Territoire de Tshela

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kongo-Central
Superficie 3 099 km²
Taille estimée de la population 430 114 hab.

(source: Rapport Annuel 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Tshela est une entité territoriale déconcentrée de la province du Kongo Central (anciennement Bas-Congo). Il a été créé conformément à l’ordonnance n°21430 du 23 octobre 1937 modifiée par celle n°21384 du 10 Décembre 1953. Il est borné au nord par la république du Congo et l’enclave de Cabinda (Angola) dont le fleuve Tshiloango constitue la frontière naturelle ; au sud par le territoire de Lukula, à l’est par le territoire de Seke-Banza et à l’ouest par l’enclave de Cabinda.

Ce territoire est subdivisé en quatre (4) postes d’encadrement administratif : une cité (Tshela) abritant le siège de l’administration, 8 secteurs, 76 groupements et 1226 villages. 

Coordonnées géographiques 

  • Latitude : 4°58’ à 6°30’.
  • Longitude : 12° 56’ et 15° 49’
  • Altitude : 200 à 400 mètres.

Climat 

Le territoire connait sur toute son étendue, un climat tropical de type soudanien dont, la saison sèche bien marquée s’étend sur un peu plus de 5 mois (du 15 Mai au 15 Octobre) alors que la saison pluvieuse s’étale sur la période allant du 15 Octobre au 15 Mai. De plus, la longue saison des pluies est souvent interrompue par une petite saison sèche au mois de février.

Les précipitations sont de courte période et sont concentrées sur une dizaine de jours par mois et totalisent pour la saison des pluies, une hauteur mensuelle moyenne variant entre 110 et 130 mm

La température moyenne annuelle, assez uniforme, oscille autour de 20° en saison sèche et de 25° en saison pluvieuse.

Hydrographie 

Plusieurs cours d’eaux serpentent l’entité dont les plus importants sont : Lubuzi, Ngomamba, Mbavu, Lombe, Lubolo, Lubimvu, Lupandji, Lubunga, Lumbu. Le fleuve Tshiloango sépare le territoire de la république sœur du Congo-Brazza par le secteur de Maduda et de l’enclave de Cabinda (Angola) par les secteurs de Nganda-Tsundi, Lubolo et Nzobe-Luzi ; tous les 4 secteurs se situant au nord du territoire.

Végétation

La végétation du territoire de Tshela est constituée principalement d’un seul type de formation naturelle à savoir : la forêt. L’étendue du territoire est recouverte par la forêt dense du Mayombe.  

Sols

Les sols dominants du territoire sont de type argilo-sablonneux. Ces terres appartiennent au groupe ferra sols sur roche basique et, la fertilité y est moyenne à bonne à l’exception de la partie Ouest (sablonneuse).

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

Le territoire de Tshela est de par sa taille, le plus petit de la province du Kongo-central et, sa position géographique lui confère une ouverture sur la république d’Angola et la république sœur du Congo-Brazza. 

Richesses du territoire

Le territoire doit sa richesse à son sol très favorable aux cultures pérennes à l’instar de l’hévéa, le palmier à huile, le cacao et le café. 

Le territoire regorge des ressources naturelles jamais exploitées jusqu’alors. Il s’agit de l’Or, le diamant, le phosphate, la bauxite, le pétrole, etc.

La grande forêt de Mayombe est une immense richesse autant pour nombre de produits ligneux et non-ligneux qu’elle fournit que pour l’importante reserve de carbonne qu’elle représente dont, une gestion durable est indispensable à l’ère actuelle où la planète fait face aux enjeux climatiques énormes.

 

Données culturelles

Le territoire de Tshela est constitué d’une seule tribu, les Yombe. Ils sont originaires de Nsanda-Nzondo (République d’Angola).

Les clans constitutifs de cette tribu sont principalement :

  1. les Makaba,
  2. les Makhuku,
  3. les Manianga,
  4. les Mbenza,
  5. les Nanga –ne- Kongo,
  6. les Ngimbi,
  7. les Phudi Nzinga,
  8. les Tsundi.

Leur activité dominante est l’agriculture couplée avec un élevage très souvent à caractère rudimentaire. La filiation est matrilinéaire et l’art culinaire est fortement dominé par quelques repas ci-après : le pondu madesu (haricots mélangés aux feuilles de manioc), le bitoto (patates, taros ou ignames à la sauce).

Langues parlées dans ce territoire
  1. Kiyombe (95%)
  2. Lingala (20%)
  3. Kikongo (10%)

Le Kiyombe est parlée sur toute l’étendue du territoire. Cependant, suite à l’importance des échanges avec la ville de Kinshasa, le Lingala est courant et ce, surtout dans le chef-lieu du territoire et autres centres comme Loango et Tsanga-nord. A côté de ces deux langues, le Kikongo, un peu dominé par le lingala, est parlé surtout par les populations provenant de Matadi, Boma et Moanda.

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Commerce
  3. Elevage
  4. Pêche
  5. Chasse

L’agriculture reste l’activité dominante dans le territoire. Elle occupe la majorité des ménages dont l’exploitation des cultures vivrières constitue la principale source de revenu. Seule la SCAM pratique une agriculture de rente sur des plantations aménagées; elle exploite pour cela les plantations de cacao et des hévéas.

Le commerce se fait généralement avec la ville de Kinshasa, principal débouché pour les produits locaux, mais aussi celles de Boma, Matadi et Moanda. De ces villes, proviennent ainsi l’essentiel des produits manufacturés commercialisés dans le territoire.

L’élevage est peu pratiqué dans le territoire. Faute de structures d’encadrement technique, aliments appropriés pour bétail, vaccins et autres intrants nécessaires, les populations sont orientées vers l’agriculture végétale qui est moins exposée au risque d’épidémies. Ainsi pour le moins qui existe, on trouve le petit bétail (porcins, caprins,…), la basse court et rarement le gros bétail (bovins).

La pêche, essentiellement artisanale, est pratiquée le long du fleuve Tshiloango par les populations riverainnes. Les produits issus de la pêche servent principalement à l’autoconsommation et le surplus est écoulé sur les marchés situés de part et d’autre de la frontière.

 La chasse est pratiquée selon un calendrier officiel conçu comme suit:

  • Du 1er juin au 28 février de l’année suivante : fermeture de la chasse aux gibiers à poils et à plumes ;
  • Du 28 février au 1er juin: période d’ouverture de la chasse.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 178

Principaux opérateurs économiques
  1. Glory group
  2. Bralima
  3. Etablissement Mabiala Phuati (Mson Espoir)
  4. Etablissement NZ – KH
  5. Etablissement Mvemba Léon 

Glory group est le seul grossiste du territoire et principal fournisseur de petits détaillants en produits manufacturés provenant de la ville de Kinshasa.

La Bralima dispose d’un dépôt relais qui ravitaille tous les débits en boissons produites dans ses usines de la ville de Boma.

Les établissements Mabiala Phuati et NZ – KH ont jeté leur dévolu dans le commerce et le transport. Le premier (Mabiala Phuati) est sous-traitant de Bralima et assure le transport des boissons depuis l’usine de Boma jusqu’au dépôt relai de Tshela.

L’établissement Mvemba Léon opère dans la manutention, il est sous-traitant des transporteurs locaux et aussi de la Bralima.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce
  2. Transport 
  3. Agro-industrie

Les activités commerciales, généralement à petite échelle, sont concentrées dans la cité de Tshela.

Les transporteurs assurent la connexion (par route) du territoire avec la ville de Kinshasa et celles de Boma, Moanda et Matadi. Partant du territoire, ils évacuent les produits agricoles vers les grands marchés de consommation et au retour, ils approvisionnent le territoire en produits manufacturés.

Le secteur agro-industriel est dominé par la SCAM qui, exploite les filières cacao et caoutchouc. Les produits finis sont exportés vers les marchés internationaux par le port de Boma.  

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce et services  (89%)
  2. Transformation des produits agricoles   (9%)
  3. Productions de pains, savons   (2%)

Le commerce et les services constituent les principales activités exercées par les PME. Celles œuvrant dans le secteur productif souffrent d’un manque d’équipements modernes et, l’état délabré des routes rend couteux l’approvisionnement en matières premières (agricoles).

Il est observé une forte disparition des PME suite notamment à la pression fiscale, l’insuffisance d’une demande solvable suite à la pauvreté généralisée de la population, la faible capacité de financement des structures de microfinance locales ainsi que le manque de compétences managériales dans le chef des entrepreneurs locaux.

Grandes entreprises locales
  • La société d’industries et des cultures agronomiques au Mayombe (S.C.A.M) 

Créée depuis l’époque coloniale vers les années 1913, l’entreprise est aujourd’hui une propriété du groupe E. Blattner.

La SCAM est la seule grande entreprise encore en activité au territoire de Tshela. Elle exploite les plantations d’hévéa d’où est extrait le latex transformé dans son usine situé dans la cité de Tshela en granulat (caoutchouc brut) puis, conditionné pour l’exportation par le port maritime de Boma. A cette filière principale s’ajoute aussi le cacao et la production d’huile à base des amandes palmistes.

Les filières de palmiers à huile et café qui, étaient jadis les principales activités de la SCAM, sont en abandon depuis près de deux décennies occasionnant des pertes d’emplois et une perte de dynamisme de toute la sphère économique du territoire.

 

Principaux produits agricoles
  1. Manioc           (50%)
  2. Arachides       (42%)
  3. Tarots               (3%)
  4. Riz                 (1.3%)
  5. Maïs               (1.1%)

Le manioc  est cultivé dans tout le territoire et, la production annuelle avoisine les 178 950 tonnes de manioc frais. Il constitue le produit de consommation de base dans le territoire. Il est consommé soit à l’état brut, soit en farine issu du manioc transformé en cossettes ou encore sous forme de Chikwange. Une grande partie de la production est acheminée à Kinshasa pour la commercialisation.

La production des arachides est intensive dans les secteurs de Lubolo et Loango. La production annuelle approximative est de ± 50 000 tonnes ; le territoire ravitaille les villes de Boma, Matadi et Kinshasa.

Les taros, le riz et le maïs dont, le volume de production ne représente que 5% de la production agricole totale, proviennent plus du secteur de Maduda qui, est le principal bassin de production agricole du territoire.

Bien que quelques ONG soient à pieds d’œuvre dans l’encadrement des organisations paysannes, le délabrement des pistes de desserte, rendant difficile l’évacuation des produits, ronge sensiblement les revenus des paysans les contraignant souvent à réduire les superficies exploitées

Principaux produits non agricoles
  1. Le fumbwa
  2. les noisettes
  3. Écorces médicinales 

Il s’agit principalement des produits forestiers non ligneux qui, sont prélevés dans la forêt du Mayombe couvrant une grande étendue du territoire. 

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Pétrole
  3. Electricité
  4. Solaire

Le territoire est raccordé au réseau hydroélectrique national (Inga) depuis la ville de Boma. Cependant, la capacité installée est faible par rapport au besoin et, ne dessert à cet effet que la cité de Tshela et le centre de Loango.

De ce qui précède, le bois couvre la plus importante part des besoins énergétiques tant pour l’usage domestique que pour l’exploitation de petites unités de transformations (Boulangéries, savonnéries,…).

Le pétrole est souvent d’usage domestique pour l’éclairage (lampes).

Le solaire est encore très marginal dans le mix énergétique au niveau des ménages. Quelques structures en font usage pour l’alimentation de kits informatiques. Il s’agit de bureaux centraux des zones de santé, l’ISEA,..


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 45

Le territoire de Tshela compte en son sein 5 zones de santé. Chacune de ces zones dispose d’un hôpital général de référence, de centres de santé de référence et de centres de santé. L’état des infrastructures hospitalières est globalement bon, bien que l’hôpital de Panji (Cité de Tshela) et celui de Kinkonzi nécessitent une réhabilitation.  

Les hôpitaux n’assurent que les soins généraux par manque de médecins spécialistes et d’équipements appropriés. On y trouve ainsi les services suivant : la médecine interne, la pédiatrie, la gynéco-obstétricale, la radiologie, la chirurgie, l’échographie, le laboratoire, la pharmacie ainsi que le centre de dépistage volontaire. Pour la prise en charge des cas spécifiques, les patients sont transférés vers les hôpitaux de Matadi.

La distance moyenne à parcourir pour atteindre une structure médicale varie entre 8 et 12 km mais, l’état de délabrement des routes rend difficile l’accessibilité de certains hôpitaux et centres de santé.

Le ravitaillement en médicaments est assuré par le dépôt central d’approvisionnement en médicaments essentiels (CAMEBO) situé à Matadi. Il s’agit principalement de médicaments traitant les maladies récurrentes du territoire : Paludisme, les IRA, la fièvre typhoïde, …

Dans le cadre du PNLP et PNLS, le Fonds mondial via le BDOM approvisionnent les structures médicales en antipaludiques, antirétroviraux ainsi que les médicaments soignant les maladies opportunistes au VIH.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infections respiratoires aigües
  3. Infection à VIH
  4. L’hypertension artérielle
  5. Malnutrition

 

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 198
Ecoles secondaires 126

Le secteur de l’EPSP est géré par la sous-division de Tshela. Du réseau existant, les écoles publiques représentent la quasi-totalité dont, la plupart sont des écoles conventionnées catholiques et protestantes.

Bon nombre d’écoles n’offrent plus les conditions adéquates; autant pour l’état général des infrastructures et leur capacité d’accueil que pour les conditions d’hygiènes en particulier. Cet état des choses plaide pour la poursuite du projet PRIS qui, a permis la reconstruction de quelques écoles.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 3

L’année académique encours (2016-2017), a vu le territoire de Tshela être doté de son premier établissement d’enseignement universitaire; il s’agit de l’Université Communautaire au Mayombe (UCM). Etablissement de droit privé, les cours ont démarré avec les classes de recrutement dans les facultés des Sciences économiques et de gestion,  Droit ainsi que la Gestion informatique.

Les trois instituts supérieurs existant sont des établissements publics. l’ISEA et l’ISP sont totalement propriétaires de  leurs bâtiments tandis que, l’ISTM utilise en location les locaux qui abritent les services administratifs et le centre de santé.

Le corps professoral est largement dominé par les visiteurs et, ces derniers sont en nombre très limité par rapport au besoin. Ainsi les cours sont dispensés le plus souvent par les assistants et chefs de travaux.

Aucun établissement ne dispose d’une bibliothèque répondant aux normes, ce qui contraint la réalisation de travaux de recherche vu l’accès aussi faible à l’internet faute de moyens.

Outre les établissements précités, il existe également une extension de l’Université du Cepromad (UNIC) dont, le siège est situé à Boma.


ONG et projets

Nombre d’ONG 34
Principales activités
  1. Encadrement des organisations paysannes en activités agricoles
  2. Formations professionnelles (apprentissage des métiers)
  3. Facilitation et amélioration de l’accès aux marchés
  4. Santé 

Le territoire étant essentiellement agricole, nombre de ses ONGD œuvrent principalement dans le secteur agricole.

Dans le secteur de la santé, les ONG actives sont principalement Oxfam dans l’aménagement des sources d’eau, la construction des latrines hygiéniques et la communication pour le changement de comportement à travers le programme village assaini ; SANRU intervient dans la lutte contre le VIH et le paludisme ; MDA (Médecins d’Afrique) intervient dans la lutte contre la malnutrition ; et quelques ONG locales.

Les ONG d’initiative locale sont moins actives sur terrain. Leur effectif qui n’a pas cessé de croître a rendu difficile l’accès aux financements ; la majorité d’entre elles ne disposant d’aucune activité d’autofinancement.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet de reconstruction des infrastructures scolaires (PRISS)  

Dans le cadre du projet PRISS, deux écoles ont été reconstruites à ce jour : L’EP3 Ngemba et l’institut Lubolo. Deux autres écoles : L’EPA Nkebani et L’EP Katele sont en pleine reconstruction et, les travaux sont en phase de finissage.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet de développement des pôles de croissance (PDPC), sous financement de la Banque mondiale
  2. Programme village assaini, financé par Unicef
  3. Projet de relance de la filière palmier à huile dans le Mayombe (PAR – PH), financé par l’Organisation mondiale du commerce.
  4. Projet d’appui au développement des infrastructures rurales (PADIR), financé par le BAD

Le projet de développement des pôles de croissance (PDPC) vise comme objectif, l’augmentation de la productivité et le développement de la chaîne de valeur des filières agricoles. Le projet a déjà démarré avec le manioc et le riz dont, les champs de multiplications de semences sont en pleine croissance pour une superficie de 35 ha pour le manioc et 10 ha pour le riz. Dans le même cadre, il est prévu d’implanté deux unités industrielles dont, l’une pour la production de l’huile de palme et l’autre pour la transformation du manioc.

Le programme village assaini est mis en œuvre par Oxfam sur financement de l’Unicef. Ils travaillent dans l’hydraulique rurale par l’aménagement des sources d’eau, la construction des latrines hygiéniques et la communication pour le changement de comportement.

Le PAR-PH est un projet du programme Cadre intégré renforcé (CIR), une émanation de l’OMC qui vient en appui aux pays moins avancés dans le but de rebooster le commerce extérieur à travers la relance des filières porteuses. Le projet vise ainsi de relancer la filière huile de palme dans le Mayombe. Les études socioéconomiques des acteurs de la filière sont en cours afin de disposer d’une base d’orientation des actions à mettre en œuvre. 750 ménages sont ciblés dans le territoire de Tshela.

Le PADIR est coordonné par le ministère du développement rural. Il vise l’augmentation de la production agricole et l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires à travers la réhabilitation des pistes de desserte agricole et des infrastructures de commercialisation dans les zones de production.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

La route est le seul moyen d’accès au territoire de Tshela. La seule voie pour atteindre le territoire est la route nationale n°12 (RN 12). Elle part de la nationale n°1 au niveau de Manterne, un point focal situé entre Matadi et Boma. Elle arrive à Tshela via le territoire de Lukula. La même route connecte Tshela au territoire de Sekebanza et permet d’atteindre Mbanza Ngungu (RN1) via le territoire de Luozi. La route est asphaltée jusqu’à Tshela. Le reste du tronçon est totalement en terre.

Les mouvements des populations et de biens sont également intenses à la frontière avec la République du Congo-Brazza et l’enclave de Cabinda (Angola) ; les traversées se font au niveau du fleuve Tshiloango, frontière naturelle nous séparant de ces deux pays limitrophes.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

À l’exception d’Africel, quatre opérateurs sont présents à Tshela et se partagent le marché de la téléphonie mobile. Il s’agit de Vodacom, Airtel, Orange et Tigo.

Airtel est le seul à avoir une large couverture, ceci fait de lui le réseau le plus utilisé dans le territoire. Il est suivi par Tigo tandis que, Vodacom ne couvre que la cité de Tshela et quelques secteurs.

Dans les zones de couverture, la qualité du réseau téléphonique est généralement bonne. Il en est de même pour l’internet cependant, seuls Airtel et Vodacom offrent la gamme 3G.

La disponibilité des cartes de recharge est assurée grâce aux shops (boutiques) que disposent chacun des opérateurs et implantés tous dans la cité de Tshela.

Le service de monnaie électronique y fonctionne bien. Le partenariat entre les opérateurs mobiles et les agences locales de messagerie financière leur garantie la disponibilité de fonds.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le territoire de Tshela dispose de plusieurs sites ayant de forts atouts touristiques. Le plus important est le mausolée du tout premier président du Congo indépendant Joseph KASAVUBU, situé au secteur de Lubolo à Singhini dans son village natal situé à 12 Km de la cité de Tshela.

Par manque d’une politique appropriée de leur mise en valeur, ces sites demeurent moins fréquentés jusqu’à ce jour.a

Espèces phares de la faune
  1. L’Eléphant;
  2. Le singe ;
  3. Le chimpanzé ;
  4. Le perroquet ;
  5. Le lion.

Ces espèces se trouvent dans les zones interdites à la chasse afin d’assurer leur protection.

Espèces phares de la flore
  1. Chlorophora excela
  2. Gambeya africana
  3. Le wengé
  4. Kasa – Kasa
  5. Tala blanc et rouge

Ce sont des espèces que regorge la forêt dense du Mayombe qui, couvre une partie importante du territoire.

 


Situation sécuritaire

Il est observé un climat sécuritaire calme dans l’ensemble du territoire de Tshela ; la circulation y est très pacifique sur toute l’étendue.


Opportunités de développement

Le territoire de Tshela possède plusieurs opportunités susceptibles de booster son développement si, elles sont exploitées.          

Son sol

Le sol du territoire est très favorable pour l’exploitation des cultures pérennes dont il était jadis, un grand producteur. Il s’agit principalement de palmiers à huile, de caféiers et de cacaoyers. Si une politique de relance de ces filières est mise en œuvre, une bonne partie de la main d’œuvre locale aujourd’hui en sous-emploi, trouverait un emploi et par conséquent une amélioration soutenue du niveau de leur revenu;

La RN 12

Avec cette voie qui serpente toute l’entité, Tshela est connecté d’une part avec les villes portuaires de Boma et Matadi ce qui, lui confère une possibilité d’échange avec l’extérieur ; et d’autre part la même route constitue un raccourci pour atteindre la ville de Kinshasa sans passer par celle de Matadi. Bien réhabilitée, elle jouerait pour beaucoup dans l’attractivité du territoire pour les investisseurs.

Les ressources minières

Le sous-sol du territoire de Tshela regorge des minerais non encore exploitées jusqu’à ce jour: il s’agit de l’or, le diamant, le phosphate, la bauxite ainsi que le pétrole. Si une politique d’amélioration des conditions d’investissements notamment par la construction des routes, la desserte en énergie électrique haute tension et la facilitation des conditions d’implantation est mise en œuvre, le décollage de l’industrie minière qui en résulterait pourrait générer de nombreux emplois pour les populations et exercer un effet d’entraînement très significatif sur d’autres secteurs d’activités.

La SCAM

La Société d’industries et des cultures agronomiques au Mayombe (SCAM), en perte de vitesse à ce jour, était surnommée dans les temps, « la Gécamines du Mayombe » fort de l’impact socioéconomique qu’elle exerçait sur l’ensemble du territoire. Sa présence marquée dans 5 de 8 secteurs que compte le territoire fait d’elle un vecteur incontournable pour tout effort de développement envisageable. Ainsi, si une politique gouvernementale est mise en œuvre pour une assistance aussi bien technique que financière, il en résulterait sans nul doute des créations d’emplois en quantité substantielle et l’essor de tout un secteur agricole dont la SCAM constitue jusqu’alors le poumon;

Ses sites touristiques

Tshela regorge des atouts ne nécessitant qu’une politique bien appropriée dans l’aménagement, l’accessibilité et la vulgarisation de sites pour booster l’industrie du tourisme . L’exemple frappant est celui du mausolée du tout premier président du Congo indépendant, Joseph KASAVUBU ; bien riche en histoire mais inexploité.

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