Territoire de Lubao

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Lomami
Superficie 22 480 km²
Taille estimée de la population 1 904 808 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’administration du territoire de Lubao)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de LUBAO est une entité déconcentrée de la province de LOMAMI. Ce territoire jadis nommé Tshofa fut créé en 1914 par l’ordonnance du 15 Janvier de la même année portant subdivisions administratives de l’ancien district de LOMAMI en 5 territoires au sein de l’ancienne province du Katanga. Cette ordonnance fut prise en exécution par l’arrêté Royal du 25 Mars 1912 portant organisation territoriale de l’ex-Congo Belge.

En 1955, pour  raison d’ordre économique le chef-lieu du territoire fut transféré de Tshofa à Sentery tenant compte surtout de la fertilité de son sol favorable à toutes les cultures vivrières et pérennes et en particulier la culture  du coton reconnu par l’ordonnance n°21/318 du 03 octobre 1955 modifiant et complétant celle n°21/426 du 08 Décembre 1954 fixant les nombres, les dénominations, les chefs-lieux et les limites des territoires en district de KABINDA dans l’ex province du Kasaï Oriental. 

En 1972, le nom du territoire fut changé de Sentery en LUBAO suite à l’authenticité prônée pendant la deuxième République. Avec sa superficie de 22480 km, il vaut le double du Territoire de LUILU, le quadruple du territoire de NGANDAJIKA, il est même plus grand que les territoires de NGANDAJIKA, LUILU  et KABINDA réunis.

LUBAO est limité:

  • A l’EST : les territoires de Kongolo et Kasongo respectivement dans la province du Tanganyika et Maniema,
  • A l’OUEST : les territoires de Lubefu au Sankuru et KABINDA dans la LOMAMI,
  • Au NORD : les territoires de Kasongo et kibombo dans le Maniema,
  • AU SUD : le Territoire de Kabongo en Haut-LOMAMI.

Le territoire de LUBAO avec comme chef-lieu LUBAO se situe à 200Km de KABINDA, chef-lieu de la Province de LOMAMI. Il est subdivisé en 5 entités administratives décentralisées de base à savoir :

  • L’ex-cité de LUBAO abritant le chef-lieu et attendant le nouveau statut juridique,
  • Le secteur de LUBAO avec chef-lieu Lubamba situé à 37Km du chef-lieu du Territoire avec 11 groupements
  • Le secteur de Tshofa avec chef-lieu Tshofa à 82 Km du chef-lieu du territoire avec 11 groupements
  • Le secteur de Bekalebwe avec chef-lieu Kalamba situé à 142 Km du chef-lieu du territoire, avec 19 groupements
  • Le Secteur de  Kisengwa avec chef-lieu Kisengwa à 150 Km de LUBAOavec 6 groupements. Le territoire a dans son ensemble 753 villages à son sein.

Coordonnées géographiques

  • Longitude : 24 à 30° et 26 à 30° EST
  • Latitude : 5 à 6° 25′ Sud
  • Altitude se situe à 675m

Climat

Le territoire jouit d’un climat tropical humide Aw3 avec deux saisons :

  1. La saison de pluie qui va du 15 Août au 15 Mai ;
  2. La saison sèche qui va du 15 Mai jusqu’au 15 Août de chaque année avec une température moyenne de 23°C. La pluviométrie varie d’une année à une autre mais par manque d’appareil il est impossible au territoire de prélever ces données.

Type de sol

Le territoire de LUBAO a un sol qui varie selon les différents secteurs, mais de manière générale il est sablo-argileux dans l’ex-cité de LUBAO, dans le secteur de LUBAO et Kisengwa situés sur la rive droite de la rivière LOMAMI  tandis que les Secteurs de Tshofa et Bekalebwe localisés à la rive gauche de cette rivière offrent une structure argilo-sablonneuse favorisant ainsi les différentes cultures tant maraichères, vivrières que pérennes. Il est à noter que le sol de LUBAO est fertile, ce qui fait que toutes les cultures tropicales y donnent des bons rendements.

Son relief est caractérisé par plusieurs vallées, plaines, collines et plateaux dont les plus remarquables sont : le Plateau de Ngulu à Basala dans le Groupement de Bena lusala en secteur de Bekalebwe ; le Mont Neulu à Nongo dans le Groupement d’Imbiadi et Solo dans le Groupement d’Eshadika secteur de Lubao.

Végétation

LUBAO a une végétation très diversifiée, allant des grandes savanes herbeuses à des savanes boisées entrecoupées par des galeries forestières vers le Nord et le Nord-Est. On y également le prolongement de la forêt équatoriale.

Hydrographie

Le territoire de LUBAO est arrosé par plusieurs cours d’eaux avec ses principales rivières à savoir: LOMAMI, Lukashi1, Ekyekyeyi, Lufubu, Laaa, Ekuluyi, Dimbi, Lukashi 2 et Kiofue. Mais également le territoire a un lac poissonneux, celui de Mankamba dans groupement Boboie, en secteur de Tshofa.

Particularités et richesses du territoire

Le sous-sol du territoire de LUBAO regorge plusieurs minerais à savoir :

  1. L`or : à Mitombe, groupement de Balaa, secteur de Tshofa et à Muamuayi dans le secteur de Bekalebwe.
  2. Le cuivre : à Muamuayi et à Kapele, dans le secteur de Bekalebwe ; ce qui est à noter qu`à ce jour, les minerais cités ci-haut tous sont encore non exploités.
  3. Le diamant : est le seul minerai exploité d’une manière artisanale dans les villages, groupements et secteur ci-après:
  • Secteur de Lubao: Kadimbo-mpo, kisampa, Elangilo, sudi, Ngongo, Dimbue, Yemba et Kashiye dans le groupement Imbiadi, dans le groupement Kilembue, dans le groupement Kasanga.
  • Secteur de Kisengua: Mpemba-Ndala, groupement Ebombo, Buabe, groupement de même nom.
  • Secteurs de Tshofa : Kiofe-Yango, Centre Lutobo, Makola, Kandui, Kampongo et Ngando.

Signalons que les recherches ou la prospections réalisées font preuve de la présence de Kymberlite à Kinkulu-Basanga dans le secteur de Bekalebwe.

 
Données culturelles

Le Territoire de LUBAO est habité majoritairement par les tribus Songe et quelques minorités de la tribu Lusu Tetela dans les secteurs de LUBAO et Tshofa. Deux principaux clans forment l’ethnie  Songe : les Songe et les Bekalebwe.

La population SONGE à la culture du respect du chef et du pouvoir légalement établie. Elle incarne le pouvoir traditionnel et elle est légendairement pacifique. Le pouvoir coutumier chez les SONGE est sacré et pour y parvenir il faut remplir certains critères notamment appartenir  à la classe électrice (Batshite) soit à la classe éligible (Ba Nfumu ehata), être d’une intégrité morale de haut niveau, payer  certains biens (des chèvres, des poules, moutons, l’argent..) puis subir certains rites d’initiation au pouvoir à l’issue  desquels on est intronisé. Les chefs traditionnels ont un mandat selon l’entité à l’exception des chefs des groupements qui ont un pouvoir imposé par les colonialistes.

Traditionnellement un chef Songe au pouvoir a comme tenue un pagne en raphia(Ediba), une peau de Léopard (Museke), une ceinture en peau de zèbre ou de léopard(mukoba), un collier des dents de léopard et des grosses perles(luntanchi), avec une canne (elanga lya nkodi), un chapeau en peau de léopard(kituto) et à  la main il tient son Mpuga souvent fait avec les poils extrême de la queue des buffles ou de cheval ou de zèbre. La classe électrice à son tour porte la peau d’hyène (museke wa kisesa), avec un collier des dents d’hyène avec une canne non sembla à celle du chef. La population songe se nourrit coutumièrement du foufou (biashi) aux feuilles de manioc (kalese), feuilles des courges (bishiebondo) et de la viande produit de la chasse ainsi que des poissons.sa boisson traditionnelle est  le kibuku et le vin de palme (lumaimai).

Langues parlées dans ce territoire
  1. Songe (70%),
  2. Swahili (15%),
  3. Tshiluba (5%),
  4. Tetela (2%).

Le territoire de LUBAO est majoritairement habité par la tribu Songe avec quelques poches de la tribu lusu Tetela dans le groupement Imbiadi en secteur de LUBAO et dans le secteur de Tshofa. Ainsi le Songe est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux elle s’étend même dans le territoire de Kongolo. Le Swahili est surtout parlé par les migrants venus des Provinces voisines dont le Katanga, le Maniema, et Kivu. Le Français demeure une langue officielle parlée par la classe d’Elite intellectuelle.

Principales activités
  1. Agriculture (70%),
  2. Elevage (15%),
  3. Petit commerce (10%),
  4. Exploitation minière artisanale (5%).

Dans le territoire de LUBAO l’Agriculture est la principale source des revenus suivis de l’élevage et le petit commerce né des activités agricoles et l’exploitation minière artisanale. L’agriculture se pratique tant pour les produits vivriers (arachides, riz, maïs, manioc…) que pour les produits pérennes (les Palmiers à huile et les caféiers). Le Territoire de LUBAO, est une entité purement à vocation agricole à cause de ses vastes étendues des savanes à haute fertilité favorables à toutes les cultures comme signalé ci-dessus, d’où son nom territoire vert foncé. La population de cette entité, s’occupe principalement des travaux champêtres et, à cause de sa capacité de production des vivres, LUBAO est reconnu grainier de l’ancienne Province du Kasaï-Oriental.

Quant au commerce, Les opérateurs économiques du Territoire de LUBAO s’approvisionnent en produits manufacturés, les uns à Bukavu et Goma et les autres à Mbuji-Mayi, (signalons même la présence de commerçants Shi déjà installé dans le territoire). Ces derniers éprouvent des difficultés lors de l’évacuation de leurs marchandises à cause du mauvais état des routes, et surtout ceux-là qui récupèrent leurs marchandises à Kongolo, suite au mauvais état du pont sur la rivière Ekuluyi à 25 Km de Lubao, sur la route Lubao- Kongolo. Le territoire compte plusieurs plantations dont 78 sont fonctionnelles avec des palmiers et Caféiers. D’autres abandonnés, il s’agit de plantation Kamami, ferme Cabi, ferme CASKIESHI dans le secteur de Lubao; Plantation Mikao dans le secteur de Tshofa; Plantations Gomia et Milondo à Kisengwa et la ferme Sangwa. L’exploitation minière est artisanale et n’est pas sous la surveillance de l’Etat mais des chefs terre. L’état n’assiste qu’à la vente pour le retrait de son due. Ces creuseurs ne sont ni identifiés ni reconnus par le service de mines du territoire.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 275

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement KLM opérant dans les secteurs d’hôtellerie, agropastoral, et des écoles privées.
  2. Etablissement Kitoko Samba opérant dans la vente en gros des produits manufacturé et viviers.
  3. Etablissement Kahenga Mukenge 1, 2, 3 opérant dans les secteurs agricoles et éducationnel ;
  4. Entreprise Abedi ngongo Kabezo opérant dans les secteurs agropastoral et commerce des produits manufacturés et pharmaceutiques,
  5. Etablissements Mtakatifu opérant dans le secteur de l’Hôtellerie, transport,
  6. Etablissement Kasongo wa Kasongo opérant dans l’achat et vente des produits agricoles ;
  7. Etablissement Yanguba Norbert opérant dans le secteur du commerce d’achat et vente des produits manufacturés ;
  8. Etablissement Love œuvrant dans le domaine du transport et achat des produits agricoles ;
  9. Etablissement Yankutwa œuvre dans le secteur de l’agro pastoral l avec au moins ;
  10. Etablissement Lumiere Busanta opérant dans l’agropastoral, le commerce et l’éducation ;
  11. Etablissement Lubo dans le secteur agropastoral et éducationnel avec au moins ;
  12. Etablissement Pasteur Nyindu Kazadi chérif  il oeuvre dans l’agropastoral;
  13. Pasteur Somue  Ngoy oeuuvrant également dans l’agropastoral
  14. Etablissement Pasteur Moma PMK oeuvrant dans la transformation du riz et vente des produits vivriers.
  15. Etablissement Kalvary,
  16. etablissement Ami de Dieu,
  17. Etablissement  Lumière,
  18. Etablissement Muerba,
  19. Etablissement Bruno,
  20. Etablissement Dekito;
  21. Etablissement Valentin,
  22. Etablissement Galillée Mutombo;
  23. Etablissement Kabunji Mutshibe,
  24. Etablissement  Kabangi,
  25. Etablissement Sakoule,
  26. Etablissement Dekapo.
  27. Etablissement Mpasu mutombo: transfert d’argent
  28. Etablissement FEKAM: transfert d’argent,…
  29. Maison 7ème sceau : transfert d’argent

LUBAO a 295 opérateurs économiques  reconnus dont 20 ont le RCCM (Registre de commerce et de crédit mobilier) et 275  ayant la patente repartis selon les secteurs: Cité de Lubao: 122 patentés, secteur de Tshofa: 52, secteur de Bekalebwe: 83, secteur de Kisengwa: 18 patentés. La plupart de ces entreprises se trouvent au centre du Territoire. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits agricoles, manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, appareils électroménagers.) en provenance de l’Est. D’autres exportent les produits vivriers vers Mbujimayi, manieme, KABINDA et kongolo. Dans le secteur de l’hôtellerie on peut citer les Etablissements Mtakatifu et klm.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires,
  2. Vente des produits pharmaceutiques,
  3. Production agricole et pastorale,
  4. Création et promotion des écoles privées,
  5. Hôtellerie,
  6. Transport,
  7. Vente des produits manufacturés (gros et détail).
  8. Transfert d’argent.

Le Territoire de LUBAO compte 32 marchés locaux mais 6 sont les plus important. il s’agit de:

  • Marché centrale de LUBAO à Lubao
  • Marché de Kamana à Kamana (Bekalebwe)
  • Marché Ebondo Kape dans le secteur de Bekalebwe
  • Marché  de Lubala dans le secteur de Bekalebwe
  • Centre Mwamwayi à Bekalebwe,
  • Marché de Tshofa dans le secteur de Tshofa.
Principales activités des PME/PMI
  1. Vente produits agricoles (65%)
  2. Vente des produits manufacturés (25%)
  3. Vente des produits pharmaceutiques (10%)

Le territoire de LUBAO à des filières aujourd’hui en marche. Ces dernières concernent les cultures pérennes en occurrence le palmier à huile et le caféier. Selon le rapport de l’inspection territoriale de l’agriculture pêche et élevage du territoire de LUBAO de 2015, le territoire a 78 filières œuvrant dans ce domaine. Il ressort de ce rapport que PLANTALU est la meilleure filière de production du territoire et se situe à 35 Km du chef-lieu du territoire. Pour les cultures vivrières, il n’y a pas des coopératives de production comme telle car COOPAGRI à Tshofa, AGELCO à Mukenge, COOPAGRIKI à Kisombue, COODEKA à Jadot, COOPAGRI à Kiambe, COOPEL à Lupongo, COOPAGRIKI à Kisombue qui dans le temps ont bien fonctionné dans le territoire mais fonctionnent aujourd’hui d’une manière timide. D’autres ont fermées c’est le cas par exemple d’AFPELU et ENSEMBLE suite à la mauvaise gestion, l’insécurité provoquée par la guerre de 1996, le manque d’intrants, l’insuffisance des moyens, le manque d’appui financier et matériel, l’absence d’un système d’octroi de microcrédits, la difficulté d’écouler la production, le manque de courant pour la transformation des produits et l’enclavement du territoire.

Grandes entreprises locales
  1. La COTONNIERE de Lubao

Cette entreprise se situe à Kangoyi dans le secteur de Lubao, elle a cessé de fonctionner depuis 1998 à cause de la guerre, le départ des investisseurs Belges et Français et le manque des graines de cotons. Selon Mr Tshibasu Mwayabu Jacques, chef de poste de ladite cotonnière (Tél : 0993034201 et 0816127353) et résidant jusqu’aujourd’hui au camp de la cotonnière, cette entreprise utilisait plus de 700 Ouvriers sans compter les ouvriers journaliers et les différents cultivateurs de cotons. Les machines sont en bon état mais ont vieillis. L’usine peut commencer ses activités si elle a un financement, les graines de coton, et la sécurité des bailleurs. Avant l’arrêt des activités cette entreprise produisait déjà 2000 tonnes de cotons/mois.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (35%),
  2. Arachide (25%),
  3. Riz (20%),
  4. Niébés (10%),
  5. Mais (5%),
  6. Les palmiers à huile (5%).

Le territoire de LUBAO est subdivisé en 5 bassins de productions et où la production diffère selon le milieu (sol) :

  1. Le secteur de LUBAO (au Nord-est) on produit surtout le Manioc suivi du Maïs, Riz, arachides et les Niébés (à faible production) et la patate douce. Ici on a un sol argileux et sablonneux.
  2. Le secteur de Bekalebwe :(au Sud-ouest) : Ici on a une forte production de Manioc suivi de Mais, l’arachide, Niébés, pate douce, pastèque et voandzou.
  3. Le secteur de Tshofa (Nord-ouest) : ici on a une forte production de Manioc suivi du maïs, du riz, l’arachide, les Niébés, la pastèque.
  4. Le secteur de Kisengwa (Sud-est) ici on produit le Manioc en tête suivi du maïs ; arachide et du Riz
  5. Le centre :(au chef-lieu) : on produit plus le manioc suivi du maïs, du riz, l’arachide et un peu de patate douce et de soja. Ici on a un sol argileux et sablonneux.

L’agriculture dans le territoire de LUBAO se résume en des cultures suivantes :

  • Vivrières : Manioc, Maïs, haricots(Niébés), Riz paddy, le millet et le voandzou,
  • Pérennes : palmier à huile et caféier.
  • Maraichères : amarantes, tomates, oignons, ngombo, aubergines, piments, concombre et les choux.

 On y pratique également l’élevage des chèvres, moutons, porcs, volailles, et les poissons dans les étangs piscicoles. Le manioc constitue l’aliment de base dans le milieu, le maïs et le riz sont les deux céréales les plus exploités tandis que l’arachide est la principale culture de rente. En plus de l’alimentation humaine, de plus en plus croissante, le maïs est largement consommé dans la distillation de l’alcool (boisson Lutuku nommée localement (cinq cent)).

Principaux produits non agricoles
  1. La viande boucanée (40%),
  2. Les fourmis ailées et rouges (makena) (30%),
  3. Chenilles (20%),
  4. Champignons (10%).Des produits comme le sel et les fretins sont importés respectivement à Kongolo et Kalemie.

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de LUBAO sont les viandes boucanées fruits de la chasse dans les différentes forêts dudit territoire, suivie des différents autres produits forestiers comme les fourmis, les chenilles et champignons. Ces produits sont consommés durant toute l’année. Ils sont destinés à la consommation locale et sont principalement trouvés dans les secteurs de Tshofa et LUBAO et certains de ces produits comme  les Nswa  sont même vendus vers Kongolo et Maniema.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (68%),
  2. Solaire (30%),
  3. Electricité (groupe électrogène (2%).S’il y a du courant à LUBAO, on peut facilement installer les usines de transformation des produits agricoles du territoire comme le Riz, l’Arachide, le Mais, l’huile de palme et autres et servir également d’usage domestique.

En soi, LUBAO n’a pas de courant électrique, sa population loin d’utiliser le bois, consomme l’énergie solaire à l’aide des panneaux et batteries alors que le territoire compte plusieurs Chutes dont les importantes sont Lukashiii dans le secteur de Bekalebwe et Katunda dans le secteur de Kisengwa pouvant alimenter toute la province et même ses voisins en énergie électrique. Le bois (la braise) est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour la fabrication des savons. Le bois coûte moins cher. Une petite portion est connectée aux groupes électrogènes de3 particuliers fournisseurs de courant de 9heures à 21heures moyennant un payement de 2000 fc par jour. Le pétrole est un produit rare sur Lubao, faute de quoi la population préfère désormais utiliser les torches des chinois en provenance de Bukavu via Kongolo. Signalons que même les hôpitaux fonctionnent dans le noir aux risques et périls des patients qui peuvent subir des interventions chirurgicales nocturnes.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 55

Le territoire de LUBAO comprend 3 hôpitaux repartis en 3 zones de santés, celle de Lubao, Kamana et Tshofa.

  • Zone de sante de LUBAO : créée en 1947
  1. Hôpitaux : 1
  2. Centres de santé : 15
  3. Nombre des Médecins : 6 tous hommes
  4. Nombre d’infirmiers : 116 dont 38 femmes.
  5. Capacité d’accueil : 100 lits mais 35 sont opérationnels
  • Zone de sante de Tshofa créée en 1946
  1. Hôpitaux : 1
  2. Centres de santé : 17
  3. Nombre des Médecins : 10 dont une femme
  4. Nombre d’infirmiers : 102 dont 36 femmes.
  5. Capacité d’accueil: 80 lits mais 65 seuls ont installés.
  • Zone de sante de Kamana créée en 2004
  1. Hôpitaux : 1
  2. Centres de santé : 23
  3. Nombre des Médecins : 5 tous hommes
  4. Nombre d’infirmiers: 248 dont 32 femmes.
  5. Capacité d’accueil: 40 lits en bois sont opérationnels.

Les hôpitaux sont insuffisants par rapport à la superficie et à la taille de la population du territoire de Lubao. Ces derniers sont en état de délabrement avancé et sans produits pharmaceutiques ni appareils appropriés pour les consultations ; leurs installations sanitaires et chambres pour interner les malades sont impraticables vu leur l’état actuel. Ces hôpitaux ne sont pas équipés, ce qui conduit même les malades susceptibles d’être interné à faire des soins ambulatoires, excepté la zone de santé de Kamana qui avait reçu du projet FM RSS R9/MSP-CAG une Jeep neuve.

Il sied de signaler également la faible proportion des agents mécanisés et payés. Les hôpitaux pré cités utilisent les moyens de bord pour se trouver des médicaments mais avec l’appui de certaines organisations comme le Fond Mondial et PESS qui donnent les intrants contre les infections respiratoires aigües, SANRU avec les antis paludéens, UNICEF avec les intrants contre la malnutrition et la tuberculose, FOMETRO avec les tripanucides.

Jusqu’à ce jour le Programme VIH et planning familial ne sont pas intégré dans les 3 zones de santé du territoire de Lubao, aucune zone de santé n’a une morgue non plus une Banque sang alors que l’anémie est une des maladies fréquentes et causes de mortalité.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (45%),
  2. Infections respiratoires aigües (22%),
  3. Diarrhée (17%),
  4. Malnutrition (8%),
  5. Méningite (4%),
  6. Diabète (4%.

Aussi avec le manque total des sources d’eau aménagées, il présence de maladies d’origine hydrique sur l’étendue du territoire :

  • Les 5 premières causes de consultation : La fièvre, La toux, la diarrhée, la colique abdominale céphalée.
  • Les 4 premières causes de morbidité : Le paludisme, Les maladies diarrhéiques, La trypanosomiase, Infections respiratoires aigues

Le paludisme est la plus grave maladie qui frappe plus par rapport à d’autres maladie des efforts sont fourmis pour arrive à assainir le milieu dans lequel on vit et sur tant les distributions des moustiquaires pour protéger administres contre cette au demie.

  • Les premières causes de mortalité : Le paludisme, IRA, L’anémie, La méningite, la malnutrition, La tuberculose. Toutes les infrastructures sont dépourvues de matériels techniques appropriés pour les soins efficaces. les médicaments contre ces dernières sont distribués par le FOND MONDIAL, UNICEF, GAVI, SANRU, FOMETRO, PESS mais de fois  il ya rupture.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 400
Ecoles secondaires 285

Ecoles secondaires : 244

Ecoles maternelles : 45

SOUS DIVISION

ECOLES MATERNELLES

ECOLES PRIMAIRES

ECOLES SECONDAIRES

ELEVES AU MATERNELLE

ELEVES AU PRIMAIRE

ELEVES AU SECONDAIRE

TOTAL ENSEIGNANTS

LUBAO1

LUBAO

13

133

66

1373 dont 722 filles

37313 dont 17160 filles

12485 dont 4716Filles

Ø  Maternelle : 89 femmes

Ø  Primaire : 974 dont 274 femmes

Ø  Secondaire : 805dont 136 femmes.

LUBAO2

KAMANA

19

186

101

3096dont 1579 filles

43613 dont 2092 filles

17278 dont 7346 filles

Ø  Maternelle : 95 femmes

Ø  Primaire : 1034 hommes et 250 femmes

Ø  Secondaire : 1018 hommes et 78 femmes

LUBAO3

TSHOFA

13

110

77

608 dont 392 filles

26916 dont 13023 filles

9746 dont 3582 filles

Ø  Maternelle : 39 femmes

Ø  Primaire : 688 dont 111 femmes

Ø  Secondaire : 768 dont 113 femmes

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 5

Instituts supérieurs : 4

UNIVERSITE

SECTEUR

FILIERES

ETUDIANT

PROFESSEUR

CHEFS DETRAVAUX

ASSISTANT

UMLDK

LUBAO

-       Droit,

-       les sciences Agronomiques,

-        la psychologie et sciences de l’éducation,

-       la faculté des sciences,

-       l’institut Facultaire des techniques médicales,

-        la faculté des sciences sociales, politiques et administratives,

-        la faculté de pêche et élevage et

-        la faculté des bâtiments et travaux publics

 

352 dont 46 filles

Propre : 4 Hommes

Visiteurs : 17 dont une femme

9 hommes

30 dont 3 femmes

ISTM

LUBAO

-       enseignement et administration en soins infirmiers,

-       l’hospitalière,

-       l’accoucheuse,

-        la gestion des institutions de santé et

-        la Pédiatrie

105 dont 40 Filles

Propre : 1 homme

Visiteurs : 2 hommes

 

3 hommes

25 dont deux femmes

ISDR

LUBAO

-       d’administration rurale,

-       l’environnement et développement durable,

-        la gestion d’entreprise rurales,

-       l’organisation sociale,

-        la planification régionale et

-       la technique  agricole rurale 

80 dont 20 filles

Propres 😮

Visiteurs : 2 hommes

o

15 hommes

ISP

TSHOFA

-          gestion et administration des institutions scolaires et de formation

-          informatique de gestion

-          anglais

-          français et langues africaines

-          géographie

-          histoire

-          biologie-chimie

-          math-physique

-          sciences commerciales administratives.

192 dont 36 filles

Propre : 0

Visiteurs : 5 hommes

15 hommes

35 dont 4 femmes

 

 

Il existe à LUBAO l’Université Mzee Laurent Désiré Kabila de LUBAO« UMLDK » organisant 8 facultés dont le Droit, les sciences Agronomiques, la psychologie et sciences de l’éducation, la faculté des sciences, l’institut Facultaire des techniques médicales, la faculté des sciences sociales, politiques et administratives, la faculté de pêche et élevage et la faculté des bâtiments et travaux publics avec une moyenne de 352 étudiants pour l’année académique écoulée.

L’Institut Supérieur de Techniques Médicales (ISTM LUBOA) organise les suivantes options : enseignement et administration en soins infirmiers, l’hospitalière, l’accoucheuse, la gestion des institutions de santé et la Pédiatrie avec une moyenne de 105étudiants pour l’année passée.

L’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR LUBAO) organise quant à elle l’option d’administration rurale, l’environnement et développement durable, la gestion d’entreprise rurales, l’organisation sociale, la planification régionale et la technique agricole rurale avec une moyenne de 80 étudiants l’année passée.. Ces établissements supérieurs se trouvent à LUBAO centre. Signalons également la présence de L’Institut Supérieur Pédagogique dans le secteur de Tshofa avec un effectif de 192 étudiants. Ces institutions ne sont pas équipées et la plupart n’ont même pas de bâtiments appropriés ni viable sauf pour l’ISDR qui est en train de se faire des auditoires sur fond propres et aides de la notabilité de Lubao. Signalons également l’absence des bibliothèques et même la sous qualification de certains enseignants.

Selon les informations reçues au auprès des responsables du territoire, il existerait un ISPLU (Institut Supérieur Pédagogique de Lubao) au centre même du territoire mais que nous n’avons jamais après recherches et investigations.


ONG et projets

Nombre d’ONG 12
Principales activités
  1. SANTE (60%),
  2. EDUCATION (35%),
  3. INFRASTRUCTURES (5%).

Dans le Territoire de LUBAO interviennent douze(12) ONG dont l’Organisation Mondiale de la Santé «OMS », FOMETRO, PESS,  FOND MONDIAL, USAID, UNICEF, SANTE RURALE « SANRU asbl », GAVI, Programme d’appui au Redressement du secteur de l’enseignement « PARSE », PURIS, l’Agence Française de Développement « AFD ». Les 9 premières appuient les structures de la zone de santé de LUBAO en intrants surtout en ce qui concerne la vaccination mais aussi en matériels médicaux tandis que les 3 dernières interviennent dans la prise en charge du secteur éducatif au niveau de l’EPSP Lubao. Elles ont plus intervenu en 2013. LUBAO demeurent un terrain à conquérir par des organisations de Développement surtout dans l’Agriculture, la santé, le développement rural, l’énergie et même les infrastructures de base.

L’Action Missionnaire Evangélique au Congo « AMECO asbl » elle se charge de la réhabilitation de la nationale n°2 sur financement du Gouvernement national

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Construction des écoles,
  2. Réhabilitation de la nationale n°2 par AMECO asbl.

Il y a construction des centaines écoles, au niveau du Territoire sur financement du gouvernement national EP Kifula à LUBAO et l’EP kitengie kwibwe à Kamana et EP Milambo avec le fond social de la République. Quant à la nationale N°2, elle a été réhabilitée sur fond du gouvernement en Janvier 2015 par l’ASBL AMECO et aujourd’hui en bon état et praticable et même fréquentée par des véhicules venant de l’Est même si l’état des ponts laisse à désirer.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

RAS


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non
  • NATIONALE

Cette dernière traverse le territoire avec 235 Km.  Elle est praticable sur tout son parcours à partir de Village de Kampengie, limitrophe avec le Territoire de KABINDA jusqu’à Namuloe, frontière avec la Province du Maniema. Pour que celle-ci demeure praticable, il faudrait installer un service de maintenance (cantonage manuel).

  • REGIONALES OU PROVINCIALES :
  1. Lubao-Kidima : 75 Km vers Kibombo (Manièma)
  2. Lubao-Mutshanga-Popue: 50 Km vers Kongolo et Kabalo
  3. Lubao-Ngololo : 15 Km vers Tshofa (Lubao)
  4. Kimabue-Tshungu-Muassa-Mulendo: 105 Km
  5. Kabwe/kakiele-Tshofa-Biffurcation Mbanga: 132 Km
  6. Rond-point/Ebombo-Musae: 26 Km
  7. Kisengwa-Engo: 18Km
  8. Kisengwa-Mulenda: 45 Km
  • DESSERTE AGRICOLE

Il existe plusieurs routes de desserte agricoles qui sont entretenus, par la population dans la cadre de travaux collectifs :

  1. Secteur de LUBAO : 125 km,
  2. Secteur de Kisengwa : 207 km,
  3. Secteur de Tshofa : 90 km,
  4. Secteur de Bekalebwe : 234 km.

BIEFS NAVIGABLES

Un seul Bac opérationnel est celui de Makole, mais ses barges ne cessent d’être trouées à cause de leur état vétuste.

  • Bac Kisengwa noyé il ya plus de 30 ans,
  • Bac Ngololo : route Lubao-Tshofa via Kangulube inexistant.

PISTES D’ATTERISSAGE

Le territoire a 4 pistes d’atterrissages ou aérodromes reconnues officiellement, qui jusque-là sont non exploitées.

  1. A LUBAOchef-lieu du Territoire : état : Bon
  2. A Tshofa chef-lieu de secteur état mauvais
  3. A Kisengwa chef-lieu du secteur état mauvais
  4. A Mitombe, secteur Tshofa exploitée par les missionnaires de la 33e CERS/Mitombe avec leurs petits porteurs.

L’accès au territoire de LUBAO se fait soit par voies routières soit par les biefs navigables en traversant par Bac à manivelle la rivière LOMAMI vers Makole à 15Km du chef-lieu. La route permettant d’entrer et de sortir du territoire est la nationale n°2 (qui connecte LUBAO au territoire de KABINDA) et (qui relie LUBAO au territoire de Kasongo). Les routes sont en mauvais état et nécessitent une réhabilitation et une forte maintenance surtout que pour accéder au territoire on doit passer sur la nationale n°2 sans pont sur la rivière LOMAMI. Pour traverser la LOMAMI on utilise un BAC à manivelle avec les mouvements de chargement et de déchargement avec risque de ne pas traverser à temps voulu alors que l’installation d’un pont faciliterait tout. Signalons également l’absence des ponts sur les rivières Lukashi pour atteindre le Secteur de Kisengwa et Lufubu barrières naturelles pour atteindre le territoire de Kasongo et les rivières Ekuluyi, Koni et Somwemwaba sans ponts pour atteindre le Territoire Kongolo dans le Tanganyika. Tout ceci montre combien LUBAO demeure enclaver alors qu’ayant ses produits agricoles à évacuer vers les autres provinces. Des camions venant de Mbujimayi et Kongolo y accèdent difficilement soit 3 à 6jours par route.

Notons que le territoire a 4 pistes d’atterrissage dont une piste à LUBAOC entre avec ses 1200 mètres de longueur.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Trois réseaux de télécommunication existent dans le territoire de Lubao, il s’agit de Vodacom, Orange et Airtel. Le réseau n’est pas stable et certains secteurs ne sont pas encore arrosés ce qui est un grand problème pour la communication et devient une source sûr d’insécurité, le Secteur de Kisengwa en l’occurrence. Signalons aussi la rareté des unités sur le marché surtout celles du réseau orange ; Ces services de télécommunication fournissent le service de chargement des téléphones (200Fc), batteries (1500Fc), et l’ordinateur à 1000Fc à la population. Airtel et Vodacom ont des sims blanches mais orange n’en a pas.

Il y a un service de M-Pesa et d’Airtel Money à Lubao. Ces réseaux n’offrent pas des cartes de recharge d’unités ils ne vendent que des unités par Flash et leurs réseaux sont instables et souvent les unités sont rares. Leur internet est à très faible débit. Jusqu’ici le secteur de Kisengwa n’est couvert par un quelconque réseau de télécommunication.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Dans le territoire de Lubao, on trouve 5 chutes dont Lukashi dans le secteur de Bekalebwe, Kilunda, Kanongie, Mukonga, Katunda, Mpamba Lumami et Ndala dans le secteur de Kisengwa dans le secteur de Bekalebwe mais la plus importante des autres demeure la Chute Lukashi capable de produire le courant électrique pour toute la province de LOMAMI et ses voisins suivis de Katunda sur la LOMAMI sur la LOMAMI dans le secteur de Kisengwa. Dans ce territoire on retrouve les grottes suivantes Mamba (Kadibuisha), Kabamba Bakile, Kansesa(Dimbi), Mwepu (Bena Ngong), Eshandika (Ngie Mutamba) et trois Monts dont Kahululu dans le secteur de LUBAO et les Monts Kasonguele et Ngulu Abasala dans le secteur de Bekalebwe, une source thermale nommée Kibobue situé dans le secteur de Bekalebwe, Le Lac Mankamba situé dans le secteur de Tshofa, la Grande chaîne des Montagnes du territoire située dans le secteur de Bekalebwe qui va de Mpeshi-Kasolo-Tshungu-Kasosua et plusieurs étangs naturels dans le secteur de Bekalebwe. Signalons également la présence des sites touristiques mais inexploités c’est le cas des sites qu’on trouve dans le Groupement de Lusala secteur Bekalebwe et dans le secteur de Kisengwa.

Pour le site sacré, on peut signaler La Pierre Sacrée dans le secteur de Bekalebwe qui symbolise Bekalebwe même car Bekalebwe signifie « assis sur un roc » et la Tombe de Ngongo Lutete qu’on trouve à Ngando dans le territoire de Tshofa.

LUBAO n’a ni jardin zoologique ni un parc à son sein.

Espèces phares de la faune
  • Eléphants (Kisengwa et dans le secteur de Lubao),
  • Buffles (Kisengwa et dans le secteur de Lubao),
  • Hipotames (Sur la rivière LOMAMI et la Lukashi 1),
  • Le Tilapia exploité dans les étangs piscicoles.
Espèces phares de la flore
  • Chlorophora (mufula).

 


Situation sécuritaire

Le territoire de Lubao est relativement calme depuit 2004, mais certains conflits coutumiers et fonciers sont à signaler.

Secteur de Lubao

Un conlit de contestation de légitimité du pouvoir du Chef Yama Kitenge dans le.Groupement de Mugungu

Secteur de  Bekalebwe

  • Conflit de pouvoir coutumier du chef de groupement de Lutobo à Eshilu
  • Conflit de pouvoir dans le groupement de Badimbi.

Secteur de Kisengwa 

Le Chef de groupement de Kisengwa est en conflit de succession au pouvoir coutumier avec les membres de sa famille régnante.

Secteur de Tshofa

Il existe les conflits de pouvoir coutumier entre Chefs des groupements ci-après :

  1. Balaa entre Yambu Yamutalua et Ngoyi Katenta ;
  2. Lutobo entre dissident Kamangu et Kamanda ;
  3. Bashilangie entre l’intérimaire du chef de groupement et les membres de la famille du Chef Mpesha ;
  4. Bahina entre le Chef de groupement Ntambue reconnu par le pouvoir public et les notables ;
  5. Baembe à Ngandu, 3 groupes au sein de la famille régnante se disputent la succession au pouvoir du Chef de groupement depuis la mort de l’ancien Chef Ya Kitengie Mukonkole.

CONFLITS FONCIERS

Secteur de Lubao

Conflit des limites administratives persiste entre la population du village de Kabao en groupement Kapuwa.

Secteur de Kisengwa

Groupement de Kisengwa : un conflit de terre existe entre le Chef de groupement lui-même et le Chef de terre Nkulu.

Secteur de Bekalebwe

Un conflit de droit de propriété d’une forêt entre la population de Kabashilangie du groupement Lusala et celle de Eyinga de Ndjibu Ebambi existe.


Opportunités de développement

Le territoire de LUBAO est une entité administrative d’une importante superficie regorgeant d’énormes potentialités agricoles, minérales, hydrographiques …avec une population à vocation agricole car ayant d’immenses étendues de terres fertiles cultivables avec 163998 ménages agricoles, avec ses savanes et prairies favorables à l’élevage, un réseau hydrographique dense propice  à la pêche et à la production du courant électrique grâce à ses chutes (car LUBAO n’a ni REGIDESO ni un service de SNEL), à la pisciculture, son  climat tropical marqué  par 9 mois de pluie et 3 mois de saison sèche. Plusieurs cultures vivrières y sont exploitées, les principales sont le Manioc, le maïs, l’arachide, le niébés, le soja…Son sous-sol très riche en minerais jusqu’ici non exploité ( le diamant, l’or, le cuivre, le kimberlite…) .

C’est pourquoi l’installation  des barrages hydro-électriques sur une des chutes du territoire et d’une régie de distribution d’eau comme le territoire est traversé par plusieurs cours d’eau , La création des mining pour l’exploitation industrielle des minerais que contient le sous-sol du territoire ;L’organisation d’une pêcherie industrielle sur la LOMAMI et autres rivières , L’installation des usines de transformation du riz ,l’huile de palme mais et arachide et autres produit , la relance la cotonnière de LUBAOunique usine qui a existé dans le territoire ;l’aménagement des routes et pistes d’atterrissages pour permettre l’évacuation des produits agricoles ;la création des fermes pilotes dans le territoire ; la Création des structures d’appui au secteur agropastoral ; la construction et l’appui des universités ; l’appui aux structures de santé du territoire ; Création et appui  des écoles techniques (agronomique et vétérinaire) ;l’implantation d’une institution financière (Banque) pour permettre les opérations de transaction par les opérateurs économiques  et l’octroi des micro crédits; l’installation d’une usine brassicole comme il y a forte production de riz à Lubao, la construction d’un pont sur la rivière LOMAMI qui coupe la route nationale n°2 et sur Ekuluyi sur la route Kongolo-Lubao, l’entretien des routes de desserte agricoles …par le gouvernement ou sur fond d’une coopération internationale développerait ce territoire grenier non seulement de la province de la LOMAMI départ ses productions et potentialités énormes mais aussi de la RD Congo en général.

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