Territoire de Dekese

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï
Superficie 25 173 km²
Taille estimée de la population 157 020 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire, Bureau central de la zone de santé)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Données géographiques :

Jadis territoire de la province du Kasaï occidental, actuellement entité déconcentrée de la nouvelle province du Kasaï. Le territoire de Dekese a une superficie de 25 173 km² et une population estimée actuellement à 157.020 habitants, sans tenir compte des plus au moins 19.834 déplacés fuiyant les atrocités des milices de Kamwenasampu. Sa densité est de 5 habitants/km².

Il est limité par les territoires ci-après : à l’Est par le  territoire KOLE, à l’Ouest par le village NDJOSOMO du territoire d’OSHWE, au Nord par le territoire de MONKOTO  et au Sud par la rivière Sankuru qui constitue la frontière naturelle avec les territoires de Mweka et Ilebo.

Le territoire compte 148 villages, une commune rurale dont la cité de Dekese qui a à son sein 8 quartiers. Il compte deux chefferies ci-après : la chefferie Ndengese-Inkolombe-Isolu et celle de Yaelima. Celles-ci sont reparties en 15 groupements dont 11 pour la première chefferie et 4 pour la chefferie de Yaelima.   

Ses coordonnées géographiques se présentent comme suit : entre 21°50’ et 20°30’ de longitude Est et 2°16’ – 3°32’ de latitude Sud. Et d’altitude est non dispinible.

Nonobstant les quatorze affluents qui traversent le territoire du Nord au Sud, il sied de signaler que ce territoire est traversé au centre par une grande rivière très poissonneuse et navigable dont la rivière Lukenie et entouré de Sankuru au Sud,et Bomboyo au Nord.

Le territoire de Dekese a comme climat, le climat équatorial avec alternance des saisons. Deux grandes saisons : celle de pluie qui s’étend  de la deuxième moitié du mois d’Août au mois de Janvier ; alors que la saison sèche qui parfois semble plus courte va de la seconde moitié du mois de mai à celui d’Août. Entre les deux saisons, il s’intercale la petite saison sèche vers le mois de février et celle de pluie vers le mois de mars.

La température est élevée dès le mois de mai jusqu’à la quinzaine du mois d’Août (il fait très chaud)  Tandis que du  mois de septembre au mois de janvier, il fait un peu plus frais.

La nature du sol : Le sol de ce territoire est caractérisé par deux types de sol. Nous avons le sol sablonneux et sablo-argileux.

Le territoire a un relief caractérisé par une surface plane, entourée de quelques vallées et savanes.  

 

Particularités et richesses du territoire

Particularités  et richesses du territoire 

Le territoire de Dekese regorge beaucoup des ressources minières dans son sol et sous-sol, découvertes et non encore découvertes. Ces richesses sont jusque là inexploitées, en dehors des quelques exploitants artisanaux à compter du bout de doigt. Nous citons : Le diamant, l’or, Mercure rouge, le Pétrole et d’autres minerais. Et il sied de signaler qu’il y avait eu une mission de  prospection du pétrole effectuée par  la REMINA (Recherche minière en Afrique) en 1957 et celle effectuée par la société  française GECO dans les années 1970 qui ont révélé l’existence du pétrole dans le territoire. Depuis l’époque jusqu’à ce jour aucune action n’a été menée selon l’administrateur et la population.

Le territoire de Dekese a un parc national, c’est le parc de salonga/Sud situé dans le poste d’encadrement administratif de IKANDA Nord dans le village de Anga, où l’on trouve diverses et rares espèces animales notamment d’Eléphants et différentes espèces des Gorilles. Ajouté à ces espèces animales les chimpanzés connus sous le nom de LUKURU, de teint noir, espèce découverte par une américaine madame John au village de Yasa.

Le territoire est aussi entouré de trois grandes rivières très poissonneuses sur lesquelles malheureusement aucune pêche digne de ce nom n’est pratiquée, nonobstant, la petite pêche traditionnelle. Bref, le territoire de Dekese demeure l’un des territoires de la République Démocratique du Congo quasiment inexploité malgré ses miltiple richesses.   

Données culturelles

Le territoire est divisé à deux chefferies dont celle de Ndengese-Ikolombe-Isolu et celle de Yaelima. Et compte  4 grandes tribus : les Ndengeses, les Inkolombe, les Isolu  et les Yaelima. Les Yaelima sont minoritaires, estimé à peu près 30% de la population et sont beaucoup plus des chasseurs que des agriculteurs, Selon les propos recueillis, c’est le peuple le moins civilisé de toutes les tribus, ils ont les caractéristiques plus proches des celles des pygmées. Ils sont trouvés plus au Nord-Ouest du territoire.  Les Ndengese-Ikolombe-Isolu constituent la majorité avec presque 70% de la population, car on les trouve dans 11 groupements. Ils sont des cultivateurs, éleveurs  et pratiquent peu la chasse et la pêche. Ils sont retrouvés au Nord-est, au centre et au Sud  du territoire, ils sont considérés comme les évolués et sont beaucoup plus civilisés et cultivés. 

Retenons que toutes les deux chefferies ont un caractéristique commun, ils se donnent plus à la coutume pou régler toute sorte de conflit qu’à la loi. Ce qui fait que le pouvoir public n’exerce pas vraiment son pouvoir et autorité. Le fétichisme et la sorcellerie sont des pratiques courantes du territoire. L’administrateur est presque dépourvu de son pouvoir.

Le phénomène « NKENGO », c’est une pratique traditionnelle ou culture Ndengesoise qui consiste à célebrer la nouvelle naissance et en même temps elle constitue une plannification familiale traditionnelle. Comment ça se passe: une fois la femme mets au monde, elle rentre chez ses parents pendant 2 ans pour se reconstituer. Au terme de ce délai, sa sortie et son retour chez le mari est accompagnée de tambours, tam-tam et des danses, passant d’une porte à une autre avec un petit sac collectant des cadeaux de toute nature. Tout ceci est conditionné et nécessite des nouvelles pièces de  pagne et habits achetés par son mari, les pagnes qu’elle va commencer à changer tout au long de la soiréé.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Londengese (90%)

  2. Lingala (80%)

  3. Yaelima (30%)

  4. Tshiluba (10%)

Dans ce territoire le Londengese et le lingala sont les langues parlées par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Yaelima est parlé par la tribu Yaelima qui constitue la tribu minoritaire du territoire et une petite partie des Ndengese. Et le Tshiluba est parlé par la population qui fait des navettes, et qui viennent de Kananga, Tshikapa pour des raisons de service, soit mutée dans le territoire.

Principales activités
  1. Agriculture (40%)
  2. Chasse  (30%)
  3. Pêche  (15%)
  4. Petit commerce (10%)
  5. Elevage et Cueillette (5%)

 Au total 60 plantations de café ont été inventoriées au nord du territoire et une palmerais au Sud, une propriété de la mission Catholique Idumbe située à 85 km du chef-lieu du territoire. Pour l’ensemble des cultures tant vivrières que pérennes, le nombre des cultivateurs s’élève à 21.312 dans le territoire de Dekese. Et les principaux produits agricoles cultivés sont le manioc, le riz (appelé communément Paddy), et le maïs. Suite à l’impraticabilité des routes menant vers les grands centres de consommation et la pauvrété de la papulation, à peu près 90% des produits agricoles pourrissent dans les grainiers des paysans. Pour assurer l’évacuation de leurs productions agricoles vers les centres de consommation, les jeunes se donnent la peine de faire le transport par vélo ou transportent eux-mêmes la marchandise sur le dos.   

Triste réalité, ici à Dekese la majorité de la population se donne à la chasse qu’à la pêche fort-malheureusement. Ce qui fait que la chasse est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. Le commerce est fait par les propriétaires des baleinières. Ce sont eux qui desservent la population de quelques produits manufacturés venant de Kinshasa et des territoires voisins. Ils sont au nombre de 4.

L’élevage : La mission Catholique pratiquait l’élevage des gros bétails et disposait d’un millier de têtes des  vaches, malheureusement saccagées  pendant la rébellion par les rwandais, actuellement, ils ne disposent que d’une cinquantaine des têtes. Il y a des grandes savanes qui chôment dans le territoire. C’est ce qui explique la proportion qu’occupe l’élevage dans les activités du territoire. Néanmoins l’élevage  caprin (chèvres) et des Ovidés (moutons) se font  quelque peu, mais uniquement pour des besoins de consommation.

La cueillette  ne concerne que les produits non ligneux tels que les champignons, les chenilles, le fubwa etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 200 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 4

Principaux opérateurs économiques
  1. Mr NGODJA Jean-Claude, ETS JC, il opère dans la vente en détail des produits manufacturés, Boisson alcoolisées et il est propriétaire de deux baleinières font des navettes entre Dekese et les autres territoires et Dekese-Kinshasa.
  2. Mr DJEMA BONGO Pais, ETS chez Pais, il opère dans la vente en gros et détail des produits manufacturés, et possède une baleinière qui fait des navettes entre Dekese et les autres territoires et Dekese-Kinshasa.Mr Donatien NSHIKALA
  3. NDJONDO Donantien, ETS Nado Tout Dekese, opérant dans la vente des produits manufacturés, hôtelerie et quincaillerie, etc. Il est aussi président de la FEC Dekese.
  4. Mr FOLOLO, aussi propiétaire d’une baleinière.

Selon le rapport reçu du chef de service de l’Economie et du président de la fec, le territoire de Dekese compte à peine 4 opérateurs économiques ou commerçants. Il sied de noter que les centres commerciaux sont inexistants, les commerçants immatriculés par entité inexistants, etc. Les 4 précités sont tous détenteurs des baleinières, ce sont eux qui facilitent le transport des marchandises de Dekese vers d’autres territoire et vice-versa et Dekese-Kinshasa.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Transport des marchandises
  2. Vente des produits manufacturés
  3. Vente des produits pharmaceutiques
  4. Vente des boissons alcoolisées venant de Kinshasa
Principales activités des PME/PMI

Aucune entreprise de type A et B sont présentes dans le nterritoire, à part les entreprises du type c et d dont  dispose le terrioire. Presque toutes sont dans le secteur de transport et commerce. 

Grandes entreprises locales

Aucune grande entreprise dans le territoire

Principaux produits agricoles
  1. Le riz(Paddy)
  2. Le Maïs
  3. Le manioc
  4. Huile de palme
  5. Café

Le riz est produit dans tout le territoire, dans le but de commerce d’abord et la consommation après. Le manioc également produit dans tout le territoire, mais pour la consommation locale. La production annuelle  du territoire est de plus de 500 tonnes. Le manioc est consommé surtout en chikwange qui est l’aliment de base pour les Ndengese, et une partie va dans la fabrication d’alcool.

Le maïs est également produit en grande quantité dans tout le territoire. Il est consommé sous forme de « foufou » et aussi transformé en alcool local appelé « Tsitshapa ». une partie de la production est également destinée à la vente vers Kinshasa et les territoires voisins.

Le Soja est produit à faible quantité et il est utilisé pour la consommation locale pour l’alimentation des enfants.

L’huile de palme est produite en faible quantité par quelques habitants. Il est utilisé pour la consommation locale et est utilisé pour la fabrication de savons.

La malnutrition est une pire réalité car la population n’a pas vraiment accès à la diversité des aliments, ils sont rares au marché et la population manque de revenu, elle mange presque la même chose tous les jours. Et la plus part ne mange que la chikwange avec le piment cru et du sel. Triste réalité !!!

Principaux produits non agricoles
  1. La viande de brousse
  2. Le poisson
  3. Les chenilles
  4. Les champignons

 Le produit non agricole le plus consommé dans le territoire c’est d’abord la viande de brousse issue de la chasse et ensuite les produits forestiers non ligneux tels que les chenilles, le fumbwa et les champignons, ils sont périodiques. Ils sont cueillis dans les forêts situées non loin des habitations et sont destinés à la consommation locale.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Les panneaux solaires
  3. Le pétrole
  4. Le groupe électrogène

La SNEL n’existe pas, on ignore même sa signification dans le territoire. Le courant électrique est une denrée inexistante ici, Dekese demeure sans électricité et vit dans l’obscurité totale. Pour le reste du territoire ce sont lampes chinoises en piles qui sont utilisées à la tombée de la nuit dans presque tous les ménages, car le pétrole se fait rare et coûte cher. Ici dans le chef-lieu du territoire on ne comptait que deux grands groupes électrogènes dont l’un appartenant à la mission catholique et l’autre à l’hôpital général de référence. Actuellement, nous avons 7 nouveaux ménages qui viennent de se doter le groupe électrogène. Et on compte également quelques ménages qui se sont procuré les panneaux solaires avec les moyens de bord qu’ils disposent.

Le bois est utilisé beaucoup plus pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages (pour la transformation de l’huile de palme en savon et la préparation de l’alcool appelé « Tsitshapa »). 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 19

Le territoire compte une seule zone de santé (Zone de santé Dekese) et un seul HGR qui a une capacité d’accueille de 150 lits dont 57 lits effectivement montés et  installés, il a été crée depuis 1952.

La ZS ne dispose d’aucun hôpital privé et comptait 19 Centres de santé en 2015, Ils font office des aires de santé et chaque aire de santé a des postes de santé à son sein, certains d’entre eux sont construits en briques en dobe et d’autres en terre battue. Aujourd’hui 3 postes de santé (dont les villages Bambokfu, Bolonga et Djongo port) sont entrain d’être transformés en centre de santé ce qui fera passer le nombre des CS de 19 à 22 après validation.

La zone de santé compte seulement 5 médecins dont une femme, tous des généralistes, elle ne dispose d’aucun spécialiste et compte 162 infirmiers au total avec une moyenne de 4 infirmiers par CS. D’où l’accès aux soins de santé spécifiques n’est pas possible, une fois les cas déclarés, il faut évacuer soit à Ilebo, ou à Kinshasa directement.

Maladies les plus récurrentes
  1. Le Paludisme
  2. Les infections respiratoires aigües(IRA)
  3. La malnutrition
  4. Les maladies diarrhéiques
  5. La Tuberculose

Le paludisme touche quasiment toute les couches de la population sans tranches d’âge, la culture d’utilisation des moustiquaires n’est pas assimilée, les moustiquaires ont été diabolisées dans tout le territoire, et sont utilisées à d’autres fin telle que la pêche et pour la couverture des gardins potagers. Les infections respiratoires aigües affectent plus les enfants. La malnutrition touche encore une fois de plus les enfants car ici à Dekese il n’y a pas une diversité des denrées alimentaires sur le marché, ce qui se traduit par des repas monotones. Il y a des familles qui ne vous mangent que la chikwange accompagnée du piment cru et du sel, triste réalité !!! La diarrhée est provoquée par la mauvaise qualité de l’eau consommée par la population (l’eau de rivière pour la plupart), aucune source d’eau aménagée, ni des forages n’existe ici. La population ne consomme que l’eau des rivières et des sources naturelles.  


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 173
Ecoles secondaires 102

Le territoire de Dekese a deux sous-divisions. La première c’est la sous-division 1, elle se situe en plein centre du chef-lieu du territoire. Elle compte 137 écoles dont 84 écoles primaires et 53 écoles secondaires. On retrouve en moyenne 5 enseignants dans chaque école.

En ce qui concerne la sous-division II, code : 059, elle se situe à 80 km du chef-lieu du territoire dans le village Idumbe. Elle compte 138  écoles dont 89 primaires et 49 sécondaires. elle compte 644 enseignants dont 70 femmes au primaire, contre 492 dont 39 femmes au secondaire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Le territoire de Dekese a ses réalités que seule sa population connaisse. Malgré le grand nombre des finalistes qui finissent le cycle humanitaire chaque année, peu s’inscrivent pour poursuivre les études. Ceci est dû au manque des universités ou instituts supérieurs.

Jadis, le territoire comptait 3 instituts supérieurs entre autres l’ISAM Dekese, l’ISTM et bien attendu ISDR, le seul qui demeure. Les deux premiers ont été obligés de fermer leurs portes suite à l’arrêté du 17/10/2015 du ministre de l’ESU Excellence Théophile MBEMBA interdisant les extensions des établissements supérieurs de fonctionner.

Ne disposant d’aucune université et d’autres instituts supérieurs, le seul qui dispense les enseignements supérieurs dans le territoire reste l’Institut Supérieur de développement rural (ISDR) en sigle.

Les filières suivantes sont organisées: Administration rurale, Environnement et Développement Durable, Gestion des entreprises, Organisation sociale, Planification régionale et en fin Techniques rurales.

L’institut ne compte qu’un seul Professeur associé, 1 chef des travaux et 34 assistants.

 


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités

Le territoire de Dekese ne compte aucun ONG international à son actif, aucun partenaire de développement n’existe sur le territoire. Abandonné à son propre sort, les ressortissants de l’institut supérieur du développement rural ISDR en sigle, ainsi que quelque population ont eu l’initiative de créer quelques ONGD au nombre de 15 pour palier au déficit ; Mais fort malheureusement aucun financement n’est mis à leur disposition pour mener des activités et mettre en œuvre leurs différents projets de développement. Voilà pourquoi, nous retrouvons  plusieurs activistes qui œuvrent dans le domaine de développement, mais sans résultants  palpables. Très peu de population pratique l’agriculture, les jeunes ne se donnent qu’à la chasse et à la pèche mais d’une manière sporadique.   

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

Aucun projet financé par le gouvernement n’est initié pour le compte du territoire jusque là. 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet d’appui au développemnt de infranstructures de base (PADIR) en sigle
  2. Projet de soutien à l’éducation de base (PROSEB)

Il y a deux projets de développement en cours d’exécution  dans le territoire de Dekese. Le premier sur le financement  de la banque Africaine du développement (BAD), il s’agit du projet d’appui au développement des infrasdtructure de base (PADIR) qui est dans la construction du marché, du port d’acostage  et d’un dépôt communautaire. Depuis le mois de septembre 2016, le projet le projet est suspendu faute de financement.   Et le second financé par la banque mondiale, il s’agit du projet PROSEB,  ce projet a permis la construction de quatre écoles primaires dans le chef-lieu du territoire dont EP Dekese 1 et E.P BEMANGA par priss et EP Evariste Boshab et EP. BUANYA . Et actuellement, la construction  d’un centre informatique, avec des panneaux solaires et connection internet à la sous division. Un projet vivement salué par toute la population, et cette dernière souhaite d’en avoir autant dans les autres secteurs de vie.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Oui, les routes existent ! Mais, le territoire de Dekese a un problème très sérieux en ce qui concerne les routes tant d’intérêt national, provincial que des dessertes agricoles. Toutes les routes existantes à Dekese sont en état de délabrement très avancé, pas des ponts, les routes sont transformées en sentiers, couvertes des herbes et des troncs d’arbres, obstacles ne permettant pas à la population de passer ou d’évacuer aisément les produits agricoles vers les centres de consommation, les deux photos vous montrent exactement à quoi ressemble la route nationale. La route historique allant de Dekese à Kisangani  par laquelle le héro national Lumumba devait s’enfuir qui ne compte que 260 km n’en parlons même pas, elle est coupée et menacée de plusieurs érosions.

Le territoire est aussi accessible par voie navigable, par les rivières Sankuru et Lukenie. Par Sankuru, on atteint le village LONGA qui est à 75 km du territoire ; Tandis que par Lukenie on arrive jusqu’au port Gallique à Dekese. De Kinshasa les baleinières font deux semaines pour atteindre Dekese. C’est le seul moyen qui aide la population à acheminer ses produits agricoles notamment Le riz, le maïs et les cossettes de manioc à Kinshasa. D’autres ne transportent que du bois. Et de leur retour, ils amènent les quelques produits manufacturés et de première nécessité tels que le sel, le sucre, le savon,  le pétrole, l’essence, la farine de format, ainsi que quelques vêtements.

Le territoire dispose également d’un aérodrome principal qui est situé au village Bolonga à 3° 27’ de l’altitude et 21° 25’ de longitude Est, accessible aux avions dont le poids total ne dépasse pas 5 tonnes. Il est non loin du chef-lieu du territoire, soit à 3 km. La dimension de la piste principale est de 1.100 m de longueur et 50 mètres de largeur et revêtue d’une bonne couche de 10 cm de profondeur de la terre trémière non plantée de pelouse. Depuis sa création en date du 23 Août 1944, réhabilitée en 1948, son état demeure très bon jusqu’à présent et c’est la principale dans tout le territoire. On nous signale 12 atterrissages  durant l’année 2015.

Nous avons également 3 autres aérodromes secondaires :

  • Yassa à 35 km du chef-lieu du territoire,
  • Idumbe à 85 km du chef-lieu du territoire et
  • Anga situé à la station du parc salonga à 67 km du chef-lieu du territoire. Toutes demandent des sérieux travaux de réhabilitation, car ils sont méconnaissables.
Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le seul réseau de télécommunication qui existait dans le territoire jusque peu c’est Vodacom. Il a été inauguré le 07/05/2015, avec une antenne de 10 mètres de haut, qui ne couvre que le chef-lieu du territoire et quelques villages voisins. et une autre antenne se situe au village Longa, à 75 km du chef-lieu. EIles fonctionnent sur base des panneaux solaires, le réseau est disponible de 05 heure à 23h 59’ tous les jours. Ce qui fait que de 00h à 4h 59’ il n’y a pas de réseau. depuis le mois d’avril 2017, Airtel vient de lancer son réseau qui reste ouvert 24/24.

La connexion internet est quasi inexistante, pose beaucoup des difficultés pour la connection. Il n’y a aucun shop vodacom sur terrain, c’est Soficom qui approvisionne les petites cabines en crédit de communication. Et le service M-Pesa est rendu possible par un particulier rien que pour des petits montants (max 100$) et rencontre très souvent le problème de liquidité.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le territoire de Dekese a un seul parc national, c’est le parc de salonga/Sud situé dans le poste d’encadrement administratif de Ikanda Nord dans le village de Anga, où l’on trouve diverses et rares espèces animales notamment d’Eléphants et différentes espèces des Gorilles. Ajouté à ces espèces animales les chimpanzés connus sous le nom de LUKURU, de teint noir, espèce découverte par une américaine madame John au village de Yasa.

Pour ce qui est du site touristique, le lac Kiokio, le chantier d’exploration du pétrole et le centre de la cité de Dekese et le lac Tonsombo, le lac Nkentosha, respectivement aux villages de Luapa et Ndesa. Tels sont les sites touristiques qui attirent la curiosité des touristes au Territoire de dekese.

Espèces phares de la faune
  1. Singes de teint très noir (Lukuru)
  2. Eléphants
  3. Gorilles
Espèces phares de la flore
  1. Wenge
  2. Bois rouge
  3. Nivakin
  4. Bocongo pour la production de copal


Situation sécuritaire

L’urgence complexe dans le grand Kasaï a débuté à Tshimbulu (Kasaï Central) avec le soulèvement violent d’une milice locale (Kamuina Nsapu), le 8 août 2016. Depuis lors, cette crise s’est étendue aux provinces du Kasaï, Kasaï Oriental, de la Lomami et du Sankuru, avec des attaques répétées des miliciens contre des symboles du pouvoir central, ainsi que des affrontements entre eux et les forces de sécurités nationales.

La détérioration du conflit s’est traduite par des actes violents indiscriminés de plus en plus nombreux à l’égard des populations civiles, de la part de toutes les parties au conflit. Cette crise se traduit aussi par une exacerbation des tensions intercommunautaires préexistantes entre les multiples ethnies de la zone, en lien avec le redécoupage territorial, l’effritement des systèmes de médiation traditionnelle et des structures gérées par le pouvoir coutumier ainsi que la manifestation locale des rivalités politiques au niveau national.

La coexistence pacifique est mise à mal entre d’une part les communautés perçues comme soutenant les miliciens, et d’autre part celles accusées de soutenir le gouvernement. Cette situation entraine de multiples déplacements internes de population dans les différentes provinces susnommées, dont plus de 19.500 retournés dans le territoire de Dekese. Ainsi que vers les provinces du Lualaba et du Haut-Lomami. Cette crise génère des besoins humanitaires importants en matière d’assistance multisectorielle d’urgence et en protection.


Opportunités de développement

Le territoire de Dekese regorge plusieurs ressources naturelles découvertes et non encore découvertes et qui sont jusque là inexploitées, telles que :

  • Le Diamant
  • L’Or
  • Le pétrole
  • Le Mercure, la liste n’est pas exhaustive

L’exploitation de ces minerais va créer la richesse et la compétitivité du territoire par rapport aux autres, et par ricocher, contribuera tant peu soit-il à l’essor de l’économie nationale dans la formation du produit intérieur brut (PIB) .

Mis à part ces richesses naturelles, le territoire présente plusieurs autres opportunités de développement, telles que :

  • La première des opportunités et la plus importantes pour le moment dans le territoire c’est la construction des routes d’intérêt tant national que provincial et de dessertes agricoles, car l’enclavement est maître des maux ici. Franchement, il n’y a pas des routes. Ceci permettra à la population de communiquer et d’échanger les fruits de leurs différentes productions, car la plupart pourri dans les grainiers faute des routes.
  • Les 3 grandes rivières poissonneuses (Sankuru au Sud, Lukenie au centre et Bomboyo au Nord): sur lesquelles la pêche n’est pas vraiment organisée, aucun bateau de pêche n’existe dans ces contrées. L’industrialisation de la pêche permettra de commercialiser les poissons avec quasiment 7 territoires voisins et pourquoi pas Kinshasa, ceci créera l’emploi et le revenu, baissera le chômage dans le territoire.
  • La grande majorité de la population du territoire pratique l’agriculture du riz, du maïs et un peu de café avec les moyens de bord, et approvisionnent les territoires voisins et même Kinshasa. Un appui du gouvernement dans ce secteur pourra booster l’économie du territoire. Une mécanisation de l’agriculture s’avère très importante étant donné que le territoire possède des hectares et des hectares des terres arables. Et l’approvisionnement en sémences améliorées.
  • Montage d’une usine de décorticage du riz : ici la production locale est vendue à l’état brut, une fois l’usine de décorticage montée dans le territoire, ceci créera une valeur ajoutée au produit et la population pourra vendre sa production à des prix très compétitif et pourquoi pas exporter le riz paddy qui est préféré par beaucoup de consommateurs, même à Kinshasa.
  • Les rivières qui permettent les échanges commerciaux entre divers territoires. Si la circulation par bief navigable augmente avec des pirogues motorisés et bateaux de bon état ceci aura un impact positif sur le commerce et les revenus des ménages.
  • Le parc de Salonga : Si on développe le tourisme et la publicité des sites touristiques du territoire, les fréquentations et exploitation rationnelles de ces sites peuvent occasionner l’éclosion des activités touristiques dans le territoire de Dekese.

Exporter ces données pour tous les territoires
Visualiser ces données sous forme graphique