Territoire de Ngandajika

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Lomami
Superficie 5 726 km²
Taille estimée de la population 1 388 408 hab.

(source: Rapport territorial annuel 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques
  • Ordonnance de création du territoire : Ordonnance N°21/426 DU 08/12/1954

Localisation : les limites du territoire de NGANDAJIKA se présentent de la manière ci-dessous :

  • Au Nord : le territoire de Katanda dans la province du Kasai-oriental
  • Au Sud : le territoire de LUILU et de Kaniama dans l’ex province du Katanga
  • A l’Est : le territoire de KABINDA et celui de Kabongo dans l’ex province du Katanga
  • A L’Ouest : le territoire de Tshilenge du Kasai-oriental par la rivière Kalelu

Climat

Le climat est tropical avec deux saisons ; la saison de pluie et la saison sèche, la saison de pluie compte 9 mois (aout-avril) et la saison sèche 3mois (mai-juillet)

Température

  • La température moyenne est de 25°
  • La pluviométrie : 1390, 1mm

Sol

La nature du sol est de 3 types : sablo-argileux ; sol d’origine lithologique ; sol d’origine des plateaux

Le relief de NGANDAJIKA est formé des plaines qui sont étroites et côtières

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de NGANDAJIKA  est essentiellement à vocation agricole. Déjà, durant l’époque coloniale, NGANDAJIKA  avait été pointé pour être un des greniers à céréales de l’Afrique centrale. Actuellement, Le sous-sol s’appauvrit de plus en plus. Houe est le principal outil utilisé, les techniques agricoles sont encore archaïques dans le chef des paysans.

L’élevage est très artisanal (poules, canards, lapins, chèvres, porcs et quelques têtes de vaches) sont là, les animaux que l’on rencontre presque partout dans le territoire, ils ne constituent pas une source d’alimentation, mais sont une caisse d’épargne ; ces animaux sont vendus pour résoudre un problème qui surgit brusquement.

Selon les prospections de Beers (une entreprise sud-africaine) et de Bugeco (une filiale belgo-allemande), NGANDAJIKA  regorgeraient les minerais de cuivre, cassitérite. A quelques villages de Mpiana, Kaniaka et de Mande vers la chefferie de Bakwa-mulumba, les prospections attestent l’existence des minerais de diamant mais qui jusqu’ici ne sont pas encore exploités.

Données culturelles
  • La tribu Luba domine le territoire de NGANDAJIKA sur les autres dans toutes ces entités : Bakwa-mulumba, Tshiyamba, Kalalmbayi, Baluba-shankadi et NGANDAJIKA

    Caractéristiques culturelles, la culture luba domine NGANDAJIKA.

Langues parlées dans ce territoire

NGANDAJIKA  est dominé par le luba, par conséquent le Tshiluba domine sur les autres langues, et les proportions des langues parlées dans ce territoire se présentent comme suit :

  • Tshiluba 80%
  • Songe 6%
  • Kanyoka 5%
  • Swahili 5%
  • Lingala 4%
Principales activités

Les principales activités sont regroupées de la manière suivante :

  • L’agriculture
  • L’élevage
  • Le petit commerce

Cette répartition varie selon les proportions suivantes, l’agriculture représente 70%, l’élevage 20% et le petit commerce 10%.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 380 FC Acheteur : 1$ = 1 430 FC
Nombre d’opérateurs économiques 120

Principaux opérateurs économiques

Nous pouvons lister les principaux opérateurs économiques selon leur importance et leur poids économique au sein du territoire :

  1. Le Projet Ditunga (PRODI): un véritable poumon du développement de NGANDAJIKA , cette Asbl œuvre dans divers secteurs de développement du territoire; la réhabilitation des écoles et des routes, la construction des marchés, un projet de construction d’un stade est en cours, la mécanisation de l’agriculture avec des engins lourds, l’élevage, la distribution de l’électricité à partir de panneaux solaire à l’Hopital Général de Réference de NGANDAJIKA , la construction d’une station-service de carburant (l’unique station de NGANDAJIKA ), dans son complexe vers le quartier de Kabanda à la cité de NGANDAJIKA on trouve la radio Ditunga, le Guest House Ditunga,  une salle de Conférence, une boutique où l’on peut trouver des vivres frais, une terrasse. Ce complexe a du courant et de l’eau potable 24heures/24 grâce au groupe électrogène, panneaux solaires et de l’énergie éolienne. Son financement vient des Espagnoles.
  2. L’ASBL Lunkonko: avec le financement des allemands, cette ASBL a installé de l’eau potable avec des fontaines d’eau, un Guest-House, un Hôpital Général de Référence, un marché, une salle de cinéma dans la chefferie de Bakwa-mulumba à Tshileo.
  3. Mutshita Nkumbi: il est spécialite à la vente de carburant.
  4. Luanga Charles: il opère dans le domaine des produits alimentaires.
  5. Agence Shilo: opère dans le domaine des messageries financières et de transfert de fonds.
  6. Agence Mpasu Mutombo: opère dans le transport et le transfert des fonds.
  7. Ngoyi Mukandila: il est dans le commerce général.
  8. Kambamba Kaba: il opère dans les buvettes.
  9. Ntumba Mpinga: il est dans commerce général.
  10. Kalala Gérant: il opère dans le commerce général.
Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits agricoles (maïs, manioc)
  2. Vente des produits manufacturés
  3. Vente des produits pétroliers
  4. Activités diverses.

 

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente des produits agricoles.
  2. Les moulins
  3. Les ateliers de menuiserie
  4. Les ateliers de coutures…
Grandes entreprises locales

Le territoire de NGANDAJIKA n’a aucune grande entreprise. Il y a deux décennies ce territoire portait une belle robe de la Cotonnière, une usine de transformation de coton. Suite aux pillages des années 90, cette usine a fermé.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Maïs
  3. Arachides
  4. Niébé
  5. Soja
Principaux produits non agricoles

Les principaux produits non agricoles sont :

  • Le Bois : destiné à la fabrication des meubles, sert d’usage aux menuisiers, charpentiers et la cuisine pour la cuisson.
  • Huile de palme : destinée à la consommation locale et à l’exportation dans d’autres territoires et villes voisines.
Principales sources d’énergie
  1. Energie solaire
  2. Energie électrique par groupe électrogène, piles.
  3. Energie éolienne au Complexe Ditunga et au Lycée Ndeji à la cité de NGANDAJIKA
  4. Bois et braises
  5. Captage de la REGIDESO et SNHR

La situation de l’énergie est alarmante dans le territoire de NGANDAJIKA. La SNEL est inexistante dans ce territoire. A la poste de la cité de NGANDAJIKA, il y a un groupe électrogène de 220 KVA qui était destiné à fournir de l’électricité dans la cité de NGANDAJIKA depuis 2011. Mais par défaut de poteaux et des câbles pour le raccordement électrique ce groupe n’a jamais desservi la cité de NGANDAJIKA. Il sied de noter que ce groupe à fonctionner à la Sengamine à Miabi. Le service de l’énergie a répertorié 24 groupes électrogènes qui fournissent le courant auprès de 80 ménages. Concernant l’énergie solaire, une estimation de 1500 cases consomme l’énergie solaire. Nous signalons aussi l’existence l’énergie éolienne au Lycée Ndeji et au complexe de Prodi.

La Regideso est présente dans la cité de NGANDAJIKA, elle a implanté 50 bornes fontaines et elle a 25 abonnés en Novembre 2015. Le constat amer est que les habitants de la cité se tournent vers les eaux non potables pour leur eau de boisson. Sur les 18 quartiers de la cité de NGANDAJIKA, le SNHR a recensé près de 1300 puits d’où la population de NGANDAJIKA ne se tourne que vers les puits au détriment des bornes fontaines d’eau potable qu’offre la Regideso.

Vous trouverez les bornes fontaines sèches non pas à cause de manque d’eau mais parce que la population se tourne vers les puits. Notons que seule la cité de NGANDAJIKA bénéficie de la desserte d’eau potable, dans les autres secteurs du territoire (Tshiyamba, Kalambayi) et aux chefferies de Baluba-Shankadi et Bakwa-Mulumba, la desserte en eau potable est quasi inexistante, la population arrive jusqu’au point de puiser l’eau de pluie stagnante sur le sol pour en faire leur eau de cuisson et de boisson.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 54

Le territoire de NGANDAJIKA est subdivisé en 3 zones de santé :

  1. Zone de santé de NGANDAJIKA : 1 Hôpital Général de Référence (HGR) et 19 centres de santé. On compte dans cette zone, 11 médecins et 99 infirmiers en Novembre 2015.
  2. Zone de santé de Mulumba : 2 HGR et 19 centres de santé. On retrouve dans cette zone 9 médecins et 94 infirmiers au mois de Novembre 2015.
  3. Zone de sante de Kalambayi-Kabanga : 1HGR et 16 centres de santé. Cette zone a pour effectif de 6 médecins et 55 infirmiers au mois de Novembre 2015.

 

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infection respiratoire aigüe (IRA)
  3. Diarrhée simple
  4. Anémie
  5. Fièvre typhoïde


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 336
Ecoles secondaires 169

La qualité de l’enseignement est jugée acceptable, il sied de noter qu’il y a un taux élevé de plus de 60% des enseignants au secondaire qui sont non qualifiés.

N.B : Ces données se rapportent à l’année scolaire 2015-2016. L’année en cours.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 4
  • Le territoire de NGANDAJIKA a 4 extensions des instituts supérieurs, on y compte aussi une université mais qui ne fonctionne plus suite à l’arrêté ministériel de l’année 2015. 
  • Instituts supérieurs : 4 (Institut supérieur des techniques médicales=ISTM, Institut supérieur des études agronomiques=ISEA Mukongo, Institut universitaire du Congo=IUC et l’institut supérieur de Développement Rural).
  • Université : Université Morave en fermeture


ONG et projets

Nombre d’ONG 93
Principales activités

Les ONG, ASBL ayant déposé leurs statuts à la maison du développement rural de NGANDAJIKA sont au nombre de 93 en Novembre 2015.

Le plus imposant des ASBL à NGANDAJIKA, nous citons : le Projet Ditunga (Prodi) et l’ASBL Lunkonko. La proportion en pourcentage de ces ONG se présente de la manière suivante :

  • Secteur agricole et de développement rural 90%
  • Secteur d’economie et finances 8%
  • Secteur de droit humains 2%
  • Le Projet Ditunga (PRODI) œuvre efficacement pour le développement du territoire de NGANDAJIKA , cette ASBL ayant pour source de financement les espagnoles, œuvre dans le domaine : des infrastructures (réhabilitation des routes, constructions des écoles, marchés, foyer social, Guest house…) ; de l’énergie (en fournissant de l’énergie électrique 24h/24 dans son complexe ou il y a la radio Ditunga, le Guest House, les salles de conférences ainsi que le bar et boutique et la station-service…) ; de l’agriculture( ferme moderne, agriculture mécanisée…).

L’ASBL Lunkonko avec l’appui d’une famille allemande a su implanté des bornes fontaines d’eau potable à Tshileo chef-lieu de la chefferie de Bakua-Mulumba, un Guest House, un hôpital Général de référence moderne, une salle de cinéma et de détente, un marché.

Les autres ONG qu’on peut citer sont :

  • RTDD= réveil de la population en droit pour le développement ;
  • EDIGA= entente pour le développement intégral de NGANDAJIKA ;
  • ADEKOR= association pour le développement économique au Kasaï.
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • PRISS (Projet de reconstruction des infrastructures socio-scolaires)

Grâce au PRISS quelques 3 écoles de NGANDAJIKA ont été reconstruites dans la cité de NGANDAJIKA pendant ces 3 dernières années.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  • PADIR (Projet d’appui aux infrastructures rurales) sous financement de la BAD. Ce projet n’a pas d’antenne à NGANDAJIKA.
  • CTB (COOPERATION TECHNIQUE BELGE) avec son antenne à NGANDAJIKA, s’occupe des 3 projets : Prodakor: sur l’agriculture, Prodekor pour le désenclavement des routes et la réhabilitation des bacs et pistes et Edukor: c’est le programme de l’enseignement technique.

LE PADIR a construit le cercle récréatif pour les jeunes et PRODEKOR (CTB) a réhabilité quelques routes des dessertes agricoles à NGANDAJIKA


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

Le territoire de NGANDAJIKA regorge 937Km de routes. Dans l’ensemble toutes les routes sont en mauvais état qui créent un obstacle majeur à l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres de consommation. Il y a aussi une piste abandonnée d’un aérodrome à NGANDAJIKA.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Vodacom couvre la cite de NGANDAJIKA et ses périphéries avec une bonne qualité du réseau à proximité de son antenne ; Airtel couvre la cite de NGANDAJIKA  avec une qualité moyenne du réseau et Orange (tigo) couvre la cite de NGANDAJIKA  avec une bonne qualité du réseau près de son antenne.

Le service de la monnaie électronique est assure par le M-pesa de vodacom congo

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le territoire de NGANDAJIKA a des monuments qui peuvent rappeler l’histoire.

Au centre de la cité de NGANDAJIKA à l’entrée du quartier administratif nous retrouvons le monument des martyrs de NGANDAJIKA, en mémoire de Ndaya Jean de Bena NGANDAJIKA assassiné lors des avènements de l’indépendance en 1960.

Parmi les sites touristiques, nous avons la grotte de Bakua-Ndiandia. Un monument de maman Tshiyamba qui a été enterrée vivante pour sceller un pacte de non-agression dans le secteur de Tshiyamba entre les groupements du secteur.

Tous les sites naturels ne sont pas bien aménagés pour attirer la curiosité des touristes

Espèces phares de la faune
  • Sangliers
  • Antilopes
  • Eléphants
  • Hippopotames
Espèces phares de la flore

Le territoire de NGANDAJIKA a une galerie forestière.


Situation sécuritaire

NGANDAJIKA  est un territoire calme, la police assure son travail en veillant sur la protection des personnes et de leurs biens.


Opportunités de développement

  • Le territoire de NGANDAJIKA étant essentiellement à vocation agricole. Déjà, durant l’époque coloniale, NGANDAJIKA avait été pointé pour être un des greniers à céréales d’Afrique centrale. Le sous-sol s’appauvrit de plus en plus. La houe est le principal outil utilisé, les techniques agricoles sont encore archaïques. Car le développement vise le bien-être de la population, de la faire quitter intégralement du monde rural des conditions moins humaines aux conditions plus humaines c’est-à-dire développer intégralement la population par la population pour la population avec la population.
  • Ce territoire offre beaucoup d’opportunités en terme développement vu qu’il était le grenier de la province du Kasaï-Oriental en produit agricole et aujourd’hui de la province de LOMAMI. A voir les chiffres sur la production annuelle des produits agricoles de base, le problème des routes s’imposent pour l’évacuation de ces produits vers le lieu de consommation. Beaucoup de routes sont en mauvais état et aucune route n’est asphaltée dans ce territoire. La majorité de la population a pour activité principale l’agriculture et ne travaille pas avec des outils performants pour améliorer leur rendement. Certes l’Inera (Institut National des études et Recherches agronomiques) travaille pour promouvoir scientifiquement l’agriculture du paysans gantois (habitants de NGANDAJIKA), mais les semences fournies ne sont pas en adéquation avec le nombre des cultivateurs. D’où la nécessité des ONG, ASBL et IMF ainsi que d’autres partenaires d’œuvrer en synergie avec la population gantoise afin de booster le rendement au maximum.
  • La situation énergétique fait défaut à tel enseigne qu’il n’y aucune usine ou grande entreprise dans ce territoire. La SNEL est inexistante dans ce territoire et la REGIDESO n’a que des bornes fontaines juste à la cité de NGANDAJIKA. Nous inviterions le gouvernement à favoriser les investissements dans ce territoire en y installant du courant électrique qui permettra des effets d’entrainements positifs et de créations d’emplois dans le secteur secondaire et tertiaire de ce territoire.
  • Les acteurs de développement devront aussi tenir compte des parties prenantes afin que leurs investissements ne soient pas de superflus aux yeux de la population. A l’exemple de la REGIDESO qui a investi pour l’eau potable mais 90% de la population se tournent vers les eaux de pluie, puits et des sources.
  • De ce qui précède, nous osions croire que sur base de ces informations, notre gouvernement formulerait des stratégies et des politiques qui permettrons le développement du territoire de NGANDAJIKA.

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