Territoire de Yakoma

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Nord-Ubangi
Superficie 17 365 km²
Taille estimée de la population 409 444 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le Territoire de Yakoma est une entité déconcentrée de la Nouvelle Province du Nord-Ubangi, situé à l’extrême Nord-est de l’Equateur démembré. Il est délimité au Nord par les Rivières Uélé et Ubangi, qui,  à leurs tours prennent frontière avec la République Centrafricaine (RCA), au Nord-est par les territoires de Bondo et d’Aketi (Province du Bas-Uélé), au Nord-ouest par les territoires de Mobayi-Mbongo et  Businga, et au Sud par le territoire de Bumba (Province de Mongala). Les limites du Territoire de Yakoma sont fixées par l’Ordonnance-loi n° 77/209  du 30 juillet 1977 et n° 78/013 du 28 juillet 1978 portant respectivement création de la Sous-région du Nord-Ubangi, aujourd’hui Province du Nord-Ubangi et de la zone de Yakoma, actuellement territoire de Yakoma, avec trois Secteurs : Abumombazi (Abuzi en sigle), Wapinda et Yakoma. Le territoire de Yakoma est constitué de 34 groupements, et 169 villages, dont le secteur d’Abumombazi avec 16 groupements et 56 villages; Secteur de Wapinda avec 6 groupements et 35 villages et finalement en secteur de Yakoma, 12 groupements et 78 villages. Le Chef-lieu est installé à Yakoma-centre, l’ex-cité avec 9 quartiers.

Données géographiques 

  • Longitude : 22° 35’ et 23° 37’ longitude Est
  • Latitude : 3° 48’ et 4° 6’ de latitude Nord
  • Altitude : 470 m au dessus de la mer

Climat

Le territoire jouit d’un climat de type tropical humide avec alternance de deux saisons, une saison pluvieuse assez longue de Huit(8) à Neuf(9) mois (Mars à Mi-novembre) et une courte saison sèche de quatre(4) à trois(3) mois (Décembre-Février). Ces deux saisons, bien tranchées dans la partie Nord du Territoire. La température ambiante y varie entre 25° et 28° C.  La moyenne du degré du pluviomètre (Données de PARRSA : Projet d’Appui à la Réhabilitation et Relance  du Secteur Agricole) montre qu’à partir de 2014,  les précipitations ont été peu abondantes que d’habitude : elles ont variées  entre 700 et 1000 mm.

Hydrographie

Le territoire de Yakoma regorge un plus grand nombre des rivières. Parmi les principales rivières, nous pouvons citer: les rivières Uélé et Mbomu. Ces deux rivières viennent se rencontrer pour former la rivière Ubangi au chef-lieu du territoire. Cette rivière Ubangi est frontalière de la République Centrafrique.  Egalement, il y a  la rivière Mongala, qui sépare le Territoire de Yakoma à celui de Bumba. Nous pouvons citer aussi les autres rivières qui sont en secteur de Yakoma : les rivières Mato, Londo, Kengo et Luwe. En secteur d’Abumombazi, nous avons les rivières Ebola, Dangalo et Lobé. 

Végétation

Yakoma se situe dans la cuvette centrale, regorgeant des plaines, des plateaux et quelques collines. On ne rencontre pas de montagnes et vallées profondes. La grande partie du territoire est couverte de la forêt. Par illustration, la forêt la plus connue en territoire est celle d’Abumombazi suivie de celle de Wapinda. Les autres parties sont des savanes boisées, d’autres parsemées parfois des bambous, palmiers à huile, caféier, et cacaoyer dans des plantations délaissées en brousse. En bref, la végétation du Territoire de Yakoma est constituée de la forêt et d’une savane boisée, en plus des rares brousses.

Sol

Le sol du territoire de Yakoma comprend le sol généralement argilo-sablonneux. Particulièrement argileux dans le Secteur de Yakoma, argilo-sablonneux dans le Secteur d’Abumombazi et sablonneux dans celui de Wapinda.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Yakoma regorge dans son sous-sol, des mines de Diamant et de l’Or, qui sont exploitées de façon artisanale, plus spécialement dans le village Lite-Bala en Secteur de Wapinda, mais également  à Vamboro au début de l’année 2015 en Secteur de Yakoma, et dans le village Yenga dans le Secteur d’Abumombazi. Nombreuses sources révèlent qu’il y a une présomption des autres gisements des minerais et de pétrole à travers le territoire.  La forêt constitue une première richesse de ce territoire. Elle regorge une flore et faune  d’importance économique : bois, arbres fruitiers, animaux sauvages, plantes médicinales, rivières, etc. La structure du sol est riche. Les cultures suivantes s’y adaptent sans difficultés: (1) les cultures vivrières: manioc, haricots, niébé, courges, arachides, maïs et riz; (2) les cultures pérennes: palmier à huile, cacaoyer et caféier. Les cultures maraichères sont très moins adaptées à la région. Par exemple, les choux, tomates, pomme de terre, etc. Ces produits maraichers sont presque inexistants en territoire de Yakoma.

Les régimes alimentaires sont particulièrement distincts que ceux des autres territoires. Le manioc constitue la culture de base. Les dérivés du manioc : chikwangue,  koutoubo ou (ça goute bon, une appellation de la rue), farine de manioc (foufou). La consommation de la grenouille, les chenilles (mbinzo) et l’escargot, constitue une particularité. La polygamie est une culture particulière à la majorité des ngbandi.  Rare sont les ménages unis par un mariage officiel ; la majorité d’unions ne sont que des unions libres. Le mariage est un événement inhabituel en Territoire de Yakoma. Seulement 17 mariages ont été enregistrés durant l’année 2015 en territoire. Généralement, par les fidèles des églises de réveil.

Données culturelles

Vu la proportion des populations parlant la langue ngbandi, on est tenté de conclure que le territoire a une population homogène, en dépit des quelques commerçants migrants venant de l’Est du pays(swahili), territoire voisins (les mbuza) et du pays voisin, la République Centrafricaine venant pour s’approvisionner en produits manufacturés, les  sangu.

Pratiquement, ce sont les ngbandi qui ont leur appartenance naturelle sur toute l’étendue du territoire de Yakoma. La population minoritaire appartenant à la sous-tribu appelée Pakabete ou Gezon se trouve à Butu et à Kande dans le secteur d’Abumombazi, une autre à Kashi dans le secteur de Wapinda. C’est un accroissement de la tribu Pakabete du Groupement Bozame en Territoire de Businga au Sud, qui s’est installé dans les limites administratives du Secteur d’Abumombazi, dans le Groupement Pombi. Les Pakapete sont assimilés aux Ngbandi pour être reconnu comme Tribu à part entière. Bien que les deux ethnies cohabitent ensemble, l’influence de Ngandi est telle qu’elle domine sur le Pakabete et par conséquent tout Gezon parle le Ngbandi et non l’inverse.

Us et coutumes qui ont un lien avec la santé de la population : Le sororat et  le lévirat perpétuent la transmission du VIH/SIDA, Interdiction aux femmes allaitantes  de manger de la viande et quelques poissons pendant les premières semaines post portales, de manger de  repas salé dans les quatre semaines post partale, rejet de colostrum pendant le premier jour  du post-partum et la  géophagie chez les femmes enceintes.

Après une interview avec les Médecins Chef de Zone, ils émettent les hypothèses selon lesquelles la géophagie chez les femmes enceintes entrainerait la parasitose intestinale et la constipation. Certains interdits chez les femmes enceintes et allaitantes défavoriseraient la récupération fonctionnelle chez les cibles. Les religions traditionnelles offrent par moment de résistance aux pratiques familiales essentielles telle que la vaccination, le planning familial, le respect du genre et parité (la femme n’a pas de contribution pour le développement communautaire).

Le mariage forcé et précoce qui défavorise la jeune fille de continuer normalement ses études. La garde d’enfants parfois faite par la jeune fille. Les travaux domestiques sont l’affaire généralement de la jeune fille, cela hypothèque l’égalité de sexe à l’éducation.

Pour la dot, la coutume ngbandi exige deux étapes : la pré-dot et la dot proprement dite.  Pour la pré-dot, il s’agit d’une hypothèque de la jeune fille ou d’une pré-reconnaissance à la belle famille. Généralement, elle s’estime à 50 000 FC le minimum. La dot proprement dite exige des biens suivants : deux chèvres (près de 200$), cinq sacs de 20kg de sel de cuisine, une veste pour le Beau-père, un pagne pour la Belle-mère, y compris les souliers ; une machette, une houe, sept bouteilles d’huile de palme, un bassin vide(Bocassa), une régime des bananes, un bassin d’arachide, un bassin de farine de manioc, une couche-bébé, des pinces-bébé, un paquet d’aiguilles pour les couturiers, dix litres de boisson locale fortement alcoolisée(lotoko), un filet de pêche, six poules, une farde de cigarette, une boite d’allumettes, une boite de gilettes soit lames de rasoirs et finalement un droit du capita du village(5000FC). Après nos enquêtes, nous avons estimé la valeur minimum de la dot proprement dit chez les gbandi à 700 000 FC. A la fin de la cérémonie, une balle de cartouche est crépitée à l’air libre (Avec fusil de chasse, Calibre 12), pour faire honneur à la cérémonie. Ces biens ne sont pas exhaustifs, mais voilà au moins les plus importants.

Par ailleurs, le comportement socioculturel du peuple ngbandi est fondé sur la croyance stricte à la tradition ancestrale : Cas de recours en première intention au traitement traditionnel et ou fétichisme en cas de  maladie(Bokoko), de sororat et lévirat(traditions suivant lesquelles le mari peut prendre ou accepter comme deuxième femme la petite sœur de sa femme ou la nièce de cette dernière), et aussi le Bwakele: le fait d’exempter l’accoucher de tout activité et de l’isoler avec le nouveau-né dans la maison pendant des mois au détriment de suivi correct de CPoN et CPS. Les accouchements précoces sont à la base de faible proportion des filles dans les institutions secondaires car la plupart des filles se marient avant leur 15ème anniversaire. Par conséquent, la courbe du taux de scolarisation par niveau de classe va en décroissant chez les filles.

Langues parlées dans ce territoire

  1. Lingala (98%);
  2. Le ngbandi (100%) et une ethnie Pakabète en Secteur d’Abumombazi parlant une langue proche du ngbandi, le gezon
  3. Les autres langues des territoires voisins (mbuza, kisangu, Swahili) représentent un petit pourcentage de moins de 1 %

Dans ce territoire le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Swahili est surtout parlé par les commerçants migrants venus de l’Est du pays (Bunia,  Butembo, Kisangani) avec quelques agents de la sécurité (armée, police) et ceux du territoire voisin : les mbuza venant de Bumba parlant mbuza ; et le ngbandi est une langue vernaculaire parlée aussi par la majorité de ces peuples autochtones. Egalement, le territoire est fréquenté par le peuple sangu du pays voisin, la République Centrafricaine, parlant le kisangu ; venant pour les activités d’approvisionnement en produits manufacturés. Le territoire est occupé essentiellement par le peuple Ngbandi (autochtones). La population du territoire de Yakoma est homogène. Les pakabetes sont sur l’axe Butu, Bondunga et Bondalangi, route Bumba en Territoire de Yakoma, mais aussi en Secteur de Wapinda, vers le site minier de Lite-Bala. C’est un peuple minoritaire parlant le gézon, une langue semblable au gbandi. Cette ethnie pakabete est estimée à 13 008 habitants, selon le rapport  de recensement de la Zone de Santé d’Abuzi. Bien que ces deux ethnies cohabitent ensemble, l’influence des Ngandi est telle qu’elle domine sur le Pagibete ou Pakabète et  par conséquent tout Gezon parle le Ngbandi et non l’inverse.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala (98%);
  2. Le ngbandi (100%) et une ethnie Pakabète en Secteur d’Abumombazi parlant une langue proche du ngbandi, le gezon
  3. Les autres langues des territoires voisins (mbuza, mbororo, kisangu, Swahili) représentent un petit pourcentage de moins de 1 %

Dans ce territoire le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Swahili est surtout parlé par les commerçants migrants venus de l’Est du pays (Bunia,  Butembo, Kisangani) avec quelques agents de la sécurité (armée, police) et ceux du territoire voisin : les mbuza venant de Bumba parlant mbuza ; et le ngbandi est une langue vernaculaire parlée aussi par la majorité de ces peuples autochtones. Egalement, le territoire est fréquenté par le peuple mbororo   et  sangu du pays voisin, la République Centrafricaine, parlant le mbororo ; venant pour les activités d’approvisionnement en produits manufacturés. Le territoire est occupé essentiellement par le peuple Ngbandi (autochtones). La population du territoire de Yakoma est homogène. Les pakabetes sont sur l’axe Butu, Bondunga et Bondalangi, route Bumba en Territoire de Yakoma, mais aussi en Secteur de Wapinda, vers le site minier de Lite-Bala. C’est un peuple minoritaire parlant le gézon, une langue semblable au gbandi. Cette ethnie pakabete est estimée à 13 008 habitants, selon le rapport  de recensement de la Zone de Santé d’Abuzi. Bien que ces deux ethnies cohabitent ensemble, l’influence des Ngandi est telle qu’elle domine sur le Pagibete ou Pakabète et  par conséquent tout Gezon parle le Ngbandi et non l’inverse.

Principales activités
  1. Agriculture;
  2. Elevage;
  3. Commerce en gros et détails des produits agricoles, manufacturiers et artisanaux ;
  4. Chasse et pêche ;
  5. Transport des marchandises et des personnes ;
  6. Travail salarié.

Les données chiffrées se rapportant aux principales activités du territoire de Yakoma sont difficile à capter, vu le degré important d’activités informelles. Néanmoins, telles que les activités sont citées, ils sont repris selon l’ordre d’importance en commençant par l’agriculture. L’activité agricole l’emporte et après vient le commerce, puis les services publics et/ou les salariés (ici on fait allusion à tous les fonctionnaires de l’Etat, les enseignants, les infirmiers, etc.). Et comme plus de la moitié du territoire, est couverte de la forêt, la chasse et la pêche constituent aussi une activité de grande envergure.  Et finalement, certains ménages survivent qu’en fonction de leurs vélos(Toleka). Ce qui fait que le transport des personnes et des biens par vélo est fréquent. Vu l’impraticabilité de la route, les vélos prennent souvent les marchandises des commerçants, de Bumba vers Yakoma, une distance environnant 300 km. Egalement des camions prennent aussi des marchandises du Port de Bumba vers Yakoma, malgré l’impraticabilité de cette route. Un bon nombre des ménages vivent des produits de la rivière et des gibiers de la forêt. L’élevage des volailles, des petits bétails (chèvres, moutons) est aussi pratiqué par certains ménages.  La plus part des travailleurs salariés sont les enseignants et les agents et fonctionnaires de l’Etat. L’enseignement emploi un plus grand nombre des jeunes du territoire, parfois non-qualifiés pour l’enseignement au secondaire.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 553

Principaux opérateurs économiques
  1. Zelo-te-Walaka José: Spécialisé dans la revente des produits pharmaceutiques. Eleveur de gros bétail et planteur de café, du palmier à huile, soja. Suite à la route impraticable, les produits sont vendus à Yakoma même. Responsable d’un pâturage sur la route Wapinda, à 32 km de Yakoma cité. Il utilise 17 personnes dans son entreprise. Il est opérateur économique depuis 1984 et a décroché son numéro de registre de commerce en 1992. Il est aussi spécialisé dans l’hôtellerie en territoire.
  2. Bgoda Marcel : Il est planteur, ancien commerçant du territoire de Yakoma. Il est plus spécialisé dans la production de l’huile de palme. Il a une plantation en secteur de Yakoma.
  3. Wabi Gilimbo, de l’Etablissement Sezola, spécialisé dans la vente des produits manufacturés et fait le transport des marchandises par camion, Tronçon Bumba-Yakoma;
  4. Entreprise Debuze Hulute opérant dans la vente des produits de Vodacom (ventes des crédits et service M-pesa) et spécialisé aussi dans la construction, employant plus de 20 ouvriers selon la typologie de l’activité (construction, transport, commerce, etc.) et appartenant à l’Ingénieur Debuze qui a été reconnue légalement comme entreprise depuis 1993 ;
  5. Nzengi Maron : Commerçant des produits manufacturés, et ayant aussi une rizerie à Wapinda, Mais aussi maitrisant aussi le secteur du transport, axe Bumba-Yakoma-Wapinda. Il est grand entrepreneur dans le secteur de Wapinda, voire aussi traitant des métaux (Atelier de soudure, Scierie). Il vend aussi du bois de Wapinda vers Yakoma. Nzengi utilise cinq travailleurs dans son entreprise.
  6. Debaba, Commerçant basé en secteur d’Abuzi. Il est aussi spécialisé dans la vente des articles de traite, en même temps transporteurs des marchandises ;
  7. Koli Augustin, de L’Etablissement La Merveille, commerçant des produits manufacturés. Il est aussi spéculateur agricole et éleveurs du gros bétail à Kongba à 25 km de Yakoma-Cité. Son entreprise emploie 7 travailleurs permanents.

Dénombrement des Opérateurs économiques du Territoire de Yakoma

Entité/Secteur

Commerçants immatriculés

Commerçants Ambulants

Marchés locaux

Abumombazi

2

100

4

Wapinda

1

100

2

Yakoma

20

50

5

Cité de Yakoma

80

200

2

Total

103

450

13

                                                                                                                                                       

Au vu de ce tableau, nous constatons que le territoire compte 553 opérateurs économiques, dont 103 immatriculés et 450 ambulants ; avec 13 marchés locaux.

En référence des données de la Direction Générale des Impôts(DGI), Quartier Fiscal de Yakoma, le territoire compte 121 opérateurs économiques et sont repartis par secteur : 79 opérateurs économiques en Secteur de Yakoma, 32 opérateurs en Secteur de Wapinda, et 10 opérateurs en secteur d’Abuzi. Il existe une centaine d’opérateurs économiques reconnus par la DGI (Direction Générale des Impôts) dans le territoire de Yakoma, soit 121 opérateurs économiques. La moitié de ces entreprises se trouvent dans le secteur de Yakoma. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, appareils électroménagers….) en provenance  de la ville de Butembo au Nord-Kivu, Kinshasa, Bumba.

L’entreprise Zelo est spécialisée dans la vente des produits pharmaceutiques, depuis 1992 jusqu’alors. Des produits qu’il achète à l’Entreprise Shalina/Kinshasa, et d’autres en provenance de la ville de Butembo au Nord-Kivu. Zelo est devenu client d’honneur de Shalina en territoire de Yakoma. Bgoda Marcel lui est plus agriculteur, et connu pour la production de l’huile de palme dans la région. Il a aussi une plantation en Secteur de Yakoma. Les entreprises Wabi et Debaba sont spécialisées dans la vente des produits manufacturés en gros et détail. L’entreprise Debuze est spécialisée dans la construction des bâtiments, ponts, écoles, hôpitaux, etc. Les Etablissements Wabi maitrisent bien le secteur de transport dans la région et récemment aussi Debuze. Nzengi Maron est l’un des grands entrepreneurs du milieu, ayant une pluralité d’activités génératrices des revenus en Secteur de Wapinda. L’Etablissement La Merveille se spécialise aussi en élevage du gros bétail en Secteur de Yakoma et vente des articles de traite. Négociant aussi des minerais (Or produit à Wapinda plus précisément dans le village de Lite-Bala). Le gros du trafic se fait sur l’axe routier Yakoma-Bumba, soit du port de Bumba pour Yakoma. La plupart des marchandises proviennent soit de la Ville de Kinshasa soit de la Ville de Butembo au Nord-Kivu. Ce qui fait que la route Bumba-Yakoma est très capitale pour la région. L’entretien permanente de cette route peut être un ouf de soulagement de la communauté de Yakoma.

Principales activités des opérateurs économiques
  1.  Agriculture et élevage ;
  2. Vente des produits agricoles et alimentaires, manufacturiers, produits pharmaceutiques, produits pétroliers, bois ;
  3. Transport des marchandises par camion, moto et vélo ;
  4. Sous-traitance en construction et artisanat (Soudure et menuiserie, atelier mécanique).
Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce de Gros et détails des produits manufacturiers, pétroliers et agro-pastoral ;
  2. Agro-pastoral (Manioc, arachides, riz, huile de palme, volailles et petit bétail)
  3. Artisanat : menuiserie, atelier de soudure, couture et mécanique, boulangerie artisanale, etc ;
  4. Transport des biens et des personnes (Camions, Moto, Vélo, Hors-bord, Pirogue sur les rivières) ;
  5. Pêche artisanale avec hameçons et filet dans les rivières    

Le territoire compte des entrepreneurs agricoles ayant des palmerais, des rizeries, et des grandes plantations de caféiers et cacaoyer, mais selon l’Inspecteur de l’Agriculture, bon nombre de ces plantations sont déjà abandonnées, faute d’inexistence des mesures d’accompagnement des paysans. Il est difficile de faire ressortir la liste exhaustive des producteurs agricoles, puisque certains n’ayant pas été recensés par le service territorial de l’Agriculture, pêche et élevage(AGRIPEL). Pas mal des palmerais sont en pleine forêt sans aucun entretien. Ce qui entraine une forte diminution de la production de l’huile de palme. Une plantation, c’est une exploitation agricole considéré comme une entreprise tout entière, qui peut être une Petite et Moyenne Entreprise. Les plantations Langate et Gikila étaient les plus meilleures dans la production de l’huile de palme en territoire de Yakoma, mais faute du faible revenu provenant de cette spéculation, les entreprises ont pratiquement fermées et les champs n’ont plus d’entretien. La production disponible sur le marché n’est qu’une quantité considérée comme restant  de l’autoconsommation des ménages. La pêche est aussi une activité qui fait vivre une bonne partie des populations riveraines. Cette pêche occupe la plupart des jeunes garçons. Les pâturages pour les gros bétails sont vraiment rares en territoire. La majorité des ménages gardent des petits bétails comme les chèvres et moutons. Le transport en territoire est possible seulement avec des camions gros porteurs. Seuls les marques Man et des Jeep 4×4 peuvent y arriver.

Grandes entreprises locales

Partant de la définition d’une grande entreprise, nous avons constaté qu’en territoire de Yakoma, aucune entreprise n’est jusque-là réputée grande

Principaux produits agricoles

Production globale année 2015

Modalités/Cultures

Production/an en tonne

Pourcentages(%)

Manioc

11 528,00

4,80

Maïs

24 270,00

10,10

Riz Paddy

58 558,00

24,36

Arachides

74 108,00

30,83

Soja

20 494,00

8,53

Haricots

20 013,00

8,33

Courges

28 820,00

11,99

Niébé

2 562,00

1,07

Production totale

240 353,00

100,00

      Source : AGRIPEL, Rapport annuel, Territoire de Yakoma, Décembre 2015

                                                Elevage Gros et Petit Bétail

Secteur

Bovins(Têtes)

Eleveurs

Bouviers

Caprins

Ovins

Pâturages

Abumombazi

275

25

3

7 635

4 029

4

Wapinda

73

14

1

3 075

75

2

Yakoma

155

17

4

9 750

2 835

5

Cité Yakoma

32

8

2

3 600

970

3

Total

535

64

10

24 060

7 909

14

Source : AGRIPEL, Rapport annuel, Territoire de Yakoma, Décembre 2015

 

Secteur

Suidé

Gallinacés

Pintades

Palmipèdes

Abumombazi

14 000

65 540

48

355

Wapinda

18 000

54 963

10

360

Yakoma

12 000

59 230

69

486

Cité Yakoma

310

17 542

96

480

Total

44 310

197 275

223

1 681

Source : AGRIPEL, Rapport annuel, Territoire de Yakoma, Décembre 2015

  1. Manioc : 4,80 % ;
  2. Mais : 10,10 % ;
  3. Riz Paddy : 24,36 % ;
  4. Arachides : 30,83 % ;
  5. Soja : 8,53 % ;
  6. Haricots : 8,33% ;
  7. Courges : 11,99 % ;
  8. Niébé : 1,07 %. 

Le manioc est le principal produit agricole du territoire. La production annuelle  du territoire est de 11 528,00 tonnes. Le manioc est consommé soit en chichwangue soit en tubercules bouillies et en farine de manioc pour en faire le foufou. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins. Mais nous constatons que le manioc ne représente que 4,80 % de la production globale du territoire. C’est l’Arachide et le Riz Paddy qui vient au premier plan, représentant respectivement 30,83 % soit 74108,00 tonnes et 24,36 % soit 58 558,00 tonnes pour l’année 2015. Puis vient les courges 11,99 % soit 28 820 tonnes, Maïs 10,10 % soit 24 270 tonnes, soja 8,53 % soit 20 494 tonnes, Haricots 8,33 % soit 20 013 tonnes, manioc 4,80 % soit 11 528 tonnes et le Niébé 1,07 % soit 2 562 tonnes. D’autres filières agricoles sont déjà délaissées, faute d’absence des mesures d’accompagnement des paysans. On peut citer entre autres : le palmier à huile, le caféier, et le cacaoyer. L’écoulement de ces produits faisait et continue à faire une difficulté. Ce qui fait que bon nombre des plantations sont déjà abandonnés.

Quant à ce qui concerne la transformation des produits agricoles, le manioc et le maïs sont les seuls produits subissant une petite transformation artisanale : Manioc, de là on peut y fait sortir du Chichwangue, foufou et du maïs, on extrait l’alcool de type Liqueurs, appelé localement Debadeba. 

Les principaux produits agricoles sont catégorisés à trois types :

  • Les cultures vivrières : manioc, mais, riz, arachides, soja, banane plantain, ignames, patates douces, cezames, poivres, courges, haricots, etc.
  • Les cultures pérennes : Palmier, caféier, cacaoyer ;

Les cultures fruitières : Orangier, Manguier, mandarinier, jaquier, goyavier,

En 2014, le recensement du bétail nous fournit 535 têtes des bovins, 24 060 caprins, 7 909 ovins. Le territoire compte 64 éleveurs reconnus et 14 pâturages pour nourrir les bêtes.

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles (Mbinzo)
  2. Miel
  3. Champignons
  4. Escargots. 

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de Yakoma sont des produits forestiers non ligneux (chenilles et champignons, escargots). Ils sont prélevés dans les forêts du secteur d’Abumombazi et de Wapinda et sont consommées durant les saisons pluvieuses, période pendant laquelle ils sont abondants. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans les 2 secteurs (Abuzi et Wapinda) du territoire de Yakoma, mais pas fréquent dans le secteur de Yakoma. Le miel est produit périodiquement vers le mois de Mars et Avril. C’est vers le mois de Mai qu’il y a une forte production finale du miel, selon l’inspection de l’agriculture du territoire.

Principales sources d’énergie
  1. Bois et braises (100%) ;
  2. Pétrole (0,4%) ;
  3. Electricité (0,1%) ;
  4. Solaire (15%) ;
  5. Lampes traditionnelles (20%)

Le courant électrique est une denrée rare à Yakoma. Il n’y a que quelques ONGs qui utilisent des groupes électrogènes. Selon le rapport du chef de service de l’énergie, dix groupes électrogènes ont été recensés dans le territoire. La plupart des ménages nobles utilisent des lampes torchent rechargeables par l’énergie solaire. Les indigènes utilisent une lampe avec comme lubrifiant, l’huile de palme. C’est ce que nous nommons « lampes traditionnelles ». Ces dernières sont surtout utilisées  au fin fond du territoire. Les pourcentages ci-haut cités sont estimatifs, puisqu’aucun recensement des panneaux n’a été fait dans le territoire. Et puis les panneaux solaires utilisés sont de faibles capacités (5 watts, 10 w, 15 w, 20 w, 50 w, 100 w maximum). La journée, les différentes structures et entreprises utilisent des groupes électrogènes fonctionnant avec du mazout. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages (pour la transformation de l’huile de palme en savon) et pour la fabrication des braises.  Un bon nombre des ménages utilise du bois de chauffage pour cuire les aliments.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 50

Zones de Santé(ZS)

 

 

Zones de Santé(ZS)

Centre de Santé Publics

Centre de Santé Privée

Nombre des médecins

ZS de Yakoma

12

0

3

ZS d’Abumombazi

14

0

3

ZS de Wapinda

11

0

4

ZS de Wasolo

13

0

3

Sources : Nos enquêtes auprès des Zones de Santé du Territoire de Yakoma

Le territoire de Yakoma dispose quatre Hôpitaux Généraux de Référence(HGR) dont le premier est basé au Chef-lieu du Territoire à Yakoma (HGR de Yakoma), la deuxième HGR Abumombazi, le troisième HGR Wapinda et le dernier HGR Wasolo. Tous ces hôpitaux sont publics(Etatiques). Signalons que ces hôpitaux étaient gérés auparavant par des conventions réligieuses. L’HGR de Wasolo était sous la gestion des Missionnaires Protestants et les trois autres par l’Eglise Catholique.

Le territoire compte 50 centres de Santé tous publics. Le privé n’organise que des Centres hospitaliers. Ces dernières dépendent des Centre de Santé publics. Chaque Aire de Santé dispose d’un centre de Santé.   En ZS de Yakoma nous avons  12 centres de santé publics; En ZS d’Abumombazi, nous avons 14 Centres de santé publics; En ZS de Wapinda nous avons 11 Centres de santé(CS) publics uniquement ; et En zone de santé de Wasolo, nous avons aussi 13 centres de santé. Selon les propos des Médecins Chefs de Zone, les centres hospitaliers privés qui seraient aussi coptés parmi les Centres de Santé ne remplissent pas des critères requis pour un CS. Par conséquent ces centres ne sont pas considéré comme CS jusqu’à preuve du contraire. Bref, 50 Centres de Santé sont légalement reconnu.

Le territoire tout entier dispose de 14 médecins, tous basé au sein des Hôpitaux Généraux de Référence(HGR). Une population de 409 444 habitants pour 13 médecins. C’est encore insuffisant, à ce sens que ces chiffres montrent qu’un médecin pour près de 31 495 habitants, alors que la norme OMS (Organisation Mondial de la Santé) préconise 1 médecin pour 10.000 habitants. Pour dire que nos médecins prennent un surplus de trois charges. En plus, les structures sanitaires sont largement insuffisantes en territoire de Yakoma : 4 hôpitaux pour tout le territoire. Ce qui fait que l’accessibilité géographique des services de santé est difficile dans le territoire. En effet, selon le Superviseur de la Zone de Santé de Yakoma qui compte une population de 102 224 habitants, seulement près de la moitié des ménages habitent en moyenne dans un rayon de  2 km d’un centre de santé tandis que plus de la moitié des ménages habitent dans un rayon supérieur à 10 km d’un hôpital. Les trois principales maladies qui causent de mortalité en Territoire de Yakoma sont : Paludisme, IRA et la Malnutrition. Par rapport à la capacité d’accueil des Hôpitaux,  l’HGR de Yakoma a une capacité d’accueil théorique de 100 lits, celui d’Abumombazi avec une capacité d’accueil de 100 lits, mais avec 60 lits installés, la ZS de Wasolo avec la capacité d’accueil de 90 lits et 60 lits installés aussi, et finalement la ZS de Wapinda avec une capacité d’accueil de 100 lits, mais aussi seulement 65 lits installés.

Maladies les plus récurrentes
  1.  Paludisme: 50,49 %;
  2. Infections Respiratoires Aigues: 18,61 %
  3. Diarhée simple: 7,72 %;
  4. Anémie: 2,77%;
  5. Amibiase: 1,4 %


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 228
Ecoles secondaires 160

Voici les données du Secteur éducation reprises par Sous-division  : Yakoma 1 et Yakoma 2

Sous-division

Ecoles Maternelles

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au Maternelles

Elèves au primaire

Elèves secondaire

Yakoma 1

15

161

116

2248 dont 763 filles

46551 dont 22810 filles

12859 dont 5015 filles

Yakoma 2

07

67

44

220 dont 139 filles

21038 dont 10173 filles

4150 dont1204 filles

Total territoire

22

228

160

2468 dont 902 filles

67589 dont 32983 filles

17009 dont 6219 filles

Sources : Nos enquêtes auprès de la sous-division Yakoma 1 et 2

Le territoire de Yakoma possède 460 écoles dont 22 écoles maternelles, 228 écoles primaires et 160 écoles secondaires avec un effectif de 2 468 écoliers à la maternelle, 67589 élèves au primaire et 17009 élèves au Secondaire dont 45 396 garçons et 39 202 filles (primaires et secondaires).

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 3

Université/Institut supérieur

Entité/

Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre d’Assistants

Nombre des Chefs de Travaux

Nombre de professeurs

Institut Supérieur Pédagogique de Yakoma (ISP Yakoma)

Yakoma

(i) Lettres et Sciences humaines, avec trois départements : Anglais-Culture africaine, Français-Langues africaines,  et Sciences commerciales et administratives ; (ii) Sciences exactes avec trois départements : Mathématique-informatique, Géographie et Gestion de l’Environnement ; et sciences agronomiques et vétérinaires ; (iii) Sciences de l’Appui à l’Enseignement avec le seul département de Gestion et Administration des institutions scolaires et de formation.

112 dont 12 filles

22

1

1

Institut Supérieur des Techniques Médicales de Yakoma

Yakoma

Sciences infirmières, orientation : Hospitalières et le département de Gestion des Institutions de Santé.

43 dont 14 filles

20

1

0

ISP Abumombazi

Abumombazi

(L’ISP Abumombazi a à son sein des sections suivantes : (1) Lettres et Sciences Humaines, avec trois département : Français et Langues africaines, Sciences commerciales, et Histoire, Sciences sociales et Gestion du patrimoine ; (2) Sciences Naturelles et exactes, avec deux départements : Géographie et Gestion de l’environnement, Agronomie-Véterinaire ; (3) Section des Sciences d’appui à l’enseignement, avec un département de Gestions et administration des institutions scolaires et de formations ; (4) Section des Sciences infirmières, avec une seule option Hospitalière.

 

205 étudiants dont 16 filles.

18

2

1

Il existe des Instituts Supérieurs  Techniques et pédagogiques. Deux institutions supérieures sont basées à Yokoma : L’Institut Supérieur Pédagogique de Yakoma (ISP-Yakoma) et l’Institut Supérieur de Techniques Médicales de Yakoma (ISTM-Yakoma). Et Une ISP privée basée à Abumombazi(Abuzi) à 75 km du Chef lieu, ouverte le 21 Octobre 2014.  L’ISP-Yakoma organise trois sections : (i) Lettres et Sciences humaines, avec trois départements : Anglais-Culture africaine, Français-Langues africaines,  et Sciences commerciales et administratives ; (ii) Sciences exactes avec trois départements : Mathématique-informatique, Géographie et Gestion de l’Environnement ; et sciences agronomiques et vétérinaires ; (iii) Sciences de l’Appui à l’Enseignement avec le seul département de Gestion et Administration des institutions scolaires et de formation. L’Institut Supérieur de Techniques Médicales quant à lui, organisent deux filières Sciences infirmières orientation : Sciences Hospitalières et le département de Gestion des Institutions de Santé. L’année 2014-2015, l’effectif total des étudiants a atteint 112 étudiants à l’ISP-Yakoma dont 12 filles et 100 garçons et 43 étudiants à  l’ISTM Yakoma, dont 14 filles et 29 garçons.

L’ISP Abumombazi a à son sein des sections suivantes : (1) Lettres et Sciences Humaines, avec trois département : Français et Langues africaines, Sciences commerciales, et Histoire, Sciences sociales et Gestion du patrimoine ; (2) Sciences Naturelles et exactes, avec deux départements : Géographie et Gestion de l’environnement, Agronomie-Vétérinaire ; (3) Section des Sciences d’appui à l’enseignement, avec un département de Gestions et administration des institutions scolaires et de formations ; (4) Section des Sciences infirmières, avec une seule option Hospitalière. L’ISP Abumombazi compte 205 étudiants dont 16 filles.


ONG et projets

Nombre d’ONG 4
Principales activités
  1. Projet de Soutien à l’Education de Base (PROSEB) ;
  2. Projet d’Accès aux Soins de Santé Primaire(ASSP) ;
  3. Projet de Reconstruction/Réhabilitation des Infrastructures scolaires(PRRIS) ;
  4. Projet d’Equipement des Structures Sanitaires (PESS) ;
  5. Projet d’Appui à la Réhabilitation et Relance du Secteur Agricole (PARRSA), projet en cours ;

Le projet PROSEB a pris l’initiative de construire des écoles à l’intérieur du pays. En territoire de Yakoma, 4 écoles ont été remis à la population. Le projet a construit deux écoles en secteur de Yakoma, l’Ecole primaire Sialo et Kasso, en secteur d’Abumombazi, une école primaire, l’EP Dumoka et le dernier en secteur de wapinda, l’école primaire Basianimasia. PROSEB a aussi doté des motos cross aux Sous-proved, Yakoma 1 et 2.  Le projet ASSP en territoire de Yakoma, est le partenaire le plus important au sein des Zones de Santé. Il a doté des moyens de déplacements aux hôpitaux (Jeep 4×4, Moto DT) et fournit un lot important des médicaments essentiels. Ce projet est sous le patronage du Gouvernement Congolais, selon les MCZ, mais avec l’accompagnement de la Vision Mondiale (World Vision) en partenariat avec l’organisme national ASSP. Ce projet prend en compte aussi le volet de wash(Eau, Hygiène et Assainissement). Pratiquement, world Vision construit des latrines au sein des hôpitaux, mais également des tangs pour la fourniture de l’eau de pluie. Le territoire de Yakoma n’a pas beaucoup d’organismes. La plupart des organismes existants traite des questions de Santé et d’Agriculture. La protection est moindre. HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés) est établi en territoire de Bosobolo. Selon nos sources d’enquêtes, son rayon d’action ne va plus s’élargir comme était prévu. Cela puisque la paix commence à revenir en République Centrafricaine(RCA). Et donc les réfugiés diminuent progressivement. Le projet PRRIS est en train de construire deux écoles : l’Ecole Primaire Médine, une école musulmane et l’Ecole Primaire Ndonga, une école kimbanguiste. Tous les projets PRRIS ont connu de retard d’exécution. Jusqu’à présent aucune de ces écoles n’est finie. Quant au Projet PESS, il construit deux centres de santé en zone de santé de Yakoma et a  doté l’HGR d’une ambulance. Le Projet PARRSA intervient dans le secteur agricole et du développement rural. Son projet a trois volet : (1) Volet agricole et élevage : pour ce volet, le projet a formé quatre agri-multiplicateurs en partenariat avec les organisations des Producteurs(OP) pour multiplier les semences améliorées et  les revendre aux OP ; (2) Amélioration des infrastructures de secteur de commercialisation : pour ce volet le projet a construit trois entrepôts pour le stockage des produits agricoles et réhabiliter les routes de dessertes agricoles. Ce volet a plus des visibilités. Les routes de dessertes agricoles sont déjà réhabilitées. Les axes réhabilités sont : Axe Wapinda-Yakoma, Bangele-Nzobo, Vamboro-Taragini, Nzobo-Wapinda, et Mbondo-Tere; (3) Renforcement des capacités des secteurs de l’agriculture et du développement rural : le projet a doté les engins roulants aux inspecteurs (2 motos marque DT) : Développement rural et Agriculture, pêche et élevage.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet de Soutien à l’Education de Base (PROSEB) ;
  2. Projet d’Accès aux Soins de Santé Primaire(ASSP) ;
  3. Projet de Reconstruction/Réhabilitation des Infrastructures scolaires(PRRIS) ;
  4. Projet d’Equipement des Structures Sanitaires (PESS) ;
  5. Projet d’Appui à la Réhabilitation et Relance du Secteur Agricole (PARRSA), projet en cours ;
  6. Le projet PROSEB a pris l’initiative de construire des écoles à l’intérieur du pays. En territoire de Yakoma, 4 écoles ont été remis à la population. Le projet a construit deux écoles en secteur de Yakoma, l’Ecole primaire Sialo et Kasso, en secteur d’Abumombazi, une école primaire, l’EP Dumoka et le dernier en secteur de wapinda, l’école primaire Basianimasia. PROSEB a aussi doté des motos cross aux Sous-proved, Yakoma 1 et 2.  Le projet ASSP en territoire de Yakoma, est le partenaire le plus important au sein des Zones de Santé. Il a doté des moyens de déplacements aux hôpitaux (Jeep 4×4, Moto DT) et fournit un lot important des médicaments essentiels. Ce projet est sous le patronage du Gouvernement Congolais, selon les MCZ, mais avec l’accompagnement de la Vision Mondiale (World Vision) en partenariat avec l’organisme national ASSP. Ce projet prend en compte aussi le volet de wash(Eau, Hygiène et Assainissement). Pratiquement, world Vision construit des latrines au sein des hôpitaux, mais également des tangs pour la fourniture de l’eau de pluie. Le territoire de Yakoma n’a pas beaucoup d’organismes. La plupart des organismes existants traite des questions de Santé et d’Agriculture. La protection est moindre. HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés) est établi en territoire de Bosobolo. Selon nos sources d’enquêtes, son rayon d’action ne va plus s’élargir comme était prévu. Cela puisque la paix commence à revenir en République Centrafricaine(RCA). Et donc les réfugiés diminuent progressivement. Le projet PRRIS est entrain de construire deux écoles : l’Ecole Primaire Médine, une école musulmane et l’Ecole Primaire Ndonga, une école kimbanguiste. Tous les projets PRRIS ont connu de retard d’exécution. Jusqu’à présent aucune de ces écoles n’est finie. Quant au Projet PESS, il construit deux centres de santé en zone de santé de Yakoma et a  doté l’HGR d’une ambulance. Le Projet PARRSA intervient dans le secteur agricole et du développement rural. Son projet a trois volet : (1) Volet agricole et élevage : pour ce volet, le projet a formé quatre agri-multiplicateurs en partenariat avec les organisations des Producteurs(OP) pour multiplier les semences améliorées et  les revendre aux OP ; (2) Amélioration des infrastructures de secteur de commercialisation : pour ce volet le projet a construit trois entrepôts pour le stockage des produits agricoles et réhabiliter les routes de dessertes agricoles. Ce volet a plus des visibilités. Les routes de dessertes agricoles sont déjà réhabilitées. Les axes réhabilités sont : Axe Wapinda-Yakoma, Bangele-Nzobo, Vamboro-Taragini, Nzobo-Wapinda, et Mbondo-Tere; (3) Renforcement des capacités des secteurs de l’agriculture et du développement rural : le projet a doté les engins roulants aux inspecteurs (2 motos marque DT) : Développement rural et Agriculture, pêche et élevage.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet de construction du Foyer social en Territoire de Yakoma, financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD), sous tutelle du gouvernement provincial de l’Ex-Equateur;

 La construction du foyer social de Yakoma a permis 23 femmes d’entreprendre comme couturières et 15 femmes ont bénéficié de l’alphabétisation. Le centre organise des formations en Alphabétisation et ; Coupe et couture. La formation fait une durée d’une année. Ce centre est appelé Maison des Femmes de Yakuma. Yakuma est l’ancienne appellation du Territoire de Yakoma.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Yakoma s’effectue soit par voies routières soit par les biefs navigables(les rivières : Uélé et Ubangi).

Les routes permettant d’entrer et de sortir du territoire sont la nationale (qui connecte Yakoma au Territoire de Mobayi-Mbongo) : c’est la Route Nationale N° 24 et  (qui relie Yakoma au Territoire de Bondo). La route Yakoma-Frontière Bumba, c’est une route régionale. Voici quelques détails par rapport aux voies routières :

  1. Route nationale : Elle est de 82 km du village Ngama (Limite avec Mombayi-Mbongo) à Kondo (Limite avec le territoire de Bondo) passant par le Chef-lieu Yakoma ;
  2. Route régionale : Elle est de 175 km de Yakoma à Kande (Limite avec le Territoire de Bumba) passant par le Secteur d’Abumombazi;
  3. Routes de désertes agricoles : Elle est de 188 km allant de Yakoma cité jusqu’à Bangele passant par le Chef-lieu du Secteur de Wapinda et fini par la route menant vers Lite-Bala.

Toutes les routes confondues, nous  fait un total de 445 km des routes en territoires de Yakoma, sans prendre en compte les voiries. Ces routes comportent un total de 54 ponts, dont 5 ponts métalliques, 30 ponts en buses, 2 ponts en béton, 17 ponts en grumes.

Par voie navigable, il est possible d’emprunter des baleinières (N’existe plus) et/ou un Hors bord (une seule sur la rivière Ubangi) et pirogues à bois (Boiton)  qui naviguent sur les rivières d’Uélé et Ubangi. L’Hors-bord et les pirogues prennent la direction de Yakoma vers Mobayi-Mbongo.  L’hors-bord vient une fois les deux semaines pendant la saison pluvieuse, saison pendant laquelle la navigation est possible et aisée. C’est ainsi que plusieurs pirogues à bois  transportant des marchandises telles que la viande de brousse, les bananes plantains, les bois de chauffage, les bois pour construire, les cossettes de manioc et farine de manioc, du riz,  et les marchandises des commerçants en direction vers le grand marché de Bema et celui de Satema en République Centrafrique(RCA) chaque deux semaines.   Et ces mêmes pirogues quittent Yakoma avec des marchandises telles que les produits manufacturés,  et revendus dans d’autres territoires voisins tels que Mobayi-Mbongo et en République Centrafricaine.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport sur la rivière avec à l’arrivée des produits agricoles et au départ des marchandises manufacturées.

Par voie routière, quelques camions arrivent avec des produits manufacturés  venant de la Ville de Butembo via Bumba pour Yakoma et au retour ils partent avec du bois, de l’Or, Diamant(Abuzi), Miel et des animaux sauvages vers les territoires voisins. Le territoire comprend trois aérodromes : Abumombazi, Yakoma et Wasolo. Celui de Yakoma est privé, appartenant au Feu Jean Seti Yale, Ex-homme politique, Conseiller politique en matière de sécurité du Président Mobutu Désire et celui d’Abumombazi est public c’est-à-dire sous la gestion de la Régie des Voies Aériennes(RVA), tandisque celui de Wasolo appartient aux Missionnaires protestants de l’HGR de Wasolo. Seul l’Aérodrome de Yakoma est fonctionnel et peut accueillir un avion.  La fréquence est estimée à plus ou moins une fois l’an et peut être zero, puisque l’atterrissage est occasionnel. L’aérodrome de Monsieur Seti Yale est en terre battue. Les deux autres sont déjà abandonnés (Abuzi et Wasolo).

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Vodacom est le réseau le plus utilisé en Territoire de Yakoma et Orange vient en second lieu. Néanmoins, ces deux réseaux n’arrosent pas tout le Territoire. A moins de 12 km du chef-lieu, le réseau reste introuvable. Orange reste encore limité, jusqu’à ce qu’il fait plus de deux semaines sans être en marche, pour des raisons techniques. Vodacom est le seul réseau qui facilite le transfert de fonds en Territoire de Yakoma à travers son service de M-Pesa. Les deux réseaux usent d’une même antenne ; ce qui fait que tous les deux réseaux se perturbent au même moment. La qualité du réseau n’est pas vraiment bonne. Vodacom couvre seulement trois points, Yakoma cité (difficilement 12 km²), mêmement à Wapinda et Abuzi. Orange couvre deux lieux : secteur de Yakoma et Wapinda (pas plus de 5 km², c’est-à-dire au centre de chaque entité). L’intérieur du territoire n’a aucune couverture du réseau. Vodacom utilise encore les générations G et 2G en Territoire de Yakoma. Ce qui fait une difficulté de connexion internet avec modem. Une connexion très lente.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Le territoire de Yakoma comporte deux principaux sites touristiques, dont un site touristique, qui est en même temps site sacré appelé Mabili dans le village de Ngazamba en Secteur de Yakoma, où il y avait eu affrontements entre peuples Ngbandi  ou les ancêtres  et les colons Belges en 1960. Le bilan était d’un blanc tué. Ce lieu est devenu un site touristique et surtout devenu  un lieu sacré  pour le peuple ngbandi. L’autre site, c’est celui de Kpakpagbombigpo, où les ancêtres de peuple ngbandi avait traversé pour s’installé en territoire de Yakoma en  provenance du Soudan par la rivière très dangereux appelé rivière Gbakwano. C’est devenu aussi un lieu touristique, mais aussi sacré dans la tradition ngbandi. Le territoire renferme des potentialités en énergie hydroélectrique. Cinq chutes d’eaux sont disponibles en territoire, dont la chute de Nzombo en secteur de Yakoma et les 4 autres en secteur de Wapinda : Chute de Wulu dans le village Konda du Groupement Gembere, Chute de Mondonga dans le Groupement Gembere, chute de Koyo et la chute de Kpungo aussi du groupement Gembere. Ce qui fait que le territoire compte sept(7) lieux touristiques. Malheureusement les routes  qui mènent vers ces sites sont de mauvais état, de telle sorte qu’il est relativement difficile de rendre utile ces sites.

 

Espèces phares de la faune
  1. Okapi
  2. Colobes
  3. Hippopotames
  4. Buffles
  5. Phacochères
  6. Girafes
Espèces phares de la flore
  1. Bois noir (Dispiros spp)
  2. Millima Exalsa
  3. Entadophagma Ang
  4. Herocarpus sovanno
  5. Khaya anthotica
  6. Afzelia spp
  7. Triplochytones

 


Situation sécuritaire

 Le territoire de Yakoma est relativement calme, en dépit de quelques troubles liés aux conflits de terre. Le territoire de Yakoma est souvent  en proie à des conflits communautaires. En mai 2013, deux personnes avaient également été tuées, plusieurs maisons incendiées et des habitants déplacés dans un conflit qui opposait les habitants des villages Vamangbi à ceux de Gazanga, dans le secteur de Yakoma (conflit foncier entre les originaires des groupements Gini et ceux de Lau-Ouest). En territoire de Yakoma, les plus importants conflits  de terre enregistrés de 2014 sont : Conflit de terre entre Bainga et Gbagba, entre village Gbagba et Sanga, et celui entre Ngunde et Ngazamba, tous dans le secteur de Yakoma. Cela se résume en conflit entre le Groupement Lau-Ouest et celui de Gini, dossier qui est en cours de résolution jusqu’à présent. Selon, le Chef de Bureau de l’Administrateur, une dizaine d’autres conflits se comptent à travers toute l’étendue du territoire.

 


Opportunités de développement

 Le territoire de Yakoma est l’une des Territoires du Nord-Ubangi, riches en potentialités. La forêt est la principale richesse du territoire, avec une potentialité agricole énorme.

Les forêts du territoire de Yakoma regorgent une diversité élevée de produits forestiers non ligneux et ligneux, ce qui permet de satisfaire aux nombreux besoins de la population du territoire et ses environs à savoir : l’alimentation, les soins de santé, l’artisanat, etc. Ces produits représentent également une source de revenus non négligeable. Parmi eux, il y en a qui sont récoltés occasionnellement; d’autres, par contre, sont très appréciés par la population, voire recherchés préférentiellement.

Selon la FAO, les produits forestiers non ligneux sont des produits d’origine biologique, autres que le bois, dérivés des forêts, d’autres terres boisées et d’arbres hors forêts. Ces produits peuvent être récoltés dans la nature ou produits dans des plantations forestières ou des périmètres d’agroforesteries, ou par des arbres hors forêt.Voici quelques produits retrouvés dans la forêt d’Abumombazi en territoire de Yakoma : champignons, gibiers, fruits, des bois précieux (Bois noir (Dispiros spp), Millima Exalsa, Entadophagma Ang, Herocarpus sovanno, Khaya anthotica, et Afzelia spp), plantes médicinales et tinctoriales et tourisme lié à la forêt. Elles contribuent également à l’identité culturelle du peuple ngbandi  et jouent également un rôle esthétique et spirituel significatif. Les produits forestiers constituent des ressources de base pour leur habitat, leur alimentation, leur santé et bien d’autres utilisations.

Toutes ces potentialités doivent être accompagnées par la promotion d’une agriculture, voire mécanisée en relançant toutes les plantations abandonnées. Le territoire dispose d’un relief adopté à l’agriculture mécanisée. Plusieurs cultures destinées à l’exportation ou au marché mondial (caféier, cacaoyer, palmier, etc.) s’accommodent mieux d’un type forestier. L’agriculture extensive est préjudiciable au maintien des forêts, surtout en zones de forte densité où le raccourcissement de la période de jachère ne permet plus à la forêt de se reconstituer. La densité de la population du territoire de Yakoma est encore faible. Les agriculteurs ont encore un potentiel important en sol ou en terre. La structure du sol du territoire de Yakoma est naturellement fertile. Fort malheureusement, la plupart d’agriculteurs produisent pour l’autoconsommation. Une très moindre quantité est vendue au marché. Les raisons sont multiples: (1) enclavement du territoire, (2) manque des débouchés, (3) baisse de prix des produits agricoles, (4) absence des mesures d’accompagnement des producteurs et des entrepreneurs du territoire. Or, bon nombre des services contactés, ont affirmé que l’emploi constitue un vrai défi du territoire. Etant donné que l’agriculture est l’activité la plus importante du territoire, la voie de sorti peut partir de ce secteur. Partir de l’agriculture, signifie qu’il faudra faire un choix judicieux des cultures porteuses de revenu. Le Territoire de Yakoma a trois bassins de production, dont chacun avec sa spécificité de culture. Nous avons le Secteur d’Abumombazi connu pour la production de l’huile de palme; le Secteur de Wapinda, l’arachide et le Secteur de Yakoma, le manioc. De ces trois cultures, on pourra développer une approche filière agricole porteuse. Cette approche poursuit une politique agricole virée vers la création de l’emploi. Le principe est tel que l’agriculteur devra être accompagné de la production à la consommation finale du produit (Approche chaine de valeur agricole). Au cours de la filière, un nombre important d’emploi serait envisagé. Les activités à entreprendre au cours de la filière sont: la production (intrants agricoles), stockage, conservation, transformation, commercialisation et consommation. Les trois filières auront besoin des techniciens comme les agronomes, les mécaniciens, les chimistes, les ingénieurs en agro-alimentaire, les électriciens, les transporteurs, les agents marketing, etc. Toutes ces activités dépendent d’une seule variable très importante: la clientèle soit la commercialisation. Cette dernière constitue une étape très importante dans un plan d’affaire. Il faudra savoir répondre aux questions suivantes: Comment produire, quelle quantité et quelle qualité, mais également pour qui? Cette dernière question, nous renvoie à la problématique de désenclavement du territoire.

 Pour dire que la condition préalable au développement du territoire de Yakoma serait d’abord de désenclaver le territoire par la réhabilitation permanente des routes (RN n° 24, Routes régionales et Routes de déserte agricole). Il est bien clair que l’état des routes influe fortement sur le prix de tous les produits venant des autres territoires voisins voire aussi sur le coût de la vie des communautés. Le territoire de Yakoma dépend de deux territoires voisins riverains du Fleuve Congo, Bumba et Businga. Ces deux territoires ont chacun un port non-négligeable. Ces ports constituent les seuls débouchés des agriculteurs et opérateurs économiques de Yakoma. La réhabilitation de la route Yakoma-Bumba (route régionale) et Yakoma-Mobayi Mbongo (route nationale) est très utile. Cela pourra permettre une bonne ouverture du territoire pour les autres terroirs voisins. A part les routes, il faudrait aussi une institution financière d’accompagnement des producteurs et surtout pour appuyer les vrais entrepreneurs du terroir. Tout partenaire potentiel au territoire de Yakoma a intérêt à désenclaver celui-ci au premier plan: routes, maisons de communications, etc. Cela pourra attirer d’autres entrepreneurs comme les agences de voyages, les institutions bancaires, voire aussi les autres services de haute technologie. Après les routes suivront la construction d’une centrale  hydroélectrique, qui pourra permettre le développement de plusieurs activités : transformations des produits agricoles, conservations, menuiseries et ateliers de toute sorte, etc. Le territoire comporte un bon nombre des chutes pour l’énergie hydroélectrique. Nous sommes certains qu’avec ces initiatives, l’économie du territoire pourra démarrée et surtout améliorée les conditions socio-économiques de la communauté yakomaise.

En plus, ajoutons que le Territoire de Yakoma possède aussi une potentialité en sous-sol, en secteur de Wapinda, dans le village de Lite-Bala. Une quantité très importante de l’Or est disponible dans cette carrière. Les gouvernants ou tout autre partenaire potentiel au développement devront s’arranger pour mettre une certaine traçabilité quant à l’exploitation de cette mine, qui peut être une base de croissance rapide de ce territoire voire aussi une voie de création de l’emploi, surtout de la population active(les jeunes).

Egalement, avec des espèces phares (faunes) comme l’Okapi, le territoire envisagerait mettre en place une réserve ou un site touristique avec l’Okapi, une espèce rare. Une recherche de mis en valeur de cet espèce peut être envisagé par le gouvernement. Cela pourra intéresser un bon nombre des touristes et au besoin augmenté le circuit économique de la région soit augmenté le niveau de fréquentation du territoire. En plus, le territoire est traversé par des rivières poissonneuses. Une pêche plus au moins moderne pourra être adapté et surtout développé la filière de poisson jusqu’à rendre utile la production avec une méthode de conservation appropriée. Finalement, précisons que toutes ces initiatives exigent qu’il y ait un capital humain performant et/ou compétent. C’est-à-dire l’homme est au centre de ces initiatives. Cet exposé peut être un outil de base pour l’élaboration d’une stratégie de développement du Territoire de Yakoma.

 

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