Territoire de Dekese

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2021

Province Kasaï
Superficie Donnée non disponible
Taille estimée de la population Donnée non disponible


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Données géographiques :

Jadis territoire de la province du Kasaï occidental, actuellement entité déconcentrée de la nouvelle province du Kasaï. Le territoire de Dekese a une superficie de 25 173 km² et une population estimée actuellement à 157.020 habitants, sans tenir compte des plus au moins 19.834 déplacés fuiyant les atrocités des milices de Kamwenasampu. Sa densité est de 5 habitants/km².

Il est limité par les territoires ci-après : à l’Est par le  territoire KOLE, à l’Ouest par le village NDJOSOMO du territoire d’OSHWE, au Nord par le territoire de MONKOTO  et au Sud par la rivière Sankuru qui constitue la frontière naturelle avec les territoires de Mweka et Ilebo.

Le territoire compte 148 villages, une commune rurale dont la cité de Dekese qui a à son sein 8 quartiers. Il compte deux chefferies ci-après : la chefferie Ndengese-Inkolombe-Isolu et celle de Yaelima. Celles-ci sont reparties en 15 groupements dont 11 pour la première chefferie et 4 pour la chefferie de Yaelima.   

Ses coordonnées géographiques se présentent comme suit : entre 21°50’ et 20°30’ de longitude Est et 2°16’ – 3°32’ de latitude Sud. Et d’altitude est non dispinible.

Nonobstant les quatorze affluents qui traversent le territoire du Nord au Sud, il sied de signaler que ce territoire est traversé au centre par une grande rivière très poissonneuse et navigable dont la rivière Lukenie et entouré de Sankuru au Sud,et Bomboyo au Nord.

Le territoire de Dekese a comme climat, le climat équatorial avec alternance des saisons. Deux grandes saisons : celle de pluie qui s’étend  de la deuxième moitié du mois d’Août au mois de Janvier ; alors que la saison sèche qui parfois semble plus courte va de la seconde moitié du mois de mai à celui d’Août. Entre les deux saisons, il s’intercale la petite saison sèche vers le mois de février et celle de pluie vers le mois de mars.

La température est élevée dès le mois de mai jusqu’à la quinzaine du mois d’Août (il fait très chaud)  Tandis que du  mois de septembre au mois de janvier, il fait un peu plus frais.

La nature du sol : Le sol de ce territoire est caractérisé par deux types de sol. Nous avons le sol sablonneux et sablo-argileux.

Le territoire a un relief caractérisé par une surface plane, entourée de quelques vallées et savanes.  

 

Particularités et richesses du territoire

Particularités  et richesses du territoire 

Le territoire de Dekese regorge beaucoup des ressources minières dans son sol et sous-sol, découvertes et non encore découvertes. Ces richesses sont jusque là inexploitées, en dehors des quelques exploitants artisanaux à compter du bout de doigt. Nous citons : Le diamant, l’or, Mercure rouge, le Pétrole et d’autres minerais. Et il sied de signaler qu’il y avait eu une mission de  prospection du pétrole effectuée par  la REMINA (Recherche minière en Afrique) en 1957 et celle effectuée par la société  française GECO dans les années 1970 qui ont révélé l’existence du pétrole dans le territoire. Depuis l’époque jusqu’à ce jour aucune action n’a été menée selon l’administrateur et la population.

Le territoire de Dekese a un parc national, c’est le parc de salonga/Sud situé dans le poste d’encadrement administratif de IKANDA Nord dans le village de Anga, où l’on trouve diverses et rares espèces animales notamment d’Eléphants et différentes espèces des Gorilles. Ajouté à ces espèces animales les chimpanzés connus sous le nom de LUKURU, de teint noir, espèce découverte par une américaine madame John au village de Yasa.

Le territoire est aussi entouré de trois grandes rivières très poissonneuses sur lesquelles malheureusement aucune pêche digne de ce nom n’est pratiquée, nonobstant, la petite pêche traditionnelle. Bref, le territoire de Dekese demeure l’un des territoires de la République Démocratique du Congo quasiment inexploité malgré ses miltiple richesses.   

Données culturelles

Le territoire est divisé à deux chefferies dont celle de Ndengese-Ikolombe-Isolu et celle de Yaelima. Et compte  4 grandes tribus : les Ndengeses, les Inkolombe, les Isolu  et les Yaelima. Les Yaelima sont minoritaires, estimé à peu près 30% de la population et sont beaucoup plus des chasseurs que des agriculteurs, Selon les propos recueillis, c’est le peuple le moins civilisé de toutes les tribus, ils ont les caractéristiques plus proches des celles des pygmées. Ils sont trouvés plus au Nord-Ouest du territoire.  Les Ndengese-Ikolombe-Isolu constituent la majorité avec presque 70% de la population, car on les trouve dans 11 groupements. Ils sont des cultivateurs, éleveurs  et pratiquent peu la chasse et la pêche. Ils sont retrouvés au Nord-est, au centre et au Sud  du territoire, ils sont considérés comme les évolués et sont beaucoup plus civilisés et cultivés. 

Retenons que toutes les deux chefferies ont un caractéristique commun, ils se donnent plus à la coutume pou régler toute sorte de conflit qu’à la loi. Ce qui fait que le pouvoir public n’exerce pas vraiment son pouvoir et autorité. Le fétichisme et la sorcellerie sont des pratiques courantes du territoire. L’administrateur est presque dépourvu de son pouvoir.

Le phénomène « NKENGO », c’est une pratique traditionnelle ou culture Ndengesoise qui consiste à célebrer la nouvelle naissance et en même temps elle constitue une plannification familiale traditionnelle. Comment ça se passe: une fois la femme mets au monde, elle rentre chez ses parents pendant 2 ans pour se reconstituer. Au terme de ce délai, sa sortie et son retour chez le mari est accompagnée de tambours, tam-tam et des danses, passant d’une porte à une autre avec un petit sac collectant des cadeaux de toute nature. Tout ceci est conditionné et nécessite des nouvelles pièces de  pagne et habits achetés par son mari, les pagnes qu’elle va commencer à changer tout au long de la soiréé.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Londengese (90%)

  2. Lingala (80%)

  3. Yaelima (30%)

  4. Tshiluba (10%)

Dans ce territoire le Londengese et le lingala sont les langues parlées par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Yaelima est parlé par la tribu Yaelima qui constitue la tribu minoritaire du territoire et une petite partie des Ndengese. Et le Tshiluba est parlé par la population qui fait des navettes, et qui viennent de Kananga, Tshikapa pour des raisons de service, soit mutée dans le territoire.

Principales activités
  1. Agriculture (40%)
  2. Chasse  (30%)
  3. Pêche  (15%)
  4. Petit commerce (10%)
  5. Elevage et Cueillette (5%)

 Au total 60 plantations de café ont été inventoriées au nord du territoire et une palmerais au Sud, une propriété de la mission Catholique Idumbe située à 85 km du chef-lieu du territoire. Pour l’ensemble des cultures tant vivrières que pérennes, le nombre des cultivateurs s’élève à 21.312 dans le territoire de Dekese. Et les principaux produits agricoles cultivés sont le manioc, le riz (appelé communément Paddy), et le maïs. Suite à l’impraticabilité des routes menant vers les grands centres de consommation et la pauvrété de la papulation, à peu près 90% des produits agricoles pourrissent dans les grainiers des paysans. Pour assurer l’évacuation de leurs productions agricoles vers les centres de consommation, les jeunes se donnent la peine de faire le transport par vélo ou transportent eux-mêmes la marchandise sur le dos.   

Triste réalité, ici à Dekese la majorité de la population se donne à la chasse qu’à la pêche fort-malheureusement. Ce qui fait que la chasse est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. Le commerce est fait par les propriétaires des baleinières. Ce sont eux qui desservent la population de quelques produits manufacturés venant de Kinshasa et des territoires voisins. Ils sont au nombre de 4.

L’élevage : La mission Catholique pratiquait l’élevage des gros bétails et disposait d’un millier de têtes des  vaches, malheureusement saccagées  pendant la rébellion par les rwandais, actuellement, ils ne disposent que d’une cinquantaine des têtes. Il y a des grandes savanes qui chôment dans le territoire. C’est ce qui explique la proportion qu’occupe l’élevage dans les activités du territoire. Néanmoins l’élevage  caprin (chèvres) et des Ovidés (moutons) se font  quelque peu, mais uniquement pour des besoins de consommation.

La cueillette  ne concerne que les produits non ligneux tels que les champignons, les chenilles, le fubwa etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au
Vendeur : Donnée non disponible Acheteur : non disponible
Nombre d’opérateurs économiques 4

Principaux opérateurs économiques
  1. Mr NGODJA Jean-Claude, ETS JC, il opère dans la vente en détail des produits manufacturés, Boisson alcoolisées et il est propriétaire de deux baleinières font des navettes entre Dekese et les autres territoires et Dekese-Kinshasa.
  2. Mr DJEMA BONGO Pais, ETS chez Pais, il opère dans la vente en gros et détail des produits manufacturés, et possède une baleinière qui fait des navettes entre Dekese et les autres territoires et Dekese-Kinshasa.Mr Donatien NSHIKALA
  3. NDJONDO Donantien, ETS Nado Tout Dekese, opérant dans la vente des produits manufacturés, hôtelerie et quincaillerie, etc. Il est aussi président de la FEC Dekese.
  4. Mr FOLOLO, aussi propiétaire d’une baleinière.

Selon le rapport reçu du chef de service de l’Economie et du président de la fec, le territoire de Dekese compte à peine 4 opérateurs économiques ou commerçants. Il sied de noter que les centres commerciaux sont inexistants, les commerçants immatriculés par entité inexistants, etc. Les 4 précités sont tous détenteurs des baleinières, ce sont eux qui facilitent le transport des marchandises de Dekese vers d’autres territoire et vice-versa et Dekese-Kinshasa.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce général;
  2. Carburant;
  3. Friperie;
  4. Quincaillerie;
  5. Elevage, agriculture, champ & rizerie;
  6. Produits pharmaceutiques;
  7. Extration des caoutchouc.
Principales activités des PME/PMI
  1. vente des produits manufacturés;
  2. Agriculture;
  3. Activité minière;
  4. Rizerie;
  5. Carburant;
  6. Extraction artisanale de caoutchouc .

A ce jour, bon nombre des propriétaires de terre font louer leurs propriétés à des opérateurs, pour qu’ils les exploitent. D’autant plus que celles-ci sont laissées longtemps abandonnées. Ils utilisent les matériels rudimentaires (machettes, houes, haches etc.), ce qui entraîne une faible réalisation de la production et ils sont souvent buttés aux problèmes de la dégénérescence des semences, des attaques des insectes et autres déprédateurs, des maladies cryptogamiques sans remède et de présence de la trachéomycose white remarquable sur le caféier robusta, d’absence d’insecticides et de pesticides et de micro crédit agricole.

 

Grandes entreprises locales

Le territoire de Aketin ne connaît pas de grandes entreprises locales. 

Principaux produits agricoles
  1. Le riz(Paddy)
  2. Le Maïs
  3. Le manioc
  4. Huile de palme
  5. Café

Le riz est produit dans tout le territoire, dans le but de commerce d’abord et la consommation après. Le manioc également produit dans tout le territoire, mais pour la consommation locale. La production annuelle  du territoire est de plus de 500 tonnes. Le manioc est consommé surtout en chikwange qui est l’aliment de base pour les Ndengese, et une partie va dans la fabrication d’alcool.

Le maïs est également produit en grande quantité dans tout le territoire. Il est consommé sous forme de « foufou » et aussi transformé en alcool local appelé « Tsitshapa ». une partie de la production est également destinée à la vente vers Kinshasa et les territoires voisins.

Le Soja est produit à faible quantité et il est utilisé pour la consommation locale pour l’alimentation des enfants.

L’huile de palme est produite en faible quantité par quelques habitants. Il est utilisé pour la consommation locale et est utilisé pour la fabrication de savons.

La malnutrition est une pire réalité car la population n’a pas vraiment accès à la diversité des aliments, ils sont rares au marché et la population manque de revenu, elle mange presque la même chose tous les jours. Et la plus part ne mange que la chikwange avec le piment cru et du sel. Triste réalité !!!

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles;
  2. Escargot;
  3. Huile de Palme;
  4. Termites;
  5. Champignons.

Ces produits sont forestiers et périodiques. Les chenilles, escargot, termites et champignons sont les produits de ramassage, tandis que l’huile de palme est extraite d’une manière artisanale et, est consommée à 60% localement et le 40% exportée. Tous ces produits sont destinés à la consommation locale. L’escargot, Chenilles et huile de palme, en dehors d’être consommés localement font aussi l’objet d’exportation vers d’autres territoires.

Principales sources d’énergie
  1. Bois;
  2. Energie solaire;
  3. Groupe électrogène.

Par manque de l’électricité, plusieurs ménages recours aux lampes torches la nuit pour être éclairé. Le système solaire est surtout utilisé pour charger les batteries de téléphones et certains ménages en utilisent aussi pour être éclairés. Il convient de signaler que peu de ménages utilisent les groupes électrogènes avec un système de connexion de masse. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour la fabrication de l’huile de palme.

Les activités qui se développeraient en cas de la disponibilité de sources d’énergie sont les suivantes : rizerie, torréfaction de café, savonnerie, huilerie, scierie mécanique, chaudronnerie, transformation de latex en caoutchouc, etc.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 19

Le territoire compte une seule zone de santé (Zone de santé Dekese) et un seul HGR qui a une capacité d’accueille de 150 lits dont 57 lits effectivement montés et  installés, il a été crée depuis 1952.

La ZS ne dispose d’aucun hôpital privé et comptait 19 Centres de santé en 2015, Ils font office des aires de santé et chaque aire de santé a des postes de santé à son sein, certains d’entre eux sont construits en briques en dobe et d’autres en terre battue. Aujourd’hui 3 postes de santé (dont les villages Bambokfu, Bolonga et Djongo port) sont entrain d’être transformés en centre de santé ce qui fera passer le nombre des CS de 19 à 22 après validation.

La zone de santé compte seulement 5 médecins dont une femme, tous des généralistes, elle ne dispose d’aucun spécialiste et compte 162 infirmiers au total avec une moyenne de 4 infirmiers par CS. D’où l’accès aux soins de santé spécifiques n’est pas possible, une fois les cas déclarés, il faut évacuer soit à Ilebo, ou à Kinshasa directement.

Maladies les plus récurrentes
  1. Le Paludisme
  2. Les infections respiratoires aigües(IRA)
  3. La malnutrition
  4. Les maladies diarrhéiques
  5. La Tuberculose

Le paludisme touche quasiment toute les couches de la population sans tranches d’âge, la culture d’utilisation des moustiquaires n’est pas assimilée, les moustiquaires ont été diabolisées dans tout le territoire, et sont utilisées à d’autres fin telle que la pêche et pour la couverture des gardins potagers. Les infections respiratoires aigües affectent plus les enfants. La malnutrition touche encore une fois de plus les enfants car ici à Dekese il n’y a pas une diversité des denrées alimentaires sur le marché, ce qui se traduit par des repas monotones. Il y a des familles qui ne vous mangent que la chikwange accompagnée du piment cru et du sel, triste réalité !!! La diarrhée est provoquée par la mauvaise qualité de l’eau consommée par la population (l’eau de rivière pour la plupart), aucune source d’eau aménagée, ni des forages n’existe ici. La population ne consomme que l’eau des rivières et des sources naturelles.  


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 173
Ecoles secondaires 102

Le territoire de Dekese a deux sous-divisions. La première c’est la sous-division 1, elle se situe en plein centre du chef-lieu du territoire. Elle compte 137 écoles dont 84 écoles primaires et 53 écoles secondaires. On retrouve en moyenne 5 enseignants dans chaque école.

En ce qui concerne la sous-division II, code : 059, elle se situe à 80 km du chef-lieu du territoire dans le village Idumbe. Elle compte 138  écoles dont 89 primaires et 49 sécondaires. elle compte 644 enseignants dont 70 femmes au primaire, contre 492 dont 39 femmes au secondaire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Le territoire de Dekese a ses réalités que seule sa population connaisse. Malgré le grand nombre des finalistes qui finissent le cycle humanitaire chaque année, peu s’inscrivent pour poursuivre les études. Ceci est dû au manque des universités ou instituts supérieurs.

Jadis, le territoire comptait 3 instituts supérieurs entre autres l’ISAM Dekese, l’ISTM et bien attendu ISDR, le seul qui demeure. Les deux premiers ont été obligés de fermer leurs portes suite à l’arrêté du 17/10/2015 du ministre de l’ESU Excellence Théophile MBEMBA interdisant les extensions des établissements supérieurs de fonctionner.

Ne disposant d’aucune université et d’autres instituts supérieurs, le seul qui dispense les enseignements supérieurs dans le territoire reste l’Institut Supérieur de développement rural (ISDR) en sigle.

Les filières suivantes sont organisées: Administration rurale, Environnement et Développement Durable, Gestion des entreprises, Organisation sociale, Planification régionale et en fin Techniques rurales.

L’institut ne compte qu’un seul Professeur associé, 1 chef des travaux et 34 assistants.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 19
Principales activités
  1. Agriculture
  2. Elevage et Pêche.
  3. Assainissement.
  4. Social
  5. Santé 

Triste est de contacter que toutes ces ONGs sont tombées dans l’inactivité.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Construction de 2 écoles primaires (EP MAKASI et EP FIMBO).
  2. Centre de santé ITIMBIRI et santé de santé de référence de Dulia.

Tous ces projets de construction sont financés par le fonds social de la République.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Réhabilitation Route Nationale 4 (Dulia-Likati-Bondo : 134 km);
  2. Réhabiliotation  du pont TINDA sur RN6 à 7km d’Aketi.

La route DULIA-LIKATI-BONDO est encours de réhabilitation. Tous ces projets sont financés par la banque Mondiale dans le cadre du projet pro-route.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Malgré les 4 voies accessibles citées, actuellement le territoire n’est accessible que par la voie routière et navigable. La principale route qui permet l’entrée et la sortie du territoire c’est la RN6 (qui connecte le territoire d’Aketi au territoire de Buta, et le territoire de Bumba (province de la Mongala). Il y a d’autres routes qui mènent vers le territoire de Bondo, Yakoma (dans le Nord-ubangi) et Basoko (dans la province de la Tshopo). Par la voie navigable, il est possible d’emprunter des bateaux qui naviguent sur la rivière ITIMBIRI, en quittant Bumba (province de Mongala) et on arrive dans le territoire d’Aketi après 2 jours de navigation sur la rivière. Les bateaux commerciaux n’arrivent presque plus, les commerçants utilisent les baleinières et les pirogues pour transporter leurs marchandises. Il convient de signaler que ça fait plus de 20 ans que la rivière ITIMBIRI n’est pas balisée. La plupart des marchandises arrivent et quittent par voie routière. A part le bateau de SEP Congo qui arrive une fois par an, avec 225 Tonnes, il n’y a aucun bateau qui arrive. Quant à la voie aérienne, le territoire compte deux aérodromes dont, un à Aketi et l’autre à Likati. L’aérodrome d’Aketi n’est plus opérationnel depuis le départ de l’ONG médecins sans frontière en 2013, seul l’aérodrome de Likati qui est parfois opérationnel et il est utilisé par les missionnaires protestants. Concernant la voie ferroviaire, le territoire n’est plus accessible par train depuis 1996, l’année pendant laquelle le chemin de fer des UELE (CFU) a cessé de fonctionner. Et il convient de signaler que les rails sont détruits par la population pour la fabrication des ustensiles de la cuisine et de machette.

  1. Routes d’intérêt interprovincial principal

I.1. Nord du territoire vers Buta

  • Nous avons 100 Km sur l’axe Aketi-Koteli avec 17 ponts (Betakumu, Tinda, Mayele, Mangwa I, Mangwa II, Magateli, Guma, Mapesana , Mebodo, Madeko, Komba, Zamba, Diakpete, Bilo, Maze, Ngombo et Koteli). De ces 17 ponts, 8 sont en mauvais état (Guma, Bilo, Maze, Madeko, Ngombo, Koteli et mayele). La route est réhabilitée mais pas les ponts.
  • 74 Km axe Dulia-Likati route n’est pas réhabilitée et tous les ponts sont en très mauvais état (Mbange, Mango, Magbuluka, Kponyo, Magbele , Likati, etc)
  • 55 Km Likati-Bondo la route n’est pas réhabilitée (très mauvais état) et tous les ponts sont en très mauvais état (Malembala,mongama, Kulu, Gabo, Badolo, Balekombe I, balekombe II, bolongo , dibogo, etc ).

I.2. Au Sud du territoire vers Bumba

Cet axe compte 75 Km Aketi-Bunduki avec 13 ponts (Mangindanginde, ngongade, Menboma, Bodei, Magala, Magbade, Matuba, Elongo, Budua,Tsimbi, Bese Mbotia et Ekama). Route réhabilité mais les ponts sont en mauvais état.

  1. Routes des dessertes agricoles
  • Aketi-Likati-Muma (Kateke) : 220 Km
  • Aketi-Andea-Genza : 52 Km
  • Aketi-Andea-Ekoko (Nzudu) : 48 Km
  • Aketi-Aboso : 114 Km
  • Aketi-Bunduki-Mombwasa-Aboso(B/B) : 135 Km
  • Aketi-Likati (via Dulia)-Angu : 185 Km

Soit un total de 748 Km

Les routes de desserte agricole représentent plus ou moins 748 Km de parcours avec un surnombre inconnu des ponts, caniveaux et passerelles demeurant encore non construits en dur. Toutes ces routes sont impraticables.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Bien qu’existant dans le territoire, le reseau Vodacom très mauvaises qualités, pas de shop pour la vente des unités. A part les cartes sim qui sont disponibles, les autres produits ne sont pas disponibles. Pas de service de transferts d’argents.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Il existe dans le territoire d’Aketi 3 Chantiers forestiers (Komba, Dulia et Gombo), chantiers plantés par les agents de service de l’environnement du territoire d’Aketi Depuis l’époque coloniale. Ces réserves de biosphère avaient été plantées afin de maintenir les équilibres écologiques. On trouve les espèces telles que : AFROMOSIA, LIMBA, FAGARA MACROPHILA, LIBOYO, IROKO et TOLA.

Espèces phares de la faune
  1. Singe;
  2. Sanglier;
  3. Antilopes Rouge et bleue;
  4. Léopard;
  5. Porte pic;
  6. Gorille;
  7. Tortue;
  8. Okapi.
Espèces phares de la flore
  1. Akajou
  2. Sipo
  3. Sapeli
  4. Tiama
  5. Iroko
  6. Doussie
  7. Bosse
  8. Mukulungu
  9. Padouk


Situation sécuritaire

Généralement calme, sauf parfois un peu de tracasseries policières. Il y a souvent des bousculades de la population de Kolongwandi (territoire d’Aketi) et de Mobenge Mondila (territoire de Bondo) qui se disputent de carrières des matières premières dans la forêt qui sépare ces deux entités. Et aussi la population du secteur Yoko qui subit les actes de chasseurs braconniers venant du territoire de Basoko.


Opportunités de développement

Le territoire d’Aketi possède plusieurs richesses naturelles qui peuvent permettre son développement :

  • Le territoire d’Aketi a une immense forêt dense et humide, c’est la plus grande forêt parmi toutes les forêts que compte la Province du Bas-Uélé avec des essences (bois favorables à l’exploitation forestière et qui présente une valeur économique très élevée) tels que : Afromosia, clorophora, excelsa, tola, akajou d’afrique, tali, iroko, sapeli, roste, dibetola, alele, tomitola, etc. Tous ces bois ne sont pas encore exploités.
  • Agriculture : le territoire d’Aketi présente une très grande superficie de terre cultivable et avec les cultures variées. Bien qu’avec les moyens de production rudimentaires et évoluant d’une manière artisanale et sans encadrement, les agriculteurs arrivent à réaliser une production qui nourri tout le territoire et les autres parties de la production sont exportées vers d’autres territoires. Jusque là l’agriculture n’est pas encore mécanisée et si l’on arrivait à la mécaniser on aurait du avoir la production en grande échelle et cela constituerait un boom pour le développement du territoire.
  • Pêche : les rivières d’Aketi sont très riche en poisson et la pêche s’effectue d’une manière artisanale et sans encadrement de pêcheurs.
  • son positionnement et son accessibilité qui lui permettent d’entrée en communication avec d’autres territoires et d’autres provinces du pays.

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