Territoire de Bokungu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tshuapa
Superficie 19 993 km²
Taille estimée de la population 418 063 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Bokungu est une entité décentralisée de la province de la Tshuapa, crée par un décret royal de 1937. Il est localisé entièrement dans la cuvette centrale, et entouré de différents territoires ci-après :

    • Ikela à  l’Est,
    • Boende à  l’Ouest,
    • Befale et Djolu au Nord,
    • Monkoto ainsi que Lomela au Sud.

Il est subdivisé en quatre secteurs et une chefferie à savoir : secteur de lolaka, secteur de loando, secteur de luay, secteur de loombo et la chefferie Nkole. Il compte 25 groupements, 10 quartiers et 294 villages.

Les coordonnées géographiques sont :

    • Entre 19°40’E et 22°18’E de longitude;
    • 0°40’S, 3°2’N de latitude, et 
    • entre 403 m à  463 m d’altitude. 

Climat

Il a un climat équatorial caractérisé par une alternance de saisons : la saison de pluie dure six mois (Mars, Avril, Mai, et Septembre, Octobre, Novembre) et la saison sèche dure six mois (Décembre, Janvier, Février,  et Juin, Juillet, Août) avec une variation intempestive de la température. Il sied de signaler que ces dernières années, avec le changement climatique, il est difficile de répartir avec exactitude ces mois pour les différentes saisons; surtout les mois de décembre et Mars.

 

Hydrographie

Ce territoire est traversé par des nombreux cours d’eaux dont les trois principaux sont les suivants : la rivière Tshuapa qui s’étend d’Ikela jusqu’au fleuve Congo vers Mbandaka et la rivière lomela qui s’étend du Kasaï jusqu’à  la rivière Tshuapa vers Boende et la rivière LUO qui s’étend d’Ikela jusqu’à  la rivière Tshuapa.

Végétation

Le territoire de Bokungu est situé en pleine forêt équatoriale, sans savane, contenant des réserves en flore telles que: baobab, bois noir, goyavier, lifake, bolondo, etc.

Type de sol

Le sol est argilo-sablonneux, favorable à  l’agriculture.

Particularités et richesses du territoire

Le Territoire de Bokungu a un sol argilo-sablonneux, favorable à l’agriculture; il est beaucoup plus agricole par rapport aux autres territoires de la Tshuapa, du fait qu’il héberge beaucoup d’agriculteurs mais la récolte est faible par manque d’assistance. On note la présence du pétrole, diamant, mercure ainsi que beaucoup de pierres.

Données culturelles

Dans le Territoire de Bokungu nous trouvons deux grandes tribus : BOSAKA (80%) et NGOMBE (20%). BOSAKA sont majoritaires et originaires, leur culture a tendance à  imiter celle des blancs, tandis que les NGOMBE sont minoritaires et venant d’ailleurs. Ils sont plus des riverains et on y trouve beaucoup de pêcheurs, et sont beaucoup plus attachés à  leur culture et coutumes.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Hormis le Français, les langues ci-après sont parlées dans le territoire :
  2. Lingala (90%)
  3. Mongo (90%)
  4. Tetela (2%)

Dans ce territoire, le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population dans tous les secteurs, suivie de Mongo et de Tetela (parlée par quelques originaires de Sankuru).

Principales activités
  1. Agriculture (40%) 
  2. Elevage (20%) 
  3. Pêche (20%) 
  4. Chasse (10%) 
  5. Petit commerce (5%) 
  6. Cueillette (5%)

La population de Bokungu vit de l’Agriculture. Les principaux produits agricoles sont : le manioc, le riz, le maïs, la banane, le soja, l’arachide.

Les forêts agricoles appartiennent aux individus (propriétaire des terres) selon la coutume ; donc pour cultiver, la négociation préalable est exigée en versant une somme d’argent aux propriétaires des terres. L’élevage de petit bétail est l’activité pratiquée dans tous les secteurs du territoire pour la survie. Les principaux animaux de l’élevage sont : le porc, la chèvre et le mouton. Ces animaux sont élevés en divagation et sont toujours menacés par des épidémies.

La pêche, chasse, petit commerce et la cueillette constituent aussi des activités de survie. Il sied de signaler qu’un ménage peut vivre à  la fois de l’agriculture, pêche, élevage, chasse et cueillette. Toutes ces activités ne sont qu’un moyen de subsistance et non pour l’épanouissement.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 12

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement Bakaa Isa Mpetsi, opérant dans le commerce de traite et club de boisson, employant deux ouvriers et appartenant à  la famille Isa Mpetsi. 
  2. Etablissement Ereva, opérant dans la vente en détails des produits manufacturés et boissons, employant deux ouvriers et sa famille ; appartenant à la famille Bosongo       Ereva.
  3. Etablissement Vanité de Vanité, opérant dans la vente de produits manufacturés, employant trois ouvriers ; appartenant à  la famille Bingato Lopembe. 
  4. Etablissement Lompu, opérant dans le commerce de traite et élevage de petit bétail, appartenant à  la famille Lokuli Mputu Damien ; 
  5. Etablissement Yoka Philippe, opérant dans le commerce de traite, le transport et transfert d’argent, employant deux ouvriers et appartenant à la famille Philippe.
  6. Etablissement Christ Roi, opérant dans la vente en détails des produits pharmaceutiques, employant deux ouvriers et appartenant à  la famille Diangenda Thatukila Bienvenu.
  7. Etablissement Roger, opérant dans le commerce de traite et de transport, employant deux ouvriers et appartenant à  la famille Bwacela Roger.

Il existe une douzaine d’opérateurs économiques dans le territoire de Bokungu et quelques petits commerçants. La majorité de ces commerçants se trouvent dans le secteur de lolaka et  ont comme principale activité le commerce de traite opérant dans la vente en détails des produits cosmétiques, habits, boissons, produits pharmaceutiques et divers en provenance de Kinshasa et d’autres provinces limitrophes. La plupart de ces commerçants évoluent dans l’informel.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce de détails (75%)
  2. Agriculture (20%)
  3. Transport (4%)
  4. Agence de transfert (1%)

Le commerce de traite (commerce proprement dit sur les produits manufacturés) occupe 75% de toutes les activités des opérateurs économiques du Territoire de Bokungu. Tous ces produits sont importés de Kinshasa et de certaines provinces de Nord-Est de la RDC.

Nous trouvons également une baleinière, une pirogue motorisée, deux tracteurs et quelques motos de transport dans le Territoire acquis et gérés par certains de ces opérateurs. Nous remarquons une absence des agences de transfert d’argent, seulement le service de M-PESA qui est géré par quelques particuliers avec des moyens limités.

Principales activités des PME/PMI

Il existe des plantations abandonnées (Hévéa, Palmeraie d’huile de palme) qui appartenaient aux industriels. C’est le cas de Gomal Ngelewa, Coopérative Ngombe-Lotoko, Coopérative Engulu, Culture Congolaise, etc. Il sied de signaler que les plantations d’hévéa sont parfois exploitées par certaines coopératives, sans respect des normes; c’est le cas de la coopérative hévéa camerounais, « hévécam » en sigle. Un rajeunissement de ces plantations s’avère important.

Grandes entreprises locales

Actuellement dans le Territoire, il n’existe aucune grande entreprise.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (64.8%)
  2. Riz (22.4%)
  3. Maïs (7%)
  4. Arachide (2.5%)
  5. Banane (2.2%)
  6. Soja (0.8%)
  7. Haricot (0.3%)
  8. Huile de palme

Le manioc est le premier produit de base dans le territoire de Bokungu. Sa production annuelle en 2015 s’élève à  423.007,9 tonnes. Il est consommé localement en chikwangue (mombita, engwele, pompé) et en farine (foufou). Le riz est le deuxième produit du territoire, il est cultivé dans tous les secteurs du territoire, plus dans la chefferie Nkole. Sa production annuelle en 2015 s’élève à  146.497,5 tonnes. Il est consommé localement et une grande partie est revendue dans les territoires voisins mais plus dans le territoire de Boende. Le maïs est  cultivé dans tous les secteurs à  faible quantité suite au manque d’acheteurs. Sa production annuelle de maïs s’élève à  45.825,858 tonnes. Il est consommé localement pour la transformation en boisson alcoolique « Lotoko » et une petite quantité est consommée en farine. Et ensuite vient les produits suivants : d’arachide, Banane, soja et haricot avec une production annuelle respective de 16.100 ; 14.344,5 ; 5.100 et 2.250 tonnes.

 Ces différents produits sont revendus et consommés dans le territoire. L’huile de palme est un produit agricole dont la quantité  échappe au service de l’agriculture. Elle est produite manuellement par les paysans dans tous les secteurs du territoire pour la survie, la fabrication de savon et la commercialisation locale, dans des territoires voisins et à Kinshasa.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson
  2. Chenilles
  3. Béat (feuilles jeunes sous formes de spaghetti)
  4. Champignons
  5. Viande de brousse
  6. Fumbwa

Le poisson est l’alimentation de base pour la population de Bokungu. Il est consommé localement et  commercialisé à  Kinshasa. Les principaux poissons sont : Ngolo (toute l’année), Mungusu (Saison sèche), Nzombo et beaucoup d’autres types de piosson. Les chenilles, les béats et les champignons sont prélevés dans les forêts proches et lointaines pour la consommation locale et la vente. La viande de brousse : singe, antilope, etc.) est exportée à  Kinshasa pour la vente. Le Fumbwa est partout dans toutes les forêts du territoire mais négligé par la population sauf la population venue d’ailleurs qui le consomme.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Pile
  3. Huile de palme
  4. Solaire

Le territoire de Bokungu a comme source principale d’énergie le bois. Il est utilisé dans tous les secteurs soit pour la cuisine dans les ménages, soit pour d’autres usages tels que  la  transformation des maïs en boisson alcoolique, la noix de palme en huile de palme et autres.  Les lampes à  pile (exemple : la torche) et à  huile de palme sont en grande partie utilisées le soir dans les ménages pour l’éclairage. Les panneaux solaires sont utilisés par une grande partie de la population habitant la cité de Bokungu et quelques ménages dans tous les secteurs. L’électricité est un produit rare à Bokungu. Certains  ménages, ONG Caritas, mission catholique et  réseau Vodacom dans la cité de Bokungu  utilisent des groupes électrogènes.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 52

Le territoire de Bokungu compte trois zones de santé notamment :

  1. Zone de santé (Zs) de Bokungu : population 195.784, 1 hôpital, 20 centres de santé 5 Médecins, 136 Infirmiers et 79 Sages-femmes
  2. ZS de Yalifafu: population 169.876, 1 hôpital, 18 CS, 2 Médecins, 135 Infirmiers 35 Sages-femmes
  3. ZS de Busanga: population 97.448,1 hôpital, 14 CS, 2 Médecins, 56 Infirmiers et 37 Sages-femmes

La distance moyenne entre les domiciles et les structures de la santé est 11 Km.

Le Territoire de Bokungu possède un hôpital général de référence HGR BOKUNGU dans la zone de santé de Bokungu, situé dans le secteur de lolaka, crée en 1958. Il nécessite une réhabilitation bien que construit en dur. Cet hôpital a une capacité d’accueil théorique de 150 lits et réels de 72 lits. Les services organisés sont : la médecine générale, la pédiatrie, la chirurgie, la gynéco-obstétrique, l’urgence.

La zone de santé de Yalifafu dispose d’un centre de santé de référence transformé en hôpital général qui ne répond pas aux normes, il a une capacité d’accueil théorique de 35 lits dont 10 lits sont installés sans matelas. Elle dispose de 18 centres de santé.

La zone de santé de Busanga dispose aussi d’un centre de santé de référence transformé en hôpital général qui ne répond pas non plus aux normes, l’unique pavillon en paille garde tous les malades. Elle compte 14 centres de santé, 2 Médecins généralistes.

Les services spécialisés tels que: l’échographie, la radiographie, l’ophtalmologie, la dentisterie, l’activité VIH/SIDA, etc. ne sont pas organisés; pour consulter un spécialiste, il faudra se rendre dans les villes de Kisangani, Mbandaka, Kinshasa.

Le paludisme, l’infection sexuellement transmissible, l’infection respiratoire aigüe, la diarrhée, la tuberculose, etc. sont des maladies récurrentes parmi lesquelles le paludisme reste la première maladie cause de mortalité. Le  projet SANRU qui est exécuté par ADRA ravitaille les ZS en médicaments anti paludéen.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infection sexuellement transmissible (IST)
  3. MPE (mal nutrition)
  4. Infection respiratoire aigüe (IRA)
  5. Diarrhée

De toutes les maladies à  travers l’étendue du territoire, le paludisme est la maladie la plus récurrente avec un taux de mortalité élevé. Le MPE est dû à  l’alimentation non rationnelle et non équilibrée, elle est plus remarquable chez les enfants.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 209
Ecoles secondaires 112

Le territoire de Bokungu compte deux sous-divisions, notamment : Bokungu 1 et Bokungu 2

1 école réhabilitée, 1 école construite et 3 écoles en construction grâce au projet PRISS sont actuellement abandonnées. L’année scolaire 2015-2016 a connu un effectif de 30.714 Elèves inscrits au primaire, 8.886 Elèves inscrits en première année primaire dont 4.749 filles, et 7064 Elèves inscrits au secondaire, 1.729 Elèves inscrits en première année secondaire dont 693 filles. Le taux de participation des filles à  l’école secondaire est de 40% par rapport aux garçons. Le territoire dispose au total 1477 Enseignants au primaire et 939 Enseignants au secondaire. Les Enseignants de primaire sont en majorité qualifiés du fait qu’ils sont des D6 et quelques D4 de l’époque coloniale; tandis qu’au niveau secondaire, les Enseignants sont en majorité sans qualification car beaucoup d’entre eux sont des D6.

Il sied de signaler que les sections organisées dans les différentes écoles secondaires de Bokungu sont : scientifique, pédagogie, littéraire, commercial. Les sections techniques  telles que la maçonnerie, la charpenterie, la menuiserie, la mécanique, etc, sont les plus souhaitables dans le territoire. 

Un seul Inspecteur chef de pool supervise toutes les écoles secondaires, sans aucun inspecteur itinérant, d’où la grande difficulté de suivre la qualité d’enseignement dispensé aux Elèves.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Le Territoire de Bokungu n’a ni Université ni institution supérieure. L’enseignement supérieur reste un grand besoin du territoire.

Il existait un Institut Supérieur de Développement Rural, privé « ISDR » mais actuellement fermé par manque de personnel académique et scientifique. La demande d’ouverture d’une institution supérieure a été introduite par une ONG GROUPE YLIS mais sans suite jusque-là. Et pourtant chaque année un grand nombre de diplômé d’Etat sont lancé sur le marché. Cette situation s’explique même au niveau secondaire où il y a peu d’enseignants qualifiés.


ONG et projets

Nombre d’ONG 7
Principales activités
  1. Infrastructures : ONG SODEVI (solidarité de développement intégral) et AMECO (action missionnaire évangélique au Congo)
  2. Education : ONGs CARITAS et B.D.O.M (bureau diocésain d’œuvres médicales)
  3. Environnement : ONGs A.D.34 (association pour le développement de 34 villages) et GARDECO (groupe d’action rurale pour le développement communautaire)
  4. Santé : ONGs CARITAS et B.D.O.M (bureau diocésain d’œuvres médicales)
  5. Agriculture : ONGs A.D.34 (association pour le développement de 34 villages) et GARDECO (groupe d’action rurale pour le développement communautaire)

Dans le Territoire de Bokungu, il existe quelques ONG internationales et nationales œuvrant dans les différents secteurs socio-économiques tels que : Infrastructures : ONG SODEVI (solidarité de développement intégral) et AMECO (action missionnaire évangélique au Congo) qui s’occupent de la réhabilitation et entretien de la route Nationale 8 (AMECO) et la route Provinciale (SODEVI). Nous avons également des ONGs qui interviennent dans l’éducation, santé, environnement et le développement rural, comme ONGs CARITAS et B.D.O.M (bureau diocésain d’œuvres médicales) ; gérés par les sœurs catholiques, qui construisent certaines écoles et centres de santé.

Trois écoles sont en construction par le projet PRISS, géré par l’ONG CARITAS, l’une dans le village Bofili (E.P. BOFILI) dans le secteur de lolaka et les autres dans les villages Bokota (E.P. BOKOTA) dans la chefferie Nkole et Efekola (E.P. EFEKOLA) dans le secteur de Loombo. Un centre de santé déjà  construit dans le village Bokay-ndembe dans le secteur de loando.

Des ONGs A.D.34 (association pour le développement de 34 villages), Lolaka debout, GARDECO (groupe d’action rurale pour le développement communautaire), Bokungu debout. Ce sont des associations des jeunes qui interviennent dans la solidarité, l’agriculture, pêche et élevage, assainissement, sécurité alimentaire, nutrition, etc. Il est à  signaler que parmi ces ONGs, deux seulement sont opérationnels, il s’agit de la CARITAS et le B.D.O.M; et les autres sont non opérationnels par manque de financement.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRISS 
  2. R.R.R.

Les principaux projets de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Bokungu sont PRISS et R.R.R. PRISS (projet de reconstruction des infrastructures scolaires) s’occupe de la construction des écoles ; actuellement deux écoles sont en construction, l’une dans la chefferie de Nkole (E.P. BOKOTA) et l’autre dans le secteur de Lolaka (E.P. BOFILI).  Une autre école reste en projet  de construction  dans le secteur de Loombo (E.P. EFEKOLA). Le projet RRR (projet de reconstruction et réhabilitation des routes) s’occupe de la réhabilitation de la route nationale 8 (RN8) et Provinciale 313 (RP 313), mais actuellement tous les travaux sont arrêtés suite au manque de financement. Grâce au projet R.R.R que la route nationale 8 est en moyen état malgré qu’elle soit en terre. Il avait existé un autre projet « PESS » (projet d’équipement des structures sanitaires) qui s’occupait de la construction des infrastructures de la santé et du ravitaillement en équipements sanitaires, il  n’avait pour champ d’action que la zone de santé de Bokungu.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Actuellement, il n’y a pas de projets de développement dans le territoire sous financement autre que le gouvernement, sauf le projet ADRA qui lutte contre le Paludisme, et qui reçoit parfois d’appui des partenaires exterieurs.

Il est à  signaler qu’il y a un programme national dans la zone de santé de Bokungu    « Village Assaini » visant trois buts : eau potable, hygiène et assainissement du territoire. Pour ce qui concerne l’eau potable, ce programme vise la création des forages (sept forages déjà  crées mais non encore opérationnels)  et aménagement des sources d’eau (quatre sources d’eau sont déjà aménagées). Pour ce qui est de l’hygiène, ledit programme sensibilise la population à améliorer leur hygiène de vie pour prévenir certaines maladies. A propos de  l’assainissement, ce programme vise la propreté des milieux dans lesquels vive la population. Il est à  signaler que c’est un programme du gouvernement avec l’appui de l’UNICEF.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Il existe trois voies d’accès dans le territoire de Bokungu :

Par voie aérienne : le vol atterrit pour le compte de l’ONG Caritas, il transporte l’argent des Enseignants ainsi que les matériaux liés à ses activités. Cet avion transporte quelques passagers à son retour à la limite de  sa capacité.

Par voie navigable : les bateaux et les baleinières  font le trajet Kinshasa- Mbandaka-Bokungu par la rivière Tshuapa et prennent  6 à  10 jours de navigation. Il sied de signaler l’absence des bateaux commerciaux et pourtant la rivière est navigable tous les douze mois de l’année, par conséquent les prix des produits sont trop élevés. Quelques commerçants passent par la rivière lomela  qui relie le Territoire de Bokungu et celui de lomela dans le Kasaï pour échanger certains produits agricoles tels que  le riz, l’arachide, etc.

Par voie routière : la route permettant l’entrée et sortie du territoire est la route nationale 8 qui connecte le territoire de Bokungu au territoire de Boende et relie également le territoire de Bokungu aux territoires d’Ikela et de Lomela. Cette route est en terre et en moyen état, entretenue manuellement par l’ONG AMECO grâce au projet RRR. Il sied de signaler que la distance entre Bokungu et Boende sur la route nationale 8 est de 265 Km et de Bokungu à Ikela de 240 Km. Il y a une route provinciale qui relie également le territoire de Bokungu à celui d’Ikela pour une distance de 199 Km avec des traversées de la rivière Tshuapa.  Ladite route provinciale était entretenue par l’ONG SOVEVI pour une distance de 73 Km grâce au projet RRR. Nous signalons ici que cette route provinciale est en voie d’être coupée au niveau de la cité de Bokungu suite à une érosion. Il sied de signaler que toutes les routes d’intérêt local dans le territoire de Bokungu ne sont pas du tout praticables, inondées surtout pendant la saison de pluie. Cet état d’impraticabilité des routes d’intérêt local et de desserte agricole rend difficile l’évacuation des produits agricoles des lieux des productions vers les centres de consommation. Les moyens de déplacement les plus utilisés sont : les pieds, les vélos ainsi que quelques motos mais avec beaucoup de difficulté.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

A part la phonie, le Territoire de Bokungu compte deux réseaux de télécommunication, Vodacom et Orange mais avec des perturbations intempestives. Il sied de signaler que ces deux réseaux ne couvrent qu’une petite partie du territoire (4%), seule la cité de Bokungu, chef-lieu du territoire, et de 4 à  7 km  des environs de ladite cité.   Les crédits sont vendus par flash et les sims blanches sont inexistants. Pas de shop  de représentation dans le territoire.  Toutefois le réseau Vodacom offre le service de M-pesa géré par quelques individus sous forme des agences de transfert, à chaque transaction, un taux de 10% est exigé. L’ONG CARITAS offre également  un service de transfert d’argent vers Kinshasa, mais avec des moyens limités.

 

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Oui

Il existe dans le territoire de Bokungu un parc (de Salonga) situé dans les secteurs de Loombo et Luay. On y trouve des espèces phares telles que : Eléphant, Léopard, Buffle, Gorille et autres.

Le parc est protégé par les gardes-parc, car il y a la présence des braconniers dans le territoire. Il y a un site sacré sous forme d’une fontaine dans le secteur de Lolaka, ce site n’est pas entretenu et on y trouve beaucoup d’espèces des poissons non exploités car ce site n’est pas assaini.

Espèces phares de la faune
  • Eléphant
  • Léopard
  • Buffle
  • Singe (exemple: Bonobo, Gorille)
Espèces phares de la flore
  • Baobab
  • Wenge (bois noir)
  • Goyavier
  • Bolondo
  • Lifake


Situation sécuritaire

Le territoire de Bokungu est en sécurité totale, sauf le comportement brutal de la population qui nécessite une mesure adéquate.


Opportunités de développement

  • Les routes et l’agriculture: Il est à noter que le développement de Bokungu est avant tout lié à l’agriculture, car le territoire dispose d’un sol fertile favorable à l’agriculture. Cette dernière constitue une priorité absolue pour le bien-être social de la population et actuellement  cette agriculture est pratiquée à faible rendement, par manque d’encadrement et de soutien (équipements, sensibilisation). La modernisation de l’agriculture serait bénéfique pour la population de changer la façon de faire les choses. La réhabilitation des routes de desserte agricole va favoriser le bon déroulement des activités agricoles, les produits seront évacués de centres de production vers les centres de consommation.
  • Les routes et les moyens de transport : La réhabilitation des grandes infrastructures permettra le désenclavement de Bokungu et sa connexion avec les villes de commercialisation. Ce sont ces infrastructures qui détermineront dans une large mesure les coûts de production et de commercialisation. 
  • Les rivières : les rivières contiennent des poissons qui meurent de vieillesse. Le territoire a besoin d’un soutien pour mieux organiser la pêche. Le ralentissement de la pêche est dû au manque de moyen d’évacuation de ces poissons vers les centres de commercialisation. Les bateaux, pirogues motorisées, et autres moyens pourraient faciliter les échanges.
  • La présence de sites touristiques: L’aménagement du site sacré sous forme d’une fontaine pourra développer le territoire par des visites (site touristique et création d’emplois).
  • Le territoire possède des richesses naturelles telles que le pétrole, le diamant, le mercure, etc. qui pourraient être exploitées et favoriser le développement du territoire.
  • Education: l’éducation est un moteur du développement. La création des institutions supérieures, centre des formations professionnelles,  pourrait produire un nouvel élan pour le développement du territoire. Actuellement il n’existe ni institution supérieure, ni centre de formations à bokungu. 
  • Communication : La couverture en réseau de télécommunication est trop limitée. Les opérateurs de télécommunication puissent penser à étendre la couverture dans le territoire.
  • Création des institutions financières: banque, agence de transfert d’argent et des biens, institution de micro crédit pour favoriser la circulation d’argent et faciliter le développement des activités dans le territoire.
  • Industries : il existe de plantations abandonnées (palmeraie et hévéa) qui peuvent être récupérées et exploitées (création d’emplois et générer des recettes dans le territoire ainsi que dans le Pays).

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