Territoire de Bomongo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Equateur
Superficie 19 898 km²
Taille estimée de la population 296 085 hab.

(source: Rapport Annuel Exercice 2016 de l’Administration du territoire.)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Bomongo a été créé par l’ordonnance loi n°60/2 du 1/Mars/1913 modifiée par l’ordonnance loi n°128/SG du 15/Septembre/1915. Il est situé au Nord-Ouest de la ville de Mbandaka, la capitale provinciale et est borné au Nord par le territoire de Kungu, au Sud par celui de Lukolela, à l’Est par le territoire de Makanza et Bolomba et à l’Ouest par la République du Congo.

Il est une subdivision de la province de l’Equateur et est divisé en deux secteurs : secteur Ngiri (chef-lieu Ngondo) et secteur Dzamba (chef-lieu Buburu) et la commune rurale de Bomongo.

 Coordonnées géographiques:   

  • 1°22’de longitude Nord
  • 18°21’de latitude Est
  • 370m d’altitude

Climat:

Le climat est du type équatorial et humide avec deux saisons. La saison sèche et la saison de pluie qui s’alternent : la saison sèche va du mois de décembre au mois d’avril et la saison de pluie va du mois de mai au mois de novembre. Sa température varie entre 25°C et 27°C sous l’impulsion des saisons. La pluviométrie annuelle est comprise entre 15000 et 20000 mm.

Hydrographie:

L’hydrographie du territoire de Bomongo est constituée du fleuve Congo qui constitue l’artère vitale de transport et de plusieurs rivières d’importance variables. Les plus importantes sont la rivière Ngiri située à l’Est et  longe le territoire du nord au sud et la rivière Ubangui située à l’Ouest et sépare le territoire  de la République du Congo. Il sied de signaler également  le chenal  de Lobengo qui est d’une importance capitale en reliant la rivière ngiri au  fleuve Congo. Celui-ci constitue un raccourci de 40 km.

Végétation:

Le territoire a comme végétation la forêt ombrophile sempervirente caractérisée par la diversité des essences.

Sol:

Dans l’ensemble, le sol du territoire de Bomongo est du type argilo-sablonneux.

Relief:

Le relief du territoire est moins accidenté suite à sa situation géographique par rapport à la cuvette centrale. Il est constitué des plaines avec dénivellations douces, noyées sous une végétation équatoriale très dense.

 

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Bomongo est une entité entourée par différents cours d’eaux, notamment la rivière Ngiri, la rivière Ubangui et le fleuve Congo.

Particularités culturelles: Le système de parenté est du type patriarcat dans l’ensemble du territoire. La décision finale revient au chef de famille qui est le père et le détenteur du pouvoir traditionnel.

 Richesses du territoire:

 D’une façon générale, le territoire se trouve sur une nappe pétrolière située dans la cuvette centrale.

Principales religions: On note un pluralisme des religions: Catholiques, Kimbanguistes, Protestants. L’Islam a fait son entrée il y’a quelques années. A côté de celles-là, les églises de réveil et les églises non dénominationelles ne sont pas en reste.

Données culturelles

Les grandes tribus retrouvées dans le territoire de Bomongo sont:

  • Les Dzamba (50%)
  • Les Lobala (30 %)
  • Les Baloi (10%)
  • Les Mabinza (10%)

La population du territoire de Bomongo est essentiellement composée de quatre grandes tribus qui forment 2 grands ensembles: les baloï et les mabinza (riverains) pratiquant la pêche et les Dzamba et les lobala (les forestiers) pratiquant l’agriculture. Chaque groupe à son propre dialecte qui du moins est compris par les autres. Les Dzamba occupent la partie Sud et est la tribu la plus nombreuse au sein du territoire avec 50%. Ensuite, Les Lobala qui occupe d’une part la partie Ouest et d’autre part la partie Nord du territoire avec 30%. Enfin vient les Mabinza et les Baloi qui sont installés respectivement en amont et en aval de la Ngiri avec 10%. Toutes ces tribus présentent les mêmes caractéristiques culturelles à savoir : même coutume et même tradition.

Langues parlées dans ce territoire

Les différentes langues parlées sont:

  • Lingala (100%) : Le Lingala est parlé par tous et s’est imposé comme la langue dominante.
  • Makutu (50%) : Le Makutu est beaucoup plus parlé par la population qui se situe au Sud du territoire.
  • Lobala (30%) : Le Lobala est parlé par la population qui se situe d’une part à l’Ouest et d’autre part au Nord du territoire.
  • Baloï (10%) : le Baloï est beacoup plus parlé par la population qui se situe en en aval de la Ngiri.
  • Libinza (10%) : Le Libinza est parlé par la population qui est installée en amont de la Ngiri.

Au regard de ce qui précède, toutes les langues citées ci- haut sont parlées au centre du territoire de Bomongo quand bien même que ces langues soient propres à certains coins .

Principales activités
  • L’agriculture (90%)
  • La pêche (80%)
  • L’élevage (55%)
  • Le petit commerce (35%)

Agriculture

De façon Générale, la population du territoire se livre à une culture vivrière qui constitue l’apanage des paysans qui exercent une agriculture extensive sur brulis, réalisées sur des petites superficies, sans utilisation d’intrants améliorés. Le travail est entièrement manuel avec l’utilisation d’une main d’œuvre exclusivement familiale. Qu’à cela ne tienne, la production agricole est de l’ordre de 90%. A côté des cultures vivrières, les paysans se livrent également à la culture pérenne, notamment le cacao et le palmier à huile.

Pour contourner cette difficulté, l’agriculture doit avant tout viser le profit, recourir à la mécanisation des travaux et utiliser les intrants améliorés possibles en employant les cadres bien formés.

Pêche

La pêche pratiquée est du type artisanal .Elle se fait souvent la nuit, et quelque fois la journée. L’équipage est constitué des conjoints, d’amis. Les matériels de pêche utilisés sont principalement les filets maillants, les hameçons, les nasses, les sennes, limes et torches de poche. La flottille est constituée des pirogues en bois propulsées à la pagaie. La production halieutique du territoire est de l’ordre de 80%, et le fumage est le mode de conservation le plus pratiqué. Certains commerçants procèdent à la salaison à bord du bateau.

L’idéal serait de mettre à la disposition de la population du territoire les intrants nécessaires, les infrastructures appropriées de transformation, de conservation et d’évacuation. La présence des circuits organisés de commercialisation, la necessité des services d’encadrement et la présence de vulgarisation pour une meuilleur productivité serait un atout.

Elevage

L’élevage est du type traditionnel. Les animaux ne disposent pas d’abris convenables et sont généralement laissés en divagation, ne recevant ni soins, ni compléments alimentaires. Rares sont les unités d’élevage modernes ou les animaux sont logés, nourris, soignés et suivis. L’élevage le plus répandu est celui des poules indigènes, associés aux canards africains (60%) retrouvé presque dans chaque ménage, ensuite vient l’élevage du petit bétail (55%) avec en tête les caprins et les porcs et enfin l’élevage de gros bétail (50%), à savoir les bœufs.

Le milieu permet d’espérer une bonne production si les exigences minimales d’un élevage rationnel sont respectées et si les races locales sont améliorées. L’utile serait de mettre en place un mode d’élevage moderne, un encadrement efficient des éleveurs et une assistance des races améliorées en facilitant l’accessibilité aux produits vétérinaires.

Petit Commerce

La population se tourne vers le petit commerce des produits agricoles, non agricoles et  différents produits divers, toujours à la recherche du bien-être social.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 305 FC
Nombre d’opérateurs économiques 298

Principaux opérateurs économiques

Les différents Opérateurs économiques sont:

  • BEKAKO : Il évolue dans le commerce des boissons alcooliques et gazeuses depuis 1980 dans la commune rurale de Bomongo.
  • BOLELA Moussa: Il évolue dans la vente des produits pharmaceutiques depuis 2010.
  • BOKUYA MUENDA: Il évolue dans la vente de divers produits depuis 2005.
  • MAWELE MUYIKALE: Il évolue dans le commerce général entre autre la vente des produits divers et le transport fluvial depuis 2011.

Le territoire de Bomongo compte 298 opérateurs économiques dont 140 œuvrent dans le formel et les 158 autres dans l’informel.

Principales activités des opérateurs économiques
  • Vente des boissons alcooliques et gazeuses.
  • Vente des produits pharmaceutiques.
  • Service bureautique.
  • Vente des produits divers.
  • Vente des produits alimentaires.
  • Commerce général.
  • Transport Fluvial.

Sont là les différentes activités exercées par les opérateurs économiques du territoire de Bomongo.

Principales activités des PME/PMI

Le territoire compte 12 PME, parmi lesquelles 9 se retrouvent dans la  catégorie du commerce général (en répondant aux critères du Chiffre d’Affaires et de payement des taxes) et les 3 autres sont dans la catégorie de service (en répondant aux trois critères à savoir le Chiffre d’Affaires, l’effectif du personnel allant de 1à 20 et le payement des taxes et impôts).

Elles œuvrent dans :         

  • La vente des produits pharmaceutiques
  • Le transport fluvial
  • La vente des produits divers
Grandes entreprises locales

Le territoire de Bomongo ne dispose d’aucune grande entreprise locale, alors que certaines d’elles ont eu à exister auparavant et ont disparues depuis la zaïrianisation. A l’heure actuelle, toutes les plantations sont abandonnées. Nous citons entre autre l’usine de transformation d’huile de Palme d’EBEKA et de MOKAME.

Principaux produits agricoles
  • Le Manioc (90%)
  • L’Huile de palme (85%)
  • le cacao (70%)

Manioc         

En considérant la place qu’il occupe dans la production agricole vivrière du territoire, le manioc est la principale spéculation végétale qui occupe une place de choix.

Sa production est de 90%. Sa forme la plus utilisée est l’ « engwele » (chikwange) et une autre forme est le « ntuka » (manioc trempé puis bouillis).

Rendement à l’ha : 7,920 T. Superficie moyenne par ménage agricole(MA) : 0,45Ha . Sa production est de l’ordre de 90%. Cette production serait encore très bonne si et seulement si elle était assistée car la culture est beaucoup plus attaquée par la mosaïque.

Huile de palme

L’huile de palme est produite à 85%. Cette culture de rente permet à la population de Bomongo d’effectuer des échanges. Sa production est artisanale et son état phytosanitaire est très bon. Une partie de cette huile est vendue sur place, une autre est exportée soit à Mbandaka, soit à Kinshasa. Il est utile de rendre cette production moderne en créant des filières ou encore des usines de transformation d’huile de palme. Sa production annuelle est de 2.069 T, avec 2.030T commercialisées sur une superficie de 2.587 ha.

Le cacao

De son côté, le cacao est produit à 70%, beaucoup plus sur le long de la rivière Ubangui. Sa production est plus ou moins bonne mais elle est artisanale. La culture du cacao est attaquée par le chancre qui bat son plein. A la récolte, tous les cacaos sont exportés vers le pays voisin qui est la république du Congo. Sa production annuelle est de 234T, avec 234T commercialisées sur une superficie de 293ha.Le mieux serait d’implanter une filière de traitement du cacao.

Principaux produits non agricoles
  • Les Pailles (65%)
  • Les Feuilles d’emballage (55%)
  • La noix de cola (35%)
  • Les Lianes (35%)
  • Le Miel (25%)

Les pailles, les feuilles d’emballages, la noix de kola, les lianes sont là les principaux produits non agricoles forestiers exploités dans le territoire. Ils sont cueillis dans des forêts non loin des habitations et sont d’ordres saisonniers.

Les pailles communément appelées « Ndele » servent de construction ou encore de couverture des maisons et sont destinées à la consommation locale.

Les feuilles d’emballages appelées « Nkongo » (Nkasa Ya) ou encore sous son nom scientifique « Maranthacae » servent pour la cuisine, l’alimentation ou encore pour la construction. Ce produit est destiné à la consommation locale tout comme à la vente au pays voisin qui est la République du Congo.

Les lianes connues sous son nom vernaculaire « kekele » servent pour la construction et la vannerie, destinés à la consommation locale.

La noix de kola, connu sous le nom vernaculaire « makasu » et sous le nom scientifique « kola acuminata » sert d’aphrodisiaque et de médecine traditionnelle.

Le Miel appelé communément « Mafuta Ya Nzoyi »sert d’alimentation et est vendu vers l’extérieur du territoire. La production de tous ces produits non agricoles est de faible quantité.

           

Principales sources d’énergie
  • Les panneaux solaires.
  • Les Bois de chauffage.
  • Les charbons de bois (braise).

L’accès à l’énergie demeure une difficulté pour la population de Bomongo. Aucun ménage n’a accès à électricité dans le territoire à cause de l’absence totale de la société nationale de l’électricité (SNEL).

C’est ce qui explique l’inexistence des ménages qui soient effectivement desservis et qui l’utilisent comme source principale. On trouve sur le marché local différentes dimensions des panneaux solaires  avec différents prix. Voilà pourquoi la population recourt à l’énergie solaire et en constitue la source principale. Le pétrole est une denrée inexistante. A ce jour, il a été remplacé par les lampes torches.

Hormis les différentes sources d’énergie  citées ci- haut, nous comptons également les bois qui sont utilisés à 50% soit sous forme de bois de chauffe ou soit sous forme des braises. La disponibilité du courant électrique dans le territoire de Bomongo créerait plusieurs opportunités d’implantation des entreprises. Avec différents essences qu’on y retrouve, l’implantation d’une scierie serait d’une grande importance. De même, grâce aux divers produits halieutiques, la création d’une chambre froide faciliterait le mode de conservation.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 29

Le territoire de Bomongo a deux zones de santé (ZS de Bomongo et ZS de Lilanga-Bobangi). Ces 2 ZS sont presqu’essentiellement riveraines avec une très faible densité au Km² et cela justifie les problèmes d’accessibilité des populations aux soins que connaissent ces 2 ZS.

La ZS de Bomongo dispose d’un Hôpital Général de Référence (HGR) et 16 AS qui a chacun un centre de santé (CS). Le nombre des médecins est de 8 et celui des infirmiers est de 122. La capacité théorique d’accueil du HGR est de 100 lits mais dans la pratique, on a à peine 41 lits montés. Quant à la ZS de Lilanga-Bobangi, il a un HGR et 13 CS. Il a 5 médecins et 50 infirmiers. La capacité d’accueil du HGR est de 40 lits montés.

Hormis les infirmiers, les 2ZS ont également des préposés à la pharmacie et 2 techniciens de laboratoire. Les services de base disponibles dans les 2 HGR sont: la  Médecine Interne, la Pédiatrie, la Chirurgie et la Gynécologie- Obstétrique. A cela nous ajoutons le service de Laboratoire (qui est sous équipé) et celui des Soins Intensifs (qui ne répond pas aux normes). Il n’y a pas de services spécialisés tels que la dentisterie, l’ORL, l’ophtalmologie, imagerie médicale, etc.

L’HGR Bomongo date de l’époque coloniale (1958).Il a subi plusieurs réhabilitations partielles des différents pavillons, mais celui de la Médecine Interne reste encore délabré est presque désaffecté. Celui de Lilanga Bobangi construit par le projet PARSS avec un financement de la Banque Mondial reste encore jusqu’à ce jour inachevé. Par contre, 7CS sur 29 CS sont en bon état, construits en matériaux durables et nécessitent seulement de l’entretien et les restes sont en mauvais états et nécessitent une réhabilitation profonde et/ou une construction nouvelle car ils sont dans un état de délabrement.

Le PCA offert par les deux HGR est incomplet et est de faible qualité. Cela va de pair avec le PMA offert par les CS. On  observe un taux de décès au-delà de 48h globalement élevé 28/50 soit 56%. Toutefois, le service des Soins intensifs compte plus de décès que les autres services mais souvent avant 48h suite à l’arrivée tardive des malades  référés à l’HGR et aussi aux mauvaises habitudes de la communauté qui amène les malades en retard pour la prise en charge. En général, le PCA offert aux structures de références ne répond pas aux normes mais il est offert pour pallier aux problèmes de la continuité des soins de la communauté.

En cas d’urgence, les malades sont transférés au chef-lieu de l’Equateur (Mbandaka) par manque des services spécialisés. Jusqu’à ce jour il n’y a pas un circuit d’approvisionnement en médicaments pour les zones de santé du territoire de Bomongo. Les dernières dotations en MEG datent de 2014 à la fin du projet PARSS. Actuellement, en dehors des intrants de lutte contre le paludisme rendus disponibles par SANRU à travers CDI-Bwamanda avec un financement du Fonds Mondial pour la prise en charge gratuite du paludisme, il y a ni dotation, ni subvention en médicaments au niveau des formations sanitaires et celles-ci s’approvisionnent au niveau du marché à Mbandaka et, faute de capital important les ruptures de stock sont récurrentes et donc  tous les médicaments de première nécessité ne sont toujours pas disponibles dans les formations sanitaires. La population trouve les médicaments dans les officines de vente des médicaments, cela pose un problème d’accessibilité de la population aux médicaments.

Il est impérieux d’approvisionner régulièrement les différentes structures en vue d’éviter les conséquences de rupture de stocks, améliorer la qualité des services et de soin de santé des laboratoires des différentes structures en les équipant des matériels et en les approvisionnant en réactifs et intrants nécessaires.

Maladies les plus récurrentes
  • Le paludisme (32,3%)
  • Les Infections Respiratoires Aiguées (24,4%)
  • Les Diarhées  (10,8%)
  • Les Infections Sexuellements Transmissibles (5,8%)
  • L’amibiase (5,4%)

Le paludisme a une prévalence élevée. Ceci s’explique par l’environnement géographique (différents cours d’eaux), le marécage favorisant la permanence du vecteur, l’insalubrité péri domiciliaire et l’usage abusif des antis paludiques. Les infections Respiratoires Aigües sont dues  par l’alternance saisonnière. Le multi partenariat sexuel, le niveau sociaux économiques bas, la sexualité non protégée et la précocité de la vie sexuelle surtout chez les filles, sont là les différentes raisons qui peuvent expliquer la prévalence des IST. La faible couverture de la population en eau potable, le manque des latrines aménagées font que les diarrhées et l’amibiase soient monnaies courantes car la population recoure à des puits d’eaux non traités et à l’eau de la rivière.

La sensibilisation de la population sur la vie sexuelle, sur l’hygiène, sur l’usage des médicaments et l’assainissement des puits d’eaux seraient capitale en vue d’éviter la récurrence des certaines maladies.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 223
Ecoles secondaires 111

Le territoire de Bomongo a deux sous-divisions:

  1. Bomongo 1
  2. Bomongo 2

L’effectif des enseignants est de 2135 à Bomongo1 et 960 à Bomongo2. La plupart des écoles se trouvent dans un état de délabrement très avancé suite soit par leur âge remontant de l’époque coloniale, soit en raison des dégâts causés par les pillages, les guerres, les inondations et d’autres encore ne sont jamais achevées. Le problème se pose en termes d’absence des mobiliers, des matériels didactiques, des manuels scolaires et des enseignants qualifiés. La qualité de l’enseignement essaye de s’améliorer tant soit peu dans la mesure où on assiste actuellement à des séminaires pédagogiques.

Pour améliorer la qualité et la pertinence de l’éducation, il est utile de motiver le corps enseignant, mettre à la disposition des professeurs des matériels didactiques nécessaires et moderniser la gestion du système.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Dans le souci de lutter contre la sous-qualification des enseignants du secondaire, de contourner la difficulté de l’éloignement qui tient entre le territoire et les grands centres urbains où sont implantés différents Universités et Instituts Supérieurs Pédagogique, aussi dans le cadre du découpage territorial, l’ISP-Bomongo est né.

 En effet, il a vu le jour à partir du moment où son Excellence Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique a marqué son accord de principe sur son fonctionnement à travers la lettre de référence n° 1502 MINSURS/CAB.MIN/BCL/CK/SA/2013 du 23 mai 2013.Au mois d’octobre de la même année, l’ISP a ouvert ses portes avec trois filières opérationnelles à savoir : Anglais-Cultures Africaines, Français-Langues Africaines et Histoires-Sciences Sociales. Mais dans ses prévisions, il compte avoir 12filières.  

Cependant, le démarrage des enseignements dans d’autres filières d’études est conditionné par le décret du Premier Ministre qui portera sur la création d’Etablissement ou tout au moins l’arrêté de fonctionnement signé par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire au moment où les conditions seront réunies, notamment la constructions des infrastructures, l’acquisition des équipements didactiques et de pratique professionnelle ,ainsi que l’affectation des enseignants qualifiés dont au moins deux Professeurs à thèse par filières d’études.

Au stade actuel, l’ISP s’efforce de construire ses propres bâtiments. Les équipements en mobiliers s’acquerront progressivement compte tenu de la modicité des moyens disponibles. Il ne dispose pas de laboratoire, ni d’atelier équipé et d’une bibliothèque scientifique.

 Il est donc souhaitable de doter cette Institution des moyens nécessaires en vue de construire des infrastructures modernes, d’acquérir des matériels et mobiliers adéquats sans oublier une bibliothèque selon les normes internationales car dit-on « une université sans bibliothèque est un pays sans garnison. »

 NB: A l’heure actuelle, l’ISP n’a pas encore de texte juridique qui le crée, l’organise, le gère et lui donne la légitimité. Les démarches sont présentes tant et plus au niveau de la province qu’au niveau du Ministère de tutelle pour l’acquisition dédits textes.


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités

Actuellement, le territoire  dispose d’aucune ONG.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

Aucun projet de développement financé par le gouvernement est présent dans le territoire de Bomongo, alors que le territoire présente beaucoup d’opportunités.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Aucun projet de développement sous financement autre que le gouvernement n’est en exécution dans le territoire.      


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Non
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

L’unique voie d’accès dans le territoire de Bomongo est le bief navigable avec une période de navigabilité allant du 10 Juin au 15 Février. La distance le séparant de Mbandaka (chef-lieu de l’équateur) est de 461 km à vol d’oiseau. Le territoire de Bomongo est essentiellement accessible par la rivière Ngiri qui s’ouvre sur la rivière Ubangi qui elle se jette sur le fleuve Congo. L’accessibilité devient difficile en saison sèche car les 2 rivières deviennent difficilement navigables par les grandes embarcations (baleinières) d’une part et d’autre part du fait que le transport fluvial a un coût logistique énorme. Cela démotive parfois certains opérateurs économiques. Par contre, l’accès à l’intérieur du territoire est quasiment impraticable. 40 km de routes de desserte agricole seulement sont en moyen état et les 424 autres km sont en mauvais état. Sur le fleuve et les rivières naviguent différentes unités flottantes (baleinières, pirogues motorisées et Hors-bord). Le chenal de lobengo qui relie la rivière ngiri au fleuve Congo constitue un véritable raccourci de 40 km pour accéder dans le territoire. Lorsque celui-ci tarit suite à la saison sèche, la navigation devient difficile et le temps mis pour y accéder est d’une semaine. Cela ralenti les échanges commerciaux. Le nombre moyen mensuel des passagers est estimé à 253 avec un tonnage mensuel de 53584 kg au départ et 34782 kg à l’arrivée.

 L’idéal serait de curer (le chenal de lobengo), draguer et baliser la rivière Ngiri en vue de permettre l’évacuation facile des produits et une navigation aisée pendant les différentes saisons de l’année.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le seul réseau trouvé dans le territoire de Bomongo est le Vodacom. Mais celui-ci est quasi inexistant. Ce réseau ne couvre pas la totalité du territoire. Plus on s’éloigne, moins on reçoit le signal. Les produits disponibles offerts par cette société sont les sims et les cartes flash mais ils sont souvent en rupture de stock suite à la demande élevée . Par ailleurs, elle n’offre pas les cartes de recharge ainsi que le service de transfert d’argent M-PESA. L’inexistence totale de l’internet.

Pour faire face à cette situation, la société doit améliorer la qualité de service en installant des nouveaux pylônes en vue de couvrir tout le territoire d’une part et d’autre part, la concurrence loyale serait une évidence.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Le territoire de Bomongo ne dispose pas d’attraits touristiques.

Espèces phares de la faune
  • Chimpanzé de Schwainforth
  • Eléphant de foret (loxondota africana cyclotis)
  • Hippopotame
  • Pangolin géant
  • Léopards
Espèces phares de la flore

RAS


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Bomongo semble être stable en générale, bien qu’on assiste à un incivisme dans le chef de certains groupes religieux qui essayent de troubler l’ordre public, et aussi le groupement LIBELE situé dans le secteur Ngiri qui est en conflit. Qu’à cela ne tienne, tous ces actes de vandalisme sont en train d’être combattus par l’autorité. Une franche collaboration entre la police, les services de renseignements et de la territoriale demeure la condition sine qua none pour une paix durable.


Opportunités de développement

Le territoire de Bomongo présente plusieurs opportunités de développement :

  • L’économie du territoire étant basée sur la vente des produits de pêche, de l’élevage, de l’agriculture et du petit commerce, le curage de chenal de Lobengo (qui permettra le désenclavement) et la mise à jour de la route Bomongo-Buburu jusqu’à Imese seraient un atout en vue de faciliter l’évacuation et la commercialisation des produits tout en ayant un impact positif sur le pouvoir d’achat de la population.
  • L’existence des plantations abandonnées permettraient la réouverture de la piste d’atterrissage d’Ebeka et la réhabilitation dédites plantations qui ont eu à faire l’objet d’une huilerie, occasionneraient les échanges commerciaux entre les territoires voisins et les pays limitrophes.
  • Etant une activité principale et disposant des terres arables favorables à l’agriculture, l’assistance en microcrédits agricole et la mise en place d’un service d’encadrement, de sensibilisation et de vulgarisation des agriculteurs permettraient le développement du secteur. Par ailleurs, la promotion de l’initiative privée des paysans agricoles à travers les coopératives serait un atout.
  • Avec différentes structures sanitaires que comprend le territoire et la disponibilité des médecins et infirmiers pour les patients, l’accessibilité aux soins de santé de qualité serait une évidence si et seulement si les différentes infrastructures seraient construites, réhabilitées et équipées en les approvisionnant régulièrement en médicaments et autres intrants spécifiques.
  • Vu sa position géographique (entouré des différents cours d’eaux), la construction d’une centrale électrique en vue d’alimenter le territoire faciliterait la création des entreprises en attirant un plus grand nombre des investisseurs tant nationaux qu’internationaux.    

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