Territoire de Oshwe

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maï-Ndombe
Superficie 43 000 km²
Taille estimée de la population 423 179 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Oshwe est une entité déconcentrée de la province de Mai-Ndombe. Créé par l’arrêté n°035/AIMO du 31 Septembre 1932. De par sa grandeur, le territoire de Oshwe est le deuxième territoire avec une superficie de 43.000km² après celui de Bafwasende dans la province de Tshopo. Les limites territoriales se présentent de la manière suivante :

  • Au Nord : le territoire de Monkoto, séparé par la rivière lokolo(ou Lokoro II) et celui du  Kiri, séparé par la rivière Losa;
  • Au Sud : le territoire d’Idiofa et celui d’Ilebo, séparé par la rivière Kasaï
  • A l’Est : le territoire de Dekese et celui de Mweka, séparé par la rivière Sankuru
  • A l’Ouest : le territoire de Kutu et celui d’Inongo.

Le territoire de Oshwe est divisé  en quatre secteurs:

  • Kangara comprenant les groupements Booli et Etwali-Bokala ;
  • Lokolama comprenant les groupements Bolendo et Bolongo ;
  • Lukenie comprenant les groupements Batito et Ipanga ;
  • ELL/Nkaw comprenant les groupements Bokongo, Imoma et            Mbiliankanma.

Coordonnées géographiques:

  • longitude: 19° 30′ 58’’ E
  • latitude: 3° 22′ 58’8’’ S
  • altitude : 447m

Climat

De par sa proximité avec à l’Equateur, le Territoire de Oshwe se trouve dans une zone tropicale. La température varie de 20° à 30°C. Avec une alternance de deux saisons. La saison de pluie qui va de septembre jusqu’à la première quinzaine du mois de mai et la saison sèche s’observe de la deuxième du mois de mai jusqu’à la fin du mois d’août.  Ces dernières années, le réchauffement tend à dépasser cette marge. On observe une abondance des pluies de septembre à décembre et une petite saison sèche qui va de mi-janvier à mi-février. Toutefois, le changement climatique prête à confusion au climat tropical et celui dit équatorial.

Hydrographie

La vaste forêt de Oshwe est baignée par une multitude de cours d’eau, en l’occurrence :

  • au Nord : la rivière Lokolo(ou Lokoro II), très poissonneuses, relie le territoire au chef lieu de la province du Maindombe;
  • au Centre : la rivière Lukenie est une grande artère de navigation, un débouché pour ce territoire de presque 400 Km de longueur;
  • au S.E : la rivière Sankuru sépare Oshwe de ses voisins Dekese et Mweka.  Dans ce même coin se  trouve l’impétueuse rivière Kasaï, une excellente voie de communication pendant la saison pluvieuse.

Végétation

 Avec une forêt dense et sempervirente, c’est la forêt équatoriale aux grands arbres qui couvre le 3/4 de l’étendue du territoire.  Cette forêt regorge des essences d’arbres les plus recherchées dans le  monde du bois. Cette forêt est entre coupée par des vastes savanes herbeuses et arbustes à panorama paradisiaque.

Sol

Le territoire d’Oshwe distingue deux types de sols, argilo-sablonneux dans les secteurs de Nkaw et Lokolama et sablo-argileux dans la cité de Oshwe dans le secteur de Lukenie et celui de Kangara. Son relief reste généralement accidenté avec quelques collines.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Oshwe est tout particulier, il est couvert par les 3/4 de la forêt équatoriale. C’est un territoire très fort en richesse surtout avec les matières premières remarquables et non encore exploitées : l’or noire (pétrole) vient d’être découvert à Ilangankole, Iyenga, Isoko dans le secteur de Lukenie et Gilson dans le secteur de Lokolama. C’est un territoire où on trouve qu’une seule tribu « Nkundo ». Il y a dans le territoire des pygmées (peuple autochtone) appelé Batwa, mais minoritaires sont installés dans le secteur de Nkaw et Lokolama. C’est l’un des territoires dans lequel se passent les activités d’exploitation forestière.

Données culturelles

Les Nkundu(95%) , ethnie majoritaire venus de Bolonga Mpo Bokapako(Province de l’Equateur), c’est l’unique qui couvre le territoire de Oshwe, regroupée dans tous les 4 secteurs de ce territoire. A cela s’ajoute les Bashieléle(15%) immigrés du Kasaï qui habitent le long de la rivière Kasaï dans le secteur de Kangara.  Les Banzadi(5%), venus de l a plaine de Domokunde dans le territoire d’Idiofa occupant la partie Sud du territoire. Les Basakata(20%) viennent du territoire du Kutu, ils sont parsemés sur le territoire. Les Ngoli, Bambunda, Bampe, Yansi, Lori sont venus de la rive gauche à l’exception de Ngoli. Les pygmées (peuple autochtone) appelé Batwa (2%) les premiers occupants les secteurs de Nkaw et Lokolama.

Les Nkundo vivent de l’agriculture, de la chasse, de l’élevage ainsique de la pêche. Les Bashieléle vivent de petits commerces, de l’agriculture et la pêche. Les Batwa se trouvent dans la forêt et pratiquent la chasse et la cueillette. Peu d’entre eux ont réussi l’intégration du milieu communautaire.

Langues parlées dans ce territoire
  • Lonkundo (95%)
  • Lingala (65%)
  • Kikongo (10%).

La Lonkundo est parlée dans toute l’étendue du territoire par toute la population. Le Lingala reste la langue véhiculaire dans le territoire. Le Kikongo est parlé par les populations vivant dans le territoire et venant des territoires voisins.

Principales activités
  • agriculture (50%)
  • chasse (30%)
  • élevage (9%)
  • pêche (8%)
  • petit commerce (2%)
  • cueillette (1%)

L’agriculture demeure la principale activité dans le territoire de Oshwe. La culture des produits agricoles et les exploitations forestières sont des activités principales dans le cadre de l’économie de ce territoire. La chasse est pratiquée sur toute l’étendue du territoire, la population du territoire ne se nourrit que de la viande de brousse. L’élevage de chèvres, de moutons et de poules se fait quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation.

 La pêche demeure encore artisanale et est pratiquée dans les rivières de Lukenie, Lokoro, Kasaï et Sankuru avec une production non négligeable chaque saison.  Le petit commerce se fait pour des produits manufacturés. La cueillette se fait beaucoup plus par les pygmées (Batwa) et par une minorité de la population locale. Cela permet d’avoir des champignons, Chenilles etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : Donnée non disponible Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 402

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement Mandeba, ventes des produits pharmaceutiques, n’a pas d’employés, appartenant à Mr Mandeba Constant, installé dans la cité d’Oshwe ;
  2. Etablissement Bempima, Ventes des produits manufacturiers et alimentaires, l’établissement n’a pas d’employé, installé à Takeketa dans le secteur de Nkaw, appartenant à la famille Bempima Patrice alias Pamelo.
  3. Maison Solde, un établissement appartenant à Monsieur Mbangi, ventes des produits manufacturiers, n’a qu’un seul employé
  4. Compagnie du bois en sigle CB exploite le bois à Mahieu dans le secteur de Lukenie
  5. Société Commerciale des Transport et  Ports en sigle SCTP dispose une extension dans le territoire précisement à YuKi où elle  exploite le bois.

Il ya longtemps, la plupart des opérateurs économiques qui opèrent dans le territoire ne sont pas immatriculés parmi lesquels deux (Ets Mandeba et Sempia) possèdent le nouveau registre de commerce(RCCM) : Il s’agit de petites maisons de commerce reparties dans de différents secteurs du territoire. A ceux-là s’ajoute de petits commerçants qui font et pratiquent le commerce dans le territoire. Ces derniers achètent des produits agricoles dans les coins proches du lieu d’évacuation.

Principales activités des opérateurs économiques
  • Ventes de produits manufacturés
  • Ventes de produits pharmaceutiques
  • Ventes des produits alimentaires
  • Messagerie financière.
Principales activités des PME/PMI
  • Exploitation forestière
  • Ventes de produits manufacturés

Le territoire de Oshwe est un territoire dont les 3/4 de son étendue est couverte par la forêt équatoriale et laquelle forêt a attiré dans le temps de nombreux opérateurs économiques. Oshwe, c’est  un territoire dont son économie reposait essentiellement sur l’exploitation forestière. 

On  retrouve dans ce territoire des plantations telles qu’hévéa, palmier et caféier lesquelles plantations datent de l’époque coloniale. Il y a bien longtemps que la plupart des industries qui œuvraient dans ce domaine sont aux arrêts, lesquels arrêts pouvaient s’expliquer par plusieurs facteurs notamment le départ des colonisateurs, la me gestion, et  le manque de renouvèlement en équipements (investissements en industrie), etc. Mais, à ce jour ce sont des activités d’exploitation artisanale du bois et le commerce général qui organisent l’économie du territoire dans son  ensemble.    

La compagnie du bois  en activité, exploite le bois dans le secteur de Lukenie. Pour ce qui est de la SODEFOR, il s’agit tout simplement d’un site d’exploitation du bois à Oshwé et son siège se trouve à Nioki où se passent toutes les activités de transformation du bois. ONATRA YUKI qui opère dans l’exploitation forestière. A ceux-là s’ajoute les exploitations artisanales de bois qui se multiplient de jour au jour.

Grandes entreprises locales

Donnée non disponible

Principaux produits agricoles
  • Manioc (60%)
  • Maïs (20%)
  • Riz paddy (10%)
  • Huile de palme (5%)
  • Banane Plantain (3%)
  • Haricot (2%)

L’agriculture demeure la seule activité primordiale dans le territoire. Le manioc est produit dans tous les secteurs du territoire de Oshwe. La production annuelle du manioc du territoire s’élevé à 231 260 tonnes. Ce produit  est cultivé sur toute l’étendue du territoire et est beaucoup plus produit pour de raison d’autoconsommation, qui donne à partir de ses racines la chikwangue et de ses feuilles, le légume. Une partie de sa production est transformée en cossette vendue dans le marché local.

 Les cossettes de manioc associées avec les graines de maïs entrent dans la fabrication d’un alcool local appelé «Lotoko » consommée presque dans tout le territoire. Le maïs est cultivé presque dans tous les secteurs du territoire (Nkaw, Lokolama, Lukenie, Nkangara) et le reste de produit agricole le plus commercialisé vers les territoires voisins avec une production annuelle de 13 650 tonnes.

Le riz paddy est cultivé en grande quantité dans les secteurs d’ELL/Nkaw et Lokolama et reste invendu par manque des preneurs. Il existe dans le territoire une plantation de palmier appartenant à la société PRB (Plantations réunies de Bandundu) qui produisait l’huile de palme à Bongimba dans le secteur de Kangara qui jusqu’à lors n’est plus opérationnelle pour bien de raisons. Le territoire est ravitaillé en huile de palme par une production locale de fois financée par des organisations paysannes.  

L’huile de palme est utilisée pour la consommation locale et la fabrication de savons(KIBOLABOLA) utilisés dans les ménages. La Banane plantain est cultivé dans tout le territoire, lorsqu’elle est bouillie, elle est consommée sous forme de pâte appelée « LITUMA ». Le haricot est cultivé dans le secteur de Lokolama avec une production non négligeable chaque année.

 

Principaux produits non agricoles
  • Chenilles
  • Champignons
  • Fumbwa

Le territoire d’Oshwe se trouve en plein forêt équatoriale, cette position lui offre bien des produits non ligneux parmi lesquels chenille, champignon, miel entrent dans la consommation locale de sa population. Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire d’Oshwe sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, champignons et fumbwa).

 Les chenilles sont ramassées dans la forêt et consommés presque dans tout le territoire. Les champignons et le Fumbwa sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommés durant toute l’année. Seules les chenilles une fois séchées sont commercialisées vers les territoires voisins. Le volume de production de chenilles s’élève à 52 tonnes et la quantité commercialisée à 44 tonnes.

 
Principales sources d’énergie
  • Bois de chauffage
  • Usages de torches
  • Panneaux solaires
  • Mazout
  • Groupe électrogène

Pour ce qui concerne l’accès à l’énergie. Il n’y a aucun ménage dans le territoire qui bénéficie d’électricité provenant d’un barrage hydroélectrique. Jusqu’à lors le bois demeure encore la source énergétique le plus utilisé dans les foyers pour la cuisine. Les lampes torches ont pris la place des lanternes.

D’où le pétrole continue à être de moins à moins utilisé au sein des ménages dans le milieu rural. Outre, dans le territoire de Oshwe surtout dans des villages, on sert de la sève extrait de deux arbres appelé Bokongo et Boele (non scientifique appelé Aele) pour éclairer les ménages pendant la nuit. 

L’utilisation de l’énergie solaire est parsemée. Souvent, les panneaux solaires sont utilisés dans les hôpitaux de référence, au niveau de quelques ménages et grandes ONG internationales présentes dans le territoire. L’utilisation des groupes électrogènes, c’est un rare de cas dans le territoire.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 43

Le territoire d’Oshwe compte en soi deux zones de santé. La zone de santé d’Oshwe et celle de Mimia.

La zone d’Oshwe dispose d’un HGR situé dans la cité d’Oshwe et de 4 centres de santé de référence (cs de Taketa, cs de Yuki, cs de Bongimba, cs de Kangara). La distance moyenne entre les domiciles et les structures de santé est de 7 km. Mais actuellement, on retrouve des habitations à zéro mètre de HGR. Ce HGR date de l’époque coloniale depuis 1950.

Il a été inauguré par Mr l’AT DELANGHUE de nationalité belge, et assez bon pour d’autres compartiments réhabilités par PARSS en 2010. Il s’agit des salles d’urgence, de la maternité,de la salle d’accouchement et d’une toilette. Au courant de cette année Caritas a réhabilité la salle de pédiatrie. Et d’autres compartiments demeurent encore en état de délabrement avancé. Pour ce qui est de ces 4 centres de santé, seul le centre de santé de référence de Taketa est assez bon, construit en matériaux durables et entretenu par l’église catholique. Mais certains centres de santé de référence tels que celui de Bongimba construit en matériaux durables depuis l’époque coloniale mais actuellement délabré y compris celui de Yuki et de Kangara.

L’HGR d’Oshwe a une capacité d’accueil de 72 lits dont 62 lits installés. Avec les services des urgences, chirurgie, médecine interne, pédiatrie, gynéco-obstétrique, laboratoire, nutrition, imagerie. Il y a 4 médecins généralistes et 50 infirmiers au sein de l’HGR d’Oshwe et en moyenne un médecin généraliste et 13 infirmiers dans chaque centre de santé de référence. Toute fois les médecins et infirmiers sont disponibles pour les patients.

La zone de santé de Mimia dispose d’un hôpital général de référence. Cet hôpital a été créé par les missionnaires suédois de puis 1945 dates de la création de la mission SBM Mimia. Pendant  cette période la structure (HGR-Mimia) était toujours sous l’appellation du dispensaire SBM-Mimia.

En date du 18/04/1986 que l’inspecteur provincial de l’époque avait procédé à l’inauguration officielle de l’HGR Mimia. Son premier partenaire est l’Ex-UBS actuellement église Unie de la Suède par canal de la CEBU (communauté des églises baptistes réunis) qui est la 6ème communauté au sein de l’église du Christ au Congo. La distance moyenne entre les domiciles et les centres de santé dans cette zone de sante est de 95 km.

L’HGR de Mimia a une capacité d’accueil de 31 lits dont 31 lits installés. On y retrouve les services ci-après : Consultation, chirurgie, médecine interne, pédiatrie, gynéco-obstétrique, laboratoire.

Il y a 2 médecins généralistes et 8 infirmiers au sein de l’HGR de Mimia et un médecin généraliste et 4 infirmiers dans le centre de santé de référence. Toute fois les médecins et infirmiers sont disponibles pour les patients.

Ces centres de santé de référence sont en matériaux durables mais vétustes de leur état, et ceux des airs de santé sont en semi dure ou en terre battue. Ils ne disposent pas d’assez de salles et le matériel utilisé est très souvent archaïque. Dans certains centres du territoire, les nattes remplacent les mousses sur de lits voir même de l’utilisation de grabat.

Il se pose un problème de disponibilité des médicaments dans le territoire. Ce problème est dû au manque de transport pouvant permettre le ravitaillement en médicaments des dépôts pharmaceutiques de ces zones de santé pour les centres et postes de santé. Car il arrive souvent des cas de rupture de stocks des médicaments traitant les maladies récurrentes dans ces deux zones de santé.

Mais par le biais de la SANRU et le PNLP, les populations trouvent les médicaments antipaludéens et accèdent gratuitement au traitement du Paludisme.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme (65%)
  • Infections respiratoires aigües (IRA 15%)
  • Diarrhée (10%)
  • Anémie (6%)
  • Les infections sexuellement transmissibles (4%)

Dans le territoire d’Oshwe le palu, les infections respiratoires et l’anémie sont les maladies qui causent la mortalité dans le territoire. Les diarrhées affectent plus les enfants de moins de 5 ans.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 217
Ecoles secondaires 141

L’enseignement primaire et secondaire dans le territoire d’Oshwe se trouve sous la direction de deux sous divisions. Il y a la sous-division d’Oshwe et celle de Bena Bendi. La sous-division d’Oshwe compte au total 227 écoles répartie de la manière suivante (137 écoles primaires et 90 secondaires) et la sous-division de Bena Bendi qui compte au total 131 dont 80 écoles primaires et 51 écoles secondaires.

Pour ce qui est des infrastructures scolaires, la plupart des écoles dans le territoire d’Oshwe sont construites en  briques endaube, peu sont en matériaux durables dont le cas le plus échéant date de l’époque coloniale. Aucune école dans le territoire d’Oshwe n’a bénéficié de l’appui du projet PRISS, ni du fonds social. Il sied de signaler que le secteur de l’éduction plus précisément dans l’enseignement primaire et secondaire dans le territoire d’Oshwe a bénéficié de l’appui provenant d’autres sources que le gouvernement. C’est le cas de la CARITAS qui a réhabilité l’E.P KASAI en 2015, et l’ONG  WWF qui en a fait avec l’E.P LOLE en 2014, qui jadis étaient construites en brique endaube et dorénavant en matériaux durables.  En outre, il ya certaines écoles réhabilitées dans le territoire par les sociétés d’exploitation forestière (SODEFOR, ITB) suivant leurs cahiers de charge.

On retrouve au moins une école dans la plupart de grands villages. Il y a dans certains coins du territoire où les élèves parcourent 1 à 5 km.

Avec un effectif moyenne de  6 enseignants dans les écoles primaires et 9 dans les écoles secondaires. Il sied de signaler que la qualité de l’enseignement se vérifie par le taux élevé de réussite constaté généralement  à la fin de chaque année scolaire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 2

Le territoire d’Oshwe compte en soi deux instituts supérieurs. Il y a l’ISP Bongimba et l’ISTM Mimia situés tous les deux dans le secteur de Lukenie. L’ISP Bongimba est une extension de l’ISP de Mushie, qui a ouvert deux extensions dont l’une  est située à Yuki Onatra et l’autre dans la cité d’Oshwe. Cet institut n’a aucun chef de travaux et compte 24 assistants, et dispose 6 filières reprises dans le tableau ci-haut. Parmi, lesquelles La biologie chimie compte beaucoup d’étudiants, suivis de l’agronomie et le français langues africaines.

Pour ce qui est de l’ISTM/Mimia, l’institut ne dispose que de deux filières : Sciences infirmières et gestion hospitalière, dont seule la science infirmière est opérationnelle. ISTM Mimia compte 32 étudiants dont 8 filles, 15 assistants, n’a pas de chef des travaux et ne dispose d’aucun professeur.


ONG et projets

Nombre d’ONG 4
Principales activités
  • Environnement et conservation de la nature
  • Développement communautaire
  • On retrouve dans le territoire de Oshwe 3 ONGs dont 2 internationales le WWF et Le TRIAS et une nationale le GEDI. Le WWF  s’occupent beaucoup plus de la protection et de la conservation de la nature axées sur la gestion durable. L’ONG WWF continue à appuyer plusieurs projets dans le territoire dans les domaines de l’agriculture, élevage, et réseau d’aménagement d’eau et tant d’autres. L’ONG TRIAS travaille en partenariat d’une coopérative locale appelée Coopik (coopérative Ikula Kundu) pour le développement des communautés locales du territoire. Le GEDI (Groupe d’encadrement pour le développement intégral), une ONG nationale composante de RRN (Réseau Ressources Naturelles) qui s’occupe de la gestion durable de l’environnement par l’accompagnement des communautés locales pour leur initiative locale au développement de leur quête d’autopromotion.
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

Aucun projet.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. CAFEC (conservation des écosystèmes forestiers en Afrique centrale) encours ;
  2. AAROM (Appui à l’autonomisation et au renforcement des organisations des membres) encours ;
  3. FPP (Promotion des droits et de la sécurité alimentaire des peuples de la forêt et bonne gouvernance dans les politiques forestières et climatiques) encours.….

Le CAFEC est un projet initié par l’ONG WWF dans le territoire. ce projet s’atèle sur 4 volets :

  • L’intégration du genre dans la gestion des ressources naturelles (il s’agit des activités dans lesquelles l’ONG WWF travaille avec les associations féminines du territoire dans l’agroforesterie) financé par l’USAID ;
  • L’anti braconnage (il s’agit de l’opération de lutte contre la chasse des espèces phare du pays où les amandes fixées s’élèvent à 8500UDS). Financé par l’USAID
  • Le Changement climatique (il s’agit des activités des reboisements avec les associations locales appelé la foresterie communautaire). Financé par l’USAID
  • Le Planning familiale. Financé par le gouvernement norvégien. 

AAROM, un projet initié par l’ONG TRIAS en partenariat d’une coopérative locale IKULA KUNDU ayant comme activité :

  • Organisation et structuration des associations ou des communautés locales ;
  • Remises des intrants semences à la communauté locale ;
  • Financement des activités (activités agricoles et construction de pont en bêton armé) ;
  • Renforcement de capacité en formation technique (formation des paysans champs école paysanne.

FPP, un projet initié par RRN est mis en œuvre par GEDI. Avec comme activité :

  • Soutien du FPP au renforcement des capacités techniques et juridiques des communautés forestières et de leur organisation de soutien ;
  • Consultation des communautés et engagement avec des institutions publiques et privées ;
  • Cartographie participative des zones coutimières communautaires ;
  • Elaboration et mise en œuvre d’outils de mesure MRV et SIS pratiques, avec collecte de données ;
  • Investissements dans des activités de développement communautaires ;
  • Surveillance et conseils relatifs au respect des normes de sauvergarde sur les matières premières ;
  • Documentation et communication ;
  • Dialogues régionaux.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Le territoire de Oshwe est accessible par routes, par biefs navigables et par voies aériennes. Mais il demeure jusqu’ à lors enclavé dans toute son entièreté.

Pour ce qui est de routes, Le territoire de Oshwe compte 697 Km de voirie en mauvais état. Il ne contient aucune route nationale. La route provinciale est de 740 km en mauvais état. L’état de la route reliant le territoire de Oshwe et la ville de Bandundu en passant par le territoire de Kutu via Tempete/Semendwa se trouve dans un état de délabrement avancé, sectionnée par des cours d’eaux avec des ponts brisés et digues emportées par des cours d’eaux. Cette route reste seulement exploiter pendant la période de la saison sèche par des conducteurs des motos (motards) qui viennent de la cité de Bokoro dans le territoire de Kutu. Aucun véhicule n’accède au territoire par la voie routière.

Le territoire est accessible par voie navigables par des pirogues et par bateaux ; ces différentes baleinières ont pour destination finale la cité de Nioki et la ville de Kinshasa. Le tonnage reconnu pour une baleinière est de 47 T, cependant certaines baleinières quittent le port avec un tonnage de 27 T et le reste de chargement s’est fait tout au long du voyage et au moins 850kg à l’arrivée suite au déchargement intervenu tout au long du voyage.

La voie navigable est la voie la plus utilisée dans le territoire sur les rivières Lukenie Kasai et Lokoro où se passe le gros du trafic des produits agricoles et vivriers, des marchandises manufacturées, ainsi que des bois exploités dans le territoire. Il ya en moyenne 8 baleinières appelées « DAKADAKA » qui accostent chaque mois dans les différents ports de Oshwe provenant des territoires voisins. Mais la plus part de ces baleinières proviennent de Kinshasa et appartiennent aux particuliers.

Le territoire compte en soi 6 aérodromes dont 2 seulement sont en état de fonctionnement et 4 sont non opérationnels à cause du manque d’entretien. La voie aérienne reste la moins exploitée compte tenu de mauvais état des pistes d’atterrissage.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Actuellement dans le territoire, il y a le réseau de télécommunication Vodacom qui est opérationnel. La société Vodacom a installé deux antennes de relais qui ne couvre que deux cités, l’une dans la cité de Oshwe dans le secteur de Lukenie et l’autre à Lokolama dans le secteur de Lokolama. La qualité du réseau Vodacom n’est pas du tout bon. Ce réseau n’est disponible qu’à partir de 3 heures du matin jusqu’à 22h59′. Le crédit Vodacom est vendu en flash, il n’y a pas des cartes. Le service des sim blanches et de transfert d’argent (mobile money) n’existent pas dans le territoire. Il y a le réseau de télécommunication Airtel qui devient opérationnel tout récemment.  Il existe encore un moyen de communication appelé phonie, qui sert d’habitude à atteindre certains recoins dans le territoire.

 

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Sa position géographique lui offre plusieurs avantages, situé en plein forêt équatoriale le territoire a un parc, celui de Salonga dans le secteur de Lokolama vers le village Munza où on retrouve la population Bolongo, avec les différentes variétés d’espèces d’animaux suivantes : léopard, éléphant, gorilles, antilope noir, boa, grand pangolin, singe magistrat, tortue etc. Cette réserve est gérée par WWF, une ONG sous tutelle de l’ICCN. C’est un site touristique, la plupart des touristes qui viennent sont des étrangers. En plus de cela, le territoire dispose des chutes d’eaux telles que la chute de Bululu dans le secteur de Lukenie et celle de Basua mpeko sur la rivière Longo qui ne sont pas opérationnelles. On y retrouve aussi des sites sacrés.

Espèces phares de la faune
  • Eléphant
  • Bonobos
  • Pangolins
  • Singes.
Espèces phares de la flore
  • Wenge
  • Iroko


Situation sécuritaire

Le territoire se trouve dans une situation de sérénité dans tout son ensemble. Le comité de sécurité tient hebdomadairement des réunions avec ses membres pour prévenir à certaines situations d’ordre sécuritaire.


Opportunités de développement

Avec une étendue considérable de 43.000 Km² de superficie, le territoire de Oshwe renferme des potentialités énormes de produits de tout genre non encore exploités qui peuvent permettre son éclosion :

  • la présence de la forêt équatoriale qui couvre le territoire : son exploitation sauverait l’économie du territoire ou soit encore pour les PME qui exploitent cette forêt, la subvention accordée leur permettra de mieux se développer ;
  • la présence du pétrole à Isoko, Ilangankole et à Yyenga dans le secteur de Lukenie et un grand puits de pétrole à GILSON dans le secteur de Lokolama. Si ces gisements de pétrole pourraient être exploités et cela influencerait le développement et créerait de l’emploi dans le territoire.
  • Les routes, si elles sont bien aménagées, elles permettront le désenclavement du territoire et l’écoulement des produits agricoles des lieux de production vers les centres de consommation ainsi que vers les territoires voisins. cela facilitera aussi l’entrée des opérateurs économiques dans le territoire.
  • Les rivières seules, permettent les échanges commerciaux entre le territoire de Oshwe et ses différents territoires voisins : si le transport fluvial est bien organisé cela pourra augmenter le trafic Oshwe-Kinshasa.

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