Territoire de Pangi

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maniema
Superficie 14 542 km²
Taille estimée de la population 548 863 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Pangi est une entité déconcentrée de la province du Maniema dans l’Est de la RDC. Les débuts de son histoire remontent vers 1917. Il est d’abord un simple poste d’Etat installé à Lumuna avec comme chef de poste un certain Museleka. Vers 1920, ce poste sera transféré à Kihembwe où se trouvait l’église E.S.A.M dirigée par une missionnaire américaine surnommée Nyaguma. Vers 1925, le poste dirigé par un dénommé Mosha fut déplacé vers Misisi. C’est en application des ordonnances N° 91 et N°92 du 20 septembre 1933 que fut créé le territoire de Pangi dont le chef-lieu fut définitivement installé à Pangi en 1950 (Source: Rapport 2014, Inspecteur Territorial du Développement Rural. D’après les agents du bureau territorial,plusieurs documents retraçant,en détail,l’historique du territoire ont été detruit lors de la guerre muleliste).  Il est subdivisé en 2 cités (Pangi et Kalima), 1 Chefferie (Babene), 3 Secteur (Beia, Ikama et Wakabangu II), 29 Groupements et 498 villages. Notons que malgré le fait que la cité de Pangi soit reconnu officiellement comme étant le chef-lieu du territoire,c’est celle de Kalima qui joue réellement ce rôle. 

Il est limité au Nord par le territoire de Kailo, au Sud par le territoire de Kasongo, à l’Est par le territoire de Shabunda (Province du Sud-Kivu) et à l’Ouest par le territoire de Kibombo.

  Coordonnées géographiques

Climat

Le territoire de Pangi connait un climat subéquatorial caractérisé par l’alternance de deux saisons dont la saison des pluies (allant de Fin Septembre à Fin Juillet) et la saison sèche allant de fin juillet à fin Septembre) et sa température varie entre 25°C à 30° C. 

Hydrographie

Le territoire  est traversé par plusieurs cours d’eaux dont les principaux sont la rivière Elila (Affluent du fleuve Congo) au Sud et la rivière Ulindi au Nord.

Végétation

La végétation du territoire de Pangi est caractérisée par une forêt dense de type équatorial et des forêts tropophyles caractérisant la transition avec la savane boisée et à feuilles caduques.

Type de sol

Suivant différents endroits, le sol est argileux, argilo-sableux, sableux. Le relief est essentiellement marqué par les collines rodées dont l’altitude moyenne est de 548 m.

Particularités et richesses du territoire

La particularité du territoire de Pangi est l’abondance de la cassitérite (minerai d’étain). On y trouve aussi d’autres minerais tels que de l’or, du wolframite et du tantale. Certains habitants du territoire évoquent même la présence du diamant sans pour autant fournir plus de détails quant à l’emplacement exact de ce minerai précieux.

Données culturelles

Le territoire de Pangi est majoritairement peuplé par la tribu Rega dont la proportion approximative peut s’élever à 80%. Le reste de la population est constitué d’autres tribus venues de territoires voisins (les Zimba ,les Songola) mais aussi des Shi (venus du Sud-Kivu),des Nande (venus du Nord-Kivu) et d’autres tribus venues de presque toutes les provinces de la RDC et du Burundi, venus travailler dans la grande société SOMINKI qui exploitait les minerais dans ce territoire.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (100%)
  2. Kirega (80%)

Le swahili est parlé sur toute l’étendue de la province du Maniema en général, et sur le territoire de Pangi en particulier. Le kirega est parlé par les Rega conjointement avec le swahili. Le mashi est parlé par les Shi venus du Sud-Kivu, et qui sont pour la plupart des commerçants d’articles divers et des éleveurs ambulants de bovins. On y parle aussi le Zimba et le Songola, en faible proportion.

Principales activités
  1. Agriculture (40 %)
  2. Exploitation artisanale des minerais (30%)
  3. Commerce (20%)
  4. Elevage (10%)

L’agriculture est la principale activité pratiquée dans le territoire de Pangi. Mais la production est souvent faible et reste une agriculture de subsistance. Elle est encore pratiquée avec des outils rudimentaires (houe, machette, etc.) et sa production est difficilement commercialisée à cause de l’état de délabrement très avancé des routes de desserte agricole.  On n’y trouve pas des filières agricoles.

L’exploitation artisanale des minerais est la deuxième grande activité occupant les jeunes pour la plupart. Ces jeunes exploitent de la cassitérite  qu’ils vendent aux négociants qui la revendent à leur tour aux comptoirs travaillant en partenariat avec l’actuelle Société Aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), nouvelle appellation de l’ancienne SOMINKI. Quant à l’or, il est plus exploité dans la rivière Ulindi (dans le secteur BEIA par le système de dragage et artisanalement)  et à Kamulola (dans la chefferie de Babene par le système artisanal) et dans d’autres coins du territoire.  La production de l’or est achetée par certains comptoirs installés dans la cité de Kakutya (quartier commercial de Kalima) et à Kampene (cité principale de la chefferie de Babene) puis exportée vers Bukavu, Kisangani, Goma ou à l’étranger.

Le commerce est essentiellement celui des vivres et des articles divers et dépend fortement du marché des minerais.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 250 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 212

Principaux opérateurs économiques
  1. FERUZI MUTEGE (Président FEC PANGI), Exploitation minière (or et cassitérite),
  2. AWAZI IBRAHIM, Commerce de minerais (cassitérite)

Ces opérateurs économiques sont basés à Kalima. Ils exercent depuis plusieurs années.

En 2015, le territoire de Pangi comptait 212 opérateurs économiques dont 155  détenteurs de PME ,65 opérateurs miniers dont 22 dans le secteur de commerce de l’Or et 43 dans le commerce de la cassitérite.  Ces 155 détenteurs de PME sont repartis comme suit : 9 détenant un numéro de registre commercial et 140 patentés repartis en 9 de catégorie A,47 de catégorie B,33 de catégorie C,25 de catégorie D,20 de catégorie E et 13 de catégorie F. Et 7 d’entre ces derniers ne sont plus en activité. (Source: Services IPMEA)

 

Principales activités des opérateurs économiques

Les principaux domaines d’activités sont le commerce général et des vivres, le commerce des minerais,le commerce des hydrocarbures, les services (transport, télécommunication, salon de beauté, etc.) et l’artisanat.

Notons que dans le territoire de Pangi, la plupart d’opérateurs économiques sont négociants en mines basés dans la commune de Kalima et à Kampene. L’attraction vers le secteur minier est due aux potentialités minières du territoire mais aussi à la faible diversification de l’économie du territoire.

Principales activités des PME/PMI
  • Achat et exportation des minerais

Il y a quatre comptoirs d’achat de cassitérite

  1. Maniema Mining Company (MMC), partenaire de la SAKIMA ;
  2. Etoile d’orient (ETO), comptoir chinois, qui a ouvert au courant de l’année 2015 ;
  3. AMUR,comptoir d’achat de cassitérite travaillant en partenariat avec la SAKIMA depuis 2016
  4. METACHEM,comptoir d’achat cassitérite travaillant avec la SAKIMA depuis 2016
  5. WMC qui achète de la cassitérite en dehors des PE SAKIMA.

Au-delà de ces comptoirs d’achat de minerai d’étain, les autres petites PME sont actives dans l’exploitation des machines de décortication de riz, des moulins pour moudre le maïs et le manioc, les petites huileries pour l’extraction  de l’huile de palme, des salons de coiffure, des shop offrant des services de télécommunication et le petit commerce.

Grandes entreprises locales

Il n’y a pas de grande entreprise dans le territoire de Pangi. La seule grande entreprise qui, autrefois, a fait la fierté du territoire fut la SOMINKI devenue SAKIMA. Elle dispose de plusieurs sites d’exploitation de cassitérite et de tantale mais sans capital financier pour l’exploitation. La relance de cette entreprise pourra beaucoup apporter à la population de Pangi, en particulier et celle du Maniema, en général.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Riz
  3. Banane
  4. Mais
  5. Arachide

La production agricole est principalement de subsistance pour les familles. Elle est pratiquée sur de petites étendues des terres (Maximum: environ 200m² et minimum: environ:30 m²) avec des outils rudimentaires (machettes, houes, etc.) et le mauvais état des routes de desserte agricole ne favorise pas l’essor de l’agriculture dans le territoire. Ce qui fait que dans certains grands centres, les produits vivriers sont importés d’autres territoires pour répondre à la demande du marché à certaines périodes. 

  • Le manioc est utilisé dans la patte alimentaire « foufou » et consommé comme tubercule
  • Le riz est consommé comme céréale
  • Le maïs est consommé comme foufou mélangé avec le manioc (les originaires de Pangi utilisent généralement le maïs dans la production d’alcool)
  • La banane (plantain) est très consommée par les Rega
  • L’arachide est consommée dans plusieurs aliments

Le territoire a aussi des potentialités de production des palmiers à huile, de café et d’agrumes. Le rétablissement de certaines plantations dans ce domaine, pourra être bénéfique pour l’économie du territoire voire de la province.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson
  2. Viande
  3. Produits d’exploitation minière artisanale
  4. Produits de la chasse

Le poisson est produit à partir des étangs piscicoles. La pêche est pratiquée dans certaines rivières. La production est uniquement destinée à la consommation locale. La viande (bœuf, porc, chèvre et volaille) est également produite pour la consommation locale. Les produits de la chasse sont essentiellement constitués des antilopes, singes, écureuils et porc épics.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffage (40%)
  2. Charbon de bois (30%)
  3. Courant électrique (10 %)
  4. Energie solaire (15 %)
  5. Groupes électrogènes (5%)

La principale source d’énergie du territoire est le bois, qui produit les bûches et le charbon.

Le courant électrique est présent, mais ne couvre qu’une partie du territoire. La centrale de Lutshulukulu produit le courant qui alimente une partie du territoire de Pangi et la ville de Kindu. Sa modernisation afin d’améliorer sa production électrique permettrait la baisse de l’utilisation du bois comme source d’énergie et par ricochet, la préservation de l’environnement. Cela permettrait aussi l’installation des usines de transformation du manioc et du maïs, en farine et d’autres dérivés. Et ça permettrait aussi l’implantation des unités de décortication du riz et de l’arachide, et leur transformation. Le solaire est plus présent dans les villages avec de petits panneaux solaires et batteries fournissant l’énergie pour l’éclairage et pour l’alimentation de petits appareils (poste radio, téléviseur, charge téléphone, etc.).


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 48

Le territoire de Pangi compte 3 hôpitaux généraux de référence (Kalima, Pangi et Kampene) ce qui correspond aux zones de santé que compte ce territoire et 53 centres de santé. 19 centres de santé dans la zone de santé de kalima, 16 centres de santé dans la zone de santé de Pangi et 18 centres de santé dans la zone de santé de Kampene.

Le territoire de Pangi compte 53 médecins dont 25 œuvrent dans la Zone de santé de Kalima ; 10 dans la zone de santé de Pangi et 18 dans la zone de santé de Kampene. Quant aux infirmiers, le territoire en compte 533 dont 265 dans la zone de santé de Kalima, 206 dans la zone de santé de Kampene et 62 dans la zone de santé de Pangi.

L’infrastructure de l’hôpital général de kalima est dans un état encore appréciable. Les améliorations doivent être faites dans l’entretien des latrines et la fourniture de l’eau. Celui de Pangi fonctionne maintenant dans les bâtiments non encore achevés dont les travaux de construction de l’hôpital étaient lancés depuis 2006. Il est mieux equipé qu’il y a une année mais les profondes améliorations restent à réaliser. De tous les hôpitaux, celui de Kampene (Hôpital général Muungano) possède la meilleure infrastructure. Cet hôpital fonctionne moyennant un partenariat public-privé. Il est tenu par deux religieuses italiennes mais le personnel est du domaine public.

 

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Anémies
  3. Infections sexuellement transmissibles
  4. Diarrhées
  5. MPC (Malnutrition Proteino-Calorique)

Comme dans toutes les zones tropicales et subéquatoriales, le paludisme est  présent dans le territoire de Pangi de manière endémique et y reste la principale cause de mortalité. Le paludisme est aussi à la base des anémies surtout chez les enfants dont l’âge est inférieur à cinq ans. Les diarrhées sont souvent causées par la consommations des eaux non traitées. Les IST sont dues au faible niveau de discipline sexuelle, et à la pauvreté occasionnant la prostitution notamment dans les carrières et les mines présentes.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 247
Ecoles secondaires 161

Le territoire de Pangi compte deux sous-divisions de l’EPSP (Sous-division de Kalima et Sous-division de Pangi). La sous-division de kalima compte 138 écoles primaires et 90 écoles secondaires. Tandis que la sous-division de Pangi compte 109 écoles primaires et 71 écoles secondaires.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 3

Le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire du territoire de Pangi compte une université (Université du Moyen Lualaba), un institut supérieur pédagogique (ISP) et deux instituts techniques (Institut Supérieur des Techniques Médicales et Institut Supérieur de Développement rural).

Université/Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

Nombre d’assistants

1.       Université du Moyen Lualaba (UML)

Kalima (secteur BEIA)

  • Sciences politiques et administratives,
  • Développement communautaire
  • Administration et inspection scolaire
  • Géologie
  • Droit (public et privé)
  • Sciences économiques (Gestion financière et économie de développement)
  • Agronomie

…392.dont …52. filles

12 dont 8 visiteurs

56

2.       Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM)

Idem

  • Sciences infirmières (Hospitalière et accoucheuse)
  • Gestion des institutions de santé
  • Technique de Laboratoire
  • Pédiatrie
  • Santé et développement communautaire
  • Gynéco-obstétrique

 

03 dont 03 visiteurs

34

3.       Institut Supérieur Pédagogique (ISP)

Idem

  • Section lettres et sciences humaines (option : Histoire et sciences sociales, Français et langues africaines, anglais et culture africaine)
  • Section Sciences exactes (Option : Mathématiques et physique ; Géographie et gestion de l’environnement)
  • Sciences techniques (option : Informatique de gestion ; sciences commerciales et administratives)

169 dont 33 Filles

08 dont 08 visiteurs

26

4.       Institut Supérieur de Développement Rural

Idem

  • Environnement et développement durable ;
  • Planification régionale

 

1 dont 1 visiteur

28 dont 1 Femme

5. Université Chretienne du Maniema (UCM)

Idem

       

A l’exception de l’Institut Supérieur Pédagogique, toutes ces autres institutions fonctionnent dans des locaux de location.  L’Université Chretienne du Maniema a commencé à fonctionner à l’année 2016-2017. Ella a auparavant existé sous l’appellation de  » Université Cardinal Malula » et a été fermée suivant l’arreté Ministériel N° 122 MineEsu/Cab.Min/TMF/RK3/CPM2015 Du  /  /2015 portant interdiction de fonctionnement des extensions des établissements de l’Enseignement Supérieur et Universaitaire. L’ISDR aussi a fermé suite cet arreté mais nous ne pouvons confirmer si l’UCM fonctionne dans la légalité ou pas.


ONG et projets

Nombre d’ONG 5
Principales activités
  1. Santé: CARITAS, OMS, UNICEF, TEAR FUND, PIRAM
  2. Hydraulique :  ADRA, TEAR FUND
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Captage et distribution de l’eau dans la cité de Kalima par la REGIDESO
  2. Projet de réhabilitation de la centrale hydroelectrique de Lutshulukulu

Le projet de distribution d’eau dans la cité de Kalima est en cours, mais avance très lentement. Et celui de la réhabilitation de la centrale hydroélectrique souffre de la même lenteur inexpliquée.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  • Projet intégré de l’agriculture dans la Province du Maniema (PIRAM)

A part les activités des ONG internationales, le PIRAM est l’un des projets financés par les partenaires internationaux. Il est financé par le Fonds de l’Organisations des pays Exportateurs de pétrole pour le développement et le Fonds International de Développement agricole. Ces principaux objectifs sont :

  1. La réhabilitation des infrastructures des voies de desserte agricole
  2. La relance de l’agriculture, l’élevage et la pêche
  3. L’amélioration de l’accès à la santé et à l’eau potable


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non
  • La principale voie d’accès au Territoire de Pangi reste la voie routière. Mais le Territoire compte aussi cinq pistes d‘aéronefs, en terre battue, notamment à Kalima(2), Kampene(1), Kama(1) et à Moga (1). Cependant, avec l’arrêt des activités de la production minière de l’étain par l’ancienne SOMINKI (actuelle SAKIMA) et l’aménagement de la route reliant la Province du Maniema à celle du Sud-Kivu, ces pistes ne fonctionnent presque plus. Seule Kama continue à fonctionner avec une fréquence moyenne de 22 vols par mois. Et celle de Kalima (Kikungwa), les vols commerciaux sont momentanément suspendus.
  • La route reliant Kindu à Kalima (101 km, sur la RN32) est la principale voie d’évacuation du minerai d’étain exploité artisanalement et recupérée et exportée par les comptoirs travaillant en collaboration avec la SAKIMA. Plusieurs point de cette route commencent à connaitre la dégradation suite au manque de canalisation des eaux et à l’absence de l’entretien . L’autre accès principal du territoire est la Nationale RN31 entre la ville de Kindu et le Territoire de Kasongo.
  • Le seul bief navigable est une petite distance sur la rivière Ulindi entre le territoire de Shabunda et le territoire de Pangi où les gens traversent moyennant des pirogues pour se rendre d’un territoire à un autre.
Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui
  • Le réseau Vodacom couvre presque la totalité du territoire de Pangi. Mais il reste encore à améliorer la qualité du service, en ce qui concerne la stabilité du réseau, et l’implantation dans d’autres coins reculés.
  • Le réseau Orange est présent dans la commune de Kalima et dans les cités de Kampene et Kama. Les efforts doivent être faits en termes de couverture à Kalima et dans le reste du territoire.
  • Le réseau Airtel est présent à Kama et à Kampene mais pas à Kalima.
  • Le principal service de messagerie financière dans le territoire de Pangi est le m-pesa de Vodacom.
Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Dans le Territoire de Pangi, on retrouve des attractions touristiques telles que les eaux thermales à Kayeye, Balendelende, Musiwa, et Tampo. Il y a aussi les centrales hydroélectriques de Lutshulukulu et de Moga (hors usage). Il y a la grotte de Mandanda (20 m de Hauteur). Des chutes d’eaux à Kimbiambia, Kamundala. Ces sites ne sont pas visités par les touristes.

Espèces phares de la faune
  • Perroquet
  • Pigeon
  • Antilope
  • Singe
  • Serpent
Espèces phares de la flore
  • Palmier à huile
  • Mamboloko (Artocarpe)
  • Bambous
  • Mufenezi


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire dans le territoire de Pangi est relativement stable. On n’y note, à présent, aucune présence d’un groupe armé quelconque.

 


Opportunités de développement

  1. Potentialités

Le territoire de Pangi présente plusieurs potentialités dont les plus remarquables sont :

  • La présence en abondance des minerais tels que la cassitérite, l’or, le wolframite, le tantale, etc.;
  • Des vastes étendues des terres fertiles;
  • Une flore riche et diversifiée;
  • Plusieurs cours d’eaux;
  • Le courant électrique produit par la centrale hydroélectrique de Lutshulukulu;
  • La présence de la SAKIMA, une société du portefeuille public avec plusieurs périmètres d’exploitation où on peut retrouver de la cassitérite, de l’or, du tantale et du wolframite et d’une usine d’épuration de la cassitérite en fonction.
  • La présence des pistes d’aéronefs à Kalima, Kama et Kampene;
  • La faible distance des routes reliant certains points du territoire avec le chef-lieu de la Province;
  • Les flux des personnes, des marchandises et des capitaux dans les zones minières;
  • La présence des eaux thermales, des chutes et d’autres attractions touristiques;
  • La stabilité sécuritaire du territoire.
  1. Quelques pistes d’exploitation des potentialités citées ci-haut:

Les opportunités ci-hauts peuvent être exploitées suivant ces pistes d’exploitation ci-dessous correspondant à chacune d’entre elles:

  • Le secteur minier peut attirer beaucoup plus de capitaux dans le territoire et constituer un véritable levier pour son développement.
  • Les vastes étendues des terres, le climat et la pluviométrie sont des conditions favorables pour développer les cultures telles que le palmier à huile, le café, le cacao et contribuer ainsi à diversifier les sources des capitaux du territoire.
  • La flore peut permettre l’exploitation du bois dans les forêts, l’exploitation du bambou dans l’industrie artistique et d’autres dérivés,
  • L’abondance des cours d’eaux peut permettre la création des bassins piscicoles, l’irrigation de certaines cultures afin de moins dépendre des caprices des saisons, la pêche, la création du réseau de distribution d’eau dans le territoire, etc.
  • Le courant électrique produit par la centrale Lutshulukulu peut, au-delà de constituer une source d’énergie principale pour les habitants, permettre le développement des activités minières, des usines agro-alimentaires tels que moulins pour le maïs et le manioc, décortiqueuses de riz et d’arachide, huileries pour la fabrication de l’huile de palme et beaucoup d’autres activités.
  • Pour les investisseurs orientés vers le secteur minier, la SAKIMA peut constituer une facilité en termes de disposition des périmètres d’exploitation, d’infrastructure pour loger les personnes et les machines, la disponibilité de quelques données issues des études effectuées sur les gisements des minerais, etc.
  • Les pistes d’aéronefs peuvent contribuer au développement du territoire par des liaisons rapides, par avion, entre ce dernier et d’autres villes ou cités éloignées en transportant les marchandises et les personnes.
  • La faible distance des routes reliant certains points du territoire au chef-lieu de la Province peut faciliter les flux des personnes et des marchandises entre les deux et réduire le temps pour certaines formalités administratives et l’accès à l’aéroport national de Kindu et à la gare SNCC.
  • Les activités minières occasionnant les flux des personnes, des marchandises et des capitaux peuvent constituer une bonne base de création des coopératives et /ou institutions de microfinance afin d’offrir différents services financiers aux opérateurs économiques du territoire et contribuer au développement de ce dernier.
  • L’exploitation du tourisme aux eaux thermales des Ikama, aux chutes de Kamundala, etc. peut constituer une source des capitaux pour le territoire et contribuer à son développement.
  • La stabilité sécuritaire du territoire de Pangi peut constituer un argument pour l’investisseur cherchant à prendre plus de risque dans sa décision d’investir.  

Exporter ces données pour tous les territoires
Visualiser ces données sous forme graphique