Territoire de Dibaya

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï-Central
Superficie 7 605 km²
Taille estimée de la population 1 062 877 hab.

(source: Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Dibaya a vu le jour par l’Ordonnance n°168/2 du 28 novembre 1913 de l’Administration générale du Congo Belge qui mettait ainsi en vigueur l’arrêté royal du 28 mars 1912 sur l’organisation territoriale de la colonie. Il est subdivisé en 5 secteurs à savoir : Kasangidi, Dibanda, Tshishilu, Kamuandu et Diabataie et le chef lieu se trouve dans la cité portant le nom du territoire à 130 Km de la ville de Kananga, Chef lieu de sa province, le Kasaï Central.

Le territoire de Dibaya se partage des frontières avec le territoire de Dimbelenge au Nord, le territoire de Luiza au sud, les territoires de Kabeya Kamwanga, Kamiji et Miabi à l’est qui dérivent d’ailleurs du territoire de Dibaya du temps du grand Kasaï. Le territoire de Kazumba et la ville de Kananga sont à l’Ouest.

Coordonnées géographiques

  • Longitude : 22 °51’
  • Latitude : 4° et 7° de.
  • Altitude : 6°28’

Climat

Du point de vue climatique, ce territoire appartient à la Zone tropicale humide avec alternance de 2 saisons dont :

  • La saison de pluie qui est la plus longue avec 8 mois (de fin Aout ou début Septembre à Avril) et
  • La saison sèche avec environ 4 mois (de Mai à Août)

Les précipitations moyennes annuelles sont comprises entre 1400 et 1600mm d’eau. La température moyenne se situe dans l’intervalle de 20°à 22°C. (Sources : Rapport de l’ Administration du territoire 2015 et Rapport de l’inspection territorial de Développement Rural 2014).

Hydrographie

Du point de vue hydrographique, le territoire est traversé par des nombreux cours d’eau parmi lesquelles il sied de citer :

  • La Lulua, grande rivière qui baigne Dibaya, le sépare du territoire de Kazumba à l’ouest et celui de Luiza au sud et passe dans ses trois secteurs sur les cinq dont Tshishilu, Dibanda et Kamuandu  avant de poursuivre son itinéraire pour verser ses eaux dans la rivière Kasaï, un important affluent du fleuve Congo.
  • La Moyo qui a sa source à Tshishilu et passe dans le secteur de Dibanda, Kasangidi et Kamuandu,
  • La Lukula dans les secteurs de Kasangidi et Dibataie, elle sépare Dibaya du territoire de Kabeya Kamuanga de la province voisine du Kasaï Oriental.
  • La Lubi qui sépare Dibaya du territoire de Miabi du Kasaï Oriental,
  • La Luekeshi dans le secteur de Tshishilu qui passe à la limite entre Dibaya et Kamiji de la province de La Lomami.
  • La Muanza Ngoma qui passe au nord du territoire, formant les limites entre le territoire de Dimbelenge et Dibaya.

Végétation

Quant à la végétation, elle est dominée par les savanes qu’on trouve presque partout dans tous les 5 secteurs et un peu des galeries forestières à Dibanda et à Dibataie.

Sol

Quatre types de sols sont visibles à travers le territoire. Il s’agit des sols Argileux, Sablonneux, Sablo-argileux et limoneux.

Relief

Le Relief de ce territoire est constitué des plateaux et des plaines. Le territoire fait partie des bas-plateaux du Kasaï.

Particularités et richesses du territoire

La particularité du territoire de Dibaya est le grand nombre des rivières qui le traverse. Elles sont au-delà de 40 et obligent la construction des ponts sur presque toutes ses routes. C’est un territoire où le vélo détient le monopole du transport des marchandises avec leurs conducteurs nommés localement Bayanda, les véhicules y étant rarissimes. C’est également le territoire où la population s’intéresse plus à l’élevage des lapins, ce qui n’est pas le cas ailleurs

Données culturelles

Deux tribus se partagent le territoire de Dibaya : Il s’agit des Kete qui sont minoritaires (20%) habitant le secteur de Tshishilu et les lulua majoritaires (80%), éparpillés dans les quatre autres secteurs du territoire.

Les deux tributs se diffèrent par la langue avec le Tshiluba que parlent les Lulua et le Tshikete préférentiellement parlé à Tshishilu en plus du Tshiluba. Une autre particularité chez les bakete est la tendance du matriarcat. Ils ont la chance d’avoir un sol plus productif par rapport aux autres ce qui les rend en avance dans l’agriculture et l’élevage par rapport aux Lulua qui combinent ces activités avec d’autres, à l’instar du commerce, l’artisanat, etc. (Source : Inspection territorial de développement rural).

Langues parlées dans ce territoire
  1. Tshiluba (95%)
  2. Lingala (20%)
  3. Swahili (5%)
  4. Tshikete(20%)

Dans ce territoire le Tshiluba est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les secteurs. Etant langue nationale et d’expression courante dans toutes les provinces actuelles qui dérivent du grand Kasaï, Le Tshiluba est parfois appelé Kikasaï.

Le lingala vient en deuxième position. La population aurait appris cette dernière à travers la présence d’un grand bataillon de gendarmerie dans le territoire dont l’état-major était situé à Tshimbulu, Chef-lieu de l’ex-district de Lulua au temps du Zaïre. En effet, les militaires de cette structure, comme ceux d’aujourd’hui, s’exprimaient préférentiellement en Lingala.

Principales activités
  1. Agriculture (85%)
  2. Elevage (55%)
  3. Petit commerce (15%)
  4. Fonctionnaires de l’état et enseignants (5%)
  5. Menuiserie, Maçonnerie et artisanat (3%)

Les pourcentages ci-hauts présentés sont fonction des activités citées par rapport à un total de la population. Il est à noter que plusieurs individus se retrouvent dans plus d’une activité.

L’agriculture occupe une place de choix comme activité au sein de la population de Dibaya. Les agriculteurs s’occupent beaucoup plus des cultures vivrières que des cultures industrielles par manque d’investisseurs dans ce domaine, des semences ; aussi plusieurs n’ont pas de terres propre à eux. Signalons quand même une avancé dans la culture du palmier qui est une activité de plusieurs, suivi du café.

A part le secteur de Tshishilu qui dispose des sols argileux plus ou moins riches, le reste des terres demandent des techniques modernes d’amélioration et d’utilisation dont la population ne dispose pas. D’où ils se contentent de la faible production avec toutes les conséquences économico-sociales qui en découlent (malnutrition, importation du surplus de la consommation, prix élevé des aliments, etc.). Notons néanmoins que Dibaya occupe en province la première place dans la production de certains légumes comme l’aubergine, la tomate, les poireaux. Les fruits à l’instar de l’ananas, la mangue, la banane y sont également produits en quantité non négligeable.

Une grande partie de la population de Dibaya est éleveur. On y trouve deux sortes d’élevage à savoir :

L’élevage du gros bétail : Où l’on ne peut pas ne pas citer la ferme ELARBU, une grande ferme de la mission catholique de Bunkonde avec 1800 hectares et près de 1200 têtes dans le secteur de Dibanda. Il ya également d’autres fermettes privées éparpillées dans certains secteurs du territoire.

L’élevage du petit bétail : avec au moins un animal par ménage, partageant parfois le même logis avec les hommes. L’élevage des espèces comme le lapin (où Dibaya est premier producteur de la province), cobaye, caprins, porcs, poules, canards, pintades… est pratiqué avec comme objectif l’autoconsommation et celui de répondre à certains besoins d’ordre financiers, les études des enfants étant le besoin le plus financé par cette activité. La difficulté majeure est celle de la santé des animaux qui n’est pas une nécessité pour la majorité des éleveurs, raison pour laquelle les maladies caprines, porcines et d’autres continuent à décimer les bêtes depuis plus de 5 ans, et aujourd’hui le territoire a perdu plus de la moitié de son cheptel en animaux concernés. On parle plus de la peste caprine et de la peste porcine.

Le reste de la population est soit dans le petit commerce, le secteur tertiaire (enseignants, fonctionnaires de l’état, etc.), et d’autres se débrouillent dans la maçonnerie, la menuiserie ou l’artisanat, la pêche moins productive, la pisciculture, le ramassage nocturne des termites (fourmis ailées) en fin d’année, etc.

Dibaya est réputé d’avoir des potentialités minières diversifiées dans son sol et sous-sol comme dans ses rivières, néanmoins, aucune exploitation considérable n’a été envisagée. Aussi, les quelques curieux qui s’adonnent à l’activité minière n’ont pas trouvé grand-chose jusqu’à ce jour.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 400 FC
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques
  1. Ets Tshika
  2. Ets Tshiamasco
  3. Ets Sauterelle
  4. Ets KAVINCE
  5. Ets Remis Tshiswaka

Au territoire de Dibaya il est difficile de fournir le nombre exact des individus pouvant être considérés comme opérateurs économiques. Néanmoins, de concert avec les services en charge sur place, en plus des observations directes, ce nombre avoisine 3000 parmi lesquels nous trouvons les commerçants( ambulants, d’autres stables), les petits commerçants d’étalage (dans les différents marchés et le longs des routes du territoire), les conducteurs de taxi moto, les transporteurs des marchandises à vélo(nommés localement bayanda) , les différents coiffeurs, les propriétaires de ciné-vidéo, les meuniers et menuisiers, les couturiers et cordonniers, les cabines de charge téléphonique, les dealears ou vendeurs des cartes téléphoniques….

Cette liste d’activités n’étant pas exhaustive, renferme une minorité des véritables opérateurs économiques et une grande majorité des gens qui se recherchent dans ces activités après avoir enregistré des échecs dans d’autres domaines (pêcheurs, agent de l’état non matriculés ou non payé, travailleurs avec salaire insuffisant, individus ayant connus des échecs aux études…) ou bien dans le but d’accroître leur revenu au départ faible dans leurs activités principales (agriculture, élevage).

Beaucoup de ces opérateurs sont loin d’être formels départ leurs capitaux trop insignifiants comme leur irrégularité dans la prestation des services. Des taxes sont toujours signalées pour les plus accessibles. Il s’agit par exemple des cyclistes transporteurs (« Bayanda ») qui payent 2000 FC l’an pour le compte des entités administratives décentralisés (secteurs et commune rurale). On signale également les tiqués marché payé (100fc par jour de marché) vers les mêmes destinations concernant les petits commerçants.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires
  2. Vente des vêtements
  3. Vente du carburant (Essence, Mazout,…)
  4. Vente d’ustensiles des cuisines et autres outils de ménage
  5. Vente des articles divers
Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente de manioc
  2. Production et vente d’huile de palme
  3. Raffineries d’alcool
  4. Elevage du gros et petit bétail
  5. Meunerie, Forges, Ateliers de couture, Ciné.

Du point de vue de la production et vente du manioc, les PME arrivent à produire des quantités considérables (entre 2,5 à 9 tonnes/ha) selon la fertilité du sol et les techniques culturales utilisées .Le plus grand problème se situe au niveau de la vente où le transport vers les sites de consommation. Il s’effectue en grande partie par les vélos avec tous les risques et tracasseries possibles en cours de route sans oublier l’état de délabrement avancé des voies routières fréquentées.

Signalons que les équipements d’extraction (presses) utilisés sont encore rudimentaires ne permettant pas une optimisation maximale du rendement de l’activité. Ils vendent sur place et le surplus est expédié ailleurs, (Mbujimayi, Lubumbashi, Kananga, Etc) où il y a plus d’acheteurs mais la difficulté de transport demeure.

Des éleveurs sont visibles par-ci par-là dans tous les secteurs du territoire. Néanmoins plusieurs d’entre eux ne pratiquent que l’élevage extensif où les bêtes se prennent elles même en chargent. La stabulation, les soins préventifs comme curatifs, les suppléments alimentaires ne sont pas pour eux une nécessité.

Quant à la meunerie, les cinés, on signale un problème de carburant dont les entrées par rapport à l’activité ne sont pas généralement proportionnelles à son prix.

Grandes entreprises locales

Le territoire de Dibaya ne dispose pas de grandes entreprises locales. Néanmoins, certaines ONGD et asbl ont embrassé un grand nombre d’activités, qu’elles arrivent à mobiliser des revenus et à employer un grand nombre d’individus. Il s’agit par exemple du COBIDIEP et du COE qui sont multisectoriels, COBIDIEP intervenant dans l’agriculture, menuiserie, élevage, santé, éducation, hébergement, le COE ayant une imprimerie en plus, etc.

La REGIDESO pouvait être signalée comme grande entreprise de par ses équipements (usine pouvant traiter 92m3/heure, château d’eau de 170m3 et capacité de livraison de 80m3/ heure) néanmoins le personnel permanant et temporaire n’a jamais dépassé 10 car les recettes sont très faibles, la majorité de la population n’utilisant pas de son eau, une partie se dirigeant toujours vers les sources, une autre vers la rivière en plus de l’eau de pluie.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (80%)
  2. Mais (73%)
  3. Haricots (58%)
  4. Riz padis (51%)
  5. Arachide (37%)    
  6. Voandzou (27%)
  7. Huile de Palme (9%)

Les pourcentages ci-haut sont fonction du nombre total d’agriculteurs s’occupant des cultures précitées avec la possibilité qu’un agriculteur embrasse plus d’une culture.

Comme il est visible, le manioc et le maïs sont cultivés par la majorité des agriculteurs. Ils sont en effet, les aliments de base et servent à la préparation du Bidja (foufou à la farine de mais et manioc mélangé à différents pourcentages selon les consommateurs) visible dans la quasi-totalité des repas en famille.

Ils sont également les principaux ingrédients dans la fabrication du Tshitshampa, boisson distillée après fermentation de mout de mais mélangé à la poudre des écorces séchées du manioc. Cette dernière est également utilisée dans la construction par substitution au ciment. Les feuilles de manioc dits localement matamba sont également visibles dans la ration journalière de plusieurs familles et d’ailleurs il ya des variétés de manioc qu’on ne cultive que pour leurs feuilles. Quelque soit la production territoriale de ces deux cultures, certaines quantités viennent des territoires voisins de Luiza soit de Kazumba pour suppléer au déficit pendant les périodes de soudure.

Le haricot est également produit en grande quantité. On en trouve pour la consommation locale et moins pour la vente en dehors du territoire. Les commandes les plus effectuées dans les restaurants en longueur de la journée sont à base de haricot.

La culture du riz est également pratiquée et fournie à la récolte des quantités non négligeables mais qui n’empêche pas la présence des riz importés sur les marchés locaux. Cela serait du à la mauvaise qualité de décortiqueuses utilisées localement favorise la préférence du riz importé.

Le vouandzou ou pistache est une culture particulière. Il se conserve bien au champ qu’au dépôt, récolté à partir de décembre, son prix va en augmentant au fur et à mesure qu’il se raréfie sur le marché favorisant les agriculteurs disposant des grandes quantités. Le territoire de Dibaya, premier producteur de la province, en fournit également à Kananga, à Mbujimayi, à Lubumbashi, etc. ;

La filière palmier à huile est visible à Dibaya car les palmiers sont très disponibles sur le territoire. Certains sont cultivés et d’autres poussent naturellement après germination des noix abandonnés à même le sol, la productivité étant satisfaisante dans les deux cas. Le problème réside à la transformation qui est encore traditionnelle ne permettant pas une obtention de l’huile en grande quantité. Les investisseurs dans ce secteur seraient les biens venus pour qu’il soit au bénéfice de la population et toute autre personne intéressée par cette activité. Signalons néanmoins que le palmier intervient dans la construction (à travers les bambous produits à partir des nervures principales de la feuille), dans la fabrication des ballais (qui proviennent des nervures secondaires), dans la fabrication locale des savons (réaction entre l’huile de palme et la soude caustique) dont les échantillons sont visibles au marché, dans la fabrication du sel indigène et la boisson locale Lumayimayi (le vin de palme) qui est même la sève de la plante.

Malgré les efforts louables de la population à cultiver le champ et de sensibilisation par les acteurs sur terrain (ONGD et agents de l’état concernés), la production reste faible sur la grande partie des surfaces cultivées suite aux sols décrétés pauvres, et à la difficulté d’accès aux intrants agricoles adéquats divers (produits phytosanitaires, fertilisants, et les outils modernes de travail du sol, semences améliorées et/ou certifiés, etc.), également le feu de brousse par-ci par-là dans les savanes qui brule toute la matière organique affectant sensiblement la productivité su sol.

Principaux produits non agricoles
  1. Les lapins
  2. Les poules
  3. Termites (Fourmis ailées appelées localement nswa)
  4. Chenille

Les lapins et poules sont toujours disponibles au marché de telle sorte que les voyageurs peuvent s’en procurer pour leur voyage.

Le ramassage des termites en fin d’année (Mi-novembre à Décembre) est une activité qui a fait son nom à Dibaya. L’activité se déroulant dans la nuit, on en trouve des grandes quantités pour la consommation locale et le surplus est soit conservé pour une consommation ultérieure, soit acheminé vers d’autres contrées voisines après séchage et/ou salage comme méthodes de conservation.

On trouve des chenilles par-ci par-là dans les galeries forestières mais en très petite quantité par rapport au besoin de la population. Le surplus vient d’ailleurs, de l’ex Katanga d’habitude via le train, se faisant accompagner de quelques poissons salés.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (80%)
  2. Solaire (10%)
  3. Chimique ou pilles (5%)
  4. L’essence et Mazout, Pétrole (5%)

Quoique la ligne électrique Inga-shaba passe au milieu du territoire de Dibaya, le courant électrique y est mal connu. La bonne nouvelle est que dans le secteur de Dibanda sur la chute Katende de la rivière Lulua, est entrain d’être construit le Barrage hydroélectrique Katende qui pourra desservir le territoire en électricité et quelques autres villes voisines (Mbujimayi, Kananga). Cette énergie est une nécessité évidente par le fait même qu’il devra encourager les activités des PME qui sont en rapport avec la transformation ,et la création d’autres qui ne dépendent que de l’électricité. Aussi, il encouragera les investisseurs nationaux et étrangers à investir dans l’industrialisation de quelques produits localement disponibles.

Néanmoins à la cuisine tous les ménages utilisent essentiellement le bois sec ou carbonisé (la braise), ressource utilisée également pour repasser les habits, pour se réchauffer en cas de nécessité et même dans l’extraction de l’huile de palme dans les unités locales de transformation. C’est la source d’énergie la plus disponible sur toute l’étendue du territoire et la moins chère de toutes.

L’énergie solaire est utilisée dans certains hôpitaux, dans les cabines publiques pour la charge des appareils électroniques, dans les salles de ciné-vidéo et dans quelques ménages pour l’éclairage.

Les lampes torches à piles (énergie chimique) sont populaires et sont venue remplacer celles à pétrole, cette ressource s’étant raréfiée de plus en plus dans le milieu. Signalons que le pétrole qui vient au territoire est usité dans les centres de santé pour la conservation des vaccins à l’aide des frigos à pétrole. Il est également utilisé dans le ramassage nocturne des fourmis ailées (termites) aux mois de novembre et décembre qui ne donne bien qu’avec des lampe à pétrole. Le prix du pétrole à Dibaya bascule dans l’intervalle de 2500FC à 3000Fc le litre.

Quant à l’essence, dont le prix est entre 2000Fc à 2600Fc le litre selon l’éloignement du lieu d’approvisionnement, il fait fonctionner les groupes électrogènes dans les églises qui en ont lors des célébrations religieuses, Egalement des moteurs, des engins roulant comme les véhicules des ONG et les motos pour transport privé et en commun. La disponibilité du transport restant insignifiante, son prix est par conséquent exorbitant. Le Mazout est essentiellement utilisé dans les moulins et certains groupes électrogènes.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 7
Nombre de centre de santé 67

Le territoire de Dibaya contient 4 Zones de Santé à savoir :

  • La zone de santé de Dibaya avec 2 hôpitaux et 17 centres de santé.
  • La zone de santé de Lubondaie avec 2 hôpitaux, un centre Hospitalier considéré à ce jour comme hôpital secondaire et 20 centres de santé.
  • Zone de santé de Bunkonde qui a un seul hôpital et 14 centres de santé.
  • La Zone de santé de Tshikula disposant d’un HGR et 16 centres de santé.

Les 4 services de base sont organisés dans tous les hôpitaux (médecine interne, chirurgie, Gynéco-obstétrique, pédiatrie) au-delà desquels se trouvent l’ophtalmologie à l’hôpital saint François, l’imagerie à HGR de Tshikula et à Hôpital Saint François, HGR de Bunkonde (Echographie) et Dibaya possède l’appareillage d’échographie doté récemment par PESS mais hélas, pas de prestataire formé en plus du problème d’énergie pour son utilisation, même situation pour Lubondaie où le service d’imagerie est également buté au problème d’énergie. Les autres cas spécifiques (dentisterie, cardiologie, dermatologie, ….) sont transférés d’habitude à Kananga (Hôpital provincial, Hôpital de Tshikaji…) où sont trouvables les spécialistes capables d’y intervenir avec plus ample précision.

Les médecins et les infirmiers sont disponibles et avons-nous appris que dans les 4 zones de santé, le payement par le malade est un devoir mais jamais une condition pour accéder aux soins.

Dans toutes les zones on sollicite surtout une implication directe de l’état dans la prise en charge du personnel soignant car les non matriculés (et matriculés non payés) sont nombreux que ceux qui reçoivent le salaire de l’état, situation identique pour la prime de risque. Néanmoins Faudra-il signaler également que les médicaments utiles pour les maladies récurrentes (paludisme, IRA, maladies hydriques, VIH/SIDA, fièvre typhoïde…) sont disponibles au territoire sauf pendant certaines périodes où l’on peut constater les ruptures de stock accompagnées d’un retard dans l’approvisionnement parfois du à la mobilisation difficile de la participation locale dans la zone de santé demandeuse ou soit à la lenteur dans le processus de livraison. Dans ces conditions, les centres ayant encore des réserves suppléent aux autres et à la limite, les ordonnances sont remises aux malades pour une procuration dans les pharmacies commerciales de la place. Les médicaments spécifiques eux sont achetés sur ordonnance dans les grandes pharmacies de la ville limitrophe de Kananga.

De manière générale au territoire, la population est satisfaite des soins disponibles mais une bonne partie ne les utilise pas faute de moyen. Elle aimerait plutôt une gratuité parfaite des soins. Dans toutes les zones de santé on reconnait l’usage de l’automédication, de la médecine traditionnelle après lesquelles pratiques, les formations sanitaires sont consultées lors des graves complications et en retard. Les pertes en vies humaines dans la communauté se font observer du jour au lendemain parmi lesquelles on trouve des malades n’ayant pas reçus les soins avant leur mort.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Infections respiratoires aigües
  3. Maladies diarrhéiques
  4. Malnutrition protéino-calorique
  5. Anémie

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 329
Ecoles secondaires 207

Le territoire de Dibaya a deux sous-divisions Dibaya 2 et Dibaya 1.

La première, Dibaya 1 a son siège à Tshimbulu. Elle est la plus grande et gère 69% des écoles du territoire, soit 226 écoles primaires avec 49705 élèves dont 23558 filles et 137 écoles secondaires avec 15101 élèves dont 4657 sont des filles (Année scolaire 2014-2015)

Elle s’étale sur trois secteurs dont Dibanda, Tshishilu, Kasangidi, et la commune rurale de Tshimbulu.

Du point vue des enseignants, il y en a 1724 au primaire et 1575 au secondaire avec les pourcentages respectifs des femmes 21% et 9%.

Par rapport aux régimes de gestion et la prise en charge financière au niveau des écoles, on trouve 6% des écoles publiques non conventionnées au primaire et 7% au secondaire. Les écoles restantes sont publiques pour la plupart, généralement sous la gestion des communautés religieuses et le COOBIDIEP, une ASBL de la place. 98 écoles primaires (soit 43%) et 54 écoles secondaires (soit 39%) sont mécanisées en plus de 7 bureaux qui interviennent dans l’éducation parmi lesquelles sont inclus ceux de la sous division. Au total 1527 enseignants sont payés par le trésor public et 52 autres mécanisés sont non payés jusqu’à ce jour.

Considérant la situation des infrastructures scolaires, les classes en pailles dominent sur les autres soit : 325(57%) contre 443(19%) en semi dur et 549(24%) en dur.

La sous division de Dibaya 2 elle fut créée en 2011. Avec 31% des écoles du territoire soit 102 écoles primaires avec 25420 élèves dont 12047 filles et 64 écoles secondaires 7801 élèves au secondaire dont 2602 filles. (Année scolaire 2014-2015)

Géographiquement, la sous division fonctionne dans les secteurs de Dibataie et Kamuandu).

En ce qui concerne le régime de gestion et la prise en charge financière au niveau des écoles,  15% sont non conventionnées au primaire et 10% au secondaire. Les autres sont des écoles conventionnées soit catholiques soit protestantes et aucune d’entre elles n’est privée. Il y a encore des écoles non agrées qui fonctionnent en attendant impatiemment leurs agréments. 14 de ces écoles  sont primaires et 9 écoles secondaire à ce jour. Selon le sous proved de ladite sous-division, ces écoles sont dans les normes et nécessiteraient une considération au même titre que les autres. Au primaire, 48 écoles sont mécanisées et payées et 15 autres mécanisées ne sont pas encore payées. Pour le secondaire, il s’agit de 20 écoles mécanisées et payées, 15 mécanisées et non payées. Au total 610/1567 (39%) des enseignants sont payé jusqu’à ce jour.

Pour ce qui est des infrastructures scolaires, Dibaya 2 a 186 (17%) classes en dur, 798 (72%) en paille et 130 (12%) en semi dur.

Au territoire de Dibaya on trouve  les options :

  • Du type général : Pédagogie générale (plus sollicitée), Biochimie, Math-Physique, Latin philo et
  • Techniques : Commerciale Administrative, Sociale, Agriculture, Vétérinaire, Coupe et couture, Mécanique Auto et Mécanique générale, Construction, Commerciale Informatique, Secrétariat, Agroforesterie, Bois, maçonnerie cycle cours, menuiserie cycle cours.

Les options techniques souffrent de manque d’équipements (laboratoires, ateliers) C’est le cas par exemple de la disponibilité des machines à coudre pour ceux de coupe et couture, des laboratoires pour l’agriculture, d’ordinateurs pour la commerciale informatique, etc. Mais la difficulté dans la présence des enseignants n’est pas signalée.

De manière général pour le territoire, les enfants du primaire comme du secondaire ont accès à l’école de par le nombre d’écoles qui a déjà été revue à la hausse et pratiquement les distances pour arriver à l’école ont été suffisamment réduites (5km au maximum pour le primaire entre l’école et les élèves et un peu plus pour le secondaire). Les enseignants sont disponibles et qualifiés au primaire mais pas tous au secondaire.

Il sied de signaler quelques difficultés majeures auxquelles est buté l’enseignement primaire et secondaire et de proposer quelques remèdes.

Le déroulement normal des activités est buté à deux grandes difficultés:

  • La paye des enseignants : A l’arrivé de la banque (Sofibank, TMB) qui payent les enseignants, ces derniers sont obligés d’abandonner les élèves pour aller à la recherche de leur salaire. Cela se produit chaque mois. Les banques chargées de la paye devraient se rapprocher le plus possibles de leur cible et établir leur horaire de paye tenant compte des heures des cours surtout pour les ayant droits venant des grandes distances.
  • En deuxième lieu il s’agit des infrastructures qui en grande partie ne permettent pas le déroulement normal des activités lors des pluies et vents forts. A ce sujet, la construction ou réhabilitation urgentes des écoles nécessiteuses seraient d’une importance capitale.

Le taux de gratuité de l’enseignement qui est à élever. Par l’entremise de la prise en charge des enseignants par l’état. En effet, dans les écoles non mécanisées et celles mécanisées et non payées les frais scolaires sont incontournables (500 franc au maximum par élève et par mois selon les autorités de deux sous division) et sont fixés par les établissements en collaboration avec les parents. Il faut dire que la population, à un pouvoir d’achat faible arrive difficilement à supporter les études des enfants. Cela conduit aux abandons, au non fréquentation de l’école dans les endroits où ne se trouvent pas les écoles gratuites mais aussi en sixième et au secondaire ou la gratuité n’est pas encore effective. Il est aussi logique de constater une baisse de la qualité de l’enseignement quand certains enseignants prestent sans recevoir régulièrement leurs honoraires. A ce sujet, un recensement est à proposer pour identifier tous les enseignants et écoles sans exception, lequel devra être accompagné par la mécanisation et payement régulier de ceux remplissant les critères préétablis par les structures en charge. Bref, les processus de mécanisation et de réalisation de la paye sont à accélérer.

Quelques écoles fonctionnent sans arrêté, et cela dans les deux sous divisions, ce qui conduit à des nombreuses difficultés surtout lors des examens nationaux pour les élèves finalistes qui sont augmentés sur les listes des écoles en ordre ce qui réduit parfois les chances des élèves à réussir auxdites épreuves. Une régularisation de cette situation serait de grande importance pour les bénéficiaires de ces formations scolaires.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 5

 Les institutions universitaires de Dibaya ont les domaines diversifiés les uns par rapport aux autres (enseignement, santé, agriculture, lettre, Gestion, développement rural), ce qui prévient la concurrence entre elle dans la formation locale des cadres dans ces différents domaines.

La fréquentation des étudiants à l’université est encore faible car aucune de ces institutions n’a réalisé 250 étudiants jusqu’en 2015. Pour certains fréquenter l’université c’est du luxe et d’autres décident d’aller ailleurs (Kananga, Lubumbashi, etc.), selon leurs possibilités, par manque d’options préférées sur place ou encore cherchant des conditions d’études beaucoup plus favorables.

Le milieu étant rural, la rareté des professeurs et chef des travaux est visible et les cours sont dispensés en grand nombre par les assistants, parmi lesquels figurent encore des visiteurs. Aussi, la présence des CPP (chargés de pratique professionnelle) est une réalité de partout car de ces institutions, aucune d’entre elle n’a formé ses propres assistants car ne fonctionnent qu’au premier cycle à l’exception de l’UNIKAM (qui est aussi dans ses premières promotions au deuxième cycle).

Pour améliorer ce secteur, la présence des bibliothèques dans les normes au sein des institutions qui n’en ont pas est une priorité. A ce sujet, l’octroi des équipements internet (quasiment absents dans tout le territoire) à ces institutions leur permettrait de consulter certaines informations et ouvrages en ligne pour compléter leur connaissance. Aussi, le niveau de pratique effectuée doit être revu à la hausse, et cela dans toutes les institutions du territoire. Nous parlons précisément des laboratoires, des sales techniques, champs d’expérimentation, etc. qui doivent impérativement être équipés pour améliorer la qualité de l’enseignement.

En fin, la prise en charge des institutions qui le méritent par le trésor publique accompagnée d’une nomination des autorités académiques professeurs et Chef de travaux à la limite encouragerait les finalistes du secondaire à se contenter des enseignements du territoire à moindre coût.


ONG et projets

Nombre d’ONG 17
Principales activités
  1. élevage (33%)
  2. Santé (17%)
  3. Infrastructures (13%)
  4. Education (12%)
  5. Environnement (6%)
  6. Micro finance (6%)
  7. Droits humains (5%)
  8. Nutrition (4%)
  9. Socioculturelles (4%)

Les chiffres ci-haut ne se rapportent qu’aux ONG locales du territoire. La majorité des ONG territoriales interviennent en Agriculture. Il est normal car une grande partie de la population est à vocation agricole. On note par exemple l’intervention de l’union des coopératives Agricoles des Tambwe Mwenze (UC00A) dans le secteur de Tshishilu qui avec ses partenaires, facilite l’accès aux semences de qualité aux agriculteurs du territoire. Cette structure possédait en 2014 43 ha de manioc, 18ha de Niébé, 7ha de maïs, 4ha de riz, 60 têtes bovines ; comme activités génératrices des revenues mais également pour l’alimentation des travailleurs. Parlons également du COE (Centre d’Orientation Educationnelle) qui depuis 2009 a accompagné la population dans la culture du Palmier à Huile, leur fournissant des plants de Palmier à huile à transplanter. Les fruits du projet sont déjà visibles à ce jour car plusieurs plantations ont été créées et produisent déjà l’huile de palme répondant à certains besoins des bénéficiaires du projet.

En effet, plusieurs ONG sont à vocation agricoles mais certaines restent amorphes faute de manque, insuffisance ou d’irrégularité de financement. S’agissant de la santé, les ONG, en collaboration avec leurs partenaires, interviennent dans la construction et réhabilitation des centres de santé. Prenons les exemples de la Main pour l’Afrique/ Fondation Mona, Centre Fermak Tshinandong Kathusarl, La COOBIDIEP qui ont des centres de santé et COE un hôpital. Elles interviennent également dans la sensibilisation sur prévention contre certaines maladies comme le paludisme, maladies diarrhéiques et d’origine hydrique, le VIH SIDA etc.

Notons que des avancées significatives ont été enregistrées dans la réduction de la mortalité foeto-maternelle et infantile, dans la réduction des maladies précitées et par conséquent le nombre des décès générés par ces maladies.

Quant aux infrastructures, signalons que les ONG qui interviennent dans ce secteur n’ont pas suffisamment de financement par rapport aux dimensions du territoire d’où le résultat de leur travail demeure relativement faible.

Du point de vue éducation, parlons de la création, construction et réhabilitation des écoles par certaines ONG à l’Instar du COOBIDJEP (Coopérative BIDIEP BIDIEP) et COE (Centre d’Orientation Éducationnelle).

La Caritas Dev/Kananga, en collaboration avec la Caritas internationale et d’autres partenaires, possède des antennes dans toutes les paroisses catholiques du territoire (Comité Paroissial Caritas Développement, en sigle CPCD) et finance les activités sur demande des différents Curés en réponses aux besoins de la population. A titre illustratif, la paroisse Notre Dame de la Grace a 7 hectares de Champ (association Manioc/haricot/palmier) pour contribuer à la sécurité alimentaire des ménages qui adhèrent au projet, travaillant dans ce champ. Signalons que plusieurs associations et ONGD locales du territoire ont bénéficié du financement de la Caritas dans le même but.

Plusieurs ONG internationales, financent également des nombreux projets au sein du territoire et collaborent avec ces ONG locales, certains services étatiques et plusieurs structures sanitaires. Il s’agit par exemple de l’UNICEF, FED, POOLED FUND, USAID, UKAID, GAVI, CRS, BAD dont, les interventions de certaines d’entre elles sont les suivantes :

  • FED/ PAPOMD intervient dans les Zones de santé de Bunkonde et Tshikula où Il donne les médicaments, matériels et contribue à la prise en charge du personnel. il a doté des motos à certains centres de santé et aux Bureaux centraux.
  • GAVI donne les médicaments, matériels, la prime du personnel dans quelques structures sanitaires de la ZS de Lubondaie.

SANRU/FDSS donne les médicaments pour la lutte contre le VIH il œuvre également à Bunkonde et Tshikula.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Projet de construction de la centrale hydroélectrique Katende et réseaux de transport associés : Financé par le gouvernement et les partenaires Indiens, la centrale Hydroélectrique Katende est en cours de Construction dans le groupement de Bakwa Ndolo en secteur de Dibanda. L’évacuation de l’énergie se réalisera sur quatre lignes partant du site : Kananga (70km), Mbuji-Mayi (100km) et vers Bunkonde mission catholique (25km) et Tshimbulu (65km). Une grande partie de Mégawatts attendus est prévue pour la relance industrielle du grand Kasaï.
  2. Projet d’équipement des structures sanitaire(PESS) :Ce projet a doté à l’HGR de Dibaya d’une Ambulance, des lits et matelas, d’appareillage d’échographie, d’une banque de sang, d’une table d’opération, un stock de médicaments et d’autres petits matériels d’usage courants. Il est également passé dans 5 centres de santé pour leur remettre des lits, matelas, des petits matériels d’usage courants et un stock de médicaments. En outre, il est prévu, dans le cadre du même projet, la réhabilitation de 5 centres de santé et de l’HGR de Dibaya, activités dont la date de début est mal connue par les structures ciblées.
  3. Projet d’entretient de la Route nationale N°1 : Financé par le Fond national d’entretiens Routiers (FONER) et exécuté par l’Office des routes.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet de soutien à l’éducation de base (PROSEB) financé par la Banque Mondiale.
  2. Projet de Renforcement des Infrastructures socioéconomiques de Base(PRISE) financé par la Banque Africaine Développement(BAD).
  3. Projet de Santé Intégrée PROSANI grâce à l’appui de l’Agence Américaine de Développement International(USAID)
  4. Evidence to Action(E2A) financé par USAID et mis en oeuvre par l’ONG Pathinder International et d’autres partenaires.
  5. Projet Wash (eau, hygiène et assainissement) financé par UKAID
  6. Projet de Réhabilitation Nutritionnelle, Renforcement de la sécurité alimentaire et Renforcement de l’accès à l’eau en Faveur des ménages affectés par la Malnutrition dans le territoire, financé par Pooled Found.
  7. Projet d’appuis au développement des Infrastructures Rurales (PADIR) financé par la Banque Africaine de Développement (BAD)
  8. Etc. .

Le Projet PRISS s’étale sur tout le territoire provincial, Il compte réaliser à Dibaya, dans sa première phase, la construction de 4 mini sources d’adduction d’eau Potable (AEP), 3 centres de santé avec latrines, 3 écoles primaires avec latrines et 2 latrines publiques pour les secteurs de Tshishilu et Lubondaie. Signalons que dans le cadre du projet, les motos de marque DT ont été distribuées déjà aux inspecteurs territoriaux de développement rural qui seront chargés de suivre l’évolution des activités du projet. Le Chef d’antenne de Prise nous a révélé que les activités proprement dites débutent en septembre 2016.

Le Projet PROSEB, avec comme devise : « chaque enfant doit être muni de son manuel », intervient dans le redressement de l’enseignement de base. Depuis l’année scolaire 2014-2015, il procède à la distribution des manuels scolaires à l’école primaire. A la date du 14/12/2015, il a livré pour le compte de l’année scolaire en cours un premier lot de 44840 manuels à la sous division Dibaya 1 dont 40000 d’ECM 5è, 2760 d’ECM 6è, 560 de Français 5è, 120 de Math 5è, 720 de sciences 5è et 620 de Sciences 6è, pour être distribués à toutes les écoles primaires de la sous division. Signalons que la sous Division Dibaya 2 a également reçu des manuels dans le cadre du même projet.

Le Projet PROSANI a réhabilité un bâtiment de l’HGR de Dibaya et deux centres de santé. Il est intervenu dans les Zones de santé de Dibaya et Lubondaie où il a toujours contribué aux besoins en médicaments.

Le projet E2A, exécuté par Path Funder intervient beaucoup plus dans la planification familiale (sensibilisation et distribution des contraceptifs). Il a donné des vélos à certains centres de santé et aux agents chargés de distribution communautaires des contraceptifs.

Le projet Wash est entrain de construire des latrines sur quelques écoles ciblées. Il sensibilise sur la construction des latrines hygiéniques et sur la prévention des maladies d’origine hydrique au sein des ménages. Il construit également des sources d’eau pour élever le taux d’accès à l’eau potable par la population. C’est un projet qui œuvre jusque-là dans les zones de santé de Dibaya et Lubondaie.

L’avant dernier projet cité lui, est exécuté par la Caritas en collaboration avec les ONG locales (ACCODE, REVEIL et APROBESSE) dans les Zones de santé de Lubondaie et Dibaya pour deux ans et depuis juin 2015.

Il a commencé par une enquête nutritionnelle et aujourd’hui les enfants affectés par la malnutrition sont pris en charge avec les aliments thérapeutiques et soins adéquats dans des centres de santé et Hôpitaux généraux collaborateurs.

En outre dans le cadre de la sécurité alimentaire, des animaux géniteurs comme des semences ont été octroyés aux ménages pour qu’ils arrivent à se prendre en charge de façon continuelle. Dans le même cadre, des puits d’eau sont en cours d’aménagement pour améliorer l’accès à l’eau selon que prévoit le projet.

Le projet PADIR prévoit l’aménagement des routes de dessertes agricoles dont 100Km sont prévus pour le territoire de Dibaya. Aussi, Il a déjà été libéré les fonds pour la construction du marché de Tshimbulu, activité qui doit être amorcé au cours du mois de décembre 2015 et ne durer que 3 mois selon les prévisions.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Oui

Les routes comme le chemin de fer sont les voies plus empruntées pour se diriger vers  Dibaya.

La route Nationale Numéro 1 (Matadi-Kasumbalesa) passe par le territoire de Dibaya.  Cette dernière est une grande opportunité de désenclavement du territoire et d’approvisionnement en vivres mais est moins fréquentée par les véhicules. Le voyage y est possible, sauf que certains endroits ont été détruits par les érosions et l’accumulation d’importantes quantités de sable rendant ces tronçons de la route en mauvais état. A part la route nationale, les autres routes allant à Dibaya, comme celle de l’intérieur du territoire, sont également victimes du processus de délabrement car étant faites des matériaux moins résistants. D’autres encore, sont devenus des minces sentiers car envahies par la brousse.

 Quant au Chemin de Fer, la ligne Ilebo-Sakanya a dans le territoire, des gares à Tshimbulu, à Bitanda, à Lwekeshi, à Mutefu, à Kaulu, à Kalumba, à Lubu, à kamponde. C’est une voie d’accès considérable car un marché se crée tous les jours au passage du train aux différentes gares prévues, pendant que le train libère les produits et passagers d’ailleurs, embarquant ceux sur place, et cela, quelque soit l’heure de son passage.

Signalons que pour le train ordinaire (pour les passagers et leurs bagages), le voyage Lumbumbashi-Tshimbulu (Dibaya) prend 5 à 7 jours (pour 80000Fc par billet en deuxième classe des voyageurs) et une moyenne de 12 heures pour Tshimbulu-Kananga (à 17600Fc par billet en deuxième classe des voyageurs), cette durée pouvant être sensiblement réduite, selon le chef de la gare de Tshimbulu, après une réhabilitation partielle ou totale du chemin de fer dont on parle.

Cette réhabilitation réduirait également des cas d’accidents qui surviennent sur les chemins de fer pour renforcer la sécurité dans le transport des biens et des personnes. Un cas observé au territoire est celui du déraillement du 19/12/2015 du train marchandise (qui transportait du ciment ) à ± 50km de Kananga entre la gare de Kalumba et celle de Mutefu qui a provoqué la rupture du passage normale des autres trains obligeant un train passager de s’arrêter à Mutefu, une gare voisine du lieu et les passagers devaient y rester environ 5 jours en attendant la fin des travaux de réparation du chemin de fer avec toutes les difficultés économico-sociales possibles (supporter les frais de transport en plus pour les impatients, la faim par épuisement des provisions alimentaires,…).

 A part ces deux voie d’accès, on note aussi celle par l’eau, il s’agit de la possibilité de traverser la rivière Lulua qui d’une rive à l’autre, permet le passage du Territoire de Kazumba au territoire de Dibaya d’une part et du territoire de Dibaya au Territoire de Luiza d’autre part. Ces voies sont plutôt empruntées par des pirogues en bois (5mX 0, 6m qui transportent et les personnes et leurs bagages mais également leurs moyens de transport (moto, vélo…). Au cours des années passées, le travail aujourd’hui effectué par ces pirogues était réalisé par des bacs. Une nouvelle dotation de ces engins par traversée serait d’une importance capitale pour limiter les pertes en vies humaines et en bagages qui surviennent lors des naufrages.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Par le biais des leurs antennes, Vodacom est installé à Tshimbulu, Bunkonde et Lubondaie tandis qu’Airtel se trouve à Dibataie(Tshikula), Kamponde(Tshishilu) et également Tshimbulu et Bunkonde.

Par ailleurs certains endroits du territoire, ne reçoivent aucun signal et d’autres sont pourvue d’un signal faible. Il s’agit par exemple du chef-lieu du territoire où l’espace emblavé par ces deux réseaux est inférieur à de l’espace total et puis on a du mal à communiquer dans bon nombre des bureaux sur place. Pourtant c’est à seulement 12Km de Tshimbulu, qui loge les antennes de ces deux sociétés.

Les unités d’airtel se font vendre presque partout dans les grands centres contrairement à celles de Vodacom qui sont à des endroits précis. La connexion internet a un signal mais propres à des simples opérations sur internet (inappropriée pour télécharger et attacher des grands fichiers). Les services airtel money et mpesa sont disponibles mais également moins rependus faute des capitaux en cash.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Le territoire de Dibaya ne dispose d’aucun parc, ni jardin botanique, ni Jardin Zoologique.

Parlons cependant du Panorama de Dibaya où fut pendu Mr MULOWAYI, un conservateur de la coutume après avoir convaincu les femmes blanches à l’absence de leurs maris de se faire tatouer la peau par lui comme il en était le cas chez les femmes noires. Un monument a été construit en sa mémoire au même endroit.

Il est également impérieux de signaler la présence les quelques chutes d’eau sur les cours d’eau du territoire et les pierres aux formes diverses qui ne manquent pas d’attirer l’attention des touristes, produisant des images attrayantes lorsque le besoin se présente. Il s’agit par exemple, dans le secteur de Dibanda de la chute Katende de 50m à Kampayi sur la Lulua, la chute Katendela à Kaniama et La Chute Dipumu dia kayoko de 20m à Kajangayi, les deux sur la rivière Moyo. On y trouve aussi la pierre Lubale qui porte la trace du pied de Monsieur Ubale Chasseur et la trace du pied de son chien à Mpongo Keno.

Dans le secteur de Kasangidi à Bakua Tshilundu on trouve la pierre dénommé Kambi qui porte la trace du pied d’un grand Chef coutumier Mfwamba. Au centre de Dibaya, se trouve également une pierre dénommé Mupembayi qui porte la trace d’une personne. Dans le secteur de Tshishilu se trouvent des pierres interposées avec au sommet un croquis sous forme d’un coq à Kajembe. Le site est dénommé Kamu Salumba.

Espèces phares de la faune
  1. Singes
  2. Antilopes rouges
  3. Crocodiles sur la Lulua
  4. Boa
Espèces phares de la flore

Mukulumbwa (nom vernaculaire)


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire actuelle à Dibaya est dominée par les affrontements entre les miliciens de Kamwena Nsapu et les forces de l’ordre se sont intensifiés ces derniers mois.

Ces affrontements ne cessent de laisser derrière eux plusieurs conséquences néfastes entre autres: les déplacements de la population dans les villages affectés, la destruction des biens d’intérêt publics, l’intensification des actes criminels sur les hommes. Aussi, le système éducatif est perturbé et nombreux projets de développements suspendus. En plus Il ya hausse continuelle des prix des biens et services pourtant les activités économiques de la population tournent au ralenti.

La paix qui n’était que chanson à Dibaya a été complètement détruite.C’est ainsi que toutes les bonnes volontés susceptibles à son rétablissement total seraient les bienvenues pour taire ce climat qui ne profite à personne.


Opportunités de développement

L’agriculture et élevage:

Le territoire de Dibaya est caractérisé par le plus grand optimisme de sa population dans le travail du sol  en plus du petit élevage, les plus grandes activités qui concourent à son économie, en dépit de la qualité du sol moins rassurante et les conditions d’élevages encore rudimentaires. Les productions locales, en faible quantité sont ainsi consommées en quasi-totalité sur place.

  • La desserte en semences améliorées, un déterminant de la production agricole satisfaisante : le secteur de KAMWANDU abrite le Centre Agricole de Production des Semences Améliorées œuvrant depuis l’époque coloniale ayant dans sa mission la distribution de semences de qualité aux agriculteurs. En effet, il a un personnel qualifié, un tracteur, des champs, des bâtiments mais ne produit rien à ce jour faute de financement. Cela explique l’utilisation par la population des semences dégénérées dont moins productives et d’autres vulnérables aux attaques. Ainsi, Un appui régulier à ce centre contribuerait à la résolution du problème des semences, un élément important dans processus de production agricole.
  • Proposition de la filière palmier à huile, une activité rentable et de production à long terme : un palmier produit en moyenne 12 régimes de noix ; de chaque régime l’on extrait jusqu’à 1,5 litres d’huile pour 1000FC (au marché de Tshimbulu à Dibaya). Un hectare de palmeraie générerait donc chaque année 1 800 000FC par hectare. L’huile de palme est la matière première dans la fabrication des savons et nombreux autres produits nécessitant, l’installation des usines plus complexes (lait de beauté, margarine, huile végétale raffinée…). C’est un investissement à long terme, la plantation pouvant dépasser même 50ans d’exploitation, et puis la culture est moins exigeante, s’adaptant aux conditions édapho-climatiques de Dibaya. Il serait intéressant de vulgariser cette culture dont plusieurs exploitants trouvent déjà des bons résultats sur terrain. Si chaque agriculteur de palmier a un minimum d’un ha en plus des cultures vivrières, on parlera du développement dans les 6 ans avenir. Néanmoins, comme difficultés, il leur faut des semences (noix pré germées) qui se payent à Ndadajika en province voisine de la Lomami ou à Yangambi en province de la Tshopo, qui doivent être élevées en pépinière avant la distribution pour transplantation d’où la nécessité d’un financement, ou l’octroie des crédits agricoles car la volonté d’adhérer à la filière palmier à huile se fait voir à Dibaya.
  • L’appuie à élevage, une activité une activité génératrice des revenus considérable : Dibaya a un peuple pasteur car dans presque tout les ménages se trouvent des animaux de petit bétail (lapin, poule, chèvre,…). Activité prospère, l’élevage contribue suffisamment aux besoins financiers de plusieurs ménages. Néanmoins, à l’arrivé d’une épidémie, c’est tout le territoire qui en est affecté. D’où la nécessité de vaccination s’impose pour la promotion de cette activité pour qu’elle arrive à contribuer sensiblement et continuellement au développement du territoire.

Transport et voies d’accès au territoire

  • La réorganisation du transport par train sans lequel le territoire serait quasiment enclavé : si son passage était régulier, il faciliterait l’approvisionnement en produit rares et/ou chers au territoire (habits, souliers, poissons salés et séchés, carburants, papeterie, bière,…) et la population dont le revenu est faible se réjouirait de s’en procurer à bon prix. En outre, si son passage était préprogrammé, Il faciliterait également le transport des passagers, il encouragerait la culture du palmier et sa transformation car ses produits (huiles, ballais, savons…) sont rares dans les villes voisines ; également le transport de voandzou (pistache), des fourmis, etc.
  • Les routes ne sont fréquentées que par les engins à deux roues : l’amélioration de l’état des routes permettrait aux automobiles de transporter les marchandises, ce qui accroitrait le trafic commercial. Le prix de certains produits serait réduit, leur approvisionnement prendrait moins de temps et la satisfaction serait partagée entre les opérateurs économiques et les consommateurs. Selon le Directeur technique de l’Office de Routes/Kananga, Les routes en terre ne sont pas durables et encore plus sur le sol de Dibaya. Il propose ainsi l’asphaltage ou à la limite la stabilisation mécanique (gravionnage de la voie avec mélange des matériaux sur base des résultats de labo) pour Résoudre ces problèmes qui sont à la base de l’augmentation de la durée de voyage ainsi que des nombreux accidents lorsqu’on est à bord.
  • Les bacs pour améliorer l’accès au territoire sur la Lulua : Les territoires voisins de Kazumba et Luiza disposent d’importants produits agricoles (mais, manioc,…) et Luiza (à la frontière avec l’Angola), d’importants produits importés. La dotation des bacs au territoire de Dibaya faciliterait le trafic entre Dibaya et ces deux territoires pour combler les déficits en produits manquant ou réduire le prix de certains autres (carburant par exemple).

La desserte en Eau et Electricité

  • L’eau potable partout pour la santé de tous : Sur tout le territoire, seule la ville de Tshimbulu est pourvue en eau potable de par les installations de la REGIDESO en plus de quelques villages qui possèdent des sources d’eau aménagées. Une bonne partie du territoire n’a pas accès à cette ressource. En outre un financement pourrait être octroyé à la REGIDESO pour étendre son champ de distribution ou construire des usines en plus sur d’autres rivières du territoire.
  • L’électricité, un frein à l’essor économique du territoire : L’arrivé de l’électricité encouragerait la création des usines de transformation de l’huile de palme ou soit l’utilisation des presses modernes, des dépulpeuses à riz par les paysans etc. Il encouragerait également l’agriculture pour pérenniser les matières premières venant du champ sur demande de ces unités de transformation. La création d’autres activités génératrices des revenues (bureautique, salon de coiffure, soudure, …) serait au rendez-vous et ces activités occuperaient plusieurs personnes sans emploi.

L’éducation

  • Les infrastructures scolaires : A Dibaya une menasse de pluie suffit pour constater soit une libération des élèves soit des absences tolérées pour les enseignants comme des élèves. Une construction et réhabilitation urgente des écoles s’imposent pour promouvoir une meilleure éducation de nos futures cadres. Néanmoins, en attendant, la sensibilisation des Chefs d’établissement et parents des élèves doit être effectuée afin qu’ils écartent momentanément les élèves des risques éventuels en veillant sur la résistance des hagards en paille et bâtiments dont l’état fait craindre le pire. Au problème de bâtiment, il est nécessaire d’ajouter le problème des mobiliers car nombreuses sont des écoles qui possèdent des bancs qui laissent à désirer, vétustes, d’autres en ont en nombre insuffisant et d’autres encore n’en ont pas (les élèves se débrouillent avec n’importe quel matériel pour s’asseoir).
  • Accès à l’école et qualité de l’enseignent : Au secondaire comme à l’université, la prise en charge financière des enseignants par les apprenants et la matérialisation des enseignements par les pratiques (laboratoires et sales techniques équipés en rapport avec les domaines, ateliers divers,…) se sont montrés les facteurs limitants à la transmission des enseignements de bonne qualité et à l’accroissement du taux d’accès à l’école. C’est-à-dire, qu’une régulation tournée dans ce sens serait un atout pour obtenir non seulement un nombre élevée des cadres mais aussi des cadres aptes à défendre leurs diplômes.

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