Territoire de Kabongo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Haut-Lomami
Superficie 20 621 km²
Taille estimée de la population 724 138 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration de territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Kabongo a été créé par le Décret-loi du 15 juillet 1922.

Coordonnées géographiques

Entre 9° Nord et 10° de latitude Sud, 22° Est et 24° de longitude Ouest.

Le territoire de Kabongo est limité par :

  • Au Nord : territoires de Lubao et Kabalo
  • Au Sud : territoires de Kamina et Bukama
  • A l’Est : territoires de Manono et Malemba Nkulu
  • A l’Ouest : territoires de Kaniama, Ngandajika et Kabinda

Climat :

Le territoire de Kabongo a le climat tropical humide. La pluviométrie n’est pas connue faute de pluviomètre. Le climat tropical humide que connait le territoire de Kabongo est vécu avec alternance de deux saisons dont la saison sèche qui couvre la période allant de mois de Mai jusqu’au mois d’Octobre de l’année n, soit 4 mois et la saison de pluie qui va d’Octobre de l’année n jusqu’au mois d’Avril de l’année n+1, soit 6 mois.

La température varie entre 22 et 30°C. Néanmoins ce dernier temps, elle va même au-delà de cette température indiquée suite aux effets de perturbation des écosystèmes et de réchauffement climatiques.

Le déboisement des forets pratiqué par la population renforce également cette situation désastreuse, qui a des conséquences énormes sut la vie des populations.

Hydrographie :

L’hydrographie de territoire de Kabongo  est caractérisée par l’existence de plusieurs rivières dont :

  • Les rivières Mulofia, Lukashi,… dans le secteur Nord Baluba,
  • Les rivières Lukuvu, Luvudjo, Kyankodi, KalengaMwibay,… dans la chefferie de Kabongo,
  • Les rivières Lweleji, Kihongo, Lungemea, Lubangule,… dans la chefferie de Kayamba.

En plus de ces rivières, le territoire renferme également le Lac Boya et quelques étangs naturels et artificiels. Ce territoire est aussi traversé par un des plus grands affluents du fleuve congo, à savoir la rivière Lomami.

La végétation :

Le territoire de Kabongo est dominé, dans sa majeure partie par des savanes, des galeries forestières ainsi que les forets clairs ombrageant des cours d’eaux.

Type de sol :

 Le territoire de Kabongo a quatre types de sol, à savoir : le sol argileux, le sol sablonneux, le sol argilo-sablonneux et enfin le sol sablo-argileux. La plus vaste étendue est couverte par le sol sableux et une petite partie est caractérisée par le sol argileux.

Particularités et richesses du territoire

Particularité du territoire

Le territoire est limitrophe à 09 (neufs) territoires (Lubao, Kabalo, Kamina, Bukama, Manono, Malemba Nkulu, Kaniama, Ngandajika et  Kabinda). Cette situation nous permet d’établir une similitude entre ce dernier et la DRC, qui est également limitrophe à 09 pays.

Richesse du territoire

Le sous-sol du territoire de Kabongo renferme:

  • L’or : qu’on localise à Lwakidi, , Groupement Musengayi,…dans la chefferie de Kabongo et dans quelques villages du secteur Nord Baluba,
  • Cuivre : qu’on localise à Lwakidi, Nkombé,
  • Cobalt : qu’on localise à Kambo et Mukola dans la chefferie de Kabongo,
  • Nickel : qu’on localise dans la terre Ntombe, dans la chefferie de Kabongo,
  • Platine: qu’on localise dans la terre Ntombe, dans la chefferie de Kabongo.

Le cuivre, le cobalt, le nickel et la platine ne sont exploités. C’est seulement l’or qui est exploité et cela d’une manière artisanale par la population environnante.

Données culturelles

La grande tribu/ethnie du territoire de Kabongo est la tribu luba. Néanmoins, à cause de la guerre qu’a connue le pays pendant les années passées et pour des raisons commerciales et de service, il y a également la présence d’autres peuples en provenance de provinces voisines dont : la Lomami, le Maniema, l’Equateur, le Sud et Nord Kivu et Kinshasa. Ils sont localisés le plus souvent vers l’est du territoire, le long des rails, dans des grands centres (Kimé, Kamungu, Kitenge etc.). 

Disons qu’on n’a pas eu des statistiques pour pouvoir classer ces tribus d’après leur ordre d’importance sur l’étendue du territoire. 

Le pouvoir est détenu par le grand-chef, « le Mulohwe ou le Mulopwe », qui est assisté par une cours de sages composée de plusieurs notables, considérés comme des ministres, qui se chargent de la gestion quotidiennes de la chefferie.

Ainsi, comme le territoire a deux chefferies et un secteur, on a de ce fait deux grand-chefs (pour les chefferies de Kabongo et celle Kayamba) et un secteur qui est dirigé par le chef de secteur.

Le système de parenté par tout dans le territoire de Kabongo et à travers ces trois entités (chefferie de Kabongo, de Kayamba et le secteur Nord Baluba) est patriarcal. Le père  est le chef de la famille et est succédé à sa mort par son fils ainé. Il a le droit de paternité sur tous les enfants qu’il a pu mettre au monde durant  sa vie.

Présentement, le mariage chez les luba commence par une rencontre entre les prétendants époux, quand il y attente entre ces derniers, l’homme donne à la fille un objet symbolique qu’elle amène dans sa famille.  Le bien est partagé entre les membres de la famille, qui est un signe d’acceptation de donner leur fille en mariage. Après il y aura la présentation et à ce niveau le mari donne ce qu’on appelle « Dihanga » ou la pré-dot pour dire que la porte est fermée aux autres éventuels prétendants (considérer ici comme fiançailles). Au terme de ce Dihanga, on fixe la dot, qui est repartie en deux parties, à savoir la dot pour la maman et une autre pour le papa. La dot chez la maman est constituée d’une chèvre, des habits complets (fouloir, blouse, pagne, souliers et autres) pour s’habiller. Du côté du père, ce n’est pas toujours obligatoire. On donne souvent de ce côté des tôles, les habits, le vélo…, puis après ces étapes, on passe aux cérémonies pour rendre la femme et à ce ,niveau, on commence par une promesse, c’est-à-dire qu’on doit donner un objet pour dire la date à laquelle on viendra prendre la femme, cette promesse s’appelle « Dilaya »,  quand on va prendre la femme pour l’amener chez son mari, on donnera encore la/le « Dishiku ».du verbe ‘’kushikuna’’ :prendre.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le Kiluba (80%);
  2. Le Kishwahili (12%);
  3. Autres (2%) (Tshiluba, Kisonge, Kihemba).

Dans le territoire de Kabongo, le Kiluba est la langue parlée par la majorité de la population et cela, sur toute l’étendue du territoire. On peut observer certaines nuances dialectales : le KineKayamba, leKine Secteur, le KineKibanza,….

Quant au Kishwahili, il est parlé par un tout petit nombre de personnes dans des petits centres commerciaux, et le plus souvent, à l’Est du territoire (aux gares où les gens sont déjà métissés). C’est le cas par exemple de cités comme Kimé, Kitenge, Kamungu et dans les mutualités certaines langues comme le Tshiluba, le Kisonge, le Bazimba, le Kihemba etc.

Principales activités
  1. Agriculture (90 %);
  2. Elevage (5%);
  3. Pêche (3%);
  4. La pisciculture (2%).
  5. Petit commerce (1%);

La population s’occupe principalement de l’agriculture. La population vivant dans les cités, part pendant la période de campagne pour aller faire les champs et rentre une fois les travaux finis ou interrompus par diverses circonstances (deuils, fêtes,…) l’agriculture dans ce territoire a une vocation commerciale, c’est-à-dire qu’à la récolte, les produits agricoles sont stockés aux différentes gares du territoire pour être acheminés vers les centres de consommation (Kamina, Lubumbashi, etc.).l’agriculture est pratiquée partout sur l’étendue du territoire, d’où la vacation de ce dernier, qui est agricole.

Quant à l’élevage, il est plus pratiqué dans la chefferie de Kayamba (Vers l’ouest du territoire) et dans le secteur Nord Baluba. Il concerne essentiellement les bœufs, les chèvres, les porcs et de volaille. La production animale de l’ouest du territoire renforce le besoin alimentaire de l’est en viande.  

La pêche dans le territoire de Kabongo n’est règlementée. Elle est pratiquée dans le territoire dans différentes rivières mais elle est plus intense dans la rivière lomami et dans le lac Boya. Les produits de la pêche sont destinés à la consommation locale mais restent insignifiants par rapport au besoin de la population. D’où, pour palier à cette insuffisance, les opérateurs économiques vont chercher les poissons ailleurs, c’est le cas de ceux qui vont à Bukama, Kabalo, Kalemie, etc. toujours, dans ce même ordre d’idée, l’insuffisance des produits de la pêche a conduit la population à réfléchir sur l’élevage des poissons, d’où l’existence d’étangs piscicoles sur le territoire de Kabongo. 

Pour ce qui est du petit commerce, il s’agit essentiellement du commerce des produits manufacturés (habits, produits arables pour les champs, les vélos, les pièces de rechanges pour vélos et motos, etc) et des produits de première nécessité (sucre, sel, produits pharmaceutiques, poisson, etc). Pour ce faire, ces derniers partent s’approvisionner à partir des territoires voisins (Malemba-Nkulu, Kongolo, Kabalo,….), d’autres commerçants ayant plus des moyens s’approvisionnent à partir d’autres provinces comme le Haut Katanga (Lubumbashi), Sud-Kivu (Bukavu) et vers le Kassaï. Cette activité commerciale est plus pratiquée à l’est du territoire (souvent le long de rail à Kime, Kitenge, etc.).


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques
  1. Ets Augu : opérant dans la vente en gros des produits manufacturés, employant04ouvriers ;
  2. Ets Ilunga yona : opérant dans la vente en gros des produits manufacturés, employant04ouvriers;
  3. Ets Ndala good : opérant dans la vente en gros des produits manufacturés, employant03ouvriers ;
  4. Ets Licencié : opérant dans la vente en gros des produits manufacturés, employant06ouvriers ;
  5. Ets Léon : opérant dans la vente en gros des produits manufacturés et dans l’hôtellerie, employant05ouvriers. 

Il existe une vingtaine d’opérateurs économiques dans le territoire de Kabongo. La plupart de ces petites entreprises se trouvent dans la chefferie de Kabongo. Elles sont localisées à chaque gare (le long du rail, à l’Est) dans le territoire. On les trouve par exemple à Kime, Kamungu, Kitenge. Presque toutes ces entreprises ont comme principales activités le petit commerce des produits manufacturés (habits, matériaux en plastiques, marmites, appareils électroménagers,….) en provenance des autres territoires et provinces (Bukama, Sud Kivu, Haut Katanga,….).Le manque de routes fait que ces opérateurs économiques  puissent exagérer la fixation de prix des produits manufacturés qu’ils vendent avec une marge bénéficiaire triplée voire  quadruplée du prix d’achat du produit.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Achat et vente des produits manufacturés (petit commerce) ;
  2. L’agriculture (cultiver puis vendre les produits agricoles;
  3. Le service (agence de transfert des fonds),
  4. L’hôtellerie ;
  5. Fabrication artisanale de savons. 

Les activités économiques et/ou commerciales tournent au ralenti dans le territoire. Autrement dit, l’argent ne circule pas dans le territoire. Cette situation est due essentiellement au manque des infrastructures de transport (routes, rails, aéroports…), qui faciliteraient les déplacements des personnes et leurs biens (entrée et sortie). Ce qui fait que les gens fréquentent et quittent Kabongo très rarement pour aller ailleurs.

Il y a franchement peu de mouvement sur le plan commercial que lorsque les enseignants et autres agents de l’Etat (la fonction publique du territoire) ont touché leurs salaires, c’est à ce moment qu’ils achètent les articles au marché et les commerçants se retrouvent à leur tour.

Pour le commerce des produits agricoles, les opérateurs économiques achètent les produits lors de récolte à un prix moins élevé, et les revendent lors de la campagne agricole, où moment où les produits sont rares sur le marché, et fixent le prix à leur gré (voir le quadruple,…).

Le service de transfert des fonds et l’hôtellerie tournent au ralenti étant donné que le territoire n’est pas trop fréquenté et il n’y a pas non plus assez de circulation de la monnaie.

Quant à la fabrication des savons, certaines familles exercent cette activité. Tous les intrants sont disponibles localement (l’huile, les noix…) sauf l’acide qu’ils achètent ailleurs (Lubumbashi Kolwezi ou Kamina). Les statistiques ne sont pas disponibles pour cette activité étant donné qu’elle est informelle.

Principales activités des PME/PMI
  • Achat et vente des produits manufacturés,
  • Production des poissons et d’animaux,
  • Fourniture des services : éducation, soins médicaux, communication et transfert d’argent.

Il n’existe que 3 PME sur l’ensemble du territoire de Kabongo.

Grandes entreprises locales

Il n’existe pas de PME sur le territoire de Kabongo.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (90%),
  2. Mais (70 %),
  3. Arachide (60%),
  4. Haricot (40%),
  5. Riz (30%),
  6. Soya (30%)

Le territoire de Kabongo est un territoire à vocation agricole. Plus de 90 % de la population active s’occupe de l’agriculture.

 Le Manioc est cultivé partout dans le territoire et constitue l’aliment de base de la population. Il est consommé sous toutes ses formes. Quant à l’arachide, elle est plus plantée à l’Est du territoire et est consommée par la population sous forme crue, grillée ou cuite. Le mais constitue aussi l’aliment de base de la population. Pour le haricot, on trouve toutes les catégories d’haricots sur le territoire de Kabongo (haricot vert, jaune, blanc…), mais cette culture n’est pas trop pratiquée par la population et par conséquent, peu consommée au niveau local. 

Le riz et le soja sont produits à faible quantité et ils sont utilisés pour la consommation locale. Notons que le reste de la production des produits ci-haut évoqués est vendu à Lubumbashi, Mbuji-Mayi et à Kamina (mais, Arachides, Manioc…).

La production ou la culture de ces produits agricoles a diminué depuis quelques années par manque de voies d’évacuation vers les centres de consommation car par le passé, on produisait et la récolte pourrissait au niveau des gares.

Une autre culture non négligeable pratiquée dans le territoire est celle de palmier à huile. Il est produit partout sur l’ensemble du territoire mais surtout dans la partie nord-ouest de ce dernier. Il est souvent utilisé pour la cuisson dans la plupart de cas, dans la fabrication locale des savons, à travers l’huile et les noix de palme et enfin les déchets servent de nourriture pour les bétails et volaille. Notons que la commercialisation de l’huile de palme procure à la population des revenus car étant apprécié sur les marchés provinciaux (Lubumbashi et Kamina) par rapport à l’huile de palme qui vient des autres territoires (Kongolo par exemple).

Principaux produits non agricoles
  1. Le bois ;
  2. Champignons ;
  3. Sauterelles ;
  4. Termites.

Le produit non agricole le plus consommé dans le territoire de Kabongo est le bois. Il est plus consommé sur toute l’étendue du territoire de Kabongo, et cela est dû au manque d’autres mayens alternatifs (courant sous toutes ses formes) dans la préparation et cuisson des aliments, soit sous forme de bois de chauffe (souvent dans des villages) ou de braise (souvent dans des cités). Il constitue la seule et la principale source d’énergie de la population dans le territoire. 

Pour ce qui est des produits forestiers non ligneux (chenilles, termites et champignons). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommées et commercialisées. Ils sont abondants pendant la saison de pluie et constituent une bonne affaire pendant cette période. Ils sont destinés à la consommation locale et on les trouve dans les deux chefferies du territoire plus au secteur nord baluba.

Principales sources d’énergie
  • Bois de chauffe,
  • Charbon de bois ou la braise,
  • L’énergie solaire,
  • Les groupes électrogènes,
  • Les piles.

Comme nous avons eu à la dire dans le paragraphe précèdent, le bois constitue la source principale d’énergie dans le territoire de Kabongo. Il est plus utilisé dans les villages comme moyens de cuisson d’aliments et d’éclairage. Au niveau de cités (Kabongo, Kime, Kitenge…), il est utilisé sous forme de braise dans la préparation d’aliments et d’autres services (repasser les habits…).

Quant aux panneaux solaires et groupes électrogènes, on les trouve fréquemment dans les cités et rarement dans les villages. Les panneaux servent à fournir l’énergie pour l’éclairage domestique et l’alimentation des appareils électroménagers (une minorité) et les groupes électrogènes sont détenus par une minorité, le plus souvent ayant une activité demandant plus d’énergie (une bureautique, des cinés, des moulins,…).

Les piles servent essentiellement pour l’éclairage domestique, dans des postes de radio, dans la chasse… Elles sont utilisées dans des torches à diverses dimensions, disponibles localement sur le marché.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 73

Le territoire de Kabongo possède un hôpital de référence, « l’Hôpital Général de référence de KABONGO », situé dans la chefferie de Kabongo, dans la cité de Lubiayi. Cet hôpital a été créé en 1945 par les belges qui occupaient à l’époque le pays. On trouve en son sein des services comme: la chirurgie générale, la médecine interne, la pédiatrie et la génécologie-obstétrique. Il a quatre (04) médecins et 24 (vingt-quatre) infirmiers qui y travaillent avec une capacité d’accueil de 120 (cent vingt) lits. 

Cependant, deux hôpitaux secondaires sont également dans deux zones de santé dont Kayamba et Kitenge. 

Le territoire de Kabongo possède également trois centres de santé de référence et 73 centres de santé, répartis dans 73 aires de santé. Ces centres de santé fournissent un paquet minimum d’activités (PMA) et sont localisés sur l’ensemble de l’étendue du territoire. Pour des cas graves, les malades venant de ces centres sont acheminés à l’hôpital général de référence de Kabongo et aux deux autres hôpitaux.

Ces hôpitaux comprennent également une pharmacie, le laboratoire et un service d’imagerie. Ils ont un paquet complément d’activités incomplètes (absence de la radiologie et de l’échographie). 

Une grande partie de médicaments est disponible dans les différentes zones de santé que compte le territoire grâce au Projet de la santé intégré (msh/PROSANI) de l’USAID (une ONG internationale américaine), également, CONEXIO pour l’HGR/Kabongo (dans le cadre de la coopération Suisse) et SANRU/UMCOR (pour la zone de santé de Kabongo) appuient ces structures dans la lutte contre les IST/VIH/SIDA. 

Néanmoins, quelques médicaments spécialisés ne sont pas disponibles et il faut les commander des mois à l’avance dans les grandes villes voisines comme Lubumbashi ou Kamina suite aux difficultés liées aumoyen de transport.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme
  • Verminoses (diarrhée)
  • Tuberculose et la malnutrition
  • Hypertension artérielle 
  • VIH SIDA

Le tableau ci-dessus nous présente la comparaison entre les maladies récurrentes dans le territoire de Kabongo. Il s’observe une différence dans la classification du territoire et celle de la zone de santé de Kabongo la classification du territoire a tenu compte toutes les réalités de l’étendue du territoire tandis que celle de la zone de santé ne tient compte que des cas survenus sur zone d’intervention. De notre avis, nous soutenons la classification donnée par la zone de santé étant donné que l’organe technique en la matière nous a paru   de plus confiant.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 585
Ecoles secondaires 486

Au total, le territoire de Kabongo compte 1071,  dont 346  pour la sous division de Kabongo 1 ; dont 377  pour la sous division de Kabongo 2 (Kitenge) et enfin  356  pour la sous division de Kyondo.

Le territoire de Kabongo compte 1071 dont 585 écoles primaires et 494 écoles secondaires. Il a également 40 846 enseignants au primaire dont 14 372 de sexe féminin et 6 399 enseignants au niveau du secondaire dont 1 496 du sexe féminin.

Par rapport à la qualité de l’enseignement, les conditions ne sont pas réunies pour que ce dernier puisse être de qualité dans ce territoire. La majorité d’enseignants ne sont pas qualifiés au niveau du secondaire et les écoles ne sont pas construites, ce qui fait que parfois quand il y a une pluie forte ou un soleil accablant, les enfants sont renvoyés à la maison pour leur protection.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 3
Instituts supérieurs 2

Le territoire de Kabongo a deux universités, un institut supérieur pédagogique (ISP), un institut supérieur médical et un Institut Universitaire du Congo (IUC).

 Les universités sont: l’université méthodiste et celle de Kabongo. L’université de Kabongo, l’ISP/Kabongo et l’ISTM/Kabongo forment le centre universitaire de Kabongo et leurs fonctionnement, autorités sont confondus, c’est-à-dire que sous un même budget et ont les mêmes autorités DG et SGA seulement. Ce dernier se trouve dans les installations de l’ex cotonnière ESTAGRICO, dans le secteur de BUNGE (quartier kalalo) et l’université méthodiste se trouve à Muhumbu, à 6 m du chef-lieu du territoire. Toutes ces institutions ne réunissent pas les conditions pour que les enseignements puissent être de qualité: pas d’enseignants qualifiés, pas de bibliothèques, pas de bancs pour certains auditoires, des tableaux non conformes…

Pour cette année académique 2015-2016, l’ISP, ISTM et UNIKAB n’ont pas eu d’étudiants parce que l’Université Méthodiste a octroyé des bourses aux étudiants pendant trois ans, soit le premier cycle. Ces derniers payeront seulement 100 000 CDF et le reste des frais académiques qui se payerait est considérés comme étant la bourse accordée. A son tour, l’ISTM a rendu gratuits les enseignements en son sein, le reste pouvant être compassé par les recettes à réaliser par l’UNIKAB et l’ISP comme ils ont une gestion confondue. Disons enfin que de ces institutions, seules l’ISP et IUC sont publiques, le reste étant des initiatives privées. L’IUC ne fonctionne presque plus mais les rémunérations de son personnel arrive toujours, voilà comment nous avons manqué les données y relatives.

 

Les filières organisées dans ces institutions et universités sont les suivantes:

  • ISP/Kabongo : 6 filières dont Français et Linguistique Africaine, Histoire et sciences sociales, Anglais et cultures africaines, Math-Physique, Biochimie Sciences Commerciales et administratives et Agrovétérinaire ;
  • ISTM/Kabongo : 1 filière : sciences infirmières,
  • Institut Universitaire du Congo (IUC) : 3 filières dont Sciences Infirmières, Sciences de l’éducation et Sciences Politiques et Administratives ;
  • Université de Kabongo (UNIKAB) : 4 filières dont Sciences Politiques et Administratives, Droit, sciences commerciales et sciences de l’éducation ;
  • Université Méthodiste (UMKA): 5 filières dont Sciences de l’éducation, Informatique de gestion, Théologie, sciences infirmières et la santé publique et l’agronomie.

Pour l’administration de toutes ces universités et Instituts supérieurs, les autorités ne vivent pas sur place et viennent une fois les deux ans pour UNIKAB, ISTM/KABONGO et ISP/KABONGO (même et unique comité de Gestion), une ou deux fois l’an pour L’UMKA.


ONG et projets

Nombre d’ONG 6
Principales activités
  • Santé et santé publique
  • la protection de l’environnement, de l’agriculture et dans l’hygiène publique
  • Actions humanitaires, santé
  • Sécurité alimentaire, l’eau, hygiène et assainissement, EVH (scolarité) et l’alphabétisation des adultes

Dans le territoire de Kabongo, il y a quelques ONG internationales œuvrant dans le secteur de la santé telles qu’USAID (from the American people), CONEXIO (coopération suisse), UMCOR…

Ces ONG s’occupent principalement d’opérations de vaccination des enfants en collaboration avec les zones de santé du territoire, de la fourniture des médicaments et autres intrants médicaux, de l’assistance financière et managériale aux hôpitaux, du traitement des certaines maladies endémiques . Elles traitent plus avec les zones de santé et l’hôpital général de référence de Kabongo. D’autres ONGs ouvrent dans le domaine de la protection de l’environnement, de l’agriculture et dans l’hygiène publique. C’est le cas par exemple de PRESSARD. Il y a aussi la Croix-Rouge qui s’occupe des actions humanitaires de secourisme.

Pourrions-nous faire remarquer que PRESSARD n’est plus opérationnel étant donné que nous n’avons pu visiter ni bureau de liaison, ni site d’opérationnalisation.

Et dans l’ensemble, On n’a pas trouvé beaucoup de données dans ce domaine étant donné que le territoire n’a pas d’antenne humanitaire qui puisse capter à la source les informations des activités réalisées par ces ONGs. 

La seule ONG active dans le territoire dans le domaine de développement, c’est la CARITAS/Kongolo qui œuvre dans le domaine de la Sécurité alimentaire, de l’eau, hygiène et assainissement, de l’Enfant Vivant avec Handicap (scolarité) et de l’alphabétisation des adultes.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires). 

Le seul projet de développement sur financement du gouvernement qu’il y a eu le territoire de Kabongo est le PRISS. Quatre écoles ont été construites par le BCECO dans les cités de Kamungu, Kitenge, Mwala et Maseke. Les deux premières sont dans la chefferie de Kabongo, la troisième dans la chefferie Kayamba et la quatrième dans le secteur nord-baluba.

Une des quatre écoles modernes construites par BCECO sur le territoire de Kabongo. Elle est localisée dans la cité de Kitenge, vers l’Est du territoire. Cette dernière est l’Institut MWENENTANDA, qui est école publique organisant trois section dont:

  • La mécanique générale,
  • L’agriculture et
  • La section vétérinaire.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Bâtiment pour les produits vétérinaires ; source de financement : PRESSARD,
  2. Construction du bâtiment administratif du territoire, source de financement : le territoire (un don d’un député national lors de la campagne électorale de 2011),
  3. Construction du bâtiment administratif de la chefferie, source de financement : chefferie,
  4. La construction des deux bâtiments pouvant abriter le foyer et la salle informatique, source de financement : honorable MBUYU KABANGU Célestin,
  5. Construction d’un   pont entre Kime et Mwibele, source de financement : honorable Ivonne MUTOMBO,
  6. Adduction d’eau et puits d’eau: sources de financement: CARITAS. 

Il n’y a pas beaucoup d’ONGs dans le territoire de Kabongo. La raison qui justifie cette situation d’après l’opinion publique serait le manque d’infrastructures d’entrée dans le territoire et notamment les routes. Cet état de choses a comme conséquences, l’absence de projets de grande envergure dans le territoire de la part des partenaires du gouvernement pour booster le développement de ce dernier, à côté des efforts fournis par le gouvernement.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Oui

L’accès au territoire de Kabongo se fait soit par voies routières, soit par voies ferroviaires et quelques fois par voies aériennes.

Les routes permettent l’entrée et la sortie du territoire via les routes d’intérêt provincial vers le sud (qui connecte Kabongo au territoire de Kamina), vers l’Est (qui relie Kabongo aux territoires de Kabalo et de Kongolo) et enfin vers l’ouest, pour connecter ce dernier aux territoires du Lomami. Le trafic routier du territoire est trop faible, et il est en moyen de 08 (huit) véhicules qui entrent dans le territoire par mois, en provenance essentiellement de Kamina. Le transport des marchandises et de personnes s’effectuent le plus souvent par les motos, pour les courses à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire. Toutes les routes sont en mauvaises état. Elles sont assimilées à des tracées des routes car n’ayant aucune forme faisant allusion à une route. Signalons en passant que le territoire de Kabongo n’a que des routes provinciales et de dessertes agricoles, aucune route nationale ne passe sur ce territoire. 

Les voies ferroviaires donnent l’ouverture du territoire de Kabongo vers le Sud (reliant Kabongo à Lubumbashi via Kamina et Kolwezi) et vers l’Est (reliant Kabongo à Kalemie via Kabalo et Nyunzu).

Le chemin de fer dans sa grande partie, est en mauvais état, dû à la vétusté des matériels et de manque d’entretien d’une part, et par les érosions d’autre part. 

La plupart du trafic commercial sur le territoire, autrefois se faisait par le transport par train (quand les trains avaient encore des fréquences plus ou moins régulières). Les trains à l’arrivée, amenaient des marchandises manufacturées en provenance de Lubumbashi et à leur départ, embarquaient des produits agricoles produits localement pour les acheminer vers les grands centres de consommation.

Par voie aérienne, il y a des petits aérodromes (celui de kabongolubiayi, de kitenge et de  kabulokisanga), dans le territoire, qui sont souvent utilisés par les avions affrétés par le gouvernement (membres de celui-ci) ou par les notables du territoire qui vivent ailleurs et ayant des moyens pour ce faire et également par la communauté ou l’église méthodiste. Ces aérodromes ne sont pas souvent utilisés.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux de télécommunication existant dans le territoire de Kabongo sont Orange et Vodacom.

Le premier (orange) couvre moins de 3% de l’étendue du territoire, son réseau est trop instable à tel point que son service n’intéresse pas la population. On  reçoit son  signal, qui est du reste faible, que sur deux cités sur l’ensemble du territoire (Kabongo et Kime).

Le second (réseau Vodacom) couvre à peu près 40% de l’étendue du territoire. Il cause beaucoup de problèmes de fonctionnalité dans la communication avec des perturbations et coupures intempestives de réseau (connexion). Avec cette situation, on retient facilement que plus ou moins 60% de territoire ne pas couvert, et par conséquent éprouve des problèmes dans la communication. Le service d’internet est fourni difficilement et existe parfois uniquement que pendant la nuit.

Signalons que grâce au réseau Vodacom, on trouve dans le territoire un service de transfert des fonds à travers toute la RDC, il s’agit du service M-Pesa. Ce service connait beaucoup  des problèmes liés à la qualité du réseau et à la capacité financière limitée des opérateurs ouvrant dans ce secteur.

Sur l’étendue du territoire, on a un seul opérateur qui œuvre dans ce secteur, il est dans la cité de Kime.

Les autres opérateurs du territoire n’ont pas compris les bénéfices liés au service M-Pesa et ont refusé d’investir dans celui-ci .nous pensons que la vulgarisation  du système n’a pas été  de mise.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui
  • Usine Cotonnière de Bongé
  • Usine Cotonnière de Sohe
  • Hopital Général de Kabongo

De ces sites, les deux premiers n’existent plus. Ils furent des usines de production de coton qui étaient détenues par les colons. Ce ne sont que les bâtiments respectifs qui sont restés. Le dernier, à savoir l’HGRK, est encore opérationnel mais il est dans un état de délabrement très avancé.

  1. Sites touristiques naturels:
  • Lac Boya
  • Lac Katanya
  • Lac Mukulwe
  • Montagne Mulumba
  • Montagne Makwidi
  • Montagne MeYumbe
  • Montagne Kalulu
  • Montagne Kitondo
  • Montagne Kisebe
  • L’eau thermale Kai-Lwanga
  • Chute d’eau Lusasa
  • Chute d’eau Luembe
  • Etc…

Les sites touristiques naturels du territoire de Kabongo sont repartis comme suit:

  • Les lacs : qui sont au nombre de trois (03),
  • Les montagnes : sont au nombre de six (06),
  • Les chutes : sont au nombre de cinq (05) et enfin
  • Les grottes qui sont au nombre de trois (03).

Les sites touristiques naturels du territoire de Kabongo sont repartis comme suit:

  • Les lacs : qui sont au nombre de trois (03),
  • Les montagnes : sont au nombre de six (06),
  • Les chutes : sont au nombre de cinq (05) et enfin
  • Les grottes qui sont au nombre de trois (03).
Espèces phares de la faune
  • Hippopotame,
  • Antilope,
  • Crocodile,
  • Singes,
  • Sanglier.
Espèces phares de la flore
  • Acacia ;
  • Eucalyptus ;
  • Sapinière ;
  • Sapin ;
  • Euphorbe.


Situation sécuritaire

Le territoire est relativement calme malgré l’arrivée des déplacements internes  qui ont fui les troubles de conflits  ethniques entre les luba et les pygmées de Kabalo et de Manono;  il n’y a pas d’insécurité. Toutefois, à la limite avec le territoire de Malemba Nkulu, les ex Mai-Mai sèment parfois la terreur et pillent quelques villages et les commerçants ambulants.


Opportunités de développement

L’agriculture:

Le territoire de Kabongo est essentiellement agricole. L’agriculture qui s’y pratique est non industrielle et donc celle de subsistance qui conduit à une sous-exploitation des sols disponible et qui sont trop arables.

De ce fait, le territoire est obligé d’aller s’approvisionner dans les territoires voisins certains produits dont il est lui-même capable de produire. Le Riz par exemple, c’est un produit cultivé dans le territoire mais en quantité très faible à tel point que ça ne permet pas de couvrir les besoins alimentaires de la population. Cette situation fait que certains opérateurs économiques sur place partent le chercher dans les territoires de Kongolo et de Kabalo afin de renforcer la production locale.

Un investissement dans le secteur de l’agriculture (sa mécanisation ou sa modernisation car le sol/terre arable a des caractéristiques pour les procédés de ces techniques ou méthodes)  serait donc très rentable et avantageux pour la population, l’Etat congolais et l’agent économique lui-même qui le ferait.

Les minerais

Les études d’exploration récentes réalisées par la compagnie EBENDE, qui est une entreprise de droit américain qui travaille dans le secteur minier, ont montré que le territoire de Kabongo renferme plusieurs catégories de munirais. On parle de l’existence de l’or, du cuivre, du cobalt, du nickel, de la platine et autres dans le sous-sol du territoire. L’exploitation de ces derniers peut emporter des effets d’entrainement énormes sur le vécu quotidien de la population en sens que l’installation d’une compagnie d’extraction des minerais peut résorber le taux de chômage du territoire en particulier et de toute la RDC en général, peut engendrer la création d’habitat moderne, la création d’école, en un mot, peut amener le territoire au développement. Il faut dire qu’actuellement, ces gisements et surtout celui de l’or sont exploités de manière artisanale, ce qui ne peut induire à un développement pour le territoire.Les entrepreneurs ou les exploitants dans ce secteur ne viennent pas investir à Kabongo d’après l’opinion publique, à cause de l’état des routes qui est désastreux.

La fourniture du courant électrique

La fourniture du courant électrique peut, également, booster le développement de ce territoire car plusieurs activités peuvent être créées une fois il y a la disponibilité du courant. Une fois le territoire dûment électrifié, l’on peut s’attendre à : 

  • L’installation des usines de fabrication de farine (semoule) comme les matières premières sont disponibles en quantité suffisantes dans territoire (manioc, mais, soja et autres produits localement). Cette activité peut donner des revenus aux ménages producteurs et la sécurité alimentaire peut suivre,
  • L’installation des usines d’extraction de l’huile de palme étant donné l’existence en abondance des matières premières (MP),
  • L’installation des usines pour la production de lait, ça pourra lutter contre l’insécurité alimentaire (car il y existence des MP),
  • L’installation des usines de fabrication des savons (vu la disponibilité des MP également),

La construction des routes

L’épine dorsale du développement du territoire de Kabongo est l’inexistence des routes. Si les routes sont construites, le territoire peut :

  • Les personnes et les marchandises peuvent circuler facilement, ce qui avoir un impact positif sur le vécu quotidien (circulation de la monnaie),
  • Les investisseurs peuvent venir cette fois-là car ils ont par où faire passer leurs engins,
  • Les produits peuvent être écoulés facilement vers les centres de consommation.

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