Territoire de Kabare

Superficie 1 960 km²
Taille estimée de la population 780 616 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire )

Secteur du Développement rural

Données mises à jour le 25 mai 2016
Prochaine collecte : 30 août 2016

Le territoire de Kabare jadis connu comme une entité où les conditions de vie étaient meilleures n’a plus la même considération aujourd’hui. Les guerres qu’a connues l’Est de la République en général et le territoire de Kabare en particulier n’ont pas seulement engendré les pertes en vie humaine. Les conséquences de ces guerres ont été désastreuses sur deux plans majeurs. Premièrement sur le plan infrastructure (installation sanitaire, écoles, unité de production, etc.), plusieurs d’entre-elles ont été détruites avec comme conséquence le désintéressement des investisseurs, la fuite des capitaux et l’augmentation du chômage. Deuxièmement, sur le plan de la mobilité de la population, l’exode rural s’est accentué avec comme conséquence la baisse de la main d’œuvre que ce soit en nombre ou en qualité.

Cependant, il y a lieu de noter que malgré l’absence des centres d’encadrement ou de formation professionnelle des populations pour le milieu rural et périurbain ; sur le plan santé et éducation, il y a des avancées. En effet, chacun des 95 villages du territoire de Kabare est doté d’au moins un centre de santé et une école. Toutefois, sur le plan santé, il faudrait encore améliorer la qualité des soins administrés, adapter les frais que paie la population au pouvoir d’achat de celle-ci, augmenter le nombre du personnel soignant qualifié, réhabiliter et construire les installations sanitaires et augmenter la disponibilité des médicaments. Sur le plan éducation, il faudrait construire et réhabiliter davantage les infrastructures scolaires afin d’améliorer de plus en plus le taux d’accès à l’éducation.

Une fois ces défis relevés, ces deux secteurs peuvent contribuer efficacement avec d’autres secteurs dans l’amélioration des conditions de vie de la population rurale de Kabare. Une bonne condition de vie c’est aussi l’aspect hygiénique et là, il faut noter qu’un effort doit être fait car moins de 15% de la population disposent des latrines aménagées contre près de 80% pour la fosse arabe. Des efforts devraient être consentis aussi dans l’approvisionnement en eau potable sur l’ensemble du territoire car jusqu’à ce jour 22 villages ne sont pas encore approvisionnés en eau potable. Il s’agit de 4 villages dans le groupement de Luhago, 4 villages dans le groupement d’Ihembe, 8 villages du groupement d’Irhegabaronyi, 4 villages du groupement d’Ishungu et 2 villages du groupement de Mudaka. Quant à l’électricité, le taux d’accès est très minime que ça soit l’électricité par micro-turbune, l’énergie solaire ou par groupe électrogène.

Peu d’emplois ont été créés par des coopératives, ce qui accentue le problème de chômage auquel le territoire de Kabare fait face. Le manque d’occupation de la population rurale pousse surtout les jeunes à quitter les villages laissant ainsi les activités économiques à la tranche d’âge sénile qui pour la majorité a un niveau d’instruction inférieur comparativement aux jeunes. Ceci conduit à une baisse considérable de la productivité des activités champêtres. L’exode rural, le manque des découchés, le manque des capitaux, l’infertilité du sol sont donc les raisons parmi tant d’autres qui font à ce que les effets positifs de la réhabilitation des routes de desserte agricole et l’aménagement des pistes de desserte agricole ne sont pas visibles sur terrain. Cette situation n’est pas fatale et pourrait changer. Cela passerait par exemple par l’installation des centres de formation professionnelle afin de former la main d’œuvre locale surtout dans le domaine agricole, l’installation des unités de transformation des produits agricoles locaux afin de non seulement donner une valeur ajoutée aux produits et ainsi trouver facilement les débouchés mais aussi accroitre les revenus des agents économiques.

Formation

Proportion des villages ayant une école dans le territoire 100.00
Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des centres d’encadrement professionnel 0.00
Domaines de formation dans lesquels ces centres évoluent

Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des groupes/centres de développement communautaire pour les populations 49.47

Santé

Proportion des villages ayant au moins un centre de santé dans le territoire 0.00

Infrastructures routières

km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois dernières années 87
km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois derniers mois 87
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois dernières années 272
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois derniers mois 34

Emploi

Nombre d’emplois créés durant les trois derinères années par les coopératives, en faveur de la population rurale et périurbaine 1140

Évacuation des déchets

Méthode d’évacuation des déchets la plus utilisée par la population rurale
Proportion des ménages utilisant la fosse arable 79.39
Proportion des ménages utilisant l’enfouissement 1.39
Proportion des ménages utilisant des latrines aménagées 14.41

Energie électrique

Proportion des ménages ayant l’électricité via des kits solaires 0.99
Proportion des ménages ayant l’électricité via un groupe électrogène 0.99
Proportion des ménages ayant l’électricité via une micro-turbine 0.04

Approvisionnement en eau

Proportion des villages approvisionnés en eau potable 76.84
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des sources aménagées 76.84
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des puits de forage 3.16
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable par sources aménagées & puits de forage 3.16
Autres méthodes d’accès à l’eau
Eau de la Regideso et bornes fontaines

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