Territoire de Katanda

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï-Oriental
Superficie 1 856 km²
Taille estimée de la population 559 228 hab.

(source: Données de Décembre 2016 fournies par l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Katanda est une entité de la province du Kasaï Oriental, créé par l’Ordonnance Loi 78/18 du 18 Janvier 1978. Il est localisé au centre de la République Démocratique du Congo et est limité au Nord par le territoire de Lusambo (actuellement ville et chef-lieu de la province du Sankuru), au Nord-Ouest par le territoire de Lupatapata, au Sud par le territoire de Ngandajika (Lomami), à l’Est par le territoire de Kabinda (Province de la Lomami) et à l’Ouest par le territoire de Tshilenge et la ville de Mbuji Mayi.

Ce territoire est subdivisé en quatre secteurs et une cité, chef lieu du territoire, qui porte le nom du territoire. Les secteurs sont subdivisés en groupements; il s’agit des secteurs de Baluba-Lubilanji avec trois groupements (Bena Nshimba, Bena Kapuya et Bena Muembia); de Mutuayi avec quatre groupements (Bakua Lonji, Bakua Tshinene, Bakua Kande bakua Mbuyi, et Bakua Kande bakua Nyemba); de Nsangu avec trois groupements (Bakua Bowa, Bakua Ndaba et Bena Kabindi) et enfin, de Tshitolo avec cinq groupements (Bakua Ndaya, Bakua Nseka, Bakua Njiba, Bena Nkelenda et Bajambelu)

Coordonnées géographiques

  1. Longitude: 23°55′
  2. Latitude6°15′
  3. Altitude: 666 m

Climat

Le territoire de Katanda a le climat tropical sec, avec alternance de deux saisons: Les saisons de pluie et sèche.

  • La saison de pluie va de mi-août à mi-mai,
  • La saison sèche va aussi de mi-mai à mi-août;

La température varie généralement entre 22°C et 27°C selon qu’on est dans la saison. La pluviométrie est de 1200 à 1400 mm.

Végétation

Sa végétation est dominée par l’imperata et le panicum (la savane boisée ou forêt claire).

Sol

Le sol du territoire de Katanda est sablo-argileux et présente0 un relief formé des vallées et collines.

Hydrographie

Ce territoire est traversé par quelques cours d’eau dont les lacs Malengu, Lubombo, Nyinda, Kapongo, Kasampi et Lukelenge. Mais, le principal et le plus important reste la rivière Lubilanji lulua Tshilemba. Il baigne le territoire en passant par les secteurs de Tshitolo et de Nsangu à l’Ouest du territoire, vers le secteur de Baluba-Lubilanji au Sud. Cependant, elle reçoit les eaux en provenance des ruisseaux et/ou rivières ci-après: Les rivières Mulunguyi, Kalenganyi, Bufua et Kasulu au Sud dans le secteur de Baluba-Lubilanji, ainsi que les rivières Mutuayi, Mulamba et Kalenga à l’Est dans le secteur de Mutuayi.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Katanda est parmi ceux de la RDC qui détiennent une réserve importante des diamants; c’est aussi parmi les plus grands producteurs des arachides, de l’huile de palme, des maïs et manioc au Kasaï Oriental.

Données culturelles

Dans le territoire de Katanda nous avons une seule tribu : la tribu Luba. C’est un peuple minier qui, de nos jours, s’oriente de plus en plus dans l’agriculture, l’élevage et la pêche.

 

Langues parlées dans ce territoire
  • Tshiluba (98%)
  • Swahili (8%)
  • Lingala (2%)

Le Tshiluba est la langue parlée par tous dans le territoire (80%), c’est d’abord une langue des autochtones et ensuite elle est nationale ; le Swahili est aussi parlé à 8%, cela est du par la vague des refouléts du Katanda ; le Lingala est parlé à 2% par souvent les familles des militaires et policiers sur place, et même de quelques agents de développement qui travaillent sur place.

 

Principales activités
  1. Agriculture (43%)
  2. Petit commerce (32%)
  3. Élevage (12%)
  4. Exploitation artisanale des minerais (diamant) (11%)
  5. Pêche (2%)

L’agriculture est l’activité en vogue dans le territoire de Katanda. Elle est pratiquée par toute la population dans ce territoire. Chaque ménage a au moins un lopin de terre (champ, jardin) où il pratique l’agriculture. Les produits résultant de cette activité familiale sont soit consommés, soit vendus. Dans le temps, la grande frange de la population s’attachait à la recherche de diamants; la rareté de la pierre précieuse explique le retour à l’activité agricole.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 1 084

Principaux opérateurs économiques
  • Boutique LLM, opérant dans la vente des produits manufacturés, employant deux personnes et appartenant à Léon Lukuta Mende (président FEC / Katanda).
  • Boutique JTK, opérant aussi dans la vente des divers alimentaires, employant également deux personnes, appartenant à Joseph Tshibangu Katumba
  • Maison MKA, opérant dans la vente des produits métalliques et outils de constructions, employant deux personnes, appartenant à Naweja Kashala.
  • Cabine Papa Marc, opérant dans la vente des produits et services téléphoniques, elle emploie seulement une seule personne.
  • Deux N, opérant dans la vente des produits pharmaceutiques, employant une seule personne
  • Alimentation KA FORCE, opérant dans la vente des produits alimentaires, employant deux personnes
  • Moulin public, opérant dans le domaine de service de transformation de maïs ou manioc en farine, elle emploie six personnes et appartenant aux familles Paulin Ngalula et Kazadi Zaiko.
  • Semoulerie Groupe KASHALA, opérant dans l’agriculture, elle emploi plus 20 personnes et la transformation des maïs et maniocs en farine ; elle appartient à la famille KASHALA NSENDA.
  • Les négociants dans les mines opérant dans l’intermédiation et transaction des diamants.

Seulement 150 opérateurs travaillent dans la formalité et concentrés surtout au chef lieu de Katanda et à Kabwa, une entité du secteur de Nsangu, deux grands centres économiques du territoire; les autres opérateurs, plus nombreux d’ailleurs, ne sont pas encore « patentés », ils échappent au contrôle de l’Etat.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés
  2. Vente des produits alimentaires
  3. Vente des produits pharmaceutiques
  4. Activité minière
  5. Fabrication artisanale de la boisson
Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente de l’huile
  2. Production et vente de manioc
  3. Production et vente de maïs
  4. Production et vente des bétails (bovins, porc, etc.)
  5. Transfert d’argent

Le territoire de Katanda est à vocation agricole. On y trouve beaucoup des palmiers à huile, des maniocs, des maïs, des arachides, etc. Mais ces cultures ne sont pas structurées; l’agriculture est souvent de subsistance. Seule la plantation Tshilenda de MPOY MUKOLE MUKULUMPA s’organise de façon drastique. Elle produit et commercialise l’huile de palme, le manioc et le maïs. Néanmoins, faute de matériels adéquats, la production reste en deçà de ce qui se présente comme potentiel.

Grandes entreprises locales
  • Entreprise BRASIMBA opérant dans la fabrication et la commercialisation de la boisson au Kasaï Oriental.
  • La société CGCD, opérant dans l’exploitation et la production des moellons, graviers et goudron.
  • La centrale hydroélectrique TSHALA opérant dans la production, la distribution et la commercialisation du courant électrique d’ENERKA.
  • La station de production d’eau de la FOMI
  • Toutes ces entreprises se trouvent dans le secteur de Nsangu. Les deux dernières (ENERKA et FOMI) appartiennent à la MIBA et nécessitent un accompagnement.
Principaux produits agricoles
  1. Manioc (86,7%)
  2. Maïs (12,1%)
  3. Arachides (0,8%)
  4. Haricot (0,6%)
  5. Huile de palme

Le manioc est produit dans tous les quatre secteurs du territoire de Katanda. La production annuelle du territoire est de 675770 tonnes. Le manioc est consommé soit comme chikwangue (pain de manioc), soit en tubercule bouillie, soit encore transformé en farine de manioc. Une partie de la production est affectée à la consommation locale, tandis qu’une autre, grande d’ailleurs, est revendue en territoires voisins et en Mbuji Mayi.

Le maïs est également produit en très grande quantité, c’est aussi dans presque tous les secteurs de ce territoire. Sa production annuelle frise les 59949 tonnes. Il est consommé bouilli ou grillé, mais aussi transformé en alcool local appelé «Lutuku». Après avoir déduit la partie affectée à la consommation locale, une grande partie de la production est vendue aux territoires voisins ainsi qu’à la ville de Mbuji Mayi.

L’arachide est produite à hauteur de 5734 tonnes l’année. Elle est consommée sous son état brut, également grillé.

L’huile de palme est aussi produite en grande quantité dans ce territoire, principalement dans les secteurs de Baluba-Lubilanji et de Mutuayi. Ce produit est beaucoup plus utilisé pour la consommation locale, mais également pour la fabrication des savons. Cependant, la grande partie de la production est revendue aux territoires voisins et à Mbuji Mayi.

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles
  2. Fourmis
  3. Poissons

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Katanda sont des produits forestiers non ligneux (les chenilles), les fourmis et les poissons.

Les fourmis se font plus nombreuses en général pendant la période de pluie vers les mois d’Octobre, de Novembre et de Décembre. C’est le moment choisi par la population pour leur dégustation.

Les poissons consommés à Katanda sont pêchés dans les lacs, rivières et ruisseaux traversant le territoire. Cette activité est très courante dans le secteur de Tshitolo. Elle se fait de façon artisanale.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (76%)
  2. Pétrole (18%)
  3. Solaire (5%)
  4. Électricité (1%)

Le courant électrique est une denrée rare à Katanda, alors que la centrale hydroélectrique qui alimente la ville de Mbuji Mayi s’y trouve ; même le bureau de l’Administration du territoire n’est pas connectée au réseau électrique. Seule une poignée de maisons est alimentée à Tshala, il s’agit des ménages du camp des agents de la centrale de Tshala. Une seconde centrale électrique alimentait, il y a de cela quatre ans, I’Hôpital Général de Référence de Bibanga, et les ménages l’environnant. Mais il est, depuis à l’arrêt. Une fois remise en marche, elle pourrait desservir la communauté entière.

Les autres ménages ont souvent fait recours aux lampes à pétrole durant la nuit. En journée, l’utilisation des panneaux solaires est très fréquente chez les particuliers assez aisés, et même les hôpitaux. Les moulins, eux, utilisent des générateurs électriques fonctionnant à base du pétrole.

 

 

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 35

Le territoire de KATANDA a deux zones de santé; les zones de santé de Bibanga et de Citenge, avec cinq hopitaux (deux de référence et trois dits secondaires).

Les médicaments ne sont pas trop disponibles dans les centres de santé, il y a également une quasi inexistence des pharmacies. Les hôpitaux et centres de santé s’approvisionnent comme ils peuvent, à partir de la ville de Mbuji Mayi. Par ailleurs, le projet RSS (Revitalisation des Systèmes de Santé) de la Banque Mondiale facilite le ravitaillement en médicaments aux hôpitaux de la Zone de Santé de Citenge. Par ailleurs, ces deux zones de santé de Katanda sont approvisionnées en médicaments (TDR) grâce au projet PROSANU du gouvernement. C’est surtout pour les médicaments spécialisés (ACT, Tuberculose, etc.), et même pendant les campagnes de vaccination.

Il faut noter que la plupart de ces structures médicales, hôpitaux et centres de santé, sont en mauvais état. Dans ces deux zones de santé, il n’y a qu’un seul hôpital qui a des infrastructures en correct état. L’électricité demeure un grand défi pour le territoire, et un souci particulier pour les formations médicales de Katanda. L’Hôpital Général de Référence de Bibanga possède une mini centrale mais qui n’est plus fonctionnelle depuis quatre ans à cause d’une panne technique.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (66,2 %)
  2. Infection respiratoire aigue (10,2%)
  3. Diarrhée (7,8)
  4. Malnutrition (7,1)
  5. Fièvre typhoïde (5,1)
  6. Anémie (2,7 %)

A Katanda, le paludisme est la première cause de la morbidité et la mortalité. 66,2% des cas de décès enregistrés par les structures sanitaires sont causés par cette maladie. Cette proportion a un effet sur la situation socio économique de la population. Cette maladie est due par manque de protection contre les moustiques. Les Infections Respiratoires Aigues (10,2%) sont beaucoup plus causées par les conditions climatiques et environnementales. Les maladies de diarrhée sont généralement dues par le manque d’eau potable au territoire. Alors que la malnutrition est plutôt causée par le niveau acru de la pauvreté dans le territoire.

 

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 105
Ecoles secondaires 40

Le territoire de Katanda a deux sous divisions (Katanda1 et Katanda2), avec 145 écoles, primaires et secondaires confondues. Chacune de deux sous-divisions gère les écoles sous sa juridiction.

La sous division de Katanda1 gère les écoles de la cité de Katanda, et des secteurs de Baluba-Lubilanji et Mutwai. Ainsi, pour la cité de Katanda on trouve neuf écoles primaires et huit écoles secondaires. A Baluba-Lubilanji on y trouve 14 écoles du primaire et six du secondaire, tandis que dans le secteur de Mutwai il y a 17 écoles du primaire et cinq du secondaire.

Les écoles de la sous division de Katanda2 se trouvent dans les secteurs de Nsangu et de Tshitolo. Ainsi, à Nsangu il y a 46 écoles du primaire et 18 écoles du secondaire, alors que dans le secteur de Tshitolo on y trouve seulement 19 écoles du primaire et seulement trois du secondaire.

La moyenne d’élèves dans les écoles du territoire de Katanda est de 381.

 
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 1

Les deux établissements supérieurs du territoire se trouvent dans la cité de Katanda. Une moyenne de 51 étudiants s’inscrit chaque année dans chacune de ces institutions.

Le CULC peut accueillir jusqu’à 500 étudiants et l’ISP ne peut accueillir que 200 étudiants. Toutes les deux institutions utilisent des bâtiments en location. Le CULC n’a aucun professeur,  il a 4 Chef de Travaux et 1 Assistants contre  0 CT et 11 Assistants l’année Académique passée. Pour sa part, l’SP n’a pas non plus des professeurs; il compte 6 Chef de Travaux et 47 Assistants contre 1 CT et 14 Assistants l’année Académique passée.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 20
Principales activités
  1. Santé (60%)
  2. Routes (25%)
  3. Educa0tion (10%)
  4. Droits humains (5%)

Dans le territoire de Katanda se trouvent quelques ONG internationales et nationales oeuvrant dans le territoire telles que la CARITAS Kasaï Oriental, la CTB, Save the children, UNICEF, etc. Dans le secteur de la santé, ces ONGs s’occupent principalement de la vaccination des enfants et du traitement des épidémies. Ces ONGs sont aussi présentes dans les infrastructures, il s’agit de la construction et réhabilitation des routes et ponts. D’autres interviennent dans l’éducation, surtout l’éducation des jeunes filles, elles octroient des bourses aux jeune filles et renforcent la capacité des enseignants dans plusieurs écoles. Les ONGs de défense des droits humains fonctionnent aussi dans ce territoire, surtout dans la résolution des conflits et les droits des enfants.

Beaucoup d’ONGs nationales et/ou internationales oeuvrant sur place ne sont pas ni enregistrées, ni reconnues mais fonctionnent au niveau du territoire.

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Travaux de réhabilitation de la route nationale N°2 (150Km), du Pont Lubilanji – Kabwe– Kabinda; en cours ;
  2. PESS (Programme d’Equipement des Structures Sanitaires) ;
  3. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires) ;
  4. PRONANUT (Programme National de Nutrition) et PEV (Programme Elargie de Vaccination).

Les principaux projets de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Katanda sont le projet de la réhabilitation de la route R2, le PESS, le PRISS et le PRONANUT-PEV pour la santé.

Le projet de réhabilitation de la route nationale N°2 en territoire de Katanda est mis en oeuvre par l’ASBL AMECO. Le tronçon concerné par ces travaux est long de 150 km. Il y a deux phases : la première est de 15 km (du pont Lubilanji à Kabwe), il s’agit des travaux d’asphaltage. La RN2 concerne la distance qui reste, soit 135km (de Kabwe à Kabinda), ici ce sont les travaux de route en terre battue. Ce projet est financé par le fond propre du gouvernement central et doit prendre 15 mois. Les travaux sont satisfaisants. Ils sont sous la surveillance de l’Office des routes et le contrôle de BTC. Le PESS a permis de doter à l’HGR de Bibanga d’une jeep 4×4 comme ambulance pour faciliter l’acheminement des patients. Le PRISS a permis aussi la construction d’une école primaire dans le secteur de Baluba-Lubilanji. Le PRONANUT et PEV sont orientés dans le secteur de la santé. Ils permetent la vaccination des enfants et sont financés par le gouvernement, avec l’accompagnement de ses partenaires dont l’OMS et l’UNICEF.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. . Vas-y fille !
  2. PREPICO (Programme de Réhabilitation et d’Entretien des Pistes au Congo)
  3. Village assaini

Le projet Vas-y fille ! est mis en oeuvre par l’ONG SAVE THE CHILDREN. Il vise la scolarisation des enfants, ceux de sexe féminin. Ceci passe par un mécanisme d’amélioration des opportunités de la vie des jeunes filles au travers l’octroi des bourses aux jeunes filles, un préceptorat en faveur des filles, la formation continue des enseignants, la sensibilisation sur l’éducation de la jeune fille, etc. Ce projet permet aussi d’organiser et d’encadrer les parents de ces élèves en association villageoise d’épargne et de crédit afin de consolider les acquis de ce projet.

Le projet PREPICO est piloté par l’ONG CTB, avec comme point focal l’amélioration de l’état des routes de desserte agricole. Cela est possible grâce aux travaux de réhabilitation et d’entretien de ces routes, mais aussi de réhabilitation et construction des ponts. Ce projet est financé par le Royaume de Belgique. La route qui mène vers l’hôpital général de Bibanga a été très bien refaite, c’est d’ailleurs aussi une route de desserte agricole.

Le projet Village assaini est mis en oeuvre par l’ONG UNICEF et vise la lutte contre les maladies de mains sales et celles d’origine hydrique. Il sensibilise la communauté sur le lavage des mains ; mais aussi l’aménagement des sources d’eau dans certains villages dans le territoire. Plus de 60 sources d’eau sont construites à travers ce projet.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de KATANDA se fait par voie routière. Les routes qui permettent d’entrer et de sortir du territoire sont: les routes nationales R1, 10 Km, (qui connectent Katanda au territoire de Tshilenge) et R2, 58Km, (qui relient aussi Katanda au territoire de Kabinda). Au-delà de la voie routière aucun autre moyen n’est possible ; Les deux biefs navigables dont celui de Tshiovo-Tshibombo et de Masenga-Bena Kalubi ne sont pas opétaionnels faute de bac.

Le trafic des marchandises agricoles est assuré par les véhicules qui facilitent l’arrivée  des marchandises manufacturées, ainsi que le départ des produits agricoles. Les routes de desserte agricole ne sont pas en bon état. Cela rend difficile l’acheminement des produits agricoles.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

A certains endroits les réseaux Vodacom et Airtel ne sont plus disponibles; le réseau Orange semble être plus disponible presque partout. Comme dans bon nombre de territoires du pays où la coverture n’est pas totalement assurée, durant la nuit, et lors des intempéries, la qualité du signal se dégrade très sensiblement.

Les cartes prépayées de recharge et les flashs sont disponibles; mais aucun réseau n’a de boutiques (shop) ou représentation au territoire. Impossible de bénéficier d’une sim blanche ou de tout autre service sur place. Le service Internet est quasi inexistant, celui d’argent électronique mêmement.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Oui
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

le territoire de Katanda abrite 8 grottes spectaculaires, et une grande source d’eau à Lukelenge. L’accès aux grottes est difficile, ce qui effrite le nombre annuel de visiteurs. Le manque d’entretien est un mal supplémentaire; ces lieux se détériorent du jour au lendemain. Quant à la source de Lukelenge, il s’agit d’un vaste espace avec un point d’eau, le liquide précieux qui jaillit de la terre. C’est à cet endroit que l’usine de boisson « BRASIMBA » s’approvisionne en eau.

Au registre des lieux touristiques, on peu ajouter :

Une usine de fabrication de la boisson la BRASSIMBA qui est à Tshilenge, dans le secteur de Nsangu.

la centrale hydroélectrique de Tshala à Tshala cité toujours dans le secteur de Nsangu. (Le courant produit par cette centrale alimente la ville de Mbuji Mayi, pendant que tout le territoire est dans le noir).

La mini centrale hydroélectrique de Bibanga dans le secteur de Mutwayi, qui servait cette cité ainsi que l’HGR Bibanga en énergie électrique, elle ne fonctionne pas depuis plus de 4 ans.

Il y a aussi la cotonnière, une usine à l’arrêt qui produisait de l’huile et des tissus à base du coton.

 

Espèces phares de la faune
  • Paon
  • Wa
  • Pangolin
  • Tortue
  • Aigle
  • Perroquet
  • Crocodile
  • Singe
  • Hippopotame
Espèces phares de la flore
  • Palmiers à huile


Situation sécuritaire

Le territoire est relativement calme.


Opportunités de développement

Le territoire de Katanda possède plusieurs richesses naturelles qui peuvent permettre son développement. Il y a une terre fertile, présence des routes d’intérêt national que provincial, la présence des pierres précieuses, les rivières, les sites touristiques, etc. 

La terre fertile est l’identité de ce territoire. Si un effort gouvernemental était fait dans le sens d’octroi des semences améliorées, de la disponibilité des tracteurs pour cultiver et une desserte effective en électricité, la région pourrait produire en abondance de la farine de maïs et de manioc, de l’huile de palme ainsi que des arachides. Ces cultures sont en vogue et pratiquées partout au territoire. Le surplus de consommation pourrait aussi servir pour approvisionner les territoires, villes et/ou provinces en carence.

Les routes nationales et locales constituent une opportunité de plus. Si le gouvernement réhabilitait et/ou reconstruisait les routes, cela faciliterait l’évacuation des produits locaux vers le centre d’écoulement, et l’approvisionnement facile en produits importés, ce qui équilibrerait les prix des biens sur le marché étant donné l’ouverture du territoire aux autres et à lui-même.

L’abondance en diamnts dans ce territoire n’est plus à démontrer, il regorge beaucoup des réserves en diamant, c’est aussi parmi les grands producteurs. Les sociétés étrangères exploitent certains gisements au desavantage des autochtones. Si le gouvernement lui-même exploiterait et/ou accompagnerait également les exploitants locaux en les dotant des dragues et autres outils pour l’exploitation, cela ferait entrer beaucoup des recettes tant au niveau national, provincial que local, et la population pourrait améliorer les conditions de vie en créant des emplois car la plupart travaille dans les mines.

Le territoire est rempli des pierres calcaires qui peuvent servir pour la production du ciment; également des carrières de pierres pour la production des moellons et graviers. Si les efforts sont fait dans le sens d’améliorer la desserte en électricité, d’encourager les initiatives locales et autres investissements dans ce secteur, la région consomerait le ciment local et à moindre coût car ce produit on l’importe de Lubumbashi à plus de 1000 km du territoire.

Le territoire garde beaucoup des sites historiques et qui peuvent attirer les touristes. Si un effort est fait par l’Etat dans le sens d’entretenir ces différents milieux et les sécuriser, cela pourrait, non seulement créer de l’emploi, mais peut générer aussi d’intérêts au niveau financier que social.

Les rivières et étangs naturels sont poissonneux. Si un effort du gouvernement est fait dans le sens d’octroi de filets et autres outils pour la pêche, de réhabiliter les routes de desserte, d’organiser ce secteur, la région pourrait produire beaucoup de poissons de divers types et approvisionner les territoires et villes voisins.

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