Territoire de Kabalo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tanganyika
Superficie 15 850 km²
Taille estimée de la population 339 201 hab.

(source: Rapport annuel 2015 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Crée par l’ordonnance N°144/AIMO Du 30 Décembre 1939, le territoire de Kabalo est situé dans l’actuelle province du Tanganyika entre 68° Est et 54° Ouest de longitude, et entre 45° Nord et 68° Sud de Latitude.

Son Altitude moyenne varie entre 500 et 700 mètre.

Il est limité :

  • Au Nord par le territoire de Kongolo ;
  • Au sud par le territoire de Manono ;
  • A l’Est par le territoire de Nyunzu ;
  • A l’Ouest par le territoire de Kabongo (Province du Haut-Lomami).

Ce territoire comprend 2 secteurs, Lwela Luvunguy et  Lukuswa qui sont divisés en 10 groupements (Munga, Mpaye, Mulimi, Mbuli, Kibao, Maloba, Nzoa, Kasinge, Kabula et Mwichi) et 435 villages.

Climat

Le climat est tropical humide avec deux saisons dont la saison sèche qui généralement commence de  mi-mai à mi-septembre, et la saison de pluie qui va de mi-septembre à mi -mai.

Toutefois, avec les perturbations climatiques il peut arriver que le calendrier ne soit pas respecté.

Température

La température est variable selon les saisons, il fait beau pendant la saison sèche avec un soleil doux et par contre pendant la saison de pluie, le mercure a tendance à grimper.

Le relief est constitué d’une vaste plaine et quelques montagnes dont le kilombwe, le Kadjiya, le Mpanga, le Kamubangwa, le Kamboy, le Suya (tous dans le secteur de lukuswa) et le kibombwa lulu, le kiombwe et le mbuga (dans le secteur de Lwela-Luvunguy).

Type de sol

 Le sol est argilo-sablonneux sous forme alluvionnaire.

Particularités et richesses du territoire

RAS

Données culturelles

RAS

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (90%) ;
  2. kiluba (70%) ;
  3. Songe (20%) ;
  4. Kitwa (10%).

Les Baluba du Katanga  étant  majoritaires dans ce territoire, en prenant les langues du territoire chacune de manière isolée, le kiluba est la langue parlée ayant  une certaine prépondérance  significative  par rapport au Songé et au Kitwa qui ne sont parlées que par une frange minoritaire des habitants.

Néanmoins le swahili demeure la langue commune et majoritairement usitée par ces Trois peuples notamment les Luba, les Songé et les Batwa (pygmées) qui cohabitent d’ailleurs en parfaite harmonie  malgré quelques cas isolés d’affrontements entre Bantous et Pygmées.

Principales activités
  1. Agriculture (30%) ;
  2. Pêche (20%) ;
  3. Elevage (45%) ;
  4. Petit commerce (2%) ;
  5. Chasse (3%)

La population vivant au bord du fleuve Congo  a comme principale activité la pêche et la riziculture (avec les rizières inondées), celle vivant à l’intérieur du pays se consacre plus à l’agriculture (avec des champs de manioc, arachide et maïs).

 Les Batwa sont restés fidèles à leurs pratiques ancestrales  qui sont la chasse et la cueillette.

Mais dans l’ensemble du territoire on peut constater que près d’un ménage sur deux, pratique l’élevage domestique des volailles (canards, poules, pintades) ou des petits  bétails (porcs, moutons et chèvres).


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 950 FC Acheteur : 1$ = 950 FC
Nombre d’opérateurs économiques 92

Principaux opérateurs économiques

Dans le  territoire de Kabalo il existe 4 types d’opérateurs économiques : Les immatriculés, les patentés, les étalant et les vendeurs ambulants.

Les opérateurs économiques immatriculés sont au nombre de 11, ils exercent dans le commerce général et ont comme critère caractéristique un chiffre d’affaire de plus de 5.000.000 FC.

Quant aux  opérateurs économiques patentés, 81 est le nombre connu à ce jour et leur chiffre d’affaire varie entre 500.000 et 5.000.000 FC. Parmi eux il ya 44 tenanciers de boutiques, 4 gérants d’hôtels, 15 pharmaciens, 3 tenanciers des bars et buvette, 5 propriétaires des shop (Vodashop), 1 propriétaire d’agence de colis, 4 propriétaires d’agence de transfert de fonds et 5 tenanciers de bureautiques.

Tous ont engagé un personnel allant  de 1 à 5 personnes, selon l’importance des activités.

Mais en dehors de ceux-ci, il ya aussi une autre catégorie d’opérateurs économiques patentés  Å“uvrant dans le petit commerce avec un chiffre d’affaires allant de 10.000 FC à 400.000 FC qui sont recensés mais qui parfois échappent au fisc et dont le nombre est difficile à estimer.

Pour ce qui est des étalant, des vendeurs ambulants, des petits agriculteurs, des petits éleveurs et des petit pêcheurs qui ont un chiffre d’affaire de moins de 10.000 FC, nul ne sait les dénombrer car exemptés de patente, il est difficile de déterminer leur effectif réel avec exactitude puisque parmi eux il y en a qui s’improvisent étalants quand le train arrive à la gare et une fois le train parti,  ils vaquent à d’autres occupations, de même pour les vendeurs ambulants, les petits agriculteurs, les petits éleveurs et les petits pêcheurs .

Mais par rapport à l’approvisionnement des opérateurs économiques immatriculés et patentés, il ya 2 pools  à partir desquels  ceux-ci s’approvisionnent : Lubumbashi  et Bukavu.

Pour  ceux qui s’approvisionnent à Lubumbashi, ils utilisent le train (irrégulier) de Lubumbashi-Kabalo ou soit le véhicule de Lubumbashi à Bukama (Province du Haut-Lomami) et de Bukama à Kabalo ils utilisent la baleinière.

Pour ceux qui s’approvisionnent à Bukavu, ils empruntent la route Bukavu-Kongolo par véhicule et à partir du territoire de Kongolo, ils prennent le train jusqu’à kabalo.

Principales activités des opérateurs économiques
  1.  Commerce général
Principales activités des PME/PMI

Une PME est une entreprise dont l’effectif du personnel varie entre 50 et 200 personnes.

En se référant à cette définition, il est clairement établi que dans le territoire de Kabalo il n’ya pas de PME/PMI.

La situation économique du territoire de Kabalo est une situation préoccupante qui nécessite une intervention conséquente afin de relever ce secteur combien stratégique  pour le développement de ce territoire.

Sa situation actuelle d’enclavement ne favorise pas pour l’instant un essor  économique adéquat.

En plus de la quasi-rupture avec une partie du reste de la province du Tanganyika suite à la destruction du pont de Luizi, le pont  reliant le territoire de Kabalo à celui de Nyunzu pour atteindre le territoire de Kalemie (chef-lieu de la province), il faut ajouter aux causes principales de cet enclavement, l’impraticabilité  des routes surtout pendant la saison de pluie, l’irrégularité des trains suite à la vétusté de certaines locomotives et le mauvais états de rails , l’absence d’un nombre important de baleinière et l’inexistence de vols commerciaux comme cargo.

C’est justement cette situation qui décourage l’implantation des opérateurs économiques ainsi que les PME à pouvoir investir dans ce territoire , car les routes (voie d’accès) sont à l’économie ce que le sang est au corps humain, sans route, aucune activité économique n’est envisageable car c’est par route (ou autre voie d’accès) qu’un opérateur économique s’approvisionne en matière première (intrant ou marchandise) ne se trouvant pas toujours au même endroit et c’est toujours par la même voie que celui-ci peut acheminer le surplus de sa production ou de ses marchandises  vers un autre lieu de consommation qui peut  être un site interne ou à externe au territoire.

Voilà pourquoi l’enclavement de Kabalo constitue un sérieux handicap qui paralyse le secteur économique du territoire.

Il sied de signaler qu’auparavant, le territoire de Kabalo disposait de 4 grandes entreprises  notamment l’ESTAGRICO dans la filière du coton, la SNCC pour le transport par voie ferroviaire, la SNEL pour l’électricité et la REGIDESO pour la desserte en eau potable.

 Mais à ce jour, seule la SNCC bien qu’en faillite, tient encore le coup et demeure la seule entreprise de qui dépend  tout Kabalo pour le simple fait que les rares salariés du territoire y travaillent encore, mais  aussi hormis cet aspect, ses trains ( de la SNCC) ramènent  au territoire les produits manufacturés, produits pharmaceutiques, etc. en provenance d’ailleurs et dont la rareté dans les marchés  locaux n’est plus à démontrer.

Parlant de ces 3 autres entreprises c’est-à-dire ESTAGRICO, SNEL et REGIDESO, la cessation d’activités de celles-ci  date de très longtemps.

L’ESTAGRICO, l’entreprise qui encadrait les ménages agricoles  producteurs de coton et qui leur rachetait cette production pour  la revendre  à FILTISAF à Kalemie, a fermé ses portes suite au pillage de l’extension de Kongolo.

C’est-à-dire suite au pillage de l’ESTAGRICO-Kongolo, L’ESTAGRICO-Kabalo était obligé de fermer ses portes laissant ainsi les ménages encadrés, producteurs de coton à leur triste sort.

Ne sachant plus à qui vendre leur production, ces ménages encadrés ont abandonné progressivement  la culture du coton au profit du maïs et manioc et c’est ainsi qu’a disparu au fil du temps la filière du coton dans le territoire.

La relance de ces activités à l’heure actuelle est très difficile.

Mais notons que déjà vers les années 1983, L’ESTAGRICO battait de l’aile puisque la production du coton qui jadis était obligatoire depuis l’époque coloniale mais qui par la suite est devenue facultative, régressait progressivement  suite au découragement de certains ménages agricoles pour le simple fait que le coton est une culture dont la récolte ne se fait qu’une fois l’an, alors que dans ce même intervalle de temps il était possible de faire plusieurs récoltes avec d’autres cultures.

Cette situation a décimé ESTAGRICO à petit feu jusqu’à ce que le pillage de son extension du territoire de Kongolo dans les années 92-93 vienne enfoncer le clou.

Quant à la SNEL et la REGIDESO, c’est essentiellement suite à la mauvaise gestion de l’une  qui s’est matérialisé par le manque de moyen pour alimenter ses 2 générateurs en carburant, lesquels générateurs qui seront plus tard sabotés par les rebelles rwandais pendant l’agression Rwando-burundo-ougandaise en 1998, et de l’autre, par le manque de moyens pour entretenir les tuyaux et toutes les infrastructures qui vont avec.

Mais en réalité, ces 2 sociétés ont cessé de fonctionner depuis 1992-93.

Grandes entreprises locales

RAS

Principaux produits agricoles

 

PRODUITS

TONNAGE/AN

Manioc

863 220

Arachide

107 397

Riz Paddy

95 130

Maïs

91 620

Haricot

19 467

Patate douce

13 608

Niebe

13 014

               

  1. Manioc (71,7%) ;
  2. Arachide (8,9%) ;
  3. Riz Paddy (7,9%) ;
  4. Maïs (7,6%) ;
  5. Haricot (1,6%) ;

 

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles ;
  2. Fourmis ailées ;
  3. Champignons ;
  4. huile de palme.

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de kabalo sont essentiellement les fourmis ailées, les champignons et quelques fois les chenilles aussi.

Ces produits sont destinés à la consommation locale.

 

Principales sources d’énergie
  1. Solaire (55%) ;
  2. Charbon de bois (44%) ;
  3. Electricité (1%).

Depuis 1998, la SNEL constitue un vieux souvenir dans la mémoire des habitants de Kabalo car elle n’est plus opérationnelle depuis lors.

A ce jour,  une partie du territoire est alimentée en énergie électrique grâce à un générateur de capacité de 110 KVA appartenant à la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), encore faut-il préciser que seuls quelque 105 ménages sur 76 292 ménages sont raccordés à cette ligne électrique, soit 0,1%.

Néanmoins il existe aussi un générateur de 400 KVA doté au territoire depuis presque 2 ans déjà qui a pour tant la capacité d’alimenter le centre-ville et les 3 cités du territoire mais qui malheureusement jusque à ce jour, n’a jamais fonctionné pour des raisons d’ordre administrative.

 Aux dernières nouvelles, un protocole d’accord serait  en préparation pour céder la gestion de ce générateur à la SNCC dans le but d’électrifier davantage le territoire.

Toutefois le soleil reste la source d’énergie la plus rependue dans les ménages grâce aux panneaux solaires.

Quant à la desserte en eau potable, il ya 25 puits et 3 sources d’eaux aménagées par l’ONG SOLIDARITE à partir desquels 2 962 ménages sur 76 292 ménages s’approvisionnent, soit 4% seulement des ménages  qui sont desservis en eau potable.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 24

Le territoire de Kabalo ne dispose que d’une seule zone de santé dans laquelle on trouve un hôpital général de référence et 24 aires de santé dont la plus éloignée se trouve à 310 km du bureau central.

Dans cet hôpital, tous les services sont organisés à l’exception de la kinésithérapie.On y trouve 5 médecins généralistes et  78 infirmiers qui prestent assez régulièrement.

L’hôpital de référence a une capacité  d’accueil estimée de 250 lits mais la capacité réelle n’en est que de 150.

Les médicaments ne sont pas toujours  disponibles  faute de moyens car l’hôpital ne fonctionne qu’avec les moyens de bord encore faut-il souligner que ces moyen sont ridiculement insignifiant. La prise en charge des PVIH est inexistante.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (42%) ;
  2. Mal nutrition (15%) ;
  3. Diarrhées (6%) ;
  4. Anémie (3%) ;
  5. Rougeole (0,2%).


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 215
Ecoles secondaires 109

 

ENTITE ET SECTEUR

Ecoles primaires

Ecoles secondaires

Ecoles non conventionnées

54

28

Ecoles conventionnées

catholiques

48

20

Ecoles Kimbanguistes

6

6

Ecoles Adventiste du 7ieme Jour

1

0

Ecoles Salutistes

2

0

Ecoles Protestantes

101

54

Ecoles Privées Agrées

3

1

Totaux

215

109

 

     

EFFECTIFS ELEVES

ENTITE ET SECTEUR

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

 

 

 

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

 

Ecoles non conventionnées

5566

4047

9613

2102

578

2680

Ecoles conventionnés catholiques

4815

3429

8244

1612

594

2206

Ecoles Kimbanguistes

933

523

1456

762

271

1033

Ecoles Adventiste du 7ie Jour

94

64

158

0

0

0

Ecoles Salutistes

142

66

202

0

0

0

Ecoles Protestantes

12089

8106

20195

3877

1520

5397

Ecoles Privées Agrées

347

224

571

21

4

25

Totaux

23986

16459

40445

8374

2967

11341

     

EFFECTIFS ENSEIGNENTS

ENTITE ET SECTEUR

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

 

 

 

Hommes

Femmes

Total

Hommes

Femmes

Total

Ecoles non conventionnées

322

47

369

235

8

243

Ecoles conventionnée cath

288

38

326

194

194

203

Ecoles Kimbanguistes

32

4

36

53

53

54

Ecoles Adventiste du 7ie Jour

5

1

6

0

0

0

Ecoles Salutistes

7

5

12

0

0

0

Ecoles Protestantes

584

63

647

480

480

485

Ecoles Privées Agrées

14

4

18

6

6

6

Totaux

1254

162

1414

968

23

991

324 est le nombre d’écoles répertoriées dans le territoire de Kabalo. L’enseignement n’est pas de bonne qualité par faute de motivation.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 1

L’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) est le seul institut supérieur  du territoire, les options organisées sont : développement communautaire, planification régionale, organisation sociale, administration rurale,  santé publique et  science de l’éducation.

Signalons ici que les deux autres institutions c’est-à-dire Saint-Joseph et l’IUC (Institut universitaire du Congo) sont des extensions des autres instituts supérieurs installé dans d’autres territoires.

Mais au stade actuel, le territoire ne dispose que de 2 instituts supérieurs suite à la récente fermeture de l’IUC.

Ce qu’on peut retenir ici c’est que tous ces instituts supérieurs ne sont vraiment pas viables malgré qu’ils soient encore opérationnels et les cours ne sont dispensés exclusivement que par les assistants.

UNIV/INST SUP

Nbre ETUDIANTS

Nbre D’ENSEIGNANTS

GARCONS

FILLES

ISDR

115

5

12

Univ Saint-Joseph

90

8

11

 

 

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 7
Principales activités

Plusieurs ONG opèrent dans le territoire,  mais de manière générale leurs séjours dépendent de la  durée de vie des projets à exécuter. Signalons que ces ONG sont toutes  humanitaires, ce qui explique la durée assez courte des beaucoup de projets soumis à leurs exécutions

A ce jour, nous pouvons dénombrer 7 ONG dont 2 internationales (IRC et PU), 4 locales (BUCODED, SADEC, ZEBRAU, FIAFED) et 1 diocésaine (CARITAS).

En parlant de ces ONG nous pouvons retenir :

  • IRC

IRC (International Rescue Committe) est une ONG internationale fondée 1933 à l’initiative d’Albert EINSTEIN pour aider les opposants victimes de la répression d’Adolf HITLER, telle était la mission initiale de IRC.

Aujourd’hui, cette ONG qui est présente dans plus de 40 pays dans le monde, aide les personnes victimes de persécutions raciales, religieuse et ethnique aussi bien que par celle touchée par la guerre et la violence en leur fournissant une assistance humanitaire ainsi qu’une aide médicale, des abris et de la nourriture.

En République Démocratique du Congo précisément à Kabalo, IRC a appuyé la zone de santé dans la prise en charge des  soins communautaires

  • PU

PU (Première Urgence) est une organisation internationale à but non lucratif, apolitique et laïque qui vient en aide aux victimes civile, marginalisées ou exclues par les effets des catastrophes naturelles, des guerres et de situations d’effondrement économique. Dans ce territoire, PU comme IRC citée plus haut, ont appuyé la zone de santé de kabalo dans la prise en charge des soins communautaire.

  • CARITAS

CARITAS est un asbl d’obédience catholique présent dans tous les diocèses du pays dont les principaux domaines d’interventions sont : les urgences, la santé, le développement durable et le renforcement des capacités.

Kabalo étant dans la province ecclésiastique de Kongolo (diocèse), le bureau relais de CARITAS à Kabalo qui est une extension de CARITAS-Kongolo, est un acteur important dans ce territoire du fait que plusieurs projets locaux ont été exécuté par lui ou soit avec son concourt. Nous pouvons retenir que CARITAS a exécuté le projet écoles et villages assainis en partenariat avec UNICEF. En partenariat avec le PAM, ils ont pris en charge les enfants souffrants de la malnutrition modérée. Il a collaboré avec l’ONG ADC/SUISSE (Action De Carême) dans la sécurité alimentaire en encadrant 323 OP (Organisation paysanne) repartis dans les 4 paroisses de kabalo-centre, toujours avec ADC ils ont facilité l’intégration des personnes vulnérables dans la vie sociale. A travers le BDU (Bureau Diocésain d’Urgence), Caritas a assisté les sinistrés des catastrophes naturelles telles que les inondations etc. Dans le cadre de justice et paix, CARITAS a exécuté avec l’appui de l’ONG Canadienne dénommée DEVELOPPEMENT et PAIX, un projet de cohabitation pacifique entre Bantous et Pygmées qui s’est fait en 2 volets dont le volet agro-pastoral avec la création  des associations des OP mixtes (Bantous et Pygmées) et le volet médiation en organisant des séances de renforcement des capacités en droit humain.

Outre ceci, il y a aussi eu le projet EVH, Enfant Vivant avec Handicap, lequel projet a permis de scolariser 90 enfants handicapés.

  • FIAFED

Fille d’aujourd’hui femme de demain (FIAFED en sigle), est une ONG nationale qui est intervenu dans le cadre de l’éducation en construisant des écoles maternelles et primaire afin des stimuler la scolarité des filles, dans le cadre de formation en créant un foyer social et dans le cadre de santé en construisant un centre de santé et maternité pour permettre aux femmes démunies d’avoir accès aux soins de santé et d’accoucher en toute sécurité.

A kabalo, FIAFED a construit une école maternelle et un foyer social pour l’alphabétisation des filles-mères.

  • BUCODED

Le Bureau Conseil pour le Développement Durable est une ONG locale qui a travaillé avec le PAM et la FAO  pour l’alphabétisation des OP ainsi que pour la mise en place de la radio communautaire.

  • SADEC

ONG local qui a encadré les OP dans les axes Kashale, Kitule et Kangombe.

  •  ZEBREAU

Comme SADEC, ZEBREAU encadre les OP mais dans l’axe Kakuyu.

Il sied noter ceci, hormis les ONG suscitées il y a 2 acteurs majeurs qui ont joué un rôle pivot dans le territoire de Kabalo, il s’agit de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et du PAM (Programme Alimentaire Mondial), les 2 agences des Nations Unies qui depuis 2009 sont très actives et très engagées, et ce à travers un projet pilote appelé P4P dans lequel la FAO s’occupe du volet production et transformation, le PAM le volet  commercialisation et alphabétisation.

C’est quoi le P4P ?

Le P4P,  PURCHASE FOR PROGRESS ou ACHAT POUR LE PROGRES en français est une initiative pilote lancé en 2009 par le PAM  avec comme objectif d’utiliser le pouvoir d’achat de ce dernier en tant que première agence humanitaire au monde pour favoriser l’accès des  petits producteurs au marché dans la perspective de les inciter à augmenter leur production pour qu’ensuite leurs revenus accélèrent la réduction de la pauvreté.

Avec le soutien de la Belgique et de la France, la RDC a été sélectionnée pour bénéficier de l’initiative pilote.

Le projet a visé principalement la relance de la production et des marchés agricoles. Les denrées produites étaient destinées principalement aux commerçants et autres acheteurs locaux, en vue de redynamiser les marchés agricoles du pays ; le PAM devant intervenir comme acheteur de dernier ressort au cas où les petits producteurs se retrouvent à la fin de la campagne de commercialisation avec des surplus qu’ils n’arrivent pas à commercialiser

Le P4P a été mis en Å“uvre conjointement par le PAM et la FAO, en  collaboration avec le gouvernement au niveau national et provincial. A travers ce projet, les avantages comparatifs de la FAO (en production et en transformation des produits agricoles), du PAM (en logistique, marchés agricole, traitement post-récolte et qualité des produits alimentaires) et de l’ensemble des partenaires du programme ont été conjugué pour inciter les petits producteurs à produire davantage et des meilleurs qualités. Le projet a démarré en 2009 et a bénéficié d’un appui financier de la Belgique.

Le projet P4P a été exécuté par le PAM et la FAO en collaboration avec le gouvernement qui a été impliqué dans toutes les étapes du projet avec comme principal objectif la durabilité des acquis.

Les bénéficiaires du P4P

Les bénéficiaires directs du projet sur la période 2009-2015 s’élèvent à 10. 000 ménages agricoles. Sachant que qu’en milieu rural en RDC la taille moyenne d’un ménage est de sept personnes, les bénéficiaires directs du P4P entre 2009 et 2015 peuvent être estimés à environ 70 000 personnes desquelles 37,42 %  sont des femmes.    Les bénéficiaires indirects sont les autres ménages de la province qui ne participent pas directement au programme mais qui bénéficient de ses réalisations (routes réhabilitées, ponts et dalots construits, magasins de stockage, hangars de marchés, unités de transformation etc.).

Les bénéficiaires ont été structurés en OP de 25 à 30 personnes. Les OP sont ensuite regroupées en unions d’OP (U-OP). Il y a eu au total 461 OP, regroupés en 8 U-OP.

Les petits producteurs ont aussi bénéficié des initiatives villageoises d’épargne et de crédit que le P4P a appuyé et aussi de l’installation de la radio communautaire qui a permis de partager des leçons et des bonnes pratiques dans le but de sensibiliser la communauté.

Volet appui à la production

Le volet appui à la production et à la transformation a porté essentiellement sur les produits tels que le Maïs, le riz et le Niébé. Dans ce volet le P4P a fourni comme outils agricoles aux OP, 16 500 machettes, 34 500 houes, 1 000 faucilles et comme semences 254,50 tonnes de Maïs, 22 tonnes de riz et 5 tonnes de Niébé.

Durant les campagnes agricoles 2009-2010 à 2015-2016, au total 45071,078 Mt composé 37955,178 Mt de maïs grain, 6084,66 Mt de riz paddy et 631,1 de niébé grain ont été produits par les petits producteurs encadrés par le P4P.

Volet appui à la transformation

Grâce au P4P, nous pouvons compter plus d’une trentaine d’unité de transformation basique (23 moulins mixte, 5 égreneuse et 10 décortiqueuse) gérée par des femmes leader de leurs unions d’OP, qui ont permis d’alléger les tâches ménagères des femmes des communautés bénéficiaires notamment l’égrenage manuel du maïs et le pillage du paddy pour avoir le riz et du maïs pour avoir la farine.

Volet appui à la commercialisation

Avant le P4P, les agriculteurs produisaient beaucoup plus pour la subsistance, très peu du surplus de la production se retrouvait sur le marché, il a fallu appuyer la commercialisation en développant les infrastructures de stockage et le marché communautaire, des formations sur l’entreposage et la qualité des produits, la réhabilitation des routes des dessertes agricoles, le partage des informations sur le marché, et la formation de réseaux de commerçants qui sont ensuite liées aux OP.

Volet alphabétisation

Le volet alphabétisation du projet P4P a été mis en Å“uvre à partir du constat selon lequel la plupart des femmes bénéficiaires du projet étaient insuffisamment actives dans la conduite des activités du P4P parce qu’elles ne savaient ni lire ni écrire. A l’issus de cette formation, 84% des apprenantes sur les 1 000 bénéficiaires ont satisfait aux évaluations finales et savent désormais lire, écrire, calculer et tenir une petite comptabilité en gestion domestique et associative.

IMPACT du P4P à Kabalo

Sur le plan nutritionnel, il ya eu diversification de l’alimentation car le riz et le maïs sont régulièrement consommés aujourd’hui alors qu’avant P4P l’aliment de base n’était que le manioc.

Un autre aspect c’est le genre, le P4P a revalorisé le rôle de la femme dans les zones de mise en Å“uvre.

A cela on peut ajouter le fait que P4P a relancé la production agricole, il a renforcé la paix et la cohésion sociale en amenant différents groupes sociales à travailler ensemble pour leur avancement commun.

Comme tout projet à impact réel, P4P a produit des effets d’entrainement sur quelques petits producteurs  pas directement appuyés par le projet mais qui par contre adoptent les techniques agricoles divulguées dans le cadre du programme et commencent  à pratiquer la vente groupée.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

1 .Projet de construction des écoles et marché, projet financé par le Fonds social (Gouvernement)

Rares sont les projets de développement  financés par le gouvernement à ce jour.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet P4P, projet executé par FAO et PAM avec le financement de la Belgique ;
  2. Projet de forage des puits, projet executé par SOLIDARITE ;
  3. Projet des villages et écoles assainis, projet exécuté par CARITAS ;
  4. Projet de prise en charge des enfants malnutris moderés, projet exécuté par PAM et CARITAS ;
  5. .Projet EVH (Enfants Vivants avec Handicap), projet exécuté par CARITAS

Hormis les projets financés par les ONG sus mentionnées, il y en a aussi d’™autres qui ont été financés par MSF, PNUD et CICR.

Mais retenons que CARITAS  demeure un partenaire indispensable au développement du territoire pour la simple raison que beaucoup de projet de développement ont été soit financé par elle, soit exécutés par elle ou soit ont bénéficié de son appui.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

Le territoire de Kabalo est un carrefour dont l’accès se fait par voie aérienne, fluviale, routière et  ferroviaire néanmoins ce territoire demeure enclavé  principalement à cause de l’impraticabilité des routes en général et la destruction du pont de Luizi en particulier entre le tronçon kabalo-Nyunzu.

Il sied de signaler que depuis la destruction de ce pont au milieu de la décennie 90 ,la route kabalo-Kalemie est devenue quasi impraticable d’où les véhicules en provenance de Kalemie (chef-lieu de la province du Tanganyika) sont obligés de faire un contour à partir de Nyunzu vers Kongolo pour ensuite revenir à Kabalo. Ce contour long de plus de  600 km, décourage les automobilistes puisque  en temps normal  la route Kabalo-Kalemie n’est longue que de 300 km.

En ce qui concerne l’accès par voie ferroviaire, notons que Kindu, Lubumbashi et Kalemie sont reliés à Kabalo par chemin de fer, malheureusement le trafic est irrégulier du fait principalement du mauvais état des rails suite à un manque d’entretien.

L’accès au territoire par voie fluviale est possible mais avec une portée réduite parce que le bief navigable entre Bukama et Kongolo, les deux axes à l’intervalle desquels se situe le territoire de Kabalo n’est long que de 650 km ce qui fait que par fleuve, seuls deux  destinations sont possibles : Kabalo-Kongolo et Kabalo-Bukama, en passant par Manono et Malemba-nkulu.

Le trafic fluvial est très faible avec seulement une moyenne de 2 bateaux par an et plus ou moins 16 baleinières qui transitent par ce port.

Par contre  l’accès est facile par voie aérienne, le territoire dispose d’un aérodrome avec une piste en pelouse d’une longueur de 1800 m  avec possibilité d’accueillir des avions petit-porteur, cargos et moyen-courrier mais seulement  l’aérodrome est dépourvu d’instrument d’aide à la navigation aérienne (Radar, Radio, anémomètre, pluviomètre). Les avions qui desservent kabalo n’ont que la possibilité d’effectuer des atterrissages en mode VFR (atterrissage à vue) qui d’ailleurs constitue un risque majeur en cas de mauvais temps ou en cas de situation de faible visibilité  au sol (brouillard).  

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Dans ce territoire, Vodacom est l’opérateur de télécommunication le plus important  en terme d’abonnés.

Mais avec sa technologie 2G, la connexion internet laisse à désirer, il est nécessaire  d’attendre jusqu’à certaines heures tardives de la nuit pour y accéder… rarement pour quelques minutes seulement et souvent la connexion ne passe pas.

Néanmoins  le service de M-Pesa est opérationnel.

La vente des cartes pas très fréquente, c’est plus le système de recharge par flash qui est fréquent.

Hormis Vodacom, Orange  est présent dans le territoire mais sa part du marché est négligeable.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Pour avoir été inauguré en 1956 pendant l’époque coloniale et pour être classé parmi les ponts les plus longs du pays, Le pont Zofu est considéré comme l’unique site touristique dans le Territoire de Kabalo.

Ce pont jeté sur le fleuve Congo relie les deux rives du territoire.

Espèces phares de la faune

RAS

La guerre et les feux de brousse ont favorisé l’extinction et la migration de beaucoup d’espèces vers d’autres territoires. A l’heure actuelle, il est difficile de répertorier les différentes espèces  d’animaux existant encore dans ce territoire.  

Espèces phares de la flore

Donnée non disponible


Situation sécuritaire

Un calme précaire semble reigner au centre mais à l’intérieur du territoire la situation sécuritaire reste très volatile


Opportunités de développement

DIFFICULTES DU TERRITOIRE PAR SECTEUR D’INTERVENTION DU PROJET

SANTE

  • Avec une superficie de 15.850 km2 , le territoire ne dispose que d’une seule zone santé avec un hôpital général et 24 aires de santé dont la plus éloigné se trouve à 310 km du bureau central ;
  • Parmi les 24 aires de santé, 14 n’ont pas de bâtiments ;
  • Le bureau central de la zone de santé est sous logé dans l’enceinte de l’hôpital général ;
  • Difficulté d’approvisionnement en médicaments ;
  • Rupture régulière de stocks des médicaments ;
  • Personnel démotivés, sur les 268 agents de l’hôpital général de référence, seuls 41 sont mécanisés avec une prime qui varie entre 3.500 fc et 8.000 fc, soit moins de 10$ ;
  • Insuffisance de système de réfrigération pour conserver les produit de la vaccination ce qui est la cause majeure du faible taux de couverture de vaccination dans le territoire;
  • Difficulté de mobilité pour le personnel ;
  • Absence d’électricité, les opérations se font avec des lampes torche ;
  • Morgue non opérationnelle faute d’équipements ;
  • Absence de radiologie.

INFRASTRUCTURES

Infrastructures aéroportuaires

  • manque d’instruments d’aide à la navigation aérienne ;
  • manque de tondeuse pour entretien de la piste ;
  • manque de camion anti incendie ;
  • incursion des bêtes sur la piste ;
  • absence de vols commerciaux
  • salle d’attente inappropriée ;
  • manque d’électricité.

Infrastructures portuaires

La SNCC disposait  d’un  port bien aménagé avec hangar et entrepôt à proximité du chemin des fers  mais suite à un conflit opposant  la SNCC, propriétaire du port et  la RVF, autorité de régulation fluviale en toile de fond la taxe élevée sur bateaux qui accostaient à ce port.

Aujourd’hui ce port est hors d’usage parce que ce conflit a occasionné la création à quelques km du 1er  d’un autre port qui  n’a rien d’un port mais qui quand même accueille les baleinières.

 Cette situation a favorisé la rareté des bateaux au port de la SNCC, qui s’en est suivi du manque d’entretien.

Notons que le  manque d’entretien,  la guerre de 1998 et ses effet collatéraux (pillages, vol) ont précipité ce port dans un état de délabrement très avancé et aujourd’hui il est hors d’usage.

Infrastructures ferroviaires

La Sncc dispose de neuf locomotives  dont 4 neuves, le problème dans ce secteur est essentiellement l’état de la voie ferrée qui ralenti le trafic ferroviaires dans le territoire.

 L’herbe et l’ensablement  sur le rail sont responsables des fréquents déraillements que nous connaissons.

Infrastructures routières

Routes à construire.

EDUCATION

Enseignement primaire et secondaire

  • Insuffisance d’école technique ;
  • Les cours se dispensent à même le sol par manque de bancs pupitres ;
  • Les enseignants démotivés : beaucoup d’entre eux non mécanisés ;
  • Non-paiement des frais scolaires par les parents, les écoles ne savent pas fonctionner, à cela il faut ajouter le maigre frais de fonctionnement de 50$ de la part de l’Etat ;
  • Faible taux de scolarité ;
  • Les écoles sont dépourvues des salles d’informatique, laboratoire inexistants et atelier à ciel ouvert ;
  • Manque de cadre de niveau supérieur

Enseignement universitaire

  • Qualité d’enseignement en dessous de la moyenne ;
  • Très peu de filles vont l’université ;
  • Les bâtiments non viables ;
  • Les cours ne sont dispensés que par les assistants.

Energie

La grande partie du territoire est dans l’obscurité sauf une partie qui est alimentée par le groupe électrogène de la SNCC, (soit 105 ménages seulement)

Economie

Les activités économiques quasi inexistantes.

Après observation, nous constatons que à cause de son enclavement, le territoire  ne dépend exclusivement que des activités de la SNCC qui pour tant est en faillite depuis des décennies.

ATOUTS ET OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE

Le fleuve

Le territoire de Kabalo est traversé par le fleuve Congo, mais aussi dispose en son sein des rivières qui lui confère  un atout majeur qui est la pêche, on peut y pratiquer la pêche industrielle mais aussi on peut pratiquer sur  la terre ferme le long du fleuve une  riziculture extensive avec de rizières inondées par la technique d’irrigation.

 Le riz de kabalo  une fois produit en grande quantité, le surplus de la production peut facilement s’imposer dans les marchés extérieurs  grâce à son arôme particulier car le riz de Kabalo est de très bonne qualité.

Un autre atout de ce fleuve est que c’est une voie d’accès d’entrée et de sortie du territoire, les personnes et les  biens peuvent emprunter cette voie. Le développement c’est aussi la facilité des voies d’accès voilà pourquoi  il est important de baliser le fleuve dans son bief navigable entre Bukama et Kongolo pour exploiter au maximum cet atout

Le sol

Le territoire de Kabalo est un territoire à vocation agro-pastoral, avec son sol on peut développer :

  • La culture des Céréales (mais, riz, sorgho et millet) ;
  • La culture des légumineuses (haricot, soja, niébé, petit- poids) ;
  • La culture des tubercules (patate-douce, pomme de terre, igname, manioc) ;
  • Les cultures pérennes (palmier à huile, caféier, théier, papayer et canne à sucre) ;
  • Les cultures maraichères (tomate, oignon, amarante, choux pommé, choux de chine, salade et gombo).

Avec ces  atouts le gouvernement peut créer un parc agro-industriel du type Bukanga-lonzo qui va non-seulement créer de l’emploi mais pourra faire de Kabalo un vivrier pour la province du Tanganyika

Le sous-sol

D’après certaines informations, le sous-sol Kabalois renfermerait les minerais tels que le coltan, l’or, le diamant et le pétrole qui ne sont pas exploitées pas encore exploitée.

Le gouvernement peut  faire une étude de prospection  de ces sites  afin d’exploiter ces potentialités, au besoin même créer des partenariats avec les compagnies minières étrangères pour lancer les activités minières dans le territoire.

Le capital humain

Hormis l’enclavement qui fait défaut à ce territoire, Kabalo dispose d’un atout important qui est le capital humain, la main d’œuvre locale est abondante et peu couteuse.

Une fois les routes réhabilitées ,les opérateurs économiques qui auront le privilèges d’investir à kabalo se rendront compte que investir à Kabalo leur coutera moins cher qu’ ailleurs et ça peut constituer une attraction  pour les investisseurs d’une part, et d’autre part les investissements dans le territoire vont créer des revenus aux ménages, et avec ces revenus les ménages vont consommer une partie dans les  marchés et épargner une partie dans les banque, cet épargne pourra constituer une ressource pour les banque qui vont financer l’économie en accordant du crédit aux particuliers et à ces mêmes investisseurs.

Ce cercle vicieux est indispensable pour la relance de l’économie et l’amélioration des conditions vie pour atteindre le développement.

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