Territoire de Kongolo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tanganyika
Superficie 13 408 km²
Taille estimée de la population 610 629 hab.

(source: Administration du territoire de Kongolo, Rapport annuel 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Kongolo a été créé par l’arrêté Royal du 21 mars 1932. Localisé dans la partie Nord de la nouvelle province de Tanganyika, c’est une entité nouvellement déconcentrée. Il s’étend tout le long du majestueux fleuve Congo (appelé Lualaba en cette partie). Il est limité au Nord par le territoire de Kabambare dans la province du Maniema, au Sud par le territoire de Kabalo, à l’Est par le territoire de Nyunzu, à l’Ouest par le territoire de Lubao dans la nouvelle province de Lomami et au Nord-Ouest par le territoire de Kasongo dans le Maniema.

Actuellement, il est composé de 7 Chefferies, 3 Secteurs et une Cité qui est constituée par 5 Quartiers, 194 Avenues et qui porte son nom. Le territoire de Kongolo a une densité de 38,6 habitants au km². Ces Secteurs et Chefferies sont composés de 22 Groupements et 558 villages. Nous citons : les Secteurs de Baluba, Basonge et de Munono, les Chefferies de Bena-N’kuvu, Bena-Mambwe, Bena-Yambula, Bena-Muhona, Bena-Nyembo, Bayazi et de Bena-Lubunda.

Coordonnées géographiques

  • Longitude : 5° de longitude Nord et 6° de longitude sud
  • Latitude : 26° de latitude Est et 27°30 de latitude Ouest
  • Altitude : plus ou moins 561 mètres

Climat

Il est du type A-XV 3-4 tropical humide avec alternance de deux saisons. La saison sèche dure 90 à 120 jours. Elle va du 15 Mai au 15 Aout, parfois jusqu’au Septembre. La saison de pluie dure 240 à 270 jours. Elle va du 15 Aout (parfois septembre) au 15 Mai. La température moyenne est 24, 2°C. La moyenne annuelle des précipitations est de 1.218,1 mm d’eau.

Hydrographie

Le fleuve Congo ici appelé Lualaba divise le territoire de Kongolo en deux rives (droite et gauche). Il traverse en amont le secteur de Baluba (groupement Kansimba) et passe par la cité de Kongolo (chef-lieu du territoire), Chefferie des Bayazi et de Yambula pour terminer en aval par Lukenge (secteur de munono) ainsi, il constitue la colonne vertébrale du dit territoire. Nombreuses rivières se déversent dans le fleuve Lualaba sur sa partie qui longe le territoire de Kongolo. Les plus importants sont: Luvilu, Kabinda, Lukuga, Nzova, Lusindoy, Luvituka et Luika.

Végétation

Savane boisée avec de forets galeries. Forêts denses sur la rive gauche du fleuve Congo. Elles couvrent les secteurs de Basonge, des Baluba, les chefferies de Bayazi et de Lubunda. La flore est dominée par les graminées des genres pennicelum typhoides et purpuneum, panicum maximum, andropogon gay anus ditania un pholozi etc.

Sol

Montagneux sur la rive droite et le long du fleuve Congo avec un sol latéritique rouge. Plaine sur la rive gauche, plus loin du fleuve Congo notamment vers les Basonge avec une forte présence d’un sol sablonneux avec humus.

Particularités et richesses du territoire

Situé au bord du fleuve Congo ( appelé Lualaba sur cette partie) et à quelques kilomètres des chutes d’eau surnommées les Portes d’Enfer. La cité de Kongolo accueille le dernier pont (Pont Lualaba environ 1 km de long) sur le fleuve avant le pont Matadi, à quelques 2000 kilomètres de là vers l’aval.

C’est à Kongolo que, le 1er janvier 1962, quelques 29 pères de la congrégation du saint-esprit furent assassinés par les soldats de l’ANC qui venaint de reprendre la ville aux gendarmes Katangais (Massacre de Kongolo).

Ce territoire est considéré comme le carrefour des transactions commerciales de sa région par sa position qui lie les provinces de Tanganyika, du Maniema et la Lomami tout en offrant un très bon climat d’affaire avec en son sein la Banque Centrale du Congo et la route nationale numéro 5 qui le relie des territoires de Kabambare et de lubao.

Dans ce territoire, tous les peuples vivent en parfaite harmonie et il y a pas de xénophobie, ce qui explique une forte présence des commerçant d’autres provinces dans le territoire en l’occurrence ceux du nord et sud Kivu.

Culturellement, nous signalons ici le caractère inné des peuples majoritaire du territoire qui sont les Hemba. Ces derniers  préfèrent souvent régler leurs différends par des coups et blessures volontaires à l’aide des machettes principalement et ceci constitue la principale infraction du territoire.

Ses cours d’eau possèdent des chutes et des rapides capable de fournir le courant à l’instar de la chute ‘’Porte d’enfer’’ de Nyange pouvant abriter un barrage hydro-électrique qui pourrait desservir toute la région en énergie électrique.

En dépit de ses multiples potentialités agricoles, ce territoire reste très propice à la pèche, l’élevage, la pisciculture, l’exploitation forestière, la chasse, le commerce, le tourisme avec des grands sites de renom etc.

Bien que l’exploitation minière dans le territoire de Kongolo ne soit pas encore effective, le sous-sol dudit territoire regorge d’importantes potentialités minières à l’instar de la chefferie de Bene-Lubunda qui fait office d’une exploitation artisanale de l’Or actuellement. Selon l’antenne mines et géologiques, les échantillons présentés ont relevé de l’Or dans les chefferies de Bena-N’kuvu, Bena-Lubunda et Bayashi ; du Coltan de forte intensité dans le Secteur des Baluba et Chefferie des BenSa-N’kuvu ; de la Cassitérite dans les Chefferies de Bena-N’kuvu, Bena- Muhona, Bena-Mambwe et Bena-Nyembo,  le sel dans la rivière Lwala dans la localité de Luhembwe ; il ya de l’or, de la cassitérite et le diamant dans le groupement Bawezya, chefferie de Bena-Yambula. Les autres sondages sont dans le Secteur des Basonge dont le résultat n’est pas encore communiqué avec le diamant encore soupçonné à la chute Mbokolume dans le fleuve Lualaba et le pétrole dans les secteurs de Basonge et de Munono.

Données culturelles

Dans le territoire de Kongolo nous trouvons 5 grandes tribus qui sont : Les Hemba, les Songe, les Luba, les Kusu et les peuples autochtones Yazi. Les Hemba sont majoritaires, agriculteurs et des plus grands producteurs d’huile de palme dans la partie Est et Nord-est qu’ils extraient principalement des palmerais hérités de leurs encetres et qui sont le plus souvent non entretenus. Les Yazi sont trouvés plus au centre du territoire et leur langue est vraiment en pleine voie de disparition vu qu’ils se montrent de plus en plus minoritaires, les Kusu sont dans la partie Nord-ouest et sont plus des grands chasseurs tandis que les Songe et les Luba sont retrouvés respectivement au Sud-ouest et Sud –Est et sont beaucoup plus fournisseurs des produits non agricoles et aussi des cultivateurs entre autre des arachides et des maniocs. Les Pygmées se trouvent le plus souvent parsemés dans la forêt et pratiquent la chasse et la cueillette dans le nomadisme.

Langues parlées dans ce territoire
  1.  Swahili 93 %
  2. Hemba 56 %
  3. Songe 14 %
  4. Luba 14 %
  5. Lingala 7 %
  6. Yazi 6 %
  7. Kusu 4 %

Dans ce territoire le swahili est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Lingala est surtout parlé par les militaires, les policiers, les migrants du grand Kasaï et une minorité des originaires. Les langues Hemba, Songe, Luba, Kusu et Yazi   sont des langues vernaculaires parlées respectivement par les peuples Hemba, Songe, Luba, Kusu et Yazi en rapport avec leurs représentativités dans le Territoire. Fort malheureusement le peuple Yazi tout en étant peuple autochtones de Kongolo reste extrêmement minoritaire dans le Territoire ce qui explique la très faible représentativité de leur langue dans le territoire et qui conduit de plus en plus à la disparition de cette langue.

Principales activités
  1. Agriculture, pêche et élevage 87 %
  2. Grand et petit commerce 10 %
  3. Exploitation forestière 2 %
  4. Cueillette et chasse 1 %

La  population de Kongolo vit principalement de l’agriculture et du commerce. Seul la population riveraine du fleuve qui pratique de la pêche artisanale produisant une quantité à peine suffisante destinée à la consommation domestique et  à la vente pour subvenir aux différents besoins familiaux.

En dehors de l’agriculture vivrière (mais, arachide, riz), les cultures pérenne des palmiers à huile, des maniocs sur des étendues en jachère  et des bananes plantains est effective dans le territoire de Kongolo. Par ailleurs, il existe des particuliers qui ont des plantations organisées des palmiers à huile en l’occurrence : la mission catholique, les familles Luvungu, Mwanangongo et Kabamba. En outre, deux fermes Agro-pastorales de gros bétails sont signalées dans le secteur de Baluba dans la rive droite.  Et concernant  l’élevage du  petit bétail,  il est en plein divagation dans la quasi-totalité des villages du territoire. La chasse est très effective dans la chefferie de Bena-lubunda à telle enseigne qu’ils ne donnent pas de l’importance à l’éducation pour passer tout le temps dans les forêts.

A Kongolo la tranche de la population qui vit de la cueillette est essentiellement constituée des pygmées.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 688

Principaux opérateurs économiques
  1. Socité SODEA opérant dans la vente des produits brassicoles, production agricoles, hotellerie et cybercafé
  2. Entreprise Jéhovah Jure opérant dans l’exploitation Forestière, employant 9 ouvriers appartenant à la famille Kitungwa
  3. Entreprise King SHOP opérant dans la vente des motos et pieces de rechanges (TVS)
  4. Entreprise GMM (Global Marcket Mouvers) Sarl opérant dans la vente des tabacs (super match) depuis les années nonante, employant 13 ouvriers et appartenant aux familles Umulisha, Nyota et Angelani
  5. Etablissement SINAI opérant dans la vente des tabac (Stella)
  6. Goeust House Arche de Noé operant dans l’hotellerie
  7. Etablissements chez Jeff (Maison TOUT VIENT DE DIEU) opérant dans l’importation du sel, sucre, ciment, soude caustique (vente gros et détail) et la vente des boissons alcoolisés et non alcoolisé depuis les années nonante, employant 10 ouvriers et appartenant à la famille Lwengo.
  8. Les Etablissements El-Shadai et Centres d’affaires opérant dans la vente des produits pharmaceutiques, employant 6 ouvriers et appartenant aux familles Lwaki et Kahambo
  9. Agence Soficom opérant dans la messagerie financière, employant 7 ouvriers et appartenant aux familles NKARAH M.W SOPE et Ali HASSAN EL MOKDAD
  10. Les Agences BAUDOUIN Transfert (La colombe) et MPASU MUTOMBO opérant dans la messagerie financière
  11. Agence STELLAVIA opérant dans le transport terrestre depuis 2006, employant 5 ouvriers et appartenant à la famille Jackson.
  12. Maison LUKOGO opérant dans le transport terrestre.

Il existe environ 688 opérateurs économiques dans le territoire de Kongolo dont 214 immatriculés et 474 patentés. La plupart de ces entreprises se trouvent dans la cité de Kongolo. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits alimentaires et manufacturés (huile de palme, arachide, bois, farine de manioc, huile palmiste, soude caustique, sel, sucre, matériaux de construction, produits cosmétiques, habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, quincaillerie, produits pharmaceutiques, friperie, papeterie et fournitures scolaires….) en provenance des territoires et pays limitrophes.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  • Agriculture
  • Commerce general
  • Exploitation forestière

Ce territoire possède 7 grands centres commerciaux (Marchés) dont le marché central de Kongolo en plein centre ville, le marché de Keba, le marché de Sola, le marché de Masambi, le maché de Nonge, le maché de Mbulula et le marché de Katea. Outre le centre commercial de Kongolo et de Katea, tous les autres sont situés dans la rive droite donc chez les Hemba. La cité de Kongolo regorge en son sein 9 marchés locaux dont le marché central, le marché Beach (Port), le marché Kopesha (Aérodrome), le marché Kinkotonkoto, le marché Kisiki, le marché Kikomesha, le marché Yahoza, le marché Santa, le marché miamba (SNCC) et le marché mutchanga.

Ici les agriculteurs et les commerçants se rencontrent aisément dans la plupart des cas et suivant un programme hebdomadaire préétabli pour des echanges commerciaux.

Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente des produits agricoles
  2. Fabrication artisanale des meubles
  3. Production et vente du bois
  4. Fripperies
  5. Moulins (mais, manioc, paddy, huile palmiste…)
  6. Soudure
  7. Fabrication du savon
  8. Boulangerie (Pains)

Dans le territoire de Kongolo, on n’assiste pas au monopole sur le plan production agricole. En rapport avec la production de l’huile de palme les grands producteurs ne sont pas répertoriés en tant que tel, mais qu’à cela ne tienne la majorité des ménages de la plupart des secteurs et chefferies du territoire en produisent à leur aise et avec une moyenne d’environ 100 l par ménage producteur. La production de l’huile palmiste se fait principalement dans la cité de Kongolo par des particuliers qui ont installés des moulins et les mettent au service de leurs clients. La transformation de cette huile de palme ou palmiste en savon se fait artisanalement et en grande partie dans la cité de Kongolo par des entrepreneurs personnels.

 La production et la vente de manioc se font par un bon nombre des ménages agricoles qui les font aussi séchés et les vende ou les transforment en farine et les transportent dans les territoires voisins pour la commercialisation. Ils ont une production annuelle moyenne de 1 tonne de manioc s’explique le manque de nouvelles. La production d’arachide se fait partout dans le territoire et sa production est d’environ 500 kg par ménage agricole.

Grandes entreprises locales
  • C.C.C (Compagnie Cotonnière Congolaise d’origine juive alias ESTAGRICO ou Cotanga) opérant dans la production et la vente des cotons.
  • P.N.S (Projet Nord-Shaba) Basé sur la production agricole des territoires de Kongolo et de Nyunzu 

En ce jours toutes ces deux structures considérées comme poumons du territoire de Kongolo sur tous les plans et que tout le territoire attend impatiemment leurs relances sont fermées.

Principaux produits agricoles
  1. Huile de palme
  2. Manioc
  3. Maïs
  4. Arachide
  5. Paddy (Riz)
  6. Haricot
  7. Bananes plantains

Actuellement dans le territoire bien que La production de l’huile de palme ne pas industrialisée ni organisée et  que les palmerais en général ne sont pas du tout entretenues et tout étant abandonnés sur des étendues sous forme de jachère ; cette denrée alimentaire de première nécessité dans le territoire reste la plus consommée et la plus commercialisée en dehors du territoire tout en entrant aussi dans la fabrication artisanale des savons sur place. Sa production moyenne est estimée à 500.000 litres l’an et elle est produite principalement dans la rive droite donc chez le peuple Hemba.

Le manioc est produit dans tous les secteurs et chefferie du territoire de Kongolo. La production annuelle  du territoire s’est élevée à 137.982 tonnes en 2015. Le manioc est consommé cru, soit en foufou soit en bouillie soit chichwangue soit en tubercules bouillies. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins sous forme de farine de manioc.

Les arachides et les paddy sont aussi produits en des quantités importantes ont respectivement 87.902 et 44.633 tonnes pour l’année 2015. Toute fois, c’est l’arachide qui est le produit faisant plus l’objet de commercialisation vers d’autres territoires. Les Paddy sont décortiqués sur place par des décortiqueuses et on les consomme bouilli et aromatisés ou en gâteaux.

Cultivé en des quantités très importantes dans les années 80 avec la présence du Projet Nord-Shaba qui consistait en la production agricole des territoires de Kongolo et de Nyunzu. Kongolo avait une production moyenne de 60.000 tonnes de maïs par an.  Dès la fermeture dudit projet, la production du maïs a graduellement baissée pour une production moyenne de 20.000 tonnes l’an suites à beaucoup causes d’ordre techniques principalement. Ces dernières années dans le territoire de Kongolo. On importe pas le maïs à dans le territoire de Kongolo et son exportation ne fait plus office d’un commerce officiel, elle est devenue prohibée vue que sa production locale arrive à peine à lier les deux saisons culturales de cette culture qui constitue un aliment de base de premier nécessité  dans ce territoire. Il est consommé principalement comme foufou ou bouillie, sous forme cru ou cuit au feu et aussi transformé en alcool local appelé « Lutuku » puis en « 500 » (wisky indigène).

Le Haricot est produit à faible quantité et il est cultivé principalement pour la consommation locale. Une autre partie des haricots provient d’autres territoires en l’occurrence Moba.

Principaux produits non agricoles
  1. Escargots
  2. Fourmis ailés
  3. Poissons frais et fumés
  4. Viandes fraiches, fumées et de brousse
  5. Champignons
  6. Chenilles
  7. Miel

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de Kongolo sont les produits forestiers non ligneux (escargots, Fourmis ailés, chenilles et champignons). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommées durant une bonne période de l’année. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés beaucoup plus dans  les  secteurs et chefferies des Basonge, Baluba et de Bayazi du territoire de Kongolo. La viande est beaucoup plus fournie par l’élevage du petit bétail principalement quotidien dans tous les villages et dans la chefferie de Bena-lubunda par la chasse. La population riveraine fournis les poissons

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Lampe à piles chinois
  3. Solaire
  4. Groupes électrogènes
  5. Très rarement des chandelles à base d’huile

Le courant électrique est une denrée très rare et très attendue à Kongolo. Il n’y a que quelques ménages de la cité de Kongolo centre qui se sont procurés du courant électrique fourni par des particuliers à l’aide des dynamos ou grand groupes industriels. Pour le reste du territoire ce sont des panneaux solaires, les lampes torches à piles et les bois qui sont utilisées jours et nuits selon les besoins dans la plupart des ménages. En journée les différentes structures et entreprises utilisent des panneaux solaires ou des groupes fonctionnant avec de l’essence ou mazout en général.

Le bois est utilisé comme combustible domestique pour la cuisine dans tous les ménages mais aussi pour d’autres usages (tels que la transformation de l’huile de palme en savon et le repassage des habits).

L’offre de l’énergie électrique dans le territoire de Kongolo est beaucoup attendu dans la mesure où la population s’y trouve limité pour y développer les activités telles que :

  • Huileries
  • Rizeries
  • Scieries
  • Minoteries
  • Biscuiteries
  • Fabrication moderne des meubles
  • Imprimeries
  • Boucheries et charcuteries (Présence des deux fermes de gros bétails)
  • Le fonctionnement adéquat de la regideso
  • Savonnerie
  • Boulangeries modernes
  • Lavage à sec
  • Maison des coutures moderne et professionnelle etc.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 45

En santé le territoire de Kongolo est subdivisé en deux zones de santé qui sont : la zone de santé de Kongolo avec un Hôpital General de Référence de l’Etat situé en plein cité de Kongolo et un Hôpital privé à Sola (30 km de la cité de Kongolo). La zone de santé de Mbulula avec un Hôpital General de Référence de l’Etat géré par les sœurs Franciscaines à Mbulula village situé à 60 km de la cité de Kongolo. La zone de santé de Kongolo possède 24 Centres de Santé dont 19 étatiques, 4Confessionnels, 1 privé et 3 polycliniques privés. Son Hôpital General de référence à une capacité d’accueil de 200 lits dont 98 seulement sont montés et il compte actuellement en son sein un total de  268 agents dont 8 medecins et 83 infirmiers. On trouve en son sein des services de généraliste, d’ophtalmologie, de pédiatrie, d’échographie, gynécologie et de laboratoire.

La zone de santé de MBULULA possède un hôpital général de référence étatique géré par les sœurs franciscaines, 7 postes de santé (premier secours),  21 centres de santé dont 3 confessionnels et 18 étatiques. Inauguré en avril 2006, l’hôpital Général de Référence de Mbulula se trouve actuellement dans un état relativement critique avec une capacité d’accueil de 68 lits et qui sont installés dont 2 lits techniques avec des services de chirurgie, pédiatrie, médecine interne, gynéco-obstétrique, échographie et ECG (imagerie médicale) et laboratoire. Il y a 3 médecins généralistes, 65 infirmiers sur un total de 200 angents donc en moyenne un infirmier par centre de santé, aucune sage-femme et accoucheuse qualifiée.

Tout compte fait, toutes ces deux zones possèdent des dépôts pharmaceutiques qui demeurent quasiment vide en stock. Avec 16 et 8 kilomètres des distances moyennes entre les domiciles et les centres de santé respectivement pour Kongolo et Mbulula; ces zones de santé manifestent un besoin majeur de renforcement en structures sanitaires (construction des centres de santé). Dépourvus d’aucun centre de santé de référence, tous les malades sont référés aux hopitaux généraux de référence sur une ditance allant jusqu’à plus de 100 kilomètres ce qui augmente sensiblement le nombre des morts dans le territoire.

Le paludisme, l’anémie (surtout chez les enfants dans la communauté) et les infections rapritoires sont les maladies les plus tueuses dans ce grand territoire qui reste dépourvu des vehicules réservés au transport des bléssés ou des malades (Ambulance) ni de frigo mortuaire par absence du courant électricque.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme
  • infections respiratoires aigues
  • Maladies diarrhéiques
  • Fièvre typhoïde
  • Anémie
  • Malnutrition


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 431
Ecoles secondaires 215

 

ENTITES / SECTEURS/ CHEFFERIE

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

1. Cité de Kongolo

37

33

14.385               dont 7.259 filles

10.017 dont 3396 filles

2. Baluba

70

37

9.369   dont 3.831 filles

1.721 dont 463 filles

3. Basonge

55

24

8.155 dont 3.366 filles

2493 dont 593 filles

4. Bayazi

37

11

7.978 dont 3.457 filles

967 dont 148 filles

5.Bena-lubunda

2

1

482 dont 227 filles

90 dont 27 filles

6.Bena-mambwe

37

17

3.945 dont 1.750 filles

1545 dont 386 filles

7. Bena-muhona

21

14

2.903 dont 1.446 filles

1.085 dont 328 filles

8. Munono

10

7

2.258 dont 852 filles

618 dont 153 filles

9. Bena-n’kuvu

36

18

1.863  dont 2.136 filles

1731 dont 500 filles

10. Bena-nyembo

84

40

13.723               dont 6.389 filles

5.165 dont 1.091 filles

11. Bena-yambula

42

13

5.959 dont 2.842 filles

1.505 dont 514 filles

Le territoire de Kongolo possède un total de 650 écoles dont 4 maternelles, 431 primaires et 215 secondaires. Parmi les 4 écoles maternelles, 2 se trouvent dans la cité de Kongolo avec un effectif de 103 élèves dont 47 filles et 2 à environ 7 km dans la chefferie de Bena-yambula avec un effectif de 207 élèves dont 99 filles. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est relativement bonne sur toute l’étendue du territoire. Et cela se vérifie par les taux de réussite annuel des élèves à la fin du primaire et secondaire.

 

Avec une moyenne de 38 écoles primaires et 19 écoles secondaires par subdivision administrative (cité de Kongolo, Secteurs ou Chefferies). Le nombre optimal est dans la Chefferie de Bena-Nyembo (rive droite) avec 84 écoles primaires et 40 écoles secondaires. Le nombre minimal est dans la chefferie de bena-Lubunda (rive gauche) avec 2 écoles primaires et une école secondaire et celles-ci à Lubunda chef-lieu de la chefferie, laquelle chefferie possède 14 villages avec une superficie de 812 km², une densité de 8 hab/km² avec une population estimée à 11086 dont 3022 âgés de 6 à 18 ans. Cette situation dans la chefferie de Bena-Lubunda s’explique de prime abord, par le naturel désintéressement  de cette population à l’éducation scolaire pour s’adonner principalement d’une part à la chasse dès le bas âge, activité dont ils sont très réputés au sein du territoire et d’autre part, à la pêche comme cela à toujours été de coutume pour la population riveraine . D’où une nécessité impérieuse de la sensibilisation scolaire et de la construction des écoles dans le territoire.

Caractérisées par une absence systémique des pavés cimentés, les écoles du territoire de Kongolo laissent les enfants exposés très fréquemment aux puces et aux chiques d’autant plus que ces derniers se mettent le plus souvent sur des morceaux des briques voir même par terre en s’appuyant sur leurs genoux pour écrire et que leurs enseignants passent toutes leurs journées de travail débout.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 5

 

Université/

Institut supérieur

Entité/Secteur

/Chefferie

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre du personnel enseignant

Prof

C.T

ASS

Université Saint  Joseph

Cité de Kongolo

– Droit

– Santé publique

– Sciences infirmières

– Informatique de gestion

– Développement  communautaire

– Psychologie et sciences de l’éducation

100 dont 4 filles

2

18

Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques

Basonge

–  Agronomie générale

– Agro-vétérinaire

59 dont 2 filles

1

9

Institut Supérieur Pédagogique

Cité de Kongolo

– Histoire

– Français

– Sciences sociales

– Informatique de gestion

– Sciences commerciales et administratives

75 dont 7 filles

1

1

10

Institut Supérieur de Développement Rural

Cité de Kongolo

– Techniques rurales

– Organisation sociale

– Planification régionale

– Administration rural

– Gestion des entreprises rurales

– Gestion et administration des projets

– Environnement et développement durable

47 dont 3 filles

2

1

10

Institut Supérieur des Sciences Medicales

Cité de Kongolo

–  Sciences infirmières avec orientation hospitalière

96 dont 31 filles

2

1

9

Institut Supérieur des Sciences de Commerce et de Développement

Cité de Kongolo

– Chirurgie

– Santé publique

– Sciences infirmières

– Gestion et management

– Informatique de gestion

25 dont 12 filles

2

5

12

 

Il existe dans le territoire de Kongolo l’Université Saint Joseph (USJ), l’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques è(ISEA), l’Institut Supérieure Pédagogique(ISP), l’Institut Supérieur de Développement Rural(ISDR), l’Institut Supérieur des Sciences Médicales(ISSM) et l’Institut Supérieur des Sciences de Commerce et de Développement(ISCID). Hormis l’ISEA qui se trouve à Kaseya, village situé à 34 km vers l’Ouest de Kongolo dans le secteur de Basonge ; toutes ces autres institutions se trouvent en plein cité de Kongolo. Les bâtiments que abritent l’ISEA, l’ISDR et l’ISSM leurs sont propres tandis que toutes ces autres institutions louent des bâtiments dans les enceintes de certaines écoles de la place. En plus, l’ISEA possède un bâtiment en étage qui servait d’internant avec une capacité d’accueil de 160 internes, un bâtiment taille basse servant d’auditoires pouvant accueillir environ 320 étudiants avec deux salles qui servaient de laboratoire, 4 maisons d’habitation pour les autorités académiques et 14 maisons d’habitation pour les enseignant qui sont tous en état de délabrement très avancé et Croulants. On forme les Ingénieurs Techniciens Agronomes dans  les filières d’agronomie générale et d’agro-vétérinaire. Une moyenne de 67 étudiants s’inscrit chaque année dans chacune de ces institutions. Pour des raisons beaucoup plus liées au fait que ces institutions se trouvent dans une cité, les quelques professeurs cité ci-haut ne sont pas propres à leurs institutions respectives, ils sont visiteurs et toutes ces institutions ne possèdent pas des bibliothèques qui répondent aux normes.

Etant donné que les établissements d’enseignement supérieur doivent dispenser des formations, incluant des enseignements fondamentaux et des enseignements pratiques, tout en faisant, dans certains cas, une large part aux activités de recherche, le territoire de Kongolo n’enregistre aucun centre de recherche et que par ailleurs toutes ces institutions supérieures ne possèdent de bibliothèque répondant aux normes universelles (au moins 500 ouvrages spécialisés par filière).


ONG et projets

Nombre d’ONG 12
Principales activités
  1. Droits humains
  2. Santé
  3. Education
  4. Sécurité alimentaire
  5. Infrastructure

Dans le territoire de Kongolo il y a environ 12 ONG dont plus de la moitité œuvre dans la défense des droits humains dont notamment : AMODHE (Association Mondiale de Droit de l’Homme et de l’Enfant), CDJP (Comité Diocésain de Justice et Paix), APRODEF (Association pour la Protection, la Promotion et la Défense de Droit de la Femme), ADIPA (Association pour le Développement et Insertion de Peuple Autochtones), EF (Encadrement des femmes Indigènes), CDH (Centre de Droit de l’Homme)… Les ONGs ACTED et CRAIDI sont principalement présentes avec l’accès à l’eau potable. Caritas-Développement reste actif dans plusieurs domaines en l’occurence le wash, l’éducation, la sécurité alimentaire. PADIR et OJEP sont dans la construction principalement.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRRIS (Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires), projet en cours

Le principal projet de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Kongolo reste le PRISS. Ce projet a permis la reconstruction de 2 écoles  primaires dans le territoire de Kongolo dont une dans la cité de Kongolo et une autre dans le secteur de Basonge/groupement wangongwe à environ 60 kilomètres au Nord-ouest du territoire. Signalons par ailleurs, que toutes ces deux écoles ne sont pas encore jusqu’à ces jours équipées en mobiliers scolaires comme prévoit le projet les élèves s’y assoient à même le sol.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

 

  • EHA financé par le DFID
  • Enfant vivant avec handicap physique financé par la Caritas/Autriche
  • Enfant adolescent en dehors de l’école financé par le gouvernement de Qatar
  • WASH financé par l’UNICEF
  • PADIR financé par la BAD

Le projet EHA (Eau, Hygiène et assainissement) est mis en œuvre par l’ONG ACTED qui est à Kongolo depuis 2013. Ce projet est présent à Kongolo dans 8 aires de santés et 2 aires de santé respectivement dans les zones de santé de Mbulula et de Kongolo avec comme village et écoles. En ces jours, le projet est présent dans 79 villages dans la zone de santé de Mbulula et dans 17 villages dans la zone de santé de Kongolo. Le projet va jusqu’en 2017 ou il devra certifier une soixantaine d’entités (entité=1, 2 ou 3 villages) avec au finish la construction ou l’aménagement de 120 forages, puits ou sources.

Les projets Enfants vivant avec handicap physique et Enfant adolescent en dehors de l’école sont mis en œuvre par la Caritas-développement. Le premier vise la scolarisation des enfants de 6 à 18 ans (donc primaire et secondaire) et la correction physique si possible, le deuxième vise la scolarisation des enfants en prenant en charge seulement le cycle primaire.

Avec PADIR (Projet d’Appui au Développement des Infrastructures Rurales, ATDCO sarl exécute la construction d’un entrepot au port de Kongolo.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

L’accès au territoire de KONGOLO se fait  par les voies suivantes : Routières,  Fluviales, Aériennes et  Ferroviaire (par train).

 La voie d’accès aérienne est essentiellement basée sur le mouvement des personnes et en minorité vue le cout très élevé de fret et du billet. L’aérodrome de Kongolo est situé à 05°23’42,2’’ de latitude Sud et 026°59’,6’’ de longitude avec une élévation terrain de 566 m équivalent à une altitude de 1856 pieds et son état est relativement très bon.

Les routes qui permettent d’entrer et de sortir du territoire sont la nationale R5 (qui connecte Kongolo aux territoires de Kasongo et Kabambare), R5 (qui relie Kongolo au territoire de Lubao) et la route provinciale prioritaire R31 qui relie Kongolo aux territoires de Nyunzu et de Kabalo. Par routes, les véhicules quittent Kongolo avec des personnes et marchandises telles que arachide, noix palmiste, huile palmiste et farine de manioc vers les territoires de Kalemie et Bukavu pour recevoir en retour par la même voie les produits pharmaceutiques et divers tels que :sucre, sel, ciment, friperie, soude caustique et farine de froment importés des pays limitrophes en passant par les territoires de Kalemie  et de Bukavu le plus souvent. La majeur partie de toutes ces routes sont en mauvais état plus on s’approche du territoire de Kongolo vue la forte demande d’accès par route dans le territoire. Cela dit, le total de kilométrage des routes du territoire de Kongolo est en état de délabrement. La nationale R5 vers le territoire de Lubao dans la nouvelle province de Lomami n’est plus praticable à environ 20 km de Kongolo et c’est par cette route que les véhicules transportant des cargaisons des poissons fumés, fretins (ndakala), sel, soude caustique, carburant, huile palmiste et divers autres produits agricoles et manufacturés pour approvisionner ce territoire voisin de Kongolo. Par la même voie aussi Kongolo approvisionne les territoires de Kasongo et de Kabambare en sel, soude caustique et autres. Avec une durée moyenne de 3 jours, la population de Kongolo arrivait à Lubumbashi et vice versa en passant par Kalemie  par Bus. Ironie du sort à cause de l’état de cette route qui s’est vu pratiquement coupée (mauvais état) et fermée (conflit pygmés-bantous) ça et là aura couté la fermeture de ces agences de transport routiers (Taqua et Falcon) sur l’axe Kalemie-Kongolo.

Par voies navigables, il est possible d’emprunter des bateaux qui naviguent sur le Fleuve Congo de Kongolo pour le territoire de Bukama en passant par les territoires de Kabalo et de Malemba-nkulu et vice versa. C’est ainsi que plusieurs Bateaux transportant des personnes et des marchandises telles que l’huile de palme, bois et arachide sortent de Kongolo jusqu’au Territoire de Bukama et ces mêmes bateaux quittent Bukama avec des marchandises telles que les carburants, les produits pharmaceutiques, les materiaux de construction, produits manufacturés et divers pour Kongolo et revendus dans d’autres territoires voisins. Le port de Kongolo est en terre battue, sans quai et les installations portuaires et sanitaires y sont absentes. Le kilométrage par voie fluviale de Kongolo – Kabalo est de 79 km, Kongolo – Malemba-nkulu 375 km et Kongolo – Bukama 646 km. Le fleuve depuis sa découverte reste encore non balisé ni dragué sur une distance de 375 km donc de Kongolo jusqu’au territoire de Maleba-nkulu en allant vers Bukama. Etant donné que le niveau de sable sur cette partie du fleuve a  sensiblement augmenté à telle enseigne que des bancs de sable posent des sérieux problèmes à ces jours, cela joue un rôle très négatif sur la durée en termes de jours que peut faire un bateau sur le fleuve surtout en partance de Bukama vue que c’est en montant et que c’est à Kongolo qu’on charge des tonnes de marchandises en terme de cargaisons . C’est ainsi que, dans la période de CRUE la durée moyenne du voyage de Kongolo vers Bukama est  de 7 jours et 3 jours Bukama vers Kongolo. Dans la période de DECRUE la durée moyenne du voyage  Kongolo vers Bukama arrive jusqu’à 21 jours. Le port de Kongolo a une moyenne mensuelle d’accostage de 7  bateaux.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport sur le chemin de fer avec en principale l’huile de palme et le fleuve  avec à l’arrivée des marchandises manufacturées et au départ des produits agricoles. Tout de même, le train ne se voit plus beaucoup sollicité à cause de ses multiples hypothèses négatives dont principalement la très longue durée de voyage, le blocage des marchandises dans les gars …

 

Kilométrages des Routes Vitales :

Routes d’intérêt national

  • Kongolo – Lubao 203 km
  • Kongolo – Kabambare 146 km
  • Kongolo – Kasongo 158 km

Routes d’intérêt provincial

  • Kongolo – Nyunzu 176 km
  • Kongolo – Kabalo 150 km

Routes de dessertes agricoles

  • Kongolo – Makutano 99 km
  • Kongolo – Mukoko – Nonge 45 km
  • Kongolo – Lubunda 78 km

Toutes ces routes aussi très vitales qu’elles sont, se trouvent dans un état de délabrement avancé.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux  de télécommunication existants dans le territoire de Kongolo sont  Vodacom qui couvre pratiquement tout le territoire tout offrant avec toute effectivité le service de M-Pesa. Le réseau Vodacom offre avec toute effectivité les services suivants : Internet, flash, sims et le M-Pesa. Le réseau orange offre seulement le flash et les sims blanches comme service. La connexion internet du réseau vodacom reste relativement bonne. Outre les sims et flash, airtel offre aussi de manière passive le service airtel money…

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Hormis les hippopotames et Crocodiles que donne le fleuve au territoire, Il existe des réserves naturelles tout au long des deux rives de Kongolo dans lesquelles des espèces phares animales et végétales s’y trouvent en plein divagation ; nous citons : des primates, buffles, antilopes, éléphants (entre Kongolo et Kasongo), serpents et autres…. Les éléphants sont toujours en perpétuelle migration entre Kongolo et Kasongo suivant l’ampleur de braconnage de part et d’autre pour les ivoires et viandes.

Le territoire de Kongolo offre plusieurs sites touristiques de renom mais qui, malheureusement constituent un véritable manque à gagner pour le service de tourisme à cause de leur non exploitation. Parmi ces sites nous trouvons :

  • La chute de porte d’enfer de «  NYANGE » à 18 km de la cité de Kongolo, qui est une grandiose pierre au milieu du fleuve dont l’eau ne dépasse jamais le sommet avec un trou ou l’eau n’entre jamais. Plusieurs propositions et projets se succèdent pour y construire un barrage mais en vain.
  • L’eau thermale de « PUNGWE » à 22 km de la cité de Kongolo, qui est une source d’eau bouillante (la cuisson y est possible) sortant dans des pierres.
  • Le pont Congo (ou Lualaba), avec une longueur de plus ou moins 1 km après celui de Katelwa
  • Les montagnes de « MUNDI » et « NSOLO », dans l’ancien temps de ces montagnes sortaient des vaches, bœufs, soldats et train.
  • L’aérodrome de Kongolo, ici les avions atterrissent aisément.
  • La pierre qui sèche les produits agricoles sur une étendus d’environ 50 mètres sur 20 à Katele (70 km de la cité de Kongolo)
Espèces phares de la faune
  • Hippopotame et Crocodile
  • Lion, Léopard, Buffle et Eléphant
  • Singes de grande taille, Antilope noire et Antilope rousse
  • Aigles et Marabout
  • Pigeon vert et Canard aquatique
Espèces phares de la flore
  • Chloropora excelsa
  • Arbre blanc (Mwabi)
  • Tondo (bois rouge)
  • Baobab (Mubamba)
  • Leucena
  • Acajou
  • Porte piques
  • Arbre pour les ponts (plus 100 ans de ferme résistance)


Situation sécuritaire

Outre les conflits coutumiers qui restent aussi un véritable frein qu’il faudrait considérer pour le développement du dit territoire,  le territoire de Kongolo est le territoire le plus calme de la nouvelle province de Tanganyika, en dépit de la diversité de ses populations tant autochtones que provenant d’autres territoires, provinces et pays.


Opportunités de développement

Le territoire de Kongolo possède plusieurs richesses naturelles qui peuvent permettre son développement intégral par une exploitation rationnelle. Tout de même, il reste apriori un territoire agricole en dépit de diverses potentialités que renferment son sous-sol . La population qui l’occupe procède spontanément à son organisation, en fonction de paramètres naturels (relief, climat), culturels (traditions, cultes), militaires (défense) et économiques (production, échanges) mais qui restent buttés à des nombreux obstacles dont le rôle de l’Etat y est prépondérant pour son développement intégral axé sur la croissance positive, l’augmentation des recettes étatiques, la création de l’emploi, l’amélioration des revenus des ménages comme un flux dans la mesure où on peut en disposer sans s’appauvrir pour une amélioration du niveau de vie.

Pour ce faire, par secteur nous proposons des actions concrètes qui; une fois mises en place  pourraient déclencher le développement durable et intégral du dit territoire  :

Infrastructures

  • Réhabilitation des routes nationales, provinciales, dessertes agricoles et pistes rurales
  • Constructions des marchés modernes
  • Réhabilitation de la SNEL
  • Réhabilitation de la regideso
  • Construction des barrages hydro-électriques ou des microcentrales-hydroélectriques
  • Balisage et drainage du fleuve
  • Construction du quai au niveau du port

Santé

  • Réhabilitation/Reconstruction/Construction hôpital, centre de santé de référence, centre de santé et poste de santé
  • Approvisionnement en matériel médical
  • Disponibilités des médecins spécialistes dans certains domaines
  • Formation du personnel médical (suffisance)
  • Approvisionnement des produits pharmaceutiques (medicaments)
  • Accès durable à l’eau potable, l’hygiène et l’assainisment (réhabilitation de la regideso)
  • Aménagement des sources et puits

Education

  • Réhabilitation/Reconstruction/Construction des écoles
  • Approvisionnement en équipement mobilier
  • Bibliothèques
  • Laboratoire
  • Matériels didactiques
  • Recyclage des enseignants
  • Salle de spectacle
  • Terrain des sports

Socioculturel

  • Réhabilitation/construction des foyers sociaux
  • Création des centres d’encadrement professionnels
  • Alphabétisation, apprentissage métiers des femmes
  • Construction des terrains sportifs
  • Véhicules funèbres
  • Frigo mortuaire

Agriculture

  • Réhabilitation des routes des dessertes agricoles et pistes rurales
  • Mécanisation de l’agriculture
  • Présence des agronomes dans les milieux ruraux (moniteurs agricoles)
  • Formation des moniteurs agricoles
  • Approvisionnement en semences améliorés
  • Organisation de moyen de transport des produits agricoles
  • Formation des agriculteurs sur les techniques appropriées
  • Approvisionnement en équipements agricoles
  • Installations des huileries
  • Installation des rizeries
  • Réinstauration de la culture de coton
  • Installation des décortiqueuses d’arachides
  • Approvisionnement en produits phytosanitaires
  • Approvisionnement en intrants agricoles
  • Installation des machines d’extraction d’huile de palme et palmiste
  • Installation des minoteries
  • Mise en place d’infrastructures de stockage des produits agricoles
  • Octroi des micro crédits
  • Exploitation des terres non exploités
  • Lutter contre le déboisement
  • Reboisement

Pêche

  • Formation des pêcheurs sur les techniques appropriés
  • Organisation et réglementation de la pêche
  • Appui en pirogues motorisés
  • Approvisionnement en intrants de pêche
  • Approvisionnement en équipement de pêche
  • Octroi des micro crédits

Elevage

  • Présence des vétérinaires dans les milieux ruraux
  • Présence des pharmacies vétérinaires
  • Formation des éleveurs sur les techniques appropriées
  • Promotion de tout type d’élevage (volaille, petit bétail, gros bétail…)
  • Approvisionnement en équipement d’élevage
  • Approvisionnement en races améliorées
  • Introduction des poules pondeuses
  • Introduction des couveuses
  • Approvisionnement en intrants d’élevage
  • Introduction de l’élevage en treillis
  • Promotion de l’élevage intensif
  • Octroi des micro crédits

Pisciculture

  • Formation des pisciculteurs sur les techniques piscicoles
  • Réhabilitation des étangs
  • Disponibilité des alevins (races améliorées)
  • Disponibilité des intrants piscicoles
  • Disponibilité des équipements piscicoles
  • Formation en construction des étangs
  • Disponibilité des semences des alevins
  • Disponibilité des aliments
  • Vulgarisation piscicole
  • Octroi des micro crédits

Chasse

  • Organisation et réglementation de la chasse
  • Approvisionnement en intrant de chasse
  • Approvisionnement en équipement de chasse

Extraction forestière

  • Installation des scieries modernes
  • Disponibilité des équipements de sciages
  • Organisation des services de transport
  • Formation des menuisiers et scieurs

Extraction minières

  • Exploration minières officielle
  • Prospection minières
  • Disponibilités des équipements miniers
  • Formation de la population en matière de mines
  • Ouverture des carrières pour l’exploitation des minerais

Commerce

  • Octroi des microcrédits
  • Drainage et balisage du fleuve
  • Assurer la fluidité du trafic ferroviaire

Tourisme

  • Valorisation des sites touristiques et des réserves naturelles

Mobilisation des recettes

  • Vulgarisation des textes qui réglementent les impôts et taxes de l’état
  • Lutter contre les tracasseries douanières, administratives…
  • Control des prix sur les marchés

Eu égard à ce qui précède, la relance du Projet Nord-Shaba et de la Compagnie Cotonnière Congolaise s’avère d’une importance très capitale pour le développement du territoire de Kongolo et de ses environs sur tous les plans étant donné que ; en leur temps:

  1. Le Projet Nord-Shaba

Ce projet avait comme objectif le développement rural intégré du Nord-Shaba qui veut dire les territoires de Kongolo et de Nyunzu qui constituent le Nord-Shaba.

Avant ce projet, les deux territoires avaient une production moyenne de 20.000 tonnes nette par an  à exporter et environ 90.000 tonnes  avec le projet vers d’autres territoires.

Ce projet avait 6 services ou sous-systèmes clés qui sont :

  • Recherche et vulgarisation (sensibilisation, nouvelles techniques, semences améliorés, outils, formation des cultivateurs…)
  • Commercialisation (écoulement de la production du projet et des paysans)
  • Technologie intermédiaire (maintenance et fabrication des outils agricoles)
  • Développement et le groupement des fermiers (animations rurales, création des coopératives…)
  • Infrastructures (construction/réhabilitation des routes, ponts et bâtiments)
  • Communication (suivis, control et diffusion des données)

Impact de ce projet (dans les temps)

  • Présence des beaucoup d’opérateurs économiques de renom en provenance d’autres territoires et provinces à l’instar de : Gécamines développement, MIBA, VAP, tarica frères, Amato frères, TMK, Ferme mudibu, KS, FF
  • La fluidification du trafic ferroviaire avec la SNCC, routier, fluvial et même aérien due à la disponibilité des tonnes de marchandises
  • Augmentation considérable des revenus des ménages améliorant ainsi leur niveau des vies
  • Aménagement de la piste aéronautique de Kongolo
  • Ouverture de la compagnie aérienne Air-zaïre escale de Kongolo vue la présence des beaucoup d’expatriés dans le territoire
  • Le fonctionnement régulier de la regideso et la SNEL avec l’appui du projet en carburant
  • Aide aux enfants mal nourris avec le ‘’Peace corps’’ soutenu par le projet
  • Construction des silos pour la conservation des grains de maïs dans les secteurs et chefferies
  • Multiplication des semences à Ngaba et formation du personnel
  • Construction et réhabilitation des ponts et bâtiments
  • Entretien des routes : à l’époque de ce projet toutes les routes étaient praticable et en bon état. Avec un pick-up la durée moyenne était de 10 heures du temps de route Kongolo-Kalemie (350 km).
  • Les petits paysans qui vivaient dans les secteurs et chefferie s’installèrent dans la cité de Kongolo.
  1. La Compagnie Cotonnière du Congo

Cette société fut une société cotonnière d’origine Belge qui s’occupait de la production du coton et de l’achat des produits agricoles de la population et connaitra par la suite plusieurs changements d’appellations à savoir : SACOLUBA, ONAFITEX, COTONAGRI, ESTAGRICO et enfin  la C.C.C. Elle avait comme direction générale le territoire de Kongolo avec des usines dans les territoires de Kabalo, Nyunzu, Kalemie, Kabongo, Malemba-nkulu et Kapanga. Le produits de la société entre autre les cotons grains et les fibres textiles étaient vendus aux différents partenaires à l’instar de : FILTISAF à Kalemie, SOTEXKI à Kisangani, SINTEXKIN à Kinshasa, Amato frères à Lubumbashi et HUILZA pour ne citer que ces derniers.

Impact social (dans les temps)

  • La société achetait la production agricole des paysans en des quantités importantes
  • Elle disposait des tôles qu’elle distribué aux grands producteurs des cotons grains
  • Elle avait implanté des cantines ou la population se procurait des marchandises à des prix moins chers au niveau de chaque poste usine et en milieu rural.
  • Création et réhabilitation des routes de dessertes agricoles
  • Distribution des nouvelles semences améliorées
  • Construction des maisons pour les grands producteurs agricoles

 

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