Territoire de Luiza

Fiche du territoire

Mise à jour le 3 septembre 2016

Province Kasaï-Central
Superficie 14 702 km²
Taille estimée de la population 1 412 695 hab.

(source: Rapport annuel 2015 Administration du Territoire de LUIZA)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Luiza est une entité décentralisée de la Province du Kasaï Central qui a vu le jour au terme d’une ordonnance n°27/AIMO du 04 Février 1945.

Les limites territoriales se présentent de la manière suivante :

  • Au Nord – Ouest par le territoire de Kazumba ;
  • Au Nord – Est par le territoire de Dibaya ;
  • Au Sud par la République d’Angola et le territoire de Kapanga de la Province de Lualaba au Sud- Est ;
  • A l’Est par les territoires de Luilu et de Kamiji de la province de Lomami et
  • A l’Ouest par le territoire de Kamonya de la province du Kasaï.

Coordonnées géographiques

Ce territoire est situé entre 7° –  8° d’altitude Sud et  22° –  23° de longitude Est.

Altitude

Le territoire de Luiza a une altitude qui varie entre 500 à 1000 m.

Climat

Un climat tropical humide avec une alternance de saison dont une courte saison sèche de 3 mois couvrant le mois de mai, juin et juillet et une longue saison de pluie de 9 mois allant d’août en avril avec des précipitations moyennes variant entre 1400 et 1660mm.

Son climat est un facteur qui favorise cette juridiction d’occuper dans cette contrée la première place dans le domaine agricole et en deuxième position après le territoire de Kapanga pour la faune.

La température varie selon les deux saisons.

La température moyenne diurne s’élève à 30° et nocturne qui varie entre 22° à 32°.

Le sol

La terre présente des grandes potentialités naturelles pour la production agricole et pastorale.

Ce territoire compte trois sortes de sol ; argilo – sablonneux, argilo – limoneux et sablo – argileux avec une prédominance argilo – sablonneuse. Cette terre produit considérablement le manioc, le maïs, l’arachide.

Le Relief

Le Relief est dominé essentiellement par une savane herbeuse disséminée de part et d’autres à travers son étendue avec des arbustes en arbrisseaux ; parsemée des galeries forestières le long des cours d’eaux ; ces végétations fournissent aux populations non seulement de la viande des gibiers, mais également de bons produits forestiers, planches, lianes, sticks, pailles pour la construction.

Cours d’eaux

Le territoire est traversé par nombreux cours d’eaux entre autres la rivière Kasaï traversant les secteurs de Lueta et Kabelekese ; la rivière Lulua les secteurs de Lusanza, Kalunga , Bushimaie et Bambaie ; la rivière Bushimaie le secteur Bushimaie; la rivière Lueta les secteurs de Loatshi et Lueta ; la rivière Kabelekese les secteurs de Lueta et Kabelekese ; la rivière Mulavudi le secteur de Lueta; la rivière Lusanza les secteurs de Loatshi, Lusanza et Kalunga ; la rivière Lubuidi le secteur de Bambaie ; la rivière Luiza les secteurs de Lusanza et Bushimaie d’où est venu même le nom du territoire et la rivière Lubi le secteur de Bushimaie ainsi que leurs marins la où la population fait les activités de nasses.

Particularités et richesses du territoire

Situé au centre entre la province du Lomami et du Kasaï, sa position lui permet un échange important avec l’extérieur particulièrement avec le pays limitrophe au sud ouest la République Populaire d’Angola séparé par une limite naturelle la rivière Kasaï.

Particularité culturelle

Subdivisé en sept secteurs entre autres le secteur de Kalunga, le secteur de Lueta, le secteur de Loatshi, le secteur de Bambaie, le secteur de Bushimaie, le secteur de Lusanza et le secteur de Kabelekese; 72 groupements constitutifs et 860 villages, la population de ce territoire croit toujours au système matriarcal. Les fétichismes (kanshonda, nteta, nkuba, miyambi) restent les croyances gravées dans les esprits de la population.

Richesses du territoire

Sous – sol à 70% en or et 30% d’autres minerais.

  • L’or :Secteur de Loatshi (Aka kaya, Ana tshiyana, Ana mathumba, Aka mulamu)Secteur de Bushimaie : une exploitation frauduleuse dans ce domaine de chasse.
  • Secteur de Lueta (Akuma mpunda, Ana muivukuna)
  • Secteur de Lusanza (Kabanda musefu, Ana ulamba et Aka ndumba)
  • Diamant : dans le secteur de Kabelekese (Bishi kanyama, Bishi tshibundu)
  • Malachite et cuivre : village Muangala Kabaku (Akuma Mpunda)
  • Coltan : villages Mbalu et Ntumba dans le secteur de Bambaie.L’exploitation artisanale fait à ce que le service spécialisé soit dans l’impossibilité d’estimer le tonnage annuel.
  • L’exploitation reste artisanale. Signalons l’usage de dragues dans la rivière Lulua par les Chinois.
Données culturelles

Le territoire de Luiza s’identifie en 4 grandes ethniques entre autres les Kete, les Basalampasu, les Mbala et les Lualua.

  • Les Basalampasu occupent les secteurs de Kalunga, Loatshi et Lusanza et sont dominants dans la cité de Luiza ;
  • Les Kete occupent deux secteurs entiers de Bushimaie et Bambaie plus une partie du secteur de Kabelekese;
  • Les Mbala le secteur de Lueta plus deux groupements des Ana kasengi et Aka ndolo dans le secteur de Bambaie ;
  • Les Lualua le secteur de Kabelekese plus deux groupements de Baka shikandi et Baka mukishi de secteur de Lueta.  Il importe de signaler aussi la présence de Banbindji au nord dans le secteur de Bambaie.

Toutes ces ethnies sont présentes à la cité de Luiza avec la prédominance des Mbala et des Basalampasu.

La culture devient diversifier avec les émigrés venus d’autres provinces et qui se sont installés avec leurs familles vaguant à leurs occupations commerciales ou champêtres.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Tshiluba (95%)
  2. Lingala (80%)
  3. Swahili (15%)
  4. Kikongo ya l’Etat (3%)

Dans ce territoire le Tshiluba et le Lingala sont deux langues parlées par la majorité de la population et dans tous les milieux et le Tshiluba est appris même à l’école primaire.

Le Swahili par les migrants venus du sud dans l’ancien Shaba et le Kikongo ya l’Etat est une langue parlée par une minorité des peuples venus de l’ouest du pays dans le Bas – Congo.

En plus de ces langues, on y retrouve des dialectes entre autres :

  1. Le Tshisale parlée dans les secteurs de Kalunga, Lusanza et Loatshi
  2. Le Tohikete parlée dans les secteurs de Bushimaie et Bambaie ;
  3. Le Tshilualua parlée dans le secteur de Kabelekese et un groupement Kete ;
  4. Le Tshimbala parlée dans le secteur de Lueta.

 

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Elevage
  3. Petit et gros commerce
  4. Artisanat
  5. Pêche

Agriculture

L’agriculture vivrière reste l’activité principale de la population, primitive, utilise des instruments rudimentaires, les travaux des champs se font d’une manière archaïque, la culture associée bat record, pour avoir des grandes superficies, on travaille en groupe manuellement.

Dans l’ensemble du territoire, difficile de voir des paysans exploitant 2 à 3 ha, la moyenne exploitable étant de 0.70 ha par ménage.

Néanmoins illustrons la plantation de maïs de 15 ha retrouvée dans le secteur de Loatshi sous gestion du « Service National » précisément à Salushimba avec une production estimée à 1 tonne 200kg/ha.

La plantation de manioc de 8ha située dans le secteur de Kabelekese sous gestion de l’ONG locale PROSAP avec une production de 11 tonnes par saison culturale

Signalons que 18 tracteurs agricoles sont détenus entre les mains des structures privées. Les principaux produits agricoles sont le manioc, le maïs et l’arachide. La production de l’huile de palme reste artisanale. La culture pérenne (caféier) est aussi pratiquée à Katenga dans le secteur de Loatshi et Kamushilu secteur de Bambaie.

Explicitons en ce qui concerne les trois produits de base cités ci-haut que la carence en manioc s’observe pendant les périodes les plus pluvieuses (septembre, octobre et novembre) et la carence de maïs s’observe au mois de septembre, octobre et mi-novembre dont le prix par Méga double voir même triple.

Malgré la productivité observée une grande quantité de la production soit 70% est commercialisée créant ainsi un déséquilibre après quelques mois de récolte dont les prix double voire même triple.

Elevage

L’élevage est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. On élève le gros et le petit bétail ainsi que la volaille. L’élevage est aussi traditionnel, les animaux domestiques sont en divagation (sans logement, sans aliments et sans abreuvement)  sans techniques de soins modernisés pouvant répondre à une production élevée de viande et de lait. On élève le cheptel bovin, ovin, porcin, caprin et volaille. L’élevage de petits bétails et de volailles se fait mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation.

Notons la présence d’une ferme ROMVO du projet gouvernemental comptant présentement plus de 200 têtes de bovins située entre les villages Kayembe et Sakaji dans le secteur de Loatshi.

Petit et gros commerce

Le seul moyen qui sert à distribuer les vivres dans les grands centres n’est autre que le vélo.  En effet, les jeunes et les ambulants exploitants de vélos communément appelés bayanda vendent les produits agricoles vers les grands centres de consommation (Kananga, Tshikapa, Mwene – ditu, Mbuji- mayi, Kolwezi etc. Un muyanda sur son vélo vous prend une charge d’au moins 200kg avec un gars derrière appelé tindekeur qui l’aide à pousser le vélo chargé.

Le petit commerce se fait pour des articles manufacturés. La maison du commerce SONAL reste la grande maison du commerce à Luiza. 

Artisanat

Il est à noté que la particularité du sol dans le territoire permet la production des briques comme matériaux de constructions dans le milieu.  Illustrons que la transformation de l’huile de palme en savon se fait d’une manière archaïque et l’exploitation de l’or fait d’une façon artisanale contribuent aussi en partie au revenu des ménages.

Pêche

Le type de pêche pratiquée reste artisanal et traditionnel. La pêche fluviale et maritime n’existe pas et par manque de grands marais, on attrape de petites quantités de poissons non commercialisables. Signalons en passant l’existence d’ici par là des étangs piscicoles privés dans l’entité. La pisciculture est pratiquée dans le territoire pour compléter non seulement les ressources de revenu mais aussi pour palier à l’alimentation. Les poissons fumés consommés viennent du territoire voisin de Kapanga au sud.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 5 novembre 2015
Vendeur : 1$ = 980 FC Acheteur : 1$ = 950 FC
Nombre d’opérateurs économiques 81

Principaux opérateurs économiques
  • ETS SONAL, se trouve dans la cité de Luiza et opère dans la vente en gros et détails des produits manufacturés et divers, employant 04 ouvriers.
  • ETS ETIENNE, opère dans la vente des produits pharmaceutiques et emploie 04 ouvriers dont 2 dans la cité de Luiza et 2 à Masuika dans le secteur de Loatshi.
  • ETS BOAZ, dans la cité de Luiza, opère dans la vente des produits pharmaceutiques et emploie 3 ouvriers.
  • ETS THERESE SPRL, opère dans le commerce des fonds, employant 03 ouvriers.
  • ETS REHOBOTH, opère dans le transfert des fonds et emploie 03 ouvriers.
  • AGENCE MPASU MUTOMBO opère dans le transfert des fonds et emploie 02 ouvriers.

La situation économique du territoire de Luiza reste de moindre importance. Pas de grands opérateurs économiques au vrai sens du terme, un plus grand nombre d’entrepreneurs se retrouvent dans l’informel caractérisant ainsi l’économie des pays sous développés. Faute de mauvais état des routes, les activités  économiques restent de moindre importance avec un moyen de transport assuré par vélos et pourtant bien positionné à la frontière avec la République Populaire d’Angola et autres territoires et provinces voisines. L’impraticabilité des routes diminuent les charges à transporter assurées par  vélos vers les grands centres de consommation (Kananga, Mwene- Ditu, Tshikapa) et un mouvement irrégulier des camions. Les  grandes activités économiques s’exercent dans la cité de Luiza, deux grandes sociétés (SOFICOM et SOLIDAIRE) et autres petites maisons assurent dans cette contrée le commerce de fonds. La Maison de Commerce SONAL reste la plus remarquable dans la vente des produits manufacturés (appareils électroménagers, l’huile de beauté, tôles, panneaux solaire….) en provenance de Kinshasa via Kananga ; en effet pour acheter en gros par exemple les tôles il faut passer la  commande un mois avant. D’autres établissements sont spécialisés dans la vente des produits pharmaceutiques. Signalons que  le grand projet exécuté par GREC7 de relier Kananga à l’Angola en partant du pont flottant jeté sur la rivière Kasaï limite naturelle séparant la République Démocratique du Congo et  à la République Populaire d’Angola permettra un désenclavement et une intensification des activités économiques  dans la zone Ouest de ce territoire. Illustrons aussi qu’à part l’usage de dragues dans la rivière Lulua par les Chinois, l’exploitation artisanale de l’or intéresse et contribue aussi au revenu des ménages de Luiza.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés
  2. La prestation de service
  3. Vente des produits pharmaceutiques

Les activités principales restent la vente des produits manufacturés, la prestation de service ainsi que la vente des produits pharmaceutiques. L’exploitation artisanale prend aussi de l’ampleur dans ce territoire.

 

 

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce en général
  2. Prestation des services
  3. Production

Un chiffre important des PME sont spécialisées dans le commerce en général et la prestation des services.

Pour les PME de production illustrons les différents moulins pour la production de la farine, on retrouve aussi des gros groupes électrogènes distribuant du courant aux ménages dont 4 dans la cité de Luiza et un grand nombre des producteurs d’alcool locale « Tshitshampa»  obtenue à partir d’un mélange des maïs et les écorces de manioc préparé dans un fût contribuant aussi au revenu des ménages dans l’ensemble du territoire, la presse traditionnelle d’huile de palme,  la fabrication de savon des ménages par quelques familles; la production des briques contribuent aussi massivement au revenu des ménages.

En effet, 90% des PME sont quasiment dans l’informel caractérisant ainsi l’économie des pays sous développés.

 

Grandes entreprises locales

Dans l’ensemble, le territoire n’a ni société ni entreprise de renom. A l’époque, existaient certaines filières (coton, huile de palme, sucre) déjà  abandonnées.  Les quelques usines déjà en faillites (WELCOM à Tulume pour l’huile de palme, SOCOLU à Tende pouf le coton, COTONCO à Kabuanga pour le coton, la Sucrerie de Kamushilu  et autres). Après le départ des Belges ; la Zaïrianisation accentuée par la mégestion  des autochtones placés sous responsabilité sont les faits majeurs à la base de l’abandon de ces filières.

 

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Maïs
  3. Arachides
  4. Haricot niébé
  5. Huile de palme
  6. Riz

Le manioc est produit dans tous les 7 secteurs du territoire de Luiza. La production du manioc est commercialisée à 45% dans les territoires voisins, il est consommé en tubercule bouillie soit en chikwangue.

Le maïs est également produit en très grande quantité surtout dans les secteurs de Kalunga et de Bushimaie. Il est consommé sous forme d’aliments bouilli ou grillé au feu et aussi transformé en alcool local appelé «Tshitshampa » avec un mélange des écorces de manioc. Une grande partie de la production soit 80% est également vendue aux territoires voisins. L’Arachide est produite à quantité suffisante dans le secteur de Bambaie et Lueta  et est commercialisée à 80% avec les territoires voisins et est utilisée aussi pour la consommation locale.

Le haricot est produit en quantité dans le secteur de Bushimaie ; est utilisé pour la consommation locale et une autre quantité est vendue dans les territoires voisins. L’huile de palme est produite en faible quantité par quelques habitants d’une façon archaïque, est utilisée pour la consommation locale et est utilisée pour la fabrication de savons. Une autre quantité est vendu dans les territoires et provinces voisines, enfin le riz est produit en quantité dans le secteur de Lusanza et est utilisée pour la consommation locale.

Malgré la disponibilité des produits alimentaires ; des cas de malnutrition se remarquent de part et d’autres du fait que la population produit mais n’en consomment pas ; une grande quantité de la production soit 70% est commercialisée. Certains produits importés comme le riz pour suppléer à la production locale ; la farine de froment et l’huile végétale sont  utilisées dans la production des pains. 

 

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles
  2. Anguilles
  3. Champignons
  4. Malombolombo

Les Anguilles sont exploitées dans les différentes rivières du Territoire.

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Luiza sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, champignons et Malombolombo). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommés durant toute l’année. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés d’une façon éparpillée dans les sept secteurs du territoire. Le vin de palme appelé localement lumayimayi (sève de palmerai) est extraite en quantité suffisante. Les excédents sont vendus à des territoires voisins.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Pétrole
  3. Solaire

Le territoire ne dispose ni centrale hydroélectrique, ni thermique, seul un ancien petit barrage à Tende à 35km de la cité de Luiza alimentait l’ancienne usine de coton « la SOCOLU » à l’époque coloniale, présence des matériaux de construction mais rien n’à sauver. Des gros groupes électrogènes des privés alimentent certains ménages à revenu fort et certaines activités entre autres (les hôtels, les maisons de saisie et impression, cinés vidéo, cabines de charge batterie,  les postes à souder et c) de 09h à 22h. Tout ménage connecté au groupe électrogène et respectant les clauses qui sont soit hebdomadaires ou mensuelles est servis en énergie de 09h à 22h seulement que pour la lumière, suivre la radio, la télévision, la charge des téléphones.

De ce qui précède illustrons aussi, que pendant la journée les différentes structures présentes utilisent aussi des groupes électrogènes en ayant à coté des panneaux solaires. Les panneaux solaires sont utilisés aussi par certains ménages, alimentent de même différentes activités et servent   aussi dans les différents hôpitaux du territoire pour  le fonctionnement de quelques frigos conservant certains médicaments.

Signalons aussi l’utilisation de l’huile de palme par quelques ménages comme sources d’énergie. La population recours aussi  à des torches marques Chinoises à piles à la tombée de la nuit dans leurs ménages. 

Dans l’ensemble, la population recourt aux bois de chauffe utilisés pour la cuisson,  pour la production des pains, des savons de ménages,  la production de l’huile de palme, la production de l’alcool «Tshitshampa », la fabrication des briques cuites ; aux  groupes électrogènes utilisant du pétrole ainsi que les panneaux solaires.

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 89

Le territoire de Luiza dispose de quatre Zones de Santé (Zone de Santé de Luiza, Zone de Santé de Masuika, la Zone de Santé de Luambo et la Zone de Santé de Yangala). Seule la Zone de Santé de Luiza est sous gestion totale de l’Etat Congolais, les trois autres Zones de Santé (Masuika, Luambo et Yangala)  sont  sous gestion Catholique donc sous la houlette du père Evêque de Luiza qui est le représentant légal et son Bureau Diocésain d’œuvre Médical (BDOM en sigle) en partenariat avec l’Etat Congolais.

Aucun médecin spécialiste dans l’ensemble des Zones de Santé du Territoire, tous sont des généralistes. Pour  les maladies demandant les spécialités, les cas sont transférés directement à la Province à Kananga ou soit à Tshimbulu dans le territoire voisin de Dibaya. Seule la Zone de Santé de Yangala transfert aussi  les patients dans l’ancienne Province du Kasaï Oriental en signalant une absence totale des soins qualifiés spécifiques dans ce territoire.

Illustrons que dans ce territoire, les accouchements ne sont pas seulement dirigés par des accoucheuses qualifiées de formation (A3, A2 et A1) mais aussi par des responsables de maternités, infirmiers(es) polyvalents de niveau A2 et A1.

Pour palier à la difficulté liée à la distance, le Site de Soin communautaire avec des relais dont en moyenne 2 personnes par site formés (par les partenaires, la Division Provinciale/DPS et la Zone de Santé) assure les premiers soins au paludisme (cas du palu simple) aux enfants de moins de cinq ans (0 – 5 ans) avant d’atteindre un Poste de Santé. En effet, un Site est placé à une distance moyenne entre les domiciles et les structures de santé (Poste de Santé) de 5 à 7 km.  Les différents Postes de Santé ont en moyenne deux agents traitants qualifiés dans le domaine.

Dans le territoire de Luiza, seule la Zone de Santé de Masuika en partenariat avec Unicef et Union Européenne les populations trouvent facilement des médicaments grâce au projet SANRU ;  les trois autres Zone de Santé (Luiza, Luambo et Yangala) en partenariat avec l’USAID grâce au projet PROSANI (Projet de Santé Intégré) approvisionne ainsi les différentes structures de santé. C’est surtout les médicaments contre le paludisme, les IRA et les diarrhées qui sont courants identifiées aussi comme les trois maladies les plus récurrentes du territoire, les médicaments spécialisés sont assez rare. Ces médicaments dont question sont disponibles mais l’approvisionnement par les partenaires sont irréguliers (retards) et toutes les ITEMS ne sont pas en quantités suffisantes et complètes au moment opportun. Pour ce qui concerne les services fournis par les Centres de Santé, ces derniers fournis le Paquet Minimum d’Activité (PMA) donc les soins curatifs et préventifs dont entre autres Vaccination, Accouchement, CPS, CPN, CPON, Planification Familiale (PF) et autres activités communautaires. En ce qui concerne les cas graves enregistrés,  les Centres de Santé acheminent directement les malades à des Hôpitaux Généraux de Référence et d’autres Centres de Santé dit de Référence disposant d’un médecin le plus proche.

Signalons que dans deux Zones de Santé (Yangala et Luambo) les activités de lutte contre le VIH/SIDA ne sont pas intégrés (les cas sont disponibles mais les dépistages non effectués)  et même celles contre la THA. Dans la Zone de Santé de Yangala signalons l’absence des services d’imageries médicales, de réanimation, de transfusion à chaud (absence de banque de sang).

En effet, les différents partenaires interviennent dans la prise en charge des soins curatifs et préventifs, la prise en charge gratuite du Paludisme et VIH/SIDA (Zone de Santé de Luiza et Masuika), Nutrition, sécurité alimentaire, Eau, Hygiène et Assainissement. Illustrons une situation remarquable malgré la disponibilité des médecins et infirmiers pour les patients avec un coût de médicament presque abordable, c’est la présence des lits presque vides dans l’ensemble des structures sanitaires due à une population faisant plus confiance à la médecine traditionnelle, les Zones de Santé ne parviennent pas à maîtriser  les tradi-patriciens et dont les données leurs échappent ; créant ainsi un blocage de fonctionnement à ces dernières.

Zone de santé de Luiza

La Zone de Santé de Luiza située dans la cité de Luiza dispose d’un Hôpital Général de Référence et de 18 Centres de Santé en considérant comme Centres de Santé, les formations sanitaires qui sont leaders des aires de santé, car les autres sont des Postes de santé.

Cette Zone de Santé de Luiza couvre deux secteurs (Kalunga et Bambaie) dans les 7 secteurs composant le territoire de Luiza, avons au sein de cette Zone de Santé ; 44 Postes de Santé et 11 Sites de Soin Communautaire.

En effet, avec  un personnel médical de 12 médecins dont une femme ; tous généralistes, 205 infirmiers dont 87 A1, 66 A2, 49 A3 et 3 A0, un nombre des ménages de 27639 sur une population de 179349/ Situation démographique projection année 2016, dans cette Zone la distance moyenne de l’Hôpital Général aux différents Centres de Santé  est de 44km.

La Zone de Santé de Luiza compte Huit Centres de Santé pilotes dont 6 sous gestion catholique (CS Tutante, CS Kazea, CS Kitoko, CS Mukungu, CS Mukuandjanga et CS Mubinza) avec un médecin affecté par l’Eglise Catholique à Mubinza ; un privé d’un commerçant à Kakamba et un Centre de Santé de Moma sous gestion protestante.  Ce dernier «  Centre de Santé Moma » situé à 38 Km de la Cité de Luiza  est considéré comme Centre de Santé par la Zone de Santé de Luiza mais comme  Hôpital secondaire pour l’Eglise Protestante 31ème CPC par rapport à l’HBB de Tshikaji à Kananga et équipé en tant que tel par le propriétaire et dispose d’un médecin généraliste.

Notons que seul deux Centres de Santé restent sans local donc locataires. Les infrastructures sont en matériaux durables mais qui nécessitent une réhabilitation. De ce qui précède, rappelons que seul deux Centres de Santé dits de Référence ont chacun un médecin généraliste.

L’Hôpital Général de Référence de Luiza date de l’époque coloniale et est en bon état ainsi que les 18 Centres de Santé qui sont dans un bon état avec des bâtiments en dur construits par leur gestionnaire. L’Hôpital de Luiza a une capacité d’accueil de 250 lits dont 87 lits installés donc disponibles. Les services organisés sont entre autres : médicine interne, Consultation, Chirurgie, Pédiatrie, Gynéco obstétrique et Laboratoire avec un personnel médical des 9 médecins tous généralistes ; 36 infirmiers dont 19 A1, 10 A2, 7 A3, 2 laborantins ; 4 techniciens de surfaces et 8 filles de salle.

18 Aires de santé de la Zone de santé de Luiza

  • CS Mukuandjanga avec 4 infirmiers pour une population de 9827, situé à 92km de l’HGR dans le Bambaie ;
  • CS Kasonga  avec   2 infirmiers pour une population de 8963, situé à 87km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Kanda Kanda  avec   2 infirmiers pour une population de 9229, situé à 52km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Kabuanga avec   4 infirmiers pour une population de 11612, situé à 37km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Kakala avec 4 infirmiers pour une population de 10230, situé à 12km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Kazea avec   5 infirmiers pour une population de 12828, situé à 30km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Kakamba avec   7 infirmiers pour une population de 11153, situé à 2km de l’HGR/cité de Luiza ;
  • CS Tutante avec   7 infirmiers pour une population de 14840, situé à 2km de l’HGR/cité de Luiza ;
  • CS Kamayi avec   5 infirmiers pour une population de 11359, situé à 5km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Mukungu avec   4 infirmiers pour une population de 9629, situé à 20km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Mpika Mbuyi avec 3 infirmiers pour une population de 5977, situé à 52km de l’HGR dans le secteur Kalunga ;
  • CS Moma avec 1 médecin et 6 infirmiers pour une population de 5980, situé à 38km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Isasa avec 5 infirmiers pour une population de 7781, situé à 40km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Kamushilu avec 4 infirmiers pour une population de 8012, situé à 62km de l’GHR dans le secteur Bambaie ;
  • CS Mubinza avec 1 médecin et 7 infirmiers pour une population de 9938, situé à 50km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Kitoko avec 6 infirmiers pour une population de 11609, situé à 75km de l’HGR dans le secteur de Bambaie ;
  • CS Bambaie avec 6 infirmiers pour une population de 9881, situé à 65km de l’HGR dans le secteur Bambaie ;
  • CS Kapanga avec 4 infirmiers pour une population de 10501, situé à 75km de l’GHR dans le secteur de Bambaie .

Zone de santé de Masuika

La Zone de Santé de Masuika située à 65 km de la cité de Luiza dispose d’un Hôpital Général de Référence, d’un Centre Hospitalier à Kalala Diboko dans le Secteur de Lusanza et de 21 Centres de Santé. La Zone de Santé couvre l’entièreté de deux secteurs (Lusanza et Loatshi) et une partie du secteur de Kalunga ; compte à son sein 21 Aires de Santé soient 23 structures de Santé, 10 Postes de Santé et 07 Site de Soins Communautaires.

Un personnel médical de 05 médecins dont 01 femme (Sœur Judith de la Congrégation de Cœur Immaculé de Marie comme Médecin Chef de Zone attachée au Bureau Central de la Zone de Santé) tous généralistes, 190 infirmiers dont 31 A1, 123 A2, 36 A3, un nombre de ménages de 33066 sur une population  de 217422/situation démographique projection année 2016, la distance moyenne entre l’HGR et les différentes aires de santé est de 23 Km. Un seul Centre de Santé dit de Référence situé à 20Km de l’HGR dispose d’un médecin généraliste. Signalons que d’autres infirmiers sont affectés dans les 10 Postes de santé.

L’Hôpital Général de Référence de Masuika date de 1971. Initié en 1945 sous forme d’un dispensaire par les Sœurs Religieuses (Catholique) qui furent les infirmières aidées par des natifs formés sur place et  en 1958 construction de la maternité et du sanatoriaux grâce aux fond du bien être indigène/FBL en sigle. L’infrastructure de l’HGR est en bon état ainsi que les 22 Centres de Santé avec des bâtiments en dur construits par leur gestionnaire (Confession religieuse) mais demandant la réhabilitation. Un seul Centre de Santé de Masuika reste sans local donc en location. L’HGR de Masuika a une capacité d’accueil de 107 lits mais avec que 96 lits installés  avec des services de Médicine interne, Gynéco obstétrique, Chirurgie, Pédiatrie et Laboratoire  avec un personnel médical  de 3 médecins tous généralistes ; 22 infirmiers dont 3 A1, 19 A2  et 2 laborantins.

22 Aires de santé de la Zone de santé de Masuika

  • CH Kalala Diboko avec 1 médecin et 4 infirmiers, situé à 20km de l’HGR dans le secteur Lusanza ;
  • CS Kalala Diboko avec 4 infirmiers sur une population de 19276, situé à 20km de l’HGR dans le secteur de Lusanza ;
  • CS Kamoto avec 4 infirmiers sur une population de 8324, situé à 7km de l’GHR dans le secteur Lusanza ;
  • CS Katenga avec 4 infirmiers sur une population de 9973, situé à 16km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Madia Madia avec 5 infirmiers sur une population de 7002, situé à 11km de l’HGR dans le secteur Loatshi ;
  • CS Malendji avec 5 infirmiers sur une population de 7608, situé à 39km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Masuika avec 5 infirmiers sur une population de 17743, situé à 2km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Mata avec 4 infirmiers sur une population de 6971, situé à 30km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Mbangu avec 4 infirmiers sur une population de 8888, situé à 30km de l’HGR dans le secteur Loatshi ;
  • CS Muala Ntumba avec 4 infirmiers sur une population de 10292, situé à 17km de l’HGR dans le secteur Loatshi ;
  • CS Mukalenga Mulolo avec 4 infirmiers sur une population de 14997, situé à 29km dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Mukasa avec 4 infirmiers sur une population de 9281, situé à 17km de l’HGR dans le secteur de Lusanza ;
  • CS Musefu avec 5 infirmiers sur une population de 12384, situé à 42km de l’HGR dans le secteur de  Lusanza ;
  • CS Mutengeni avec 5 infirmiers sur une population de 11360, situé à 30km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Muvuanu avec 4 infirmiers sur une population de 9543, situé à 17km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Nsakazaji avec 4 infirmiers sur une population de 9470, situé à 26km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Ntende avec 3 infirmiers sur une population de 5910, situé à 42km de l’HGR dans le secteur de Kalunga ;
  • CS Samadia avec 4 infirmiers sur une population de 5970, situé à 31km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Sambuyi avec 6 infirmiers sur une population de 11580, situé à 20km de l’HGR dans le secteur de Loatshi ;
  • CS Tulume avec 6 infirmiers sur une population de 10112, situé à 20km de l’HGR dans le secteur de Lusanza ;
  • CS Ulamba avec 4 infirmiers sur une population de 9930, situé à 26km de l’HGR dans le secteur de Lusanza ;
  • CS Ulongo avec 4 infirmiers sur une population de 10808, situé à 8km de l’HGR dans le secteur de Lusanza.

Zone de santé de Luambo

La Zone de Santé de Luambo située à 75 km de la cité de Luiza, 30 km de la limite naturelle la rivière Kasaï séparant la République Démocratique du Congo avec la République Populaire d’Angola, reçoit à son sein des malades étrangers (Angolais). Cette Zone de Santé couvre l’entièreté de deux Secteurs (Lueta et Kabelekese) ; dispose de deux Hôpitaux dont un de Référence,  20 Centres de Santé, 30 Postes de Santé et 09 Sites de Soins Communautaires. Avec un personnel médical de 4 médecins tous hommes généralistes, 92 infirmiers, un nombre de ménages de 23701 sur une population de 284411/situation démographique projection année 2016, la distance moyenne entre l’HGR et les différentes aires de santé est de 37 Km. Un Centre de Santé dit de Référence situé à 40km de l’HGR dispose d’un médecin généraliste.

L’Hôpital Général de Référence de Luambo date de 1995.  Initié en 1939 sous forme d’un dispensaire par les Sœurs de la Charité de l’Heule. Dénommé Hôpital de Luambo en 1967 avec un système hospitalo-centrique c’est-à-dire qu’il était une structure de base implantée pour la dispensation de soins de santé à la population en général et en particulier administrer des soins aux familles des agents de leurs communauté chrétiennes notamment les cuisiniers et les boviers.  L’infrastructure est en bon état ainsi que les 20 Centre de Santé avec des bâtiments en dur construits par leur gestionnaire. L’HGR de Luambo a une capacité d’accueil de 120 lits mais avec que 72 lits installés donc disponibles avec des services Médicine interne, Gynéco obstétrique, Chirurgie, Pédiatrie et Laboratoire,  un personnel médical de  2 médecins tous généralistes ; 11 infirmiers dont 05 A1, 02 A2,  04A3, 2 laborantins, 2 techniciens de surface.

20 Aires de santé de la Zone de santé de Luambo

  • CS Biaboko avec 2 infirmiers sur une population de 10580, situé à 25 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS K Mbuji avec 2 infirmiers sur une population de 10464, situé à 18 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Kambongo   avec 2 infirmiers sur une population de 15585, situé à 23 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Kangambo Baka avec 3 infirmiers sur une population de 18388, situé à 40 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Kangambo Secteur avec 3 infirmiers sur une population de 17508, situé à 45 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Kangambo Bishi avec 2 infirmiers sur une population de 17085, situé à 35 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Kavueta avec 2 infirmiers sur une population de 17816, situé à 80 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Luambo avec 1 infirmier sur une population de 17714, situé à 1 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Lueta avec 1 médecin et 4 infirmiers sur une population de  13820, situé à 40 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Lumpungu avec 2 infirmiers sur une population de 12488, situé à 52 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Makonde avec 1 infirmier sur une population de 15102, situé à 55 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Mbuze avec 2 infirmiers sur une population de 14085, situé à 35 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Minkolo avec 2 infirmiers sur une population de 11229, situé à 12 km de l’HGR dans le secteur de Kabelekese ;
  • CS Mwanda Kalendu avec 3 infirmiers sur une population de 14113, situé à 55 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Mwangala Ngoma avec 2 infirmiers sur une population de 9984, situé à 35 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Mwenyi Mutenge avec 3 infirmiers sur une population de 14113, situé à 75 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Muzodi avec 2 infirmiers sur une population de 15644, situé à 22 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Ndolo May avec 2 infirmiers sur une population de 12867, situé à 37 km de l’HGR dans le secteur de Lueta ;
  • CS Ngovo avec 2 infirmiers sur une population de  12844, situé à 37 km de l’HGR dans le secteur de  Lueta ;
  • CS Tshikuni avec 2 infirmiers sur une population de 12982, situé à 25 km de l’HGR dans le secteur de  Lueta ;

Zone de santé de Yangala

La Zone de Santé de Yangala est située à 145 km de la cité de Luiza couvre l’entièreté du Secteur de Bushimaie et une partie du secteur de Bambaie ; dispose à son sein d’un Hôpital Général de Référence, 29 Centres de Santé, 10 Postes de Santé et 11 Sites de Soins Communautaires.

Avec un personnel médical de 03 médecins tous hommes généralistes, 116 infirmiers, sur une population de 159972/situation démographique projection année 2016, la distance moyenne entre l’HGR et les différentes aires est de 54 Km. Illustrons que parmi les quatre Zone de santé que dispose le territoire de Luiza, Seule la Zone de Santé de Yangala  a l’intervalle long entre l’HGR et les différentes aires de santé. En effet, la distance à parcourir entre les domiciles et les structures de santé dépasse le minimum établi soit de 40km.

L’Hôpital Général de Référence de Yangala date 1970. Initié sous forme d’un dispensaire et une maternité par les pères Catholiques ayant fait appel à deux demoiselles Hollandaises ( Théa et Gertrude) pour remédier à la souffrance de la population dans une mission tellement enclavée par les rivières dont la population parcourait de centaines de km pour se faire soigner soit à Masuika, soit à Mwene – Ditu dans l’ancienne province du Kasaï Oriental avec des pertes de vies humaines considérables.

L’HGR de Yangala a une capacité d’accueil de 150 lits mais avec que 38 petit lits installés donc disponibles avec des services de Médicine interne, Gynéco obstétrique, Chirurgie, Pédiatrie et Laboratoire, un personnel médical de 2 médecins tous généralistes ; 09 infirmiers dont 02 A1, 02 A2, 05 A3, 1 laborantin et 2 filles de salle.

29 Aires de santé de la Zone de santé de Yangala

  • CS Yangala avec 7 infirmiers sur une population de 10626 situé à Yangala centre dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Yao avec 3 infirmiers sur une population de 5407, situé à 20km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Kashishi avec 3 infirmiers sur une population de 4144, situé à 34km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie
  • CS Kabuabua avec 3 infirmiers sur une population de 4562, situé à 73km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Moero avec 6 infirmiers sur une population de 6757, situé à 27km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Kamulolo avec 5 infirmiers sur une population de 5917, situé à 84km de l’HGR dans le secteur de  Bambaie ;
  • CS Masala avec 4 infirmiers sur une population de 6798, situé à 43km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Wizel avec 4 infirmiers sur une population de 6017, situé à 70km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Nkuna avec 4 infirmiers sur une population de  7287, situé à 65km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Mbote avec 5 infirmiers sur une population de 5611, situé à 117km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Lujiya avec 2 infirmiers sur une population de 4678, situé à 99km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Kejimikoko avec 3 infirmiers sur une population de 4923, situé à 101km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Lula avec 3 infirmiers sur une population de 3900, situé à 45km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Ingindi avec 3 infirmiers sur une population de 6590, situé à 37km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Kalenga Manyi avec 2 infirmiers sur une population de 3775, situé à 41km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Oyinda avec 3 infirmiers sur une population de 5310, situé à 72km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Celham avec 2 infirmiers sur une population de 4736, situé à 57km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie
  • CS Kashita avec 3 infirmiers sur une population de 5218, situé à 18km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Tshibila avec 4 infirmiers sur une population de 5943, situé à 25km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Tshikongo avec 3 infirmiers sur une population de 5771, situé à 75km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Kaleka avec 4 infirmiers sur une population de  5093, situé à 45km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Tshiwayi avec 3 infirmiers sur une population de 6597, situé à 56km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie ;
  • CS Wisep avec 2 infirmiers sur une population de 4006, situé à 36km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Mudima avec 2 infirmiers sur une population de 5223, situé à 63km de l’HGR dans le secteur de  Bambaie ;
  • CS Kakuna avec 4 infirmiers sur une population de 4197, situé à 47km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Musenene avec 3 infirmiers sur une population de 4986, situé à 52km de l’HGR dans le secteur de  Bushimaie ;
  • CS Lusola avec 3 infirmiers sur une population de 4667, situé à 46km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie
  • CS Kampilu avec 3 infirmiers sur une population de   5903, situé à 82km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie
  • CS Tshibaka avec 3 infirmiers sur une population de 5150, situé à 48km de l’HGR dans le secteur de Bushimaie
Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. IRA (Infections respiratoires aigües)
  3. Diarrhées
  4. Anémie
  5. IST 

Ces maladies constituent les causes de mortalité dans le territoire de Luiza et le paludisme prend la première position. Des efforts du Gouvernement Congolais avec ses partenaires dans les différentes Zones de Santés ne cessent de se manifester pour prévenir et limiter les aggravations.

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 491
Ecoles secondaires 300

Le territoire de Luiza est subdivisé en deux sous division; la Sous Division Luiza 1 située dans la Cité de Luiza/Secteur de Kalunga et la Sous Division Luiza 2 située à 145km de la cité de Luiza dans le secteur de Bushimaie. Dans l’ensemble, le territoire de Luiza compte 491 écoles primaires, 300 écoles secondaires, 126287 élèves au primaire, 35593 élèves au secondaire, 3253 enseignants au primaire, 2710 enseignants au secondaire. Dans l’ensemble, le total élève au primaire est le quadruple du total élève au secondaire.

La Sous Division Luiza 1 dispose de 319 écoles primaires et 194 Ecoles secondaire. Le personnel enseignant est de 2165 au primaire dont 323 femmes et 1706 au secondaire dont un personnel féminin de 141.  Dans la Sous Division Luiza 1, sur un nombre de 12 écoles qui ont été nouvellement construites pendant les années antérieures,  7 écoles ont été construites par le Fonds social et  3 écoles par le Projet PRISS. Un effectif de 1385 élèves ont décroché leur diplôme d’Etat au cycle long et 25 élèves au cycle court sur un effectif de 132 écoles dépouillées à l’Inspection du Pool Secondaire Luiza 1.

La Sous Division Luiza 2 dispose de 172 écoles primaires et 106 écoles secondaires. Le personnel enseignant a un effectif total de 1088 au primaire dont 333 femmes et 1004 au secondaire dont 114 femmes. Le total élève au primaire 40665 est presque le quadruple du total élève au secondaire 10872.  En outre un effectif de 547 élèves sur les statistiques des écoles disponibles à l’inspection a décrochés leur diplôme d’Etat dans l’année scolaire 2014-2015. Dans la Sous Division Luiza 2, 3 écoles seulement ont été construites les années antérieures ; notamment 2 écoles par le FONDS SOCIAL et 1 par PRISS. En effet  2 écoles ont été construites par COOBIDIEP, 2 écoles par la Ferme Diocésaine de Luiza, 1 école par Coombak, 31 écoles par l’effort local et 2 autres écoles ont été construites par FBI au temps colonial. Située à 145 km de la cité de Luiza, la Sous Division Luiza 2 totalise 10 ans mais accuse un très grand retard pour la construction par rapport à la Sous Division Luiza 1. D’autres structures se débrouillent en construisant des bureaux notamment Secope, Inspool.

On assiste à un non achèvement des programmes scolaires établit dû à un fait :  pendant la période de paie par la Caritas ayant pris la charge de faciliter le paiement ,certains enseignants situés à une certaine distance (50 – 70km) sont obligés d’abandonner les enfants les laissant sans encadrement pendant une période d’au moins une  voir deux semaines lorsqu’ils se dirigent au lieu de paie pour toucher leur salaire, ce qui conduit pendant cette période, à un chômage total des élèves jusqu’à ce que leurs instituteurs reviennent. Cette situation est un frein au non achèvement des programmes établis.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 6

Territoire (ISTM Luiza, ISP Luiza et ISDR Luiza) et deux dans le secteur de Bambaie à Mulavudi (ISEA Untu de Kamponde à Mulavudi et l’ISTM Mulavudi) ; un Privé fonctionne dans la Cité de Luiza (ISETM Luiza). Aucune Institution Universitaire dans l’ensemble du Territoire.

L’ensemble des ces Institutions ne possèdent d’aucun professeur (propre et visiteur). Seul l’ISP Luiza a accueilli dans l’année académique 2014 – 2015 dans une seule promotion une Sœur religieuse de Cœur Immaculé de Marie professeur Mbuyi Christine en science de l’éducation ayant donné coût de main mais indisponible pour cette année 2015 – 2016.

La qualité d’enseignement reste médiocre avec un système éducatif ne répondant pas aux normes internationales (absence des bibliothèques et même de labos pour la pratique professionnelle). Une moyenne de 40 étudiants s’inscrit chaque année dans l’ensemble de ces Institutions. Quatre Institutions possèdent des bâtiments qui leurs sont propres (ISTM Luiza, ISP Luiza, ISDR Luiza, ISETM Luiza et ISEA Untu) à part l’ISTM et l’ISP qui louent seulement les bureaux administratifs. De ces trois institutions, les travaux de construction d’auditoires et bureaux administratifs sont en cours d’exécution. En outre, l’ISEA Untu de Kamponde à Mulavudi fonctionne dans les bâtiments d’une ancienne usine de Tabac Congo tombée en faillite après la Zaïrianisation avec des infrastructures devenues vétustes. L’ISTM Mulavudi  œuvre aussi dans les bâtiments de l’ISEA Untu ; à 50m une concession dans laquelle les activités de construction des auditoires sont en cours d’exécution. Pour l’ensemble, il sied d’illustrer que l’ISP et l’ISTM peuvent accueillir jusqu’à ± 500 étudiants,  tandis que l’ISDR possède Capacité totale d’accueil des 5 locaux pour  ± 300 Etudiants, l’ISETM ± 250 et l’ISEA Untu ± 185 étudiants. Nous n’illustrons pas la capacité d’accueil pour l’ISTM Mulavudi par ce qu’œuvrant comme signalé précédemment dans les bâtiments de l’ISEA UNTU. De ces 5 institutions Officiels qualifiés de publiques, quatre sont mécanisées et payées par l’ETAT Congolais (ISTM Luiza, l’ISP Luiza, l’ISDR Luiza et l’ISEA Untu de Kamponde à Mulavudi) ; l’ISTM Mulavudi reste non encore  mécanisée et non pris en charge du personnel par l’Etat Congolais.

L’Institut Supérieur Pédagogique de Luiza/ISP Luiza   situé dans la cité de Luiza organise 10 filières ; compte 8 chefs de travaux et 26 assistants qui interviennent dans l’ensemble de ces filières avec un effectif de 225 étudiants dont 17 filles.

Les filières organisées sont entre autres :

  • Français langues : 44 étudiants dont 3 filles
  • Français Latin : 9 étudiants tous de sexe masculin
  • Anglais Cultures Africaines : 10 étudiants tous de sexe masculin
  • Histoire et Sciences Sociales : 24 étudiants tous de sexe masculin
  • Mathématique – Informatique : 9 étudiants tous de sexe masculin
  • Production et Santé Animale : 18 étudiants dont 1 fille
  • Biologie Chimie : 10 étudiants dont 1 fille
  • Orientation Scolaire et Professionnelle : 46 étudiants dont 4 filles
  • Gestion Admin. Inst. Scolaire : 34 étudiants dont 3 filles
  • Sciences Commerciales : 21 étudiants dont 5 fillesLes deux filières organisées :
  • L’Institut Supérieur de Technique Médical/ISTM Luiza situé dans la cité de Luiza organise 2 filières ; compte 28 assistants dont 16 sont propres à l’institution et 12 sont visiteurs et aucun chef de travaux avec un effectif de 150 étudiants dont 33 filles.
  • Gestion des Institutions de Santé : 18 étudiants dont 1 fille
  • Sciences Infirmières : 14 étudiants dont 1 garçon en accoucheuse; 112 étudiants dont 19 filles en hospitalière : et 6 étudiants tous de sexe masculin en E.A.SI.

L’Institut Supérieur de Développement Rural/ISDR Luiza situé dans la Cité de Luiza organise 7 filières, compte 20 assistants et 1 chef de travaux avec un effectif de 70 étudiants dont 12 filles.

Les filières organisées :

  • Développement Rural : 32 étudiants dont 7 filles
  • Agro – Vétérinaire : 10 étudiants tous de sexe masculin
  • Organisation Sociale : 3 étudiants dont 1 fille
  • Planification Régionale : 9 étudiants dont 2 filles
  • Administration Rurale : 5 étudiants tous de sexe masculin
  • Gestion des Entreprises : 8 étudiants dont 1 fille
  • Environnement et D.D. : 3 étudiants dont 1 fille.

L’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques/ISEA UNTU situé à 65 km de la cité de Luiza dans le secteur de Bambaie à Mulavudi organise 2 filières avec un effectif de 85 étudiants dont 2 filles et compte 4 chefs de travaux et 8 assistants intervenant dans toutes les deux filières.

  • Agronomie Générale : 55 étudiants dont 2 filles
  • Agro – vétérinaire : 30 étudiants tous de sexe masculin.

L’Institut Supérieur de Technique Médical Mulavudi/ISTM Mulavudi situé dans le secteur de Bambaie à 65km de la cité de Luiza et fonctionnant dans les bâtiments de l’ISEA UNTU organise 1 filière avec un effectif de 50 étudiants dont 4 filles et compte 9 assistants. Ci-dessus l’unique filière :

  • Hospitalière : 50 étudiants dont 4 filles.

L’Institut Supérieur d’Enseignement Technique Médical Luiza/ISETM Luiza situé dans la cité de Luiza organise 2 filières avec un effectif de 85 étudiants dont 20 filles et compte 29 assistants. Ci-dessous ces filières :

  • Hospitalière : 75 étudiants dont 57 filles
  • Labo : 10 étudiants dont 8 filles


ONG et projets

Nombre d’ONG 49
Principales activités
  • Santé
  • Sécurité alimentaire
  • Infrastructure socio-économique et Environnement
  • Education et Genre
  • Eau, Hygiène et assainissement
  • Assistance sociale, Violence et Droits humains

Dans le territoire de Luiza se trouvent 45 ONG locales et  4 ONG internationales (MSH, FDSS, COOPI, CISP). Dans le secteur de la santé  MSH, FDSS s’occupent principalement de vaccination des enfants et du traitement des épidémies (Paludisme et VIH/SIDA). Des ONG de protection de l’environnement sont absentes sauf que quelques locales qui s’y implique difficilement. Signalons la présence de l’UNICEF et l’UNION EUROPPENNE qui interviennent aussi dans la santé précisément dans la Zone de santé de Masuika. Notons aussi l’existence de 4 centres d’encadrement ou de formation professionnelle des populations pour le milieu rural et périurbain qui évoluent en différents domaines ; coupe couture, menuiserie, assistance sociale et agriculture ; non  existence des groupes/centres de développement communautaire pour les populations  du milieu rural et périurbain.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

PAISEL (Projet d’Appui aux Initiatives Socio-économiques de Lueta) : Projet en cours

Le principal projet de développement dans le territoire de Luiza financé par le gouvernement c’est PAISEL (Projet d’Appui aux Initiatives Socio-économiques de Lueta) sur financement du gouvernement à travers l’Office de Route. PAISEL entretient la route de Luiza  Kananga. Un Programme de Service National existe axé sur l’Agriculture, ayant permis l’exploitation de 29 ha après dotation des 2 tracteurs et 1 camion pour le transport dans le secteur de Loatshi par le gouvernement.

Signalons certains projets de construction des ponts et bacs sur certaines rivières dans le territoire sous financement du gouvernement central et provincial. En effet, ces endroits cités ci-dessous les matériels sont déjà déposés mais les travaux de lancement non encore effectués. Sur la rivière Lulua le bac Mpolesha, le bac Mbumba, le bac Kadongo et le bac Kabuanga ka Pemba ; sur la rivière Lueta le pont Kambuyi qui pourra relier Kananga vers l’Angola en attendant que les travaux de construction de la Route par Grec7 arrive à cette rivière pour jeter le pont, le bac Mafupa, le bac Kasakama ; sur la rivière Kasaï le pont Muenia Mbulu et sur la rivière Bushimaie le bac Baninga.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. PROSANI (Projet de Santé Intégré) : en cours d’exécution dans la Zone de Santé de Luiza, Luambo et Yangala
  2. SANRU : en cours d’exécution dans la Zone de santé de Masuika
  3. PADIR (Projet d’Appui pour le Développement des Infrastructures Rurales) : en cours d’exécution
  4. PRISE (Projet de Réhabilitation des Infrastructures Socio-économiques) : non encore exécuté
  5. Volet Wash (Eau, Hygiène et Assainissement) : en cours d’exécuté par CISP
  6. Volet Nutrition et Sécurité Alimentaire : en cours d’exécution par COOPI
  7. PAPOMD : en cours d’exécution  dans la Zone de Santé de Masuika.

PROSANI ravitaille en médicament la Zone de santé de Luiza, Luambo et Yangala financé par USAID exécuté par OSC, MSH et RESCUE.

PADIR (Projet d’Appui pour le Développement des Infrastructures Rurales) sous financement de la BAD (Banque Afrique de Développement) vise :

  • A aménager 4 sources d’eau potable, un forage, une adduction d’eau,
  • La construction du nouveau marché dans la cité de Luiza y compris les entrepôts,
  • La construction de l’abattoir public,
  • A aménager 4 tronçons routiers détaillés de la manière ci-après :

Les travaux de construction du marché rural de Luiza ont débuté le 25 janvier de cette année 2016 le maître d’ouvrage : le secrétariat  Général au Développement Rural, exécuté par B.A.C.E.L; le maître d’ouvrage délégué (ALE) : AGETIP BENIN et PROGRESS CONSULTING.

Quant au PRISE (Projet de Réhabilitation des Infrastructures Socio-économiques) sous financement de la BAD (Banque Afrique de Développement) vise :

  • A aménager les sources d’eaux,
  • A aménager les routes de dessertes agricoles,
  • Construction de marché, pont et bac et infrastructure scolaire.

Le Volet Wash (Eau, Hygiène et Assainissement) exécuté par l’ONG Italienne CISP et enfin le Volet Nutrition et Sécurité Alimentaire en cours d’exécution par l’ONG COOPI depuis septembre 2015 ; ces deux dernières sont financées par POOL FOUND.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès au territoire de Luiza se fait par voie routière. Les routes permettent d’entrer et de sortir du territoire. L’on distingue des routes reliant le chef lieu du territoire à des provinces voisines de Lualaba, Kasaï, Lomami et la République Populaire d’Angola en traversant la rivière Kasaï;  des routes interprovinciales et d’intérêts local.

La Nationale 701 connecte le Territoire de Luiza au Territoire de Kapanga de la Province de Lualaba et Kamonya de la Province du Kasaï à l’Est; la Route Provinciale 709 connecte le Territoire de Luiza au Territoire de Kazumba au Nord, la Route Provinciale 710 connecte le territoire de Luiza au Territoire de Dibaya au Nord Ouest et la Route Provinciale 707 connecte en plus le territoire avec le Territoire de Kapanga au Sud. Inexistence de l’OR, de l’OVD, la DVDA et même le FONER. Tous ces services se trouvent concentrer à Kananga.

Illustrons que l’ensemble du réseau routier du territoire de Luiza est en terre ; toutes les voiries sont en terre  aucune voirie asphaltée.  Aucune route nationale coupée dans le territoire, une seule route provinciale coupée à partir du pont  écroulé depuis 2012 sur la Rivière Lueta à 28km de la cité de Luiza.

En effet le chef lieu se trouve à:

  • ± 90km à son extrême limite Nord avec les territoires de Kazumba et de Dibaya ;
  • ± 90km de limite avec le territoire de Kapanga de la Province de Lualaba au Sud ;
  • ± 100km de limite avec les Territoires de Luilu et de Kamiji de la province du Lomami à l’Est
  • ± 100km de la limite avec le territoire de Kamonya de la Province du Kasaï à l’Ouest et de la République Populaire d’Angola.

De ce qui précède rappelons que le seul trafic des marchandises agricoles est le transport par voie routière. Par cette voie routière les vélos, motos et quelques camions transportent des tonnes des produits agricoles telles que le manioc, le maïs, arachides, le haricot, les oignons et l’huile de palme produits à Luiza avec à l’arrivée des marchandises manufacturées telles que des sacs de farine de froment, huile végétale ainsi que les poissons fumés et salés.

La frontière avec la République d’Angola est un lieu d’échanges commerciaux des produits Angolais (carburant, friperie, motos, générateurs, produits agro-industriels et divers) et du Kasaï (caprins, bovins, manioc séché, boisson alcoolique artisanale, chanvre, haricots, pommes de terre, oignons) en monnaies (kwanza, dollars, Francs Congolais) et par contre l’inexistence des ponts sur certaines rivières pousse les passagers d’utiliser les pirogues pour la traversée engendrant la difficulté de trafic pour des engins lourds.

Comme signalé ci-dessus le pont de la rivière Lueta en allant vers Kalamba –  Mbuji a été écroulé dans l’eau depuis quatre ans par un camion d’Airtel et les passagers traversent au moyen des pirogues, d’où difficulté pour la traversée des engins lourds. De même vers Muenya – Mbulu, inexistence de pont sur la rivière Kabelekese ce qui pousse le passagers d’utiliser les pirogues. En outre un pont sur la rivière Kasaï est déjà achevé au niveau de Kalamba Mbuji sous financement du gouvernement central. En effet, ce grand projet exécuté par Grec7 de relier Kananga à l’Angola en partant de ce pont flottant jeté sur la rivière Kasaï permettra un désenclavement et une intensification des activités économiques dans la zone Ouest de ce territoire.

Certains ponts et bacs et leur état; sur la rivière Lulua  le bac Mukungu en bon état, le bac Mukuma en mauvais état, le bac Samakuta en mauvais état; sur la rivière Lueta le bac Mayimbu en mauvais état; sur la rivière Kasaï le bac Kamitumbi en bon état, pont Kalamba – Mbuyi en bon état construit récemment par Grec7; sur la rivière Bushimaie le pont Tshikumbu en bon état, le bac Tshibaka en bon état, la rivière Lusanza le pont Mukungu en bon état, le pont Moma en mauvais état, le pont Ntende en très bon état, le pont Sakaji Ka Majilu en mauvais état

Un certain nombre de ruisseaux disposent des ponts entre autres; ruisseau Lubudi  pont en bon état; ruisseau Tshingeji pont en mauvais état vers Matete, pont en mauvais état vers Mpolesha; ruisseau Luekeji pont en bon état, ruisseau Lufudi (Lubi) pont en bon état, ruisseau Wizela  pont en mauvais état vers Mukoko, ruisseau Kali  pont en bon état, ruisseau Loatshi  pont Madiamadia en bon état.

Le territoire n’est ni accessible pas voie maritime, fluviale et par rivière. A l’intérieur seul le passage par pont, bac, pirogue motorisée sur la rivière Lulua et non motorisée sur différentes rivières (Lulua avec un bac en métallique, Lueta pont coupé, Kabelekese en bon état) permettant le passage d’un rive à un autre et à l’extérieur avec le nouveau pont flottant construit non encore inauguré sur la Rivière Kasaï séparant la RD Congo avec l’Angola.

On dénombre un certain nombre d’aérodromes dans le territoire non fonctionnels par manque des agents, bâtiments et matériels et non entretien ; des sites pleins de brousses non défrichées.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Trois sociétés de télécommunication existent dans le territoire de Luiza entre autre Vodacom, Airtel et Orange; seul Vodacom couvre tous les secteurs. Les deux premières sont beaucoup plus utilisées par rapport à la dernière. Toutefois ces deux n’offrent pas à grande échelle le service M-Pesa et Airtel Money. La communication n’est pas très bonne à certains endroits avec de perte de signal répétitif. La connexion internet à travers ce réseau est très lente et ne passe que la nuit entre 00h et 5h du matin.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Autres :

  • Chaîne de colline d’Ikinyi à Musefu
  • Chaîne de colline de Kafunda
  • Colline de Kandembo à Lusanza

Il existe une aire protégée ou réserve de chasse dans le groupement des Ana Kanyoka et 1 seul domaine de chasse qui entoure cette réserve dans le secteur de Bushimaie dans lequel se trouve un nombre important de buffles moins en moins nombreux car ils sont tués par les braconniers habitants les villages voisins.

Ce territoire dispose d’un certain nombre de chutes d’eaux en autre,

  • la chute de Bumba dans le secteur de Lueta,
  • la chute de Nimbi à Bishikandundu sur la rivière Kasaï dans le secteur de Kabelekese,
  • la chute de Kabelekese à Kamitumba dans le même secteur de Kabelekese et
  • la chute de Kapumba à Mayimbu dans le secteur de Lueta.
Espèces phares de la faune
  1. Hippopotame
  2. Buffle
  3. Antilopes de marais
  4. Gazelle (Statungues)
  5. Potamochère (Ngulube)
  6. Pitons, boa,
  7. Crocodiles

Les Hippopotames et les crocodiles sont retrouvés dans les rivières de Bushimaie, Lulua, Lubi, Lueta, Kabelekese et Kasaï. Les buffles dans le secteur de Bambaie villages Nsaka, Tshibembu, Kayakaya et Tshifumpa ; le secteur de Bushimaie précisément à Mwanzayi et à Bana senga. La faune couvrant une superficie de 60000ha à travers l’étendue de la réserve intégrale de Shetshi et ses domaines de chasse ; sa création datant du 14 Octobre 1939.

Cette réserve jouait un rôle important à l’époque et constituait un patrimoine vis à vis de ce territoire. Ce fût un lien touristique où vivaient plusieurs espèces animales bien encadrées par les anciens conservateurs et gardes chasse à l’époque. Actuellement un certain nombre d’espèces fut exterminé.

Les chasseurs sont disséminés de part et d’autres en tirant sur les animaux vagabondant d’énormes distances pour dévaster les cultures vivrières de la population paysanne. D’autres animaux deviennent victimes tout en parcourant le long de certains champs défrichés par les cultivateurs du milieu et tombent dans les filets et pièges tendus le long des champs forestiers et de savane.

Espèces phares de la flore
  1. Hyrocos
  2. Acacias


Situation sécuritaire

Le territoire de Luiza est affronté par certains conflits de terre et de pouvoir coutumier ; la culture du chanvre à fumer et production artisanale de l’alcool (dont la consommation par la population augmente la criminalité). Les éléments de la Police Nationale Congolaise sont recrutés localement et les dossiers se traitent à l’allure tribale. La police connait la carence des matériels : matraque, bouclier, gaz lacrymogène, armes à feu.

Sécurité à la frontière : Kalamba Mbuji et Muenya Mbulu où sont construits deux locaux postes frontaliers sur la rivière Kasaï, limite naturelle longue de 110km du Territoire de Luiza avec la République d’Angola, constituent les lieux d’échanges commerciaux des produits d’Angola (carburant, friperie, motos, générateurs, produits agro-industriels et divers) et du Kasaï (caprins, bovins, manioc séché, boisson alcoolique artisanale, chanvre, haricots, pommes de terre, oignons) en monnaies (kwanza, dollars, Francs Congolais) en dépit du fait que la frontière n’est pas officiellement ouverte.

Les services congolais apparents (DGM, FARDC, PNC) et non apparents (ANR), de sécurité, d’hygiène et de douane y oeuvrent. Il arrive que ce soit par là que s’opère le refoulement des Congolais en séjour irrégulier en Angola.

Est-il que les affinités existent entre les tribus Mbala et Lualua qui habitent de part et d’autre de la rivière Kasaï si bine qu’en cas d’infraction commise par un Congolais à Luiza, le plus souvent il va se cacher en Angola par des traversées incontrôlées


Opportunités de développement

Le territoire de Luiza possède plusieurs richesses naturelles qui peuvent permettre son développement: étant à vacation agro – pastorale, ce territoire produit une quantité importante des produits alimentaires. La présence de minerai comme l’or est aussi signalée dans ce territoire. Les quantités produites passent inaperçue aux yeux de l’état étant donné que l’exploitation demeure dans l’informel. L’or pourrait être exploité formellement ; cela créerait de l’emploi et augmenterait les recettes de l’Etat.

Les routes

Le seul moyen qui sert à distribuer les vivres dans les grands centres Kananga ; Tshikapa, Mwene Ditu et l’Angola n’est autre que le vélo assurant le transport à 85% dans ce territoire. 

Le mouvement des camions est irrégulier, à cet effet les vélos transportent des tonnes et des tonnes des produits agricoles pour faire au moins 3 à 4 jours en route pour une distance de plus ou moins 90 à 100km. Pendant la période des grandes pluies, le transporteur peut même totaliser une semaine de voyage sur la même distance.

L’inaccessibilité des gros véhicules dans la plupart des coins du territoire compte tenu du mauvais état des routes ; certains ponts fonctionnels (pont Tshitango sur la rivière Bushimaie ; pont sur la rivière Luiza) incapables à supporter le poids d’un véhicule donc reste à entretenir. L’entretien du pont Samuanda sur la rivière Lueta à 28km de la cité de Luiza mettrait fin à la traversée assurée par des petites pirogues avec comme conséquences : la réduction des charges des produits agricoles (faible commercialisation) ainsi que l’enclavement total des certains secteurs. Un seul bac à Mukungu/26km de Luiza cité route MWENE DITU reste fonctionnel, les autres coulées et les câbles perdus ;

En effet, si les routes sont bien aménagées, elles favoriseront l’entrée et sortie des camions des provinces et territoires voisins dans les échanges commerciaux et diminuerait le coût de transport qui demeure très couteux.

Signalons enfin que le grand projet en cours d’exécution par Grec7 de relier Kananga à l’Angola en partant du pont flottant jeté sur la rivière Kasaï permettra un désenclavement et une intensification des activités économiques dans la zone Ouest de ce territoire.

L’eau

Les habitants s’approvisionnent dans des puits forés que quelques particuliers ont creusés dans leurs parcelles (on compte 22 puits dans la cité de Luiza) et cette eau est vendue. Un chiffre de 138 points d’eaux aménagés (sources aménagées) existe de part et d’autres approvisionnant  276 villages en eau potable obtenue par bousculade.

La REGIDESO existe au chef lieu du territoire et reste non opérationnelle depuis le mois de juin 2015 suite à une panne d’une pompe d’aspiration

Dans le temps la couverture en eau par la REGIDESO était faible et irrégulière (423 abonnés et 7 bornes fontaines publiques) et était caractérisée par manque des produits de traitement d’eau qui accentuait les maladies d’origines hybrides. De façon générale, disons que les sources d’eaux aménagées, les eaux des puits forés, les eaux de pluies, les eaux de rivières et des ruisseaux sont  les différentes sources d’approvisionnement en eau de la population du territoire de Luiza.

En effet,  l’entretien de la pompe, la disponibilité des produits de traitement d’eau, l’adduction des nouvelles sources et l’entretien des sources existantes diminueraient et freineraient l’aggravation des maladies d’origines hybrides.

Industrialisation

Certaines industries/usines existaient à l’époque coloniale déjà en faillite. Présence des traces des bâtiments; illustrons : Huilerie de Tulume, Sucrérie de Kamushilu, Cotonnerie de Tende et Kabwanga ont été pillées après la zaïrianisation. L’implantation des nouvelles plantations inciterait la ré-industrialisation  et permettrait la création d’emploi ainsi que la transformation de nos produits agricoles.

Electricité

Ce territoire disposait d’un petit ancien barrage à Tende à 35km de la cité de Luiza qui alimentait l’ancienne SOCOLU, présence des traces mais rien n’à récuperer. L’électrification du territoire par le gouvernement inciterait l’implantation d’industrie alimentaire (l’huilerie, les savonneries, les boulangeries), diminuerait le chômage et augmenterait les recettes de l’Etat.

Tourisme

L’activité touristique dans ce territoire reste de moindre importance,  présence d’une réserve naturelle et de quelques sites touristiques. La valorisation de ces sites conduirait à une intensification des activités touristiques et augmenterait les recettes de l’Etat. 

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