Territoire de Irumu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Ituri
Superficie 8 183 km²
Taille estimée de la population 1 288 343 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire au 31 Décembre)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire d’Irumu se retrouve à l’Est de la République démocratique du Congo dans l’actuelle  province  de l’Ituri. Au sud une vaste partie du territoire se prolonge sur le bord du lac Albert reliant la collectivité Bahema sud à l’Uganda. Au Nord par le Territoire de Djugu et à l’Ouest par le Territoire de Mambasa.  Il est créé par l’ordonnance n0123/2 de l’Administration Générale du 03/09/1914 de l’époque coloniale.

Il est subdivisé en 12 chefferies, 55 groupements et 715 villages. 

Coordonnées géographiques

  • 12°27′ Nord 29°52′ Est
  • Entre 1000 à 2000 m d’altitude
  • Superficie: 8183Km2 

Climat

Le territoire d’Irumu a un climat tropical humide avec alternance de deux saisons (la saison de pluie qui commence de mars à septembre et la saison sèche de décembre à février). Sa pluviométrie moyenne annuelle est de 1200 mm et une température moyenne de 32°C caractérise le territoire. 

Hydrographie

Il est traversé par quelques rivières importantes notamment : Shari, Ituri, Talolo etc. Il est riche en Or exploité par quelques entreprises chinoises. Le territoire dispose d’un port sur le lac Albert reliant ce dernier à l’Ouganda facilitant un échange des produits divers. En outre ce lac est caractérisé par une forte production des poissons  qui sont séchés et transformés à Makayabo qui nourrit tout l’Est de la RDC ainsi qu’une partie de l’Ouest dont Kinshasa avec un système de pêche quasi traditionnel. Dans la partie Nord-sud du territoire, on retrouve  la chaine de Monts bleus avec au versant le début de cuvette centrale dont la vallée est parcourue par la rivière Semiliki source du fleuve Nil. Le Lac Albert ou lac Mobutu héberge en son sein de grands bassins de pétrole faisant l’objet d’un projet d’exploitation par l’entreprise Totale et Oil of Congo au Sud du territoire. 

Végétation

Ce territoire est doté de vaste savane herbeuse arbustive dans sa partie Sud qui conduit à la réussite de l’élevage des bovins. Il est constitué des zones forestières à l’Ouest. 

Sol

Les sols sont argilo-sablonneux, fertiles et riches en humus favorisant ainsi les activités agricoles dans l’ensemble du territoire.

Particularités et richesses du territoire

Elevage des bovins à grand échelle et présence du lac Albert très productif en poissons commercialisés dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.

Données culturelles
  1. Le territoire d’Irumu compte six tribus :
  2. Les Bira
  3. Les Hema
  4. Les Lendu Bindi
  5. Les Nyali
  6. Les Lese
  7. Les Pygmées.

Il existe encore beaucoup d’autres qui sont venues d’ailleurs et peuplent le territoire.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le swahili,
  2. Le lingala,
  3. Le kikongo

Le swahili, est la langue parlée par la plupart des populations d’Irumu environ 95%. Le lingala, le kikongo, et autres langues ne sont parlées à 5% que par quelques habitants venant d’autres coins du pays.

 

Principales activités
  1. Agriculture : 80%
  2. Elevage et Pèche : 12%
  3. Commerce générale (divers) : 6%
  4. Cueillette et ramassage : 2% faite essentiellement par les pygmées. 

Les principales activités du territoire sont : l’agriculture, la pèche et l’élevage. Le commerce n’est qu’une activité supplémentaire. La pêche est plus pratiquée dans la partie sud du territoire sur le lac Albert très productif en poissons, associée à l’élevage sur les vastes étendus de savane herbeuse arbustive. L’élevage fait la fierté du territoire qui contient des pâturages naturels vaste et collectif garnis des espèces fourragères diverses. Au Sud du territoire vers la plaine de Kasenyi, ces fourrages sont presque salés à cause de la remontée capsulaire des eaux salines du lac.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 405 FC
Nombre d’opérateurs économiques 800

Principaux opérateurs économiques
  1. Chibonge : commerce générale, grossiste divers
  2. Mbale Kapanza : commerce générale, grossiste divers
  3. Denis : commerce générale, grossiste divers
  4. Katembo : commerce générale, grossiste divers
  5. Tibasima Usen : commerce générale, grossiste divers 

Ces opérateurs économiques sont des grossistes et des détaillants  des produits manufacturés le plus souvent achetés dans les villes notamment de Bunia ou de Butembo. Ces opérateurs économiques sont également de grands cultivateurs du territoire. Ces derniers sont  catégorisés par  un chiffre d’affaire qui vari entre 5000 et 15000$. Actuellement, la dépréciation de la monaie congolaise (fc) face au dollar américain est le plus sérieux de problème économique à l’heure actuelle dans le pays tout entier.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce générale
  2. L’exploitation forestière
  3. Vente des carburants
  4. Hôtellerie
  5. Agriculture pèche et Elevage. Notons que les opérateurs économiques qui oeuvrent dans la ville de Bunia ont également des activités dans le territoire via les détaillants qui facilitent l’écoulement de leurs produits d’importation à provenance des pays étrangers (Ouganda, Kenya, Bubai, Chine).

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Vente des marchandises importés, des produits de champs, de pêche et d’élevage
  2. Vente des produits de télécommunication
  3. Hôtellerie
  4. Messagerie financière 

La majorité des PME sont beaucoup plus dans la vente des divers ou commerce générale des produits d’importations. Le PMI n’existe presque pas sauf l’usinage manuel d’huile de palme à faible impact dans la partie forestière du territoire qui sert les ménages à rafiner leurs palmiers à huile pour la consommation locale.Quelques entreprises chinoises qui exploitaient de l’or dans la rivière Ituri ont considérablement diminuer leurs activités et la majorité ne garde que les materiels divers dans les sites d’exploitation. Cette situation se justifie par la baisse sensible de production.

 

Grandes entreprises locales

Il n’existe pas de grandes entreprises locales dans le territoire.

Principaux produits agricoles
  1. Mais
  2. Manioc
  3. Haricots
  4. Bananes
  5. Arachides 

Utilisation et transformation de chaque produit : les produits sont destinés à la consommation par les populations à 100% et sont soit séchés et conservés comme semences soit vendus pour satisfaire d’autres besoins des ménages. Les produits comme les poissons du lac Albert sont soit consommés frais soit séchés et transformés à Makayabo ou soit fumés et destinés à la vente vers plusieurs autres territoires et  provinces du pays. C’est le cas pour la viande de bœuf également. Sur les 450000 têtes des bêtes bovines que compte la province de l’Ituri plus de 180000 sont rétrouvées dans ce territoire sans compter les pétits bétails et volailles du territoire. Notons que les bêtes bénéficient de très faible taux de vaccination, ce qui leurs causes des maladies et occasionne afin, la mortalité de ces dernières.

 

Principaux produits non agricoles
  1. Bois
  2. Miel
  3. Poissons
  4. Viandes
  5. Piper (ket chou), Makasu 

Les bois sont utilisés par 100% des populations du territoire pour la cuissson et une partie, essentiellement les espèces économiques sont exploitées et exportées sous formes des chèvrons, des planches, des voliges etc vers l’Ouganda et Nairobi. Cette forte pression des exploitant sur ces éspèces provoque leur disparution ainsi qu’une perturbation climentique est enrégistrée ces dernières années. Comme conséquences directes : les pertes des saisons agricoles, la diminution considérable de niveau des eaux, la prolifération des endémies des cultures etc….. la besse considérable de la production ce qui impact totalement sur la vie socio-économique des ménages.

 

Principales sources d’énergie
  1. Energie électrique :0.2%
  2. Panneau solaire : 0.3%
  3. Groupe électrogène : 30%
  4. Bois : 100%
  5. Pétrole : 80% 

L’ensemble de la population du territoire utilise le bois. Quelques ménages qui habitent certains groupements à la périphérie de la ville utilisent l’électricité de la centrale hydroélectrique de Solenyama installée dans le territoire. D’autres combinent le pétrole et le bois à la fois.

La situation d’énergie dans ce territoire se présente de la manière suivante:

  1. Energie électrique : 0.016%, quelques ménages de la périphérie de la ville de Bunia
  2. Panneau solaire : 0.15%
  3. Groupe électrogène : 0.4%
  4. Bois : 100%
  5. Pétrole : 98.3%

L’ensemble des populations du territoire utilise les bois comme source principale d’énergie. Quelques ménages qui habitent certains groupements de la périphérie de la ville de Bunia utilisent de l’électricité. D’autres combinent les pétroles et les bois… et ça dépend du moyen des ménages. Les bois sont exclusivement utilisés par tous.

Le territoire est doté d’une vieille centrale hydroélectrique dénommée Solenyama 1 et Solenyama 2 avec une puissance installée de 1 Méga Walt et de 1.6 méga Walt respectivement pour Solenyama 1 et 2.  Actuellement, elle ne fonctionne pas bien, et que la société minière « SOKIMO » ne parvient pas à faire le transport de l’électricité à la porté des populations. Si cette société pourrait obtenir un soutien de la part de l’état congolais ou de ces partenaires  dans le but de réhabiliter cette centrale, le territoire pourrait profiter de cette énergie électrique et pourrait se développer d’avantage, car dans le temps deux chefferies de ce dernier étaient déjà bien alimentées, il s’agissait de la chefferie de Baboa Bokoé et de Bahema Sud (Groupement de Bogoro et Kasenyi). Cette énergie électrique encouragait essentiellement la pêche et l’artisanat de l’or. La centrale offre une énergie dont l’accessibilité est de vingt quatre heures mais comme caractérisée par un fort délestage dût à son état, les ménages ne sont que desservis pour une durée de huit heures au maximum. Un micro projet est en cours de rédaction au niveau de département électrokimo  pour au moins palier superficiellement aux différentes pannes que connait de plus à plus la centrale en vue de diminuer ce délestage.

*Les points d’eau : forages ou  sources aménagées.

Plusieurs ONG ont intervenue dans l’adduction en eau potable dans ce territoire et beaucoup plus dans leurs projets d’urgences. Nous pouvons citer Oxfam, Solidarités, Unicef …  et sont entrées d’intervenir jusqu’à ce jour. Le territoire compte 715 villages contenus dans douze chefferies. Selon l’enquête Caid auprès de chacune de chefferie, les résultats ci-dessous ont été obtenus :

  • Cent vingt cinq sources d’eau aménagées avec une capacité de 367 ménages sont disponibles dans le territoire.
  • Vingt forages avec une capacité de 450 ménages pour chacun d’entre eux sont utilisés.
  • Cent soixante quatre villages sont raccordés en eau potable sur les 715 villages que compte le territoire avec un nombre disproportionné des points d’eau.
  • Trois cents soixante six villages ont accès à l’eau potable dans ce territoire.Source : Enquêtes Caid par chefferie ; Village assainis, Unicef, Service d’énergie.
  • D’où les ménages du territoire sont desservis à l’ordre de 21% en eau potable soit 54915 ménages. Le reste des ménages utilisent soit les eaux de rivière, soit des sources inappropriées, soit traitent de leurs manières les eaux disponibles afin de les purifiées avant la consommation. Les ménages ont accès à l’eau potable pendant une durée de 12 heures de la journée et desservis pendant huit heures de la journée c.à.d. quatre heures dans la mâtiné et quatre autres heures la soirée, l’horaire prévu par la communauté pour la gestion des points d’eau. La distance moyenne pour atteindre le point d’eau est de 0.3km avec un temps moyen de quinze munites pour atteindre un point d’eau.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 76

Le territoire d’Irumu dispose de cinq zones de santé (Zs de Rwampara, Zs de Nyankunde, Zs de Komanda, Zs de Gety et afin, la Zs de Boga).

*La Zs de Rwampara  dispose d’un hgr communautaire crée depuis l’année 2005, et 11 centres de santé dont 10  communautaires et un Cs le onzième construit par la Ctb. La distance moyenne entre les domiciles et structures de santé est à moyenne de 6km.  L’hgr dispose de 3 bâtiments tous en dur et à bon état ; et un Cs en un seul bâtiment en dur et à bon état lui aussi. Les autres Cs sont en pisé dont deux en mauvais état et huit autres en bon état. Les services organisés dans cette Zs sont : la médecine interne et la gynécologie. Cette Zs dispose de 4 médecins et de 74 infirmiers. Elle a une capacité d’accueil de 35 lits. Pas de service spécialisé dans la Zs. La zone de santé est soutenue le plus souvent par Sanru et Path Provic comme partenaire fournisseur momentanée des médicaments. La Zs s’approvisionne de fois à médicaments sur le marché de la ville de Bunia, car cette dernière est dotée de plusieurs pharmacies privées.

Nb : Cette Zone de santé est encore à construire car, les infrastructures qu’elle dispose sont insuffisantes pour accueillir les malades de la zone de santé.

*Zs de Nyankunde elle est une propriété conventionnée protestante. Voyant son importance en termes de matériels médicaux, ces personnels qualifiés étrangers essentiellement les blancs et leurs infrastructures impeccables donnant lieu de transformer cette structure à une Zs. Cette Zone est la plus réputée par rapport à la qualité de prise en charge dans le territoire. Lemédecin chef de zone déplore uniquement le manque du service intégré de vih, ce qui pose le souci pour la prise en charge des malades. Elle compte 12 médecins et 76 infirmiers  plus d’autres médecins spécialistes blancs non comptés ici. Les services suivants sont organisés : pédiatrie, gynécologie, ophtalmologie, dentisterie, orthopédie médecine interne, chirurgie. Les soins coûtent moins chère , alloués dans le frais communautaire et les médicaments sont disponibles. Seul le service intégré vih fait défaut dans cette zone pour dire que les pvv de la zone souffrent. La distance moyenne entre les structures de santé et les ménages est de 9km. Les médicaments de routine ainsi que de spécialité sont disponible et coûtent moins chère car la Zs du côté communauté octroi des dons aux patients pour de cas grave. ppssp, Samaritan’s purs, Fond mondial et unicef sont des partenaires qui interviennent dans cette zone. Cette dernière est dotée d’un hgr et de 12 centres de santé. Les informations à rapport sur l’état des infrastructures sont encours. L’hgr  de Nyankunde a une capacité d’accueil de 150 lits.

*La Zs de komanda dispose d’un hgr qui a une capacité d’accueil de 40 lits et de 15 centres de santé dont l’état n’est pas connu pour le moment. La distance moyenne qui sépare les structures de santé et les ménages est de 8km. Elle est  une Zs envahie par les déplacés de la partie sud du territoire en fuite des guerres des milices adf nalu, ce pourquoi tous les Centres de santés sont chaque mois saturés. Le médecin chef de zone indique à plus des populations couvertes par cette Zs, près de 4000 personnes par mois viennent s’ajouter sur les populations couvertes par cette dernière depuis le mois de janvier 2015. L’hgr à soit est trop petit et nécessite un travail d’élargissement en y augmenta quelques autres bâtiments. Les services organisés sont : la médecine interne, la gynécologie, la chirurgie, la pédiatrie. La Zs compte au total 4 médecins, 85 infirmiers et o spécialiste. Les organismes intervenant dans cette Zs sont : oms, unfp, unicef, pap omd etc. Les soins coûtent moins chères sauf pour le cas compliqué (chirurgie) coûte extrêmement chère.

*La Zs de gety  dispose à son tour un hgr en dur et à bon état dont l’année d’acquisition n’est pas connue avec une capacité d’accueil de 45 lits; 16 centres de santé dont 9 en dur  et 5 d’entre eux à l’état critique et nécessite la réhabilitation. Les 7 autres sont en pisé et tous sont à reconstruire et sont confessionnels. Cette Zs se retrouve dans une zone d’insécurité permanente. L’hgr est confessionnel, et deux parmi les Cs sont publics. La distance moyenne entre les structures de santé et les ménages est de 7km. Les services organisés dans cette Zs sont : la médecine interne et la gynécologie, et la chirurgie. Cette Zs dispose de 5 médecins et de 105 infirmiers. Pas de service spécialisé dans la Zs. Les soins de routine coûtent moins chère sauf que les populations déplacées ne sont pas à mesure de payer les frais de soins. La Zs s’approvisionne de fois en médicaments sur le marché local de la ville ; actuellement le cadmebu est à pleine construction de son dépôt pharmaceutique dans la ville de Bunia où toutes les Zs sont désormais exigées de s’approvisionner dans cette structure proche des zones de santé du territoire d’Irumu. La plus part des Cs de cette Zs n’a pas des marmites de stérilisation ni des microscopes pour leurs laboratoires. Il est également à noter que 8/16 Cs ont été pillés lors des affrontements entre la frdc et la frpi. La Zs n’a pas de personnel spécialisé mais le staff msf suisse et medair l’appuient par la formation de personnel médical. La zone a des difficultés d’organiser les références surtout dans les aires de santé de bukiringi, olongba, aveba, maga et bilima suite à l’insécurité mais aussi de mauvais état de la route.

*La Zs de boga dispose d’un hgr en semi dur  à bon état et existe depuis l’année 1983, il est confessionnel avec une capacité d’accueil de 50 lits; 10 centres de santé disponible dans la Zs dont 7 en dur, 2 en semi dur et 2 autres en pisé dont l’état est aussi bon. L’hgr et les 10 Cs sont tous confessionnels. La distance moyenne entre les structures de santé et les ménages est de 10km. Les services organisés dans cette Zs sont : la médecine interne et la gynécologie, la chirurgie, la pédiatrie, le gynécoobstretrique, et le laboratoire. Cette Zs compte dans son ensemble  4 médecins et  46 infirmiers. Pas de service spécialisé dans la Zs.

 

 

 

 

 

Maladies les plus récurrentes
  • Le paludisme,
  • Les infections respiratoires aigües (IRA),
  • La diarrhée,
  • La malnutrition, l’anémie,
  • La méningite

 

La majorité de la population souffre le plus souvent du paludisme. Ceci est dû à une mauvaise utilisation des moustiquaires.

L’anémie touche plus les populations du bord de lac Albert, la malnutrition sévit dans le côté Sud (Gheti et Bogoro) à cause des guerres des Milices de Fni. La malaria et la fièvre typhoïde eux sont retrouvés dans tout le territoire. D’autres maladies telles que la peste, les IST,  le VIH  sont également présents dans le territoire.

Les ONGs internationales et les agences des nations unies intervenant dans le territoire dans ce secteur de santé sont : Samaritans Pures, Unicef, Ppsp, unfp, sanru, oms, gavi, medair, msf, Coopi, caritas, solidarités Dans Wosh, Ladec… qui interviennent beaucoup plus dans la lutte contre le vih et les violences sexuelles.

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 267
Ecoles secondaires 115

Le territoire dispose de 382 écoles dont 267 sont privées. Parmis ces écoles 52 ne disposent pas des latrines  et 49 disposent des latrines hors usages. toutes ces écoles sont mixtes et 270 d’entres elles ont des latrines séparées filles et garçons. La sous division compte au total  217 classes en dur, 1184 en semi- dur et 593 en paille. 80718 élèves de tout âge confondu sont inscrits pour l’année scholaire 2016-2017 dont 68610 ont l’âge officiel de 6-11 ans. 2226 enseignants compte la sous-division dont 635 sont de sexe féminin. Parmis ces enseignants  1318 sont au secondaire. Le territoire bénéficie des universités et institutions supérieures se trouvant dans la ville de Bunia qui fût une cité dans ce dernier.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Le territoire à soit ne dispose d’aucune institution supérieure et universitaire. Dans le temps, quand la ville de Bunia fût une cité de dans ce dernier il comptait plus ou moins 9 institutions mais dépuis l’autonomisation de cette dernière  il est difficile de compter ces institutions pour la part du territoire néamoins étant très proche de la ville les étudiants venant du territoire ont facilement accès à ces institutions.


ONG et projets

Nombre d’ONG 64
Principales activités
  1. Secteur de la Protection :  19 ONGs dans toute la province de l’Ituri
  2. Eau hygiène et assainissement : 14 ONGs
  3. Sécurité alimentaire :10 ONGs
  4. Dans le secteur de la santé : 7 ONGs
  5. Education : 7 ONGs dans toute la province.
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

Aucune.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Donnée non disponible


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Au total 792 km des routes sont identifiés dans le territoire. Sur le 792 km des routes 202 km sont à intérêt national : la RN4 avec 103 km (tronçon Luna-Komanda-Mungamba dont 3 km asphaltés) et la RN27 avec 99km (tronçon Central-Bunia-Komanda). Elles sont en bon état actuellement.

Le territoire dispose de quatre principales voies d’entrée et de sortie ; par la route le territoire relie la province de la Tshopo et celle du nord Kivu ; par la voie lacustre l’Ouganda. Par voie aérienne, il reçoit les visiteurs de Goma, Kisangani, Beni et d’autres coins du pays. Le territoire dispose également des rivières qui le traverse dont la navigabilité est possible seulement pour les pécheurs et qui le relient à quelques villages voisins. Cependant, on peut aussi accéder dans ce territoire via le lac Albert sur lequel on retrouve un bon nombre des pirogues motorisées qui font des navettes et de trafic frontalier entre Ouganda et Kasenyi mais aussi entre les villages frontaliers. Le territoire dispose par ailleurs quelques pistes d’aviation appartenant à la communauté évangélique de Nyankunde (notamment la piste de Tchabi, de Nyankunde opérationnelles pour les petits porteurs), la piste de Boga pour l’entreprise TOTAL en plein travaux d’études sismiques.

Dans le territoire, les routes sont en bon état car entretenue par le gouvernement provincial, la Monusco ,le Foner et l’office des routes. Les routes des déssertes agricoles se dégradent d’avantages à cause de manque d’entrétien.

 

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Vodacom couvre environ 90%  du territoire. Airtel  couvre plus ou moins  65% du territoire avec une bonne qualité du réseau et des produits disponibles partout.

Tigo et Orange se sont récemment installés uniquement dans la ville de Bunia avec une excellente qualité du réseau. Leurs antennes sont à construction dans différentes parties du territoire.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Oui

Notons aussi la présence de la grotte de Mont Hoyo, une merveille de la nature,  quelques chutes d’eaux telles que la chute Akobi dans la chefferie de walendu Bindi, la chute de Pumbuo dans la chefferie de Bahema Boga, la chute de Malyabongo dans la chefferie de bahema mitego…

Espèces phares de la faune
  • Eléphants,
  • Okapi dans le parc d’ Epulu,
  • Hippopotames,
  • Chimpanzés,
  • Chauve souris.  Le braconnage dans ce territoire est fréquent et l’éspèce la plus visée est l’éléphants à cause de l’ivoire.

 

Espèces phares de la flore
  • Antandophragma (Liuboyo),
  • Milicia xelsa (Punga),
  • Cailla atoteka (Linzo),
  • Cordia abisilyca (Ngoma ngoma),
  • Altonia bonei (Mutondo).

 Ces éspèces  sont exploitées par des exploitants sémi-industriel qui coupent ces bois économiques à l’aide des troçoneuses, les transformants à planches, à chévrons, à voliges etc et exportent ces produits finis soit en Ouganda, soit en Nairobi. La conséquence la plus visible et directe est la régression considérable de la forêt qui à son tour provoque la perturbation des saisons agricoles, la dimunition du niveau normal des rivières et cours d’eau, la prolifération des énemies des cultures qui ont un un effet direct sur la production agricole. Cette situation joue non pas seulement sur les conditions socio-économiques des populations mais aussi sur leurs paniers alimentaires journalier.

 


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire est relativement calme sauf certaines attaques dans la partie sud du territoire notamment dans le secteur de Geti, Aveba et Eringeti  par la milice Frpi et de Adf Nalu qui déstabilisent ces zones provoquant un mouvement des populations, suivis de meurtres et des pillages.


Opportunités de développement

Si le gouvernement pouvait:

  • stabiliser l’électricité pour faciliter l’implantation des usines afin de permettre la conservation des produits agro-pastorals (viandes, poissons legumes etc.) dans le territoire.
  • Financer Le reboisement pour limiter l’action de l’homme sur l’environnement en encourageant les cultures pérennes (comme le cacao) à la place des arbres coupés.
  • Aménager les routes de dessertes agricoles mais aussi les routes d’intérêt national voir provincial reliant ce territoire avec les autres en vue de favoriser un échange permanent des produits divers.
  • Renforcer un mécanisme de protection du lac Albert afin d’éviter la disparition des éspèces occasionée par la pêche non réglementée et rélancer la construction du port de Kasenyi et le doter des navires de qualité pour assurer le transport des passages de Kasenyi-Ouganda et vice versa.
  • Stabiliser les zones insécurisées afin d’accroitre la production agricole et assurer la stabilité à terme de sécurité pour les éleveurs.
  • Financer l’abbatoir industriel de Bunia afin d’assurer la conservation de viande  et des poissons produits dans la partie sud du territoire, car le manque des structures de conservation défavorise et décourage les producteurs.

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