Territoire de Moba

Superficie 24 500 km²
Taille estimée de la population 627 579 hab.

(source: Rapport administratif de l’année 2016 du territoire de Moba, Publié en février 2017)

Secteur du Développement rural

Données mises à jour le 25 mai 2016
Prochaine collecte : 30 août 2016

Le territoire de Moba, au regard de sa superficie, représente 1,04% de l’étendue de la R.D. Congo et est l’un des vastes territoires de la province de Tanganyika.

Cependant, la situation des secteurs clés du développement rural du territoire demeure précaire et en contraste avec les opportunités du territoire en dépit des maigres efforts du gouvernement et des partenaires en développement.

Malgré les atouts économiques, hydrauliques, la situation se présente comme suit :

  • Habitats : plus de 82% des cases du territoire sont en pailles, sans pavement, exigu et parfois sans portière forte avec comme corollaires exposition aux intempéries, incendies, écroulement, mauvais insectes,…. Le plus grand nombre des habitants dorment sur le sol ; souvent sur les nattes et rarement sur les matelas. Ce phénomène est plus rependu dans toutes les chefferies ; les enfants étant les principaux dormeurs au sol. Néanmoins, peu de gens dorment dans des bonnes conditions généralement dans l’antenne de Manda.
  • Eau, hygiène et assainissement : l’accès à l’eau potable et en quantité reste bien un rêve qu’une réalité pour plus de 65 % de la population du territoire malgré les efforts du gouvernement à travers la Regideso et ceux des ONG actives dans le secteur Eau, hygiène et assainissement.

Ainsi, la population continue à consommer et à utiliser l’eau des rivières, du lac, des ruisseaux et des pluies indépendamment des chefferies avec comme conséquences la persistance des maladies hydriques comme le choléra, la typhoïde, la dysenterie, … particulièrement dans la zone de santé de Moba. Dans l’antenne de Moba, la pluie est souvent accueillie comme une goûte d’eau pour un perdu assoiffé dans le désert, les femmes sacrifiant souvent le sommeil pour accueillir l’eau des pluies.

Parallèlement, grâce aux efforts antérieurs des ONG comme GIZ, Coopi,  Action contre la faim, Acted, CICR et de la congrégation missionnaire catholique Mondo justo aux côtés  des efforts actuels des ONG comme Food for hungry, Solidarité International, Armée du salut et ceux de la Regideso, les adductions desservent la population en eau dans l’antenne de Moba et dans les villages de Kala, Nkumbula, Mulonde, Kalolo et des puits et sources d’eau aménagés sont éparpillés dans certaines chefferies bien qu’à des proportions réduites et éloigné par rapport à certains ménages. Pourtant, le territoire regorge des potentialités en eau incommensurable qui nécessite des fonds pour le captage des sources.

Le service national d’hydraulique rural n’est pas présent dans le territoire.

S’agissant des latrines, très peu des ménages disposent des latrines aménagées. Les ménages sans latrines sont plus rencontrés dans les localités de l’axe lac. Par contre, nombreuses écoles ont bénéficié des latrines aménagées grâce au projet écoles assainies de l’Unicef et des interventions des ONG actives dans l’hygiène et assainissement précédemment citées.

La gestion des déchets ménagers est courante par les fosses à ordures dans l’antenne de Moba tandis que l’insalubrité à la base du paludisme est déplorée dans les chefferies. Par ailleurs, ces fosses à indures n’atant pas couvertes sont aussi une maternité pour les mouches et moustiques néfastes à la santé de l’homme.

  • Santé : la distance moyenne entre les domiciles des ménages et les structures de santé est de 31 Km. 91,7% des villages n’ont pas de centres de santé. Toute fois, ces centres de santé répond tant soit peu aux problèmes sanitaires de la santé du territoire.
  • Emploi : le grand employeur du territoire de Moba est l’Etat malgré que certains agents restent des nouvelles unités et ou non budgétisés tandis que certains autres moins payés. Le secteur de l’enseignement est le grand pourvoyeur de l’emploi suivi de la santé et des services administratifs.

Par ailleurs, les Ong occupent aussi une place importante dans le secteur emploi et quelque rares entreprises privées comme la micro- turbine Ngandwe Mfwamba et Soficom.

  • Education : les écoles primaires sont inéquitablement réparties par localité avec une forte concentration dans l’antenne de Manda et les localités de chefferie Manda. Les écoles secondaires sont très insuffisantes.

En général, la fréquentation de l’enseignement supérieur et universitaire est très basse dans le territoire. Très peu de gens font l’université et moins nombreuses sont les filles. Avec la création de l’ISTM à Moba, les femmes commencent cependant à faire l’université. La création d’un ISP à Moba pourrait remédier à la sous qualification des enseignants de l’école secondaire tant déploré dans le territoire.

S’agissant des centres d’encadrement et de formation professionnelle, ils sont aussi moins nombreux et concentrés dans le chef lieu du territoire. Les domaines de formations répondent mieux aux besoins du développement local bien que dépourvu des matériels et équipements.

Les facteurs limitant l’accès à l’éducation  tout comme aux formations sont liés soit au faible revenu, soit aux grossesses précoces, soit à la longue distance résultante des villages sans écoles  et aux mentalités rétrogrades des familles.

  • Organisation paysanne : le territoire de Moba possède moins des coopératives ou associations paysannes, peu d’organisations locales et celles-ci ne créent pas d’emplois, dépourvues de capacitation, de vision et sont souvent statiques.

Par ailleurs, avec le projet DFAP de l’ONG food for hungry, certains regroupements et associations paysans ont vu les jours à partir 2011 sous diverses appellations comme groupe des fermiers leaders (FLG), groupe des soins « care group » pour les mamans leaders, comités des de reboisement, comité de développement communautaire (CDC), fermiers agriculteurs, club d’écoute, groupes de discussion genre et associations villageoises d’épargne et des crédits « AVEC », COWA (comité WATSAN) autours des différentes activités : techniques culturales modernes, santé, genre, épargne et crédits, …

  • Routes de desserte locale : le territoire de Moba possède deux grands axes routiers de desserte locale notamment l’axe Kirungu- Kala- Mwindi- Mwanza- Kayabala et l’axe Kasenga- Lyapenda- Lumono- BenaKamania- Benatanga et a un point de jonction de grande importance économique Kapona- Pweto, impraticable.

Cependant, ces axes routiers sont en délabrement avancé et des ponts en mauvais état dépourvu d’entretiens et de réhabilitation depuis plusieurs années. L’entretien régulier de ces axes et la construction des ponts seraient salutaire pour l’économie du territoire et le desenclavement des certaines localités.

  • Energie : par suite du faible revenu des ménages, l’éclairage est dominé par les torches ou les installations locales dites « Boulda= boules d’ambiances » fonctionant à l’aide des piles, les lampes à pétrole et les panneaux solaires. L’électricité a favorisé la conservation des poissons, le broyage des maïs, le secrétariat public, les salons de coiffure dans l’antenne de Moba et le progrès de certaines activités génaratrices des revenus. Le solaire devient de plus en plus rependu sur l’étendue du territoire pour l’usage domestique et des essais de dynamo- électrique sont en cours à Moliro pour la conservation des poissons. Un appui du troisième moteur à la micro- centrale Ngandwe- Mfwamba promis jadis par le gouvernement provincial peut remédier à la demande croissante de la population proportionnelle à l’accroissement démographique.
  • Mentalité : le faible niveau d’éducation de la population entraine la perpétuation des comportements superstitieux comme le feu des brousses, la croyance aux mauvais sorts et esprits dits « Majini », la résistance à la vaccination, le recours aux tradi- praticiens et guérisseurs en cas de survenue des maladies que de se confier aux soins sanitaires, aux incendies des maisons, …

Formation

Proportion des villages ayant une école dans le territoire 197.04
Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des centres d’encadrement professionnel 2.37
Domaines de formation dans lesquels ces centres évoluent

  • Menuiserie
  • Mécanique
  • Coupe et couture, Electricité, Maconnerie
Proportion des mileux ruraux et pérurbains ayant des groupes/centres de développement communautaire pour les populations 12.23

Santé

Proportion des villages ayant au moins un centre de santé dans le territoire 197.04

Infrastructures routières

km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois dernières années 0
km de routes de desserte agricole réhabilitées pendant les trois derniers mois 0
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois dernières années 0
km de piste de desserte agricole aménagés pendant les trois derniers mois 0

Emploi

Nombre d’emplois créés durant les trois derinères années par les coopératives, en faveur de la population rurale et périurbaine 00

Évacuation des déchets

Méthode d’évacuation des déchets la plus utilisée par la population rurale
Proportion des ménages utilisant la fosse arable 100.00
Proportion des ménages utilisant l’enfouissement 100.00
Proportion des ménages utilisant des latrines aménagées 100.00

Energie électrique

Proportion des ménages ayant l’électricité via des kits solaires 100.00
Proportion des ménages ayant l’électricité via un groupe électrogène 100.00
Proportion des ménages ayant l’électricité via une micro-turbine 1.05

Approvisionnement en eau

Proportion des villages approvisionnés en eau potable 197.04
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des sources aménagées 197.04
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable via des puits de forage 197.04
Proportion de ménages (dans les villages desservis) accédant à l’eau potable par sources aménagées & puits de forage 197.04
Autres méthodes d’accès à l’eau

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