Territoire de Punia

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maniema
Superficie 19 805 km²
Taille estimée de la population 316 187 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Punia est une entité déconcentrée de la province de Maniema, crée par l’ordonnance n°21 /58 du 28 février 1958 du gouverneur général. Punia faisait partie de la province orientale sous la dépendance du territoire de Lubutu, puis l’une de partie de l’ancienne province de Kivu, aujourd’hui avec le découpage de 1987, c’est l’un de sept territoires ruraux de la province du Maniema. Il est localisé à l’Est de la République Démocratique du Congo, à la partie nord de la province du Maniema. Les territoires limitrophes sont : à l’Ouest, Ubundu ; au Nord, Lubutu ; au Sud, Kailo ; au Sud-est, Shabunda et à l’Est, Walikale.

Coordonnées géographiques

  • Longitude : 26° 27′ Est  
  • Latitude : 1° 28′ Sud
  • L’altitude moyenne du territoire est de 500m, le chef lieu du territoire est à une altitude de 534m.

Climat

Le territoire est caractérisé par un climat semi Equatorial. Les saisons ne sont pas très variées, les pluies tombent presque toute l’année avec des petites interruptions au mois de Juin, Juillet et Août.  La température varie entre 23°C et 32°C. La moyenne des précipitations avoisine 1800mm d’eau des pluies.

Hydrographie

Le territoire a un réseau hydrographique abondant. Il est entouré par des grands cours d’eaux, le fleuve Congo à l’Ouest, la rivière Lowa au nord, les rivières Ulindi et Lugulu au Sud et la rivière Kyasa à l’Est. L’intérieur du territoire est drainé par plusieurs rivières secondaires ainsi que des multiples petites rivières et des ruisseaux.

Végétation       

Le territoire de Punia est couvert d’une forêt dense constituée des différentes essences au stade primaire. On y trouve des bois d’œuvre exploités par les scieurs de long d’une manière artisanale.

Sol

Le sol est Argilo-Sablonneux ; le Relief est dominé par les plateaux, les montagnes se trouvent sur la bande Nord-est et surtout le long de la rivière Lowa.

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

Le territoire a la forme d’une presqu’île, car entouré par des grands cours d’eau (le fleuve Congo, rivière Lowa, la rivière Ulindi, la rivière Lugulu et la rivière Kyasa). L’intérieur du territoire est également drainé par des rivières et ruisseaux, cette immense hydrographie constitue une des ses particularités.

Richesses du territoire   

  • Le territoire a une potentialité hydroélectrique immense, qui n’est pas mis en valeur. A part la Belia où est érigée une centrale qui alimente en électricité la cité de Punia et les anciennes cités ouvrières de l’ex-Sominki.
  • Le sous sol du territoire est potentiellement riche, il contient des substances minérales précieuses et semi précieuses (l’or, la cassitérite, le coltan, le diamant, le wolframite, la monazite).
  • Il existe trois marais salés localement appelé Kakombo, Kigo et Ibotobo non exploités. Le territoire compte plusieurs chutes d’eau et une réserve de gorilles de montagne gérée par RGPU.
Données culturelles

Le territoire de Punia compte 5 grandes tribus :

  1. Les Kômo (77%),
  2. Les Songola (10%),
  3. Les Kwame (9%),
  4. Les Genya (2%) et
  5. les peuples Arabisés (2%) installés le long du fleuve Congo pendant la traite des noirs (époque coloniale).

Les Kômo sont majoritaires, on les retrouve dans toute l’étendue du territoire, ils cultivent, pratiquent la chasse, le petit commerce et exploitent les minerais. Les Songola se trouvent à l’Ouest du territoire, c’est un peuple agriculteur. Les Genya et les Arabisés sont aussi à l’Ouest et pratiquent la pêche. Les Kwame sont à l’Est. 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (100%)
  2. Lingala (moins de 5%)

Dans le territoire le swahili est la langue parlée par toute la population dans tous les trois secteurs du territoire y compris la cité de Punia. Le lingala est parlé par une minorité de la population, la plupart viennent  de la Province de Tshopo.

Principales activités
  1. L’exploitation artisanale des minerais
  2. L’Agriculture
  3. Le petit commerce
  4. L’Artisanat
  5. La chasse

Jadis, la Sominki exploitait les minerais et employait une grande partie de la population du territoire. Cette société est tombée en faillite, Sakima a été créée comme société de gardiennage des biens de Sominki. Actuellement, les minerais sont exploités d’une maniere artisanale. 

En dehors de l’agriculture vivrière en quantité insignifiante, il existe des plantations des caféiers, des palmiers à huile et des colatiers. Par manque des routes de desserte agricole, la production est très faible. Il faut signaler la présence d’une huilerie, rizerie, savonnerie industrielle à Ferekeni non fonctionnelle depuis 1990. Le secteur de Ulindi enregistre des surplus agricoles pour la culture du riz (paddy), l’excèdent est exporté à Kisangani via Ubundu par voie fluviale (baleinières), cependant, le chef lieu du territoire et le secteur de Babira Bakwame sont dans une insécurité alimentaire, ici, la population s’intéresse peu à l’agriculture au profit de l’exploitation minière.

Le petit commerce s’exerce pour des produits manufacturés, pharmaceutiques et aussi agricole (le haricot, le riz, le poisson) en provenance des provinces voisines Nord et Sud Kivu et surtout la province orientale démembrées.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 412

Principaux opérateurs économiques
  1. Mulamba Siloé (vente de carburant, achat de diamant, or, cassitérite et coltan)
  2. Safari Kalala (vente, achat des minerais et autres) 
  3. Lazare M.L. (activité minière, agence de transport et autres)
  4. Buhendwa Henry (depot, agence de transport Punia – Kisangani)
  5. Kayumba Ngwazung L’homme (achat de diamant, or, et cassitérite, vente des pièces moto)

Les opérateurs économiques du Punia ont du mal à élargir leurs activités dans toute l’étendue du territoire suite à l’inaccessibilité de plusieurs coins. 90 à 95% exerce leurs activités dans le chef lieu. Plusieurs de ces opérateurs économiques opèrent dans la manipulation des produits miniers. Ils pratiquent aussi le commerce.

L’économie du territoire de Punia est principalement liée à l’exploitation artisanale des minerais et le petit commerce.  L’exploitation de la cassitérite a depuis longtemps fait la fierté du territoire (avec la Sominki). A l’heure actuelle, c’est l’exploitation artisanale qui est d’actualité, les voies l’évacuation en mauvais état et le manque des bonnes politiques pour la commercialisation de ces derniers freinent la croissance et le développement économique du territoire. 

Il est à noter que le territoire ne dispose pas de banques, mais d’une agence de transfert d’argent (Soficom).

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Activité minière
  2. Vente des produits manufacturés et divers
  3. Vente des produits pharmaceutiques,
  4. Vente des produits alimentaires.
Principales activités des PME/PMI
  1. Activité minière
  2. La vente des produits manufacturés,
  3. La vente des produits pharmaceutiques.
  4. L’artisanat
  5. Agro pastoral.
Grandes entreprises locales
  1. Sakima (société aurifère du Kivu Maniema): mines et éléctricité,
  2. Malu siloe : vente de carburant, achat de diamant, or, cassitérite et coltan,
  3. Britcon (britanique Congo): activité minière,
  4. MMC (Maniema mining company): activité minière,
  5. Metachaine : activité minièere,
  6. Etoiles d’orient: activité minière.
Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Riz
  3. Banane
  4. Le maïs
  5. Le palmier à huile

Sur le plan agricole, le territoire offre plusieurs opportunités de développement qui ne sont pas mises en valeur.  Les plantations des caféiers, des palmiers à huile et des colatiers abandonnées, des filières de production industrielle (filières riz, huile de palme et savon) à Ferekeni détériorées etc… à ce jour, c’est l’agriculture de subsistance qui est pratiquée avec un rendement très faible. A Punia, l’agriculture souffre des différents problèmes liés aux manque d’outils des travaux rudimentaires, manque de semences et surtout les voies des dessertes agricoles totalement impraticables (le riz qui est produit dans le secteur de Ulindi à Kowe doit passer par Ubundu – Kisangani pour être consommer dans la cité de Punia).

L’élevage pratiqué est traditionnel et n’est pas répandue. De temps en temps, on assiste à des épidémies qui déciment les cheptels. Les animaux élevés sont : Chèvres, Moutons, Porcs, Bovins, Volailles.

La pisciculture de tilapia est répandue dans toute l’étendue de territoire avec un rendement très faible, la pêche n’est pas développée.

Principaux produits non agricoles
  1. La viande des animaux sauvages
  2. Magungu (Makoloni)
  3. Chenilles
  4. Champignons

Le Magungu c’est une espèce végétale qui est prélevée dans la forêt au niveau de territoire et est consommé durant toute l’année comme légume après l’avoir bouillir. Il est destiné à la consommation locale et se trouve dans tous les secteurs du territoire de Punia. Les chenilles sont plus consommées au mois de juin, juillet et août.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Electricité
  3. Solaire

Les bois sont utilisés dans les ménages par toute la population dans le territoire, soit sous forme de bois de chauffe soit sous forme de charbon de bois. Ils sont prélevés dans les forêts non loin des habitations.

Le territoire dispose d’une centrale hydroélectrique construite sur la rivière Belia qui alimente en électricité la cité de Punia et l’ex cité ouvrière de la Sominki (Saulia).  Les infrastructures et matériels de la centrale sont dans un état vetuste. 

Le pétrole est rare et est très coûteux. Demi-litre pour 3.000 FC au chef lieu du territoire. Avec l’accès difficile, il coûte deux fois plus chère à l’intérieur du territoire. Alors pour l’éclairage la nuit, la population utilise l’huile de palme dans un dispositif qu’on appelle Tulindane ou Koroboi.  

L’énergie solaire est utilisée par certains particuliers disposant des phonies et plus pour charger les téléphones et écouter la radio.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 27

Le territoire est doté de deux zones de santé  dont la Zs de Punia et la Zs de Ferekeni.

Les médicaments sont disponibles dans les deux zones de sante grâce à Caritas Congo, qui ravitaille trimestriellement mais en quantité insuffisante et d’une manière irrégulière. Ce qui oblige la population à se procurer les médicaments dans les officines à un prix non proportionnel à leur pouvoir d’achat.

Les soins spécifiques (dentiste, cardiologue, dermatologue, ophtalmologue….) ne se font pas dans   les deux zones de santé, il faut aller dans les villes les plus proches.

Les infrastructures des hôpitaux sont en état vétuste, une réhabilitation serait nécessaire, surtout pour l’HGR Basenge. Dans l’ensemble, les infrastructures des centres de santé sont en bon état car construit par l’ONG Merlin,  sauf 4 structures seulement sont construites en pisé.  

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infections respiratoires aigües
  3. Diarrhées simple
  4. Anémie
  5. Malnutrition
  6. IST

Le taux élevé du paludisme s’explique parle fait que, géographiquement, le territoire est situé dans une région endémique au paludisme, tout prés de l’équateur (forte humidité et température élevée). Les maladies diarrhéiques s’expliquent par le fait qu’une grande partie de la population consomme l’eau de sources non aménagées, l’eau de ruisseaux et de rivières.  

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 126
Ecoles secondaires 76

Une forte densité d’écoles se trouve dans la cité de Punia. Par conséquent, les élèves à l’intérieur du territoire font des grandes distances à pied pour attendre le lieu où ils reçoivent la formation, Ils sont exposés à beaucoup de  risques.

La gratuité de l’enseignement primaire n’est pas effective dans le territoire de Punia, ceci lié à la pauvreté de la population ; conséquence, beaucoup d’enfants abandonnent l’école pour se retrouver dans les carrières minières pour l’exploitation de minerais. 

L’état des infrastructures scolaires dans le territoire est dégradable. Très peu d’écoles sont construites en dur,  la plupart sont construites en pisé et les élèves étudient dans  des mauvaises conditions (pas de bancs pour s’asseoir, pas de tableau noir, par moment quad il y a une petite pluie les élèves doivent rentrer à la maison parce que ça suinte partout).

 

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Il existe plusieurs extensions opérationnelles dans le territoire malgré l’arrêté ministériel n°122 MINESU/CABMIN/TMF/RK3/CPM/2015 suspendant le fonctionnement des extensions. Nous citons : ISP (institut supérieur pédagogique), ISDR (institut supérieur de développement rural), USK (université Simon Kimbangu) et Issm.

Une seule institution supérieure jouissant de toute l’autonomie c’est ISTM (Institut Supérieur des Techniques Médicales). Il faut signaler que L’ISTM Punia n’a pas de bâtiments propres, il est locataire. Sa capacité d’accueil va jusqu’à 180 étudiants. La qualité de l’enseignement n’est pas bonne vu les niveaux d’études du personnel enseignant (pas de professeurs, même pas de professeurs visiteurs). En plus, les étudiants de cette institution n’ont pas un débouché promettant dans le territoire.


ONG et projets

Nombre d’ONG 19
Principales activités
  1. Santé (ADRA, Caritas Congo, Merlin), construction et réhabilitation des infrastructures sanitaires, prise en charge des enfants soufrant de la malnutrition etc…)
  2. La construction des sources d’eau potable (ADRA, IEDA, WHH/AAA)
  3. Le renforcement de la sécurité alimentaire (Welthungerhilfe, ADRA)
  4. Droits humains (Heal Africa, ABA), violences sexuelles, protection des enfants enrôlés dans les groupes armés etc.).

Un seul projet s’est intéressé à la réhabilitation des infrastructures routières, il s’agit de l’ONG Welthungerhilfe/AAA (Agro action allemande) qui a réhabilité 33km de la route nationale n°31 dans le territoire de Punia et a construit un bac d’une capacité de 40 tonnes sur la rivière Lowa permettant ainsi de relier  Lubutu à Punia.

Plusieurs projets s’exécutent que dans la cité de Punia, évoquant les moyens logistiques insuffisants, ne permettant pas d’aller à l’intérieur du territoire à cause d’inaccessibilité des routes.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Priss (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires),
  2. La réhabilitation du bureau de territoire de Punia.
  3. La construction d’une salle d’une capacité de plus ou moins 60 personnes pour les réunions administratives du territoire.
  4. La construction du marché central de Punia (projet exécuté à 30% selon le vice-président de la Fec Punia).

Le principal projet de développement sur financement du gouvernement dans le territoire c’est le Priss. Il a permis la construction 2 écoles primaires dans le chef lieu du territoire.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  • Projet multisectoriel de l’ONG WHH/AAA (agro action allemande) avec le fond de subvention du Gouvernement Fédéral Allemand, de l’Union Européenne et de l’Organisation des Nations Unies. Il œuvre dans: 
  1. La réhabilitation des infrastructures routières (Fini)
  2. La construction du Bac Yumbi sur la rivière Lowa (Fini)
  3. Le rétablissement de la sécurité alimentaire dans le secteur de Baleka ( Fini),
  4. La réhabilitation des sources d’eau potable (Fni),
  • Le renforcement de la résilience des ménages affectés par la crise nutritionnelle par ADRA avec un financement du fond commun humanitaire (projet Fini)
  • Violence sexuel basé sur le genre, l’accompagnement juridique et la prise en charge des victimes. Exécuté par Heal Africa financé par l’ONG international Welthungerhilfe/AAA (Fini)
  • Le ravitaillement de zones de sante en médicament par IMA (projet en cours). 
  • Le projet de réhabilitation des infrastructures routières et la construction de Bac Yumbi a permis de relier Punia à Kisangani en passant par Lubutu.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Par voie navigable, il est possible d’emprunter les bateaux qui naviguent sur le fleuve Congo qui font le tronçon Kindu-Ubundu, passant par Kowe.

Le territoire est traversé par la route nationale n° 31 long de 120 km, cette dernière permet de lier Punia à son chef-lieu de province au sud, et au nord Punia à Kisangani passant par le territoire de Lubutu. D’une manière générale, cette route est en mauvais état et est limité de tous le deux sens par deux grandes rivières dont la rivière Lowa au nord (le bac Yumbi permet les traversées des biens et des personnes, il est en très bonnes état) et la rivière Ulindi au sud (sur laquelle est construit le pont Ulindi actuellement coupé et les traversés se font par pirogues non motorisées rendant cet axe impraticable). Plusieurs petits ponts  en mauvais état sont à signaler sur cette route.

Pour entrer dans le territoire de Punia, la partie nord de cette route est utilisée, car étant réhabilitée par l’ONG WHH/AAA. Les routes provinciale permettent de relier Punia aux territoires de Walikale et Shabunda et réalisent au total 279 Km. Ces routes ainsi que les routes de désertes agricoles sont toutes dans un état de délabrement très avancé (impraticables), des ponts cassés, les inondations des routes par des rivières, des végétations qui envahissent les routes etc… Le développement du territoire de Punia passe au premier plan par la réhabilitation des infrastructures routières.   

Par voie aérienne, le territoire de Punia dispose d’un aérodrome dans le chef lieu du territoire appelé kalombenyama géré par la RVA et 5 pistes d’aviations privées dont 3 pour l’Ex société Sominki gérés actuellement par Sakima et 2 pour les missionnaires protestants.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui
  1. Vodacom: couvre la cite de Punia, Kowe (village du secteur de Ulindi) et Kasese chef-lieu du secteur de Babira Bakwame et quelques peu de villages. Pas de shops Vodacom alors le service M-Pesa est effectué par des particuliers, difficile de faire des transactions avec des sommes dépensant 500 Dollars américain. La qualité du réseau en général n’est pas bonne.
  2. Airtel : ne couvre que la cité de Punia. Mauvaise qualité du réseau, pas de shops ni monnaie électronique et difficile de trouver le crédit.  
Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Il existe une réserve des Gorilles de Punia gérée par l’Ong RGPU avec l’appui technique et financière d’Ugadec au niveau national et au niveau international Dian Fossey Gorilla Fund international. On y trouve d’autres espèces comme le léopard, les petits carnivores, rongeurs et les crocodiles du Nil. Cette réserve constitue le principal site touristique du territoire mais à cause du problème d’accessibilité, peu sont ceux qui s’y rendent. Le territoire compte cinq chutes d’eau dont : la chute de Belia, la chute de Obea, la chute de Kaboko, la chute de Ombonge et la chute Mbalimoyo. Seule sur la chute de Belia est construit la centrale hydroélectrique qui alimente en électricité le chef lieu du territoire.

Espèces phares de la faune
  1. Gorilles de montagne (Gorilla beringhei graueri) et autres singes (chimpanzés et babouins),
  2. Les buffles
  3. Eléphants de forêt
Espèces phares de la flore
  1. Le baobab

Le territoire de Punia est tout couvert par une forêt dense avec beaucoup d’espèces végétales.

 


Situation sécuritaire

Le territoire de Punia est relativement calme depuis quatre ans, période pendant laquelle des miliciens Raïa Mutombiki ont occupé le territoire pour quelques jours.  Toutefois, le territoire enregistre quelques cas des vols à main armée.

 


Opportunités de développement

Rien ne peut être fait si le territoire est enclavé, pas de communication entre Punia et les grandes villes environnantes, et aussi entre les différents secteurs du territoire. La réhabilitation des infrastructures routières du territoire tend nationale ( RN 31) que territoriales s’avère primordiale.  Kowe (dans le secteur de Ulindi) situé à 105 km du chef lieu de territoire exporte le riz vers Ubundu à travers le fleuve Congo, pendant que la cité de Punia consomme le riz venant de Kisangani à 380 km. Le secteur de Babira Bakwame, le plus peuplé du territoire (selon le rapport annuel de l’AT, 2016), ne peu être attend que par pied même pas la moto, pourtant cette population n’est pas cultivatrice et est plus dans l’exploitation minière. Conséquence, le taux élevé de la malnutrition à la zone de santé de Punia. Le désenclavement du territoire s’avère une opportunité de développement de territoire incontournable.

L’agriculture 

Le territoire compte plusieurs plantations des caféiers et des palmiers à huile datant depuis l’époque coloniale qui sont aujourd’hui abandonnées. Les deux cultures constituent le poumon de l’agriculture du territoire. Les palmiers à huile dans le territoire poussent sans problème, on les retrouve même à l’état sauvage, donc l’industrialisation de ces cultures pourrait générer plus de recette dans le territoire. A cela, s’ajoute la potentialité qu’au territoire pour la production du riz, grande surface de terre arable et humide. Une huilerie, rizerie et savonnerie industrielle à existait dans le territoire, et fournissait des vivres aux sociétés Symetain, Cobaltmine et autres. Actuellement, rien ne plus. Un investissement dans ce sens, pourrait être bénéfique pour le territoire.

L’électricité 

Le territoire à une potentialité hydro-électrique immense qui n’est pas mis en valeur à part la Belia ou est érigée une centrale qui alimente en électricité la cité de Punia et les anciennes cités ouvrières de l’Ex-Sominki (Saulia et Tshamaka à Lubutu). Jadis, cette centrale fonctionnait avec deux turbines, mais maintenant un seul est opérationnel. Cinq chutes sont citées : la Belia, Obea, Kaboko, la chute de Ombonge et la chute Mbalimayo. Selon le chef de service énergie, trois de ces chutes sont bien placées pour être érigé une centrale hydro-électrique. Un investissement dans ce secteur serait très bénéfique pour le territoire de Punia, pourrait attirer les investisseurs nationaux et internationaux enfin d’élever l’économie du territoire. 

L’exploitation de Minerais 

 Le sous sol du territoire de Punia est potentiellement riche, il contient des substances minérales précieuses et semi précieuses notamment l’or, le diamant, la cassitérite, le coltan, wolframite, monazite. Jadis, la société Sominki faisait l’exploitation de ces minerais, actuellement c’est l’exploitation artisanale qui prend de l’ampleur. Un investissement pour une exploitation industrielle de ces minerais serait donc très rentable pour l’agent économique intéressé et bénéfique pour la population.

La Regideso 

Le chef lieu du territoire est doté d’une régie des eaux fonctionnelle mais l’eau jaillit au robinet une fois tout les six mois, faute des tuyaux qui sont vétustes (bouchés, coupés, troués). Ceci fait que la population puisse consommer de l’eau non propre (sources non aménagées, rivières, ruisseaux) conduisant à plusieurs cas des maladies hydriques (diarrhées, typhoïdes, dysenterie amibienne). L’entretien de cette société réduirait tout ces cas des maladies, réduirait des multiples projets dans le territoire pour la construction des sources d’eau aménagées et créerait de l’emploi à la population.

Le tourisme 

Le territoire est plein de sites d’attraits touristiques dont la construction et l’aménagement attirerait plus des touristes et génèrerait suffisamment des recettes. Il ya par exemple la réserve des gorilles de Punia situé dans un milieu à accès difficile, la présence de cinq chutes d’eau présentent des opportunités de développement du territoire s’ils sont entretenus.

L’explantation de la forêt 

La présence de la forêt dense constitue une richesse particulière du territoire de Punia, on y trouve plusieurs Baobab, des différentes essences aux stades primaires, les vrais bois d’œuvres exploités localement par les scieurs de long d’une manière artisanale. Un investissement pour une exploitation industrielle tenant compte de la protection environnementale serait donc très rentable pour tout agent économique intéressé et pourrait booster l’économie du territoire.

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