Territoire de Monkoto

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tshuapa
Superficie 36 385 km²
Taille estimée de la population 390 634 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Données géographiques

Créee en 19910 par un décret royal signé par le gouverneur général Léon PETILOK, le territoire de Monkoto est une entité déconcentrée de la province de la Tshuapa. Il s’étend du sud de la rivière Salonga jusqu’aux nouveaux frontières des nouvelles provinces de Sankuru, Kasai et Maï-Ndombe.

Il est limité au nord par le territoire de Boende, au nord-est par le territoire de Bokungu, au sud-est par le territoire de Lomela (Province de Sankuru), au sud par les territoires de Dekese (Province de Kasai), Kole (Province de Sankuru) et Oshwe (Province de Maï-Ndombe, au sud-ouest  par le territoire de Kiri (Province de Mai-Ndombe) et nord-ouest par le territoire d’Ingende.

Ce territoire est composé de 3 secteurs (Bianga, Monkoto et Nongo), 28 groupements et 239 villages.

Coordonnées géographiques

  • Latitude : 1° 37′ 22.846 » de latitude Sud ;
  • Longitude : 20° 39′ 14.232 » de longitude Est et
  • Altitude : 369m

Le territoire de Monkoto est, par ses coordonnées géographiques, situé à  cheval sur l’Equateur.

Climat

Il a un climat tropical, avec une alternance de saison dont la petite saison sèche qui commence de janvier à  mars, la petite saison de pluie d’avril jusqu’à juin et la grande saison sèche de juillet à  septembre, et enfin la grande saison de pluie d’octobre à décembre.

Hydrographie

Ce territoire est traversé par de nombreux cours d’eau dont les plus importants sont :

  • Luile : Reliant Isanza à  Bakako en passant par Yongo et Nongo ;
  • Iyenge : Le plus poissonneux mais se trouve à  l’intérieur du Parc National de la Salonga ;
  • Lokoro : Reliant Boleko à  Nkasa;
  • Luilaka : Reliant Kemasondji à  Bakako en passant par Boangi, Monkoto centre et Wafanya ;
  • Momboyo : Reliant Bakako à  Ingende en allant vers Mbandaka.

Végétation

Le territoire de Monkoto se trouve entièrement dans une zone couverte par la forêt tropicale pluviale.

Sol

Le sol du territoire de Monkoto est argileux et sablonneux et quant au sous-sol du territoire, il n’est pas encore exploré pour savoir de quel type de minerais il regorge.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Monkoto possède à  lui seul 52,3% de la superficie du Parc National de Salonga, la plus grande réserve de forêt tropicale pluviale et un grand réservoir d’eau douce. On y respire l’air naturel et climatisé.

Richesses du territoire

Le territoire de Monkoto possède des vastes espaces culturales et une pluviométrie abondante et élevée, ce qui favorise les activités agricoles.

Il est traversé par de nombreux cours d’eaux navigables toute l’année reliant les grands centres du territoire, ce qui favorise la pêche et l’évacuation des produits vers les centres de consommation.

Ce territoire est frontalier de huit territoires, ce qui peut faciliter les échanges culturels et commerciaux.

Données culturelles

Dans le territoire de Monkoto nous trouvons deux grandes tribus :

  1. les Mongo, peuples majoritaires et
  2. les peuples autochtones Batswa, peuples minoritaires.

Les Mongo sont majoritaires et nous les retrouvons dans tous les secteurs du territoire. Ils pratiquent l’agriculture, l’élevage, la pêche et la chasse. Les Batswa quant à  eux, ils se trouvent dans dix-neuf villages dont 18 dans le secteur de Bianga au Nord-ouest et dans un village du secteur de Monkoto, dans la localité de Bongale III, vers le sud. Ils pratiquent aussi l’agriculture, l’élevage, la chasse et la chasse mais aussi la cueillette et la plupart des fois au service des peuples bantous, les Mongo.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala ;
  2. Mongo

Dans ce territoire le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Mongo est surtout parlé par les peuples originaires du territoire dont les Mongo et les autochtones pygmées, les Batswa.

Principales activités
  1. Agriculture ;
  2. Pêche ;
  3. Elevage ;
  4. Petit commerce ;
  5.  Chasse.

L’agriculture vivrière est restée l’activité principale, cela faisant suite à  la faillite d’ENTRIAC (Entreprises Industrielles, Agricoles et Commerciales) et SOCOPLAN (Société Commerciale et Plantation) qui exploitaient l’huile de palme, l’hévéa, le café et le cacao.

A côté des activités agricoles on peut ajouter la pêche, l’élevage et la chasse. Il existe aussi le petit commerce de produits manufacturés et pharmaceutiques en provenance de Mbandaka.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 120 FC Acheteur : 1$ = 120 FC
Nombre d’opérateurs économiques 34

Principaux opérateurs économiques
  1. ISETCHA MARTINIE Leblanc, oeuvrant dans le commerce général, employant 5 travailleurs ;
  2. BOKWALA IMPEMA José,  oeuvrant dans la boulangerie et l’hôtellerie ;
  3. BOSIYO EDONNE, oeuvrant dans le commerce général ;
  4. LIKOLO oeuvrant dans le commerce général ;
  5. IMPINGA BOTOLEKI et MBOMA Béatrice, oeuvrant dans le commerce généralral.

A ce jour on peut dénombrer 34 opérateurs économiques dans le territoire de MONKOTO. Les plus réputés de tous sont : Monsieur Le Blanc (ISETCHA MARTINIE), disposant un grand magasin de vente des articles divers, d’une buvette et faisant le transfert d’argent de Monkoto à  Mbandaka grâce à  un correspondant se trouvant à  Mbandaka. L’autre est Monsieur José BOKWALA IMPEMA, distant une boulangerie locale et des auberges. Les autres ne disposent que des boutiques ou étalages travaillant seul ou avec un membre de la famille, généralement leur épouse ou leur enfant.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés ;
  2. Vente des produits pharmaceutiques ;
  3. Vente de la boisson ;
  4. Boulangerie locale ;
  5. Petite hôtellerie.

Les opérateurs économiques de Monkoto oeuvrent dans les ventes de produits manufacturés de première nécessité, des articles divers, du carburant, la fabrication locale de pains et l’hôtellerie de fortune.

Principales activités des PME/PMI
  1. GBR (Groupe Bontokos Repoma), en cessation des activités.

Auparavant il existait une PME dans le territoire de Monkoto, le GBR (Groupe Bontokos Repoma) qui oeuvrait dans l’exploitation des bois, employait 8 ouvriers permanents et 15 journaliers. Il exploitait les bois et faisait le sillage et tentait en même temps de relancer l’agriculture dans le sud du secteur de Monkoto où il était installé, par la culture de manioc et de maïs. Cette PME disposait d’une baleinière qui faisait la navette Monkoto-Mbandaka. Malheureusement cette PME a cessé d’oeuvrer en 2016 juste après quelques années de son installation à la suite d’une mauvaise gestion de la part de l’équipe dirigeante.

Grandes entreprises locales
  1. ENTRIAC (Entreprises Industrielles, Agricoles et Commerciales, en arrêt d’activités ;
  2. SOCOPLAN (Société Commerciale et Plantation), en faillite.

L’ENTRIAC est la seule grande entreprise du territoire de Monkoto qui existe aujourd’hui que de nom, elle est en arrêt d’activité total depuis 2014. Cette entreprise appartenant au Sénateur ENGULU BANGAPONGO qui disposait quatre plantations, à  Bianga, Bafake, Luembe et Boangi et employait plus de 500 travailleurs. Elle exploitait les palmiers à  huile, les caféiers, les cacaoyers, l’hévéa et le maïs et disposait d’une usine de transformation de l’huile de palme. Sa production était destinée principalement pour Kinshasa.

Autrefois il existe aussi SOCOPLAN, une grande société appartenant au Colonel BOOTO ITAMBALA qui possédait 500 hectares à  Mbwanyama, dans le sud du secteur de Monkoto et employait plus de 200 travailleurs. Elle exploitait les caféiers et les cacaoyers et disposait une usine de décortication du café marchand qu’elle vendait en Europe via Kinshasa. Cette entreprise est tombée en faillite à  la suite de la guerre de l’AFDL de 1997 où elle avait subi des pillages. Elle est arrêt d’activité depuis 2001.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc ;
  2. Maïs ;
  3. Huile de palme ;
  4. Riz ;
  5. Banane plantain.

Le manioc est produit dans tous les 3 secteurs du territoire de Monkoto et est consommé soit en chikwange ou soit en tubercules bouillies. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins. Le maïs est également produit en très grande quantité et est essentiellement transformé en alcool local appelé « lotoko». Lequel est vendu dans tout le territoire et une grande partie de la production est également vendue aux territoires voisins, surtout à  Mbandaka. Le reste de la production non transformée en alcool est vendué à  Mbandaka où elle est transformée en farine. L’huile de palme est produite en grande quantité aussi dans tout le territoire. Il est utilisé pour la cuisson, la fabrication de savons et des briques cuites. Le riz comme la banane plantain sont produits dans tous les 3 secteurs du territoire et ils sont utilisés pour la consommation locale. Quant au haricot, il est produit à  faible quantité et seulement dans le secteur de Bianga pour la consommation locale.

Principaux produits non agricoles
  1. Beya ;
  2. Chenilles ;
  3. Miel ;
  4. Champignons ;
  5. Fumbua

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Monkoto sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, beya, fumbwa et champignons). Les chenilles sont consommées pendant la période sèche tandis que les beya sont consommés durant toute l’année. Le miel est produit en grande quantité mais en cachette du fait de l’interdiction de la vente car selon les autorités locales, elle accroit le taux d’empoisonnement. Etant donné que le miel est réputé antipoison. Le fumbwa est consommeé par les habitants venant d’autres territoires car il n’est pas un aliment local de ce territoire.

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffage ;
  2. Panneaux solaires ;
  3. Braise ;
  4. Lampe torche ;
  5. Groupe électrogène.

Le courant électrique n’existe pas dans tout le territoire de Monkoto. Le bois de chauffage est la source d’énergie la plus rependue dans le territoire. Le panneau solaire est utilisé par certains ménages pour l’éclairage la nuit. Pour le reste du territoire ce sont des lampes torches qui sont utilisées à  la tombée de la nuit dans tous les ménages. Pendant la journée les différents bureaux des ONG utilisent des groupes électrogènes. Le bois de chauffage et la braise sont utilisés pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour déautres usages comme la transformation de l’huile de palme en savon.

Le territoire de Monkoto est un territoire réputé agricole mais faute de moyen de transformation de maïs en l’occurrence le courant électrique pour faire fonctionner les moulins, beaucoup d’agriculteurs ont abandonnent la culture de maïs au profit de celle de manioc facile à  transformer.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 22

Le territoire de Monkoto possède un hôpital et 22 centres de santé qui fournissent des services limités en médecine générale et en pédiatrie. Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’Hopital Générale de Réderence.

Il y a une grande pénurie des médicaments à  l’Hôpital Général de Référence de Monkoto et dans les centres de santé à cause de l’enclavement du territoire. L’Hôpital Général de  réféfrence de Monkoto est situé dans la commune rurale de Monkoto. Cet hôpital date de l’époque coloniale. Il a commencé sous forme d’un dispensaire central en 1956, où il était dirigé par les auxiliaires de la santé et tous les soins chirurgicaux étaient orientés vers la Mission Catholique de Wafanya (à  49 km), où les Assistants médicaux intervenaient. Il a été transformé en Hôpital Général de Référence en 1973 à  l’arrivée du premier médecin. On trouve en son sein des services de soin d’urgence, de gyneco-obstétrique, médecine interne, pédiatrie, chirurgie et laboratoire.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme ;
  2. IRA (Infections respiratoires Aiguës) ;
  3. Diarrhee ;
  4. IST (Infections Sexuellement Transmissibles) ;
  5. Anémie.

Le paludisme est la maladie qui affecte plus les habitants de Monkoto étant donné qu’il se trouve dans une zone entièrement couverte par la forêt tropicale pluviale. La diarrhee qui se vit dans le territoire pourrait avoir pour explication l’approvisionnement en eau dans les rivières et les sources non amménagées. La zone de santé de territoire de Monkoto ne possède pas de centre de dépistage du VIH/SIDA et de ce fait il n’y a pas de traitements du VIH ni des maladies opportuniste au VIH.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 146
Ecoles secondaires 80

Le territoire de Monkoto compte deux sous sous-divisions éducationnelles. La majorité des enseignants sont qualifiés mais ils néoffrent pas un service de qualité. Dans la plupart des écoles les enseignements se font en lingala et mais aussi la plupart des écoles sont dépourvues de bancs pupitres  et tableaux noirs alors les élèves éprouvent d’énorme difficulté de lire et d’crire. Etant dans une zone entièrement couverte par la forêt tropicale pluviale où il pleut abondamment, la majorité des écoles ne fonctionnent pas en période de pluie faute d’un bon bâtiment pouvant abriter les élèves d’où elles ne terminent pas le programme scolaire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Dans le territoire de Monkoto, il existe une seule institution d’enseignement supérieur, L’Institut Supérieur Pédagogique de Monkoto situé dans la commune rurale Monkoto. On y organise deux sections, les Sciences exactes avec comme options Sciences agronomiques et vérinaires, biologie et chimie  et les Lettre et Sciences sociales avec comme options Français et Langues affricaines, histoires et sciences sociales et GAISF (Gestion et Administration des Institutions Scolaires et de Formation). L’ISP Monkoto ne dispose pas de professeurs ni d’une bibliothèque pour les recherches. Tous les étudiants de cette institution proviennent des différentes écoles de la place.


ONG et projets

Nombre d’ONG 4
Principales activités
  1. Conservation de la biodiversité ;
  2. La recherche biologique ;
  3. L’inventaire biologique.

Il existe quatre ONG oeuvrant dans le territoire de Monkoto dont trois ONG internationales (WWF, WCS et MPI) et une ONG nationales (AASD). Ces ONG oeuvrent tous dans la conservation de la nature en faisant les recherches biologiques, les inventaires biologiques et la sensibilisation sur la protection de la faune et la lutte antibraconnage.

Aide, Solidarité et de développement aux plus démunis) et une vingtaine d’associations locales oeuvrant dans l’agriculture, la protection des droits des pêcheurs et la défense des droits humains.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Le projet PROSERB (Projet de Soutien à l’Education de Base) sous financement de PME (Partenariat Mondial pour l’Education) à  travers le Ministère de l’EPS-INC ;
  2. Le projet PRRISS (Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires et Sanitaires) sous financement du gouvernement à  travers le BCECO ;
  3. Réhabilitation de la Route Provinciale Monkoto-Boende, RP 314, exécuté par AASD (Action d’Aide, Solidarité et Développement aux plus Démunis) sous financement du Ministère des TPIR à travers l’Office de Routes.

Le projet gouvernemental PROSEB a permis la dotation en manuels scolaires de français et mathématiques pour les classes de 3ème années primaires jusqu’en 6ème primaire et de sciences pour les classes de 5ème et 6ème primaires mais aussi les manuels d’éducation civique et morale pour les classes de 5ème primaires. Il a également financé la construction d’un bâtiment pour les Centres des Ressources Educatives des Sous-Divisions de Monkoto dans la commune rurale de Monkto.

Le projet PRRISS devrait permettre la reconstruction des 4 écoles dans le territoire de Monkoto, n’a à  ce jour fiancé que 3 écoles. Il s’agit de l’Ecole Primaire Bokele,  Ecole Primaire Monkoto Ville et Ecole Primaire Manga. Toutes ces écoles sont inachevées, la première est  exécutée par World Vision et est en arrêt de construction depuis plus de trois ans, la deuxième école  et la troisième sont exécutées par Caritas et leur construction avance à  pas de tortus.

Le projet de la Réhabilitation de la route Boende- Monkoto, RP 314, prévoit les activités de débroussaillage, abattage, scavation, drainage, création de faussées et sainiers. Ce projet commence en janvier 2016 est en arrêt d’activité actuellement après avoir réalisé 25 km sur le 225 prévus.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet Forêt et Conservation de la Nature, PFCN, exécuté par WWF sous financement de la Banque Mondiale ;
  2. Projet de Conservation de Bonobos, PCB, exécuté par WCS (Worldlife Conservation Society) sous financement de léUSAID ;
  3. Alphabétisation des filles-mères et peuples autochtones, exécuté par AASD (Action dé, Solidarité et Développement aux plus Démunis) sous financement de l’SAID et CAFEC à  travers WWF.

Le Projet Forêt et Conservation de la Nature de WWF a comme objectif la preservation de la biodiversite et les services ecologiques fournis par le Parc National de la Salonga à  travers l’amélioration de sa gestion. L’ONG MPI (Max Planck Institute) bénéficiant du financement de WWF grâce à  son expertise dans la recherche sur les primates, réalise les activités d’inventaire de mammifères, des papillons et des essences de plantes afin d’estimer leur densité et de définir leur variété et leur biodiversitité.

Le projet de Conservation des Bonobos de WCS avec a comme objectif la protection de la faune du parc et la lutte contre les différentes menaces qui guettent les animaux, à  savoir le braconnage, la chasse illicite, la pêche non durable, la défragmentation des forêts, réalise des inventaires biologiques et des suivis biologiques ou bio-monitoring dans le but de connaître le statut, l’abondance et la distribution des Eléphants, Bonobos et des autres grands mammifères du parc et de ses zones tampons.

Le projet d’Alphabétisation des filles-mères et peuples autochtones de l’ONG AASD a pour objectif de développer les capacités des communautés locales et peuples autochtones du colidor. A travers ce projet, AASD sensibilise les communautés sur le bienfondé  de la conservation. Il apprend aux communautés comment lire et crirée afin de comprendre le message lié  la conservation.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Monkoto se fait soit par voies routières, soit par les biefs navigables mais aussi par voie aérienne. La seule voie d’accès terrestre encore praticable est la route Monkoto-Boende qui est dans un état lamentable à  cause des débordements des eaux de rivières et des ponts coupés, impossible d’y rouler avec un véhicule. Les transports par moto et par vélo restent les seuls modes de transport. Le territoire de Monkoto possède deux ports, le port de Monkoto qui est au chef lieu du territoire et le port de Wafanya où les baleinières et les convois accostent en moyenne trois à  quatre fois par mois. Il existe un aéroport à  Monkoto-Centre qui fonctionne malgré le mauvais état dans lequel il se trouve car l’aéroport est en pelouse et ne dispose pas de tour de contrôle. Les petits avions y atterrissent en moyenne une fois le mois avec 6 passages en moyenne à  bord souvent des partenaires de WWF ou WCS et des chercheurs.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le seul réseau de communication existant dans le territoire de Monkoto est Vodacom qui couvre seulement une partie de la commune rurale de Monkoto et dont l’antenne fonctionne à  l’aide de panneaux solaires. Le réseau est disponible de 3h00 à  23h00 et quant à  la connexion internet mobile, elle n’est pas permanente avec un débit très faible.  On trouve quelques maisons de vente de cartes sim et qui offrent un service minimum de M-Pesa car elles éprouvent souvent les problèmes de manque de la monnaie électronique. Les sim blanches ne sont pas disponibles sur le marché. La recharge des unités se fait souvent par flash car il y a qu’un seul vendeur des cartes prépayées.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Il existe une réserve naturelle dans le territoire de Monkoto, le Parc National de Salonga. Au coeur du bassin central du fleuve Congo, le Parc national de la Salonga est la plus grande aire protégée de forêt dense humide du continent africain. Cette réserve est gérée par des ONG telles que WWF et WCS sous la tutelle de l’ICCN. C’est un site touristique mais à  cause du problème d’accessibilité du territoire peu des touristes y arrivent tant nationaux qu’étrangers mais aussi les animaux protégés ne sont pas encore domestiqués.

Espèces phares de la faune
  1. Bonobo (pan paniscus) ;
  2. Colobe d’Angola (colobus angolensis) ;
  3. Eléphant de forêt (laxodonto africana cyclotis);
  4. Paon Congolais ;
  5. Guépard (acinonyx).

La faune du Parc national de la Salonga constitue un exemple d’évolution biologique et déadaptation des formes de vie dans un environnement de forêt ombrophile équatoriale complexe. Il constitue un biotope de plusieurs espèces fauniques menacées : éléphant de forêt, paon du Congo, chimpanzé nain (bonobo), perroquet, gavial africain encore appelé faux crocodile et d’autres espèces animales communes : potamochères, petits singes, l’éopard, loutre, hippopotames, antilopes, nombreuses espèces de poissons et d’oiseaux.

Espèces phares de la flore
  1. Pericopsis elata (afromosia) ;
  2. Entandrophragma candolei ;
  3. Entandrophragma angoleasis ;
  4. Entandropgragma cylindricum ;
  5. Milicia excilsa ;
  6. Staudtra gaboneasis.

Le Parc National de Salonga est le règne de plus de 200 espèces végétales endémiques. Comme tel, il joue un rôle fondamental dans la régulation climatique et la séquestration du carbone. Il représente l’un des très rares biotopes absolument intacts existant encore en Afrique centrale. Il comporte en outre de vastes zones marécageuses et des galeries forestières pratiquement inaccessibles, qui n’ont jamais été explorées et qui peuvent donc être considérées comme pratiquement vierges.


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire dans le territoire de Monkoto est relativement calme depuis l’arrivée des militaires FARDC, venus dans le cadre de l’opération bonobo pour la lutte contre le braconnage. Sinon on déplore le faible effectif de la police, l’absence d’un tribunal de paix et d’une prison.


Opportunités de développement

  • Le territoire de Monkoto possède des vastes espaces culturales et une pluviométrie abondante et élevée, ce qui favoriserait les activités agricoles si l’on disponibilisait les intrants agricoles, organiser le système d’encadrement des producteurs et ainsi augmenter la production agricole ;
  • Il est traversé par de nombreux cours d’eaux navigables toute l’année reliant les grands centres du territoire, ce qui favoriserait la pêche et l’évacuation des produits vers les centres de consommation et ainsi améliorer la production halieutique et l’évacuation et la commercialisation des produits agricoles animale et halieutique du territoire ;
  • La réhabilitation des infrastructures de transports et de communication par la réhabilitation de routes de dessertes agricoles existantes et routes d’intérêt général faciliterait l’évacuation des productions agricoles et le désenclavement du territoire ;
  • La relance des activités économiques pourrait se faire par la subvention par l’Etat de l’ENTRIAC et la SOCOPLAN et ainsi absorber le chômage qui se vit dans le territoire ;
  • La présence du Parc National de la Salonga pourrait avoir un aspect positif sur l’afflux de devises si l’on développait les structures de tourismes et ainsi augmenter le pouvoir d’achat de la population et améliorer l’accès des populations rurales aux biens et services de base ;
  • Ce territoire est frontalier de huit territoires, ce qui pourrait faciliter les échanges culturels et commerciaux.

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