Territoire de Malemba-Nkulu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Haut-Lomami
Superficie 26 246 km²
Taille estimée de la population 769 120 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Malemba Nkulu est une entité déconcentré de la province du Haut Lomami. Il est localisé dans le Sud-est de la République Démocratique du Congo. Il regorge en son sein quatre chéfferies (Mulongo, Kayumba, Mukubu et Nkulu) et deux secteurs ( Mwanza seya et Badia). Le fleuve Congo traverse ce territoire du Sud au Nord et le subdivise en deux rives. 

Localisation: entre 8°03’57.09 »de latitude Sud, 26°46’02.37 »de longitude Est et une altitude de 571 m.

Hydrographie:  Le territoire de Malemba Nkulu régorge un grand réseau hydrographique , constitué du Fleuve Congo (Lwalaba), des rivières et des lacs.

Les rivières les plus importantes sont:

  • A l’Est la rivières Kalume Ngongo;
  • Au Sud dans la chéfferie de Kayumba les rivières Lufira et Wamba;
  • A l’Ouest les rivières Lovoy et Luvidjo;
  • Au Nord-ouest la rivière Umbunguyi et
  • Au Sud-Ouest la rivière Nkole (Lubembei).

et les Lacs les plus importants sont

Les lacs Kabanba, Songwe Juba et Katongo dans la chefferie de Mulongo;

Les lacs Kitanga, Ntchumpu, Kinsefwe et Kabangwa dans la chefferie de Kayumba;

Les Nyange dans la chefferie de NKulu et

les lacs Zibambo et Kibala dans les chefferies de Kayumba et NKulu.

Limites: Le territoire de Malemba Nkulu est limité de part et d’autres par des cours d’eau qui constituent ses limites géographiques avec d’autres provinces et territoires :

  • Au Nord par la rivière Mutetemya qui le sépare du territoire de Monono(Province de Tanganyka);
  • Au Sud les rivières Lufira et Lovoi le séparant du territoire de Bukama;
  • A  l’Ouest la rivière Luvidjo faisant la limite avec le territoire de Kabongo;
  • L’Est par les rivières Kafinga et Kafunbe qui le sépare du territoire de Mitwaba (Province du Haut-Katanga).

Climat: D’après la classification de Köppen, le territoire de Malemba-Nkulu connait un climat tropical humide (AW) avec une saison de pluie qui couvre 8 mois (Octobre à Avril) et une saison sèche de 4 mois (Mai à Septembre). Mais des perturbations ont été observées lors de la saison 2016-2017 où nous avons constaté 4 mois de saison pluvieuse.

Température: La température moyenne varie entre 28°C à  35°C et quand à température maximale, elle est de 39°C.

Types de sol: Les sols de nature argilo-sableux pour certains sites et sablo-argileux pour d’autres. Signalons qu’au bord du fleuve et des rivières nous trouvons le sol limoneux.

Végétation: La végétation est constituée de trois types de formations végétales: la savane, la steppe et les galeries forestières.

Relief: Le relief est constitué de marée inondée, des collines et montagnes.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire Malemba Nkulu est particulier car il est l’un des rares territoires de la RD Congo ayant en même temps des potentialités agricoles , halietiques et minières considérables sur son sol.

Données culturelles

Dans le territoire de Malemba-Nkulu nous trouvons 2 grandes tribus :

  1. les Baluba (95%)
  2. les Bazela (5%)

Les Baluba sont majoritaires et sont pêcheurs et agriculteurs. Les Bazela sont trouvés plus à l’Est du territoire à la frontière avec le territoire de Mitwaba.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Kiluba (99%)
  2. Swahili (55%)
  3. Kizela (5%)
  4. Lingala (1%)

Dans ce territoire le Kiluba est la langue la plus parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Il est considéré comme langue principale dans tous les secteurs et chefferies du territoire. Le swahili est surtout parlé par les habitants de la commune rurale de Malemba  qui loge toutes les institutions politico-administratives du territoire. Le lingala est surtout parlé par une minorité des familles des militaires et policiers. Le kizela est parlé par la minorité de population se trouvant à l’Est du territoire.

Principales activités
  1. Agriculture (80%)
  2. Pêche (40%)
  3. Elevage (10%)
  4. Petit commerce (5%)
  5. Exploitation  artisanale des minerais (5%)

L’agriculture à  Malemba Nkulu est traditionnelle caractarisée par la faiblesse du capital et surtout du travail malgré les potentialités productives du sol de Malemba Nkulu (Secteurs de Mwanza et Badia et la chefferie de Museka). On pratique beaucoup plus la culture de manioc, de maïs, d’arachides, d’haricots…

Le manque d’intrants agricoles est l’une des causes principales de faible production agricole dans le territoire de Malemba Nkulu, à ceci s’ajoute les pertubations climatiques.

Le secteur de la pêche a perdu sa potentialité productive des poissons (surtout les gros poissons), ceci à  cause du système de pêche (l’utilisation des filets de petites mailles ou prohibés, les moustiquaires…) et le non respect de la période de fermeture de pêche (01 Décembre au 01 Mars). Les faibles précipitations ont influées sur la production halieutique en 2017, conduisant jusqu’au tarissement de quelques lacs(Zibambo, Kibala…). 

L’élevage de la volaille et les petits bétails est le plus couramment pratiqué, mais il est souvent frappé par des épidémies depuis plus de 10 ans.

Le petit commerce se fait pour des articles manufacturés.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 380 FC
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement GD opérant dans la vente en gros et détails des produits manufacturés, alimentaires et des carburants et dans les transports des marchandises sur l’axe routier Malemba-Lubumbashi, ayant ses activités dans la commune de Malemba et la chefferie de Mulongo, employant moins de dix  ouvriers et appartenant à  la Famille Kasongo.
  2. Etablissement Jean-Paul Cadet : opérant dans la vente en gros et détails des produits manufacturés et alimentaires, ayant ses activités dans la commune de Malemba, employant appartenant à  la famille Jean-Paul
  3. Etablissement Devinci: opérant dans la vente en gros et détails des produits manufacturés et alimentaires, ayant ses activités dans la commune de Malemba, appartenant à  la famille Kayumba Lotshi
  4. Etablissement Bienvenu Munkana: opérant dans la vente en gros et détails des produits manufacturés et alimentaires, ayant ses activités dans la commune de Malemba, employant 3 ouvriers appartenant à  la famille Bienvenu Munkana.
  5. Etablissement Lomari: opérant dans la vente en gros et détails des produits manufacturés et alimentaires.
  6. Entreprise Ndombe: opérant dans la vente en gros et détail des produits manufacturés et alimentaires,  appartenant à  la famille Ndombe.
  7. Entreprise Faustin Mwitshepeje: opérant dans le transport des produits manufacturés et la vente des produits alimentaires, employant 4 ouvriers et appartenant à  la famille Mwitshepeje.
  8. Etablissement Thierry : Opérant dans le transport des produits manufacturés et dans la vente en gros des produits alimentaires et employant 5 ouvriers, appartenant à la famille de Thierry Nkulu Kadilole
  9. Etablissement Laï-Laï: opérant dans le transport des produits manufacturés et dans la vente en gros des produits alimentaires et employant 15 ouvriers.
  10. Etablissent Katoza: opérant dans la vente des poissons et employant 5 ouvriers.
  11. Célestin pharma: opérant dans la vente en gros et détails des produits pharmaceutiques
  12. Woroma pharma: opérant dans la vente en gros et détails des produits pharmaceutiques.
  13. Freda (ADO): Opérant dans la vente des produits manufacturés et des boissons.

Il existe une multitude d’opérateurs économiques dans le territoire de Malemba Nkulu. La majorité de ces opérateurs économiques se trouvent dans la commune de Malemba et la chefferie de Mulongo. Ces opérateurs économiques ont comme principales activités le commerce et le transport des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, boissons…) en provenance de Lubumbashi et Bukavu et la vente des produits alimentaires.

C’est ainsi l’établissement GD est réputé dans le territoire, car ayant une diversité des produits et l’établissement Freda (Ado) dans la vente des boissons.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés et alimentaires
  2. Transport des produits manufacturés et alimentaires
  3. Vente des produits pharmaceutiques
  4. Vente des carburants
Principales activités des PME/PMI

Donnée non disponible

Grandes entreprises locales
  • MMR
  • CHEMAF
  • CROW MINING

La socièté MMR est la plus grande entreprise dans le territoire de Malemba Nkulu.

Toutes les grandes entreprises du Territoire oeuvrent dans l’extration artisanale des minerais.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (80%)
  2. Mais (35%)
  3. Arachide (15%)

Ces dernières années la production agricole a diminuée dans le territoire de Malemba Nkulu suite à  un exode des agriculteurs dans les mines artisanales (cassitérites et coltant), aux recentes  perturbations climatiques  et aux invasions d’éléphants dans les champs des paysans. Ces situations découragent les agriculteurs. Les cas le plus récents datent du premier trimestre de 2017.

Le manioc est produit dans tous les secteurs et chefferies du territoire de Malemba Nkulu.  Il est consommé généralement sous forme de Bukari (qui est le repas principal du territoire) et des tubercules bouillies.

Le maïs est également produit en grande quantité dans les secteurs de Badia et de Mwanza (Village de Sanga). Il est consommé sous forme de bukari par les familles modestes du territoire.

L’arachide est produite à  faible quantité et il est utilisé pour la consommation locale dans l’alimentation des enfants.

Principaux produits non agricoles
  1. Poisson (80%)

Le produit non agricole le plus consommé dans le territoire de Malemba Nkulu est le poisson. Ceci s’explique par la présence d’un réseau hydrographique considérables(Fleuve, rivières et Lacs)  dans le territoire de Malemba Nkulu.. Les poissons sont destinés à  la consommation locale et à l’exportation dans différentes provinces (Tanganyka, Kasai, etc.).

Principales sources d’énergie
  1. Bois (95%)
  2. Pétrole (0.01%)
  3. Electricité (0.08%)
  4. Solaire (0.15%)

Le courant électrique est une très denrée rare dans le territoire de Malemba Nkulu. Une dizaine de  ménages seulement ont accès à l’éléctricité dans le territoire de Malemba Nkulu; il s’agit d’une micro-turbune installée dans le village de Lwamba, secteur de Badia par les missionnaires de 30ième CPCO.

En journée les différentes Organisations Non Gouvernementales (ONG)  et quelques opérateurs économiques utilisent des groupes électrogènes fonctionnant avec du pétrole. Pendant la nuit, la majorité de ménages utilisent les lampes torches pour l’éclairage des maisons.

Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages (pour l’extraction artisanale de l’huile de palme, cuisson des briques..).

L’accès à l’électricité des populations faciliterai aux populations de conserver les produits de pêche ainsi promouvoir ce secteur dans le territoire.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 4
Nombre de centre de santé 87

Le territoire de Malemba regorge en son sein quatre zones de santé dont :

  • La zone de santé de Lwamba
  • La zone de santé de Malemba
  • La zone de santé de Mulongo
  • La zone de sante de Mukanga

Ce territoire dispose 4 hôpitaux généraux de référence (HGR) et 87 Centres de santé. La capacité d’accueil de tous les quatres hôpitaux est de 326 lit pour une population de 769120 ha. L’HGR de Mulongo a la capacité  d’accueil de 158 lits, suivi de celui de Malemba avec 80 lits, ceux de Lwamba et de Mukanga ont respectivement 56 lits  et 32 lits. Les hôpitaux de Mulongo et de Lwamba sont en bon état et appartenant aux confections réligeuses , celui de Malemba est en moyen état,  mais celui de Mukanga ne rempli pas les normes d’un HGR, car c’est un centre de santé faisant office d’HGR et se trouve en mauvais état.

Deux zones de santé régorgent en leurs seins des centres de traitement de choléra (CTC), il s »agit de ceux de Mukanga et Malemba.

Tous ces hôpitaux offrent les services de médecine générale, pédiatrie et des urgences. Pour les cas des maladies spécifiques, les malades sont généralement acheminés à  Lubumbashi (Plus de 600 Km) dans la province du Haut Katanga pour consulter les spécialistes. A  La distance moyenne entre le domicile et le centre de santé est d’environ 10 Km et pour un HGR est 30 Km.

Au total, le territoire de Malemba Nkulu compte 17 Médecins et 219 infirmiers repartis sur les quatre zones de santé. Le nombre de personels médicaux est réparti inéquitablement dans différentes zones de santé.

Le paludisme, les infections respiratoires aigues, les maladies hydriques, la malnutrition aigue et la rougeole sont les maladies les plus récurrentes dans le territoire de Malemba Nkulu. Le paludisme et les infections respiratoires aigue, la malnutrition et l’anémie sont les maladies cause de mortalité dans le territoire de Malemba Nkulu.  Le manque de sacs de sang est l’une des causes principales de mortalité par anémie, surtout chez les enfants.

Nous constatons aussi une faible utilisation des services de santé, au profit des camps de prière où les malades passent plusieurs jours et/ou y meurent par manque de moyens pour couvrir les coûts de soins de santé; d’où l’on peut classer la pauvrété parmi les causes de mortalité.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Ira (infection respiratoire aigue)
  3. Maladies d’origine hydrique
  4. Malnutrition aigue
  5. Rougeole


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 462
Ecoles secondaires 195

Le territoire de Malemba regorge en son sein deux sous-divisions éducationnelles; Malemba I et Malemba II dont les bureaux administratifs se trouvent respectivement dans la commune rurale de Malemba et la Chefferie de Mulongo. Nous avons au total 657 écoles dans ce territoire, dont 462 primaires et 195 secondaires. 

Voici comment se présente la situation du secteur de l’éducation par sous-divisions éducationnelles:

Malemba I

Cette sous division a 311 écoles dont 218 primaires et 93 secondaires. Dans cette sous division, 53577 enfants sont admissibles au primaire, 38713 enfants  ont été inscrits parmi lesquels 9480 enfants ont abandonnés le système de scolaire au cours de l’année, par ailleurs au secondaire 3122 enfants sont admissibles, 12834 ont été inscrits. Signalons que le nombre d’inscrits est supérieur à celui des admissibles, ceci suite aux nombreux conflits armés qu’ont vécu et vivent les populations de ce territoire qui ont faits que les enfants ne parvenaient pas à étudier pendant plusieurs années. Avec la sensibilisation de l’Unicef, beaucoup d’enfants qui n’avaient pas l’âge scolaire officiel ont repris le chemin de l’école.

17 écoles seulement sur les 311 que comptent cette sous division ont des latrines alors que c’est l’un des territoires frappés par les maladies des mains sales (Choléra…). Cette situation fait que l’école soit un lieu de propagation des maladies.

Dans cette sous division nous comptons au total 2139 classes  dont 36 seulement sont dures. 1897  classes ont en pailles et 206  en semi dures.

Deux  écoles ont été construite le projet PRISS et qui ne sont pas achevés jusqu’à ce jour.

Toutes les écoles de la sous division disposent d’un  comité des parents et d’un conseil de gestion, par ailleurs aucune d’entre elles n’est prise en charge totalement par le gouvernement.

Cette sous division compte en son sein 2300 enseignants  dont 1488 au primaire et 812 au secondaire. Plusieurs enseignants ne sont pas mécanisés et parmi les mécanisés 1388 d’entre eux sont non payés (Mécanisés, mais non budgétisés).

Tous les enseignants du primaire sont qualifiés, ceci s’explique par le fait que beaucoup d’écoles de la sous divisions organisent les sections pédagogiques. Au secondaire nous avons  592 enseignants qui sont sans qualification.

 

Malemba II

Cette sous division a 346 écoles dont 244 primaires et 102 secondaires. Dans cette sous division, 45480 enfants sont admissibles au primaire, 41270 enfants  ont été inscrits parmi lesquels 9182 enfants ont abandonnés le système de scolaire au cours de l’année, par ailleurs au secondaire13213enfants sont admissibles, 14322 ont été inscrits. Signalons que le nombre d’inscrits est supérieur à celui des admissibles, ceci suite aux nombreux conflits armés qu’ont vécu et vivent les populations de ce territoire ont faits que les enfants ne parvenaient pas à étudier pendant plusieurs années. Avec la sensibilisation de l’Unicef, beaucoup d’enfants qui n’avaient pas l’âge scolaire officiel ont repris le chemin de l’école.

15 écoles seulement sur les 347 que comptent cette sous division ont des latrines alors que c’est l’un des territoires frappés par les maladies des mains sales (Choléra…). Cette situation fait que l’école soit un lieu de propagation des maladies.

Dans cette sous division nous comptons au total 3757 classes  dont 71 seulement sont dures. 2227 soit  59%de classes ont en pailles et 1459 soit 39% en semi dures.

Une seule école a été construite le projet PRISS.

Toutes les écoles de la sous division disposent d’un  comité des parents et d’un conseil de gestion, par ailleurs aucune d’entre elles n’est prise en charge totalement par le gouvernement.

Cette sous division compte en son sein 2881 enseignants  dont 1873 au primaire et 1008 au secondaire. Plusieurs enseignants ne sont pas mécanisés et parmi les mécanisés 820 d’entre eux sont non payés (Mécanisés, mais non budgétisés).

Tous les enseignants du primaire sont qualifiés, ceci s’explique par le fait que beaucoup d’écoles de la sous divisions organisent les sections pédagogiques. Au secondaire nous avons  501enseignats qui sont sans qualification.

 

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 3

L’université de Malemba est une institution publique qui jadis centre universitaire de Malemba, extension de l’Université de Lubumbashi. Depuis qu’elle était autonome, cette institution universitaire n’a pas un comité de gestion nommé par le ministère de l’ESU.

Cette institution compte 532 étudiants dont 200 ont pris les inscriptions cette année. Au total 77 personnels scientifiques travaillent en son sein dont 71 assistants et 49 personnels administratifs. Cette université a ses propres bâtiments, mais qui sont insuffisants, ce qui fait que d’autres étudiants suivent les cours en dessous des arbres.

L’Université  de Malemba organise les filières suivantes :

  • l’agronomie,
  • les lettres et sciences humaines,
  • le droit,
  • la santé publique,
  • les psychologie et sciences de l’éducation
  • la faculté de Médecine vétérinaire,
  • sciences biomédicales et l’Institut supérieur des techniques médicales attachées à l’Université.

Trois autres extensions des Instituts Supérieurs sont opérationnels dans le territoire de Malemba Nkulu  dont; les extensions de l’institut supérieur des techniques médicales de Méthodiste/Kamina de Malemba et de Mulongo et à Mulongo, et l’extension de l’Institut Supérieur pédagogique de Méthodiste/ Kamina à Mulongo.

Pour les deux extensions de l’ISTM Méthodiste, les filières suivantes sont organisées: l’hospitalière et l’accoucheuse pour l’ISTM/Malemba et l’Hospitalière, l’accoucheuse, l’hygiène et l’assainissement et la santé publique.

A l’ISP/Mulongo nous avons les filières suivantes l’histoire, la biologie chimie, les Mathématiques physiques et le français linguistique sont organisés à l’extension de l’ISP Méthodiste.

Ces instituts supérieurs ont 70 étudiants à l’ISP/Mulongo, 51 étudiants à l’ISTM/Malemba et 112 étudiants à l’ISTM/Mulongo.

L’ISTM et l’ISP/ Mulongo ont leurs propres bâtiments et les cours se suivent dans des conditions un peu acceptables.


ONG et projets

Nombre d’ONG 10
Principales activités
  1. Santé (70%)
  2. le développement communautaire et sécurité alimentaire (10%)
  3. Droits humains (3%)
  4. Education (5%)

Dans le territoire de Malemba Nkulu, nous trouvons quelques ONG  Å“uvrant dans le secteur de la santé telles que AIDES, IEDA Relief, COOPI, ADRA… Ces ONG s’occupent principalement de l’assistance des enfants malnutris et du traitement des épidémies (Choléra). L’ONG  LES AIGLONS travaille dans réintégration dans la société des enfants qui avaient enrôlés dans les mouvements rebelles de Maï Maï.  Cette action est menée de façon conjointe avec l’UNICEF.  

A Malemba-Nkulu, on trouve aussi des ONG travaillant dans le cadre du développement communautaire ; c’est le cas de NSH, IRS, IEDA Relief qui distribuent des semences améliorées aux paysans et prévoient de réhabiliter les routes des dessertes agricoles. L’ONG ISTRI travail dans le traçage des minerais provenant des zones des conflits armés.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRRIS (Projet de Reconstruction et Réhabilitation des Infrastructures Scolaires).
  2. PRIS (Projet de reconstruction des infrastructures sanitaire) projet en cours

Le principal projet de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Malemba Nkulu c’est le PRISS et PRIS. Le PRRIS a permis la construction d’une école et à la réhabilitation des deux autres écoles dans la commune de Malemba quant au PRIS, il a permis de reconstruire les centres de santé de Kaboja et de Kasenga.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. PROSANI

Le projet PROSANI (Projet de santé Intégrée) est mis en Å“uvre par l’agence américaine de développement (USAID) avec ses partenaires et vise à l’approvisionnement des zones de santé en médicament et à la construction des infrastructures de santé.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Malemba Nkulu se fait généralement soit par routes (qui sont toutes en terre)  soit par les biefs navigables (fleuve Congo).

Par voie routière :

  • L’immensité du territoire fait que les distances sont très longues et le coût du transport élevé de ce fait ;
  • la nature  du  sol,  essentiellement  sableux,  ou  argileux  glissant  dans  les  reliefs,  rend l’accessibilité au territoire très difficile pendant la saison pluvieuse.
  • l’entretien des  routes  enfin,  laisse  à  désirer  sur toute l’étendue du territoire. De   nombreuses routes importantes ne sont pas programmées à l’entretien.

Les routes permettant d’entrer et de sortir du territoire sont:

  • la route nationale  numéro 33 (RN33) qui connecte le territoire de Malemba Nkulu à celui de Kamina en passant par le territoire de Bukama(Est) à (Kabondo Dianda) où elle fait jonction avec la nationale numéro (RN1) et à celui de Manono vers le Nord. argileux
  • l’

Les routes permettant d’

  • la route nationale 

 

  • Lovoï –Mwanza (57 km) ce tronçon est en mauvais état et un pont sur la rivière Lubembeyi est coupé.
  • Mwanza – Fleuve Congo (26 Km) ce tronçon est en moyen état, mais le problème se pose à la traversée du Fleuve Congo est difficile car le Bac de traversé est en panne il y a quelques mois.
  • Fleuve Congo – Mulongo (36km) ce tronçon est impraticable pendant la saison pluvieuse, même avec une moto tout terrain, le passage est difficile suite à la présence de plusieurs flacs d’eau ayant jusqu’à 1m de profondeur.
  • Mulongo –Ngoya (35 Km) ce tronçon est en mauvais état et nous y trouvons un pont en mauvais état.
  • Ngoya-Kanhunka (25Km) ce tronçon est en moyen état.

Cette route facilite ainsi le ravitaillement des produits manufacturés en provenance du Sud du pays (Lubumbashi, Kolwezi…), en passant par le territoire de Bukama (Kabondo Dianda – Mwanza) et le territoire de Mitwaba (Mwanza- Ngoya) car le RPP617 se boucle dans cette route au niveau de Ngoya.

  • la   Route  Provinciale numéro  617 (RPP617)  (Lwambo-Mitwaba-Ngoya) facilite le transport des personnes et des biens vers la ville de Lubumbashi.

Cette route est en mauvais état. Des travaux de réhabilitation de cette route avaient été entamés dans les territoires de Kambove et Mitwaba alors que dans le territoire de Malemba Nkulu aucun kilomètre n’a été réhabilité.

La Route provinciale prioritaire 629 (Malemba – Kigonbe) qui connecte le territoire de Malemba Nkulu à celui de Kabongo.

  • Long de141 Km qui connecte ce territoire à celui de Kabongo par voie routière et elle permet le ravitaillement du territoire de Malemba Nkulu en produits agricoles (maïs, arachide, huile de palme) et l’évacuation des produits de pêche vers le territoire de Kabongo et les provinces du Grand Kasaï et des produits manufacturés vers le territoire de Kabongo. Cette route est en mauvais état et il est impossible de la parcourir avec un véhicule.

Par voie routière, quelques camions font le transport des marchandises et des passagers en provenance de Lubumbashi (farine de blé, sucre, sel) et au retour ils partent avec l’huile de palme, les cassitérites…

Il y a plus de deux décennies qu’aucune route n’a été réhabilité dans le territoire de Malemba Nkulu.

Par voie navigables, il est possible d’emprunter des bateaux qui naviguent sur le fleuve Congo pour atteindre d’une part au sud le territoire de Bukama (en moyenne 3 jours de voyage) et d’autre part à au Nord-est les territoires de Kongolo et Kabalo dans la province du Tanganyika.

Les bateaux amènent des produits manufacturés en provenance de Lubumbashi et Kolwezi en passant par Bukama et d’autres proviennent du Kivu et de Kalemie en passant par Kabalo et Kongolo. Avec une moyenne mensuelle de 20 tonnes des produits importés et 50 tonnes des produits exportés (seulement au port de Malemba-commune).

L’accès par voie navigable est la seule alternative pour amener les produits manufacturés dans le territoire de Malemba Nkulu.

Par voie aérienne, la compagnie Air Fast Congo assure le transport des passagers une fréquence de deux (2) fois par mois sur la ligne Lubumbashi-Malemba- Kolwezi-Lubumbashi. A part cette compagnie, ce sont des appareils des humanitaires  qui atterrissent généralement sur l’aérodrome de Malemba.

Deux autres aérodromes sont opérationnels dans le territoire de Malemba Nkulu, il s’agit de celui de Mulongo et Lwamba qui facilitent surtout l’approvisionnement des hôpitaux des Mulongo et Lwamba en médicament par les missionnaires Garengaze pour Mulongo et 30ième CPCO pour Lwamba.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

La grande partie du territoire de Malemba est couvert par les réseaux Vodacom et Airtel. Le réseau Airtel reste le seul à être stable dans le territoire de Malemba Nkulu. Le réseau Orange couvre seulement la commune de Malemba. La communication est assez bonne, malgré quelques perturbations permanentes. La connexion internet à travers ces réseaux est très lente. Le réseau Airtel offre le service de monnaie électronique (Airtel Money

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Il existe une partie du parc Upemba dans le territoire de Malemba Nkulu, dont les espèces phares sont les éléphants et les zèbres.

Plusieurs grottes sont retrouvées dans ce territoire, dont les unes sont considérées comme lieu sacré, car destiné aux cérémonies coutumières. Parmi ces grottes, nous pouvons citer:

  • La grotte de Luvungu dans la chefferie de Mulongo ;
  • Les grottes de Nkunda Muta et de Madimba dans le secteur de Badia.

Plusieurs chutes sont aussi retrouvées dans ce territoire, dont les plus importantes sont Lovoy et Kafumbwe dans le secteur de Badia et Wamba dans la chefferie de Kayumba.

Espèces phares de la faune
  1. Zèbres
  2. Eléphants
  3. Poissons (silure)
  4. Antilopes
  5. Petits rongeurs (rat taupes, castors, rat de Gambie)
  6. les oiseaux (Oies, les pélicans, Goéland, Perdrix, Pintades sauvages, les aigles pécheurs,
Espèces phares de la flore
  1. Savane herbeuse
  2. Acacia
  3. Cèdre

 

 


Situation sécuritaire

Le territoire de Malemba Nkulu est relativement calme.


Opportunités de développement

Le territoire de Malemba Nkulu dispose d’un potentiel important de ressources agricoles, halieutiques, minières et énergétiques. 
Le territoire est favorable aux cultures vivrières ; les principales cultures qui y sont pratiquées sont les suivantes : maïs et manioc (base alimentaire pour la grande majorité de la population), haricot, riz, patate douce. Les cultures vivrières sont pratiquées dans les secteurs de Mwanza et Badia.
 Le fleuve, ses affluents et plusieurs lacs sont très poissonneux, malheureusement   c’est la pêche artisanale au filet et avec des méthodes prohibées qui y est pratiquée.

  • Le sol et le sous-sol recèlent un important gisement des cassitérites et ses minerais associés (colombo-tantine).
  • la chute de Lovoy offre l’opportunité de créer une centrale hydroélectrique.
  • De nombreux sites touristiques n’attendent qu’à être mis en valeur. Il s’agit notamment : du parc de Upemba, de la  chute de la Lovoy, des eaux thermales (site sacrée) de Butombe (Chefférie Nkulu) et de Kayumba.
    Malgré toutes ces potentialités en ressource, l’économie du territoire de Malemba Nkulu tourne ralenti.

Plusieurs contraintes sont à la base la baisse de l’activité économique et commerciale du territoire de Malemba Nkulu ; les plus importantes sont :

  • L’impraticabilité de la quasi-totalité de tronçons routiers du le territoire, alors que la majorité d’opérateurs économiques sont approvisionnés généralement par voie routière.
  • L’abandon de l’activité agricole et piscicole ; le territoire  souffre d’un manque criant des projets et activités agricoles et piscicoles. Les cultures vivrières et industrielles connaissent une régression sensible depuis plusieurs années. Le secteur de la pêche a perdu sa potentialité productive des poissons (surtout les gros poissons), ceci à cause du système de pêche (l’utilisation des filets de petites mailles ou prohibés et les moustiquaires) et le non-respect de la période de fermeture de pêche (01 Décembre au 01 Mars).
  • Le manque d’accompagnement d’opérateurs économiques du territoire par une institution de micro finance.

C’est ainsi la relance du secteur économique du territoire pourrait être effective:

  • Si les routes sont bien aménagées, elles favoriseraient l’évacuation des produits agricoles, les échanges commerciaux avec d’autres territoires et ainsi promouvoir l’agriculture et la pêche dans le territoire.
  • Si la pêche est bien organisée, les poissons séchés et bien conservés pour le commerce dans les autres territoires et vers d’autres pays, le taux de chômage sera réduit et les ménages auront des revenus suffisants.
  • Si les agriculteurs ont des intrants agricoles (semences améliorées, matériels aratoires), cela favoriserait la production agricole et nourrir la province du Haut-Lomami et les provinces voisines (Haut-Katanga).
  • Chute de Lovoy: installation d’un central hydroélectrique qui influera sur le développement des secteurs socio-économiques du territoire.
  • Si la circulation par bief navigable augmente avec des pirogues et bateaux de bon état et si le fleuve est dragué cela aura un impact positif sur les revenus des ménages qui est majoritairement riverains.
  • Si le territoire disposé d’une institution de micro finance, cela facilitera les opérateurs économiques et les agricultures à avoir un crédit afin de relancer leurs activités.

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