Territoire de Manono

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tanganyika
Superficie 34 198 km²
Taille estimée de la population 600 865 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Entité déconcentrée, le territoire de Manono se trouve au sud de la province du Tanganyika. Créé aux environs des années 1910, d’abord sous l’appellation de territoire de Kiambi puis d’Ankoro, ensuite transféré à Manono en 1940, puisant ainsi sa signification étymologique d’une montagne dénommée Kaulu-Minono (la pierre qui aiguise) située dans la périphérie de la cité de Manono près du village Kanteba à 7 Km de la cité.

Ce territoire a connu d’importantes mutations. Si l’acte juridique de création du territoire reste inconnue (aucune trace trouvée dans les archives) ; mais du moins l’espace de l’actuel territoire de Manono faisait jadis partie intégrante de l’ancien territoire de Kiambi, créé par l’ordonnance n° 291 du 16 octobre 1913. A cette époque, alors que Kiambi était le chef-lieu du territoire, Ankoro était un simple poste soumis au controle administratif de ce territoire.

En 1922, l’espace du territoire de Kiambi fut divisé en deux territoires, Ankoro et Kiambi. Cette année-là, les missionnaires du Saint-Esprit s’installèrent à Ankoro, ce qui eut comme conséquence que cet ancien poste administratif devint plus important que Kiambi. Le pouvoir colonial décida de diviser l’espace du territoire de Kiambi en deux parties, dont l’une constitua le territoire d’Ankoro. Les deux territoires de Kiambi et d’Ankoro évoluèrent parallèlement jusqu’en 1933, lorsque le territoire d’Ankoro incorpora celui de Kiambi.

En 1940, non seulement la limite méridionale du territoire d’Ankoro fut modifiée, mais le chef-lieu du territoire fut également transféré a Manono, attiré par les activités de la Géomines opérationnelle à Manono depuis 1920. Le 1er janvier 1941, le territoire d’Ankoro prit alors le nom de Manono et en 1947, l’espace du territoire de Manono recouvre son étendue actuelle.

Limites territoriales

Le territoire de Manono est borné:

  • Au Nord : par le Territoire de Kabalo, Nyunzu et Kalemie;
  • A l’Est : par les Territoires de Kalemie, Moba et Pweto dans la nouvelle province du Haut Katanga;
  • Au Sud : par les Territoires de Kabongo, de Malemba Nkulu(Haut Lomami) et Mitwaba (Haut Katanga) ;
  • A l’Ouest par le Territoire de Kabongo (Haut Lomami) et Kabalo.

Coordonnées géographiques

  • Latitude : 7° 18′ sud
  • Longitude : 27° 25′ Est
  • Altitude : 633m

 Climat

C’est un Territoire au climat tropical caractérisé principalement par l’alternance de deux saisons dont cinq mois de saison sèche et sept mois de pluie. De manière générale, le climat Aw5 (critères de Koppen) domine le MANONO avec une moyenne de pluies de 165 jours dont sa hauteur est de 1138mm. La température moyenne est de 22.4°C avec le maxima de 32.3 et le minima de 19.3.

 Hydrographie

Le Territoire de Manono est drainé par le fleuve Congo(Lwalaba), la rivière Luvua et ses nombreux affluents. Le fleuve Congo est appelé en amont Lualaba et en aval, Kamalondo tout juste à son point de rencontre avec la rivière Luvua à Ankoro. La Luvua coule sur une couche d’alluvions souvent épaisse, dans une vallée bien régularisée. Plus en amont et jusqu’au goulot de déversement du lac Moero, chutes et rapides se succèdent presque sans interruption. La première chute est celle de Piana-Mwanga, qui a été partiellement captée et la Géomines y a construit une centrale hydroélectrique. On y trouve d’autres rivières notamment ; Luvidjo, Bally, Lubumbu, Kananga,Lukulu, Lumumba, Musyi, Nyemba, Lwiboso et Lukushi.

Outre les rivières, le territoire contient des principaux lacs(étangs) telsques : le lac Lukushi (à la cité de Manono), Tohwe-Sanga et Zibya à Ankoro, Mpete, Kaulwe, Kyatunga, Tohwe, Lanji.

 Végétation

La végétation du territoire est composée en général de savanes herbeuses favorables à toutes les cultures et à la chasse. Son relief est accidenté dominé par de forêts touffues, les galeries forestières et de vallées.

Sol et Relief

Le sol est sablo-argileux, alluvionnaire et humifère. On y rencontre cinq types de sol qui sont en général à vocation agropastorale. Le relief du territoire de Manono est marqué par la présence d’une vallée accidentée, de roches dures, de granites, de quartzites, de micaschistes et de plateaux aux bordures violemment déchiquetées, laissant parfois subsister des éperons découpés, comme le pic Kiwele.

Subdivisions administratives

Le territoire de Manono est subdivisé en une cité, quatre secteurs, deux chefferies et 400 villages.

  1. La cité de Manono subdivisée aussi en 5 quartiers ;
  2. Secteur de Kamalondo subdivisé en 5 groupements et en 113 villages;
  3. Secteur de Kyofwe subdivisé en 3 groupements et 36 villages;
  4. Secteur de Luvua en 8 groupements et 112 villages ;
  5. Secteur de Nyemba en 2 groupements et 25 villages.
  6. Chefferie de Kiluba avec 40 villages ;
  7. Chefferie de Bakongolo avec 71 villages

En 1956, alors que les limites du district du Tanganyika subissaient des modifications pour se stabiliser, le nombre de chefferies y diminua dans son ensemble. Dans le territoire de Manono, il passa de 20 chefferies a 14, nombre qui resta inchangé jusqu’en 1958. C’est au cours de cette année-là que certaines chefferies furent regroupées pour donner naissance aux quatre secteurs cités. Les chefferies Bakongolo et Kiluba gardèrent leur statut.

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

Le territoire de Manono est le plus vaste territoire de la province du Tanganyika. Par rapport aux autres territoires de la province, le territoire de Manono est le seul territoire qui n’a qu’une seule tribu dominante qui est la tribu luba ; bien que les pygmées se retrouvent dans tous les territoires. C’est le principal territoire qui représente encore jusqu’à ces jours l’Empire Luba. Cependant, il sied de noter que le territoire aurait conservé le rite et les traditions Luba. Outre la culture Luba, le territoire regorge de nombreux minerais. Si l’exploitation minière et la culture Luba restent de particularités à cette entité ; l’enclavement en est autre.

Richesses du territoire

L’agriculture est la principale activité du territoire. Elle constitue pour le territoire la principale source de revenus du territoire.

Outre l’agriculture, le territoire de Manono regorge de nombreux minerais dont la cassitérite(SnO2) qui s’accompagne parfois de minéraux de tantale et de niobium ; le coltan, wolframite, le cuivre, la tourmaline verte,… Le gîte stannifère se développe sur l’axe Manono-Kitotolo. Une des caractéristiques des gites stannifères de Manono-Kitotolo est l’abondance du spodumène (Li, Al) Si2O6 dans la pegmatite ; il s’y trouve dans une proportion variable pouvant atteindre parfois 25 %.

La présence d’un gisement primaire stannifère a été signalée entre la tête de la Kikoyo et au-delà du village de Kifuita. A Kikoyo affleurent d’abord un massif granitique (granite à biotite, granite à deux micas avec filonnets de pegmatite à tourmaline), puis une pegmatite à muscovite et tourmaline et, enfin, de grosses masses de quartz filonien.

Dans la gamme de produits de cassitérite  dans le territoire; on y rencontre un minerais le plus recherché qui est l’Etain. C’est pourquoi le territoire est appelé la capitale d’étain ou de cassitérites pour les autres.

Dans le temps ces minerais cités ont été courtisés par différentes sociétés dont CONGO-ETAIN et SOMIKA qui malheureusement sont tombées faillite en 1982. Depuis lors, l’extraction artisanale vit les jours profitant de la faillite de ces sociétés minières.

La presence  d’importantes chutes sur la Luvua constitue aussi de potentielles richesses du territoire qui malheureusement ne sont pas exploitées.

 

Données culturelles

Deux tribus peuplent le territoire de Manono :

  1. Les BALUBA (95%)
  2. Les Pygmées (5%)

Les Baluba sont de peuple majoritaire et sédentaire qui appartenait à l’ancien Empire Luba dont l’activité principale est l’agriculture. Les Batembo (pygmées) par contre, sont de peuples nomades qui ne vivent que de la cueillette et la chasse. Actuellement, la cohabitation de ces deux peuples cause énormément de problèmes et la guerre interethnique en est le résultat bien qu’elle a profité de la bénédiction de la guerre d’agression. Les efforts des autorités locales semblent porter leur fruit.

Outre ces deux tribus dominantes, le territoire contient plusieurs clans dont les principaux sont :

  1. Les Bahumbu à Ankoro ;
  2. Les Beyandes dans le secteur de Kiofwe ;
  3. Les Bena-Kiluba à Kiluba ;
  4. Les Bashimbi à Nyembwa-Kunda et Kiyombo ;
  5. Les Bena-Masango à Kifwa ;
  6. Les Bena-Nkala à Makena.

Ce sont de peuples lubaisés qui pour la plupart se répartissent en six groupes ethniques ci-dessus.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Kiluba (100%)
  2. Swahili (45%)
  3. Kitwa ou kimbote (5%)

Appartenant à l’Empire Luba ; la population de Manono est principalement formée par les Baluba qui ne parlent que le Kiluba. Le Swahili par contre est une langue d’ouverture qui n’est parlée que dans de grandes agglomérations sous influence étrangère. Les Baluba et les Batembo( pygmées) ne parlent que Le Kiluba bien que le Kimbote est une langue particulière des pygmées.

Principales activités
  1. Agriculture (75%)
  2. Activité minière (35%)
  3. Pèche (5%)
  4. Elevage (8%)
  5. Commerce (3%)

Dans le temps, environ un actif sur deux était dans le secteur minier. Mais avec la chute de cour internationale de produits miniers, cette tendance semble évoluer au profit de l’agriculture qui emploie actuellement trois actifs sur quatre. La pèche n’est pratiquée par une petite partie de la population riveraine au grand fleuve et à la rivière Luvua. L’élevage et le commerce bien que cités ne représentent rien en terme de proportion dans cette population.

Sur le plan agricole; notons que l’agriculture pratiquée à Manono est une agriculture de subsistance dans laquelle les agriculteurs locaux n’utilisent que les outils agricoles rudimentaires (houe, hache, machette, bèche, râteau,…). Cette agriculture itinérante à Manono se pratique souvent sur brulis dans lequel les paysans ne recourent qu’à la main d’œuvre familiale et non aux intrants modernes. Notons aussi la moyenne de superficies cultivées par paysan dans ce territoire dépasse rarement le 50ares. La production agricole reste sujette à la consommation locale. Le besoins alimentaire est strictement supérieur à la production domestique. L’élevage par contre n’est pas assez développé ; les animaux sont souvent laissés en divagation. Les caprins sont pour la plupart de cas gardés dans un enclos en bois. La pisciculture n’est pas du tout pratiquée dans le territoire de Manono bien qu’il contienne de cours d’eau. Le lac artificiel Lukushi est le reflet piscicole du territoire.

Sur le plan minier ; signalons que le potentiel minier du territoire attire la quasi-totalité de la main d’œuvre active de jeunes surtout. Cette activité est plus concentrée au centre de Manono dans les deux chefferies et le secteur de Luvua. Le reste est plus agricole que minier. L’extraction de minerais se fait d’une façon artisanale. Le secteur minier d’exploitation artisanale prouve de problèmes d’encadrement et de la formation des exploitants artisanaux et de la sécurité de sites miniers. A cela s’ajoute les problèmes de transport, des outils, la baisse de cours de produits miniers sur le marché mondial. Dans le nouveau démembrement de la province du Katanga ; l’actuelle province du Tangagnika a besoin d’un flux financier. Aussi faut-il que les produits miniers transitent par le port de Kalemie pour leur exportation. D’où la route nationale N°33 nécessite la réhabilitation.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 594

Principaux opérateurs économiques
  1. Issa wa Lupembe (commerce, depuis 2010 ; 8 employés)
  2. Mulobe (commerce, depuis 2007; 8 employés)
  3. Carl Max (commerce, depuis 2005 ; 1 employé)
  4. Ole (commerce, depuis 2006 ; 1 employé)
  5. Ilube (commerce, depuis 2003 ; 3 employés)

Au total 594 opérateurs économiques sont répertoriés à Manono, dont 551 sont sous le régime de patentes et 43 sous rccm. La plupart de ces opérateurs économiques se retrouvent à la fois dans le secteur commercial et dans le secteur agropastorale. Ils possèdent de grandes fermes dans le territoire, et tiennent de grands établissements commerciaux. Certains sont aussi présents dans le transport de produits manufacturés.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce
  2. Agriculture
  3. Elevage
  4. Activité artisanale
  5. Activité informatique (bureautique)
Principales activités des PME/PMI
  1. Exploitation minières
  2. Agriculture
  3. Commerce
  4. Transfert de fond

808 PME sont répertoriées dans le territoire de Manono (source IPMEA). Presque 2/3 de PME opèrent dans le secteur commercial soit 598 PME. Dans ce secteur,  les PME sont en général formelles. Le reste des PME soit 210 sont dans l’artisanat dont  150 évoluent dans l’informel. Sur le total, 706 sont encore en activité contre 92 fermées.  Les raisons fondamentales de leur fermeture ne sont autres que  l’instabilité de prix et la chute de cour internationale des minerais. Notons par ailleurs que presque la quasi-totalité de PME recensées ne possèdent que de maigres  capitaux.  En ce qui concerne le domaine, signalons que très peu de PME se retrouvent dans le secteur de production et de transformation dont 30 meuniers (transformation de maïs), 10 ateliers de menuiserie, 68  scieurs qui produisent de bois. Dans le secteur minier, on dénombre 10 PME  qui sont en activité contre 2 qui sont fermées.  Toutes les  10 PME en activité  répondent aux trois critères retenus dans la loi N°004/2002 du   21 février portant code des investissements en RDC. Une seulement ne respecte pas le troisième critère.

Signalons aussi la présence de certaines agences de transfert de fonds, dont SOFICOM, Pomme de Dieu, La Colombe et Mpasu Mutombo.

Grandes entreprises locales

A ce jour, il n’existe plus de grandes entreprises locales. Jadis, deux géants miniers faisaient la fierté du territoire. Mais ils sont à l’arrêt, des suites des guerres d’agression.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Maïs
  3. Arachide.
  4. Riz.
  5. Haricot et igname

La culture de manioc a connu, à Manono, une évolution fulgurante au courant de ces dernières années ; cependant, la production de ce féculent reste sujette à la consommation domestique. Seules les cultures de maïs, arachides et du riz sont à la fois destinées à la consommation locale et la commercialisation.

Principaux produits non agricoles
  1. Champignon
  2. Miel
  3. Mungonda (mimosa)

La population locale raffole des champignons, saisonniers. Le miel est commercialisé par les pygmées ; ils sont connus pour être les spécialistes dans sa production.

Principales sources d’énergie
  1. Energie solaire
  2. Groupe électrogène
  3. Bois.

Manono comptait dans le temps un barrage hydroélectrique à Mpiana Mwanga, détruit en 1999 par la guerre de rébellion. Depuis lors, la population fait avec ce qui se présente : les ménages aisés possèdent des plaques solaires ; les plus nantis encore ont leur propre groupe électrogène. Soulignons ici qu’Ankoro dispose d’un réseau électrique, alimenté par un gros groupe électrogène, qui fonctionne cinq heures par jour.

Le bois, prisé pour la cuisine, se fait de plus en plus rare à Manono, par faute de reboisement.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 78

Le territoire de Manono compte trois zones de santé, 4 hôpitaux (un autre en construction à Manono centre) et 78 centres de santé. Parmi les trois zones de santé ; notons qu’on y trouve au moins un hôpital dans chaque zone de santé. La zone de santé de Kiambi contient deux hôpitaux.

Soulignons encore que ; peu d’investissements privés sont constatés dans ce secteur. La plupart de structures sanitaires sont des structures publiques.

L’état des infrastructures sanitaires reste déplorable. En général, les bâtiments abritant les hôpitaux datent de l’époque coloniale et nécessitent de profonds réaménagements. Les centres de santé par contre, sont pour la plus part  en chaumes et briques adobes. Sur les 78 centres répertoriés ; 54 sont à construire, 18 à réhabiliter et le reste en bon état.

En général le territoire compte 585 personnels médicaux dont 160 personnels techniques et 385 personnels d’appoint. Parmi ce personnel ; 85% d’entre eux sont de nouvelles unités contre 15% d’agents admis sous statut.

L’approvisionnement en médicaments se fait généralement par le moyen de bord. Mais du moins, les structures sanitaires du territoire reçoivent de ravitaillements de SANRU et d’ASF pour les intrants contre le VIH et le Paludisme.

La médecine interne, la gynécologie, la pédiatrie et la chirurgie sont de services offerts dans le territoire. Mais pas de soins spécifiques pour la simple raison que le territoire n’a aucun spécialiste à part celui en santé publique de la zone de santé d’Ankoro.

 

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  1. Rougeole
  2. Malnutrition
  3. Tuberculose
  4. Les Infections Respiratoires Aigües(IRA)

 Le paludisme est la maladie la plus fréquente dans toutes les trois zones de santé ; bien que des actions de distribution de moustiquaires imprégnées soient entreprises dans le territoire. La plus part de ces moustiquaires distribués sont utilisés comme intrant de pèche. La malnutrition est le résultat de conflit interethnique qui a occasionné un déplacement massif dans le territoire mais aussi des conséquences issues des catastrophes naturelles et d’attaques d’éléphants survenues dernièrement dans une partie du territoire.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 344
Ecoles secondaires 174

Le territoire possède deux sous divisions; la sous division d’Ankoro et la sous division de Manono.

La qualité des édifices abritant les écoles reste à déplorer dans toutes les deux sous divisions. Outre les écoles conventionnées catholiques qui ont généralement de bons édifices, les écoles privées et conventionnées protestantes n’ont pas de bons bâtiments et les conditions d’étude restent à déplorer. La plupart d’élevés n’ont pas de banc et se mettent à même le sol. Notons que sur 2.524 classes répertoriées ; 70.9% sont en pailles.

Signalons que très peu d’écoles ont été construites ou réhabilitées ces dernières années.

La qualité d’enseignement est moyenne. Mais cependant, le nombre d’élèves est moindre comparé à la taille de la population;   103.887 élèves  soit 82.600 élèves à l’école primaire et 16.949 à l’école secondaire. Ce phénomène est dû au désagrément occasionné par le conflit interethnique entre les pygmées et les bantous occasionnant ainsi ce déficit.Soulignons encore que la faible fréquentation scolaire de jeunes filles au niveau secondaire résulterait du mariage précoce observé dans le territoire.

Tableau I : Tableau synthétique du secteur de l’EPSP dans le territoire de Manono

 

Nombre d’école

Personnel

Elèves

Hommes

Femmes

Primaire

344

2349

250

82600

Secondaire

174

1065

39

16949

Total l

518

3018

289

103887

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 2
Instituts supérieurs 3

Le territoire de Manono possède 5 institutions supérieures dont deux sont  des Institutions Universitaires du Congo (IUC Manono et UIC Ankoro) et trois autres des institutions supérieures dont l’ISP Manono, l’ISTM, l’ISTMA. Parmi ces institutions; notons que deux seulement sont des institutions  pupliques.

La plupart d’institutions du territoire sont de locataires. Outre l’ISTM et l’ISTEMA qui sont propriétaires de leurs propres bâtiments ; l’ISP n’est propriétaire encore moins locataire. Il abrite dans un bâtiment lui confié par l’église catholique. Ce bâtiment appartenait dans le temps à une ONG catholique qui par la suite, a été abandonné. Avec l’aval de l’église catholique, L’ISP a réhabilité ledit bâtiment abandonné.  Les deux institutions universitaires n’ont pas leurs propres batiments.

En général, le nombre d’étudiants dans toutes les institutions supérieures du territoire est insignifiant pa rapport à la taille de la population que compte le territoire. En effet, le territoire sort d’une guerre qui a porté un coup fatal à son économie en aggravant ainsi le niveau de la pauvreté. Pour la plupart de cas, les Frais académiques demandés ne permettent pas aux fils du terroir de poursuivre leur cursus académique. D’autre part, la population ne trouve aucun intérêt à poursuivre les études supérieures. Cela prouve à fortiori le manque d’implication des autorités aux institutions supérieures; d’autant plus qu’elles sont gérées directement par le ministère de tutelle et non par l’autorité locale. Cette implication devrait être globale (implication financière par de subventions aux frais académiques, sensibilisation de la population…).

La plupart de professeurs ne sont pas propres à ces institutions bien que leur nombre n’est pas proportionnel aux étudiants retrouvés. Ce sont des professeurs visiteurs qui viennent de Lubumbashi.

Nom de l’institution

Nbre d’étudiants

Nbre d’étudiants  F

Enseignants

Enseignants F

filières organisées

ISTM

107

21

23

5

Sciences hospitalières, Accoucheuse, Nutrition et diététique

ISP

101

11

30

0

Histoire et sciences sociales, Informatique de gestion, Français linguistique, Géographie Gestion de l’environnement, Math-Physique

IUC-Ankoro

120

5

40

0

Agronomie, Psychologie et science de l’éducation, Sciences politiques et administratives, Droit, Economie de gestion, EASI,

IUC-Manono

74

6

26

1

Droit, SPA, Informatique de gestion, Développement communautaire, Psychologie et sciences de l’éducation, Economie de gestion

ISTEMA

37

1

14

0

Théologie, Philosophie


ONG et projets

Nombre d’ONG 86
Principales activités
  1. Agriculture
  2. Encadrement social
  3. Santé

Les retombées des actions des ONG locales sont très peu perceptibles ; fort heureusement, les ONG internationales mènent des actions à visibilité plus accrue. C’est le cas des sources d’eau aménagées par ACTED et le forage des puits par CONCERN. L’AIDES est par contre spécialisée dans l’encadrent social bien qu’elle a aussi un projet wash et de relance agricole.

La CARITAS Manono est très impliquée dans la sensibilisation communautaire, la formation de leaders religieux,  les chefs coutimiers, les parents et les jeunes dans la pacifications du territoire(gestion de conflits) et dans le processus électoral.

Dans le secteur sanitaire, on trouve également Médecins sans frontière, Médecins d’Afrique, IRC, AIDES et SANRU ; les trois premières sont des ONG internationales tan disques les deux dernières sont des ONG nationales. Notons aussi que la plupart d’ONG interviennent dans l’urgence seulement. C’est le cas de médecins sans frontière qui est plus présente dans toutes les trois zones de santé. A Manono centre, l’ONG internationale intervient directement dans l’administration de soins primaire mais aussi dans la lutte contre la malnutrition surtout chez les enfants. Malheureusement cette ONG n’est plus en activité dans tout le territoire ce dernier temps.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Réhabilitation de certains hôpitaux, écoles;
  2. Construction d’un hôpital moderne à Manono;
  3. Construction du marché;
  4. Construction d’une usine de traitement d’eau en cours;
  5. Construction d’une centrale photovoltaïque.

Les actions du gouvernement sont bien visibles dans la réhabilitation des infrastructures sanitaire et scolaire. Cependant, il faut signaler que la construction du marché à la cité de Manono (achevée), ainsi que celle de l’usine de traitement d’eau potable (en cours) ont eu pour financement le Gouvernement Provincial de l’ancienne province du Katanga.

Notons par ailleurs que la construction de l’hôpital du cinquantenaire et la centrale photovoltaïque sont l’œuvre du Gouvernement centrale.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Réhabilitation du bureau de territoire
  2. Réhabilitation du bureau de la PNC
  3. Réhabilitation De la prison centrale
  4. Forage de puits et réaménagement de sources d’eau

Ces différents projets de réhabilitations sont l’œuvre de la MONUSCO. Cependant le forage et l’aménagement de sources d’eau sont organisés par CONCERN, ACTED, des ONG internationales implantées à Manono.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

Le territoire de Manono est enclavé bien que certaines voies d’accès s’y retrouvent. En général, les routes d’intérêt national et local se trouvent dans un état de délabrement très avancées sauf une vingtaine de Km de part et d’autre de la cité d’Ankoro qui est bâtie en dur. La route d’intérêt provincial(RP17) de plus ou moins 650 Km part de Manono passant par le territoire de Mitwaba jusqu’à Lubumbashi. Tandis que celle d’intérêt national(RN33) part de Manono passant par Kalemie jusqu’à Moba longue de 430 Km.

Le bief navigable ne renferme qu’une petite partie du territoire passant par le port d’Ankoro et de Muyumba à 45 Km de la cité de Manono. Il part de Katchambuyu jusqu’à Kiya tout prêt de la frontière avec le Territoire de Kabalo. Ce bief est une partie du bief navigable de Lualaba qui part de Kongolo à Bukama. Pareille situation avec la voie ferroviaire longue de 41 Km et qui ne transite que par de petits villages Kitanda et Makena dans Le secteur de Kamalondo.

La flotte aérienne n’est à vocation humanitaire pratiquée principalement par la MONUSCO et les ONG internationales. Une seule compagnie d’aviation commerciale (Congo AirFast) opère à Manono pour de vol Lubumbashi-Manono et Manono-Lubumbashi chaque vendredi. Il faut ajouter que le Territoire compte 4 aéroports dont un est en construction à Ankoro et un autre opérationnel à Manono. Les deux autres ne sont que des aéroports privés se trouvant respectivement à Shamwana et Somika.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Trois opérateurs sont implantés dans le Territoire de Manono. Le réseau Vodacom couvre pratiquement tout le territoire sauf le secteur de Nyemba ; les deux autres opérateurs n’opèrent que dans la cité de Manono et les villages environnant. Il sied de souligner que le besoin en couverture cellulaire se fait encore sentir.

Les opérateurs présents dans les territoires proposent les services suivants :

  • Sim blanche
  • Recharge électronique
  • Monnaie mobile
  • Internet

Les cartes prépayées ne sont pas souvent  disponibles. Cependant, aucune structure officielle(Shop) de vente de produits de ces opérateurs n’est installée dans le territoire. Les produits de leurs services sont gérés par les privés.

La qualité du signal reste à désirer. Les perturbations de réseau sont monnaie courante dans le territoire de Manono. Le signal est un peu stable pendant la matinée seulement. Il faut signaler que l’absence de 3G à Manono rend la connexion internet pratiquement difficile.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Le territoire connaît plusieurs chutes d’eau, notamment celles de Mpiana, sur la rivière Luvua (c’est là où se trouve le barrage hydroélectrique alimentant Manono), et celles de la rivière Lukushi. Signalons aussi la présence des sources thermales de Nkulu ne Kabila et celles de Kahia.

On y trouve également une grotte de Kiala Dibwe dy Mukolo, dans le secteur de Kamalondo ; on y extrait du sel. Ces sites, bien que touristiques, ne sont pas aménagés et entretenus ; ce qui compromet leur niveau d’attractivité.

Espèces phares de la faune
  • Les gazelles
  • Les antilopes

Ces deux espèces qui jadis peuplaient les savanes du territoire se retrouvent actuellement menacées à cause de la forte pression exercée (chasse et le feu de brousse).

Espèces phares de la flore
  • Les fleurs de Mimosa


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Manono reste très volatile. Après une accalmie observée en 2015-2016 ; le territoire a sombré encore dans la terreur ethnique au dernier trimestre de l’année 2016. Les séquelles de ce conflit se font encore sentir ; bien que les efforts de pacification sont entrepris.


Opportunités de développement

Le levier du développement dans le territoire de Manono se trouve à la fois dans le secteur agricole, compte-tenu du gros d’actifs qu’il détienne, mais aussi dans le secteur minier, à cause de ses potentialités minières. Cependant, l’état de délabrement des infrastructures ne permet pas le décollage du secteur agricole. A cela s’ajoutent les guerres d’agression ainsi que le conflit ethnique entre les pygmées et les Luba, qui ont porté un coup fatal aux structures de production agricole, et causé la chute de Congo Etain et Somika, deux géants miniers.

Ainsi, les perspectives de développement du territoire passent immanquablement par les deux secteurs précités. D’autres secteurs bien qu’essentiels pour le développement, dépendent de ces deux secteurs ; notamment le secteur de l’éducation, le secteur de la santé, l’artisanat…

Secteur agricole et d’élevage

Le territoire de Manono dispose  à la fois d’énormes potentiels agricoles qui constituent des opportunités de développement de ce secteur mais aussi des contraintes liées au développement du secteur agricole.

Potentialités agricoles :

Dans cette catégorie ; nous rencontrons ; l’espace disponible, le climat propice, le sol agropastoral, l’abondance de l’eau, la disponibilité de la main d’œuvre, la demande élevée en produits vivriers, …

La superficie du territoire est de 34198 km². Presque toute l’étendue pourrait être mise en valeur non seulement pour l’agriculture mais aussi pour l’élevage.

Manono est un Territoire au climat tropical humide caractérisé principalement par deux saisons (saison sèche et saison de pluies). Avec une moyenne de pluies de 165 jours ; le calendrier cultural se divise en deux saisons culturales (saison A et B).

Le sol à vocation agropastorale et la présence de cours d’eau confèrent au territoire une certaine particularité agricole. Le drainage et l’irrigation  du sol sont assurés par ces cours d’eau, le fleuve et ses affluents. La pisciculture pourrait se développer tout autour de ces cours d’eau.

Avec une population de 600865  habitants ; le territoire conserve une importante main d’œuvre agricole. Cependant si celle-ci n’est pas affectée dans le secteur agricole, elle constitue de potentielles bouches à nourrir. Dans la plupart de cas ; la demande en produits agricoles est supérieure à la production locale. D’où le territoire importe de produits agricoles qu’il pouvait produire localement.

Le territoire de Manono contient des bons pâturages qui pourront servir à l’élevage de cheptel bovin, caprin…  Les cours d’eau sont propices au développement de la pisciculture.

Contraintes :

Dans ce groupe, le secteur agricole rencontre un certain nombre de problèmes notamment; la richesse du sol,  la variation du climat, le transport, le stockage, l’emballage, le conditionnement, la normalisation et la manutention. Il faut ajouter à ces contraintes précitées, des contraintes liées à la politique de prix, le crédit, la formation, l’encadrement des intervenants et l’information sur le marché.

Bien que le sol du territoire est à vocation agricole ; ce sol est particulièrement pauvre. Sous l’action d’un climat chaud et humide, ce sol sablonneux subit des profondes perturbations dans la composition des sols de surface. Cette action accélère la combustion de la matière organique.

Le climat détermine la saison agricole. Cependant, les variations climatiques causent d’énormes problèmes aux agriculteurs locaux. La hausse de températures cause par conséquent la brulure de la texture de surface.

 Il faut noter que dans ce groupe ; le transport constitue un véritable goulot d’étranglement contre la croissance de l’agriculture locale. Les routes de dessertes agricoles se trouvent dans un état de délabrement très avancé. Outre le précaire état physique de routes, le réseau fluvial du territoire ne transite que par des petits villages. Il en est de même pour la voie ferroviaire et la flotte aérienne.

Cependant, le stockage, l’emballage, le conditionnement, la normalisation et la manutention causent énormément des problèmes pour le développement agricole du territoire. Le territoire ne contient ni de serres ni de dépôt des produits agricoles. C’est qui compromet d’ailleurs le système de commercialisation dans le territoire.

La fluctuation des prix au niveau local peut compromettre toute stratégie de production.

Soulignons aussi que la plupart des intervenants dans la chaîne de production agricole ne sont pas formés et encadrés. Les agriculteurs ne sont pas préparés sur les nouvelles techniques de culture et l’utilisation des intrants.

La non mécanisation de l’agriculture locale constitue aussi un autre frein au développement agricole du territoire. Il en est de même pour l’indisponibilité des outils agricoles et les intrants agricoles.

Propositions :

Nous partons de l’affirmation selon laquelle  l’écart entre le besoins en produits agricole et la production locale est énorme selon le rapport de l’ITAPEL(2015). La production devrait d’abord couvrir la demande locale avant d’envisager à une éventuelle vente en dehors du territoire.

Ainsi, le chef-lieu du territoire est considéré comme épicentre agricole selon notre analyse; un potentiel marché local des produits agricoles. Toutes les actions agricoles dans les secteurs  doivent converger vers la cité de Manono, pour la simple raison qu’elle est plus minière qu’agricole.

Les différents secteurs sont considérés comme des potentiels bassins de production dans lesquels  se développeraient des filières de production. Trois bassins de production ont été retenus.

Tableau I : Spéculations logées dans les bassins de production

 

Bassin I

Bassin II

Bassin III

Localisation

Secteur de Kamalondo et Kiofwe

Chefferie de Kiluba et  de Bakongolo et Manono centre

Secteur de Nyemba

Filières de développement

Manioc, arachides, maïs, riz, palmier à huile, Café arabica, oignons, gros et petits bétails, pisciculture.

Gros et petits bétails, manioc arachides, maïs riz, canne à sucre, oignons, …

Maïs, arachides,  

Action spécifiques  à mener

Intrants piscicoles (insémination des œufs des alevins de races améliorées),  encourager les cultures maraichères (semences), aménager les routes de desserte agricoles(le pont sur Luvidjo). Approvisionnement en produits vétérinaires.

Fournir les outils oratoires et semences améliorées, bêtes de races améliorées, amélioration de pratique de pèches. , inséminations du lac lukushi, construction d’une pharmacie de produits vétérinaires

Pacification totale, fourniture en intrants agricoles, construction du pont sur Lubelenge, entretien de la route nationale n°33 et la route Sange-Kiyambi,

Pont sur la rivière luvua

Recommandations :

Ainsi pour arriver à résoudre les contraintes évoquées ; il serait judicieux de procéder aux actions globales  suivantes :

  • La réhabilitation des routes nationales et provinciales ;
  • La réhabilitation des routes de désertes agricoles ;
  • Accroitre la navigabilité en fournissant des bateaux adaptés ;
  • La fourniture d’intrants agricoles et d’élevage ;
  • La formation des intervenants ;
  • Le conditionnement et la transformation des produits agricoles.
  • L’accès au crédit agricole ;
  • Le recyclage des agronomes pour la vulgarisation des nouvelles techniques culturales et d’élevage;
  • Fourniture des produits phytosanitaires et vétérinaires (intrants) ;
  • Le regroupement des agriculteurs en coopératives et associations paysannes;
  • Construction d’un abattoir;
  • Encourager la mécanisation de l’agriculture ;

Secteur minier:

Potentialités minières

Le sous-sol du  territoire de Manono est potentiellement riche en minerais. Outre le sous-sol, le territoire compte d’importantes chutes  notamment sur la rivière luvua et la rivière lukushi qui pourraient aider à l’électrification de ce secteur. La main d’œuvre locale active est un atout pour ce secteur.

Contraintes :

Ce secteur rencontre les mêmes problèmes que le secteur agricole (la longueur de transport, la formation et l’encadrement des intervenants…).  Mais cependant ; il est aussi buté à d’autres contraintes internes et extérieures notamment ; l’insuffisance de traitement des produits miniers au niveau local, manque de matériels appropriés,  la multiplicité des intervenants dans ce circuit, manque d’électrification du secteur, absence des grands opérateurs,  la variation  de cours des produits minier sur le marché international, l’épuisement des ressources minières, …

Aussi, faut-il que les produits miniers transitent par le port de Kalemie pour leur exportation. Cela nécessite que la route soit aménagée. La seule route est la nationale n°33 où les bacs de petit calibre à Kiyambi auront beaucoup de peines pour faire passer ces produits.

Notons que la fluctuation des produits miniers sur le marché mondial peut entrainer des pertes importantes aux producteurs locaux. En plus, ce sont les grands consommateurs de produits miniers qui détiennent le monopole des cours de ces produits.

Recommandations:

  • Encourager le traitement de minerais sur place ce qui va leurs donner une certaine valeur ajoutée ;
  • Le retour aux gros investisseurs dans ce secteur ;
  • l’électrification du secteur ;
  • la pacification totale du territoire (un processus en cours).
  • Regroupement des creuseurs en coopératives et associations ;
  • Formations des intervenants ;
  • Appui technique aux zones d’exploitation artisanale ;
  • La réhabilitation de la nationale n°33 pour que le produits minier transitent par le port de kalemie ;
  • Remplacer le bac par la construction du pont sur la rivière luvua(à Kiyambi) ;
  • Revoir les taxes à la baisse car elles sont exorbitantes compte tenu de la baisse de la cour mondiale de minerais ;

Conclusion: Les ressources minières étant épuisables; la diversification de l’économie parait une solution durable du développement du territoire de Manono; d’où l’importance accordée au secteur agricole. Le développement de ces deux secteur clés va créer les effets d’entrainement aux autres secteurs aussi essentiels comme la santé, l’éducation, l’artisanat,…

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