Territoire de Yumbi

Fiche du territoire

Mise à jour le 3 septembre 2016

Province Maï-Ndombe
Superficie 2 550 km²
Taille estimée de la population 220 452 hab.

(source: Service de la Population Administration du territoire, 2015)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Yumbi crée par l’ordonnance présidentielle n°90-046 du 12 février 1990 modifiant et complétant celle n°67-231 du 03 mai 1967 est limité au Nord par le Territoire de Lukolela (Province de l’Equateur démembrée au niveau de la rivière Solu), Au Sud par le Territoire de Bolobo au niveau de la rivière Ngampoko, à l’Ouest par le Fleuve Congo qui le sépare de la République du Congo, à l’Est par le Territoire d’Inongo, actuel Chef Lieux de la nouvelle Province de MaiNdombe et au Sud-Est par le Territoire de Muchie au niveau de la Rivière Mbamu et de la forêt Dwele.

Ce territoire est situé sur le deuxième parallèle de la latitude Sud et au dix-septième méridien de longitude Est.  Latitude : 01.90153° Sud ; Longitude : 016.54814° ; Altitude : plus au moins 600m

Le territoire de Yumbi est entièrement couvert par le climat tropical caractérisé par l’alternance de la saison pluvieuse (la plus longue qui s’étend de Mars à Mai et de septembre à Janvier) et de la saison sèche (qui va de janvier à mars et de mai à septembre).

La température varie de 18 à 35 degré Celsius tandis que la pluviométrie moyenne est de 1500 millimètres.

Le sol est sablonneux-argileux dans certains endroits où l’agriculture est rentable et dans d’autres régions à dominance sablonneuse (cas de savanes), le rendement est moins meilleur. Le relief est accidenté présentant des irrégularités et inégalités. On y trouve des plaines, collines et montagnes. Celles-ci s’observent à l’Est, au Sud du secteur de Mongama, notamment à Nganya et ses environs dans le Maninka (Camp Mbaki).  Ce territoire est donc dominé par la savane même si la forêt dense de type Equatorial s’observe dans le Maninka (Camp Mbasi) à sa limite avec le Territoire de Mushie et de Bolobo où se trouve des éléphants et les Bonobo bien encadrés par l’organisme WWF. Cette même forêt de type équatorial se trouve à la limite avec le secteur de Basengele dans l’ancien territoire d’Inongo, forêt actuellement exploitée par la Société SIFORCO/Nkolo en secteur de Mongama.

Le territoire de Yumbi est baigné par le Fleuve Congo dans sa partie Ouest, la plus poissonneuse qui reçoit les eaux qui proviennent des rivières : Mongoli, Solu et Ngampoko. Signalons toutefois certains cours d’eau non moins importants en débit, notamment, les ruisseaux Lekuti, Libangu, Levunyi, etc.

Le territoire de Yumbi étant parmi les derniers territoires crée par le Président Mobutu en 1990, période qui s’est suivie par une instabilité politique et des pillages, ce territoire n’a pas eu des temps pour être construit.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Yumbi est baigné par le Fleuve Congo dans sa partie Ouest et reçoit les eaux des rivières Mongoli, Solu et Ngapoko. Cette partie du fleuve est l’une des plus gâtées en poissons. En outre, le sol de ce territoire est favorable à la culture du riz.

 

Données culturelles

Le Territoire de Yumbi est principalement  composé de deux tribus : Les Tienes (ou Tendes) et les Nunus. Les Tendes sont majoritaires et sont concentrés dans le Secteur de Mongama alors que les Nunus sont localisés dans la cité de Yumbi et dans quelques villages environnants. Si ces derniers vivent principalement de la pêche parce qu’ils sont riverains, les premiers sont majoritairement cultivateurs et éleveurs. Il faut noter qu’entre les deux peuples la cohabitation pacifique n’existe pas. Ils sont toujours en conflits jusqu’à occasionner parfois des pertes en vies humaines

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala
  2. Le Tende
  3. Le nunu 

Le territoire de Yumbi étant la limite entre l’ancienne province du Bandundu et celle de l’Equateur (Territoire de Lukolela à partir de la Rivière Solu), le Lingala est la langue la plus parlée que le Kikongo (qui ne se parle presque pas et considérée comme la langue des « Munu kutuba », c’est-à-dire, des peuples proches du Bas-Congo, Kwilu et Kwango). Compte tenu de l’importance démographique de deux tribus ci-haut cités, viennent ensuite naturellement les deux langues respectivement pour les deux peuples.

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Pêche
  3. Élevage
  4. Petits commerces

L’agriculture et l’élevage sont beaucoup plus exercés par les Tiennes alors que la pêche demeure la principale source de revenu pour les Nunus. Parmi les produits cultivés on cite le Manioc, le riz, le maïs et les bananes alors que pour la pêche il faut retenir que Yumbi est parmi les principaux fournisseurs de Kinshasa en poissons fumés.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 3 septembre 2016
Vendeur : 1$ = 950 FC Acheteur : Donnée non disponible
Nombre d’opérateurs économiques 53

Principaux opérateurs économiques

Parmi les principaux opérateurs économiques, on peut citer Wambombo, Mowoni yves, Longomo Ofela, Nsilo Noel, Ebengo Waza.

Retenons toutefois que le plus important est WAMBOMBO qui est  dans le commerce général. Il s’est installé depuis 2014 profitant d’un nouveau marché « Maroc » qui a vit le jour suite à la fermeture des relations avec le Congo Brazzaville.  Suite à cette fermeture des frontières, le célèbre Marché de MAKOTIPOKO avait perdu son importance. Wambombo est l’un de trois opérateurs étant les seuls à posséder un registre de commerce dans le territoire. Notons aussi que les principaux opérateurs économiques qui existent évoluent principalement dans le commerce, dans l’élevage et dans les services. La quasi-totalité de ces opérateurs se trouve dans le commerce.

Les principales activités des opérateurs économiques demeurent dans la vente des produits manufacturés, des produits alimentaires, des produits pharmaceutiques, des services (Centres de santé,…) ainsi que fermiers (dans le secteur de Mongama).

La seule « grande » entreprise locale est  une filière de la Société Industrielle et Forestière du Congo « SIFORCO ». Cette société évolue dans l’exploitation des bois à Nkolo dans le secteur de Mongama. C’est une branche de la Société portant le même nom est dont le siège se trouve à Kinshasa (MALUKU). Notons que la population se lamente aussi du fait que les bois ne sont pas transformés au niveau local, chose qui créerait les  emplois au niveau local, mais plutôt à Kinshasa.

Principales activités des opérateurs économiques

RAS

Principales activités des PME/PMI

RAS

Grandes entreprises locales

RAS

Principaux produits agricoles

Les principales cultures du territoire demeurent les maniocs, le riz et le maïs. Le manioc est le plus cultivé et consommé par la majorité de la population sous forme de Chikwange. Au niveau de la Cité de Yumbi, la culture est réalisée sur des petites surfaces de terre et généralement au niveau de leurs campements de pêche (Ganda). Non seulement qu’il n’existe aucune filière de production dans le territoire de Yumbi, il faut retenir qu’il n’y a jamais existée. On peut toutefois retenir qu’il y a cinq (5) bassins de production agricole dans le territoire dont les principaux sont : Nganya, NKoo et Motala avec comme principales cultures le Manioc, le Maïs et le Riz.

Principaux produits non agricoles

Dans le Territoire de Yumbi les principaux produits non agricoles les plus consommées sont entre autre le Fumbwa, les Champignons, les feuilles servant d’emballages pour les chikwanges ainsi que les noix de palme. Ces produits sont généralement trouvés dans le secteur de Mongama dans lequel se concentrent la majorité des villages. Le mois de septembre et octobre sont réputés période des champignons alors que le mois de novembre est celui  des chenilles.

Principales sources d’énergie

Le territoire de Yumbi comme la quasi-totalité des territoires de l’ancienne province de Bandundu n’est pas électrifié. Dans la majorité des ménages on utilise les bois et le pétrole mais pour les familles un peu aisées quelques uns utilisent les panneaux solaires et un petit nombre emploi les générateurs. Dans ce territoire, le service de l’Energie, qui peut exister sur papier, n’existe pas en réalité dans la pratique


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 0
Nombre de centre de santé 0

Le territoire de Yumbi possède un hôpital général de référence, 18 postes de santé et 18 centres de santé. L’hôpital a été réhabilité par le Projet d’Appui à la Réhabilitation du Secteur de Santé et organise les services tels que : Maternité, Bloc opératoire, Médecine interne, chirurgie homme, …

La zone de santé de Yumbi (l’unique du territoire) comprend 4 médecins, 159 infirmiers dont 33 femmes et enfin 7 sages-femmes.

Parmi les maladies les plus récurrentes on cite le paludisme, l’Infection Respiratoire Aigue (IRA), les Diarrhées simples, les fièvres typhoïdes et les Malnutritions Protéinaux Caloriques (MPC).

Les 3 premières constituent principalement  les maladies-cause de mortalité dans le territoire de Yumbi. D’ailleurs, le phénomène est actuellement tellement grave pour le paludisme que la population croit qu’il s’agit d’une origine spirituelle (métaphysique) et que l’on impute par ceux qui ne peuvent comprendre cette situation à un médecin traitant. Il faut toutefois noter que de l’avis du Médecin Chef de Zone, les médicaments soignant ces maladies-causes de mortalités  existent dans le territoire.

Maladies les plus récurrentes

RAS


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 105
Ecoles secondaires 57

Le territoire de Yumbi compte une seule sous-division au niveau de l’ESP. Cette unique sous-division comprend 162 écoles dont 105 primaires et 57 secondaires. Sur un nombre total de 1058 classes, seules 58 sont en dur, 151 en semi-dur et la majorité, soit 849 classes sont en pailles. Bien que la majorité de ces écoles possède des latrines, compte tenu de cette répartition des écoles en dur et en pailles, on peut donc conclure de l’état dans lequel se trouvent ces latrines.

En ce qui concerne l’accès au primaire, les statistiques montrent que le taux d’accès des garçons en première année primaire, que l’on considère tout âge confondu ou l’âge officiel uniquement, il n’est vraiment différent à celui des filles. La parité filles et garçons à l’école primaire est donc un défis réussi dans le territoire de Yumbi. Les filles vont donc autant à l’école primaire que les garçons. Mais lorsqu’il faut descendre au niveau du secondaire, on trouve la situation inverse qui peut trouver explication entre autre aux mariages précoces, le caractère obligatoire de l’enseignement primaire qui n’est pas le cas au secondaire,…

Pour ce qui est des ressources humaines, l’on peut noter que la sous-division de Yumbi compte 781 enseignants au niveau primaire en raison de 669 hommes et 112 femmes. Les hommes et les femmes représentent donc respectivement 86% et 14% de l’effectif total au primaire. 235 enseignants ont été formés au courant de l’année scolaire 2014-2015 dont 37 femmes, soit 16% de l’effectif total des enseignants formés. Il sied à noter que dans cette sous-division, il n’existe aucun enseignant sous-qualifié au niveau primaire alors qu’au niveau secondaire il y a 448 enseignants sans qualification dont 37 femmes.

D’après le bureau SECOP, il y a 335 enseignants au niveau de la sous-division de Yumbi qui sont mécanisés mais qui sont non-payés jusqu’à ce jour.

Pour ce qui est de l’enseignement supérieure et universitaire, ce secteur est composé de 4 établissements supérieurs au sein du territoire de Yumbi. Ces établissements sont repartis dans le territoire en raison de deux institutions dans la cité de Yumbi et deux autres dans le Secteur de Mongama. Toutes ces institutions sont d’ordres techniques. Il s’agit de l’Institut Supérieure Pédagogique de Yumbi (ISP/Yumbi), l’Institut Supérieure des Techniques Médicales de Yumbi (ISTM/Yumbi), l’Institut Supérieure Pédagogique de Mongama (ISP/Mongama) et de l’Institut Supérieure de Techniques Médicales de Mongama (ISTM/Mongama). Notons qu’en dehors de l’ISP/Mongama qui est un établissement public, tous ces établissements sont privés.

Les deux institutions louent et dispensent les cours dans les salles de classes de deux écoles primaires catholiques, et cela les après-midi pour la simple raison que les avant-midi les salles sont occupées par les écoliers.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 000


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités

Dans le Territoire de Yumbi la majorité des activités des ONG se focalise dans la santé et dans l’environnement. On trouve les ONG tels que Solidarités International qui exécute le projet « villages assainis », WWF qui travaille pour la protection des certaines réserves naturelles comme les Bonobos, WASH qui a construit des latrines dans certaines écoles et les ONG locales qui sont beaucoup plus culturelles.

 

 

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PARSS (Projet d’Appui au Secteur de la Santé), projet non encours.
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours.

De l’avis du médecin chef de zone, le PARSS n’est plus fonctionnel dans le territoire. Le PRISS est encours avec la réhabilitation d’une école. Notons que ce dernier projet a réhabilité ou reconstruit 2 écoles au cours de trois dernières années. Notons qu’il y a aussi le Fonds Social de République qui a intervenu.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1.  Villages assainis.
  2. NSARU.

Le projet Villages assainis qui consiste à la sensibilisation des ménages dans plusieurs villages à avoir les latrines, la construction des forages d’eau,… Ce projet est mis en œuvre par l’ONG Solidarités International. Le NSARU intervient dans la distribution des médicaments au niveau de la Zone de santé.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Non
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

La principale voie d’accès dans le territoire de Yumbi demeure la voie fluviale et biefs navigables. Grâce au fleuve, la population de Yumbi peut échanger non seulement avec plusieurs territoires (Bolobo, Kwamouth, Mushi,…) mais aussi avec Bandundu ville et Kinshasa. Notons que par rapport à la durée du voyage, toutes choses restant égales par ailleurs, le voyage par le fleuve prend moins du temps entre Yumbi et Kinshasa qu’entre Yumbi et Bandundu-ville. Généralement le programme des baleinières et autres moyens de navigation se fait en fonction du marché de Yumbi (Marché Maroc). Ce marché qui permet les échanges entre plusieurs intervenants en provenance de presque partout (Bolobo, Mbandaka, Kinshasa, Lukolela, …) ne fonctionne qu’après chaque deux semaines et cela de jeudi à dimanche. Alors les baleinières quittent Kinshasa le Lundi à destination de Yumbi avec plusieurs produits manufacturiers pour être vendus à Yumbi et si tout va bien ils arrivent à Yumbi le Jeudi. Le marché se clôture le dimanche et les baleinières montent vers Kinshasa le même jour avec les poissons, bananes et autres produits locaux  pour arriver dans la capitale le Mardi. Cette différence de la durée de voyage s’explique par le fait que Yumbi-Kinshasa est une descente alors que l’inverse est une montée.

Les routes d’intérêt provincial sont celles reliant Inongo, actuel chef lieux de la province de Maindombe au territoire de Bolobo à plus au moins 63km. Pour ce qui est des de desserte agricole, on peut citer : Nganya-Ngôo (20km), Bobele-Mansele (9km), Mansele-Mpunyi (4km), Yumbi-Ilebo-Ma (32km) et Bokalakala-Yumbi (40km).

Concernant la voie aérienne, il s’agit ici de l’aéroport privé de la Société Industrielle et Forestière du Congo (SIFORCO) dont le siège se situe à MALUKU et qui possède une branche Nkolo. Là, atterrit et décolle les petits avions.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Aujourd’hui deux réseaux de communication sont disponibles à Yumbi : Vodacom et orange. Les deux réseaux fonctionnent avec l’utilisation des panneaux solaires pour faire fonctionner les antennes, la qualité de la communication demeure médiocre. Surtout pour Orange.

En pleine Cité de Yumbi il y a sans cesse des absences du signal réseau et la communication n’est pas très bonne à certains endroits où parfois même il faut chercher le réseau. On peut aussi noter que ces opérateurs n’offrent pas le service de M-Pesa, Orange Money et que la connexion internet à travers le réseau Vodacom est très lente et ne passe qu’à certains moments de la journée. Chaque 23h00 il y a fermeture du signal du réseau vodacom à partir de Kinshasa et le réseau est rétabli à 3 heures du matin. Précisons aussi que le réseau airtel est en chantier.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

RAS

Espèces phares de la faune
  • les éléphants,
  • les bonobos,
  • les hippopotames
  • les antilopes.
Espèces phares de la flore
  • W enge,
  • Iroke,
  • Bosse,
  • Debetou,
  • Sipo


Situation sécuritaire

Le territoire de Yumbi est relativement calme en dehors de l’absence d’une cohabitation pacifique entre les deux ethnies  majoritaires  (Tendes et nunus).

 


Opportunités de développement

Plusieurs avantages naturels peuvent permettre le développement de Yumbi:

  • Une partie du fleuve et rivières très poissonneuses : L’organisation adéquate de la pêche permettrait aux poissons séchés et bien conservés à être vendu dans les autres territoires (Bolobo, Inongo,…), à Bandundu-ville, à Kinshasa, à Mbandaka et dans le Congo-Brazzaville.
  • Le fleuve et rivières qui permettent les échanges commerciaux entre plusieurs territoires (Bolobo, Inongo, Mushi, Kwamout, Lukolela,…), entre les grandes villes (Bandundu-ville, Kinshasa, Mbadaka,…) et entre une partie du Congo-Brazzaville. L’augmentation des pirogues et des bateaux en bon état influerait positivement sur les revenus de la population.
  • La présence d’une réserve naturelle qui pourrait être valorisé. Le tourisme pourrait être développé autour de cette réserve.
  • La construction et la valorisation du Marché Maroc qui facilite les échanges entre divers territoires, Kinshasa, Mbadaka, Congo-Brazzaville,… permettrait à la population de vendre les produits locaux et d’acheter les produits manufacturés à moindres coûts.

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