Territoire de Pweto

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Haut-Katanga
Superficie 22 673 km²
Taille estimée de la population 729 825 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Pweto est l’une des six subdivisions administratives déconcentrées de la province du Haut-Katanga, crée par l’ordonnance loi N°21/239 du 04/Juillet/1952. Il est situé au Sud- Est de la RDC et limité au Nord par les territoires de Moba et Manono, à l’Est par la République Zambienne, au Sud par le territoire de Kasenga et à l’Ouest par le territoire de Mitwaba.

Administrativement parlant, le territoire comprend la cité de Pweto, le secteur Moëro et trois chefferies dont M’pweto, Mwenge et Kyona Nzini.

Coordonnées géographiques

  • Latitude : 28° à  55° Est
  • Longitude : 8° à  29° Sud
  • Altitude : 1 100 m 

Le territoire est, par ses coordonnées géographiques, excentre de l’Equateur et non loin du méridien Zéro.

Climat

Le territoire de Pweto offre un climat tropical, avec alternance de deux saisons dont la saison des pluies allant de Novembre à  Avril et la saison sèche de Mai à Octobre. Sa température varie entre 18° et 31°.

Hydrographie

Ce territoire est traversé par de nombreux cours d’eau et lac dont les principaux sont les suivants : la rivière Luvua qui contient des poissons et prend sa source dans le lac Moëro et se déverse dans le fleuve Congo au Village Ankoro dans le territoire de Manono ; les petites rivières de Lunkinda, Chamfubu, Kyambo, Kisense, Masemfwe, Muntemune, Lwanza, Lukonzolwa, Mulonde, Lwandashi, Lwilwa, Mwenshi, Lusalala, Kabese, Lufukwe et Kabwila se jettent dans le lac Moëro. Enfin, le lac Moëro long de 117 km et 42 km de large avec une profondeur de 12 m, qui longe la côte Est du territoire. Ledit lac constitue la reserve première des poissons pour la province du Haut- Katanga.

Végétation

Dans le Territoire de Pweto, on note la présence des marais et prairies (à prédominance des Macrophytes ou roseaux), et des savanes herbeuses (à prédominance Imperata cylindrica, Hyparrhenia spp,…) constituant des principales réserves agricoles des agriculteurs autochtones, et des savanes boisées avec prédominance des bois rouge (Entandrophragma utile). Il est important de signaler que le territoire est parsemé des plaines, des collines et montagnes.

Sol

Pweto est en générale caractérisé par un sol argilo-sablonneux, ce qui justifie la bonne production enregistrée des tubercules en chaque champagne agricole.

 

Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

  • Lac et rivières: Le territoire étant longé à l’Est par le lac Moëro et la rivière Luvua, tous poissonneux; la pêche qui s’y fait est traditionnel avec des pertes énormes par manque des moyens de conservation et de transformation appropriés.
  • Sols: l’entité regorge sept bassins de production dont deux seulement sont mis en valeur avec des faibles productions suite à l’usage des outils aratoires désuets, des techniques culturales rudimentaires et d’intrants agricoles non améliorés (agriculture non industrielle) ; conduisant à une sous- exploitation des sols disponibles. Ainsi, le territoire est obligé d’importer des produits dont il est lui-même capable de produire.
  • Pâturage: Pweto a d’espaces de pâture importants sur son étendue et la demande en produit d’animaux d’élevage ne fait que croitre; comme on signale l’augmentation croissante de la population du territoire, mais aussi la demande d’autres territoires et particulièrement la ville de Lubumbashi.
  • Site touristique: Le territoire est plein des sites d’attraits touristiques comme le parc de Kashengeneke, le lodge,…
  • Chute d’eau: La cité se développe et la demande en énergie croit, alors que l’offre de l’énergie de la SNEL décroit ou au mieux stagne. Le territoire compte les chutes de Kanke et de Lwanza.
  • Sous- sol: Est une niche encore porteuse d’opportunité d’investissement. Le sous-sol du territoire est scandaleusement riche. A part le cuivre, on note la présence de l’Etain, de l’Or, du Coltan, du Plomb… Il y a lieu de signaler aussi la présence des gisements de chaux et de sel dans le territoire.

Richesses du territoire

  • Les sols arables: Pweto est un territoire à vocation généralement agricole, mais c’est surtout la population habitant très loin du lac Moëro qui s’adonne plus.

  • Le lac Moëro : l’autre importante activité pour le développement de Pweto, c’est la pêche. Néanmoins, celle-ci est à la base de la non- scolarisation de plusieurs enfants dans le territoire.

  • Les minerais (cuivre, étain, or, coltan, plomb,…), et gisements de chaux et de sel: toutes ces richesses sont inexploitées voire exploitées artisanalement à l’exception du cuivre qui était industriellement exploité. Ceux- ci procurent aussi des moyens de survie à certains ménages.

Données culturelles

Pweto est un territoire où plusieurs tribus cohabitent avec diverses activités, parmi elles on peut citer :

  1. Tribu de Bashila
  2. Tribu de Babwile
  3. Tribu de Bazela
  4. Tribu de Bakunda
  5. Autres tribus venant de différents territoires et provinces (Batabwa, Baluba, Bashi, Bafuliru, Bangubangu, Babuyu,…)

Le système de parenté dans les trois chefferies (M’pweto, Kyona- nzini et Mwenge) et un secteur (Moëro) est le matriarcat. Le père est le chef de la famille et à sa mort tous les enfants restent sous la responsabilité de la veuve voire leurs oncles maternels. Le pouvoir est détenu par le Imfumu (Chef) qui est assisté par les membres de sa famille qui sont nommés chefs de groupements par le Imfumu.

Cependant, le mariage chez les Babemba: Actuellement, la dot est discutée entre les deux familles en espèce dont l’enveloppe s’élève en moyenne à 800 dollars Américains plus une partie en nature (costume, pagnes, souliers et chèvres).  Après le versement de la dot, on passe à la cérémonie nuptiale (où le mari va chez la fille y rester quelques jours pour enfin rejoindre leur foyer: chez l’homme), car la majorité se contentent seulement à faire le mariage coutumier. Néanmoins, il faut noter l’influence d’autres cultures présentes dans le territoire qui gagnent de place en défaveur de la culture Bemba.

La population de Pweto est à cheval entre la tradition et le modernisme. Il lui est difficile d’abandonner totalement les us et coutumes pour s’adapter à la loi écrite et à la civilisation moderne. C’est cette difficile adaptation accentuée par la crise économico- financière qui fait croire à la population qu’elle est victime de tracasseries policières, administratives et judiciaires.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Kibemba (70%)

  2. Kiswahili (50%)

  3. Kizela (30%)

Dans ce territoire, le Kibemba est la langue vernaculaire et parlée par la majorité de la population. Le Kiswahili est une langue parlée par une grande partie des peuples autochtones et surtout non autochtones c’est-à-dire il unit tous les groupes dans le territoire. Le kizela est parlée par une minorité.

Enfin, le Kishila, le Kitabwa, le Kiluba et le Mashi y sont aussi parlées mais de façon secondaire.

Principales activités
  1. Agriculture

  2. Pêche

  3. Petit et grand commerce

  4. Activité minière

  5. Elevage

L’agriculture vivrière constitue le monopole de cette activité agricole et les produits phares sont le manioc, le maïs, l’arachide et le haricot.

De très grandes quantités de poissons sont prises et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente. D’ailleurs les « Bitoyo » (poissons salés) et les « Bisense » (fretins en miniature) de Pweto sont célèbres dans toute la province voire au Kasaï.

Le circuit commercial de la population dans la cité et ses environs se base sur la vente des produits agricoles et manufacturés en provenance de la Tanzanie, Zambie, Lubumbashi et Bukavu.

La mine est artisanalement faite par une frange de la population (jeunes/familles) et industriellement par une entreprise de la place dont on accuse d’accaparement de mines tout en engageant une poignée de la population au détriment des ménages qui en dépendaient. Il faut signaler que le territoire ne regorge aucun élevage de gros bétail, seulement de type extensif/traditionnel de caprins, porcins, ovins, et volailles.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 320 FC Acheteur : 1$ = 1 370 FC
Nombre d’opérateurs économiques 230

Principaux opérateurs économiques
  1. Tulimeni (Culture et vente des produits vivriers)

  2. Lesa Musuma (Vente des hydrocarbures)

  3. Léandre (Vente des produits manufacturés)

  4. 3ème ADAM (vente des pièces de rechange)

Tulimeni opère dans la production de maïs grain, puis s’en suit leur transformation en farine, leur conditionnement et enfin leur commercialisation grâce à une minoterie installée. Employant 19 ouvriers. Lesa Musuma se spécialise dans la vente des hydrocarbures et lubrifiants, emploie 8 ouvriers, tous enregistrés à l’INSS. Léandre possède plus de quatre ouvriers avec des succursales dans différents groupements et enfin, 3ème ADAM emploie 7 ouvriers.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés

  2. Vente des produits alimentaires

  3. Vente des produits pétroliers

  4. Vente des produits pharmaceutiques

  5. Activité minière

Les différentes activités auxquelles s’adonnent la plupart des opérateurs économiques sont basées sur le commerce ; dont plus de la moitié des produits vendus sont importés.

Principales activités des PME/PMI
  1. Grelaki (Groupe des éleveurs et cultivateurs de Kilwa)
  2. APLM (Association des Pêcheurs du Lac Moëro)
  3. ASP (Association des Scieurs de Pweto)
  4. FM (Prestation de services: Hôtel et restaurant)

L’économie du territoire de Pweto est essentiellement basée sur la vente des produits de pêche, de l’artisanat et de l’agriculture ainsi que du petit commerce.

Grandes entreprises locales
  1. Entreprise minière « Mawson West » (Anvil Minning)

Cette entreprise exploitait le cuivre, mais actuellement elle a déjà fermé ses portes après avoir légalement mis à la porte son personnel pour raisons de la baisse du cours des métaux sur le marché mondial; ce qui affaiblit davantage le tissu économique du territoire.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Maïs
  3. Haricot
  4. Arachide
  5. Riz

Le territoire offre plusieurs opportunités d’investissement dans le secteur agricole allant de la production à la commercialisation. Avec son potentiel agronomique (sept bassins de productions) et les différentes vielles plantations abandonnées qui ont fait l’objet des filières de production de banane et de canne à sucre, le territoire est à mesure de nourrir toute sa population et voir même exporter d’autres produits. Néanmoins, les techniques agricoles sont encore rudimentaires, sans utilisation d’intrants améliorés. Le problème se pose aussi au niveau du circuit organisé de commercialisation, des infrastructures appropriées de transformation, de conservation et d’évacuation des produits à cause du mauvais état des routes de desserte agricole.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson

  2. Charbon de bois

  3. Sable

  4. Pierres

  5. Champignons

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Pweto sont des produits halieutiques (les biefs poissonneux du territoire possèdent une dizaine d’espèces telles que : Tylochromis (Tembwa), Serrachromis (Makobo), Hydrocyon (Manda), Chrysitis (Kabombola), Clarias (Muta), Mormirops, Mormurus et Michrotrissa (Bisense),… ils sont souvent conservés par salage, fumage et séchage. Néanmoins, l’absence de chambre froide handicape la conservation des poissons frais).

A coté du poisson s’aligne le charbon de bois dont sa disponibilité varie selon les saisons dans tout le territoire. La population a un accès facile au sable (le lac Moëro quand à lui fournit de quantité importante) et aux pierres (Il y a plus d’une montagne/colline pierreuse où on s’approvisionne) d’ailleurs, la population ne débourse qu’un petit sou plus le frais de transport.

En période pluvieuse/humide, on constante des affleurements des champignons comestibles dans les forêts et montagnes du territoire.

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffe

  2. Charbon de bois

  3. Pétrole

  4. Electricité

  5. Solaire

Plus de septante dix pourcent des ménages utilisent le bois comme énergie (usage à la cuisine, et fours de briques/pains). L’énergie solaire est plus utilisée par les bureautiques et les cabines de chargement de téléphones. Mare/marigot/rivières offrent de l’eau que la majorité des ménages consomment.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 8
Nombre de centre de santé 49

Le territoire de Pweto regorge deux zones de santé avec plusieurs aires de santé ; dont plus de la moitié de ces infrastructures se trouvent en un état piteux et nécessitent une réhabilitation/construction. Seuls les médicaments du paludisme sont offerts par l’Etat tandis que les molécules spécialisées sont approvisionnées par certains partenaires (ICAP, Action DAMIEN,…) et surtout des officines de vente des médicaments éparpillées dans le territoire. Ces HGR offrent des services en médecine interne, chirurgie, pédiatrie, gynéco- obstétrique, maternité, protection de la transmission mère- enfant, imagerie et laboratoire.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme

  2. Infection respiratoire aigue

  3. Diarrhée simple

  4. Malnutrition

  5. Infection Sexuellement Transmissible

La présence du lac, des cours d’eau et d’innombrables flaques d’eau constituent d’auberge des mouches anophèles causant le paludisme. L’infection respiratoire aigue et la diarrhée simple constituent les maladies cause- mortalité infantile. La pauvreté et la paresse pour certains chefs de ménage entrainent la malnutrition de quelques membres de ménage dont les enfants et les femmes enceintes sont les plus vulnérables. Les IST sont aussi légion à Pweto, étant donné que la majorité de la population n’utilise pas des produits contraceptifs.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 207
Ecoles secondaires 82

Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées en secteur Moëro que dans la chefferie Mwenge où la majorité d’enseignants n’est pas qualifiée. Et cela se vérifie dans les taux de réussite annuel de chaque école. Cependant, plusieurs écoles sont en mauvais état et non proportionnellement réparties en villages du territoire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Le territoire de Pweto ne regorge aucune université ni Institut supérieur en dépit de la mesure prise par le ministre de l’ESU interdisant le fonctionnement des établissements non viables.


ONG et projets

Nombre d’ONG 11
Principales activités
  1. Santé (ICAP, MSF,…)
  2. Sécurité alimentaire (CARITAS, ACTED,…)
  3. Social (AIRD, ACTED, SEARCH FOR COMMON GROUND, VIPATU,… )
  4. Droits de l’homme (LIBERTAS, SAVE CONGO,… )
  5. Education (COOPI, VIPATU)

La plupart des ONG interviennent encore en situation d’urgence et non dans la construction durable c’est-à-dire en développement.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PCTP (Projet de Construction des Tribunaux de Paix), projet en cours; 

  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours.

Le PCTP a commencé au mois de Octobre 2015, permettra que l’appareil judiciaire puisse fonctionner dans les conditions acceptables afin que les victimes des violations des droits humains soient convenablement rétablies dans leurs droits et jusqu’ici, le bâtiment est au stade de toiture. Quant au PRISS, il a débuté en fin 2014 et aura permis la construction de quatre écoles dont deux écoles achevées parmi elles l’une équipée et l’autre non, toutes se trouvent dans la cité de Pweto pour la première phase et deux autres qui sont en cours de construction l’une dans la cité de Pweto et l’autre dans le secteur Moëro pour la seconde phase.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Actuellement, aucun projet de développement n’est exécuté sur Pweto à part les quelques uns d’urgence animés par les ONG internationales.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Une contradiction serait fatale. Le territoire de Pweto est accessible par route (RN5) qui est en moyen état. Outre les deux agences de transport (Classic Coach et Taqwa) reliant Pweto à Lubumbashi et à Kalemie, il existe aussi des particuliers facilitant le trafic sur ce tronçon. Cependant, sur le total de cinq aérodromes que contient le territoire, seul l’aérodrome Mwanke est asphalté et en bon état, et aucun vol commercial n’atterrit sur le sol de Pweto. Deux lignes maritimes (Pweto- Zambie et Pweto- Kasenga) sont possibles sur le bief territorial. Néanmoins, la réhabilitation de la RN5 a conduit à l’abandon de celles- ci.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui
  • la qualité du signal téléphonique est bonne le matin pour tous les réseaux présents; durant la journée le signal s’affaiblit excepté Orange et le soir celui- ci s’affaiblit davantage ;
  • Les cartes de recharge ne sont pas disponibles à Pweto ; tout le monde recharge à travers le flash ;
  • Les boutiques (shops) sont présentes dans le territoire mais ils sont plus concentrés dans la cité et le secteur;
  • Le signal Internet est disponible avec une mauvaise qualité ;
  • Deux de ces réseaux offrent les services de monnaie électronique, il s’agit de M-pesa et AirtelMoney.
Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Oui
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le jardin zoologique (parc animalier) présent dans le territoire de Pweto regorge les espèces phares des gazelles, des Zèbres, des paons et des sangliers. Néanmoins il est privé et en plus, il n’est pas d’accès public. Le parc kashengeneke et la chute de kanke sur luvua ne sont généralement pas visités par les touristes nationaux ou internationaux faute d’accessibilité difficile. En plus de ce qui précède, le territoire possède un lodge (ressort touristique) de luxe au bord du lac; offrant toute une panoplie d’activités de loisirs, nautiques notamment. L’attraction majeure du site étant la pêche de nuit à la bougie pratiquée par les pêcheurs locaux en pirogues, et qui constitue un spectacle de toute beauté auquel il est à priori possible de participer. 

Espèces phares de la faune
  1. Poissons

  2. Gazèles

  3. Sangliers

  4. Zèbres

Les Chrisitis (Kabombola) et Michrotrissa (Bisense) sont des espèces halieutiques en voie de disparition dans le Moëro suite à l’usage des moustiquaires qui rançonnent les alevins de ces espèces.

Espèces phares de la flore
  • Bois rouge « Entandophragma utile »

  • Munkoyo « Emilia holobii »

  • Bikanda « Disa wilwitshii »

  • Afromosia

Il est vrai que la population du territoire tire l’essentiel de sa survie dans la forêt. Néanmoins, celle- ci est victime des coupes illicites accompagnées par l’absence d’une politique de protection des espèces rares et surtout nécessitant le reboisement.


Situation sécuritaire

Le Territoire de Pweto fut un angle du fameux triangle de la mort (périmètre du Katanga ayant subi les troubles/exactions des délinquants May- May Bakata- Katanga) : Manono- Mitwaba- Pweto. Néanmoins, il est actuellement devenu un ilot de paix depuis plus d’un an.


Opportunités de développement

Le territoire de Pweto a plus d’une ressource où ressort sa particularité. Cependant, cette entité est drainée par de nombreuses rivières et lac contenant différentes espèces des poissons, contient d’énormes étendues de terres arables, d’espaces de pâture, de sites touristiques impressionnants, d’une chute d’eaux et d’un sous- sol riche.

  • Lac et rivières: Le territoire étant longé à l’Est par le lac Moëro et la rivière Luvua, tous poissonneux; la pêche qui s’y fait est traditionnel avec des pertes énormes par manque des moyens de conservation et de transformation adéquats d’où leur organisation générerait des revenus suffisants aux ménages. A coté de la pêche s’aligne les échanges commerciaux sur le bief navigable avec les diverses entités. Cela pourra créer des emplois au bénéfice des jeunes démobilisés des groupes armés.
  • Sols: l’entité regorge sept bassins de production dont deux seulement sont mis en valeur avec des faibles productions suite à l’usage des outils aratoires désuets, des techniques culturales rudimentaires et d’intrants agricoles non améliorés (agriculture non industrielle) ; conduisant à une sous- exploitation des sols disponibles. Ainsi, le territoire est obligé d’importer des produits dont il est lui-même capable de produire. Le Riz par exemple, c’est un produit cultivé dans le secteur Moëro mais en quantité très faible ne permettant pas de couvrir les besoins alimentaires des ménages dans le territoire. C’est ainsi que les petits commerçants de la place importent le riz de la Zambie pour suppléer à la production locale. Un investissement dans l’agriculture moderne serait donc très rentable pour tout agent économique intéressé. A ceci s’ajoute l’aménagement des infrastructures appropriées de conservation, de transformation et d’évacuation des produits agricoles vers le centre de consommation d’où le débouché d’agriculteurs.
  • Pâturage: Pweto a d’espaces de pâture importants sur son étendue et la demande en produit d’animaux d’élevage ne fait que croitre étant donné qu’il y a l’augmentation croissante de la population du territoire, mais aussi la demande d’autres territoires et particulièrement la ville de Lubumbashi; ce dernier pourrait intéresser d’investisseurs avertis et créerait d’emplois à ce millier des chefs de ménage et jeunes désœuvrés.
  • Site touristique: Le territoire est plein des sites d’attraits touristiques comme le parc de Kashengeneke dont la construction et l’aménagement attirerait plus des touristes et générerait suffisamment des recettes au territoire, à la Province et donc au Pays. Plus encore cela permettrait de créer des emplois pour la population du territoire.
  • Chute d’eau: La cité se développe et la demande en énergie croit, alors que l’offre de l’énergie de la SNEL décroit ou au mieux stagne. Nombre sont les activités bloquées par manque d’énergie, il s’agit de celles nécessitant la conservation et la transformation des produits, l’artisanat et autres. La construction du barrage sur la chute d’eaux de Kanke serait une occasion pour le territoire d’être complètement desservi en électricité.
  • Sous- sol: Est une niche encore porteuse d’opportunité d’investissement. Le sous-sol du territoire est scandaleusement riche. A part le cuivre qui est exploité industriellement, on note la présence de l’Etain, de l’Or, du Coltan, du Plomb,… Il y a lieu de signaler aussi la présence des gisements de chaux et de sel dans le territoire. Un investissement dans la mine serait donc très rentable pour tout agent économique intéressé et aurait un impact significatif sur les revenus des ménages.

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