Territoire de Tshilenge

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï-Oriental
Superficie 2 021 km²
Taille estimée de la population 770 679 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire de Tshilenge)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Tshilenge est une entité administrative déconcentrée (EAD) et l’un de 5 territoires qui constituent la province du Kasaï oriental dans sa configuration actuelle. Situé à l’Est du Kasaï oriental, Il a été créé par ordonnance N° 078.018 du 18 Janvier 1978. Il partage ses limites frontalières  avec six autres territoires notamment, au Nord avec le territoire de Katanda, au Sud avec le territoire de Luilu, à l’Est avec le  territoire de Ngandajika et à l’Ouest avec les territoires de Miabi, Kamiji, Lupatapata et la ville de Mbujimayi.

Sur le plan administratif le territoire de Tshilenge est composé d’une seule chefferie (la chefferie de Bakwa Kalonji) qui comprend 29 groupements repartis en 232 villages dans l’ensemble et une seule commune rurale (la commune de Tshilenge) qui subdivisée en 8 quartiers ruraux.

Coordonnées géographiques

  • 23°25’ et 30°50’ de longitude Est ;
  • 6°9’47’’ de latitude Sud ;
  • 658 m d’altitude au niveau de Tshibombo et 834 m au niveau de Lukalaba

Climat

Le territoire de Tshilenge offre un climat tropical humide à deux saisons notamment une saison humide comprenant une grande saison des pluies à 5 mois et une petite saison des pluies à 4 mois et aussi une saison sèche comprenant une grande saison sèche à deux mois et demi et une petite saison sèche à moins d’un mois.

Hydrographie

Le réseau hydrographique de Tshilenge est constitué par 3 rivières à savoir : la rivière Lubilanji (appelée localement Tshilemba), la rivière Kalelu et la rivière Mbujimayi. Ces trois rivières reçoivent les eaux des ruisseaux notamment le ruisseau Tshikalenga qui se déverse dans la rivière Tshilemba, le ruisseau Muya qui se déverse dans la rivière Kalelu et le ruisseau Monzo qui se déverse dans la rivière Mbujimayi. La rivière Tshilemba forme les limites entre le territoire de Tshilenge et celui de Katanda tandis que la rivière Kalelu forme les limites entre le territoire de Tshilenge et ceux de Ngandajika et de Luilu, et enfin la rivière Mbujimayi marque les limites entre le territoire de Tshilenge ceux de Miabi, Kamiji, Lupatapata et la ville de Mbujimayi.

Végétation

La végétation de Tshilenge est constituée de la savane herbeuse localisée beaucoup plus dans les secteurs de Kalelu, Kalonji-sud et Lukalaba tandis que le relief est composé essentiellement des plateaux.

Sol

Le territoire de Tshilenge présente un sol sablo-argileux au Nord et au centre, tandis qu’au Sud et à l’Est y compris le long des rivières on trouve un sol argileux et sablonneux.

Particularités et richesses du territoire

Du point de vue physique, le territoire de Tshilenge partage ses limites frontalières avec tous les autres territoires du Kasaï oriental en dehors du territoire de Kabeya-kamuanga. Cette position géocentrique lui offre un avantage économique en terme d’échanges commerciaux dans la mesure où il entouré de 3 territoires de la province du Kasaï oriental (Katanda, Lupatapata et Miabi) et 3 territoires de la province de Lomami (Kamiji, Luilu et Ngandajika) et la ville de Mbujimayi.

La première richesse du territoire de Tshilenge réside dans son sol fertile favorable à l’agriculture, et en suite son sous sol est riche en diamant et autres minerais. Cependant des milieux d’espaces restent non cultivés en dehors de certains privés qui possèdent des concessions agricoles dans les groupements de bena Kalubi, bakwa Kashila, à Kalenda Kashila, à Kasansa et à Tshinanu. Quant au diamant, il est exploité de manière artisanale par les autochtones, alors qu’il y a 3 ans passés une firme étrangère du nom de DEBEERS a exploité du diamant à Kabimba dans le groupement de Luabeya avant sa fermeture.

Données culturelles

Le territoire de Tshilenge est habité par les « Bakwa Kalonji », un peuple luba très attaché à la tradition ancestrale et renommé pour son avidité du pouvoir. Ici tout comme chez tout peuple luba le respect des us et coutumes et de rigueur, le non respect des prescrits et lois des aïeux engendre l’infraction appelée en tshiluba « Tshibawu » qui entraîne la mort du coupable dans bien des cas et dans d’autres le commettant est sujet à caution soit d’une poule ou d’une chèvre selon la gravité du fait commis.

Langues parlées dans ce territoire
  • Tshiluba (95%)
  • Songe (1%)
  • Lingala (1%)
  • Tetela (1%)
  • Swahili (1%)

La population du territoire de Tshilenge est une population homogène essentiellement composée par une seule tribu et un seul peuple : les luba. De ce fait, le tshiluba reste la langue la plus parlée sur l’ensemble du territoire de Tshilenge. Les autres langues comme le songe, le lingala, le tetela et le swahili sont entendues trop rarement à Tshilenge, le songe par exemple est parlé du fait que le territoire de Tshilenge communique avec la ville de Kabinda dans la Lomami à partir de la nationale n°2 qui relie les deux contrées. Le lingala quant à lui est l’influence de la police nationale et l’armée qui l’utilisent.

Principales activités
  1. Agriculture (60%)
  2. Petit commer (15%)
  3. Elevage de petit et gros bétail (12%)
  4. Exploitation artisanale du diamant (8%)
  5. Pêche traditionnelle (5%)

L’agriculture est l’activité principale des habitants de Tshilenge. Elle se pratique dans tous les groupements mais beaucoup plus dans le secteur de Kalelu et le secteur de Tshipuka où l’on trouve des vastes étendus des champs. Les produits agricoles sont en général consommés sur place mais aussi acheminés sur les marchés Mbujimayi pour les cas de maïs, manioc, niébé, etc.

Outre l’agriculture l’élevage est aussi pratiqué par la majorité des ménages, elle est plus dominée par le petit bétail et la volaille. Bien qu’à Tshilenge on trouve deux lacs poissonneux (lac Lomba et lac Ndinga) la pêche pratiquée est traditionnelle et ne satisfait pas même au besoin local du fait d’absence d’entretien et de réglementation de la pêche.

Une partie des habitants s’adonne aussi à l’exploitation artisanale du diamant dans quelques localités et villages notamment à Luamuela, à bena Bilonda, à bena Kabimba, à bena Mbuyamba, à bena Tshisuaka, à Kansapuila, à Bumbu, à Kamuala, et dans le groupement de Bajilanga.

Le petit commerce est exercé dans tout le territoire et est dominé par quelques produits de première nécessité (savon, sucre, sel, lait en poudre, boîtes de conserve, etc.). On retrouve aussi les vendeurs ambulants qui offrent quelques produits de champ notamment les bananes, les arachides non décortiqués, les oranges, etc. et certains produits d’origine animale.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 920 FC Acheteur : 1$ = 930 FC
Nombre d’opérateurs économiques 525

Principaux opérateurs économiques
  1. Bialex Hôtel, opérant dans l’hôtellerie et le transfert des fonds, et appartenant à Monsieur Alexandre BIAYA MUTOKA
  2.  Maison PUF, opérant dans le transport, l’hôtellerie et le commerce général, et appartenant à monsieur KALOMBO WA MPUNGA
  3.  Maison MUBEMA, opérant dans la vente des produits alimentaires et appartenant à monsieur TSHIMANGA MUTOMBO
  4.  Maison CEKABO, opérant dans le transport, location des dépôts, commerce général et appartenant à monsieur Célestin KABONGO KASHIKIJA
  5.  Etablissement TSHIANYI BIAYA, opérant dans la transformation de maïs et manioc en farine, transport et quincaillerie et appartenant à monsieur TSHIANYI BIAYA

Les principaux opérateurs économiques du territoire de Tshilenge ci-dessus exercent tous, soit les activités commerciales, c’est-à-dire l’achat et la vente des biens en l’état, ou soit encore la production des services. Il n’y a aucun operateur qui est dans la production des biens, ce qui laisse entendre que dans le territoire de Tshilenge il n’y a pas d’industrie, même pas une petite industrie. Seule la production de l’huile de palme, de l’alcool indigène et de pains est pratiquée de façon traditionnelle par quelques paysans juste pour la consommation locale. Outre ces principaux entrepreneurs on compte aussi à travers le territoire selon le service de l’IPMEA (au terme du recensement de l’année 2015), 525 commerçants  dont 386 dans la vente ambulante et 139 dans l’artisanat. Ces PMEA sont constituées en générale de : boutiques d’alimentations, petites pharmacies, cabines publiques, moulins, centres de santé privés, tradi-praticiens, petits restaurants (Malewa), ciné vidéo, salons de coiffure, menuisiers, Petites boulangeries, photographes, petits garages pour motos, vendeurs de carburant le long des routes principales et dessinateurs.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce général
  2. Petit commerce (y compris vente ambulante)
  3. Transport routier
  4. Transformation de maïs et manioc en farine
  5. Transfert des fonds
  6. Santé publique (centres de santé privés)
  7. Hôtellerie
Principales activités des PME/PMI
  1. Vente des produits alimentaires, agricoles et pharmaceutiques
  2. Vente des crédits prépayés
  3. Production traditionnelle de l’huile de palme
  4. Production de l’alcool indigène
  5. Fabrication traditionnelle des pains
  6. Fabrication des meubles
  7. Restauration traditionnelle (Malewa)
  8. Entretien et dépannage des motos

Le concept de PME/PMI souffre de son applicabilité dans l’environnement économique du territoire de Tshilenge du fait que le territoire n’a aucune industrie et moins encore des moyennes entreprises. A la place ce sont des très petites et petites entreprises qu’on retrouve dans cette partie du Kasaï oriental. La majorité de ces petites entreprises sont dans la vente en l’état des produits alimentaires, des produits agricoles et des produits pharmaceutiques. Les cabines téléphoniques sont les plus visibles le long des routes nationales traversant le territoire et dans des centres commerciaux comme Tshilenge, Lukalaba, Luamuela, Bena Bilonda, Nkuadi, etc. Il n’y a pas la production à grande échelle, celle de l’huile de palme est traditionnelle et ne répond qu’à la demande locale. On aperçoit également le long des grandes routes quelques petits garages à coté desquels se trouvent souvent un vendeur de carburant (essence généralement). Ces garages s’occupent uniquement de l’entretien et du dépannage des motos devenues le moyen de transport le plus utilisé pour le déplacement à l’intérieur du territoire. Quelques restaurants de type traditionnel (Malewa) appartenant tous à des femmes sont aussi érigés le long de grandes routes, la bouffe avec différents condiments locaux et les haricots, constituent les deux recettes qu’on retrouve dans ces Malewa. Quant aux Guest houses dont certains se considèrent comme des hôtels, ils n’offrent pas les conditions minimum d’hébergement de façon générale en dehors de quelques uns à Tshilenge et à Lukalaba.

Grandes entreprises locales

Le territoire de Tshilenge ne compte aucune grande entreprise

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Maïs
  3. Niébé
  4. Arachides
  5. Patates douces
  6. Voandzou

L’aliment de base des habitants de Tshilenge c’est le foufou (appelé en tshiluba « Nshima ») dans lequel interviennent les farines de maïs et de manioc. D’où, ces deux cultures restent les cultures de base cultivées dans tout le territoire de Tshilenge, ils sont cultivés sur toute l’étendue du territoire mais principalement dans le secteur de Kalelu pour les maïs et le secteur de Tshipuka-Lukalaba pour le manioc. La production du Niébé est fortement en baisse à cause des insectes qui l’attaque. Les patates douces ainsi que le voandzou sont produits principalement dans le secteur de Tshipuka-Lukalaba vers le nord du territoire

Une grande partie de toute cette production est acheminée à 30 Km dans la ville de Mbujimayi qui est le plus grand centre de consommation de la province du Kasaï oriental.

Principaux produits non agricoles
  1. Poissons salés
  2. Alcool indigène
  3. Fretins

Les poissons salés et les fretins sont beaucoup consommés avec le foufou comme condiments. Le tapioca inonde tous les marchés de Tshilenge et est consommé parfois comme déjeuner tandis que l’alcool indigène appelé localement « super » joue le rôle de la bière dont le prix (2500FC) n’est pas accessible à la population locale dont le pouvoir d’achat est très faible.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Piles
  3. Bougie
  4. Pétrole
  5. Solaire
  6. Electricité

 Le bois reste la principale source d’énergie utilisé dans la totalité des ménages du territoire de Tshilenge. Il est très utilisé pour la cuisine (bois de chauffe ou braise). A la tombée de la nuit, une très grande partie des ménages utilisent les bougies et les lampes torches à piles pour éclairer leurs maisons. L’usage des lampes à pétrole est presque totalement abandonné depuis l’arrivée des lampes torches à pile sur le marché. D’autres même continuent à utiliser les lampions traditionnels à huile rouge. Les panneaux solaires sont plus utilisés par les détenteurs des cabines téléphoniques pour la charge des téléphones et par quelques ménages qui s’en servent pour charger leurs batteries. On trouve aussi des panneaux solaires à utilité publique à l’HGR de Tshilenge et de Kasansa, au district de la PNC, à la paroisse saint Marc, et à la congrégation des sœurs. L’énergie électrique est quasi inexistante à Tshilenge, en dehors des HGR et de la congrégation des sœurs qui disposent des groupes électrogènes de 7.5 KVA chacun, quelques privés disposent des groupes électrogènes de 1.5 KVA à intérêt commercial dans des centres commerciaux du territoire comme à Tshilenge ; à Lukalaba ; à Luamuela ; à Nkuadi et à Kabimba. A part ceux-ci on trouve dans la commune rurale de Tshilenge un groupe électrogène de 10 KVA à usage domestique appartenant à un privé.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 39

Le territoire de Tshilenge compte 2 zones de santé rurales : la zone de santé de Tshilenge et la zone de santé de Kasansa ; 2 Hôpitaux Généraux de Référence et 39 centres de santé dans l’ensemble.

La zone de santé de Tshilenge est située au centre de la commune rurale de Tshilenge, elle dispose d’un HGR (HGR de Tshilenge) et de 21 centres de santé dont 2 sont privés. Elle compte 6 médecins (tous généralistes) et 116 infirmiers. La zone de santé de Kasansa est située à Lukalaba à plus ou moins 50 Km de Tshilenge centre, elle dispose d’un HGR (HGR de Kasansa) et de 18 centres de santé dont 5 sont privés. Elle compte 8 médecins (tous généralistes)

L’HGR de Tshilenge est situé dans la commune rurale de Tshilenge, il a une capacité d’accueil réelle de 100 lits et offre 4 services de base (Pédiatrie, chirurgie, médecine interne et gynécologie obstétrique). Les services de réanimation et orthopédie n’y sont pas. L’HGR de Kasansa est situé à Lukalaba, il a une capacité d’accueil réelle de 70 lits et offre les mêmes services que l’HGR de Tshilenge. Certains services manquent notamment les soins intensifs, la réanimation, l’imagerie (radiologie). Il est à noter que la capacité d’accueil de l’HGR de Kasansa est devenue insuffisante et nécessite d’autres lits supplémentaires et par conséquents d’autres bâtiments.

Les infrastructures de ces deux HGR sont en bon état et pour les centres de santé certains sont en bon état et d’autres (en chaume) totalement délabrés et nécessitent carrément d’être réhabilités ou reconstruits. Tous ces centres fonctionnent en moyenne avec 3 infirmiers et pas de médecins.

Les cas graves sont transférés dans le deux HGR et pour les cas dont les services manquent, ils sont transférés soit à l’HGR de Bonzola ou l’HGR de Dipumba à Mbujimayi. Les médicaments traceurs sont disponibles dans les HGR et dans les centres de santé grâce au CDR (Centre de Distribution Régional) tandis que les médicaments de spécialité sont rares et pour en avoir il faut se déplacer vers Mbujimayi.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme (50%)
  • Fièvre typhoïde (25%)
  • Malnutrition (12%)
  • IRA (Infections Respiratoires Aigues (8%)
  • Diarrhée (5%)

La moitié de la population de Tshilenge fait face au paludisme qui occupe la première position en termes de morbidité tout comme en termes de mortalité. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée de vie récemment distribués ne sont pas dans bien de cas utilisés comme il se doit. Bon nombre des manages en utilise comme draps, d’autres comme rideaux, certains s’en servent comme enclos des poussins alors que d’autres les ont carrément entassé dans leurs maisons sans en utiliser. Toutefois les médicaments soignants toutes ces maladies sont disponibles dans les Pharmacies, centres de santé et hôpitaux du territoire. Avec 100 FC on peut se procurer une plaquette de paracétamol tandis que à 500 FC on a une plaquette de la quinine comprimée 500 mg.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 151
Ecoles secondaires 70

le territoire de Tshilenge compte 2 sous-divisions éducationnelles, notamment la sous-division éducationnelle Tshilenge 1 située dans la commune rurale de Tshilenge et la sous-division éducationnelle Tshilenge 2 située à Lukalaba à plus ou moins 50 Km2 du chef lieu du territoire. Dans l’ensemble le territoire de Tshilenge compte 221 écoles dont 151 primaires et 70 secondaires.

Les infrastructures scolaires dans le territoire de Tshilenge de façon générale sont dans un état de délabrement remarquable, plusieurs sont construites en chaumes voir même en rameaux. La plupart de ces bâtiments abritent généralement deux écoles dont l’une fonctionne dans les avant midi et l’autres dans les après midi. Dans certaines écoles, on trouve les élèves suivant le cours en étant assis sur le sol ou sur des tabourets ramenés de la maison ou soit encore sur les épaves de batterie ou les bidons utilisant leurs genoux comme écritoire.

Toutefois certaines écoles présentent des infrastructures en bon état et offre des bonnes conditions d’études, c’est le cas notamment de l’EP KABIKONYI (construit en 2014 dans le cadre du programme 1000 écoles du gouvernement central) ; EP KALONJI A KINYA, ITI KASENSE. Une autre nouvelle école est en construction au niveau de Tshibumba à Tshilenge centre.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 1

Le territoire de Tshilenge compte une université, un institut supérieur et un auditoire délocalisé d’un institut supérieur. L’EFOBANC universitaire se trouve dans la commune rurale de Tshilenge. C’est un établissement privé créé par l’arrêté ministériel N°393/93 et existant depuis 2013.

L’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques ISEA/MUKONGO en sigle se trouve à Lukalaba à 50 Km du chef lieu du territoire. Il s’agit d’un établissement public et le plus ancien dans le territoire de Tshilenge car existant depuis 1993. C’est l’unique établissement du territoire possédant des installations acceptables. Il compte deux bâtiments en matériaux durables dont l’un est construit tout récemment sur financement de la BAD.

L’Institut Supérieur de Gestion et Techniques en sigle ISGT/TSHILENGE n’est qu’un auditoire délocalisé et non une extension autonome au regard de la réalité sur place. Ce dernier se trouve également dans la commune rurale de Tshilenge et ne possède aucun personnel scientifique en propre en dehors de 2 administratifs qui sont sur place. Tous les enseignants qui y donnent cours sont envoyés par l’IGST/MBUJIMAYI lequel était frappé par le récent arrêté ministériel portant la fermeture des établissements universitaire non viables, et qui a bénéficié d’un délai de fonctionnement de deux ans durant lesquels il devrait tout mettre en ordre afin de devenir un établissement viable.  


ONG et projets

Nombre d’ONG 30
Principales activités
  1. Agriculture
  2. Développement
  3. Santé
  4. Droit de l’homme
  5. Droit de l’enfant

La majorité des ONG dans le territoire de Tshilenge œuvrent dans le domaine de l’agriculture dans lequel elles s’occupent de l’encadrement des agriculteurs on peut citer par exemple CRODACO, COOPEMEKO, UADAT, ADEPEKA, etc. aucune présence d’une ONG internationale n’est signalée dans le territoire de Tshilenge. Une seule ONG œuvre dans le domaine des droits humains, il s’agit d’ACAT. Et dans le domaine de droits de l’enfant on retrouve le CDE. Outre ces ONG on dénombre aussi plusieurs organisations paysannes et plusieurs autres associations.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRODAKOR (Programme de Développement Agricole du Kasaï Oriental)
  2. PRODEKOR (Projet de Développement du Kasaï oriental)
  3. Projet de réhabilitation de la route nationale N°2 tronçon Kabwe-Kabinda long de 135 Km
  4. Programme village assaini
  5. Projet de Financement en Matériels Sanitaires
  6. PRRIS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires)

Le PRODAKOR qui est l’initiative du gouvernement provincial du Kasaï oriental bénéficie d’un appui technique et financier de la Coopération Technique Belge CTB en sigle. Il est en cours et a contribué à l’implantation d’une filière agricole pour la culture pérenne (palmier à huile) actuellement à l’étape de la pépinière, et la culture vivrière (légumineuses) à Kalelu et à Tshipuka

Le projet de réhabilitation de la nationale n° 2 tronçon Kabwe-Kabinda est en cours d’exécution, il a été lancé au mois de juillet 2015 pour une durée de 15 mois et pour une distance de 135Km. Cette route traverse le territoire de Tshilenge sur une distance de 30 Km et à ce jour plus de 90 Km en terre battue sont déjà réhabilités dans l’ensemble et les travaux se déroulent actuellement au niveau du territoire voisin de Katanda. Le financement des travaux est du gouvernement central et sont exécutés par AMECO (Action Missionnaire Evangélique du Congo) sous le control du BTC et la surveillance est assurée par l’Office des Routes.

Le projet de Financement en matériels sanitaires qui est financé par le gouvernement central a contribué et continue à contribuer à l’octroi des équipements sanitaires aux HGR du territoire.

Le programme village assaini est toujours en cours est a contribué à l’assainissement environnemental des plusieurs villages sur l’ensemble du territoire.

Quant au PRRIS il n’a pas encor démarré à Tshilenge néanmoins l’équipe chargée de son exécution est déjà sur place en vue d’entamer l’étude de faisabilité.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet de construction et équipement des infrastructures sanitaires
  2. Projet de revitalisation
  3. Projet de construction de toilettes scolaires

Le projet de construction et équipement des infrastructures sanitaires est financé par l’union européenne via le PAPNDS qui finance la construction de deux nouveaux bâtiments à l’hôpital général de référence de Tshilenge dont le lancement officiel des travaux a eu lieu le 08 Mai 2014.

Le projet de revitalisation contribue dans la fourniture des vaccins, la formation et l’appui à la nutrition. Il est financé par l’Unicef.

Le projet de construction de toilettes scolaires a contribué à la construction des toilettes dans certaines écoles du territoire.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Tshilenge se fait principalement par voie routière. Pour atteindre le territoire de Tshilenge en venant de Mbujimayi on passe par le territoire de Katanda par la nationale N°1 jusqu’au croisement de la nationale n°1 avec la nationale n°2 au niveau du village de Kabwe. De la, on empreinte la nationale n°2 qui va de Kabwe jusqu’à Tshilenge centre et se prolongeant jusqu’à Kabinda (chef lieu de la nouvelle province de Lomami). On peut aussi accéder à Tshilenge par bief navigables cependant, il s’agit là d’un trafic local utilisant uniquement les pirogues traditionnelles. Seuls quelques habitants des villages des territoires environnants le territoire de Tshilenge utilisent cette voie notamment les bakwa Kanda dans le territoire de Katanda prennent la pirogue sur la rivière Kalelu et traversent vers le territoire de Tshilenge pour faire écouler leurs marchandises. De même les habitants du territoire de Kamiji et Lupatapata traversent la rivière Lubilanji vers le territoire de Tshilenge.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

De tous ces réseaux de télécommunication, c’est le réseau Orange qui est le plus utilisé par la quasi-totalité des habitants du territoire de Tshilenge et qui offre une bonne qualité d’appels et de connexion internet. Le réseau Vodacom est souvent caractérisé par des perturbations et de fois on peut aller jusqu’à 5 jours d’absence du signal du réseau dans, et cette situation a pour conséquence la rareté sinon l’absence totale des cartes prépayées ou crédits (flash) vodacom auprès des opérateurs des cabines publiques de Tshilenge, le réseau Airtel offre une qualité de connexion moyennement bonne et ses crédits sont plus ou moins disponibles. Aucun de ces réseaux n’offre le service de transfert d’argent et en cas de perte de la Sim, il faut descendre à Mbujimayi à 30 Km pour faire la Sim blanche. Les réseaux Africel n’est pas implanté au Kasaï oriental et Tigo non plus.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Sur le plan touristique le Territoire de Tshilenge est presque non classé, on n’y trouve pas des sites réservés au tourisme en dehors de chute d’eau qu’on retrouve vers le nord entre ses limites avec le territoire de Katanda. Néanmoins on trouve à Kalenda dans le secteur de Kalelu (15 à 17 km de la commune rurale de Tshilenge) deux lacs poissonneux, qui sont le lieu potentiellement touristique  très souvent visités dans le passé  par les expatriés en mission et d’autres passagers mais. Actuellement leur état n’attire plus personne en dehors des habitants des villages environnants qui y vont pour pêcher.

Outre ces deux lacs poissonneux, on y trouve également à bena Ndala, à bena  Kabula et à Tshienda, respectivement à 8 ; 9 et 17 Km de Tshilenge centre, des grottes à très grande capacités d’accueil allant de 300 à 5000 personnes. Ces temples naturels furent utilisés par les autochtones dans les temps très anciens pendant les périodes de guerres ou de conflits, comme lieu d’abri. Actuellement ils sont les demeures des bêtes féroces pour la plupart.

Espèces phares de la faune
  1. Hippopotames
  2. Crocodiles
  3. Renards
Espèces phares de la flore
  1. Acajou
  2. Acacia
  3. Stabilis
  4. Neem


Situation sécuritaire

Le territoire de Tshilenge jouit d’un avantage géo-sécuritaire du fait de son positionnement géographique (situé au centre de la RDC) qui ne partage pas ses frontières avec un pays étranger. Sur ce, un calme règne sur toute l’étendue du territoire. Toutefois quelques cas de banditisme sont signalés ça et là. C’est notamment le « phénomène suicidaires » (bandits à mains armées opérant jadis dans le polygone de la MIBA et très réputés pour leur mode de tuerie sans excuse). Ces hors-la-loi se livrent à des voles nocturnes dans certains coins du territoire. Parmi eux on cite quelques uns ayant une grande renommé tous résidant à Bena Kabimba à 20 Km de Tshilenge centre et qui vivent librement sans être inquiété par les qui que ça soit.

On signale également le phénomène « coupeurs de routes » entretenu par certains hommes en uniformes, qui rançonnent la population à Kalelu à 15 Km de Tshilenge centre, et plus particulièrement les pédaleurs qui ravitaillent le territoire en produits de première nécessité.

Quelques cas des conflits de terre et conflits coutumiers sont aussi observés dans certains coins du territoire et l’autorité locale en fait le suivi afin d’instaurer


Opportunités de développement

Le territoire de Tshilenge présente plusieurs potentialités dans divers domaines à même de booster son développement notamment :

  1. Dans le domaine de l’agriculture

Le territoire de Tshilenge dispose des vastes étendues des terres arables favorables à une agriculture industrielle. On compte 3 bassins agricoles dans le territoire notamment à Kalelu, à Tshipuka-Lukalaba et à Kalonji-sud. Cependant Plusieurs espaces restent non exploités et la population pratique généralement la culture vivrière d’autoconsommation sur les mêmes espaces des terres dont la surexploitation a conduit à l’appauvrissement du sol qui nécessite l’introduction des plantes fertilisantes. La culture pérenne reste de moins à moins pratiquée en dehors du PRODAKOR (Programme de Développement Agricole de Kasaï Oriental) appuyé techniquement et financièrement par l’agence Belge de développement CTB qui pratique la culture pérenne (palmier à huile) et aussi la culture vivrière (maïs et légumineuses) dans le bassin de Kalelu. Sur base de ce potentiel agricole, si des investissements peuvent être canalisés dans ce domaine et précisément dans les 3 bassins agricoles ci-haut cités, le territoire de Tshilenge deviendrait un grand grenier de la province du Kasaï oriental et même ravitailler d’autres provinces comme la Lomami et le haut Katanga via la nationale N°2, car avec la matérialisation du découpage, la ville de Mbujimayi, chef lieu de la province du Kasaï oriental qui était ravitaillé en produit vivriers venant des territoires de Kamiji et Ngandajika, désormais appartenant à la nouvelle province de Lomami, risquerait de souffrir de carence de produits vivriers, d’où l’intérêt de valoriser le potentiel agricole du territoire de Tshilenge.

  1. Dans le domaine de la pêche

Le territoire de Tshilenge possède deux lacs poissonneux notamment le lac Lomba et le lac Ndinga tous situés à Kalenda à plus ou moins 15 à 17 Km de Tshilenge centre au Nord Est du territoire. Ces lacs ne sont pas entretenus à ce jour alors que dans le temps l’homme blanc s’y rendait de temps en temps. La pêche dans ces deux lacs n’est pas industrielle et n’est pas réglementée non plus. Seule la population environnante et quelques pêcheurs autonomes ou en association en exploitent au moyen de techniques traditionnelles généralement pour l’autoconsommation et parfois pour la vente locale elle-même insuffisante aux besoins locaux de la population.

Si la pêché sur ces deux lacs peut être réglementée avec des mesures d’accompagnement favorisant l’attrait d’investisseurs, cela favoriserait la pêche industrielle sur ces lacs et plusieurs autres activités génératrice de revenu autour de ces lacs pouvant contribuer à réduire le chômage et permettre à ce que les poissons soient consommées localement et le même vendu sur d’autres marchés en dehors du territoire comme à Mbujimayi où l’on n’importe les poissons appelées « Bitoyo » de Lubumbashi.

  1. Dans le domaine de la grande industrie

Comme nous l’avons mentionné ci-haut, le territoire de Tshilenge n’a aucune grande entreprise, néanmoins il a d’énormes potentiels qui peuvent permettre la création des grandes industries. Le territoire de Tshilenge regorge :

1°. Du diamant : à Luamuela, à bena Bilonda, à bena Kabimba, à bena Mbuyamba, à bena Tshisuaka, à bena Musoko, à Kansapuila, à Bumbu, à Kamuala, à Bajilanga.

Des études de prospection sont à même de révéler encore plusieurs autres contrées du territoire dont le sous sol renferme.

2°. Les gisements de ciment (marne) : située au niveau de la rivière Kalelu dans le groupement de Bakodile précisément dans le village de bena Biaya et bena Matamba et non encore exploité jusque là, cette roche peut être exploitée selon des études de prospection pendant plus ou moins un siècle. Deux autres territoires se partagent cette roche avec le territoire de Tshilenge, il s’agit du territoire de Katanda et de Ngandajika.

3°. Les calcaires : retrouvables à Luamuela, à bena Tshimpuma, à Kasansa, à bena Bilonda et à bakwa Kashila, ces pierres constituent la principale matière dans la fabrication de la chaux. A présent les paysans en utilisent pour la fabrication de la chaux pour la décoration de leurs maisons en recourant aux techniques traditionnelles, c’est-à-dire en trempant dans l’eau la matière obtenue après calcination de ces calcaires.

  1. Dans le domaine de l’habitat : le territoire de Tshilenge possède un terrain très bien aplani de plus ou moins 50 km2 appelé « site Tshipuka ». Sur ce site situé au Nord-est du territoire on peut y ériger des maisons de type moderne et créer même une cité moderne à l’instar de Kin-Oasis à Kinshasa. Un projet dans ce sens était déjà lancé et la construction de premières maisons type moderne était déjà entamée au niveau de bena Bilonda dans le groupement de bena Tshilobo le long de la nationale N° 1 à 15 Km de Tshilenge centre. Cependant on ignore la raison pour laquelle ce projet de construction a été abandonné au milieu il y a deux ans et demi laissant une dizaine des maisons déjà construites en phase de poser les toitures et dont certaines étaient déjà même tôlées. A ce jour la population dans sa misère s’est livrée au vol des tôles de ces maisons lesquelles sont envahi par une brousse de plus d’un mètre de hauteur. Tout récemment ce sont des chinois de la firme LEGREC venus pour la réfection de la nationale N°1 actuellement en état de délabrement très avancé, qui sont entrain de réhabiliter quelques maisons pour y établir leur quartier général.
  2. Dans le domaine des routes

Le territoire de Tshilenge est travers2é par la nationale N°1 à distance d’au moins 60 Km et par la nationale N°2 à distance de 18 km. Ces deux routes désenclavent le territoire. Cependant la nationale N°1 est dans un état de délabrement très avancé sur plusieurs endroits. Quant la nationale N°2, elle est en terre battue et est en pleine réhabilitation pour le tronçon Kabwe-Kabinda long de 135 Km, les travaux sont en cours d’exécution par l’asbl AMECO sous financement du gouvernement central de la RDC. A ce jour plus 55% du travail sont déjà effectué et les travaux sont à présent au niveau du territoire de Katanda. Cette route présente un avantage en termes d’échanges commerciaux dans la mesure où elle relie le territoire de Tshilenge aux pays voisins de la RDC notamment le Rwanda et le Burundi passant par les provinces de Lomami (Kabinda), Tanganyika et sud Kivu. Dans son état de réfection actuelle, certains camions transportant des marchandises en provenance de la province de la Tanganyika vers Mbujimayi amorcent déjà cette route. D’où la nécessité de l’asphalter.

  1. Dans le domaine de l’énergie électrique

Dans le territoire de Tshilenge l’énergie électrique est une denrée rare, cependant une étude a révélé que la rivière Mulenga dans le secteur de Kampatshi pouvait être canalisé artificiellement pour créer une chute d’eau afin de produire de l’énergie électrique. Un projet était déjà initié dans ce sens et les travaux préliminaires amorcés sur l’initiative d’un natif du territoire mais ce projet a put s’arrêter à son début pour des raisons non spécifiées. Du fait que le territoire de Tshilenge partage ses limites frontalières avec le territoire de Ngandajika dans la Lomami, cette position lui offre également l’avantage de bénéficier de l’électricité au cas où le projet de micro barrage hydro électrique de Kafumbu pourrait être relancé à Ngandajika.Haut du formulaire

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