Territoire de Kamonia

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï
Superficie 26 602 km²
Taille estimée de la population 2 069 432 hab.

(source: dénombrement de la population dans toutes les zones de santé par OMS Mars 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

La province du Kasaï, à l’instar de celle du Kasaï central, est issue du démembrement de l’ancienne province du Kasaï Occidental. Son chef-lieu est placé à Tshikapa.

Cette province compte les territoires suivants :Dekese, Ilebo, Luebo et Mweka. 

L’Ordonnance de création : le territoire de Tshikapa a été crée par l’Ordonnance loi   n°21/424 du 8 Décembre 1931. 

Données géographiques 

  • Localisation :  

Le territoire de Tshikapa est une entité décentralisée de la province du KASAÏ ayant comme chef lieu KAMONIA. Il est localisé au sud de la République Démocratique du Congo. Malgré le mouvement migratoire de son chef lieu à KAMONIA, le territoire de Tshikapa n’a pas changé son statuquo, ses structures administratives et organiques s’élèvent à 9 secteurs et une cité. 

Il est limité :

  • Au Nord par les territoires d’ILEBO et LUEBO,
  • au Sud par la République Populaire d’Angola,
  • à l’Est par les territoires de KAZUMBA et LUIZA,
  • à l‘Ouest par les provinces du KWANGO et KWILU (ex-Bandundu). 
  • Coordonnées géographiques :

 52°44’de latitude sud, 20°56’20’’ de longitude Est et 6°52’44’’ de longitude sud. 

  • Climat, Température et saison : 

 

Le territoire de Tshikapa connait un climat tempéré variant entre 12° et 33° essentiellement caractérisé par deux saisons notamment : la saison sèche allant de Mi-Mai au Mi-Août de chaque année. La saison de pluie allant de Mi- Août à Mi-mai. 

  • Type de sol :

Le sol est sablo-argileux, le territoire est couvert de savanes boisées entrecoupées par les galeries forestières à l’Ouest et au Sud. Le Nord-est accueille la forêt d’où le début de la forêt équatorial.

Le sous-sol est très  riche en minerais, notamment de diamants.  

  • Hydrographie

Le territoire de Tshikapa est baigné par plusieurs cours d’eaux dont le principal est la rivière Kasai et ses affluents comme : Kasadisadi, Lumbembe, longatshimo, tshikapa, lovua, Luange, lushiku, lungudi, lunyeka, lupemba, kabambaïe, Luenda-basanga, kaluebo, Tshimbinda, Musanga, Lubilu etc.

 

Particularités et richesses du territoire

Particularités physiques 

Le territoire de Tshikapa partage ses frontières avec la République Populaire de l’Angola dans toute sa partie sud se présentant comme un véritable lieu d’échange commercial des produits agricoles et non agricoles entre le territoire de Tshikapa et la République Populaire d’Angola.

Le territoire de Tshikapa est entrecoupé par des cours d’eaux tels que la Rivière Kasaï et ses affluents : les Rivières Lumbembe, Tshipumbu, Kasadisadi, Tshikapa, longatshimo, kabungu, qui récoltent les eaux venant de l’Angola, la rivière Luange qui constitue une frontière naturelle avec la province du Bandundu, ainsi que les rivières Lumpemba, lovua, Lushiku, lungudi, lunyeka, Tshimbinda, longatshimo,…. 

Particularités culturelles 

Pouvoir traditionnel

Le pouvoir traditionnel chez les Tshokwé et les Pende est détenu par le chef appelé Mwata qui est assisté par les notables attitrés représentant les différentes lignées composant le village. Ces notables sont généralement appelés les « Capita ». En cas de disparition ou de la mort du chef, il est automatiquement remplacé ou succédé par son neveu tandis que chez les Nyambi, le pouvoir est détenu par le chef appelé « MFUMU » et sa succession se transmet du père en fils.

Système de parenté : les Tshokwe et les Pende évoluent dans un système matriarcat c’est-à-dire que les enfants appartiennent à leur oncles maternelles tandis que les Nyambi évoluent dans un système de patriarcat. Notons cependant que le système de parenté appliqué chez les Tshokwe et les Pende tend à disparaitre au niveau des cités mais reste radicalement applicable dans les fins fonds des secteurs qu’ils occupent.

La célébration du mariage par les différentes ethnies : Chez les Pende et Tshokwe, la dot est remise de manière symbolique (une bouteille de vin, une pièce d’étoffe et une chèvre) à la mère de la fille lors du mariage contracté entre cousins tandis que chez les Nyambi la dot est actuellement versé en terme d’argent pouvant atteindre 500 à 1000$ selon les possibilités de chacun. 

Richesse du territoire  

Le sous-sol du territoire de Tshikapa renferme une précieuse richesse qui est le Diamant (en grande quantité) mais malheureusement son extraction se fait encore de manière artisanale sur l’ensemble du territoire en général.

 Notons cependant qu’il pourrait y avoir la présence d’autres richesses dans le sous-sol du territoire car jusqu’à présent aucune étude exploratoire (la prospection du sous-sol) n’a été réalisée.

 L’unique prospection qui a été faite date des années 1938 par la société belge « FORMINIERE » et à son départ certains répertoires miniers ont été cachés. D’où la nécessité d’une nouvelle prospection afin de découvrir des nouveaux gisements de diamant.

Données culturelles

Dans le territoire de Tshikapa nous trouvons 3 grandes tribus :

  • les TSHOKWE
  • les PENDE,
  • les NYAMBI

Les Tshokwe sont majoritaires, les Pende sont retrouvés dans le secteur de Bapende, les NYAMBI dans le secteur de Bakua Nyambi.

Le territoire de Tshikapa n’est pas seulement habité par les autochtones qui sont les Tshokwe, Nyambi et Pende, à cette population constituée des autochtones, nous pouvons signaler aussi la présence :

  • des Lulua qui sont venus de Kananga afin de travailler à la société FORMINIERE vers 1951 ;
  • d’une certaine population provenant de la province du Kwango et du Kwilu notamment vers le nord du territoire;
  • Ainsi que une petite portion de la population de race blanche (tel que repris dans le tableau) qui se focalise dans l’achat de diamant.

 

Langues parlées dans ce territoire

Les langues parlées dans le territoire en dehors du français :

  1. Le Lingala
  2. Le Tshiluba
  3. Le Tshokwé
  4. Le Pende

Dans ce territoire le Tshiluba et Lingala sont les langues parlées par la majorité de la population et dans tous les secteurs. Le Tchokwé est surtout parlé dans quatre secteurs seulement comme Kasai Longatshimo, Lovua- Longatshimo, Lovua-Lushiku, dans la cité de Kamonia et dans la ville de  Tshikapa.

Nous devons aussi signaler que le lingala et le Tshiluba sont  les langues qui facilitent la communication entre les différents groupes ethniques que regorge le territoire.

Principales activités
  1. L’Exploitation minière
  2. L’Agriculture
  3. Elevage
  4. Petit commerce

L’exploitation minière constitue à elle seule la principale activité, car la plus grande partie de la population s’adonne à cette activité. On signale la présence de 15 antennes minières gérées par le territoire et 10 autres antennes minières gérées par la province de Tshikapa.

Parmi elles citons : l’antenne de Kabilengu, Mutena, Kwango, Lunyeka, Mutshima, Diboko, Sumbula, Kabwakala, Mudiadia, Kamako, Mayanda, Senge, Kanjaji, Mungamba, Kamabonza, Ngombe, Kabambaie, Mayi Munene, Kasanzu, Tshisuku, Inga, Kavudi, Bapende, Shambwanda, Lunyanya,…

Généralement, l’exploitation du diamant se fait de manière artisanale d’autant plus que les propriétaires des carrés miniers n’ont pas de moyens afin de pratiquer une exploitation semi industrielle ou industrielle.

Cette activité connait aussi un sérieux problème de prospection. En effet, la dernière prospection a été faite par la société FORMINIERE vers les années 1938 et au départ de cette société, certains répertoires ou sites à diamant ont été caché, d’où il nécessite une nouvelle prospection afin de découvrir des nouveaux gisements de diamant car le territoire présente des fortes potentialités en termes de gisement de diamant.

L’agriculture vivrière est la deuxième activité car il existe des très grandes concessions agricoles appartenant à des différentes familles telles que Tsha-Katende et autres. Les principaux produits agricoles sont le manioc, le maïs, le millet et les arachides. L’agriculture vivrière est pratiqué bien qu’en faible proportion dans tous les secteurs du territoire de Tshikapa.

La pêche est une activité plus pratiquée dans le secteur de Tshikapa. Elle est se fait durant les saisons pluvieuses. De très grandes quantités de poissons sont prises et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente.

L’élevage de chèvres, de vaches  et de moutons se fait  quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation.

Le petit commerce se fait pour des articles manufacturés.

La cueillette se fait beaucoup plus par une portion de la population vraiment dépourvu. Cela permet d’avoir des champignons, du fumbwa etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 350 FC
Nombre d’opérateurs économiques 11

Principaux opérateurs économiques
  1. SOFICOM opérant comme une agence de transfert d’argent .
  2. AIR KASAI : opérant dans le domaine du transport aérien.
  3. Les Etablissements BOKOSEPELA, MOUTSHI, FRAJKAS, MAKOLIN et les différents bureaux et/ou comptoirs d’achat de Diamant.

 

Principales activités des opérateurs économiques

Les deux principaux opérateurs économiques du territoire œuvrent dans deux domaines différents : d’un côté,  Air KASAI se spécialise plus dans le transport aérien des biens pour la commercialisation en provenance de Kinshasa et de l’Angola grâce la piste d’atterrissage de Kamako. Ainsi donc, il exploite les pistes d’atterrissage de Kamonia, Kamako,  Nsumbula et Ndiboko. 

De l’autre côté, SOFICOM jouit d’une très bonne réputation dans le cadre de transfert d’argent provenant de tous les coins de la République Démocratique du Congo. Ce qui permet aux différents trafiquants de ne plus circuler avec des sacs d’argent comme jadis, tout en facilitant aussi la paie de certains agents de l’Etat.

 

Principales activités des PME/PMI

Les principales activités des micro  petites et moyennes entreprises peuvent se résumer en deux : D’une part, le Petit et moyen commerce pouvant regrouper des pharmacies pour la vente de certains produits pharmaceutiques (médicaments), des alimentations  et les maisons de vente des produits divers tels que les groupes électrogènes, pneus de motos,…

Et d’autres part nous trouvons, les Petites et moyennes industries qui en général regroupe des petits moulins pour la transformation de la farine de manioc et maïs; des malaxeurs pour la production de l’huile de palme généralement produite en grande quantité dans les secteurs de l’entre Kasai-Kabambayi et Bapende. La fermeture de l’ancienne usine belge spécialiste dans la production de l’huile de palme au niveau de Makumbi a eu un impact négatif dans la production d’huile de palme au niveau du territoire.

Notons cependant que la plupart de ces micros petites et moyennes entreprises naissent et meurent sans pour autant grandir à cause d’un manque de subventions aux entrepreneurs dû à l’absence de crédit bancaire.

Source : Rapport annuel du Département d’economie nationale (2016) et la FEC

 

Grandes entreprises locales
  • Les établissements BOKOSEPELA qui se spécialise dans la vente des produits divers, dépôt de produits agricole tel que le maïs, Agence de voyage qui facilite le transport des marchandises par voie terrestre à travers des gros camions.
  • Les Etablissements Bokosepela, Mousthi et Frajkas se spécialisent dans la commercialisation des produits manufacturés et divers. Notons cependant que les Ets Bokosepela oeuvre aussi dans l’hotelerie.
Principaux produits agricoles
  1. Le Manioc
  2. Le mais
  3. Le Millet
  4. Les arachides
  5. L’huile de palme

Parmi les cultures pérennes, nous avons les manguiers, le palmier à huile, le caféier (théier), le citronnier, l’oranger et l’avocatier. 

Le manioc et le Maïs sont produits dans tous les neuf secteurs du territoire de Tshikapa. . Ils sont souvent consommés sous formes de farine mélangée pour la préparation du foufou. Très peu de la population consomme le manioc sous forme de chikwangue. Le maïs contribue aussi à la fabrication de la boisson fortement alcoolisée couramment appelé « Chichampa ».

Une grande partie de la production du maïs et du manioc est revendue dans la ville de Tshikapa et souvent dans des cités du territoire où il y a présence d’une forte agglomération telle qu’à Kamako, Ndiboko,  Sumbula et Kamonia. 

Le Millet est produit dans les secteurs de Bapende, Lovua-Lushiku, Lovua-Luangatshimo, l’entre Kasai-Kabambayi, Tshikapa et dans la cité de Kamonia.

Les arachides sont également produites dans tous les neufs secteurs que compte le territoire. Sa production est vendue sur l’ensemble du territoire et dans les grands centres où il y a une forte agglomération.

Le haricot est produit dans tous les neufs secteurs du territoire. Toutefois, il apparait comme un produit rare mais très prolifique en terme de profitabilité d’autant plus que la majorité des agriculteurs s’adonnent à la production du maïs et manioc en grande partie ce qui fait que les rares agriculteurs qui se sont investis dans la production du haricot dégage un grand bénéfice du fait de la rareté du produit.

L’huile de palme est produite en grande quantité dans les secteurs de Kasai-Kabambayi au niveau de Makumbi où a été réhabilitée une ancienne usine belge. Dans les autres secteurs tels que  Bapende, Lovua-Longatshimo et Kasai-Lunyeka, le traitement de l’huile de palme s’effectue à travers une technologie traditionnelle appelée malaxeur. Ce qui traduit une faible production de l’huile de palme dans ces différents secteurs.

La population de ce territoire a un accès difficile à la nourriture (en quantité et en qualité) et  souffre  de malnutrition.

 

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles
  2. Champignon
  3. Fumbwa
  4. Insectes couramment appelés « Nswa » et les sauterelles.

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, fumbwa et champignons). Les chenilles sont prélevées dans les secteurs de Bapende, Lova-Lushiku et Lovua-Longatshimo.

Les fumbwa sont retrouvés dans tous les secteurs du territoire et sa commercialisation s’effectue sur la bande frontalière avec la République Populaire d’Angola d’autant plus que les Angolais se présentent comme les meilleurs consommateurs de ces produits.

Les champignons sont aussi retrouvés dans tous les neufs secteurs du territoire de Tshikapa. Il est consommé localement.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffe et charbon de bois
  2. Groupes électrogènes
  3. Panneaux solaires

Le courant électrique n’existe pas dans le territoire alors qu’on signale la présence d’une centrale hydroélectrique au niveau de Lungudi dans le secteur de Tshikapa. Cependant, cette centrale alimente exclusivement la ville de Tshikapa. 

La majorité de la population du territoire se contente des lampes torches chinoises pour l’éclairage de leurs ménages et utilisent le charbon de bois (braise) pour cuire les aliments.

Une portion de la population ayant les moyens s’abonnent auprès des distributeurs du courant. Ces derniers possèdent des groupes électrogènes ayant la capacité d’alimenter 20 à 30 ménages. Les frais d’abonnement s’élève à 22500 Francs congolais pour un abonnement mensuel contre 1000 Francs congolais pour un abonnement journalier. Ce système est plus fréquent dans la cité de Kamonia et à Kamako.

Les Gros panneaux solaires sont utilisés uniquement par le bureau central des différentes zones de Santé, par certaines antennes de télécommunication Vodacom et Airtel et certaines cabines pour charge téléphones.

Les petits panneaux solaires sont souvent utilisés au sein de quelques ménages du territoire pour brancher leurs postes radios.

Le bois ainsi que les braises sont utilisés pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages tels que le repassage des habits.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 6
Nombre de centre de santé 457

L’analyse séparée du secteur de santé du territoire, nous permet de dresser une cartographie sanitaire reprenant certains détails tels que le territoire regorge en son sein 6 HGR dont 3 appartiennent à l’Etat et 3 autres sont privés tandis que nous avons pu compter 457 Centres de Santé dont 427 centres de santé appartiennent  au privé contre 30 seulement appartiennent à l’Etat.

 Ces chiffres nous permettent de dire que dans le territoire, le privé contribue à 93,4% dans le secteur sanitaire contre 6,6% pour l’Etat. Notons aussi que le territoire compte au total 33 médecins répartis comme suit :

 14 médecins dans la zone de santé de Kamonia, 5 médecins dans la zone de santé de Mutena, 7 médecins pour la zone de santé de Kamuesha, 4 Médecins pour la zone de santé de Kitangua et enfin 3 médecins pour la zone de Santé de Nyanga contre 931 infirmiers.

 Mis à part cet aspect, les HGR sont généralement éloignés des différents domiciles des malades d’autant plus que certains malades sont obligés de parcourir une distance moyenne d’au moins 75Km afin de recevoir des soins auprès d’un Hôpital Général de Référence. Tandis que pour atteindre un centre de santé, cela dépend de l’endroit où est situé le malade, s’il est dans une cité (village à forte agglomération) le malade ne pourra qu’effectuer quelques dizaines de mètres tandis que s’il est situé dans un village reculé (cas de plusieurs villages),  le malade est obligé de parcourir en moyenne une distance de 10 à 15Km pour le cas de certains coins vraiment éloignés.

Les différents HGR présentent une capacité d’accueil très différentes car ils n’ont pas été construits suivants les mêmes normes. Ainsi donc :

  • Pour l’Hôpital Général de Référence de Kamonia, elle est de 100 lits mais présentement, cet hôpital possède seulement 71lits,
  • Pour l’Hôpital Général de Référence de Mutena, elle est de 32lits mais présentement, cet hôpital est saturé avec 32 lits installés ;
  • Pour l’Hôpitala Général de Référence de Kitangua, elle est de 250 lits mais présentement, l’hôpital compte 157 lits.
  • Pour l’Hôpital Général de Référence de Nyanga, elle est de 80 lits mais présentement, l’hôpital compte seulement 52 lits ;
  • Pour l’Hopital Général de Référence de Kamuesha, sa capacité d’accueil est de 60 lits. cethôpital qui a atteint la saturation en terme de lit avec 60 lits installé.

Le grand problème que cause ce manque d’infrastructure suffisante pour les malades fait que certains malades, tels que ceux atteints par la tuberculose par exemple, ne sont pas internés et sont obligés de parcourir des longues distances (75Km au moins) pour venir recevoir des molécules pour leur traitement d’autant plus que ils ne sont pas pris en charge au niveau des différents Centre de Santé.

Notons cependant que ces hôpitaux en général possèdent des superficies très larges pouvant permettre l’accroissement de leurs capacités afin que tous les malades soient internés durant toute la période de leur maladie.

            Généralement, les soins ou services qu’offrent les Hôpitaux Généraux de Référence sont énumérés comme suit:

  • La médecine interne hommes et femmes ;
  • La pédiatrie ;
  • Gynéco-obstétrique ;
  • Et la maternité.

Pour les autres traitements, à part ceux cités ci-haut pour les Hôpital Général de Référence, les patients possédant les moyens sont obligés de se rendre à vers le chef lieu de la province, soit à Kananga, soit à Kinshasa, …

Les 457 Centres de Santé fournissent des services en médecine générale. Il n’y a aucun médecin dans les centres de santé. Ils sont généralement gérés par un Infirmier titulaire.

 Les services sont donnés uniquement par des infirmiers soit une moyenne de 2 infirmiers par Centre de Santé. Un malade qui dépasse 48 heures d’hospitalisation dans un centre de santé est immédiatement transféré à l’hôpital de référence.

Les médicaments sont disponibles et proviennent de la Centrale de Distribution des Médicaments de Tshikapa, CEDIMED/TSHIKAPA et chaque zone de santé possède un tarif forfaitaire en terme de la distribution qui s’effectue sous une fréquence trimestrielle.

Les médicaments de lutte contre le paludisme s’épuisent généralement bien avant la fin du trimestre entrainant ainsi l’incapacité de prendre en charge les malades du paludisme.

 Une grande partie des médicaments est placée  dans une pharmacie de l’hôpital général de référence mais aussi dans certaines pharmacies du territoire de Tshikapa.  Les zones de santé ont un partenaire en commun SANRU à travers son projet PEFF. Mis à part cet aspect, nous trouvons COOPI dans la zone de santé de Kitangua et (IMA : Inter Church Medical Assistant) dans la zone de santé de Nyanga.

 

Les différentes zones de santé du territoire ne sont pas encore intégrées dans le programme de lutte contre le SIDA malgré que les infirmiers aient été formé depuis février 2016. Il manque cependant les kits afin d’amorcer le dépistage. Ce qui fait qu’il est difficile de dénombrer le taux de prévalence du VIH-SIDA constituant ainsi un danger pour la population car cette ignorance du taux de prévalence contribue à l’expansion de cette pandémie car la population n’est pas suffisamment informée.

Outre cet aspect, territoire connait un grand problème dans la lutte contre la maladie anémique car ne disposant pas de bac de sang ainsi que les différents moyens de conservation.

Coût des médicaments

 Les médicaments soignants les maladies les plus récurrentes de la zone de santé sont disponibles et à un coût abordable tel que :

Mis à part ces médicaments, nous pouvons signaler la rareté des certains médicaments comme Artésinate et Amodiaquine. Les Pharmacies de la place afin de palier à ce problèmes recourent souvent à la ville de Tshikapa, Kananga ou encore les transferts de Kinshasa via AIR KASAI.

 

 

Maladies les plus récurrentes

En général , les maladies réccurentes sont la malaria, la fièvre typhoïde, anémie, amibiase et l’infection respiratoire aigüe.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 1020
Ecoles secondaires 443

SECTEURS/ENTITES

Ecoles primaires

Ecoles secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

1.            KAMONIA

303

86

117939

14949

2.            KAMWESHA

281

106

64963

12320

3.            KITANGWA

162

93

36721

18980

4.            NYANGA

204

113

36041

8798

5.            SHAMBWANDA

70

45

10383

4051

 

Les élèves évoluent dans un système qui n’encourage pas l’éducation pour deux raisons : au niveau de la qualité des infrastructures scolaires d’abord ; le territoire connait des sérieux problèmes d’autant plus que sur 1463 écoles primaires et secondaires que compte le territoire, 33 seulement ont été construites.

 La majorité des élèves étudient dans des locaux qui laissent à désirer ; locaux majoritairement en paille, sans latrines et pupitres (Ce qui fait que très souvent, lorsqu’il pleut, il y a automatiquement arrêt des cours).

Les élèves se rendent généralement à l’école avec leurs propres chaises sur la tête (pour ceux qui ont les moyens) dans le cas contraire, ils ne pourront s’asseoir que sur des bouts de bois.

Ensuite, certains d’entre-eux sont obligés de parcourir des longues distances afin d’atteindre leurs écoles respectifs d’autant plus qu’il existe en moyenne une école primaire pour quatre (4) village environ et une école secondaire pour 10 villages environ.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Jadis au niveau du territoire de Tshikapa (Kamonia), on avait des extensions des instituts supérieurs oeuvrant dans la ville mais l’arrété ministériel N°122 MINESU/CABMIN/TMF/RK3/CPM/2015 du 17 octobre 2015 portant interdiction de fonctionnement des extensions des etablissements de l’enseignement supérieur et universitaire fait que ces etablissements ne fonctionnent qu’au niveau de la ville de Tshikapa et non dans le territoire de Tshikapa


ONG et projets

Nombre d’ONG 5
Principales activités
  • Liste des ONG : Inter church Medical Assistant ; SANRU, COOPI, ASSP, Croix Rouge 
    • Principales activités

    Tous les ONGs œuvrent dans la santé

    • Principaux projets de développement financés par le gouvernement
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Le Projet POSEB qui œuvre dans la construction des écoles et leurs forages afin de les rendre accessible en eau
  2. Le Projet PRISSS dans la construction des écoles ainsi que de deux châteaux d’eau dont un dans la cité de Kamonia et l’autre à Mayi-Munene.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet de la construction de la Route Kanjaji-Mungamba-Tshikapa financé par le Gouvernement provincial mais dont les travaux n’ont pas encore commencés.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Malgré le mauvais état des routes, la vétusté des baleinières et le mauvais état des pistes d’atterrissage, le territoire est accessible par tous les moyens de transport sauf par train.

 Le transport par route vers le territoire est généralement réalisé par des motos car ces dernières permettent un gain de temps d’autant plus que un trajet de 75km par camions demande deux jours de voyage alors que par moto, le passager est obligé de faire environ quatre heures. Par conséquent, la moto est plus rapide et très coûteux.

Le territoire compte au quatorze piste d’atterrissage, mais à l’heure actuelle, seulement deux piste sont en activité et sont exploitées par l’agence AIR KASAI. Il s’agit de la piste de Kamonia et celle de Kamako. En général, la quantité d’herbe qui pousse sur toute la surface de la piste d’atterrissage fait que ces dernières soient non exploitées.

Les baleinières assurent le transport sur la partie navigable de la rivière Kasaï vers Tshikapa. Elles exploitent les ports, de Ngulungu, Makumbi, Kavudi, Biponga, Kalunga, Lubile, Katoka et Tshikapa. En général, les baleinières facilitent l’évacuation des produits agricoles tels que le maïs et manioc vers la ville de Tshikapa

 

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

A part les quelques coins bien identifiés sur l’ensemble des deux secteurs :(Lovua-Lushiku et kasadisadi), nous pouvons dire qu’en général, l’ensemble de l’étendue de ces deux secteurs ne sont pas arrosées par au moins l’un des différents réseaux de télécommunication présent dans le territoire. Le service Airtel Money et Vodacom M-Pesa se retrouve surtout dans les cités où il y a la présence d’une grande agglomération tels que Kamonia, Kamako et Loange vidéo.

La communication n’est pas généralement bonne suite aux pluies torrentielles qui s’abattent sur le territoire. La connexion internet est très lente et quelle que fois inexistante. Mais tout ce problème est dû à la pluie ou au vent qui soufflent sur l’ensemble du territoire. Les cartes de recharge ne sont pas disponibles sur l’ensemble du territoire. Cependant, les clients des différents réseaux de télécommunication rechargent leurs comptes à partir des recharges électroniques communément appelé flash.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Il existe des chutes d’eaux sur la rivière Kasaï au niveau du groupement de Mayi-Munene, sur la rivière Longatshimo dans le secteur de l’entre Lovua-Longatshimo.et sur la rivière  Lovua dans le secteur de Bapende mais pas d’attrait touristiques.

De toutes ces chutes citées, seule la chute de Mayi-Munene est trop attrayante. C’est à cet endroit où la première grosse pierre du diamant a été découverte par les colons belges.

 

Espèces phares de la faune

Les crocodiles et les hippopotames qu’on peut retrouver dans les rivières Kasaï, Kabambaie, Lovua. 

Espèces phares de la flore

Inexistant


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Tshikapa ayant son chef lieu dans la cité de Kamonia est actuellement déplorable. Les affrontements entre la milice de Kamuena Nsapu et les forces de l’ordre ont provoqué le déplacement de toute la population du territoire vers les villes de Tshikapa, Kinshasa et Kananga.

Les autochtones du territoire (Pende et Tshokwé) ont transformé cette guerre en une guerre ethnique et ont commencé à tuer les non originaires (Luba et autres) sur toute l’étendu du territoire.

Actuellement, toutes les routes sont coupées par ces troubles et les déplacés sont sauvagement tués soit par la milice de Kamwena Nsapu, soit par le groupe des Tshokwé et Pendé dont leur principale cible démeure les Luba et autres non originaire (swahili et autres).


Opportunités de développement

Le territoire de Tshikapa possède plusieurs richesses naturelles. L’exploitation en amont et en aval de ces richesses pourraient causer un développement rapide et durable :

    • L’agriculture : La présence des grandes concessions agricoles et la fertilité de son sol sont des facteurs déterminants pour le développement agricole de ce territoire. Une fois exploité, le territoire pourrait nourrir une très grande partie de la population congolaise et palier aux problèmes de malnutrition.Une forte sensibilisation de la population est envisageable à travers des grandes campagnes de vulgarisation agricole afin que cette population puisse se prendre en charge à travers l’agriculture longtemps abandonnée au profit de l’exploitation artisanale du diamant ignorant que le diamant était une ressource épuisable. la forte présence des cultures pérennes telles que les palmiers à huile sur l’ensemble du territoire se présente comme un indicateur clé dans l’accroissement de la production de l’huile de palme ainsi que du savon. 
    • En effet, l’implantation des usines modernes pour le traitement de l’huile de palme et du savon peut permettre de diminuer le taux de chômages et permettre de dégager des grands gains lors des échanges commerciaux, la ville de Tshikapa ainsi que d’autres provinces voisines.
    • Présentement, ce secteur souffre du manque d’outils agricoles modernes (tels que les tracteurs afin de labourer des longues superficies), manque des semences, le manque des variétés de cultures telle que le haricot et le non accès au crédit agricole par les différents paysans.
    • Bien que nous pouvons se permettre de dire que l’agriculture est actuellement abandonnée dans certains coins du territoire, le territoire de Tshikapa offre une très grande opportunité agricole à travers son sol très fertile.
    • L’élevageLa présence des concessions agricoles, des vastes savanes ainsi que la forte demande en termes d’alimentation pour la population sur l’ensemble du territoire de Tshikapa sont des éléments majeurs pouvant favoriser l’émergence de l’élevage des bovins, porcins, caprins ainsi que de la volaille.
  • Du point de vue économique Au niveau du territoire de Tshikapa, il se remarque un besoin énorme en termes de carburant et la population est obligée d’aller s’en procurer de manière frauduleuse et informelle au niveau de Kanjaji en provenance de la République Populaire d’Angola afin de palier à ce problème car le gouvernement Angolais n’autorise pas ce trafic. 
  • La réglementation de ce trafic ou l’instauration d’un marché officiel du carburant (création des stations pour la commercialisation et la distribution du carburant comme EGEN ou TOTAL) permettrai sans doute une création d’emploi tout en répondant aux besoins de la cette même population.
  • Les rivièresL’abondance des rivières au niveau du territoire est un élément qui pourrait encourager les activités de pêche au sein du territoire. Actuellement ce secteur demeure inexploité par ignorance et la population se contente de consommer les poissons en provenance de l’Angola alors qu’ensemble, nous partageons les mêmes rivières telles que la rivière Longatshimo et rivière Lumbembe. De même, ces rivières présentent un double avantage : D’abord, à travers une pêche bien organisée, les poissons séchés, frais et bien conservés peuvent jouer un grand rôle dans la commercialisation avec les zones à pénuries au niveau du pays.  
  • Ce qui pourrait favoriser aux ménages d’avoir des revenus suffisants afin de lutter contre la malnutrition et autres besoins ; ensuite les mêmes rivières peuvent permettre la création des barrages hydroélectriques afin de palier au problème d’électricité que connait l’ensemble du territoire et donner un appui aux activités économiques du territoire telles que l’artisanat, la soudure pour les fabricants des portes et fenêtres.
  • Les routesSi elles sont bien aménagées, elles favoriseront l’évacuation des produits agricoles pour le commerce avec les territoires voisins, ou avec la ville Tshikapa ou encore avec la République Populaire d’Angola.  
  • Cependant, la création des ponts reliant ces routes entrecoupées par des rivières est tellement indispensable afin de permettre le désenclavement du territoire en facilitant l’accès des véhicules qui à leur tour faciliteront le transport des personnes et leurs biens vers les cités frontalières avec l’Angola où s’effectuent d’énormes échanges commerciaux entre le territoire de Tshikapa et la République Populaire d’Angola. Car actuellement, le transport de ces marchandises s’effectue à travers des vélos.
  • La présence des carrés miniers pour l’exploitation du DiamantLe territoire de Tshikapa est très riche en minerai de diamant mais son exploitation demeure artisanale et ce secteur nécessite une nouvelle prospection afin de découvrir des nouveaux gisements de diamant d’autant plus que la dernière prospection date des années 1938 réalisées par la société FORMINIERE.
  • Cependant, l’Etat peut reprendre en main la gestion de ces carrés miniers afin d’octroyer leur gestion à des grandes entreprises qui pourront y appliquer une exploitation moderne tels qu’aux Kivu ou au Katanga, cela pourrait améliorer la situation économique et développer le territoire tout en diminuant aussi le taux de chômage.

 

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