Territoire de Beni

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Nord-Kivu
Superficie 7 484 km²
Taille estimée de la population 1 313 645 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Sous le régime de l’occupation par l’EIC (Etat Indépendant du Congo), le territoire de Beni comportait les postes de Lesse, de Karimi, de Muthaka, et de Beni (Vieux Beni). Ces postes avaient pour mission de soumettre les populations à l’autorité coloniale et d’établir une administration d’occupation. Ces postes étaient tenus par des Officiers militaires.

  • En 1894, le Sous – Lieutenant Henri avait placé le poste colonial à Karimi.
  • En 1913, le poste avait été délocalisé de Karimi à Beni situé le long de la route BENI-KASINDI en plein PNVi.
  • La maladie du sommeil avait fait que la population se déplace de la vallée de la semuliki. Le PNVI, créé en 1925, avait été installé.
  • Le siège de l’administration coloniale avait été délocalisé de vieux BENI à BENI (actuel).

Sous le régime de l’occupation, ces postes dépendaient du secteur des Lacs Albert et Edouard.

  • La structure de l’administration coloniale : Référence : Ordonnance n° 15/AIMO du 25/01/1928.
  • L’Organisation Territoriale de la colonie, la constitution des Chefs-lieux et les limites des provinces : Référence : le Décret du 05/04/1935.
  • Le nombre, les délimitations, les Chefs-lieux, les limites des Territoires du District du Kivu : Référence : l’Ordonnance n° 44/AIMO du 05/03/1935.
  • Le changement de l’appellation de Territoire à zone rurale de BENI : l’Ordonnance n° 68/018 du 19/06/1968.
  • Le changement de l’appellation zone rurale de BENI à Territoire de BENI : décret-loi 081 du 02 juillet 1998 portant organisation Territoriale et administrative de la RDC.
  • En 2000, l’élévation de la Cité de BENI en Ville avait occasionné la délocalisation du Chef-lieu du Territoire de BENI à OICHA.L’ appellation « ‘territoire » a été maintenue par le constituant de 2006 (constitution du 18 Février 2006 telle que revue et modifiée en ces jours).

Le Territoire de BENI est situé à l’Est de la République Démocratique du Congo, dans la Province du Nord-Kivu. Il fait frontière avec la République de l’Ouganda par les District de BUNDIBUGYO et de KASESE.

Noton que que la superficie était de 7 484Km². La ville de Beni située en plein cœur du territoire, et celle de Butembo située en cheval entre le territoire de Beni et de Lubero  ne sont pas encore délimitées, alors qu’elles ont amputées une partie du Territoire de Beni. Par conséquent, nous continuons à maintenir l’ancienne superficie(d’avant la création de ces deux villes en 2000) de7 484 Km2.

Coordonnées géographiques

Ces coordonnées géographiques se présentent comme suit : entre 0° 26′ 58.8 » de latitude Nord et 29° 27′ 0 » de longitude Est

Climat

Le climat est largement dépendant du relief. Le climat est tempéré de type montagneux sur les hautes montagnes de Ruwenzori à l’Est et de Kyavirimu au Sud-Est, mais aussi le climat chaud de type équatorial dans les plaines, au Nord et à l’Ouest :

Saison : Il a plut presque toute l’année. La période sèche n’a pas été marquée

Hydrographie

On compte les lacs, les rivières, les cours d’eau.

Les lacs :

  • Le lac Edouard : Altitude 916m, superficie 2 236Km², la pêche artisanale y est pratiquée.
  •    Les lacs du sommet des massifs de Ruwenzori : De valeur touristique.

Les rivières :   – Semuliki coule du Sud – Est au Nord – Est ; déversoir ISHANGO

  • EBIENA, coule vers la Province Orientale.

Les Cours d’eaux

            Les uns déversent leurs eaux dans la rivière Semuliki, affluent du fleuve Nil, les autres coulent vers les affluents du fleuve Congo.

Les cours d’eaux suivants se jettent dans le fleuve Congo par le canal de la rivière Ituri : Byakove, Kamikingi, Kanyangoko, Kimemya, Kithahuha, Kyabuyiri, Loulo, Lukwamihya, Lusiluvi, Loya, Muhila, Tamu, Virendi, Nzuma, Asefu, Bunzumu, Engubo, Ebiena, Kamahumu, Kipabashi, Kiusikivi, Mamiki, Malondo, Mundubiena, Mununze, Limbekwa, Loulo, Tabie, Tuha, Thamu, Tokou,  Shamboko.

Les cours d’eau suivants déversent leurs eaux dans la rivière Semliki: Karururma, Kasaka, Kavaetsa, Kyasenda, Kyaviranda, Kanyamahigha, Lula, Lwandumbi, Museya, Musilipa, Mwaghalika, Nzalire, Thako, Thalihya, Vurondo, Lamia, Mulunguma, Sindi, Lutakila, Malogha, Lubano, Mutakili-Kombo, Luanoli, Lozo et Bangota, Bango, Limbau-vido, Mamundioma, Mutindo et Ngite ; Lwami, Lusiluvi, Lubiriha, Kombo, Nzelube, Nzelele, Byangolo, Byakobhe, Butau, Lutakila, Mbombi, Mukando, Taliha, Lume, Rugetsi, Hululu, Kalunguta, Mulingolingo, Tungila. Muko et Thumbwe se déversent directement dans le Lac Edouard.

La végétation

On note principalement les types de végétation suivante :

  • La forêt dense ombrophile : L’expansion de l’agriculture et de l’exploitation du bois en constituent des menaces.
  • La forêt claire combinée à la savane boisée et herbeuse ; Dans la vallée de la Semuliki.
  • Les fougères sur les plateaux de Masiki.
  • La végétation étagée de type montagneux au Mont Kyavirimu et aux massifs de Ruwenzori.

Le sol

Le sol est argileux sur les plateaux, argilo-sablonneux dans les plaines, volcanique sur les flancs et aux pieds des hautes montagnes.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Beni abrite le mont Ruwenzori ayant le sommet le plus haut de la République Démocratique du Congo avec le pic Margherithe.

Données culturelles

Dans le territoire de Beni nous trouvons 7 grandes tribus : les Wanande (36%), les Bambuba (20%), les Batalinga (15%), les Babila (11%), Bapakombe (8%), Balese (6%) et les pygmées (Basumba, Mbuti) (4%). Les Wanande sont majoritaires et sont agriculteurs, éleveurs et commerçants. Les Bambuba habitant principalement la région forestière et pratique l’agriculture, les Babila habittent dans la région forestière du Nord-Est et pratiquent l’exploitation forestire et l’artisanat, les Batalinga, les Bapakombe et les Balese sont des agriculteurs tandis que les pygmées ou les Mbuti pratiquent la chasse et la cueillette.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (80%)
  2. Kinande (78%)
  3. Kimbuba (20%)
  4. Kibila (8%)
  5. Kipakombe (2%) 

La langue nationale de liaison est le Swahili. Le français, langue officielle et d’enseignement est parlée par une minorité instruite. Les langues locales sont : Le Kinande : parlé par les yira ou nande ; Le Kimbuba : parlé dans la tribu mbuba ; Le Kibila : parlé par les babila ; Le Kipakombe : langue proche du Kilese et parlé par les Bapakombe ; Le Kilese: parlé par les Balese ; Le Kibwisa ou Kitalinga : parlé par les watalinga ; Le Kihumu : parlé par les Bahumu. Les Mbuti (pygmées) n’ont pas de langue spécifique. Ils s’expriment dans la variante de la langue des tribus qui leur sont voisines (Kilese, Kibila).

Principales activités
  1. Agriculture (50%)
  2. Elevage, (45%)
  3. Commerce, 40%)
  4. Exploitation forestière, (23%)
  5. Exploitation minière et l’artisanat (10%)

 L’Agriculture est axée : sur les cultures vivrières : riz, bananes, haricot, maïs, soja, manioc, patate – douce, pomme de terre, choux, oignons, poireaux et sur les cultures pérennes : cacao, caféiers, papayer, reboisement, le palmier à huile.

L’élevage : Elle repose sur les bovidés, ovidés, caprins, la volaille, suidés, les lapins et les cobayes.

Le Commerce : La production agricole est évacuée vers les centres commerciaux et vers l’extérieur (Beni, Goma, Butembo, Bunia, Kisangani, Ouganda). Les produits manufacturés sont achetés soit à l’extérieur (l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, l’Asie, l’Europe,…) soit dans les villes de Butembo, Beni, Goma, … pour être revendus dans les marchés locaux à l’intérieur du Territoire.

L’exploitation forestière : elle porte sur les bois d’œuvre dans les forêts naturelles en voie d’epuisement. La production sert aux besoins locaux de construction ou au commerce local (Beni, Butembo, Goma). Elle est également orientée vers l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda etc.

La production artisanale des mines: cette production est encore à petite échelle. Les activités artistiques et artisanales ne sont pas encore de grande valeur économique.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 1 203

Principaux opérateurs économiques
  1. Entreprise MUKULIA opérant dans l’élevage de gros bétails et appartenant à GALIZEE
  2. Etablissement KATASOHIRE opérant dans la construction des microcentrales et appartenant à KATASOHIRE
  3. Entreprise KISALA opérant dans la vente en détail des produits manufacturés et appartenant à la famille BULERE
  4. Entreprise APAV opérant dans la vente des produits alimentaires
  5. Etablissements SHAMA opérant dans la vente des produits pharmaceutiques et appartenant au groupe SHAMA.

Il existe 1203 opérateurs économiques dans le territoire de Beni hormis ceux de Beni-ville. Nombreux de ces opérateurs économiques sont sous le régime de la patente. Ils ne sont pas encore tous inscrits au NRC, ni à l’Identification Nationale. Les rares entreprises inscrites au NRC ont leur siège en Beni-ville, ou à Butembo. Le plus grand nombre de ces entreprises se trouvent dans les secteurs de Beni-Mbau et  Oicha-Kyondo. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, appareils électroménagers, etc) en provenance de l’Ouganda et des territoires pays limitrophes.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce générale et le commerce des produits agricoles (40%),
  2. Savonnerie artisanale (37%),
  3. Achat et vente des produits de la Quincaillerie (15%),
  4. Commerce d’huile de palme (12%),
  5. Achat et vente des produits de beauté (4%)

Le commerce est largement pratiqué : Il y a l’importation, l’exportation, le commerce ambulatoire, l’achat et la vente des produits agricoles, des produits et sous-produits forestiers. Un grand nombre d’opérateurs sombrent encore dans l’Economie informel. Rares

Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce générale et le commerce des produits agricoles (40%)
  2. Savonnerie artisanale (37%)
  3. Achat et vente des produits de la quincaillerie (15%)
  4. Commerce d’huile de palme (12%)
  5. Achat et vente des produits de beauté (4%)

Le commerce est largement pratiqué : Il y a l’importation, l’exportation, le commerce ambulatoire, l’achat et la vente des produits agricoles, des produits et sous produits forestiers. Un grand nombre d’opérateurs sombrent encore dans l’Economie informel. Rares sont ceux qui sollicitent le registre de commerce et l’identification nationale.

Grandes entreprises locales
  1. KAL-MANGO,
  2. ESCO KIVU.

KAL-MANGO, est une entreprise locale œuvrant dans l’importation du carburant, fabrication de jus et d’eau en bouteille, cette entreprise emploie 88 personnes.

ESCO est une entreprise locale, œuvrant dans l’exportation du cacao et emploie autour de 66 personnes.

Principaux produits agricoles
  1. Banane plantain (41.9%)
  2. Riz (18.6%)
  3. Manioc (14.7%)
  4. Huile de palme (12.3%)
  5. Haricot (12.2%)

La banane plantain produit dans tous les secteurs du territoire de Beni et destinée à la consommation. La production annuelle du territoire est de 746 200 tonnes, dont 131 000 tonnes au premier semestre et 86 872 tonnes deuxième semestre pour l’année 2014.

Le Riz est également produit en très grande quantité dont la production annuelle en 2014 est de 332 330 tonnes.

Le Manioc est produit en quantité suffisante soit 262 600 tonnes produit en 2014, il est consommé soit en chikwangue soit en cossettes pour la fabrication de la farine.

L’huile de palme est aussi produite en quantité suffisante (219 200 tonnes) en 2014. Il est utilisé pour la consommation locale et pour la fabrication de savons.

Le Haricot est aussi produit en quantité suffisante soit 131 000 tonnes pour le premier semestre et 86 872 tonnes pour le deuxième semestre, au total 217 872 tonnes produit en 2014. Il est destiné à la consommation.

Principaux produits non agricoles
  1. Le miel
  2. Le savon

La grande partie du miel exposée au marché provient de la forêt naturelle. Les potentialités apicoles ne sont pas encore exploitées. Les sites de production sont rares faute de sensibilisation d’apiculteurs, faute de vulgarisation des techniques et faute d’appui technique et d’appui conseil. L’huile de palme et l’huile palmiste sont produites localement et font l’objet de la fabrication des savons. La PALMBA a fermé ses portes à Mbau à cause de l’insécurité dans sa plantation et autour de ses installations. Certaines entreprises sont retrouvées dans la carence des matières premières d’origine agricole, suite aux mouvements des populations vers les grandes agglomérations, cela a occasionné la fermeture momentanée de ces dernières. Ces entreprises sont spécialement engagées dans la production du savon (SAIBU, SIMBA, CAMARADE, YETU, PURE, RUWENZORI) dans l’achat du cacao (ESCO-KIVU & SCACK).

Principales sources d’énergie
  1. Bois (50%)
  2. Groupe électrogène (30%)
  3. Solaire (15%)
  4. Electricité (5%)

La mise en valeur des importantes ressources du Territoire de Beni est largement fonction des énergies électriques. Les besoins estimés en électricité, il y a 10 ans étaient de 68 429KW. Ces besoins se sont accrus. Depuis 2009, une ligne de transport MT 33 Kw provenant de Mbondwe/Ouganda alimente l’agglomération de Lubiriha. Cependant, les abonnés s’acquittent difficilement des frais qu’ils estiment élevés. Les quelques usines de transformations (café, bois, savon, …) se servent des générateurs électriques. Elles fonctionnent en intermittence. Les couts d’exploitation des sont élevés. Des agglomérations disposent des groupes électrogènes de marque Jangfa de 15 à 30 KVA, tenus par des personnes ou des regroupements des personnes pour l’éclairage des ménages ou des petites entreprises (alimentations, salons de coiffure, débits de boissons). Il s’agit principalement d’Oicha, Bulongo, Lume, Kalunguta, Mangina. Les travaux de mise en place du réseau de distribution, les modalités d’exploitation du groupe électrogène de 550 KVA offert à la population d’Oicha par le Président de la République lors de sa campagne électorale en 2005 ne sont pas encore définies et le générateur continue à poser des problèmes d’exploitation. Le bois et le charbon de bois sont utilisés pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages (pour la transformation de l’huile de palme en savon). Une nouvelle culture d’utilisation des panneaux solaires s’implante petit à petit dans la population mais le coût d’installation est très élevé.

En cas de disponibilité de sources d’énergie, plusieurs activités pourront se développer, notamment l’industrie agro-alimentaire pour la transformation de l’huile de palme et la savonnerie.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 7
Nombre de centre de santé 133

Le territoire de Beni a 7 zones de santé : OICHA, MUTWANGA, KAMANGO, KYONDO, VUHOVI, MABALAKO et KALUNGUTA. Chacune dispose d’un Hôpital général de référence, des centres de santé et des postes de santé. Le taux de couverture médical est suffisant. Néanmoins, les structures de santé manque d’infrastructures adéquates (Bâtiments, matériel et équipements, médicaments.) Les nouvelles zones de santé dont Kalunguta, Mabalako, Vuhovi ne disposent pas encore des infrastructures à la hauteur de leurs missions. Les Cliniques, les Centres Hospitaliers, les Centres Médico-Chirurgicaux ont commencé à s’implanter à Kasindi-Lubiriha, Butuhe, Mantumbi, Bulongo, Oicha. Les Dispensaires, les Postes de Santé privés sont très nombreux. Sous équipés, sans stock des médicaments, sans personnel qualifié et encadré. Dans l’ensemble, ils ne rendent pas de services de qualité.

Pour contrôler les prestations de structures privées, nous suggérons :

1. De règlementer leurs conditions d’ouverture (infrastructures, équipements, personnel, médicaments) et

2. De mobiliser les investissements privés dans le secteur de la santé en faveur des cliniques, policliniques, des laboratoires, des centres médico-chirurgicaux, …

  • ZS de Oicha, nombre de HGR=1, de CS=25, nombre de médecins=17, nombre d’Infirmier=246, capacité d’accueil estimées et réelles= 200 malades, disponibilité des médicaments : oui
  • ZS de Kyondo, nombre de HGR=1, de CS=22, nombre de médecins=14, nombre d’Infirmier=180, capacité d’accueil estimées et réelles = 300 lits, disponibilité des médicaments : oui
  • ZS de Kamango, nombre de HGR=1, de CS=25, nombre de médecins=6, nombre d’Infirmier=52, capacité d’accueil estimées et réelles= 120 lits, disponibilité des médicaments : oui
  • ZS de Mabalako, nombre de HGR=1, de CS=12, nombre de médecins=14, nombre d’Infirmier=125, capacité d’accueil estimées et réelles= 80 malades, disponibilité des médicaments : non
  • ZS de Kalunguta, nombre de HGR=1, de CS=18, nombre de médecins=14, nombre d’Infirmier=121, capacité d’accueil estimées et réelles= 150 lits, disponibilité des médicaments : oui
  • ZS de Mutwanga, nombre de HGR=1, de CS=19, nombre de médecins=15, nombre d’Infirmier=133, capacité d’accueil estimées et réelles= 106 lits, disponibilité des médicaments : oui
  • ZS de Vuhovi, nombre de HGR=1, de CS=12, nombre de médecins=16, nombre d’Infirmier=220, capacité d’accueil estimées et réelles=70 lits, disponibilité des médicaments : oui
Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (60%)
  2. Infections respiratoires (15%)
  3. Maladies diarrhéiques (12%)
  4. Anémie (10%)
  5. VIH SIDA (3%)

La malaria : malgré la distribution de moustiquaires imprégnées, la malaria persiste.

La verminose : plusieurs campagnes de vaccination ont aligné le déparasitage au mébendazole.

Les autres maladies fréquentes sont : la diarrhée, les infections respiratoires et l’anémie pour les enfants, le sida.

Le diabète prend de plus en plus de l’ampleur.

Le VIH/SIDA : le PNMLS en mise en œuvre dans les zones de santé détermine les axes de lutte contre le SIDA : la sensibilisation en vue du changement de comportement sexuel, le dépistage volontaire, le dépistage des femmes enceintes, la distribution des préservatifs, la distribution des anti rétroviraux (ARV) aux personnes vivant avec les VIH (P.V.V.).


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 579
Ecoles secondaires 316

L’administration de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel est assurée par trois Sous Divisions de l’EPSP : OICHA, BULONGO et KYONDO.

Les écoles y sont réparties comme suite :

  • Sous Division d’OICHA :
  • Écoles Maternelles 3 à Oicha ; 
  • Ecoles Primaires 204 ;
  • Ecoles Secondaires 102 ;
  • Centres de Rattrapage Scolaire 8.

 Les mouvements de la population ont occasionné la perturbation du calendrier scolaire, l’accroissement du taux de déperdition scolaire et d’abandon, la baisse du taux de scolarisation. La viabilité des écoles est très menacée dans les milieux ruraux vidés de leur population.  

Nombre d’enseignent au primaire est de 2215 dont 775 femmes.

Sous Division de BULONGO :

  • Ecoles Primaires 185 dont 3 centres de rattrapage scolaire
  • Ecoles Secondaires 95

Nombre d’enseignent au primaire est de 1483 dont  499femmes.

Sous Division de KYONDO :

  • Ecoles Primaires 190
  • Ecoles Secondaires 119

Nombre d’enseignent au primaire est de 1753 dont 876 femmes.

Le territoire de Beni compte 895 écoles dont 579  écoles primaires  et 316 écoles secondaires.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 2

Le territoire de Beni dispose de 2 Instituts supérieurs reconnus officiellement notamment l’Institut Supérieur des Techniques Médicales CECA-20 et L’Institut Supérieur Pédagogique d’OICHA, mais il fonctionne aussi des extensions d’autres institutions ayant leurs sièges à BUTEMBO, à BENI-ville ou ailleurs. Ces extensions organisent les auditoires dans les agglomérations sans aucune formalité.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 23
Principales activités
  1. Humanitaire (55%)
  2. Environnement (30%)
  3. Développement (10%)
  4. Droits humains (5%)

Philanthropiques et Humanitaires : Les ONG PAP/RDC, Solidarité, Boad, Oxfam, SOCOAC, NRC assistent en vivres et non vivres les déplacés de guerres sur les axe Beni-Eringeti. Des déplacés bénéficient des appuis en médicaments dans leurs structures de santé d’accueil grâce à l’ONG Medair, L’ONG MAAMS avec l’appui de l’ONGI Help Age International entreprenait un des activités en faveur des personnes de troisième âge mais le projet est arrêté.L’accompagnement psycho-social des personnes de 3ème âge de l’axe MAVIVI-Mbau – Oicha-ERINGETI continue au sein des petits comités « Wazee Hai » mis en place par l’ONG ci-haut cité.

 Développement et environnement : L’ONG AAA appuie l’entretien de la route Lume-Rugetsi-Masambo – Kasindi, Kyatsaba – Mabalako. Les ONG sont actifs dans la gestion des urgences en faveur des déplacés. Ils sont intéressés au développement durable dans les secteurs de routes de desserte agricole, de la protection de l’environnement.

Droits de l’homme : Les organisations de droit de l’homme entreprennent des actions de dénonciation, d’accompagnement administratif/juridique, de plaidoyer, de lobby et des manifestations.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. CREC7 (Projet de Réhabilitation des routes), projet en cours
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours
  3. MICROCENTRALE DE MUTWANGA, projet en cours

Route : réhabilitation de la RN2 et RN4 par le gouvernement en partenariat avec les chinois(CRET7)

Education : La construction des écoles, la distribution des livres/ dictionnaires aux élèves / écoles. Electricité : La construction de la microcentrale de Mutwanga est achevée, les travaux de mise en place du réseau de distribution sont en cours.

Autres : approvisionnement en semences agricoles à l’occasion du lancement de la campagne agricole.

Construction bureau administratif de la Copevi-Kyavinyonge.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projets entrepris par la population
  2. Projets entrepris par les partenaires de développement

La population a entrepris des projets locaux entre autres :

  • Construction du bureau BCZ/Kalunguta a été appuyée par l’ETD secteur Ruwenzori. Les travaux sont achevés.
  • La construction du bureau administratif de groupement Basongora à Kasindi par le secteur Ruwenzori (ETD)
  • Microcentrale hydroélectrique de Butau construit par L’ICCN PNVI dans le cadre du projet Parc pour la Paix : le courant électrique est produit, la distribution est en cours
  • Réaménagement de la route Eringeti – Kainama
  • Réhabilitation de la route Kambatule – Mutwanga – Mwenda, Lume – Masambo – Kasindi, Kyatsaba-Mabalako.
  • Ouverture de la route Mamove – Mangazi – Manyama.
  • Assistance aux déplacés à Mavivi, Mbau, Oicha, Eringeti, … (vivres et non vivres, médicaments).

Projets Entrepris par les partenaires au Développement

  • Réaménagement de la route Eringeti-Kainama
  • Réhabilitation de la route Kambatule-Mutwanga-Mwenda, Lume – Masambo-Kasindi, Kyatsaba-Mabalako par AAA.
  • Ouverture de la route Mamove-Mangazi-Manyama.
  • Assistance aux déplacés à Mavivi, Mbau, Oicha, Eringeti,… (vivres et non vivres, médicaments).
  • Adduction d’eau potable par CEPROSAN à kyavinyonge.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non
  • Les Routes d’intérêt national (RIN)

L’axe Mbau – Kamango, L’Etat de la chaussée s’est beaucoup détérioré : les érosions, les éboulements et les trous menacent la chaussée. Le trafic est en risque d’être coupé, pas seulement à cause de l’insécurité, mais aussi de l’état de la route.

L’axe Beni – Butembo : La chaussée est étroite par rapport à l’importance du trafic des gros camions de transport. Le cantonnage manuel ne suffit pas. Des travaux d’agrandissement de la chaussée, de canalisation, de rechargement, de gravillonnage sont très indispensables pour maintenir la route en état de praticabilité et pour  réduire les accidents.

L’axe Beni – Mangina (32Km) est en bon état. Les travaux de maintenance qui y sont financés par FONER sont satisfaisants.

L’axe Beni – Eringeti, asphalté est enfoncée en beaucoup d’endroits. En Certains endroits, les abords sont envahis par les hautes herbes. Le revêtement de l’asphalte est indispensable aux endroits enfoncés ou fendus.

  • les routes des dessertes agricoles

Le réseau routier de desserte agricole n’est pas suffisant. Il ne couvre pas tous les sites de production. Celui qui existe est défectueux.

Les routes à tracer et à entretenir : MBAU – ILANGE – MANGINA : 35 Km ; BUTSILI – PASALA – TODA – ILANGE : 25 Km : 26 Km ; CANTINE – BIENA : 25 Km ; ERINGETI – KAINAMA : 55 Km ; KAINAMA – SEMILIKI : 15 Km ; OICHA – NGILINGILI – APETINA – MBINGI – SAMBOKO : 37 Km ; KUKUTAMA – BAITI – BIAKATO : 70 Km ; OICHA – BUNZUMU : 30 Km ;  TENAMBO – TEDEU – ROUTE WATALINGA : 9 Km ;  TENAMBO – BILIMANI – ROUTE WATALINGA : 20 Km ; KYAVISOGHO – BUTUHE : 42 Km ; MAMOVE – MANGAZI – MAUBO – MOLISO : 25 Km ; KABALUA –MWENDA : 22 Km ; MWENDA – KIKINGI : 23 Km ; KALUNGUTA – LISASA : 20 Km ; NZENGA – LUME : 10 Km ; SUPA – LISASA : 30 Km ; KABASHA – KASEBERE – MBUMBI : 20 Km ; KIKINGI – KIKURA : 22 Km ; MAMBINGI – KYAVISOGHO – BUTUHE : 25 Km ; BUTUHE – IVUGHA – MULINGO : 15 Km ; MABOYA – KANYIHUNGA – KASITU – BUNYUKA : 23 Km ; KISALALA – KASITU – BUNYUKA : 18 Km ; BUTEMBO – VUHOVI – KYAVISALE : 30 Km ; BUTEMBO – MAVONO – KASITU – BULAMBO : 25 Km ; VUHOVI – MUSENDA – KYONDO : 21 Km ; KYONDO – VURUSI : 22 Km ; KYONDO – VAYANA – KALONGE – KILINDERA – KISUNGA : 20 Km ; KYONDO –  VUSYAKULU – KAHIANA – MUSIENENE : 10 Km ; KAMIRIKI – KASEGHE – VURONDO : 20 Km ;  MUSUMIRA – VUHUMBI – KANYANGUNGU – KIRAURA – MUMOLE : 10 Km ; BURUSI – KITHOLU – KASIMBI : 20 Km ; CUGEKI (BUTEMBO) – KYONDO – KASINDI : 75 Km ; BUTEMBO – BUTUHE – MUHILA : 15 Km ; VUSAGHALA – MUSENDA : 15 Km ; VAHIANA – KASONGWERE – MUMOLE : 17 Km ; RWAHWA – MUSENGWALI – MWENYE : 16 Km ; LAMIA – KIKURA : 7 Km ; KAMANGO – MULOPIA : 20 Km.

Pour ce qui est de la voirie urbaine de Beni-ville, les 12km asphaltés sont en bon état, pour ce qui concerne les routes nationales sur les 43 km des routes nationales asphaltées la totalité est en bon état c’est le tronçon Beni-Eringeti, tandis que sur les 162km des routes nationales en terres 82km est en bon état, 28km en moyen état et 52km en mauvais état c’est le tronçon Beni-Butembo, signalons que ces 52km sont des routes coupées.

Les voies d’entrées et de sorties du territoire de Beni sont : les voies routières et aériennes.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui
  • Africel est le seul réseau n’existant pas dans le territoire de Beni. Tous les quatre autres réseaux ont une bonne qualité du réseau, disponibilité des produits
  • Ces quatre réseaux ont un service de transfert d’argent.
Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Oui
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Il existe le parc national de Virunga mais aussi les lacs du sommet des massifs de Ruwenzori : de valeur touristique, les touristes ne le visitent pas suite à l’insécurité grandissante dans la partie.

Espèces phares de la faune
  1. Eléphants
  2. Buffles
  3. Okapis
  4. Léopards
  5. Lions
Espèces phares de la flore
  1. Khayaanthotheka ou Acajou d’Afrique (Linzo)
  2. Chlorophoraexersa (Punga)
  3. Cordiaabyssinica (Mulingati)
  4. Entandrophragmacylindricum (Liboyo)
  5. Tieghemellahechelii (Makore)


Situation sécuritaire

  1. LA SÉCURITÉ

 1. Situation Générale

            On a noté :

  • les opérations Sokala ont été ménées contre les ADF/NALU par les FARDC.
  • Des tueries crapuleuses à la machette, à la hanche, au couteau au courant du deuxième semestre de l’année (plusieurs centaines de morts enregistrés) : les sites qui ont été victimes sont : Kainama, Eringeti, Maimoya, Linzosisene, Mulolya, Manzanzaba, Ahili, Maibo, Tipiomba, Mamundioma, Maleki, Mukondi,… Ces tueries ont entrainés des déplacements de populations.
  • Les tueries étaient précédées ou suivies des enlèvements, des kidnappings,
  • Les attaques contre les positions et les bases des ADF/NALU situées dans la vallée de la Semuliki.
  • Les mouvements des ADF/NALU en perte de vitesse et qui échappent aux positions des FARDC.
  • Des tueries, des kidnappings/enlèvements des personnes dans les champs situés au côté gauche de la route Beni – Eringeti par les groupes résiduels des ADF/ NALU.
  • Le retour des réfugiés de l’Ouganda à la chefferie des watalinga.
  • le retour des rescapés de kidnapping et des enlèvements. Parmi ces retournés, il y a des femmes, des enfants de pères ADF/NALU,…

 2. Mesures Préventives

  • Depuis le déclenchement des OPS SOKOLA, la présence militaire est marquée. Il y a surveillance/ Investigations sur les positions, les mouvements, les effectifs et les dotations des bandes ADF/NALU et alliés.
  • Les patrouilles de combat par les FARDC et par les contingents de la MONUSCO.
  • La sensibilisation de la population à se désolidariser des groupes armés.
  • Les patrouilles/couvre-feu dans les agglomérations d’Oicha, de Mbau, de Mavivi, d’Eringeti
  • Interdiction de la circulation des autos et motos au-delà de 21 heures.

 3. Mesures de Rétablissement

Des combats contre les ADF/NALU ont été menés. Les bases (Abialose, Makembi, Makoyoba, Canada, saasitasaa, Madina,…) des ADF/NALU ont été occupées par les FARDC. Des éléments ADF ont été capturés, d’autres se sont rendus.

 Les opérations de ratissage sont en cours.

 II. CRIMINALITÉS

  1. Situation Générale
  •  Les cas de vol qualifié : vol à mains armées dans les habitations et dans les maisons de commerce.
  • Des cas d’indiscipline des militaires (extorsions des biens de la population, assassinats, …)
  • Les cas de viol des mineurs d’âges et des femmes.
  • Le proxénétisme
  • Les cas de suicides (des cas de pendaison à la corde).
  • Le trafic et la consommation des stupéfiants et de l’alcool.

 2. Mesures de rétablissement

  •  Le renforcement des unités PNC en position, en effectifs.
  • L’équipement de la Police : transport, communication.
  • Le renforcement de la police militaire et de la justice militaire (des audiences foraines)
  • Renforcement de la morale par les commandants des unités.

 III. LA TRANQUILLITÉ

 1. Situation Générale

  •  La gestion de l’espace n’est pas harmonieuse dans les agglomérations faute de plans d’aménagement préalable (les quartiers commerciaux, industriels et résidentiels sont confondus : les bars, les salles de cinéma, les églises, les écoles, les hôpitaux, les unités de transformation sont parsemées parmi les habitations sans tenir compte des bruits, de la poussière, des ronronnements des moteurs).
  • La voirie n’est pas aménagée dans les agglomérations : les avenues, les rues, les routes, les ponts, ne rendent pas la circulation aisée par les autos, moto, vélo, piétons..
  • Les spectacles n’obéissent à aucune réglementation (cinémas, discothèques, évangélisation en plein air, vidéothèques, …)
  • Les infrastructures d’assainissement font défaut : des bars, cinéma, Nganda, restaurants sans installations hygiéniques, des parkings sans installations hygiéniques.

 2. Mesures préventives à prendre :

  •  L’aménagement des espaces par différentiation des quartiers.
  • La prévention de la pollution (moteur, lance-voie,…)
  • La signalisation.
  • L’aménagement des voies et des places publiques (routes, rues, avenues, parking, poubelles).


Opportunités de développement

Opportunité d’affaire dans le secteur de l’agriculture :

  • le territoire de Beni est milieu favorable à une gamme variée de spéculation agricole,
  • la population nombreuse et dynamique : main d’œuvre agricole disponible et bon marché ainsi que des consommateurs potentiels,
  • vaste étendue des terres : grande exploitation agricole avec possibilité d’une agriculture mécanisée.

Opportunité d’affaire dans le secteur agro-pastoral

  • installation des fermes pour la production du lait brut

Opportunité commerciale

  • position limitrophe avec l’Ouganda, pourra permettre l’exportation des produits.
  • implantation d’une usine de transformation des bois, du café et du cacao.

 

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