes (0.2%)

Le territoire de Sandoa connait un très grand problème d’énergie, il n’a jamais été électrifié. Cependant, il se pourrait qu’un projet d’électrification du territoire de Sandoa est en cours, une ligne qui va quitter la cité de Kasaji dans le territoire de Dilolo jusqu’à Sandoa. Ce qui fait retarder la finalisation de ce projet d’électrification est, selon les sources locales, le manque des poteaux et fils pouvant servir à transporter l’énergie jusqu’au territoire de Sandoa.

La plupart des ménages utilisent, à la tombée de la nuit, des torches avec piles pour l’éclairage et de l’énergie sous panneaux solaires. Cependant, quelques ménages utilisent des groupes électrogènes pour des besoins domestiques et les différentes PME pour faire tourner leurs appareils. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages.

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 39

Le territoire de Sandoa possède deux hôpitaux généraux de référence dont un hôpital général de référence par zone de santé.  Il y a HGR de Sandoa situé dans la chefferie Lumanga et l’HGR de Kafakumba situé dans la chefferie Tshipao. On trouve au sein de l’HGR de Sandoa des services de médecine interne, de pédiatrie, chirurgie et gynécologie obstétrique.

L’HGR de Kafakumba est situé dans la chefferie Tshipao et fonctionne avec les 4 services du paquet complémentaire de base à savoir : la médecine interne, la pédiatrie, la chirurgie et la gyneco-obstetrique avec une capacité d’accueil de 75 lits montés. Les centres de santé fonctionnent avec un PMA de base ou incomplet. Il y a un service d’imagerie avec une écographie fonctionnelle et une radio non fonctionnelle. Elle compte à son sein 14 aires de santé, chacune correspondant à un centre de santé qui gravité autour du seul hôpital général de référence à savoir l’HGR Kipuki, qui est une confessionnel catholique. Les 14 aires de santé sont réparties de la manière suivante selon les chefferies : chefferie Tshipao avec 6 aires de santé, chefferie Kayembe-Mukulu 5 aires de santé, chefferie Sakundundu 3 aires de santé.

La zone de santé de Sandoa possède 25 centres de santé dont 7 dans la chefferie Mbako, 9 dans la chefferie Lumanga plus l’HGR, 4 dans la chefferie Samutoma, 2 dans la chefferie Tshibamba et 2 dans la chefferie Muteba. Signalons que tous les centres de santé du territoire de Sandoa, que ce soit ceux de la zone de santé de Kafakumba ou la zone de santé de Sandoa, offrent le paquet minimum d’activités (PMA) : maternité, pédiatrie, les petites chirurgies, etc.

Un centre de santé dans le territoire de Sandoa emploi en moyenne 4 infirmiers, le nombre d’infirmiers dépendant très souvent de la taille du centre de santé. Pour des cas graves, les malades sont acheminés aux HGR. La petite quantité de médicaments disponible est financée en grande partie par les moyens de bord des structures de santé. Le projet PARSS a déjà cessé d’intervenir dans le secteur de la santé dans le territoire de Sandoa, c’est plus d’une année que les zone de santé de Sandoa n’ont plus de partenaire permanent. Cependant, il y a Action Damien, une organisation belge qui intervient superficiellement dans le secteur de la santé, précisément dans le programme LTB (Lèpre et Tuberculose). Il y a aussi le programme PDSS ou Programme de Développement du secteur Santé qui va commencer à intervenir probablement en début 2016.

Maladies les plus récurrentes
  1. Le paludisme
  2. Les infections respiratoires aigues
  3. L’anémie
  4. La fièvre typhoïde
  5. La malnutrition proteino-calorique 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 150
Ecoles secondaires 62

Le territoire de Sandoa compte à son sein deux sous-divisions, Sandoa I et Sandoa II. La sous-division I ou Sandoa I compte à son sein une école maternelle, 89 écoles primaires et 38 écoles secondaires ; ce qui fait un total de 128 écoles pour la sous-division I disséminées  plus ou moins équitablement sur toute l’étendue de la sous-division. La sous-division II compte à son sein 61 écoles primaires, 24 écoles secondaires et une école maternelle. La situation des infrastructures scolaires au sein de deux sous-divisions reste précaire dans une grande proportion. Par exemple dans la sous-division I, le nombre de classes en semi dur et en paille reste très considérable : 390 classes en semi-dur et 197 en paille sur un total de 805 classes que compte toute la sous-division. La sous-division I regroupe 5 chefferies (Lumanga, Mbako, Samutoma, Tshibamba, Muteba) sur les 8 que compte tout le territoire de Sandoa et la sous-division II les 3 chefferies restantes (Tshipao, Sakundundu et Kayembe-Mukulu). Signalons qu’il y a deux écoles maternelles dans tout le territoire de Sandoa, une dans la sous-division I et l’autre dans la sous-division II.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

ISEAV (Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques et Vétérinaires) est une institution publique qui date de très longtemps dans le territoire de Sandoa. L’institution était déjà opérationnel depuis 1993 mais c’est seulement en 1994 que l’institution a eu une arrêtée ministérielle. Beaucoup de cadres universitaires et intellectuels (chefs d’établissement, enseignants, agents de l’administration publique, etc.) au sein du territoire ont dû y être formés. Cette institution se trouve dans la chefferie Lumanga, il a son campus principal au chef lieu même de la chefferie Lumanga, mais son bureau administratif se trouve à Sandoa-cité. L’ISEAV a son sein l’option d’agronomie générale, l’option d’agro-vétérinaire. Signalons qu’une option de gestion des entreprises et développement rural s’est ajouté au nombre d’options que compte l’ISEAV depuis 2014. Le personnel y est pris en charge par l’état, ils reçoivent un forfait qui ne tient malheureusement pas compte des grades du personnel. Il n’y a donc pas de prime institutionnel dont bénéficie le personnel, il n’y a pas non plus de frais de fonctionnement alloué à l’institution par l’Etat.


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités

Les organisations non gouvernementales ne pullulent pas trop dans la province du Lualaba en général et dans  le territoire de Sandoa en particulier. On peut cependant y trouver quelques organisations locales, des associations sans but lucratifs. On peut entre autre citer :

TRECA (Trésor Caché) : œuvre dans l’agriculture, l’élevage et l’amélioration des infrastructures

CADAP : Centre Agricole de Développement des Associations Paysannes

AFESAMI (Association des Femmes de Sandoa pour le troisième Millénaire) : encadre les femmes dans différentes activités : coupe et couture, sensibilisation au genre. Elle fait aussi des vulgarisations agricoles.

COOPABIE (Coopérative Agricole et du bien être) : Elle encadre ses membres dans l’agriculture, l’éducation et la santé

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRESAR : Délocalisation et modernisation du marché central de Sandoa (« Tujenge »);
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires) ;
  3. PARSS (Projet d’Appui à la Réhabilitation du Secteur de la Santé).

La construction du marché central de Sandoa a été financé par le gouvernement à travers le projet PRESAR et reste jusque là en chantier après amorçage des travaux en 2010. Il faut signaler que c’est toujours dans le cadre du projet PRESAR (Projet de Réhabilitation du Secteur Agricole et Rural) que quelques pompes et sources d’eaux avaient été construites. Le PRISS a construit quelques écoles au sein du territoire notamment l’école primaire Chem-chem, et l’institut Mwatshisenge dans la sous-division I. Toujours dans le cadre du projet PRISS, deux écoles ont aussi été construites dans la sous division II ou Sandoa II, il s’agit de l’école primaire Kafunga et de l’école primaire Kayembe Mukulu

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Le PDSS OU Programme de Développement du Secteur Santé

 Le PDSS ou Programme de Développement du Secteur Santé, va débuter ses interventions dans la zone de santé de Sandoa en début 2016, avec comme principaux bailleurs la Banque Mondiale, l’Unicef, GAVI, MSH. Le personnel devant travailler dans ledit projet a déjà été recruté et formé, ils n’attendent que le lancement du projet en question. Nous avions appris des sources sures que c’est durant cette année 2017 que ledit projet est train d’être executé.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Le territoire de Sandoa n’est pas doté de plusieurs routes à son entrée. La route principale d’entrée dans le territoire de Sandoa part de kolwezi, atteint la cité de Kasaji dans le territoire de Dilolo et croise la route provinciale numéro 607 qui est la principale ou l’entrée par excellence dans le territoire de Sandoa, que ce soit par véhicule ou autre moyens. Précisons que la route nationale descend dans le profond du territoire de Dilolo pour encore remonter dans le territoire de Sandoa et atteindre la frontière avec le territoire de Kapanga. Disons que cette partie de la route nationale (quittant le territoire Dilolo jusqu’au chef lieu du territore de Sandoa) est impraticable par véhicule depuis beaucoup de tems déjà, seuls les motos et vélos sont utilisés sur ce tronçon long de144 km. Beaucoup de véhicules n’y arrivent presque pas, à part les gros camions transportant des marchandises et qui font plusieurs jours en route, mais aussi des véhicules bien tapés (comme Landcruiser 4×4, etc.) et ce via la route provinciale 607 (Kasaji-Sandoa). Le transport des particuliers au sein du territoire est surtout assuré par des motocyclettes et des vélos. Le vélo est un moyen de transport incontournable au sein du territoire.

La route de desserte agricole quitte sandoa-cité vers la chefferie de Kampeu en passant sur le pont situé sur la rivière Lulua jusqu’en chefferie de Mbako, de Samutoma, et finalement Kampeu en chefferie de Muteba. Un autre tronçon de desserte agricole va de Sandoa-cité  vers la chefferie Muteba et de la chefferie Muteba jusque dans la chefferie Chibamba. Il y a aussi la route Sandoa-cité jusqu’à Kasau dans la chefferie Mbako. Il y a également la route Sandoa cité-Tchimbalanga (un ancien poste administratif)-chefferie Sakundundu jusqu’à Mangu dans la chefferie de Kayembe-Mukulu.

En ce qui concerne les routes de dessertes, on peut retenir globalement les tronçons ci-après :

  1. Mbako-Samutoma-Kampeu 
  2. Kasombojan-Muteba 
  3. Sayava-Tshiswenge-Sakapela 
  4. Sakapela- Lubanda 
  5. Mazazo-kalele-sapindji 
  6. Namwana-Kangamba 
  7. Samukuo-tshibamba 
  8. Kangamba-Kaundaunda 
  9. Sakundundu-Mbangu 
  10. Kafakumba-Nasonyi 
  11. Mbangu-tshimikinda 
  12. Sapesa-Dizavumba 
  13. Muine Wanda –Diyamba 
  14. Salini-sakatanga 
  15. Malende-Ndolo 
  16. Tshipao-Mupuelete 
  17. Kangamba-tshibwika 
  18. Tshimbalanga-Sakundundu 
  19. Mbangu-kayembe mukulu 
  20. Tshipao-Sangatshila 
  21. Samukuo-tshibwika-mboko-sengeu 
  22. Kakuku-kangamba-samukuo 
  23. Mboko-tshibwika 
  24. Mboko-kalamba Mukambo 
  25. Nzengeu-Mboko 
  26. Sapesa-tshila tengu 
  27. Ngongo-kamwangala 
  28. Kangamba-sasuana 
  29. Kasau-talola 
  30. Kabelenge-Muin katoka

Signalons qu’il n’y a pas d’aéroport à Sandoa, il n’y a que quelques aérodromes dont celui de Sawamba, dans la chefferie de Lumanga (qui peut recevoir de moyens et petits avions, hélicoptères). Cette piste est impraticable depuis un temps déjà, l’herbe a envahi la piste faute d’entretien. Il ya aussi un aérodrome dans la chefferie Tshibamba (qui peut recevoir des avions moyens et petits, des hélicoptères), mais aussi à Kafakumba et à Mwajinga. Ces deux derniers aérodromes furent l’œuvre des Missionnaires méthodistes.

Le territoire de Sandoa n’est pas connecté à d’autres territoires voisins par voies navigables. Néanmoins, des pirogues peuvent quitter l’Angola, traverser la rivière Kasaï avec quelques petites marchandises et atteindre le territoire ce Sandoa. Le mouvement étant bien sûr réciproque, quoique ce trafique ne soit pas dense. Dans ce trafic, seul les pirogues sont utilisées. Il n’y a pas utilisation de bateaux dans ce trafic.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux implantés dans le territoire de Sandoa sont, comme on l’a mentionné, Orange et Vodacom. Signalons que la qualité de service qu’offrent ces réseaux de communication dans le territoire de Sandoa n’est pas bonne. La station du réseau Orange est implanté à MAS, à peu près à 10 km de la cité de Sandoa, le signal qu’il offre est souvent faible et ne permet facilement l’accès à tous leurs services (Internet par exemple). Pour exemple par rapport au service Money, le réseau Vodacom n’offre pas le service de M-Pesa, le réseau Orange n’offre pas aussi Orange Money dans Sandoa. Il y a aucun réseau qui offre de carte prépayées pour ses abonnées à Sandoa, la seule façon existante de se procurer du crédit de communication est le transfert ou le flash. Se procurer une Sim blanche reste jusque là pas facile à Sandoa. La station du réseau Vodacom lui, se situe en pleine cité de Sandoa, au chef lieu du territoire.

Le réseau de télécommunication Airtel qui, jusque là est absent à Sandoa, est en processus d’implantation d’une station au sein du territoire. Déjà le matériel devant servir à cette cause est entreposé au sein du territoire dans la cité de Sandoa.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

La chute d’eaux dont il est question ici est nommée chute Kading et est localisée dans la chefferie Muteba. C’est un endroit avec des grandes caractéristiques touristiques, on trouve autour de la chute des grandes pierres superposées.  Le territoire de Sandoa n’a pas été  tellement pourvu de beaucoup d’endroits avec attrait touristique. Cependant, les paysages présentent une beauté naturelle très beau à contempler. Les différentes rivières qu’on trouve au sein du territoire donnent quand même une belle vue, elles constituent un attrait, objet de tourisme. Le lac Bebe situé à 120 km du territoire dans la chefferie Tshipao constitue aussi grand un site touristique. Ce lac possède une grande variété de poissons. Les rapides de la rivière Lulua dans la chefferie Samutoma et la chute Kading dans la chefferie Muteba sont des structures touristiques considérables.

Il sied d’épingler les réserves Lunda-Tshokwe entre les chefferies de Samutoma et Tshibamba et celui de Kayembe-Mukulu, renommées jadis pour plusieurs espèces de gibiers mais qui malheureusement sont abandonnées depuis des longues dates.

Espèces phares de la faune
  1. Les hippopotames
  2. Les lions
  3. Les crocodiles (caïmans)
  4. Les serpents (cobra et boa)
  5. Singes
  6. Antilopes
  7. Gazelles
  8. Hippopotames
Espèces phares de la flore
  • La chaîne (Lusanga),
  • Mulende,
  • Tshiyena.

 


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire à Sandoa est calme contrairement à plusieurs coins de la RDC. Le phénomène « groupes armés » est inexistante à Sandoa et ce, depuis très longtemps. Les gens effectuent leurs voyages pendant la nuit comme la journée sans trop s’inquiéter. La grave situation d’insécurité que le territoire de Sandoa a connu c’est pendant la guerre de libération vers les années 1996. On ne peut pas affirmer que la sécurité y est totale, d’autant plus que le pays connait de l’insécurité sous plusieurs formes. Mais au moins, finissons ces lignes en disant qu’un calme appréciable y règne. 


Opportunités de développement

 Le territoire de SANDOA possède quelques richesses naturelles qui peuvent permettre son développement :

  • Son sol argilo-sablonneux qui est très favorable à l’agriculture, même du type industriel. Investir donc dans le domaine de l’agriculture et l’élevage peut être très rentable et productif au sein du territoire de SANDOA car le sol et l’environnement le permettent. Le sol du territoire est trop arable, il peut facilement permettre la croissance d’une grande variété des cultures ;
  • Les rivières qui drainent le territoire de SANDOA sont très poissonneuses. Si la pêche est bien organisée et contrôlée par l’inspection de l’inspection de l’agriculture, pêche et l’élevage ; les pêcheurs encadrés et instruit pas la même inspection, les poissons peuvent se pêcher en plus grande quantité, quoique même présentement le territoire exporte beaucoup vers d’autres coins des poissons, surtout les petits poissons fumés communément appelé «Milonge». Une pêche donc bien organisée engendrerait beaucoup de capitaux non seulement pour le territoire mais aussi pour les acteurs participants dans la chaine de production ;
  • L’élevage est favorable au territoire de SANDOA, c’est un territoire à vocation agropastorale. Le pâturage y est doux et favorable, l’environnement est favorable à l’élevage des porcins, bovins, caprins, ovins ; dans l’ensemble a beaucoup de type d’élevage ;
  • Une quantité non négligeable d’or dans le sous-sol et rivières du territoire, quantité pouvant aider à booster le développement du territoire une fois exploité dans des bonnes conditions ; notamment dans la rivière Lulua ;
  • Les routes, si elles sont bien aménagées, elles favoriseront l’évacuation des produits agricoles pour le commerce dans les territoires voisins et les grandes villes de la province. C’est surtout la route provinciale N° 607 et la route provinciale N° 606 qui sont des principales voies d’entrées et de sortie dans le territoire de SANDOA.

Sa faune sauvage

Avec sa faune riche en hippopotames, lions,crocodiles (caïmans),serpents (cobra et boa),Singes,Antilopes,Gazelles,le territoire pourrait, si des zoos y étaient créés, attirer des milliers de touristes, créant de l’emploi, et boostant l’économie.

 

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