Territoire de Ikela

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tshuapa
Superficie 22 565 km²
Taille estimée de la population 294 129 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administrateur du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire d’Ikela est créé par l’ordonnance n°35/AIMO du 29/09/1930, comme l’un des territoires composant l’ex-district de la Tshuapa actuellement province; il se trouve au carrefour reliant six territoires:

  1. le territoire d’Opala (Tshopo) à l’Est
  2. le territoire de Bokungu (Tshuapa) à l’Ouest
  3. le territoire de Lomela (Sankuru) au Sud
  4. le territoire de Kailo (Maniema) au Sud-Est
  5. le territoire de Djolu (Tshuapa) au Nord
  6. le territoire de Yahuma (Tshopo) au Nord

Le territoire de Ikela est entièrement plongé dans la forêt équatoriale, et traversé du Sud à l’Ouest par la grande rivière Tshuapa navigable, passant par Boende (Chef-lieu de la Province) jusqu’à l’embouchure du fleuve Congo. Il comprend cinq secteurs, à savoir :

  1. Lokina
  2. Loile
  3. Lofome
  4. Tshuapa
  5. Tumbenga

Coordonnées géographiques 

Ces coordonnées géographiques se présentent comme suit: 1° 11′ de latitude Sud et 23° 16′ de longitude Est.

Climat

La température minimum est de 20,7° et le maximum 30,7°. La moyenne journalière étant de 25,7°. L’humidité relative est de 87%. La moyenne annuelle de température maximale journalière se situe aux environs de 30°.  Le nombre de jours de pluies oscille autour de 114.  Alternance des saisons : saison sèche et saison de pluie. Le climat du territoire d’Ikela est équatorial.

Hydrographie

Le territoire est traversé par une grande rivière navigable appelée Tshuapa. Cette rivière traverse le territoire du Sud à l’Ouest. A part la rivière Tshuapa, il y a aussi d’autres rivières dont la plus connue est la rivière Lonkendu.

Végétation

Le territoire d’Ikela tout entier se trouve dans la grande forêt équatoriale. La végétation est herbeuse et arboricole.

Sol

La nature du sol est argilo-sablonneuse. Le relief du sol à travers toute l’étendue du territoire est la cuvette centrale. 

Brève historique

L’appellation Ikela tire son origine dans la langue « Boyela » lorsqu’un notable du village Bokole qui répondait au nom de Matela, était interrogé par les premiers explorateurs européens qui ont navigué sur la rivière Tshuapa. Ce notable à son tour leur a répondu ce qui suit: « Ikeli inda matela » qui signifie, la rivière Matela. L’expression était mal comprise par ces explorateurs européens et ils surnommèrent Ikela le nom du milieu où ils venaient de se trouver. Et c’est pour cela que le territoire a pris ce nom.

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

Le territoire d’Ikela  est l’un des territoires plongé dans la forêt équatoriale. Il compte à son sein plusieurs espèces d’arbres naturels et plantations de l’hévéa. Les plantations de l’hévéa se trouvent dans les cinq secteurs du territoire.

Ce territoire abrite aussi la plus grande société d’exploitation d’hévéa. Elle produit du caoutchouc qui sera exporté vers les pays américains et européens. Cette société s’appelle BUSIRA LOMAMI EQUATEUR en sigle B.L.E. C’est la deuxième grande usine en Afrique qui exploite l’hévéa, après leur implantation en Afrique de l’ouest. Elle est située à plus ou moins 84 Km du chef-lieu du territoire.

Il y a aussi des champs de manioc et de palmiers à huile dans les cinq secteurs qui composent le territoire.

C’est aussi un des seuls territoires où se trouve des Bonobos et plusieurs autres espèces de la flore comme le Wenge, le Lifake, le Bolondo, le Boulu, le WetéBokanga, le Walala (le bois le plus précieux), etc.

Le territoire d’Ikela est traversé par une grande rivière appelé Tshuapa navigable de Ikela centre en passant par le territoire de Bokungu, le Chef-lieu de Province Boende, la ville de Mbandaka, la ville province de Kinshasa jusqu’à l’embouchure du fleuve Congo.

Richesses du territoire

Le territoire d’Ikela est riche en minerai. Le sous-sol du territoire contient en son sein le diamant, l’or, etc. La plupart de ces minerais se trouvent dans le secteur de Tumbenga et sont exploités d’une manière artisanale.

Données culturelles

Nous trouvons cinq grandes tribus dominantes reparties sur les deux rives de la rivière Tshuapa, il s’agit de :

  1. Topoke (10%) venant du territoire d’Isangi (Tshopo)
  2. Boyela (40%)
  3. Koka (Yasayama) (20%)
  4. Bangando (20%) venant du territoire de Djolu (Tshuapa)
  5. Watsi (5%) venant de Bakutu de Boende (Tshuapa)

Les Koka et les Boyela sont des peuples autochtones, et se trouvent presque dans les cinq précédents secteurs du territoire.

Les Watsi sont des peuples spécialistes en chasse.

Les Boyela sont des peuples spécialistes en agriculture et en cueillette.

Les Koka aussi sont des spécialistes en agriculture, en pêche et en cueillette.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala (90%)
  2. Moko (60%)
  3. Koka (30%)
  4. Lalia (20%)
  5. Topoke (10%)
  6. Ngombe (5%)
  7. Kitetela (6%)
  8. Kinande (1%)
  9. Swahili (9%)
  10. Kikongo (3%)
  11. Tshiluba (4%)

Le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population dans le territoire.

Le Moko est surtout parlé par les habitants de la rive droite de la rivière Tshuapa. Le Koka est une langue parlée par les habitants de la rive gauche de la rivière Tshuapa.

Hormis le kitetela, le kikongo, le tshiluba, le swahili et le kinande, les autres langues sont des langues vernaculaires, parlées par une minorité des peuples autochtones.

Le kitetela est une langue parlée par les migrants venus des provinces du Sankuru et du Kasaï. Le kinande est une langue parlée par les migrants commerçants venus de la province du Nord-Kivu.

Le swahili est parlé par les migrants venus de la partie Orientale de la République Démocratique du Congo. Les bakongo sont des migrants venus du Bandundu et du Bas-Congo. Les baluba sont des migrants venus du Kasaï Oriental.

Principales activités
  1. Petits commerces (80%)
  2. Chasse (80%)
  3. Agriculture (70%)
  4. Elevage (70%)
  5. Cueillette (60%)
  6. Artisanat (50%)
  7. Pêche (30%)

Il sied de signaler que toutes ces plantations ont connu beaucoup de succès avant la zaïrianisation. La chasse et le petit commerce prennent le dessus en matière d’activités principales dans le territoire. En ce qui concerne la chasse, le territoire tout entier est plongé dans la forêt équatoriale. Et, cette forêt regorge plusieurs espèces de faune comme les singes, les rats de gambie, les tortues, les potamochères, les buffles, etc. La majorité des habitants du territoire font la chasse à l’aide des armes blanches appelées « calibre douze ». Ces dernières sont fabriquées localement et les cartouches sont vendues en plein air au marché central d’Ikela. D’autres techniques traditionnelles pour faire la chasse sont aussi pratiquées par les habitants. La viande boucanée et non boucanée des animaux sauvages est plus vendue et consommée par les habitants du territoire.Dans le chef-lieu du territoire, le marché des produits agricoles est opérationnel et/ou mouvementé de 5h à 10h heures locales. Ce même mouvement est observé aussi sur les grands marché dans les cinq Secteurs du territoire. L’agriculture et l’élevage vient en deuxième position. La culture du manioc est prioritaire dans le champ de la majorité des habitants du territoire.Le plus grand nombre de vaches se trouvent à Mondombé protestant ( Secteur de Loile) et à Yolombo (Secteurs de Tumbenga). Les habitants cueillent les feuilles, les racines de certaines plantes, les « bekaou », les « beya », etc qu’ils mangent comme légumes et qu’ils utilisent comme produits pour traiter certaines maladies.La pêche est aussi l’une des activités pour la plupart des habitants dans le territoire sur la rivière Tshuapa et autres petites rivières dans les différents secteurs. De très petites quantités de poissons sont prises et servent uniquement pour l’autoconsommation. La vente des poissons frais et fumés est faite sur les marchés locaux. Les poissons salés ne sont pas visibles sur les marchés locaux du territoires.

Les pêcheurs utilisent les filets archaïques, et des hameçons. Pas de techniques améliorées, pas de formation en vue sur la pêche.

L’artisanat est aussi beaucoup pratiqué par les habitants du territoire. Ils fabriquent les chaises, les tables, portes, etc. Ils font aussi les trics communément appelé « ekolo » qui aide à porter le manioc au dos, les chikwangues, les bois de chauffage, le pondu, etc. et les « botshetshi » ou « mitete » qui aide à porter les poules, canards et autres animaux de la basse cours. La fabrication des chaises traditionnelles ou locales est aussi faite par les habitants du territoire.

Les élevages les plus pratiqués par les habitants sont : les chèvres, les porcs et les volailles comme les poules et canards. Mais toutes ces bêtes et volailles divaguent le jour comme la nuit dans les quartiers. L’élevage des bovins est pratiqué par la communauté protestante ou l’église catholique. 

Le soir ce sont les petits marchés dans les différents quartiers du chef-lieu du territoire mais aussi dans les cinq secteurs qui sont opérationnels de 18h30′ à 20h30′ heures locales. Ces marchés du soir sont appelés « wenze ya butu ». Dans ces marchés les habitants ne vendent que les aliments prêts à consommés comme: les chikwange localement appelé « mombita », les « liboke » de la viande ou du poisson, les « kabri », le foufou, etc.

Une majorité de la population vend des produits comme le carburant surtout l’essence et les produits manufacturés (pagnes, laits de beauté, pièces de rechanges vélos, motos, torches, etc.) tandis que la minorité vend des produits agricoles surtout les chikwanges localement appelés les « mombita » emballés dans les feuilles communément appelé ici « kasayankongo ». Ces feuilles jouent un rôle très important. Elles sont utilisées comme assiettes, pour cuire la viande et d’autres légumes, comme emballage et pour autant d’autres services. La chikwangue appelé localement « mombita » est un aliment de base consommé par les habitants du territoire. Le « mombita » est consommé soit avec la viande, le poisson, le pondu, etc.

Après cette période la production de toutes ces plantations a chutée par manque d’acheteurs de café et d’hévéa. Aux jours d’aujourd’hui ces plantations sont abandonnées.

A part l’agriculture vivrière, il existait des plantations industrielles (de café et surtout d’hévéa) appartenant aux familles : Bossise, Yula, Eteni, Ikemba, Pierre, Bekaombile, Liyola, Bosenga Bengombile, Bokoso, Eteni Bofanda, Baye Mboutola, Boleka Wangi, etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 86

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement Bononga Bondo, opérant dans la vente en détail et en gros des produits manufacturés et les produits d’hydrocarbures appartenant à la famille Bondo
  2. Etablissement BBZ, opérant dans le service de l’hôtellerie appartenant à Monsieur BBZ
  3. Entreprise Kambale Mukania, opérant dans la vente en gros et en détail des pièces de rechanges de vélos et motos, des produits manufacturés appartenant à la famille Maloba
  4. Entreprise John Pharma, opérant dans la vente des produits pharmaceutiques appartenant à la famille John Kalala
  5. Entreprise Gerphar, opérant dans la vente des produits pharmaceutiques, appareils et accessoires des téléphones appartenant à Monsieur Kasereka Rupande Gerlas
  6. Entreprise Felly, opérant dans la vente des produits manufacturés et des appareils radios appartenant à la famille Felly
  7. Etablissement Lohaka Lomboko, opérant dans la vente des appareils radios et produits manufacturés appartenant à la famille Freddy Lohaka.

Il existe plus de quatre-vingt opérateurs économiques dans le territoire. Plus de la moitié des entreprises et établissements se trouve dans le secteur de Tumbenga c’est-à-dire au chef-lieu du territoire.  Les quatre autres secteurs ont peu d’entreprises et établissements car ils sont enclavés dans la fôrêt équatoriale. La plus part des commerçants dans ces quatres autres secteurs font le commerce ambulatoire. Ces entreprises et établissements ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, appareils radios, téléphones et accessoirs, pièces de rechange vélos et motos); produits pharmaceutiques en provenance des villes de Kisangani et Butembo à l’Est de la République Democratique du Congo et la ville de Kinshasa à l’Ouest.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés (44%)
  2. Vente des carburants (10%)
  3. Vente des produits alimentaires (25%)
  4. Vente des produits pharmaceutiques (15%)
  5. Activité minière (1%)
  6. Fabrication artisanale des meubles (5%)
Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente du caoutchouc (30%)
  2. Production et vente de manioc (40%)
  3. Production et vente du maïs (20%)
  4. Production et vente de l’huile de palme (10%)
Grandes entreprises locales
  1. Société B.L.E. (BUSIRA LOMAMI EQUATEUR) ex. SABE (société anonyme belge) opérant dans l’exploitation de l’hévéa pour produire le caoutchouc, faire ble granulage et exporte le caoutchouc vers les pays américains. Cette société a une usine à Yalusaka dans le secteur de Lokina (environ 84 Km du Chef-lieu du territoire), elle a plusieurs plantations de l’hévéa sur l’ensemble du territoire d’Ikela et dans les territoires voisins. Il compte plus de 200 employés et plusieurs journaliers. Elle a aussi des bateaux, baleinières pour l’évacuation du caoutchouc vers Kinshasa puis le port de Matadi.
  2. Société KADA-CONGO (KACHELEWA & DARA associés) opérant dans l’achat du caoutchouc auprès des exploitants individuels familiales. Elle n’a pas d’usine et de plantations. Elle a des baleinières pour l’évacuation du caoutchouc pour Kinshasa puis vers le port de Matadi
  3. Société CAFECA (CAFECAOUTCHOUC), opérant dans l’exploitation des plantations de l’hévéa et l’achat du caoutchouc auprès des exploitants individuels et familiales. Elle a plusieurs plantations de l’hévéa sur l’ensemble du territoire. Son usine ne fonctionne plus car les matérielles avait été détruits par la guerre de rebellions (entre 1997 et 2002). Elle emploie actuellement plusieurs journaliers.
Principaux produits agricoles
  1. Manioc (90%)
  2. Maïs (80%)
  3. Riz (60%)
  4. Banane plantain (50%)
  5. Le riz est utilisé à 70%

Le manioc est consommé à 75% sous plusieurs formes (« mombita », foufou et tubercule frais). Il sied de signaler que les variétés locales sont moins productives cause de la mosaïque et attaque cryptogamique.

Le riz est utilisé à 70% pour la commercialisation et 30% pour la semence. Le maïs intervient dans la préparation de la boisson locale à 70% communément appelée « lotoko », la consommation ménagère à 10 % des épis frais et le reste comme semence.

Banane plantain consommée presqu’à 50% et le reste commercialisé.

 

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles (100%)
  2. Les « Beya » (100%)
  3. Huile de Palme (90%)
  4. Les « Bekaou » (100%) 

Ces produits sont forestiers et périodiques. Les chenilles, les « Bekaou » et les « Beya » sont les produits de ramassage, tandis que l’huile de palme est extraite avec une méthode purement locale, elle est consommée à 90% localement et le 10% exporté vers les territoires voisins. Tous ces produits sont destinés à la consommation locale. Les Chenilles et l’huile de palme, en dehors d’être consommés localement font aussi l’objet d’exportation vers d’autres territoires.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Energie solaire
  3. Les lampes torches
  4. Groupe électrogène

Par manque de l’électricité, plusieurs ménages font recours aux lampes torches la nuit pour être éclairé.

Le système solaire est utilisé pour charger les batteries de téléphones et par certains ménages. Les deux hôpitaux généraux de référence du territoire l’utilisent aussi lors des interventions chirurgicales et comme éclairage. Il convient à signaler qu’il n’y a de ménage utilisant les groupes électrogènes avec un système de connexion de masse. Il n’y a que la société B.L.E. (BUSIRA LOMAMI EQUATEUR) exploitant l’hévéa dans le territoire d’IKELA qui bénéficie de cette source d’énergie y compris certains de ses agents cadres. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour la fabrication de l’huile de palme


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 40

Le territoire possède deux hôpitaux généraux de références, l’un est situé dans le secteur de la Tumbenga au chef-lieu du territoire et l’autre dans le secteur de Loile à plus ou moins 135 km du chef-lieu du territoire.  Chaque hôpital général de référence est dans une zone de santé. D’où, le territoire a deux zones de santé dont : la Z.S. d’Ikela et la Z.S. de Mondombé. On y trouve les services ci-après:

  1. Médecine générale
  2. Pédiatrie
  3. Gynécologie.

7 médecins dont 3 dans la zone de santé d’Ikela et 4 dans la zone de santé de Mondombé protestant.  Le territoire compte 159 infirmières qui travaillent dans les deux zones de santé.

Le territoire possède aussi 40 centres de santé dont:

  • 8 centres dans le secteur de la Tumbenga
  • 9 dans le secteur de Lokina
  • 5 dans le secteur de Lofome
  • 6 dans le secteur de la Tshuapa
  • 12 dans le secteur de Loile

Ces centres de santé fournissent des services en médecine générale et en pédiatrie. Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’hôpital général de référence le plus proche. Toutefois, l’acheminement des malades à partir des centres de santé vers les hôpitaux généraux de références pose beaucoup des problèmes dans le territoire. Le territoire tout entière est plongé dans la grande forêt équatoriale et, hormis la rivière navigable Tshuapa, il existe dans les cinq secteurs du territoire d’autres rivières qui nécessitent des ponts ou actuellement la traversé est faite par pirogues non motorisées ou radeaux. Le mauvais état des routes sur l’ensemble du territoire ne permet pas l’acheminement rapide des malades des centres de santé vers les hôpitaux généraux de références.

Une grande partie des médicaments est disponible dans les centres de santé et pharmacies dans tous les secteurs du territoire grâce à la division provinciale de la santé executé par le projet FBR financé par la Banque Mondiale. Et les médicaments spécialisés liés essentiellement au paludisme sont disponible grâce à l’ONG ADDRA/SANRU.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (92%)
  2. IST (35%)
  3. Infections respiratoires aigües (29%)
  4. Anémies (26%)
  5. Diarrhée simple (6%)
  6. Malnutrition protéino-énergetique (30%)
  7. Monkeypox (6%)
  8. Rougeoles (1%)
  9. Coqueluche (1%)
  10. Amibiase (1%)

Le paludisme est la première cause de la morbidité et de la mortalité dans le territoire. Il a aussi un impact considérable sur le plan socio-économique de la population du territoire et représente environ 70 % de cause de consultation médicale. Les maladies diarrhéiques sont dues au manque d’hygiène alimentaire  de la part de la population. Les maladies respiratoires aiguës, grippe, fièvre typhoïde sont beaucoup plus causées par les mauvaises conditions environnementales des habitations du territoire ainsi que la proximité des ménages.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 216
Ecoles secondaires 113

Le territoire compte deux sous-divisions, à savoir:

La sous-division d’Ikela I au Chef-lieu du territoire, secteur de Tumbenga dont les details sont repris ci-dessous:

Entités/Secteurs

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

Tumbenga

43

31

xxxx dont xxxx filles

xxxx dont xxxx filles

Tshuapa

34

15

xxxx dont xxxx filles

xxxx dont xxx filles

Lokina

13

6

xxxx dont xxxx filles

xxx dont xxx filles

Lofome

22

12

xxxx dont xxxx filles

xxxx dont xxx filles

La sous-division d’Ikela II qui se trouve à Mondombé Etat, secteur de Loile plus ou moins 129 km du chef-lieu du territoire dont les details sont repris ci-dessous:

Entités/Secteurs

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

Loile

60

28

xxxx dont xxxx filles

xxxx dont xxx filles

Lokina

34

15

xxxx dont xxxx filles

xxxx dont xxx filles

Lofome

10

6

xxxx dont xxx filles

xxx dont xxx filles

Le territoire compte au total 329 écoles. Toutes ces écoles sont reparties sur les cinq secteurs que compte le territoire.

 

 
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 2

 

Université/Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

Université d’IKELA

TUMBENGA

Agronomies, Sciences Sociales politiques et Administratives, Psychologie et Sciences de l’Education,faculté de Droit

xxx dont xx filles

xx Professeurs visiteurs ;

xx Chefs des travaux visiteurs;

48 Assistants

Institut Supérieur de Techniques Médicales

TUMBENGA

Hospitalière, Gestion des Institution de Santé, Accoucheuses

xxx dont xxx filles

xx Professeurs visiteurs ;

xx Chefs de travaux ;

xx Assistants

Institut Facultaire de Développement

Tumbenga

Medécine naturelle, Environnement et gestion des forêts, Techniques agro-vétérinaires, Bâtiments et travaux publics

xxx dont xxx filles

xx Professeurs visiteurs ; 

xx Chefs de travaux ;

xx Assistants

L’Université d’Ikela en sigle UNIK est une grande institution géo-stratégiquement et mieux située pour acceuillir un grand nombre d’étudiants qui peuvent venir de la Province de la Tshuapa et des Provinces voisines. Ceci étant, elle se trouve au chef-lieu du territoire dans le secteur de Tumbenga et, est au carrefour de plusieurs territoire de différentes Provinces de la République Démocratique du Congo. Vue sa géo-localisation, l’Université d’Ikela est capable d’accueillir les étudiants qui viennent de six territoire de la Province de la Tshuapa, du territoire d’Opala dans la Province de la Tshopo et du territoire de Lomela dans la Province de Sankuru.

 Les filières ci-dessous sont organisées dans l’Université d’IKELA

  • l’Agronomie (avec comme orientation phytothérapie)
  • la faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education (avec comme orientation Psychologie du travail, Planification et Administration de l’Education)
  • les Sciences Sociales Politiques et Administratives (avec comme orientation Sociologie, et Sciences politique)
  • la faculté des Droits (avec comme orientation Droit Privé et Droit Publique)

L’Université d’Ikela est locataire. Toutefois, elle a une grande concession ou l’on compte construire les auditoires, les bureaux administratifs, le campus, la bibliothèque, etc d’ici quelques jours. L’université d’Ikela compte sur l’appui du Gouvernement Provincial, Central et les partenaires financiers du Gouvernement Central pour la réussite de cette grande oeuvres. La bibliothèque de l’Université est très pauvre en ouvrages.

L’Institut supérieur de techniques médicales en sigle ISTMIK. Cette institution fonctionne dans les locaux de l’hôpital général de référence d’Ikela. C’est une institution qui est en cours de création et elle fonctionne actuellement avec certaies difficultés pour le bon déroulement des activités. Elle se trouve au chef-lieu du territoire dans le secteur de Tumbenga et, elle est capable d’accueillir les étudiants de cinq secteurs du territoire d’Ikela. Sa bibliothèque est aussi pauvre en ouvrages.

L’ISTMIK organise les filières suivantes :

  • Hospitalière
  • Gestion des institutions de santé
  • Accoucheuses

L’Institut facultaire de développement d’Ikela en sigle IFADIK est une institution d’enseignement supérieur et universitaire qui vient d’ouvrir ses portes cette année academique 2016 – 2017. Elle est aussi locataire et elle n’a pas de bibliothèques jusque là. L’IFADIK est un etablissement qui fonctionne au chef-lieu du territoire d’Ikela. Elle organise à son sein les filières ci-après :

  • Medécine naturelle
  • Environnement et gestion des forêts
  • Techniques agro-vétérinaires
  • Bâtiments et travaux publics

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 10
Principales activités
  1. Agriculture et Sécurité Alimentaire (25%)
  2. Environnement (20%)
  3. Santé (15%)
  4. Infrastructures (15%)
  5. Education (10%)
  6. Hygiène et Assainissement (5%)
  7. Formation et information (5%)
  8. Education et Encadrement socio-professionnel (5%)

Toutes ces ONGs sont locales. Triste est de contacter que toutes ces ONGs sont tombées dans l’inactivité. Actuellement, il n’y a pas vraiment des actions concrètes sur terrain même pas les organisations qui appuient les producteurs agricoles sur terrain.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PARSS (Projet d’Appui au Secteur de la Santé), 
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours. Ce dernier n’a pas encore fini la construction de quatre écoles dans le territoire d’Ikela.
  3. Projet de la modernisation de la R.D.C.

PARSS ravitaille les hôpitaux et centres de santé du territoire en médicaments.

PRISS gère la construction de:

  • trois écoles primaires non achevées jusqu’aujourd’hui (six salles de classe, un bâtiment de bureau et des latrines). Il s’agit de l’école primaire Bokanga et Lokolefeko I dans le secteur de Loile (sous-division Ikela II) et l’école primaire Ikela dans le secteur de Tumbenga (sous-division Ikela I).
  • d’une école primaire YANGENI (six salles de classes, un bâtiment de bureau et des latrines) dans le secteur de Tumbenga (sous-division Ikela I) non encore achevé. Cette école manque les bancs et quelques vitres pour finissage des travaux. Actuellement, les enfants de cette école primaire commence dans les salles de classe sans bancs car voici plus de deux ans ces derniers étaient exposés aux intempéries.
  • une école primaire Tokolanda en secteur de Lokina exécuté par l’ONG SODEVI. 
  • un centre de santé Yambili en secteur de Lokina dans la zone de santé de Mondombé exécuté par l’ONG SODEVI.

 

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

 Actuellement en territoire, il n’existe pas des projets de développement sous financement autre que le Gouvernement.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Les routes permettant l’entrée et sortie du territoire sont la nationale R7 (qui connecte le territoire d’Ikela au territoire d’Opala (Province de la Tshopo), (qui relie également Ikela au territoire de Lomela (Province de Sankuru) et la route (qui relie le territoire d’Ikela au territoire de Bokungu (Province de la Tshuapa).

Par voie navigable, il est possible d’utiliser les bateaux, baleinières qui naviguent sur la rivière Tshuapa avec un temps assez long. C’est ainsi que des pirogues motorisées, baleinières qui transportent des marchandises telles que les produits agricoles et/ou des produits manufacturés n’arrivent pas régulièrement  à Ikela.

Il sied de signaler qu’environ des baleinières des sociétés exploitant l’hévéa arrivent dans le territoire d’Ikela. Ces bateaux, baleinières sont au service de leurs sociétés respectives (les passagers sont interdits).  A part ces baleinières, une autre qui traîne deux ou trois barges du Diocèse de Bokungu-Ikela appelée baleinière « Eneyelo III » transporte le carburant et les produits manufacturés comme le ciment, du sel, des tôles, etc… de la ville de Kinshasa jusqu’à Ikela.  Mais il se passe six mois et plus sans que ces bateaux arrivent dans le territoire. D’où pendant cette période, il y a rareté des produits manufacturés, carburant et surtout les produits en provenance de Kinshasa, sur l’ensemble du territoire. Et le prix passe à la hausse.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par vélo et sur les dos des femmes. Les routes de dessertes agricoles sont coupées par les ponts et la grande forêt équatoriale. 

Par voie routière, les camions qui transportent les marchandises ou les personnes commencent à arrivé dans le territoire en provenance de la ville de Kisangani mais très rarement.  La route nationale 7 est coupée par des ponts et une grande forêt équatoriale.

Seuls, « les tolekistes » (transport des personnes et de leurs biens par vélo) et quelques motos acheminent régulièrement les marchandises (produits manufacturés et autres) des villes de Butembo (Nord-Kivu), de Kisangani (Tshopo) jusque dans le territoire.

C’est après le processus de réunification du pays que l’aérodrome du territoire d’IKELA est en train d’être exploité par une société d’exploitation d’Hévéa BUSIRA LOMAMI EQUATEUR en sigle B.L.E. Cet aérodrome a une longueur de 1300 mètres et une largeur de 40 mètres mais entretenue par le service de la R.V.A. au niveau local.

L’avion Jet petit porteur de la société B.L.E.  n’atterrit plus en territoire d’Ikela actuellemnet. Aujourd’hui, il n’y a pas d’avion qui atterrit sur l’aérodrome du territoire d’Ikela.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Vodacom ne couvre pas tous les cinq secteurs du territoire.  L’antenne pilonne est dans la cité d’Ikela, mais il sert le secteur de Tumbenga. Et les deux autres antennes à Yalusaka (secteur de Lokina) et à Mondombé Etat (secteur de Loile).

Malgré cela la couverture réseau dans ces deux villages n’est malheureusement pas stable.  Parfois il se passe plus de trois mois sans réseau dans deux entités et pas de service de M-Pesa. 

Pour envoyer de l’argent par le service M-Pesa ici, l’agent du service M-Pesa prend 5% du montant envoyé (en francs congolais comme en dollars).

Le réseau de communication Orange a été aussi installé.

 

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Il y avait un projet intitulé « PROJET DE CONCESSION DE CONSERVATION DE BONOBO EN PROVINCE DE L’EQUATEUR ». Ce projet était l’œuvre d’une ONG Internationale dite « CONSERVATION INTERNATIONALE ».

Ce projet avait été exécuté dans la Province de la TSHUAPA (à l’époque District) précisément dans les territoires de BOKUNGU et IKELA. Ce projet avait couvert la grande forêt de BOKONDOKOLO (aussi appelée Grande forêt).

Ce projet avait bénéficié d’un appui financé par le Fonds Forestier pour le Bassin du Congo (CBFFF en sigle) et géré  par la Banque Africaine de Développement.

Espèces phares de la faune
  • Singes (toutes sortes)
  • Eléphants
  • Oiseaux (paon)
  • Antilopes
  • Léopards
  • Buffles
  • Potamochères
  • Rat de Gambie
  • Cercocèbes noir
  • Sitatunga
  • Céphalophe à bande dorsale noir
  • Céphalophe à bande dorsale bleu
Espèces phares de la flore
  • Bois rouges
  • Wenge
  • Bois noirs
  • Lifake
  • Bolondo
  • Boulu
  • Wété
  • Bokanga
  • Walala (bois le plus précieux)


Situation sécuritaire

Le territoire de Ikela est relativement calme.


Opportunités de développement

Le territoire possède plusieurs richesses naturelles et ressources humaines qui peuvent permettre son développement :

  • La rivière poissonneuse : Il suffit d’une bonne organisation de la pêche sur la grande rivière Tshuapa, le taux de chômage sera réduit en territoire d’Ikela et les ménages auront des revenus suffisants.
  • L’exploitation rationnelle du bois (tout en respectant les principes du développement durable, c’est-à-dire intégrer les bonnes pratiques qui respectent l’environnement) on aura un impact positif sur les revenus des ménages du territoire en particulier et du pays en général.
  • Les routes (route nationale numéro 7 et routes de dessertes agricoles), la rehabilitation de ces routes va faciliter l’évacuation des produits agricoles pour le commerce dans les territoires voisins et d’ailleurs.
  • L’introduction des nouvelles variétés du manioc, du maïs, du café, du cacao, etc ainsi que l’amélioration des techniques agricoles aura aussi impact positif sur les revenus des ménages du territoire. 
  • Le trafic régulier des personnes ou de leurs biens sur la rivière Tshuapa (par bateaux, hors bords, pirogues, baleinières, etc) aura de l’influence sur les revenus des exploitants agricoles, les manutentionnaires, les dépositaires, bref sur les différentes acteurs des filières. Ce trafic régulier permettra les échanges commerciaux avec les territoires voisins et Boende la capitale provinciale.
  • La présence d’une réserve naturelle (le projet de concession et de conservation de Bonobo) et de quelques sites touristiques qui pourraient être valorisés. Le tourisme pourrait être développé dans ces sites (Entrée des devises).
  • La présence des minerais comme le diamant, l’or et d’autres minerais est aussi signalée dans ce territoire. Ces minerais pourraient être exploités d’une manière industrielle et cela créerait des emplois et l’exportation.
  • La creation des institutions financières et de micro-crédit serait l’une des opportunités dans le sens qu’elle faciliterait les échanges commerciaux et même l’octroi de credit aux membres de ces institutions financières.

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