Territoire de Bambesa

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Bas-Uele
Superficie 9 130 km²
Taille estimée de la population 209 297 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Bambesa est une Entité Administrative Déconcentrée (EAD) de la province du Bas-Uélé, issue du démembrement de l’ancienne Province Orientale. Il a été créé par le Décret du 01/01/1954 et cela a été motivé par les activités florissantes menées par l’Institut National pour l’Etude Agronomique au Congo INEAC en sigle aujourd’hui INERA (Institut National pour l’Etude et Recherche Agronomiques), à l’époque de l’administrateur du territoire Marc STAPLEMANS, un belge. Ce territoire tire son nom d’un ancien dignitaire et grand-chef coutumier de la chefferie de Bolungwa qui s’appelait Bambesa. Il se situe au Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC) et est limité au Nord par le territoire d’Ango, au Sud par le territoire de Banalia, à l’Est par le territoire de Poko et à l’Ouest par le territoire de Buta.

Le territoire de Bambesa comprend :

  • 9 chefferies à savoir : Bakete, Bokapo, Bokiba, Bolungwa, Makere I, Makere II, Makere-Bakete, Mange et Mondongwale ;
  • 70 groupements; et
  • 219 villages.

 Coordonnées géographiques :

Il est localisé au Nord-est de la RDC et s’étend sur :

  • 25° 41’ 21,93’’ de longitude Est ;
  • 3° 26’ 35,41’’ de latitude Nord ;
  • 621 mètres d’altitude au niveau de la mer.

Climat :

Le territoire jouit d’un climat tropical avec alternance de deux saisons. La saison sèche va du mois de décembre jusqu’au mois de février et la saison pluvieuse va du mois de mars jusqu’au mois de novembre avec une micro saison sèche au mois de juillet.

Hydrographie :

Dans le territoire de Bambesa, il n’existe aucun lac mais plutôt des cours d’eau dont : la rivière Makongo, qui est un affluent de la rivière Bomokandi et les rivières Bomokandi et Bima qui sont des affluents de la rivière Uélé.

Végétation :

Hormis les chefferies Makere I, Makere II et Makere-Bakete où prédominent quelques forêts denses, la majeure partie du territoire est couverte des savanes boisées. Dans le reste du territoire, on retrouve une forêt claire. Ces savanes renferment une gamme variée de bêtes et espèces rares protégées dont : le rhinocéros blanc, le léopard, l’okapi, l’éléphant, le buffle et d’autres animaux aquatiques comme les hippopotames et les crocodiles.

Sol et sous-sol :

Le territoire de Bambesa comporte généralement un sol argilo-sablonneux. Sa partie Est connait un sol très argileux et sablonneux, au centre et au nord, on trouve un sol ferralitique. Son sol est essentiellement riche en calcium et recèle également d’humus en matière minérale.

Hormis les gisements non encore connus tel que celui de fer, de coltan, de plomb et/ou autres qui existeraient dans le sous-sol du territoire de Bambesa, les matières précieuses sous-exploitées restent encore l’or et le diamant. Cette exploitation se fait d’une manière artisanale précisément dans les chefferies Bokapo, Makere I et  Makere II. Elle est très négligeable et se fait d’une manière anarchique dans une dizaine de carrières dont les plus connues sont : Dieu béni, en chefferie de Bakete (en faillite depuis le mois de Février 2013) et Mambembe, en chefferie Makere I (en activité depuis juin 2013).

Les autres carrières en faillites qui exploitaient le diamant sont notamment : Don de Dieu, Malewa, Canada, Paradis ; en chefferie Makere II. Celles qui exploitaient de l’or sont notamment : Sanale, Anga Merveille ; en chefferie Bokapo et Sosola, Mopala, Afrique du Sud situées en chefferie Makere II. Nonobstant la présence des creuseurs dans ces différentes carrières parsemées par-ci par-là, aucun comptoir d’achat d’or ni de diamant n’existe dans le territoire.

Relief :

Le relief du territoire est prédominé par une série de plaines et de quelques collines qu’on retrouve dans les chefferies  Makere I, Makere II, Makere-Bakete et Mange. Sur ces collines, on y trouve également des plateaux.

Particularités et richesses du territoire

La particularité du territoire de Bambesa s’observe au niveau de son sol qui est globalement fertile, regorgeant en son sein du calcium et d’humus.

Le sol de Bambesa est favorable à l’agriculture. On le qualifie de territoire à vocation agricole. Ainsi donc, pour  assurer l’émergence et la promotion du secteur agricole au sein du territoire, l’Institut National pour l’Etude et Recherche Agronomiques INERA en sigle, s’y est implanté depuis les années 1935. Il a une superficie totale de 1146 ha dont 80 ha exploitables.

Il intervenait principalement dans les cultures vivrières, dans les cultures pérennes, surtout dans la culture de coton. Ses activités se focalisaient également sur les ressources phylogénétiques, naturelles et  piscicoles. A ce jour, cet institut ne fonctionne pas normalement par manque d’un appui soutenu de la part de différents partenaires, d’une source énergétique, d’équipements adaptés, de chercheurs, etc.

Données culturelles

Le territoire de Bambesa est principalement peuplé de quatre grandes tribus à savoir: boa, zande, kere et kango. Les baboa sont majoritaires car ils se retrouvent dans cinq sur les neuf chefferies que compte le territoire ; il s’agit des chefferies Bakete, Bokiba, Bokapo, Bolungwa et Mondongwale. Les bazande sont localisés principalement dans les chefferies Bakete, Bolungwa et Mange. Les bakere sont dans les chefferies Makere I, Makere II et Makere-Bakete tandis que les bakango se retrouvent dans les chefferies Bakete et Bolungwa.

Les activités à caractère culturel qui se déroulent dans le territoire sont notamment :

  • Théâtre : cette activité culturelle n’a connu aucune production de grande envergure durant l’année 2016 à Bambesa;
  • Cinéma : selon le recensement du service des arts et reformes culturelles du territoire de Bambesa, 88 salles de projection des films pour le loisir ont été répertoriées au chef-lieu du territoire, à Dingila ainsi qu’à travers les différentes chefferies et autres agglomérations du territoire (Zobia, Kana et Makongo) ;
  • Musique : en dehors des groupes folkloriques traditionnels et troupes musicales religieuses qu’on retrouve au sein de différentes confessions religieuses, le territoire de Bambesa n’a aucun orchestre musical pour satisfaire les mélomanes.

 L’émergence de ce secteur si important pourrait être bénéfique pour l’avenir du territoire. Les acquis de la tradition sont en train de disparaitre de manière progressive. Le souhait est de former les jeunes et les agents du service intéressé pour le redynamiser enfin de redorer l’image de l’entité dans le domaine de la tradition.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le lingala (90%);
  2. Le kiboa (56%) ;
  3. Le kizande (33%);
  4. Le kikere (33%);
  5. Le kikango (22%) ;
  6. Le kiswahili (5%).

Dans le territoire de Bambesa, le lingala est la langue majoritairement parlée par la population et dans tous les milieux. Le swahili est surtout parlé par quelques personnes en provenance de Kisangani, d’Isiro et d’autres provinces comme les Nord et Sud-Kivu. Par contre, le kizande, le kiboa, le kikere et le kikango sont parlées par les populations autochtones. Notons que dans le territoire de Bambesa, la langue française n’est pas trop courante et elle est parlée par quelques personnes et par l’intelligentsia locale.

Principales activités
  1. L’agriculture (71%) ;
  2. Le travail salarié (17%);
  3. Les métiers informels (5%);
  4. Les petits commerces (4%);
  5. L’élevage (2%);
  6. La chasse et la pêche (1%).

L’agriculture vivrière est pratiquée par plus de 70% de la population de Bambesa et est considérée, dans la plupart des ménages, comme la principale source de revenu.

En dehors de l’agriculture vivrière, il existe également une agriculture pérenne dans le territoire. Il s’agit principalement de la culture de café, actuellement pratiquée à une échelle très réduite, et celle de palmier à huile. La transformation des produits issus de ces cultures se fait encore d’une manière artisanale, ce qui ne permet pas de produire une grande quantité en un temps record.

Le travail salarié se retrouve principalement dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement et de la santé.

Quant aux métiers informels, il s’agit essentiellement de petits travaux réalisés surtout le long des routes surtout dans de grandes agglomérations du territoire.

Les petits commerces sont pratiqués sur le long de la route principale du territoire et au niveau de différents centres comme à Dingila, Zobia, Makongo, Ganga, Dembia, Likandi, Nemanzi, Kana,… Les commerçants opérant dans le territoire s’approvisionnent en produits dans les différents centres de consommation surtout à Buta, Kisangani, Isiro, Ariwara et Butembo.

Les principaux animaux qui font l’objet de l’élevage dans le territoire sont essentiellement les caprins, les ovins et les suidés. L’élevage des bovins est assuré par quelques éleveurs autochtones et aussi par les Mbororo en transit dans le territoire recherchant les pâturages pour leurs bêtes souvent de Juin jusqu’en Décembre.

En ce qui concerne la pêche, elle est pratiquée surtout sur la rivière Uélé et sur les rivières Bima, Bomokandi et Makongo. La chasse se fait par des pièges et fusils de chasse de fabrication locale.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 298

Principaux opérateurs économiques

Dans le territoire de Bambesa, nous trouvons trois grands opérateurs économiques évoluant dans le secteur de commerce et de transport. Il s’agit :

  • Etablissement « Aminata » qui s’investit dans le commerce des produits manufacturés et dans le transport des produits comme sel, sucre, essence etc. ;
  • Etablissement « Yanky Bravo » qui évolue principalement dans le secteur de transport;
  • Etablissement « le travail est un trésor » qui s’investit dans la vente (souvent en gros) de sel, sucre, essence, etc. ainsi que dans l’achat de quelques produits agricoles du territoire principalement l’arachide.
Principales activités des opérateurs économiques
  1. Le commerce général ;
  2. Le service de transport ;
  3. L’élevage de petit et gros bétail.
Principales activités des PME/PMI

Dans le territoire de Bambesa, il n’y a plus de grandes entreprises. Au cours de l’année 2016, 191 Petites et moyennes entreprises/industries ont été répertoriées dans le territoire. Elles sont reparties de la manière suivante par secteur d’activités:

  • 48 PME/PMI, soit 25% œuvrent dans le secteur de production, avec un faible niveau de celle-ci ;
  • 41 PME, soit 21% évoluent dans le secteur de prestation de service ;
  • 102 PME, soit 53% s’investissent dans le secteur de commerce.

La population de Bambesa vit essentiellement des activités champêtres. Il n’y a plus de grandes entreprises et s’observe constamment la présence de quelques commerçants ambulants venant soit de Butembo, de Kisangani ou d’ailleurs pour approvisionner  la population en biens non produits localement.

La production agricole obtenue dans le territoire est soit consommée localement, soit écoulée vers différents centres de consommations en l’occurrence d’Isiro, de Buta et de Kisangani. L’écoulement des produits agricoles vers ces différents centres pose un épineux problème aux transporteurs suite au délabrement très avancé de différents axes routiers notamment : Bambesa-Buta (162 km), Bambesa-Dingila (55km) et Bambesa-Isiro (355 km). Les véhicules n’ont pas accès facile au territoire surtout pendant la période pluvieuse. Les moyens de transport les plus utilisés pour écouler la production agricole du territoire vers différents centres de consommation sont les bicyclettes et motocyclettes.

Grandes entreprises locales

Il en existait 3 dans le territoire de Bambesa qui exploitaient du coton, du café et du palmier à huile, il s’agissait de :

  • La Compagnie de Développement du Nord (CODENORD) qui exploitait du coton ;
  • Les plantations de Dembia, de Nebanguma et de Kana qui exploitaient du café et du palmier à huile ;
  • L’Agri-Uélé qui exploitait du café.

Toutes ces entreprises n’existent plus suite à la destruction des infrastructures de base durant la période de l’instabilité politique ayant caractérisé le pays, la détérioration très avancée des routes de desserte agricole, etc.

De surcroît, il existait, dans le territoire, des filières de production de coton, de café et d’huile de palme. Ces dernières ont disparu suite aux mêmes raisons que celles évoquées pour les grandes entreprises.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (33%);
  2. Banane plantain (33%);
  3. Riz (24%);
  4. Arachide (5%);
  5. Maïs (3%);
  6. Haricot (2%).

Les quantités de production de manioc et des bananes plantains occupent la première position parmi les six produits agricoles listés avec une proportion chacune de 33% par rapport à la production agricole globale du territoire. La production annuelle de riz représente 24% de la production globale, arachide 5%, maïs 3% et enfin le haricot (niébé)  2% de la production totale. Notons que le manioc est le produit le plus consommé dans le territoire de Bambesa. Il est consommé en tubercule bouillie, en foufou et en chikwange. Les feuilles de manioc sont également consommées par la majorité de la population du territoire.

En faisant une comparaison des résultats obtenus de la campagne agricole 2014-2015 à celle de l’année 2015-2016, nous constatons une baisse tant du niveau de la production agricole que des superficies exploitées respectivement de 19% et 24%.

La baisse de la production agricole du territoire se justifie par :

  • l’insuffisance des semences due à la conjoncture économique actuelle ne permettant pas aux planteurs d’en faire une réservation. Le faible pouvoir d’achat des agriculteurs fait que les paysans vendent parfois plus de 80% de leur production agricole pour subvenir à leurs besoins vitaux et urgents. ;
  • la mauvaise qualité des semences a également occasionné la baisse de la production agricole car plus ou moins 90% d’agriculteurs n’ont pas accès aux semences améliorées;
  • la baisse des superficies ensemencées due essentiellement à la disparition des foyers miniers;
  • la perturbation climatique avec comme conséquence la mauvaise répartition des pluies durant la période culturale ;
  • la sécheresse inattendue pendant la fructification;
  • la disparition de foyers miniers a également eu un impact négatif sur la motivation des agriculteurs car les marchés locaux ne présentent pas de prix incitatifs. D’où, une grande partie de la production agricole du territoire est acheminé vers les grands centres de consommations à des prix  moins alléchants; etc.

Les superficies emblavées ont connu une baisse de 24% suite à la disparition des foyers miniers et la non viabilité de ceux-là qui existaient, qui par le passé, constituaient les lieux des ventes de la production agricole du territoire.

Principaux produits non agricoles
  1. Les produits manufacturés ;
  2. Les produits miniers (or et diamant) ;
  3. Les produits forestiers (principalement le bois) ;
  4. Les produits d’élevage et halieutiques.

Dans le territoire de Bambesa, les produits non agricoles comprennent essentiellement des produits manufacturés (non produits localement), des produits du sous-sol en l’occurrence de l’or et du diamant, des chaussures, des articles de bijouterie, des produits forestiers et halieutiques. Il sied de signaler que  la pêche se fait encore d’une manière artisanale sur la rivière Uélé. L’exploitation des minerais (de l’or et du diamant) se fait d’une manière anarchique et non règlementée dans les chefferies Makere I, Makere II, Bokapo.

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffage (95%) ;
  2. Charbon de bois (4%);
  3. Energie solaire (1%).

Le courant électrique est une denrée rare dans le territoire de Bambesa. Depuis que la centrale hydroélectrique de Bandu a été endommagée vers les années 1997, il n’y a plus d’énergie électrique dans le territoire de Bambesa. Cette centrale, avec une capacité de 15 000 volts, desservait tout Dingila et on envisageait déjà à desservir le chef-lieu du territoire (situé à 55 km de Dingila). Les principales sources d’énergie qui sont d’usage dans le territoire de Bambesa sont : le bois de chauffage, le charbon de bois et l’énergie solaire.

Le bois de chauffage est utilisé pour cuire les aliments dans la quasi-totalité des ménages au sein du territoire de Bambesa. Quant aux charbons de bois, ils sont utilisés dans quelques ménages qui possèdent un certain niveau de revenu plus ou moins acceptable.

Concernant l’énergie solaire, il s’observe devant certaines maisons d’habitation, quelques panneaux captant l’énergie solaire, accumulée dans des batteries pour une utilisation immédiate ou ultérieure.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 19

Le territoire de Bambesa dispose d’une seule Zone de Santé, celle de Ganga. En son sein, on trouve un Hôpital Général de Référence basé à Dingila et 19 Centres de Santé. L’Hôpital Général de Référence de Dingila, avec une capacité d’accueil de 100 lits dont 72 lits installés, est assez délabré et date de 1955. On y organise les services suivants : la Pédiatrie, la Gynécologie-Obstétrique, la Médecine interne homme et femme, la Chirurgie, le service de laboratoire, Salle d’urgences et soins intensifs, la Pharmacie, etc.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme (61,77%) ;
  • Infections respiratoires aigües (14,91%) ;
  • Diarrhée simple (4,81%);
  • Maladies Sexuellement Transmissibles (1,51%);
  • Malnutrition protéino-énergique (1,26%) ;
  • Amibiase (1%);
  • Onchocercoses et autres filarioses (0,76%) ;
  • Autres maladies (12,34%).

Le paludisme est la maladie qui touche une couche importante de la population de Bambesa. Il est suivi des Infections Respiratoires Aigües, de la diarrhée simple, des maladies sexuellement transmissibles, de l’amibiase, des onchocercoses et autres filarioses.

C’est grâce au projet SANRU que la zone de santé de Ganga s’approvisionne en intrants contre le paludisme. Notons également que son traitement est gratuit dans toutes structures sanitaires de la zone, seuls les frais de consultation et, dans les cas échéants, d’hospitalisation sont exigés.

Les soins spécifiques ne se font pas au sein de la zone de santé de Ganga, pour pouvoir consulter un dentiste ou un oculiste,  il faut se rendre à Buta (chef-lieu de la province du Bas-Uélé). Toutefois, ces spécialistes se déplacent de Buta vers le territoire de Bambesa pour traiter les patients sur place.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 125
Ecoles secondaires 44

Le territoire de Bambesa compte une seule sous-division éducationnelle installée à Dingila. Elle gère 125 écoles primaires et 44 écoles secondaires. Le nombre total d’élèves tout âge confondu inscrits au primaire et au secondaire était respectivement de 35 615 et 4 113 pour l’année scolaire 2015-2016, soit une régression de 1,9% au primaire et une progression de 16,3% au secondaire par rapport à l’année scolaire 2014-2015.

La sous-division éducationnelle de Dingila se caractérise par une insuffisance de bâtiments scolaires adéquats, de bancs pour les élèves ainsi que de meubles pour les bureaux administratifs. Cet état des choses rend les conditions d’étude des élèves de plus en plus indécentes. Les bâtiments de la plupart des écoles sont dans un état de délabrement et de vétusté indescriptibles. Seul le Gouvernement central, avec le projet PRRIS, a pu construire huit écoles en matériaux durables durant les trois dernières années.

Le constat général fait état d’une absence quasi-totale de laboratoires et d’ateliers dans des écoles techniques au secondaire de la sous-division du territoire de Bambesa.

Quant à ce qui est de différents partenaires qui interviennent dans le secteur de l’éducation au niveau du territoire, il s’agit principalement du PROSEB (Projet de Soutien à l’Education de Base), des confessions religieuses (à une échelle trop réduite), de la Coopération Technique Belge (CTB) et de l’UNICEF.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 1

En ce jour, le territoire de Bambesa compte une université et un institut supérieur à savoir :

  • L’Université Evangélique du Congo, extension de Dingila;
  • L’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques et Technologiques de Bambesa à Dingila.

L’extension de l’Université Evangélique du Congo (UEC/Dingila) basée à Dingila compte les filières suivantes : la psychologie et science de l’éducation, le droit, les sciences agronomiques ainsi que d’un institut facultaire des sciences médicales. Cette extension n’a aucun professeur propre à elle, aucun professeur visiteur, un seul chef de Travaux et 3 assistants permanents.

L’effectif total des étudiants inscrits au cours de l’année académique 2014-2015 était de 35 étudiants dont une seule femme. Pour l’année académique 2015-2016, il n’y a eu que 12 nouveaux inscrits, parmi lesquels, aucun de sexe féminin. Elle ne possède aucune bibliothèque répondant aux normes standard, aucun atelier informatique et pas de connexion internet pouvant faciliter la recherche surtout pour les étudiants de la dernière année du cycle de graduat.

Signalons que l’Université Evangélique du Congo, extension de Dingila, figure parmi les extensions réputées non viables et à fermer selon l’Arrêté ministériel n°112 MINESU/CAB.MIN/TMF/RK3/CPM/2015 portant interdiction de fonctionnement des extensions des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire.

En ce qui concerne l’Institut d’Etudes Agricoles et Technologiques (ISEAT de Bambesa/Dingila), il s’agit d’un institut en gestation qui s’est implanté dans le territoire de Bambesa au début de l’année académique 2016-2017. Il est donc à sa première année de fonctionnement. Il n’a donc pas encore reçu de la part du ministère de l’enseignement supérieur et universitaire, une autorisation formelle de fonctionnement.

Notons que la seule institution supérieure qui pourrait faire l’objet de collecte ainsi que d’analyse serait l’extension de l’université évangélique du Congo basée à Dingila, fort malheureusement, elle est non officielle, c’est-à-dire, ne possédant pas une autorisation formelle de fonctionnement de la part du ministère de l’enseignement supérieur et universitaire.


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités

A ce jour, il n’existe aucune ONG dans le territoire de Bambesa. Au cours de l’année 2010, il en existait quelques-unes qui s’investissaient dans la lutte contre les maladies d’origine hydrique, dans le secteur agricole et dans le cadre de la sécurité alimentaire à savoir :

  • Premières Urgences qui agissaient dans le cadre de la sécurité alimentaire en encadrant les planteurs producteurs des semences et achetaient leurs produits pour intervenir dans des zones sinistrées ;
  • Action Contre la Faim (ACF) qui agissait dans le même cadre que « Premières Urgences »;
  • Solidarité Internationale qui a pu aménager des sources d’eau potable et puits  au niveau du chef-lieu et à Dingila ;
  • LWF (The Lutheran World Federation) : elle intervenait dans la construction des latrines d’urgence, des salles de classe d’urgence, des abris d’urgence et des sources et puits aménagés en faveur des déplacés.
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • PRRIS (Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires) :

Grâce à ce projet, 8 écoles ont été construites durant les trois dernières années passées dans le territoire de Bambesa. Parmi celles-ci, trois se situent au niveau du chef-lieu du territoire, quatre à Dingila (chefferie Bakete) et une à Kana (chefferie MakereI).

Il s’agit :

  1. Ecole Primaire Anzange, complètement achevée ;
  2. Ecole Primaire Asegala I, complètement achevée ;
  3. Ecole Primaire Asegala II, complètement achevée ;
  4. Ecole Primaire Ekolopangongo I, non encore achevée ;
  5. Ecole Primaire Ekolopangongo II, complètement achevée ;
  6. Ecole Primaire Lesuma, non encore achevée ;
  7. Ecole Primaire Mokezo complètement achevée ;
  8. Ecole Primaire Kana non encore achevée.
  • Projet de Réhabilitation des Routes de Desserte Agricole :

Financé par le Gouvernement Congolais par le truchement du Ministère National de l’Agriculture, ce projet a permis de réhabiliter une route de desserte agricole du territoire, axe Dingila-Ganga (37 km). Il a été exécuté par CARITAS développement/Diocèse de Buta.

  • Projet de Réhabilitations des Ponts (BEO et ANDU) :

Ce projet a permis de réhabiliter le tronçon routier Dingila-Zobia. Il a été financé par les Fonds de Promotion de l’Industrie/Kinshasa et exécuté par la CARITAS développement/Diocèse de Buta.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet d’électrification du Bas-Uélé

Initié par la Solidarité et Fraternité du Bas-Uélé au Congo, SOFRABUCO en sigle de  2001 jusqu’en 2005, ce projet n’a reçu aucun écho favorable de la part des partenaires au développement tant au niveau national qu’international surtout avec les partenaires au développement norvégiens craignant d’investir dans un pays « en guerre » comme la République Démocratique du Congo.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

L’accès au territoire de Bambesa se fait soit par voies routières (sur la RN25 Buta-Bambesa et Bambesa-Poko), soit par voies maritimes sur les tronçons navigables des cours d’eau.

On y retrouve également :

  • une Route Provinciale Prioritaire (RP415) en terre en mauvais état qui va de Titule (Territoire de Buta) en passant par Zobia (dans la chefferie Makere I, territoire de Bambesa) jusqu’à Poko (territoire de Poko) : 202km ;
  • une Route Provinciale Prioritaire (RP416) en terre en mauvais état qui part de Titule (Territoire de Buta) via Lebo (chefferie Mange, territoire de Bambesa) jusqu’à Ango (territoire d’Ango): 122 km ;
  • une Route Provinciale Secondaire (RS414) en terre en mauvais état qui part de Zobia jusqu’à Molangi : 220 km.

En ce qui concerne la navigation fluviale, elle se fait par des pirogues sur les rivières Uélé, Bima, Bomokandi et Makongo. La navigabilité n’est pas assurée surtout le long de ces rivières suite à la présence de quelques chutes d’eau.

Il existe un réseau ferroviaire (le réseau de l’Uélé) dans le territoire, précisément à Zobia mais non opérationnel. Sa trajectoire, estimée aux environs de 1 023 km, est repartie comme suit :

  • Bumba-Buta-Isiro-Mungbere : 870 km;
  • Komba-Bondo : 121 km ;
  • Andoma-Titule: 32 km.

Dans le territoire de Bambesa, il n’y a aucun aéroport mais plutôt un aérodrome ayant une piste de 1200 mètres de long sur laquelle atterrissent les petits porteurs. La fréquence des trafics aériens sur cet aérodrome n’est pas connue et elle est irrégulière.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

A ce jour, le territoire de Bambesa compte trois réseaux de communication, à savoir: Vodacom, Airtel et Orange. Le réseau Vodacom couvre une partie du chef-lieu de Bambesa, les centres de Dingila, de Zobia et de Kana, soit un taux de couverture de 13%. Celui d’Airtel couvre le chef-lieu du territoire et la cité de Dingila, soit un taux de couverture de 9%, tandis que celui d’Orange, avec un taux de couverture de 4%, ne couvre que la cité de Dingila. En moyenne, seulement 9% du territoire de Bambesa est couvert par un réseau de communication.

A la suite de l’absence d’agences de transfert et réception des fonds, les transactions y relatives passent par le service Mpesa de Vodacom et timidement par Airtel money.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

On retrouve des chutes sur les différents cours d’eau, principalement sur la rivière Uélé.  Notons que c’est sur cette dernière qu’il a été érigé une centrale hydroélectrique à l’époque coloniale (1954) mais dont les accessoires (les fils conducteurs, le moteur qui assurait la permanence de l’électricité en cas de baisse du niveau d’eau, etc.) ont été emportés pendant la rébellion de 1997.

Espèces phares de la faune

On signale la présence de quelques espèces rares et protégées dans les savanes du territoire telles que :

  1. Le rhinocéros blanc;
  2. Le léopard;
  3. L’okapi;
  4. L’éléphant;
  5. Le buffle;
  6. Les animaux aquatiques comme les hippopotames et les crocodiles; etc.
Espèces phares de la flore
  1. Mangifera indica;
  2. Ficus sp;
  3. Chromoleana odorata;
  4. Alchornea cordifolia;
  5. Imperata cylindrica;
  6. Pennisetum purpureum;
  7. etc.

Une grande partie du territoire est couverte des savanes boisées, excepté les chefferies Makere I, Makere II et Makere-Bakete où prédominent quelques forêts denses.


Situation sécuritaire

 Bambesa est relativement calme sur toute l’étendue du territoire. Toutefois, des incidents liés aux assassinats par la justice populaire sont enregistrés au chef-lieu du territoire et ailleurs. Il en est de même de la consommation de la drogue surtout par des jeunes, de l’ivresse publique, des bagarres et autres faits pouvant être à la base des troubles à l’ordre public. Les interventions de la Police Nationale ainsi que celles des Forces Armées Congolaises permettent de maintenir constante la quiétude des habitants du territoire.


Opportunités de développement

 Secteur de l’agriculture :

Comme le sol du territoire de Bambesa est propice à l’agriculture, l’accélération du processus de mécanisation agricole aurait pour effet d’accroître le niveau de production et ainsi permettre à la population d’exploiter de plus grandes étendues en un temps record.

La relance des plantations abandonnées : de café, de coton et des palmiers à huile dans le territoire favoriserait l’accroissement de la production agricole du territoire. Cette dernière pourrait être écoulée soit vers d’autres territoires, provinces ou soit exportée vers d’autres pays générant en contrepartie de revenu et la création d’emplois pour la population autochtone.

 Secteur des infrastructures et voies de transport :

Le problème majeur que connaissent les producteurs agricoles du territoire de Bambesa est celui lié à l’écoulement de leurs produits vers les différents centres de consommation (Buta, Isiro, Kisangani,…) suite à l’impraticabilité des routes reliant le territoire aux dits centres. Une autre voie qui pourrait faciliter l’évacuation à grande échelle des produits agricoles du territoire est le réseau ferroviaire qui n’est malheureusement pas opérationnel.

Le réaménagement des routes Buta-Bambesa (162 km), Bambesa-Dingila (55 km), Bambesa-Isiro (355 km), des routes de desserte agricole ainsi que du chemin de fer qui part de Bumba jusqu’à Mungbere (870 km) constituerait une opportunité non négligeable pour la relance des activités économiques dans le territoire de Bambesa.

 Secteur de l’énergie :

La présence d’électricité dans une entité est un atout en termes d’externalités positives pouvant attirer les investissements vers ladite entité. La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Bandu située à 7 km de Dingila permettrait non seulement à la population du territoire d’être desservie en énergie électrique mais aussi de faciliter l’implantation des industries de transformation des produits agricoles. Les produits transformés seront soit écoulés vers d’autres territoires ou soit vers d’autres provinces voisines.

 Secteur des mines :

La présence des minerais surtout de l’or et du diamant dans le territoire, précisément dans les chefferies Bokapo, Makere I et Makere II constituerait une opportunité non négligeable en matière de création d’emplois. La structuration et la règlementation de ce secteur permettrait également à la population locale d’accroître son niveau de revenu et faire face à la pauvreté qui caractérise sa majeure partie.

 Secteur de l’éducation :

Le secteur de l’éducation dans le territoire est essentiellement caractérisé par une insuffisance substantielle d’enseignants qualifiés surtout au secondaire, d’infrastructures scolaires inadéquates, etc.

Le renforcement de capacité du personnel enseignant tant au primaire qu’au secondaire assurerait une amélioration de la qualité de l’enseignement. La construction des écoles supplémentaires permettrait aux élèves d’étudier dans des conditions adéquates.

 Secteur de l’économie :

Le territoire offre de meilleures opportunités dans le domaine agricole suite à la fertilité de son sol. Les techniques utilisées pour les travaux champêtres sont encore rudimentaires. La production agricole y est plus ou moins consistante mais elle ne parvient pas à être écoulée aisément vers d’autres territoires voisins ou vers de grands centres de consommation compte tenu des routes qui sont en état de délabrement très avancé et par manque de débouchés.

Il n’y a aucune filière de production en activité dans le territoire mais plutôt celles qui ont été abandonnées pour des raisons diverses. Il s’agit des filières de café, de coton et de palmier à huile. On y retrouve également plusieurs plantations de café, de coton et de palmier à huile abandonnées et non exploitées.

 De toute évidence, le réaménagement des routes d’évacuation des produits agricoles du territoire, la relance des filières de production et des plantations abandonnées favoriseraient l’émergence du territoire de Bambesa sur le plan économique, et lui permettraient d’atteindre un certain niveau de développement.

 Secteur de la santé :

Le secteur de la santé dans le territoire de Bambesa se caractérise par un faible taux de personnel médical mécanisé et payé, un nombre élevé de personnel non matriculé, l’inexistence d’un programme de planification familiale, etc.

L’accélération du processus de mécanisation et de paie du personnel médical permettrait d’améliorer la qualité de soins ainsi que d’assurer la motivation de ce dernier.

L’intégration du programme de planification familiale au sein de la zone de santé de Ganga assurera une bonne orientation de la population en âge de procréation vers le planning familial. La liberté de choisir le nombre de ses enfants et le moment de leur naissance constitue un droit humain fondamental. La planification familiale peut également réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique en améliorant le bien-être des familles.

 Secteur du développement rural :

Le territoire de Bambesa étant à vocation agricole, l’acheminement des produits agricoles du lieu de production vers les différents centres de consommation pose un épineux problème aux agricultures suite à un état de délabrement très avancé tant de routes de dessertes agricoles, des routes provinciales que de la route nationale (RN25) qui traverse le territoire de Bambesa.

La réhabilitation de ces routes permettrait d’assurer une évacuation aisée des produits agricoles du territoire vers les différents lieux de consommation et permettrait par la suite de réduire le niveau de pauvreté que vit la plupart des ménages du territoire.

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