Territoire de Miabi

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï-Oriental
Superficie 1 747 km²
Taille estimée de la population 833 401 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Données géographiques

Le territoire de Miabi est une entité déconcentrée de la province du Kasai Oriental. Miabi est né de l’ordonnance présidentielle n°078/018 du 18 janvier 1978 qui a consacré l’existence du District de Tshilenge. Il est une subdivision du district de Tshilenge et divisé en 4 secteurs dont le Secteur de Kakangayi, secteur de Movo-Nkatsha, secteur de Tshijiba et le secteur de Tshilundu. Le territoire compte 37 groupements et 467 villages. Ce territoire est localisé au centre de la RD Congo. Il est  situé à 30 Km à l’Ouest de Mbujimayi, chef lieu de la Province du Kasaï Oriental.

Le territoire est limité:

  • Au Nord par le territoire de Kamiji
  • Au Sud par le territoire de Lupatapata
  • A l’Est par le territoire de Tshilenge
  • A l’Ouest par le Territoire de Kabeya-Kamwanga.

Coordonnées géographiques

Le territoire est situé aux coordonnées suivantes :

  • 6 degrés latitude Sud,
  • 24 degrés longitude Est 
  • 600 mètres d’altitude.

Climat

Ce territoire a un climat tropical avec alternance de deux saisons dont la saison sèche qui commence du 15 mai au premier septembre probablement, la saison de pluie va du Mi- Août au Mi-mai et sa température varie selon les saisons. La température moyenne varie entre 25° et 26°. La pluviosité annuelle varie entre 1000 mm et 1300 mm et conditionné par l’altitude.

Hydrographie

Le territoire de Miabi est traversé par de nombreux cours d’eau dont les plus importants sont :

  • Au Nord, les rivières Kakangayi, Tshielela, Tshinyama et Kanshi
  • Au Sud, les rivières Lubi, Nzeu, Movo, Mukuaya, Muila Mbuyi
  • A l’Est, les rivières Lubilanji, Nkatshia et Mudiba
  • A l’Ouest, les rivières Mujila, Mukupayi et Luanga

Végétation

Elle est hétérogène dominée par une savane herbeuse et arbustive relativement riche en humus et pâturage de gros et petit bétail.

Sol

Le sol du territoire de Miabi est Argilo-Sablonneux.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Miabi est particulier car il est le seul territoire de la RDC qui abrite la plus grande mine de Diamant à Tshibwe dans le secteur de Kakangayi précisément à Boya. C’est aussi un des territoires où on exploite la Malachite à Katende toujours dans le secteur de Kakangayi. L’exploitation artisanale des minérais y bat son plein. Des kilos et des kilos des produits miniers sont exploités, mais ceci se fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible quant à cela.   En plus, le territoire possède une terre très fertile favorable à l’agriculture,  mais malgré cet avantage, elle reste inexploitée.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Miabi est particulier car il est le seul territoire de la RDC qui abrite la plus grande mine de Diamant à Tshibwe dans le secteur de Kakangayi précisément à Boya. C’est aussi un des territoires où on exploite la Malachite à Katende toujours dans le secteur de Kakangayi. L’exploitation artisanale des minérais y bat son plein. Des kilos et des kilos des produits miniers sont exploités, mais ceci se fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible quant à cela.   En plus, le territoire possède une terre très fertile favorable à l’agriculture,  mais malgré cet avantage, elle reste inexploitée.

Données culturelles

Dans le territoire de Miabi on trouve 3 grandes tribus Luba :

  1. Les Bakwa Dishio (55%),
  2. Les Bena Mulenga (20%)
  3. Les Bakwa Bubale (10%).

Les Bakwa Dishio sont majoritaires et sont de grands exploitants de diamant, ils sont subdivisés en deux :

  • Les Dishio dia Yamba (dans le secteur de Kakangayi)
  • Les Dishio dia Matu (occupe une partie du secteur de Tshilundu).

Les Bena Mulenga habitent généralement le secteur de Tshilundu et sont agriculteurs et éleveurs domestiques tandis que les Bakwa Bubale occupent le secteur de Tshijiba et une partie de Movo-Nkatsha et sont aussi agriculteurs.

Langues parlées dans ce territoire
  • Tshiluba
  • Lingala
  • Swahili

Dans ce territoire, le Tshiluba est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Lingala est surtout parlé par les militaires et autorités de la police, pendant que le Swahili est une langue parlée par une minorité des peuples ressortissants de la province voisine du Katanga.

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Petit commerce
  3. Exploitation de diamant artisanal
  4. Elevage

L’agriculture pratiquée dans le Territoire de Miabi vise l’exploitation des cultures vivrières pour l’auto suffisance alimentaire. La vente des produits agricoles et des produits de première nécessité en provenance de Mbujimayi, Mweneditu, Lubumbashi et Kananga constitue le circuit commercial de la population de la Cité de Miabi et de ses environs. L’exploitation artisanale de diamant bat aussi record au sein du territoire malgré la présence d’une grande entreprise chinoise minière d’exploitation industrielle de diamant et l’élevage vise l’auto suffisance alimentaire


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 420 FC Acheteur : 1$ = 1 400 FC
Nombre d’opérateurs économiques 281

Principaux opérateurs économiques
  1. Entreprise GRACE DIVINE opérant dans transfert d’argent Mbujimayi  Miabi, employant 4 ouvriers.
  2. COMPTOIR MICCA opérant dans l’achat et vente de Diamant, employant 5 ouvriers
  3. Maison Alexandre BEYA opérant dans l’habillement et divers, employant 3 ouvriers
  4. Entreprise Jean Claude KALONDJI, opérant dans la vente des carburants, employant 3 ouvriers
  5. Maison Jean de Dieu BUKASA, opérant dans la vente des produits manufacturés, employant 3 ouvriers
  6. Ets BELPA, opérant dans la vente en gros et détail des produits manufacturés, employant 5 ouvriers

IL existe 281 opérateurs économiques dans le territoire de Miabi dont la grande partie est installée dans la cité de Miabi et Boya.

Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, souliers,…) en provenance de grandes villes comme Mbujimayi, Kananga et Lubumbashi.  Dans le territoire de Miabi, il existe une forte activité d’achat et vente des diamants exploités de manière artisanale et on y trouve aussi des agences de transfert d’argent qui effectuent des opérations d’envoi et retrait des fonds.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits alimentaires
  2. Vente des produits pharmaceutiques
  3. Vente des matériaux de construction
  4. Vente des carburants
  5. Exploitation artisanale de diamant
Principales activités des PME/PMI
  1. Achat et vente de Diamant
  2. Commerce général
  3. Agriculture

La grande partie des PME du territoire de Miabi œuvre dans l’achat et vente de diamant creusé de manière artisanale dans certains coins du territoire.

A la recherche du bien être, la population se lance dans le petit commerce des produits agricoles et non agricoles dans l’informel.

Bien que le territoire dispose des sols riches pour l’agriculture et l’élevage, la population du territoire de Miabi pratique l’agriculture extensive non mécanisée sur brûlis basée  sur les cultures vivrières (le manioc, le maïs, le niébé et l’arachide) qui vise avant tout l’autosubsistance réalisée sur des petites superficies et n’utilisant pas des intrants agricoles améliorées suite à l’indisponibilité de ces derniers sur le marché local. Les techniques agricoles utilisées sont de type traditionnel et ne permettent pas à mieux développer ce secteur. Il sied à signaler que le fait de mauvais état des routes des dessertes agricoles dans le territoire  constitue  l’une des principales causes de la non exploitation de grandes parties de terres.

 

Grandes entreprises locales

Aucune grande entreprise locale implantée dans le territoire mais il présente beaucoup d’opportunités pour les industries locales.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. MaÏs
  3. Niébé
  4. Arachide
  5. Soja

Le manioc est produit dans tous les secteurs du territoire de Miabi. La production annuelle du territoire est de 394845 tonnes. Le manioc est consommé soit en chichwangue soit en tubercules bouillies. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins.

Le maïs est également produit en très grande quantité surtout dans le secteur de Tshijiba. Il est consommé sous forme d’aliment bouilli ou grillé au feu et fabrication des foufous aussi transformé en alcool local appelé « super ». Une autre partie de maïs provient des territoires voisins car la cité de Miabi est un grand centre commercial.

Le niébé, arachide et soja sont produits à faible quantité et utilisés à la consommation locale pour l’alimentation.

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles.
  2. Huile de palme

Le produit non agricole le plus consommé dans le territoire de Miabi est la chenille. Elle est prélevée dans les forêts situées non loin des habitations et consommée durant toute l’année. L’huile de palme est produite en grande quantité par les habitants du territoire surtout dans le secteur de Tshijiba. Il est utilisé pour la consommation locale et la fabrication de savons.

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffage
  2. Torche
  3. Panneaux solaires
  4. Pétrole

Le courant électrique est une denrée rare à Miabi. Il n’y a que l’entreprise SACIM qui utilise le courant électrique produit dans la chute de la rivière Movo, cette entreprise a créé son propre mini barrage sur cette chute qui produit le courant qu’elle utilise dans le cadre d’exploitation minière mais l’énergie produite n’est pas distribuée à la population locale. Le bois de chauffage et les torches chinoises sont les plus utilisés dans la plupart des menages à la tombée de la nuit. D’autres ménages se mettent ensemble pour s’approvisionner d’un groupe électrogène qu’ils utilisent pendant le soir fonctionnant avec du pétrole. Les panneaux solaires sont souvent utilisés par les hôpitaux de référence et centres de santé.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 29

Le territoire de Miabi possède 2 hôpitaux de référence repartis en deux zones de santé :

  • HGR Miabi  situé dans la cité de Miabi
  • HGR Cilundu situé dans le secteur de Tshilundu.

L’hôpital de Miabi a été créé depuis 1948 par les soeurs religieuses de la congrégation des soeurs de la charité. On trouve en son sein des services de généraliste comme:

  • La pédiatrie
  • Gynécologie
  • Chirurgie
  • Maternité.

L’hôpital compte 6 médecins et 58 infirmières qui y travaillent avec une capacité d’accueil de 102 lits.

Le territoire de Tshilundu a été créé en 1951 par les mêmes soeurs religieuses de la congrégation des soeurs de la charité ; il a aussi une capacité d’accueil de 47 lits, ce dernier compte 5 médecins et 38 infirmiers. on y trouve aussi les différents services dont généraliste:

  • Pédiatrie
  • Gynécologie
  • Chirurgie
  • Maternité.

Les infrastructures qui abritent ces HGR sont encore en moyen état quoique datant respectivement de 1948 et 1951 mais une réhabilitation serait adéquate.

Le territoire de Miabi possède aussi 29 centres de santé dont 14 centres de santé dans la zone de santé de Miabi et 15 centres de santé dans la zone de santé de Tshilundu. Ces structures sont reparties de la manière suivante :

  • 6 centres de santé dans le secteur de Kakanganyi
  • 8 dans le secteur de Tshijiba
  • 6 dans le secteur de Movo-Nkatsha
  • 8 dans le secteur de Cilundu.

Ces centres de santé fournissent des services en médecine générale et représentent dans l’ensemble une capacité d’accueil de 405 lits et comptent à leurs sein une moyenne de 4 infirmiers par centre de santé. Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’hôpital de référence.

Une grande partie des médicaments est disponible dans les centres de santé et pharmacies dans tous les secteurs du territoire de Miabi grâce à l’UNICEF, USAID SPIAS et SAVE THE CHILDREN qui font du ravitaillement. Mais quelques médicaments spécialisés ne sont pas disponibles et il faut les commander des mois à l’avance dans les villes de Mbuji-mayi, Kananga et Lubumbashi. Mais ces centres de santé ne disposent pas d’assez des salles et les matériels et équipements utilisés sont très souvent archaïques.

Maladies les plus récurrentes
  • Paludisme
  • Infections respiratoires aigües
  • Diarrhées
  • Fièvre typhoïde
  • Méningite

A Miabi, le paludisme tue à moyenne 1 personne par semaine et atteint la majorité des couches de la population. Les infections respiratoires aigües et les diarrhées affectent plus les enfants de moins de 5 ans et la fièvre typhoïde et méningite atteignent une petite partie de la population.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 82
Ecoles secondaires 34

Le territoire de Miabi possède 116 écoles dont en moyenne 29 écoles par secteur.

Ce territoire compte 82 écoles primaires et 34 écoles secondaires.

La cité de Miabi compte:

  • 8 écoles primaires
  • 5 écoles secondaires

Le secteur de Kakangayi compte:

  • 23 écoles primaires
  • 10 écoles secondaires.

Le secteur de Tshilundu compte :

  • 18 écoles primaires
  • 5 écoles secondaires.

Le secteur de Tshijiba on compte :

  • 23 écoles primaires
  • 7 écoles secondaires

Le secteur de Movo Nkatsha compte :

  • 12 écoles primaires
  • 7 écoles secondaires.

Signalons que la majorité de ces écoles étudient dans des très mauvaises conditions par manque d’infrastructure adéquates.

Enseignement supérieur et universitaire

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 0

Aucune institution d’enseignement supérieur et universitaire fonctionne à présent sur l’ensemble du territoire de Miabi.

La seule institution qui oeuvrait dans l’informel était l’Institut Supérieur de Développement Rural et Gestion Informatique mais celle-ci a été scellé sur ordonnance de l’ESU car ne remplissait pas des conditions.

Cet établissement supérieur se trouvait dans la cité de Miabi et organisait les filières suivantes:

  • La planification
  • L’Informatique de gestion
  • La gestion des entreprises.

Notons que c’est une institution qui comptait moins d’étudiants. I’Institut Supérieur de Développement Rural et Gestion Informatique louait aussi le bâtiment dans lequel il fonctionnait. Cette institution comptait au total 12 assistants qui dispensaient les cours, il n’y avait aucun professeur ni chef des travaux.


ONG et projets

Nombre d’ONG 6
Principales activités
  1. Santé
  2. Agriculture
  3. Education

Au territoire de Miabi, on trouve quelques ONG internationales qui œuvrent dans le secteur de santé ( Save the Children et Unicef). Ces ONG s’occupent principalement de vaccination des enfants et du traitement des épidémies. L’Unicef s’occupe aussi de la construction des latrines pour des écoles dans le cadre du projet Ecole assaini.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

PRRIS (Projet de Réhabilitation et Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours.

Le principal projet de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Miabi est le PRRIS. Le PRRIS a permis la construction d’une école primaire dans le secteur de Kakangayi.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. CTB (Coopération Technique Belge)
  2. Save the Children

La CTB se charge de la réhabilitation des routes des désertes agricoles dans le territoire de Miabi et l’organisation Save the Children a mise en place depuis le mois de juin 2015 un projet de prise en charge des cas de MAS (PCIMA) et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelles des ménages affectés par la malnutrition et l’insécurité alimentaire dans le territoire de Miabi.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès au territoire de Miabi se fait uniquement par voies routières mais des routes non asphaltées.

La route permettant d’entrer et de sortir du territoire est une route provinciale qui quitte Mbujimayi passe par la cité de Boya se dirige vers le territoire voisin de Kamiji et va jusqu’à Mweneditu, l’on constate que c’est une route en terre bâtie et en délabrement très avancé. Seulement le tronçon Mbujimayi Boya est entretenu par la SACIM (Société d’Anhuit Congo d’Investissement Minier : une entreprise minière chinoise fonctionnant à Tshibwe précisément à Boya dans le secteur de Kakangayi) qui exploite le diamant et fonctionne sous forme de mining. De Boya à Kamiji la route est jonchée des nids de poules.

Le trafic des marchandises agricoles se fait uniquement par voie routière. C’est ainsi que quelques camions arrivent avec:

  • de ciment
  • huile de palme
  • poissons salés,
  • produits manufacturés

Et au retour ils repartent avec du braises et niébés vers les territoires voisins.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Les réseaux de télécommunication existant dans le territoire de Miabi sont Vodacom, Airtel, Orange et Tigo qui couvre tous les 4 secteurs. Toutefois le service de M-Pesa pour Vodacom et Airtel money ne sont disponibles que dans la cité de Boya. La communication n’est pas très bonne à certains endroits surtout sur les réseaux Tigo et vodacom et il faut chercher le réseau. La connexion Internet à travers ces réseaux est très lente et ne passe souvent que pendant les heures creuses.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Il existe dans le territoire de Miabi la chute d’eau de la rivière Movo dans le secteur de Movo-Nkatsha, l’entreprise minière SACIM y a érigé un mini barrage qui produit le courant électrique qu’elle utilise dans le cadre d’exploitation minière mais l’énergie produit n’est pas distribuée à la population locale. Il existe aussi une chute d’eau non exploité sur la rivière Lubi separant Miabi du territoire de Kabeya Kamuanga.

Espèces phares de la faune
  • Lièvre
  • Antilope
  • Petits gibiers
Espèces phares de la flore
  • Bois noir
  • Eucalyptus


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire dans le territoire de Miabi est relativement calme sauf quelques conflits de pouvoir coutumier dans le groupement de Bena Tshimbu et Bashi Ngala.


Opportunités de développement

  • Le territoire de Miabi est une entité agro-pastorale disposant de vastes étendues de terres arables pour la production vivrière, maraîchère et pérenne, et des plaines et plateaux favorables à l’élevage du gros et petit bétail. Mais l’attrait de l’exploitation artisanale du diamant a provoqué un important mouvement des populations vers des centres d’exploitation du diamant, et par conséquent, la population jeune a tendance à abandonner des activités agricoles rendant ainsi le territoire dépendante des autres territoires pour certains besoins alimentaires. Jadis, le territoire garde des potentialités de production agricole gigantesques grâce à la fertilité de son sol et à l’abondance des pluies. Mais on constate une faible utilisation d’intrants et d’équipements nécessaires, ce qui handicape considérablement la croissance de la production et de la productivité agricoles. L’agriculture qui s’y pratique vise surtout l’exploitation des cultures vivrières pour l’autosuffisance alimentaire. Un investissement dans l’agriculture moderne serait donc très rentable pour tout agent économique intéressé.
  • La présence massive des minerais comme le diamant et les malachites est signalée dans ce territoire. Le diamant est exploité d’une part de manière industrielle par l’entreprise minière chinoise SACIM et d’autre part, par l’exploitation artisanale de la population dans certains coins du territoire surtout dans la mine de Tshibwe mais ceci étant fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible sur cela. Si le gouvernement s’y mettait, le taux de chômage serait réduit et le pays maximiserait suffisamment des recettes à son trésor. Les malachites sont aussi exploitées de manière industrielle par les blancs d’origine américaine à Katende.

On constate que malgré toutes ces richesses naturelles, le territoire demeure toujours dans un état de pauvreté intense pourtant les revenus issus de l’exploitation de ses ressources naturelles devrait promouvoir le développement économique dudit territoire.

  • Le territoire dispose d’une chute d’eau à Movo Nkatsha dans la riviere Movo et une autre dans la rivière Lubi mais le courant est inexistant dans le territoire pendant que si on y érigeait un barrage toute la population du territoire serait desservie en courant électrique.
  • Infrastructures routieres: les routes qui traversent le territoire sont en terre battue et en état de délabrement très avancé ; si le gouvernement réhabilitait lesdites routes, celles-ci favoriseraient le désenclavement du territoire et l’approvisionnement facile en produits manufacturés et agricoles.

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