Territoire de Kwamouth

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maï-Ndombe
Superficie 13 945 km²
Taille estimée de la population 216 275 hab.

(source: Rapport annuel de l’administration du Territoire de Kwamouth, 2016 )


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Kwamouth a été créé par l’ordonnance n°90-046 du 12 février 1990. Avant qu’il ne devienne un territoire à part entière il dépendait du territoire de Mushie et n’était qu’un poste d’encadrement administratif, il était alors dirigé par un Commissaire de zone assistant résident.

Le territoire de Kwamouth est limité :

  • Au Nord par les territoires de Bolobo, Mushie et Kutu. Mais il est cependant séparé de ces derniers par la rivière Kwa (Kasaï). La rivière Kasaï est appelée « Kwa » à son tronçon Mushie-fleuve. D’ailleurs pour la petite histoire, le mot « Kwamouth » est en partie un anglicisme parce qu’il est une combinaison du nom de la rivière Kwa, qui déverse son eau au fleuve, au lieu de la confluence, à la manière d’une bouche qui vomit (Bouche = mouth en anglais), c’est ce qui a donné naissance au mot « Kwamouth » qui signifie « la bouche de Kwa » ;
  • Au Sud le territoire fait frontière avec la commune de Maluku (une commune urbano-rurale de la ville de Kinshasa) ;
  • A l’Est par la ville de Bandundu et le territoire de Bagata séparés par les rivières Kwilu et Kwango
  • A l’Ouest par le majestueux fleuve Congo avec à l’autre rive le district de Ngabe (République du Congo).

 Données géographiques

  • Longitude 016°20’223 » Est ;
  • Latitude 03°18’003 » Sud ;
  • Altitude 100 à 150 m.

Climat

Le climat est tropical avec une alternance des saisons entre les saisons pluvieuse et sèche. La saison pluvieuse s’étend du 15 septembre au 15 mai et la sèche va du 15 mai au 15 septembre. La température moyenne varie entre 23 et 28°C et peut aller jusqu’à 31°C.

Hydrographie

Le territoire de Kwamouth compte, en plus du grand fleuve Congo, les cours d’eau suivants Kasaï (Kwa) et Kwango mais aussi Ntomo et Lidi hormis les très petites rivières. Ce sont là les cours d’eau qui font le bonheur des pêcheurs à Kwamouth.

Végétation

Il y a quelques années le territoire était à caractère forestier pour une grande part. Mais avec le système d’agriculture itinérante et la fabrication du charbon de bois, couvert végétal du territoire s’est actuellement dégradé en savane boisée et herbeuse. Les formations forestières sont rencontrées plus vers le centre et l’Est du territoire.

Sol

Le territoire de Kwamouth se trouve dans la cuvette centrale, le type de sol rencontré est sablo-argileux et aussi argilo-sableux par endroit. C’est un sol propice à l’agriculture, compte tenu de la fertilité qui le caractérise.

Particularités et richesses du territoire
  • Le territoire de Kwamouth est peuplé des Teke-sud, peuple autochtone, qui reste une ethnie et une tribu dominante. On peut également noter la présence d’une population flottante compte tenu de la situation du Territoire de Kwamouth par rapport à la confluence entre le fleuve et la rivière Kasaï. C’est d’ailleurs cette situation particulière qui lui confère les caractéristiques d’une terre d’accueil pour beaucoup de peuples dont les Kinois, les tetela, les swahili, les Luba, les mbala, les Yaka, les Nkundo, les Ngala, les Sakata, les Lokele, les Topoke, les Yansi, les Luba etc. Ceci fait qu’il ait une culture diversifiée synonyme d’une richesse culturelle hors pair.
  • Le territoire de Kwamouth est une entité à vocation agricole, on pratique la culture des produits vivriers et l’exploitation forestière. La pêche y est aussi pratiquée dans les rivières Kwa (Kasaï), Kwango et dans le fleuve Congo.
Données culturelles

Les Téké-sud sont des originaires mais le territoire connait une prédominance d’une multitude des populations venues d’ailleurs. Celles-ci occupent ainsi les terrains agricoles, d’élevage et d’étendues des forêts pour la fabrication des braises et autres activités dont la chasse. Parmi elles, nous pouvons citer les Tetela, les Sakata, les Bangale, les Kongo, les Luba, les Swahili, les Nkundo et celles originaires des provinces de Kwilu et Kwango (Kwilois et Kwangolais), etc. Ils sont repartis dans les quatre groupements suivants : Bateke-Sud, Baboma-Banku, Bokala et Baboma-Sud.

Les principaux clans sont repartis suivant les groupements de la manière suivante :

Groupement de Batéké-Sud : Emomolala, Basitwo, Roo, Lisia, Embien, etc.

Groupement de Baboma-Banku : Botimi, Mpala, Mbwanta, Nku, Boma, etc.

Groupement de Baboma-Sud : Nkala, Tswara, Dia, Embwantala, Mongio, Bwala, etc.

Source : Le rapport annuel d’administration du territoire 2016

Langues parlées dans ce territoire
    1. Lingala ;
    2. Kikongo ya l’Etat ;
    3. Kiteke (Sud)
    4. Kinkundo ;
    5. Kimbala ;
    6. Kinku ;
    7. Kiyansi ;
    8. Sakata ;
    9. Kitetela (Nord).

    L’influence de Lingala est grande (100%) du fait de la situation géographique du territoire (voisin direct de Kinshasa) donc des commerçants kinois peuvent quitter Kinshasa à partir de Maluku dans le but de faire du commerce à Kwamouth. Et suite à une proportion importante des peuples Ngala qui sont venus de l’Equateur par le fleuve. C’est ce qui fait que tout le monde dans le territoire parle très bien Lingala. Le Kikongo (90%), lui, est parlé dans l’ensemble de l’ancienne province de Bandundu et le fait qu’il soit utilisé à Kwamouth ne devrait surprendre personne. Quant à la langue Kitete (45%), c’est une langue des peuples autochtones et n’est parlée que par une partie de la population. Ce fait se justifie par une occupation du territoire beaucoup plus importante par d’autres peuples venus d’autres contrées (les swahili, les sakata, les mbala, les Nkundo et les yansi, les yaka, les nzale, etc.) amenant ainsi leurs langues avec eux. Notons également l’utilisation des langues comme Kitetela, Tshiluba par les peuples des mêmes noms venus via la rivière Kasaï.

Principales activités
  1. Agriculture et élevage;
  2. Pêche ;
  3. Chasse ;
  4. Commerce ;
  5. Navigation.

Le territoire de Kwamouth est une entité à vocation agricole, on pratique la culture des produits vivriers et l’exploitation forestière.

La pêche (artisanale) y est aussi pratiquée dans les rivières Kwa, Kwango, Kasaï et dans le fleuve Congo. L’élevage se pratique le long du Kasaï, de Kwango et au Fleuve.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 250 FC Acheteur : 1$ = 1 000 FC
Nombre d’opérateurs économiques 30

Principaux opérateurs économiques
  1. Vodacom : télécommunication ;
  2. Orange : télécommunication  ;
  3. Airtel : télécommunication ;
  4. Jules BOLA : commerce;
  5. Freddy BOFOLA : commerce et transfert d’argent;
  6. Coco OLENGA Malaïka: Mécanique et électricité (micro réseau local) ;
  7. Neville KOLESHA : savonnerie Lion ;
  8. MOLOPI : Commerce général (boutique) ;
  9. MOLA saint Marc : Commerce (boutique) et auberge
  10. Jules BAKOKELE ;
  11. MBANZA ;
  12. Maman SOUZA : Armatrice
  13. Maître ZO : Commerce général (bar et boutique);
  14. CHIRA : Commerce général (bar et boutique)
  15. OUDART : Palmeraie Palme d’Or.

Il y a 30 opérateurs économiques qui sont reconnus dans l’ensemble du territoire dont la plupart sont basés dans la cité de Kwamouth.

Il y a 5 « centres commerciaux » qui sont : la cité de Kwamouth, Masia kwa, Masia mbio, Bokala et Kinsele et seulement 6 commerçants sont immatriculés par entité. La plupart de commerçants ne sont pas enregistrés et d’autres sont ambulants.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Télécommunication, transfert d’argent et vente des accessoires cellulaires ;
  2. Exploitation du bois ;
  3. Transfert d’argent ;
  4. Commerce général;
  5. Service mécanique ;
  6. Navigation ;
  7. Agriculture ;
  8. Fourniture en électricité (privée).
Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce général (téléphones et accessoires, carburant, boissons alcoolisées et sucrés, produits pharmaceutiques, produits manufacturés, etc.)
  2. Agriculture ;
  3. Transfert d’argent ;
  4. Navigation ;
  5. Mouture du foufou et maïs (moulins) ;
  6. Fourniture en électricité  et services mécaniques.
Grandes entreprises locales

Dans tout le territoire il n’y a aucune entreprise qui possède 50 travailleurs. Il y a quelques années à peine on parlait de Global bois, Terco, Tropical bois et Ribacongo qui œuvraient dans l’exploitation du bois mais qui ont dû fermer pour diverses raisons. La plus récente et la plus regrettée c’est la fermeture de Ribacongo, cette entreprise était basée dans le village de Bokala a été à la base de beaucoup de réalisations d’ordres sociales à l’instar de la construction d’un centre de santé équipé et de la construction et réhabilitation de quelques écoles. Il y a tout de même la savonnerie Lion qui a ouvert ses portes dans la cité de Kwamouth il y a peu (mi 2016) et qui emploie une dizaine de personne

Principaux produits agricoles
  •  

    Produits par importance

    Production en %

    1.      Manioc

    63,83

    2.      Maïs

    20,71

    3.      Arachide

    7,72

    4.      Canne à sucre

    6,30

    5.      Igname

    0,32

    Le sol de Kwamouth est adapté à plusieurs cultures, telles que cité sur cette liste qui, du reste, n’est pas exhaustive. Les agriculteurs vont saisonnièrement dans les fermes agricoles (campement agricoles) à plusieurs kilomètres des villages et cités pour y pratiquer l’agriculture. Mais il y a quelques années c’était le manioc qui était la culture la plus pratiquée. Ce changement est motivé par le commerce du maïs qui prend de plus en plus d’ampleur. Donc c’est dans le but de faire du commerce que le maïs est cultivé, ce qui n’est pas le cas pour le manioc. Mais quand même il est aussi employé dans la fabrication de la boisson alcoolisée locale appelée « Lotoko ». Le manioc, lui, est consommé sous forme de chikwangue avec la célèbre « kuanga bateke » qui est une spécialité Teke. Mais le manioc est aussi et surtout consommé sous forme de foufou, on préfère l’associer au maïs pour ne pas obtenir au finish une boule trop élastique.

    Le territoire importe beaucoup de produits de base depuis d’autres territoires comme de l’huile de palme, les poissons salés et fumés, le fumbwa, l’arachide, le niébé, etc. Tout comme il en exporte aussi d’autres à l’instar de la chikwangue, de cossette de manioc, de l’arachide, du maïs vers le Congo-Brazzaville.

Principaux produits non agricoles
    1. Charbon de bois ;
    2. Poissons salés et fumés ;
    3. Huile de palme ;
    4. Lotoko et vin de palme ;
    5. Chikwangues.

    Le charbon de bois est intensément produit parce que c’est la seule source d’énergie pour la cuisson des aliments et aussi parce que la jeunesse en quête de travail exploite la forêt pour sa fabrication afin de se faire un peu d’argent à travers son commerce. La pêche des poissons constitue aussi une activité à laquelle s’adonnent les jeunes de Kwamouth compte tenu de la chance qu’ils ont d’avoir le fleuve juste à côté et pour ce que représente le poisson non seulement sur le plan commercial mais aussi et surtout sur le plan alimentaire. La chasse, le territoire étant, pour une part importante, couvert des forêts, il regorge beaucoup de gibiers (éléphants, lions, antilopes, sangliers, aulacodes, buffles, etc) que les chasseurs se donnent le plaisir de traquer pour inonder les marché de Kwamouth. Il faut noter qu’il n’y a pas de produits réservés exclusivement pour une vente en dehors du territoire. Mais il peut arriver que des commerçants lors de leur passage soient amenés à s’intéresser aux produits soit de la pêche, soit de chasse ou agricole qu’ils désireraient acheter pour aller revendre.

Principales sources d’énergie
    1. Charbon de bois (100%),
    2. Panneau solaire (35%),
    3. Groupe électrogène (25%).

    Kwamouth étant un territoire ne disposant pas de services de la SNEL pour l’énergie électrique, la population se contente du charbon de bois pour préparer les aliments. Quant à la lumière, les informations, le divertissement et le chargement des téléphones ce sont les panneaux solaires et les groupes électrogènes qui sont utilisés. D’ailleurs il existe un micro réseau électrique local alimenté par un groupe électrogène d’une capacité de 100 Kwa appartenant à un opérateur Coco OLENGA du groupe « Malaïka ». Ce générateur fournit à plus de 100 maisons de l’électricité dans un intervalle de temps allant de 18 à 22 heures moyennant 800 francs congolais par jour et par maison. Cependant l’utilisation d’appareils à résistance (fours, réchauds, fer à repasser, etc.) est prohibée.

    Il faut signaler ici que vers les années 1990-1991, le Président Mobutu a doté le territoire d’un groupe électrogène de 55 Kwa à 8 cylindres qui alimentait toute la cité de Kwamouth et ses environs. A ce jour le groupe est toujours là et est en bon état mais les installations c’est-à-dire le réseau électrique a été victime de vandalisme, il y a en outre le problème de la fourniture en carburant, de batterie et d’alternateur.

    Et pourtant le territoire dispose de beaucoup de chutes d’eau qui pourraient être exploitées pour électrifier tout le territoire, on peut citer la Ngangwene (7m de hauteur de chute) sur la rivière Ntomo, la Nzamo-fini sur la rivière Lidi, la Ngankiono et la Biwala qui pourraient aussi être exploitées en plus dans le cadre du tourisme.

    Puisque le territoire peine dans ce secteur de l’énergie, un certain Monsieur Kombozi Ismaël qui n’a fait aucune étude, a su créer un micro barrage avec turbine sur la rivière Ngalobilo avec rien que les moyens de bord. L’énergie produite, bien que petite, lui permet de faire fonctionner un moulin, une mêle pour ses outils de travail et la lumière pour sa maison.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 30

Le territoire de Kwamouth n’a qu’une seule zone de santé et dans celle-ci on trouve 23 aires de santé, un Hôpital Général de Référence (HGR), trois Hôpitaux Secondaires de Référence (HSR) et trente postes de Santé. L’Hôpital Général de Référence se trouve dans la cité de Kwamouth, il a été créé en 1954, sa construction fut financée par FOREAMI avec la main d’œuvre des Messieurs JOURDAIN et OULLEE, tous de nationalité belge. La pédiatrie, la médecine interne, la chirurgie et la gynécologie obstétrique sont des services qui y sont organisés. L’Hôpital Général de Référence de Kwamouth a une capacité d’accueil potentielle de 65 lits et la capacité d’accueil réelle est de 45 lits, il compte 4 médecins et 32 infirmiers. On récence à ce jour dans l’ensemble du territoire 9 médecins (tous généralistes) et 204 infirmiers. Le ravitaillement en produits pharmaceutiques est parfois facilité, de façon sporadique, par le Projet PARSS. La plupart de temps l’hôpital s’organise de manière à dépêcher des agents à Kinshasa pour l’approvisionnement. La majorité des médicaments ne sont pas disponibles à cause de la rupture de stock qui est monnaie courante. Quant aux Hôpitaux Secondaires de Référence (HSR), les 3 se trouvent respectivement dans les villages de Masia kwa, Masia mbio et Camp Banku. Sur les 30 postes de Santé que compte le territoire, 3 sont dans la cité de Kwamouth Dans l’Hôpital général de référence et dans ces Hôpitaux secondaires de référence et Centres de santé, les infrastructures et autres équipements sont soit vétustes ou soit manquants, c’est le cas des couveuses pour les prématurés, la morgue, les appareils de radiologie et d’échographie.

Maladies les plus récurrentes
    1. Paludisme (31%) ;
    2. Diarrhée simple (5,6%);
    3. Anémie (5,4%);
    4. Insuffisance respiratoire aiguë (5%) ;
    5. Infections sexuellement transmissibles (4,8%).

    La population de Kwamouth est grandement exposée aux maladies hydriques parce qu’ils utilisent, pour la plupart, l’eau du fleuve pour les besoins domestiques et même parfois, pour une minorité, pour l’eau potable.

    Source : Le médecin chef de zone de Kwamouth


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 163
Ecoles secondaires 87

On peut compter dans tout le territoire de Kwamouth 163 écoles primaires, 87 écoles secondaires ce qui fait un total de 250. Le nombre total d’élèves s’élève à 34496 dont 15181 filles, 2093 enseignants dont 352 femmes. Sur les 250 écoles, 125 sont mécanisées.

Le niveau de l’enseignement dans le territoire est bas compte tenu des conditions dans lesquelles travaillent le personnel enseignant, manque de formation de ce personnel, de matériels didactiques et d’infrastructures adéquates. Le problème est encore pire pour les écoles secondaires et il y a nécessité de renforcer les capacités de personnel enseignant en vue d’une mise à jour des connaissances transmissibles aux élèves.

Source : Service des statistiques de la sous-division éducationnelle de Kwamouth

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Dans le territoire de Kwamouth beaucoup d’instituts supérieurs et universités qui ouvrent n’ont pas une longue durée de vie en raison de manque de confiance de la part des potentiels étudiants qui préfèrent que les cours leur soient dispensés à crédit, il se pose donc rapidement le problème de viabilité. C’est pourquoi dans tout Kwamouth il n’y a que l’ISP qui résiste. L’Université de Paix Afrique (UPA) a dû fermer ses portes pour ces raisons et il y a encore ISDR (Institut Supérieur de Développement Rural) qui vient d’ouvrir et qui connait des difficultés de fonctionnement. La caractéristique des établissements qui arrivent à Kwamouth est qu’ils comptent sur ce qu’ils auront réuni comme argent auprès des étudiants pour commencer à construire leurs bâtiments. En dépit des extensions qui essaient d’ouvrir ce problème persiste, c’est le cas de l’ULB à Masiakwa et de l’ISP extension de Bokala.


ONG et projets

Nombre d’ONG 4
Principales activités
  1. Droits humains ;
  2. Reboisement ;
  3. Agriculture ;

Les rares ONG qui œuvrent à Kwamouth sont dans l’agriculture (CARG, GAMM), le reboisement (CARG et JEUDI) et dans les droits de l’homme. Par ailleurs, il y a l’ONG Solidarité Internationale qui est notamment l’artisan de l’installation d’un système d’adduction d’eau gravitaire dans le village de Masia Kwa. D’autres projets du genre ont été menés dans les villages Ngambomi et Aviation mais n’ont hélas pas aboutis.

La WWF est également présente dans le territoire via le projet PIREED dont le début est marqué par la mise en place des pépinières d’acacias à Botulu, Tobankita, Masia mbio, Bisiala et Camp Banku en vue d’un reboisement dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Côté paysans il y a dans tout le territoire plus de 100 Comités Locaux de Développement (CLD) opérationnels qui sont sensés travailler avec la CARG en vue de renforcement des capacités en matière d’agriculture à travers des ateliers

Source : Rapport de l’administration du territoire de Kwamouth 2016

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

Dans le territoire de Kwamouth, il y a jusque-là aucun projet du développement, un projet qui viendrait dans le sens de l’électrification, de la construction des infrastructures de base (routes, bâtiment scolaires, etc.) et des lotissements répondant aux normes d’urbanisme, des bureaux aux standards internationaux serait accueilli à bras ouverts. Le manque d’équipements dans les hôpitaux et Centres de santé rendent les conditions de vie plus dures.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
    1. Projet Village assaini financé par l’Unicef, DFID, le Japon ;
    2. Le projet du Fonds Commun de Solidarité Catholique, une initiative du Cardinal Laurent Mosengwo qui consiste à prélever un pourcentage des frais scolaires dans des écoles catholiques pour aller au secours des écoles catholiques en panne d’infrastructures ;
    3. C’est depuis le mois de mars 2016 qu’il y a eu lancement des travaux de construction du nouveau marché de Kwamouth sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), le projet prendra compte aussi du forage d’une pompe et de la réhabilitation de la route, tronçon Kwamouth-Mbomo (75 Km) sur l’axe Kwamouth-Mashambio. Les travaux sont exécutés par le Projet d’Appui au Développement des infrastructures Rurales (PADIR).


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

Situé à la confluence du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, le Territoire de Kwamouth n’est pas enclavé, il est accessible soit par voie fluviale, soit par voie routière. Le petit port de Kwamouth n’étant pas la destination finale des bateaux, l’accostage des bateaux est rare, par mois on enregistre une moyenne de 4 bateaux et parfois moins, c’est plus les grandes pirogues motorisées et les pirogues simples qui assurent le trafic permanent sur le fleuve. C’est pendant la saison pluvieuse que la navigation est aisée, tandis qu’à la saison pluvieuse avec la baisse du niveau d’eau du fleuve, il y a beaucoup de vagues et le risque de heurter les roches est élevé.  C’est donc la voie fluviale qui est la plus utilisée mais elle reste la plus dangereuse avec des naufrages et noyades fréquents. Cependant si celle-ci demeure la plus utilisée parce qu’elle constitue l’alternative aux routes.

La situation des routes à Kwamouth se présente comme suit :

  • 546 km de route de desserte agricole dans le territoire sont en très mauvais état ;
  • 215 km de route nationale en mauvais état ;
  • 155 km de route provinciale dont 75 km en cours de réhabilitation par PADIR.

L’inexistence des bonnes routes est d’ailleurs l’un des sérieux problèmes que connait le territoire, ce qui fait qu’il soit difficile de relier tout le territoire, d’un groupement à l’autre.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

La situation concernant la télécommunication a beaucoup évolué dans le territoire de Kwamouth. Rien qu’en 2016 le territoire a vu l’arrivée de deux entreprises de télécommunication supplémentaires Orange et Airtel. Ces arrivées ont changé les habitudes des habitants de Kwamouth qui, depuis plus de 10 ans, n’avaient connu que Vodacom comme réseau local de télécommunication.

Il faut signaler qu’à Kwamouth il y a une forte influence des réseaux de la République du Congo depuis le district de Ngabe (à l’autre rive du fleuve) où on trouve les opérateurs tels que MTN-CG et Airtel CG. Heureusement qu’avec l’arrivée de deux autres opérateurs de télécommunication (Orange et Airtel) cela pourrait suffire pour faire le contrepoids.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Kwamouth se trouve juste au lieu de confluence du fleuve Congo et de son affluent, le Kasaï. C’est tellement extraordinaire qu’il peut même être mis en valeur et devenir un site touristique. En plus, il y a des chutes d’eau : la Ngangwene sur la rivière Ntomo, la Nzamo-fini sur la rivière Lidi, la Ngankiono et la Biwala.

Le territoire de Kwamouth a de nombreux atouts qui peuvent être susceptibles d’attirer la curiosité des touristes, c’est le cas des us et coutumes de son peuple.

Espèces phares de la faune
  • Eléphant
  • Buffle
  • Lion
  • Sanglier
  • Antilope
Espèces phares de la flore
  • Wenge
  • Sapeli
  • Iroko
  • Padou
  • Basse


Situation sécuritaire

En général, la situation sécuritaire dans le territoire de Kwamouth est calme grâce aux efforts de la police du commissariat provinciale de Mai-ndombe dont l’Etat-Major est implanté dans le chef-lieu du territoire portant le même nom.

Source : le commissariat de la police de Kwamouth


Opportunités de développement

Compte tenu de la situation générale du territoire de Kwamouth et dans le souci de débloquer la situation afin d’apporter tant soit peu le développement, nous proposons ce qui suit :

  • La réhabilitation voire l’asphaltage de la route qui va de Kwamouth à Masiambio (125 km) serait une façon de désenclaver le territoire et boosterait l’économie territoriale ;
  • La réhabilitation de la route parallèle au fleuve de Kwamouth à Maluku (plus de150 km) aurait pour incidence la réduction des risques de noyade qu’encourent tous les jours les commerçant et autres voyageurs;
  • L’implication du gouvernement pour une importante réforme agraire dans le territoire de Kwamouth. Ceci aurait un apport significatif dans l’amélioration de l’alimentation de la population ;
  • L’aménagement des routes de desserte agricole menant vers les campements agricoles inciterait les fermiers à produire d’avantage et les commerçants seraient attirés par la disponibilité des produits ;
  • L’électrification du territoire via le rétablissement du réseau électrique du groupe électrogène de 55 kwa de l’Etat qui existe déjà et même renforcer sa capacité. Cela redonnerait la vie dans le territoire ;
  • La mise en valeur de la chute de la Ngangwene (7m) en construisant un barrage hydroélectrique serait le gage d’attrait des investisseurs qui pour la plupart mettent le facteur électricité comme condition préalable ;
  • L’implantation d’une usine de traitement de l’eau de boisson (SNHR) réduirait le taux des maladies hydriques auxquelles les habitants de Kwamouth sont les plus exposés;
  • La réhabilitation des écoles existantes et la construction en matériaux durables de celles qui sont en pailles et chaumes améliorerait les conditions d’apprentissage des élèves ;
  • La fourniture aux écoles des livres et des matériels didactiques adéquats permettrait à la relève (vue ici comme la pépinière de l’élite congolaise) d’avoir la mise à jour des matières;
  • Le recyclage du personnel enseignant à tous les niveaux avec des formations garantirait la qualité de la formation des enseignés;
  • La construction d’un port fluvial à Kwamouth boosterait les activités économiques à travers l’intensification du trafic fluvial qui en serait le corollaire;
  • L’implantation d’une pêcherie industrielle, en plus de tous les retombées économiques qui s’en suivraient (emploi, alimentation, etc.), rendrait les habitants de Kwamouth fiers de voir le fleuve Congo non seulement comme ressource potentielle mais plutôt comme une ressource réellement exploitable;
  • L’implantation des filières dans le territoire donnerait du travail aux jeunes dont l’activité principale est la fabrication du charbon de bois en faisant la déforestation ;
  • La dotation des matériels aux hôpitaux et centres de santé (morgue, couveuses pour nouveaux nés, lits, mousses, médicaments, appareils de radiographie, appareils d’échographie, microscopes et matériels de la salle d’opération) et transfert des médecins spécialisés garantirait à la population l’accès aux soins de qualité.

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