Ville de Boma

Fiche d’identité de la ville

Mise à jour le 15 avril 2016

Province Kongo-Central
Superficie 4 332 km²
Taille estimée de la population 459 361 hab.

(source: Rapport annuel 2015 de la ville de Boma)


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Ordonnance de création du territoire:

La ville de Boma fut créée et reconnue suivant l’ordonnance n° 71/178 du 23 juillet 1971 et celle n° 78-099 du 07 mars 1978 a rattaché le territoire de Muanda à Boma.

Localisation: La ville de Boma se situe au sud-ouest du pays.

Longitude, latitude: la ville de Boma se situe entre les 3° et 5° de latitude sud et les 11° et 13° de longitude est.

Altitude : ±500 m au-dessus du niveau 0 (zéro) de la mer.

Climat, saisons: 

Deux saisons s’alternent au cours de l’année, la saison de pluies qui va de mi-octobre à mi-mai, accompagnée souvent d’une petite saison sèche en janvier-février marquée par un ralentissement des pluies et la saison sèche de mi-mai à mi-octobre.

Type de sol: argilo-sablonneuse

 

Particularités et richesses de la ville

L’histoire renseigne que la ville de Boma tire ses origines du célèbre et mémorable chef coutumier « Né-mboma » dont le royaume se situait à l’actuel emplacement du parquet de grande instance de Boma. Elle a été découverte le 29 juin 1868 par le père missionnaire capucin Serafino do Ortona au service du roi du Portugal, qui était à la recherche de nouveaux chrétiens riverains du fleuve congo avant l’arrivée des explorateurs et autres trafiquants.

première capitale de l’Etat Indépendant du Congo (EIC) du 1er juillet 1885 au 18 octobre 1908. Capitale du Congo-belge du 18 octobre 1908 au 30 juillet 1929, date à laquelle elle a été transférée à Kinshasa alors Léopoldville.

Boma, chef-lieu du district du Bas-congo au 30 décembre 1935 et en même temps centre extra coutumier créé par arrêté provincial n° 810 du 30 décembre 1935.

De 1963 à 1965, Boma fut érigée en ville par l’édit présidentiel n° 49-63 du 03 septembre 1963. De 1965 au 22 juillet 1971, Boma a été reconnue chef-lieu du district du Bas-fleuve.

Son sous-sol regorge de l’or, du diamant, de la bauxite, du pétrole et du fer.

La ville de Boma partage ses frontières terrestres avec la province angolaise de Cabinda et liquides avec la province angolaise Deo zaïre.

Son relief est dominé par les Monts de cristal constitués simultanément de plateaux, de vallées et de plaines.

La ville urbano-rurale de Boma est savanicole. On y trouve des galeries forestières du côté du Bas-fleuve et des MANGROVES vers la côte atlantique en plus de quelques bananes boisées le long des rivières et vallées.

Données culturelles

Ethnies et tributs dominantes:

  1. Les Bayombe;
  2. Les Bakongo de Boma;
  3. Les Bawoyo;
  4. Les Basolongo;
  5. Les Manianga;
  6. Les Bantandu;
  7. Les Balemfu;
  8. Les Besingombe.

On trouve dans la ville de Boma toutes les tribus et ethnies réunies de la République Démocratique du Congo qui vivent en parfaite cohésion avec les ressortissants d’autres provinces et les expatriés.

 

Langues parlées dans cette ville
  1. Kikongo ya l’Etat
  2. Lingala

Le kikongo est parlé pratiquement par toute la population de Boma à 90%, suivi de lingala, qui est généralement parlé par ceux qui viennent d’autres provinces. Le français est la langue administrative et celle des familles des nantis.

Principales activités

1. Agriculture

  • vivrière: manioc, igname, arachide, maïs, taros, patate douce, haricots, banane, ananas, etc;
  • pérenne: café, cacao, hévéa, palmier à huile, soja, jatropha;
  • maraîchères: légumes, chou de chine, amarante, ciboule, poireaux, oignon, aubergine, tomate, piment, pois cajan, etc;
  • fruitiers: agrumes (orangers, citronniers, mandariniers), safoutiers, avocatiers, manguiers, cocotiers, colatiers, papayers, etc;

2. Commerce

3. Service


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 5 novembre 2015
Vendeur : Donnée non disponible Acheteur : Donnée non disponible
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques

Donnée non disponible

Principales activités des opérateurs économiques

Donnée non disponible

Principales activités des PME/PMI

Donnée non disponible

Grandes entreprises locales
  1. BRALIMA S.A.R.L.
  2. MIDEMA
  3. TABA CONGO
  4. NUBEEN (EX NAAS)
  5. BRACONGO

La ville de Boma regorge en son sein 133 entreprises ou sociétés dont:

Bralima S.A.R.L.,usine de fabrication des boissons alcooliques et sucrées ainsi que des blocks de glace;

Midema (dépôt de Boma), société commerciale de tabac (cigarettes);

Nubéen, société commerciale et importatrice des produits de beauté, de ménage et divers.

Il sied de noter que la plus grande partie des usines sont en arrêt à cause de la conjoncture économique que le pays traverse. Les usines en activité ne épondent plus à leurs capacités réelles de production suite au manque de financement qui semblent être aussi comme l’une des causes de leur manque de viabilité.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Igname
  3. Aubergine
  4. Patate-douce
  5. Banane à table

 

Principaux produits non agricoles

Donnée non disponible

Principales sources d’énergie

Donnée non disponible


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 272

Maladies les plus récurrentes

Donnée non disponible


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 0
Ecoles secondaires Donnée non disponible
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs Donnée non disponible


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités des ONG

Donnée non disponible

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Construction et bétonnage du boulevard Joseph KABILA KABANGE 
  2. Construction d’une usine de fabrication des engrais organiques au port de Boma (TRIOMPH)
  3. Travaux de bétonnage
  4. Construction du stade Joseph KASA-VUBU (ex Socol)
  5. Construction du bureau du conseil de ville

I. Projets à exécuter en 2016

Projets du gouvernement central dans l’entité

  • Avec l’expertise chinoise: construction et bétonnage du boulevard Joseph KABILA KABANGE à partir du pont ville jusqu’au Km 15 (projet à exécuter suivant contrat avec Grec 7 chinois). Travaux commencés à mi-2015 et qui se poursuivent en 2016.
  • Avec l’expertise sud-africaine: construction d’une usine de fabrication des engrais organiques au port de Boma (TRIOMPH). Fin des travaux probablement projetée en 2016.

Projets du gouvernement provincial dans l’entité

a) tronçons à bétonner 

  1. Mairie (avenue 24 novembre) jusqu’à la celluleFisher;
  2. Fisher – Bralima
  3. Monument Joseph KASA-VUBU jusqu’au pont Kisundi
  4. Route ceinture DUMBI-SEKA MBOTE jusqu’à la centrale SNEL sur la route de Muanda
  5. Du pontMBANGU jusqu’à la maison générale des soeurs diocésaines de Marie
  6. Tronçon de l’avenue du plateau et ses bretelles (travail exécuté à 20% en 2015 et qui doit se poursuivre en 2016).

Tous ces travaux de bétonnage seront exécutés par l’office des voiries et drainage (O.V.D.) sur financement du gouvernement provincial

b) Infrastructures

  • Construction du stade Joseph KASA-VUBU (ex Socol) par l’entreprise chinoise Grec 7 (travaux en cours d’exécution).

Projets propre de l’entité

  • Construction du bureau du conseil de ville. Travaux de finissage en cours avec l’appui technique du service urbain des travaux publics et infrastructures dont le coût est estimé à 20000 $.

II. Projets compléments réalisés en 2015

Tronçons bétonnés

  1. Avenue caserne et ses bretelles
  2. Avenue makhuku et ses bretelles
  3. Bretelles singini A et B sur l’avenue mbangu
  4. Avenue Mgr Ndudi et ses bretelles

Tous ces projets de bétonnage ont été réalisés avec l’expertise de l’office des voiries et drainage urbain sur fonds propres du gouvernement provincial. 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Donnée non disponible


Accessibilité et tourisme

Accessibilité de la ville
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Infrastructures routières

Kilométrages des routes vitales 36900 mètres.

un grand nombre des routes de son réseau sont en terre battue et les efforts sont déployés pour leur maintien tant soit peu en état de praticabilité.

Le tronçon de la route nationale n° 1 qui traverse la ville de Boma jusqu’à Muanda mesure 104 km. Suite à l’effondrement du pont sur cette route causé par des calamités naturelles dans la nuit du 11 au 12 décembre 2015, elle est en très mauvais état. 

l’état de la route se présente de la manière suivante:

  • Du village Monzi qui sépare la ville de Boma avec le territoire de Seke-banza, 78 km. La chaussée est en état avancé de délabrement (mauvais état);
  • De la rivière Luki, limite qui sépare la ville de Boma avec le territoire de Lukula, 39 km. La chaussée est asphaltée mais transformée en terre battue. Cette route est en état de praticabilité mais nécessite une modernisation (mauvais état);
  • Du parking muanda dans la ville de Boma jusqu’à Banana dans le territoire de Muanda, 104 km. La chaussée est en terre battue, très délabrée, nécessite une modernisation. Le pont sur cette route est éffondré. 

Infrastructures aéronautiques

Bien qu’encore en chantier, la ville de Boma dispose d’une piste d’atterrissage en terre battue. Il s’agit de l’aéroport de Lukandu, construit en 2013 sur une distance de 2800 m. Il se situe à 20 km du centre-ville.

Infrastructures fluviales

Le réseau fluvial Boma-Muanda et Boma-Matadi sur le fleuve congo entretenu par la congolaise des voies maritimes (CVM) est navigable.

Infrastructures ferroviaires

le trafic ferroviaire sur la ligne Boma – Tshela en passant par Lukula n’existe plus. Ce réseau a été démantelé.

 

Réseaux de communication
Africel Oui
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

La société commerciale des postes et télécommunications (SCPT) n’a aucun moyen public de communication pour le moment. Toutefois avec la connexion à la fibre, Boma et le reste du pays seront ouverts au monde en matière de communication en temps réel grâce à ce service.

Cependant, il convient de dire que dans cette partie de la province, les moyens de communication utilisés sont les journaux, radios et télévisions outre l’internet qui offrent les réseaux sociaux.

Moyens cellulaires

En matière de communication cellulaire, les entreprises Africel, Airtel, Orange, Tigo et Vodacom couvrent la totalité de la contrée et favorisent les contacts instantanément. Suite à leur tarification à la portée de tout le monde, quelques-unes de ces entreprises favorisent l’expansion de l’internet via les réseaux sociaux.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Sites classés

  1. Baobab Stanley (site historique)
  2. Raffinerie de la SOCIR à Kinlau
  3. Cimetières des premiers missionnaires catholiques à Kinimi et à Kindofula
  4. Cimetière des missionnaires protestants érigés en 1882 

Sites non classés

  1. Dibangayabandumbu
  2. Deux premières voitures ayant roulé en RDC
  3. Première cathédrale de la RDC
  4. Premier bateau
  5. Cimetière des pionniers
  6. Résidence du 1er gouverneur général 
  7. Vue panoramique de la forêt des mangroves et port de Banana à partir du plateau de Kitona-village 

Statistique des visites touristiques

Site touristique et mouvement

Congolais

Africain

Autres nationalités

Total

Source d’info

Baobab Stanley

741

12

17

770

ONT/BOMA

Espèces phares de la faune
  1. Le chimpanzé
  2. Le lamantin
  3. L’hippopotame
  4. Le pangolin géant
  5. La tortue
  6. Le gorille

Boma regorge une faune diversifiée, ainsi vous trouverez des espèces protégées ci-haut énumérées. D’une manière artisanale, la chasse se pratique à Tsumba-kituti et à Nzadi-kongo avec les armes de chasse et les pièges. La chasse est de coutume autorisée pendant la période allant du 28 février au 1er juin de chaque année. 

Pour la juridiction de Boma, la plus grande partie d’animaux abattus sont transformés en viandes boucanées.

Espèces phares de la flore

Donnée non disponible


Situation sécuritaire

Dans sa globalité, la situation sécuritaire de la ville de Boma est restée relativement calme en dépit de quelques cas isolés que l’autorité maîtrise grâce aux interventions efficaces de la police nationale congolaise. Bien que cette dernière déplore la faiblesse des effectifs et le manque de moyens logistiques adéquats, il est impérieux que la hiérarchie fasse sienne les différentes préoccupations de la  police car la sécurité de la population en dépend.


Opportunités de développement

Les opportunités de développement dans la ville urbano-rurale de Boma sont légions notamment dans le domaine du tourisme, de la pêche et du commerce pour ne citer que ceux-là.

Le tourisme est un potentiel à développer grâce à la multitude des sites touristiques classés et non classés. Pour ce faire, la hiérarchie doit investir pour l’aménagement des sites surtout ceux qui sont abandonnés, prévoir des sessions de formations, recyclages et séminaires au profit du personnel tant du bureau que des établissements touristiques, établir un texte juridique dans ce secteur au profit de l’entité administrative décentralisée, préconiser les voies et moyens en vue d’implanter le service dans les postes frontaliers afin de contrôler les entrées et sorties des touristes pour leur livrer les permis du tourisme moyennant paiement d’une taxe, établir un texte juridique pouvant autoriser le service du tourisme de procéder à la fermeture des établissements fonctionnant illicitement. la résolution des problèmes ci-haut énumérés permettra de développer le tourisme dans la ville de Boma.

on peut développer la pêche grâce au fleuve et l’océan. 29 ONGD, OP, AP, ILP évoluent dans la pêche en haute mer et sur le fleuve congo. Parmi les espèces pêchées nous avons des cartes (malua), les crevettes, les barbues, la perche, la sole, le capitaine blanc, les huitres, les makoko, les fretins et tant d’autres.

On peut aussi développer le commerce car Boma est ville frontalière. ce secteur est envahi par les étrangers et souffre des mutiples tracasseries. Il doit être encadré et règlementé.