Territoire de Mweka

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kasaï
Superficie 20 115 km²
Taille estimée de la population 1 352 000 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Mweka est situé dans la province du Kasaï à l’angle formé par les rivières Kasaï et Sankuru. Il est crée par décret-loi n°82/59 du 16 juillet 1959 abrogeant celui n°14/36 du 18 mai 1936.

Il est limité:

  • au Nord : par le territoire de Dekese et Kole sur la rivière Sankuru,
  • au Sud : par le territoire de Luebo,
  • à l’Est : par le territoire de Demba et celui de Dimbelenge,
  • à l’Ouest : par le territoire d’Ilebo

 Subdivision administrative

Hormis le chef-lieu, le territoire de Mweka est subdivisé en deux entités décentralisées dont la chefferie Bakuba et la commune rurale de Mweka (appelée cité). Il était composé de cinq postes d’Etat qui viennent d’être supprimés par arrêté ministériel, dont :

  1. Kakenge
  2. Misumba
  3. Mushenge
  4. Domiongo
  5. Kampungu

Après suppression de ces derniers, il y a un vide qui ne permet pas le bon fonctionnement de certains services. Jusqu’à présent, le territoire de Mweka n’a pas de secteurs et communes rurales agréées à part les communes de Mweka et de Kakenge, qui malheureusement manquent des animateurs.

Le territoire comprend une seule chefferie appelée « chefferie Bakuba » dont le siège du grand chef se trouve à Mushenge (capitale du royaume Kuba). Avec 58 groupements au total, seuls 28 sont agrées et les autres sont des groupements des faits (donc, ne sont pas reconnus officiellement) pourtant existants.

L’attente de la population de Mweka est, vue l’étendue (la grandeur) du territoire, de voir la chefferie subdivisée en secteurs ou en commnes rurales pour permettre le rapprochement de la population aux administrés ainsi que la reconnaissance de la ville de Mweka pour son épanouissement.

Coordonnées géographiques

  • Latitude : le territoie est situé entre les parallèles 4° et 5° de latitude Sud et entre les méridiens centraux de 21°et 22° à l’Est.
  • Longitude : compris entre 19.6° et 25.5° de longitude Est.
  • Altitude : le territoire est établi sur le plateau d’une altitude moyenne allant de 450 à 600 mètres.

Climat

Selon la classification de Koppen, le territoire de Mweka est couvert d’un climat tropical humide avec alternance de deux saisons : la saison des pluies et sèche.

  • La saison sèche : commence de mi-mai à mi-août
  • La saison pluvieuse : est la plus longue, elle s’étend du mois d’août au mois de mai de l’année suivante.

La saison pluvieuse connait des très fortes averses et une chaleur quasi constante. On y enregistre en effet 160 jours des pluies avec une pluviométrie annuelle de 1300 à 1500 mm d’eau.

Le régime thermique affiche des températures très élevées en mi-journée et varie entre 25° et 31°C.

Tandis que l’un comme l’autre de ces éléments météorologiques restent bien repartis au cours de l’année en deux saisons : la saison des pluies et la saison sèche. Un des meilleurs climats favorables aux paysans qui font l’agriculture tropicale.

La saison des pluies s’étend sur une période de huit mois, tandis que la saison sèche s’échelonne sur quatre mois. A savoir chaque année en janvier, on connait une petite saison sèche d’environ quatre semaines. Les précipitations atteignent leur maximum au mois d’octobre avec une pluviosité supérieure à 1500 mm.

Hydrographie

Le territoire de Mweka est établi sur le plateau entaillé des profondes vallées situées en partie dans une partie de la forêt.

Ce plateau est chaîné par plusieurs cours d’eau de direction Sud-Est vers le Nord-Ouest, dont les plus importants sont :

  1. Lubudi
  2. Lutshuadi
  3. Luekedi
  4. Lwangala

Et d’autres qui font objet de frontière naturelle : le Sankuru (frontière avec le territoire de Dekese), le Kasaï (une partie avec le territoire de Luebo et d’Ilebo).

Ces cours d’eau forment un réseau hydrographique à pêche. Parmi eux, les plus poissonneux sont : le Sankuru et le Lubudi.

Les rivières Lutshuadi et le Sankuru se déversent dans la rivière Kasaï vers le territoire d’Ilebo.    

Retenons que ces cours d’eau sont poissonneux et la pêche y est pratiquée.

On rencontre aussi plusieurs petits lacs poissonneux entre le village de Boshango et celui de Mwentshi.

Les plus importants sont :

  1. Butepongo
  2. Bikashi
  3. Sali-biek
  4. Kum-idih (chef des lacs)

Végétation

Le territoire de Mweka est couvert au Nord par la forêt dense sempervirente, c’est-à-dire un type de paysage de transition entre la forêt ombrophyle  et les savanes guinéennes au Sud.

Sa grande partie est comprise entre l’isohyète 1800 et l’isohyète 1600.

Une situation paradoxale se présente dans la zonation de la végétation du Nord au Sud ; au lieu que les zones végétales se calquent ou se succèdent selon la situation climatique du Nord du Kasaï (province) au Sud de Mweka. Cette zonation est inversée par les faits historiques qui justifient que le Nord de Mweka fut la partie jadis occupée par les Bakuba dans leurs migrations. Ce qui fait que cette partie subisse l’emprise de l’empreinte humaine par les activités agricoles.

Mais le Sud-Ouest à Lubanga présente un paysage des savanes dû au recul de la forêt secondaire à cause de l’utilisation excessive de cette partie du territoire par les faits agraires, notamment les plantations coloniales des hévéas et ses cultures itinérantes. 

 Le territoire de Mweka est situé dans sa grande partie dans la forêt tropophyle (qui n’aime pas la lumière) suivi des savanes dans le Nord-Est comme la cellule de Mushenge et celle de Misumba. L’aspect végétatif y est très varié parce qu’il est sous climat tropical humide.

Sol

Le territoire de Mweka a un sol sablo-argileux et humifère.

La structure du sol dans le territoire de Mweka, offre un terrain argilo-sablonneux dans la savane et argilo-sablonneux humide et humifère dans la forêt. C’est un sol riche en humus.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Mweka est réputé par l’agriculture et l’art Kuba.

L’art Kuba est un métier rentable mais non organisé par manque des moyens. Nous y trouvons des artistes très talentueux qui sculptent les oeuvres d’art et tissent les tapis à l’aide de fil de raphia.

Ce dernier est axé sur :

  •  La sculpture des masques
  • La sculpture des statuettes
  • Le tissage des tapis traditionnels

Un autre élément particulier à signaler est que, c’est un territoire où existe jusqu’à ces jours le pouvoir royal.

Pouvoir traditionnel

Le pouvoir est détenu par le roi nommé grand chef, qui est assisté par sa famille, les notables et les chefs des groupements.

De son vivant, le roi gouverne la chefferie avec les notables et les chefs des groupements mais règne avec sa famille.

A son décès, il est succédé par un membre de sa famille le plus âgé de tous. Soit son petit frère, soit son neveu,… et non par ses propres enfants. C’est la famille royale qui le choisit et le peuple à son tour peut soit l’accepter ou le refuser.

Pour l’acquisition du pouvoir royal, seuls les membres de la famille du côté de la mère sont permis. Dans le royaume Kuba, le pouvoir traditionnel provient du côté de la mère car le système pratiqué dans le royaume Kuba est le matriarcat.

Signalons que la chefferie se trouve à Mushenge (capitale du royaume Kuba), où nous avons le siège du grand chef appelé Kwete Mbokaoshanga Jean-rené. Malheureusement étant malade depuis l’année 2007 jusqu’à ces jours et se trouve en Belgique pour des soins appropriés.

Richesse du terrritoire

La richesse du territoire de Mweka est basée en premier lieu sur les terres arables  que possède ce dernier du point de vue agricole. C’est un territoire qui possède des potentialités agricoles par son sol très fertile et riche en humus, permettant la bonne croissance des différentes cultures vivrières tant périodiques que pérennes.

Le sous-sol aussi renferme quelques minerais. Ces derniers sont jusque là non exploités. Nous pouvons citer entre autres : or, pétrole, fer…

Seul le diamant de luxe y est exploité mais artisanalement dans quelques villages (à Benasamba, Mwanyika,…).

Signalons que Mweka est un territoire agricole et non minier.

Données culturelles

Le territoire de Mweka a une seule grande tribu à savoir : le Kuba.

Cette dernière est composée des éthnies suivantes :

Kete, Bushongo, Bangende, Bapianga, Bangombe, Bashobwe, Batwa, Maluku, Bakele, Bambalaie, Lombelo, Lona, Kasuambambi, Kasua Mbengi, Bansueba, Batanda, Luembe, Mombo lona, Popolona luembe, Popolona Sud et Tshiofa.

Quelques caractéristiques pour certains peuples du territoire :

  • Les Batwa, sont considérés comme le premier peuple à occuper le territoire de Mweka. Ils sont spécialistes à la chasse et la cueillette. Ils n’avaient pas des lieux fixes parce qu’ils étaient nomades. On peut trouver certains le long de la rivière Lulua & Sankuru et dans d’autres villages par-ci par-là dans le territoire.
  • Les Kete, sont spécialistes en agriculture. On les retrouvait au Nord du territoire.
  • Les Showa, sont spécialistes en pêche. Ils vivent le long de la rive gauche de la rivière Sankuru.
  • Les Bushong, sont nombreux. Ce sont eux qui détiennent le pouvoir royal. Ils sont forts aussi en agriculture et surtout en art. On les retrouve au centre du royaume.
  • Les Ngende, sont spécialisés dans la culture du café.

Constat :  les noms souvent dominants du territoire sont : Bope, Kwete, Mikobi, Bushabu, Minga chez le sexe masculin ; Bawota, bulape, Mantshingi, Mbokashanga chez le sexe féminin. 

Proposition :  les habitants des Mweka peuvent être appelés « Mwekaciens et Mwekaciennes.

 Système parental

Le système parental est le patriarcat. Seul le père est le chef de la famille. A sa mort, il est succédé par son fils.

Régime matrimonial

Dans le territoire de Mweka, c’est le régime commun des biens qui est appliqué. Tous ce que les époux possèdent avant, comme pendant le mariage, constituent un patrimoine commun. Bref, c’est le régime de la communauté universelle des biens qui est mis en place.

Habitudes culinaires

L’alimentation de base c’est la bouffe (foufou) à base du mélange de la farine de maïs et de manioc, accompagnée des feuillages de manioc  (du sombé).

Cette dernière est consommée par les 3/4 de la population ; 1/4 seulement y ajoute la viande domestique (porc, chèvre, volaille), viande sauvage (singe, sanglier, antilope,…), poisson, chenille,…

Habitudes vestimentaires

Comme partout ailleurs actuellement, la population de Mweka s’habille en style moderne (pantalon, chemise, jupe, pagne, costume, blouse,…).

Dans le cadre de manifestation coutumière (intronisation au pouvoir coutumier, mariage, accueil des différents chefs, autres fêtes, deuil,…), il y a des tenues appropriées de la coutume. 

Les hommes portent le « mapela » (jupes), avec des ceintures décorées et couvertes des perles autour de la poitrine ; des chapeaux appelés « lukete ».

Nous avons plusieurs sortes de « mapela », dont : ndona koy, ituma, matuema, shokolo,…

Chez les femmes, nous avons les « ntshek  et tshiaka ». Dans le « ntshek », nous avons plusieurs sortes aussi: les »ishuep, kot,…

Les tenues de la danses sont : kambongo, bom (masque) chez les hommes, ngelemwashi, nopa,… chez les femmes.

Danse traditionnelle

Cette dernière est pratiquée pour honorer les grands événements du territoire, tels que : intronisation du pouvoir coutumier, mariage, arrivée des autorités, naissance d’un enfant, différentes fêtes, deuil,…

Les danses les plus connues sont : les « ikese, nkan,… »

Par exemple quand il y a deuil d’un chef Kete, lors de ses obsèques, la population danse le « tshilolongo ».

Le mariage

L’organisation des festivités de mariage se déroule dans le territoire de Mweka, normalement comme partout ailleurs sur toute l’étendue du pays. Sauf que la différence réside au niveau de la dot qui dépend surtout d’une coutume à une autre.

Dans le territoire de Mweka, pour prendre une fille en mariage, l’ancienne méthode consistait à donner d’abord le pré dot avant que la dot proprement dite ne puisse être remise.

La famille du garçon donnait la boisson traditionnelle (lotoko, lumayi-mayi) à la famille de la fille ; accompagnée d’autres biens comme : des chèvres (une ou deux ça dépend), costumes traditionnelles appelées « mapela » pour le père de la fille et le « tshiaka » pour la mère de la fille

La valeur de la dot ne pouvait même pas dépasser 50 000 CDF dans l’ancien temps. Parfois, on ne donnait rien pour prendre une fille en mariage dans le territoire de Mweka. Mais présentement avec la culture moderne, la famille du garçon donne comme biens, des caisses (bière & boisson gazeuse) mais aussi la boisson traditionnelle accompagnant les chèvres, bassins, pagnes, costumes, chaussures, lait en poudre (boite), sucre,… dont la valeur varie entre 100$, 300$ voire 500$ pour une famille aisée.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le Luba (85%)
  2. Le Kuba (75%)
  3. Le Lingala (50%)
  4. Le Swahili (20%)
  5. Le Kikongo (05%)

Mweka est un territoire dont le peuple d’origine est le Kuba. Mais avec la migration des différents peuples à la recherche toujours de l’amélioration de la vie, il y a eu arrivée massive d’autres peuples appelés « peuples flottants ».

Cependant, le territoire est devenu un milieu de préférence de plusieurs peuples provenant d’autres régions du pays.

Certains sont venus pendant les avènements de l’indépendance entre 1960-1965, expulsés de chez eux (province d’origine) à cause des multiples guerres à l’époque et ont trouvé que le territoire est favorable pour leur survie.

D’autres sont arrivés par des mutations du travail (agent SNCC, REGIDESO, SNEL, FARDC, PNC,..)

Leurs zones de provenance étaient très souvent Kananga, mbuji-mayi, Katanga,… Ces derniers parlaient différentes langues qui ont dominé le territoire de Mweka.  Certaines d’entre elles sont considérées actuellement comme étant des langues nationales. Nous pouvons citer entre autres : le tshiluba (Baluba), le swahili (Baswahili), le lingala (Bangala).

Mais aussi l’arrivée des Babindi, Bampende, Basongo, Batshioko, Bena konji, Lulua, Ndengese, Tetela. Avec ça, nous remarquons que :

  • Le Luba est le plus parlé dans le territoire. Sa fréquence est due par ce flux du peuple Luba dans cette zone et puis d’autres peuples ont emboité les pas en le parlant. Mais aussi, il est enseigné dans des écoles sur toute l’étendue du territoire comme le prévoit le programme national d’enseignement primaire, secondaire et initiation à la recherche scientifique.    
  • En suite le Kuba, langue du peuple originaire du territoire.
  • Le lingala, parlé non seulement par les kinois ou les bangala mais aussi par toute personne qui en a une notion sans tenir compte des origines.
  • Le Swahili a pris de l’empleur petit à petit à partir des commerçants en provenance surtout de la province du katanga qui exercent leur activité commerciale à bord des trains, dont l’itinéraire est :  Lubumbashi-Kananga-Mweka-Ilebo.
  • Le kikongo est parlé mais très rarement.
Principales activités
  1. L’Agriculture (60%)
  2. Le petit commerce (20%)
  3. L’Elevage (15%)
  4. L’Art de Sculpture et de tissage des tapis traditionnels (3.5%)
  5. La pêche (1.5%)

Le territoire de Mweka contribue à l’essor économique du Kasaï grâce à son sol très riche. La production de maïs, manioc, arachide, huile de palme, café,… contribue bien à l’autoconsommation et  l’autofinancement de la vie socioéconomique de la population locale. Sachant surtout que la majeure partie de la population du territoire de Mweka ne vit que de l’agriculture. Mais la population est souvent découragée parce que cette dernière ne procure pas de bénéfice à sa satisfaction, car elle produit plus mais gagne moins.

Sur toute l’étendue du territoire de Mweka, c’est l’élevage extensif qui est en vogue des petits bétails et des volailles. Tels que moutons, chèvres, porcs, lapins, canards, poules,… La majorité de la population organise l’élevage dans leur clôture. Peu seulement a des fermes des petits bétails. Rare de trouver des éleveurs avec des gros bétails. L’élevage de gros bétails exige de gros moyens. Très peu d’éleveurs disposant des bêtes à Mushenge, M’bongo, Bulape, Pembeangu et Shangamboyo. Seul de petits bétails évolue progressivement mais en divagation par rapport aux vaches.

L’art Kuba est la principale activité rémunératrice des artistes. Les hommes sculptent les statuettes, tandis que les femmes tissent les tapis à base de fil de Raphia. La vente des œuvres d’art en tissus et bois constituent aussi une source de revenus pour un bon nombre de paysans. Le plus important se remarque dans la filature, le tissage, la sculpture, la forge, la broderie, le cordage, la vannerie,…

La pêche dans les régions riveraines se pratique sur les rivières Sankuru, Lulua, Lubudi, Luekedi, Kasaï, c’est ne pas permanent mais plutôt périodique. C’est une préoccupation commune des hommes et des femmes. Elle n’est pas pratiquée régulièrement dans le territoire. Elle se pratique du mois de Mai au mois d’Août. La production demeure insuffisante afin de couvrir le besoin de la population.  La pêche n’est pas industrialisée parce qu’il n’y a pas d’engins mécaniques tels que bateaux de pêche, des matériels modernes appropriés. Disons que c’est toujours la pêche traditionnelle et artisanale qui se pratique car les pêcheurs ne continuent qu’à utiliser des  pirogues, filets, nasses, ….


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 55

Principaux opérateurs économiques
  • Ets Tshumbro, œuvrant dans les domaines de la vente des produits divers, Agence de Transport & Fret, employant 8 agents et appartenant à Mr Tshumbro
  • Ets Del Tshi, œuvrant dans le domaine de la vente des produits de première nécessité, matériels de construction, fournitures scolaires, employant 4 agents, appartenant à Mr Tshifutshi.
  • Ets Shamba Fils, œuvrant dans les domaines de la vente des boissons (gazeuse et alcoolique), propriétaire des moulins, générateurs, employant 15 agents et appartenant à Mr François Shamba.
  • Ets God’art, œuvrant dans les domaines de Transfert des fonds & Fret, Bureautique Informatique et de Vente de Produits Pharmaceutique, employant 10 agents, appartenant à Mr Jeannot.
  • Shop Lokas, œuvrant dans les domaines de la vente des téléphones, unités vodacom, transfert de fonds (M-Pesa), employant 8 agents et appartenant à Mr Lokas.
  • Ets Mwenze, œuvrant dans les domaines de la vente des carburants, Agence des transports, employant 4 agents plus sa femme et ses enfants, appartenant à Mr Mwenze.

Dans le territoire de Mweka, certains opérateurs économiques travaillent souvent avec leur propre famille (épouse, enfants, frères, sœurs,…). La gérance est donnée aux familiers, ou soit le patron lui-même gère ses affaires sans pour autant avoir besoin des employés.

Certains d’entre eux, fonctionnent avec un NRC ou un RCCM ; d’autres continuent toujours à fonctionner avec la patente malgré la dimension de leur commerce. Alors que nous savons tous que la patente n’est prévue spécialement qu’aux petits et débutants commerçants.

Avec plus de 1000 opérateurs économiques sans distinction (formels et non formels) sur l’ensemble du territoire de Mweka, une cinquataine seulement est reconnue par les services des régies financières sur place (DGI, DGRAD, DGRKAS,…). Une cinquantaine des PME seulement en activité. 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente produits agricoles et manufacturés
  2. Vente matériels des constructions et carburants
  3. Transfert de fonds & fret
  4. Vente produits pharmaceutiques
  5. Transport des passagers et marchandises
  6. Agriculture

Le territoire de Mweka est un milieu où les opérateurs économiques fournissent beaucoup d’effort en essayant d’alimenter sur les marchés de consommation, au moins le minimum des produits se trouvant dans d’autres marchés des centres villes. Mais le grand problème réside au niveau de la fixation du prix. Chose décourageante pour la population n’ayant pas assez de moyens pour s’en procurer et dont le pouvoir d’achat est trop faible. Mais aussi la crise que traverse le territoire avec ce problème du taux de change qui ne fait qu’augmenter du jour le jour.

L’activité commerciale reste dominée par la vente des produits agricoles, des premières nécessité, manufacturés, des boissons (lotoko, lumayimayi, bière, sucrée, gazeuse). Les opérateurs économiques multiplient les efforts pour essayer un peu de développer le milieu en milieu en y créant des : agences de transport et transfert de fonds ; installation des groupes électrogènes alimentant certains endroits en électricité et permettant le fonctionnement des divers services (moulins, bureautiques informatiques et internet, boutiques,…) ; en fournissant sur les marchés différents produits qui sont partout ailleurs par importation. En dehors de cela, il y a aussi un autre petit commerce de l’eau éxercé par des enfants dont l’âge varie entre 7-15 ans. Ces derniers puisent de l’eau dans des sources ou rivières, pour venir revendre aux consommateurs dans la cité, quartiers et avenues, dont le prix d’un bidon de 20 litres varie entre 200 cdf à 400 cdf voire 500 cdf. Cette pratique est fréquente par l’absence totale de la Regideso sur place.

La vente des produits alimentaires de base est la principale activité sur les marchés du territoire. La disponibilité des matériels de construction (ciment, tôle, planche, fer à béton, peinture,…) permettent aux différents projets de construction d’être exécuter sans problème.

Avec la présence des carburants malgré la flambée du prix du litre, les moyens de transport dans le chef-lieu de Mweka sont un peu assurés par quelques motos sur place. Les propriétaires des groupes électrogènes alimentent toujours certains coins en électricité.

Le transfert de fonds s’effectue mais avec quelques problèmes surtout lorsqu’il s’agit d’une opération des sommes colossales. Pour certains la non disponibilité de liquidité, la lenteur dans les opérations (retrait-transfert), problème de connexion,…

L’implantation des pharmacies par-ci par-là, permet à la population de se ravitailler en médicaments. Les structures sanitaires peuvent être en rupture ou non de stock des médicaments et le patient peut se rendre dans une pharmacie de la place pour se procurer des médicaments moyennant une prescription de l’ordonnance médicale.

Le transport permet les navettes de différents produits d’import-export. Ce dernier aide un peu à désengorger le territoire étant enclavé. Malgré l’état de délabrement avancé des routes qui traversent le territoire, les commerçants moyennant les moyens de transport routier, exercent leur métier normalement  mais dans des conditions difficile pour l’acheminement des marchandises. D’autres se font par voie fluviale et ferroviaire.

Toutes ses activités économiques génèrent les recettes et attirent d’autres commerçants d’ailleurs qui viennent exercer leurs activités dans le territoire de Mweka. Cela est à l’avantage du territoire qui verra accroitre son économie et engendrerai  le progrès vers un développement socio-économique durable.

Le plus grand problème que nous connaissons ces jours, c’est la dévaluation des francs congolais par rapport aux dollars américains qui est notre monnaie de référence. L’instabilité du taux de change paralyse toutes les activités économiques dans le territoire de Mweka en particulier et sur toute l’étendue du territoire national en général. 

Principales activités des PME/PMI
  1. Fabrication des savons (Tshijobé)
  2. Boulangerie
  3. Forgerie
  4. Moulins
  5. Presse à huile

Le territoire de Mweka compte à son une cinquantaine de PME dont quelques unes répondent aux critères. Certaines d’entre elles ont un NRC ou un RCCM, d’autres jusqu’à présent continuent à fonctionner avec la patente malgré la dimension de leur commerce.

Elles sont déclarés formelles, les PME qui fonctionnent avec un NRC, un RCCM ou la patente car elles sont contrôlées par l’Etat (service d’Economie, DGI, DGRAD, DGRKAS,…) même si elles paient régulièremnent ou non les impôts et taxes. Pour les PME informelles, il est difficile de les préciser parce qu’elles sont dans les assimilés et ne sont ni contrôlées, ni gérées par les services calés en la matières car elles les échappent.

Les PME sont réparties en quatre catégories :

A : débutants et étalages  

Pour ceux qui commencent à exercer une quelconque activité commerciale ou artisanale au marché ou le long de la route et pour les étalages.

B : anciens

Pour les anciens commerçants possédant au moins une marchandise en quantité de volume supérieur par rapport à la catégorie A.  

C : grandes maisons

Pour ceux qui possèdent des grandes maisons d’activité commerciale telles que : les boutiques, les dépôts (des produits agricoles, divers, lubrifiants,…), les pharmaciens, les chambres froides,…  

D : de la patente au numéro de registre de commerce :

Pour des PME qui veulent changer la catégorie de part sa grandeur ou sa dimension ; voulant quitter la patente pour l’obtention du numéro de registre de commerce national.

Parmi les différentes taxes locales que l’IPMEA mette à la disposition du contribuable, nous avons :    

  1. Taxe sur étalage
  2. Taxe sur petites boutiques
  3. Taxe sur dépôts
  4. Taxe sur moulins
  5. Taxe sur alimentation & pharmacie                                                        

 NB : Après la constatation sur terrain des agents taxateurs de l’IPMEA, la patente est taxée selon la dimension, la grandeur ou le nombre de marchandises constaté.

Une petite boutique ou une petite pharmacie ne peut pas être taxée de la même façon comme une grande maison d’activité commerciale ou comme un grand dépôt.

 

 

Grandes entreprises locales
  1. SNCC/Mweka (163 agents)
  2. SOFICOM (8 agents)
  3. Express Union (4 agents)
  4. Solidaire Transfert (4 agents)
  5. CADECO (non fonctionnelle)

D’après les normes sur base de l’effectif du personnel, le territoire  de Mweka n’a pas deux grandes entreprises hormis la SNCC/Mweka. Les autres entreprises ci-haut citées n’arrivent même pas à remplir cette condition.

Elles sont grandes au niveau des centres villes, mais ici sur place dans le territoire, sont que des très petites entreprises employant un personnel très minime. Sont juste des petites représentativités permettant à la population environnante d’effectuer aussi différents transactions (opérations de transfert-retrait) des fonds approximativement à leur proche sans fournir trop d’effort de déplacement.

Disons que suite à la dégradation des infrastructures, le territoire de Mweka n’a plus d’industries proprement dites. Certaines ont cessé de fonctionner suite à la vétusté des machines (tombées en panne sans réparation), d’autres sont tombées en faillite, d’autres les pièces ont été volées,…

Nous pouvons citer entre autres :

  • Minoterie Comkas : pour la transformation des maïs en farine de consommation.
  • Pélé Bois : exploitation et scierie des bois en grumes (à kinda, kakenge et dambo).
Principaux produits agricoles
  1. Maïs
  2. Manioc
  3. Riz
  4. Haricot
  5. Huile de palme

Le Territoire de Mweka demeure une région à vocation agricole suite à ses potentialités suffisamment riches. Les structures du sol en éléments nutritifs donnant lieu à une croissance des plantes.

La population vise en premier lieu l’agriculture. C’est pourquoi le territoire était appelé « Grenier du Kasaï Occidental », nourrissant ainsi non seulement les deux Kasaï, mais aussi le Bandundu et la ville province de Kinshasa. La production de ces différents produits agricoles contribue bien à la survie de la population.

Les cinq produits cités ci-haut sont les produits de base dans le territoire de Mweka.

Retenons que la variété de maïs cultivé dans le territoire de Mweka est le la variété de maïs jaune. Le maïs blanc est un produit d’importation. Il est plus cultivé dans des projets. Les gens l’ont apprécié mais les agriculteurs ne le cultivent pas très souvent. La population agricultrice n’a besoin d’importer que les maïs blanc juste pour les semences en cas des projets dans le Territoire.

Le manioc est un produit cultivé en grande quantité et surtout consommé en grande partie dans les villages que dans le chef-lieu. C’est une plante qui est plus attaquée par les insectes.

Le riz y est cultivé aussi. Mais c’est un produit plus préféré et consommé par les peuples appelés « flottants », par rapport aux peuples autochtones. L’autre variété du riz est d’importation (Ghana, Pakistan,…).

La variété de haricot adapté dans le territoire de Mweka est le haricot rouge (à grain petit appelé Niébé). Les autres variétés de haricot sont les produits d’importation de l’Est du pays.

L’arachide cultivée a deux variétés. Celle destinée pour le besoin commerciale et celle de la consommation locale. La variété commercialisée c’est l’arachide rouge.

Disons que ces différents produits sont destinés à l’exportation. Les régions de destination sont : Kananga, Ngandajika, Mbuji-Mayi, Kinshasa, Bandundu,…

Par rapport à Bandundu qui est aussi producteur du maïs. Signalons que c’est en cas de rupture de leur   stock, que les opérateurs économiques en provenance de Kinshasa et qui ont l’habitude de se ravitailler à Bandundu, sont obligés d’arriver jusqu’à Mweka où ils trouveront l’abondance pour l’approvisionnement.

Certains spécialistes pour la culture de ces différents produits agricoles sont remarqués sur :

  • l’axe Mweka-Bulape pour la production de manioc, haricot, maïs et huile de palme ;
  • l’axe Mweka-Misumba pour la production de riz, arachide et huile de palme ;
  • l’axe Mweka-Luebo pour le maïs et le haricot ;
  • l’axe Mweka-Kakenge pour le maïs, le manioc et  l’arachide.

Dans l’ensemble, toutes les cellules produisent bien le manioc et le maïs, mais la fréquence élevée est remarquée sur les axes ci-haut cités.

A part les cultures vivrières ci-haut citées, nous avons aussi les cultures pérennes (qui durent longtemps) comme la culture de la canne à sucre,  palmier à huile, palmier à vin (à raphia), le caféier, le cocotier, le manguier, l’avocatier, le bananier, l’hévéa, …

Le maïs et le manioc constituent  l’alimentation de base pour le territoire de Mweka. Le maïs est consommé en grande quantité dans le chef-lieu du territoire. Mais dans les périphéries (les villages du fonds) c’est le manioc qui est le plus consommé. Une grande partie de ces produits est plus destinée à l’exportation.

Par rapport à la production agricole, la population est souvent découragée par le fait qu’elle produit mais n’arrive pas à évacuer la production à temps opportun vers les débouchés. La production déjà stockée, arrive à pourrir dans des dépôts par manque des moyens de transport. Cela est dû au désenclavement et aux mauvais états des routes du territoire. Il n’y a pas de moyens faciles de transporter des produits agricoles vers les centres villes. Tel est le cas du poste agricole de Misumba où pour faire l’évacuation des produits, il faut seulement le faire par pirogue sur la rivière Lubudi. Dans la plupart des villages, il n’y a que des vélos qui font le transport des marchandises car les routes des dessertes agricoles sur l’ensemble du territoire sont en très mauvais états et les véhicules n’y accèdent même pas. La population compte aussi à la SNCC/Mweka qui met à leur disposition des wagons aidant l’évacuation vers Kananga, Mweneditu,… mais qui n’effectuent pas les navettes régulièrement.

Principaux produits non agricoles
  1. Poissons
  2. Viandes (chèvre, porc, mouton, vache,…)
  3. Chenilles
  4. Termites
  5. Sel végétal

Certains parmi ces produits sont périodiques et ne peuvent pas être retrouvés au marché quotidiennement.

D’autres en sont permanents. C’est le cas de : poissons,  viande de chèvre, porc, mouton,…

Les poissons frais proviennent des rivières : Kasaï, Luekedi, Lukaka (fournit des petits poissons) ; Lwangala (fournit des gros poissons). Mais ces derniers ne sont pas plus préférés par les commerçants car ils n’ont pas d’endroits sûrs pour les conserver pour éviter sa détérioration.

Les variétés des poissons les plus préférés sont les poissons fumés, salés ou sans sel mais séchés aux rayons solaires. Parce qu’avec cet état la marchandise peut résister pendant beaucoup de temps sans se détériorer facilement. Les poissons salés sont des produits d’importation. Ces derniers proviennent des villages riverains des rivières : Sankuru & Kasaï. 

Mais au contraire, la viande de bœuf est un produit rare sur le marché dans le territoire de Mweka.  Elle  n’est  disponible qu’en   cas  des  grands  événements, fêtes, … ou bien  si le propriétaire à  besoin  de l’argent, il peut  égorger un bœuf  et le  revendre  aux  bouchers, et là  le  produit  devient  disponible  sur  le  marché.

Les produits périodiques sont : chenilles, termites,…

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffage
  2. Charbon de bois 
  3. Katodi-todi 
  4. Panneaux, pile, batterie, torche
  5. Générateurs (groupe électrogènes) 

Le territoire de Mweka est un territoire où la SNEL ne fonctionne pas actuellement. C’est un service qui fonctionnait un peu bien avant grâce à la centrale thermique installée sur place. Cette dernière a arrêté de fonctionner depuis l’année 2013 suite à un vol  systématique des câbles électriques tant aériens que souterrains.

La population se débrouille qu’à même avec les sources d’énergie ci-haut citées.

Le bois de chauffage est le plus utilisé sur toute l’étendue du territoire. C’est un produit qui est disponible, trouvé facilement, obtenu gratuitement sans aucun frais ou prix y afférent par rapport à la braise. 

Pour l’éclairage, nous avons la lampe traditionnelle conçue à base d’une boite vide de sardine avec comme lubrifiant huile de palme et une mèche d’étoffe pour éclairer, communément appelée «Katodi-todi ». Elle est utilisée par la majorité des ménages dans le territoire de Mweka.

Mais dans le centre de Mweka appelé « ville », nous trouvons un peu d’évolution avec des personnes qui détiennent les moteurs (groupes électrogènes). Ils s’organisent pour la distribution de l’énergie électrique dans certaines maisons d’activités commerciales ou dans quelque ménages qui s’abonnent en respectant bien sûr un programme préétabli.

Surtout le territoire en a tellement besoin quotidiennement pour faire fonctionner les moulins de transformation des maïs/manioc en farine de consommation de la population.

La présence des panneaux solaires, torches, piles, batteries, ampoules,… partout dans les marchés, permet à la population du territoire de Mweka qui a un peu de moyens de s’en procurer pour éclairage dans les ménages.

L’énergie solaire est plus utilisé dans des boutiques qui font vendre les chansons sur des supports cd, cartes mémoires, flash disques, appareils électroménagers,… de bien pouvoir exercer les activités commerciales. Dans des bureautiques aussi possédant quelques machines (ordinateurs, imprimantes, photocopieuses,…) et dans des ménages pour l’éclairage et l’alimentation des appareils électroménagers.

L’utilisation de ce genre d’énergie est d’importance capitale dans ce territoire où la SNEL est inéxistante. Avec un prix abordable des kits, cela est avantageux pour cette population qui a besoin de pouvoir faire plusieurs services nécessitant l’énergie solaire pour son fonctionnement.

Les lampes tempêtes sont en voie de disparition dans le territoire car le pétrole est non disponible sur le marché des lubrifiants. Et la minorité des ménages qui les détiennent n’utilisaient que les mazouts pour l’alimenter.

La population n’utilise que les eaux des pluies, des rivières et des sources non aménagées pour la consommation car la Regideso aussi n’existe pas.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 6
Nombre de centre de santé 88

Le territoire de Mweka est subdivisé en quatre Zones de Santé :

  1. Mweka
  2. Kakenge
  3. Mushenge
  4. Bulape

Chaque zone de santé a un HGR sauf celle de Mweka qui en a deux dont un privé de la SNCC.

Distance des 3 Zones de Santé par rapport au chef-lieu  Mweka : 

  • La Zone de Santé de Kakenge est à 55 km 
  • La Zone de Santé de Mushenge est à 75 km 
  • La Zone de Santé de Bulape est à 35 km 

La ZS de Mweka

Elle est composée de deux HGR dont un privé et d’une vingtaine de CS

L’HGR  était d’abord un ancien dispensaire de l’Etat, puis réhabilité par  le Centre de Développement Rural et Intégral de Mweka (CEDERIM) vers les années 80 et fut transformé progressivement en HGR vers l’an  2003. Peu de CS sont sont construits en matériaux durable et en bon état ; les restes sont en stick d’arbre avec terre ou brique adobe.

Il est alimenté en énergie électrique par des panneaux solaires. Avec  une capacité d’accueil de 79 lits dont 56 lits installés. C’est un hôpital en bon état.

  • 5 services de base :

Urgence, Pédiatrie, Médecine Interne, Chirurgie, Laboratoire.

Les services spécialisés n’existent pas présentement,  mais nous avons été dotés de certains  matériels d’écographie, de radiographie, et ECG ; jusque là le personnel n’est pas encore formé.

 

Les prestataires sont disponibles et permanents, mais peu motivés (non salariés, non primés,…), ils se plaignent chaque jour.

La population n’accède pas facilement aux soins malgré la tarification forfaitaire instaurée par les partenaires (DFID/IMA/SANRU) à cause de la pauvreté extrême ; l’accessibilité devrait être à 100% mais  jusque là, nous constatons qu’elle au moins à 50% car la population continue toujours à se lamenter et elle n’a pas assez de moyens pour s’en procurer.

 Les médicaments consommés sont subventionnés par le projet ASSP/SANRU, financé par DFID à travers IMA ; mais aussi USAID via PMI-EXTENSION qui s’occupe du volet Paludisme,  le Fonds Mondial,  la Banque Mondiale (FDSS).

 

La ZS de Kakenge

Elle composée d’un HGR et d’une vingtaine de CS.

L’HGR  a été construit en 1971 par la Société EXFORKA (Exploitation Forestière du KASAI). C’est un hôpital qui nécessite une réhabilitation majeure car il est en état de délabrement avancé.

 Il est alimenté en énergie électrique par des panneaux solaires. Avec  une capacité d’accueil de 50 lits dont 50 lits installés. Sur les CS que compte la ZS, un seul est construit en matériaux durable et les restes sont en puisé (paille).

  • 4 services de base :

Pédiatrie, Médecine Interne, Chirurgie, Gynéco obstétrique.

Les services spécialisés n’existent pas dans cette ZS.

NB : Le paquet VIH n’est pas intégré dans cette ZS.

 Les prestataires sont disponibles et permanents mais peu  motivés (non salariés, non primés,…), pas de numéros matricules, très peu seulement sont matriculés et payés ; d’autres sont matriculés mais non payés. Mais aussi 7 mois d’impaiement de prime de risque.

La population  accède difficilement  aux soins malgré la tarification forfaitaire instaurée par les partenaires qui subventionnent les médicaments à cause de  la pauvreté extrême.

 

Les médicaments disponibles sont ceux essentiels génériques dont  les antipaludiques, les antibiotiques, les vermifuge,…                                                                                                                Parmi les médicaments des spécialités, nous avons les médicaments contre la Tuberculose et la Lèpres ; ils sont subventionnés par Fond Mondial.                                                                              Signalons qu’il y a insuffisance des médicaments et  trop de rupture.

Les médicaments consommés sont subventionnés par le projet ASSP/SANRU, financé par DFID à travers IMA ; mais aussi USAID via PMI-EXTENSION qui s’occupe du volet Paludisme.

 

Pour consulter un spécialiste ou un cas grave, le patient faudra aller à KANANGA pour  recevoir les soins appropriés.

 

La ZS de Mushenge

Elle composée d’un HGR et d’une vingtaine de CS.

L’HGR  a été construit en 1955 avec le1/3 de fonds du Royaume de Belgique et le 2/3 du Royaume de KUBA.                                                                                                                                                       C’est un hôpital qui nécessite une réhabilitation majeure car il est en état de délabrement. Avec  une capacité d’accueil de 250 lits dont 54 lits installés. Sur le total de CS, peu seulement sont construits en matériaux durables, les restes en paille et sans lits.

  • 4 services de base :

 Pédiatrie, Médecine Interne, Chirurgie, Gynéco obstétrique

Les services spécialisés n’existent pas dans cette ZS.

Les prestataires sont disponibles et permanents mais peu motivés (non salariés, non primés,…).

 Les médicaments consommés sont subventionnés par le projet ASSP/SANRU, financé par DFID à travers IMA ; mais aussi USAID via PMI-EXTENSION qui s’occupe du volet Paludisme.

La population n’accède pas facilement aux soins malgré la tarification forfaitaire instaurée par les partenaires (DFID/IMA/SANRU) à cause de la pauvreté extrême ; cette dernière est accentuée par le faible pourcentage de l’emploi dans le milieu et aussi la majeure partie de la population est cultivatrice, après récolte elle n’arrive pas évacuer leur production vers les débouchés  par manque des moyens de transport à cause des mauvais états des routes.                                                                        La population peut aussi se rendre dans un petit ligablo pour se payer des médicaments sans ordonnance médical et sans tenir compte de la qualité du produit.

Les médicaments essentiels génériques disponibles sont  les antipaludiques, les antibiotiques, les vermifuge.                                                                                                                                              Les  médicaments de spécialités, nous avons les médicaments contre la Tuberculose et la Lèpres ; ils sont subventionnés par Fond Mondial. Il y a insuffisance des médicaments avec trop de rupture.

 Pour consulter un spécialiste ou un cas grave, le patient faudra parcourir 350 Km (Kananga) pour recevoir les soins appropriés.

NB : Le paquet VIH n’est pas intégré dans parce que :                                                                             -les prestataires ne sont pas formés en la matière                                                                                        -l’absence des médicaments pour la prise en charge des cas de VIH-SIDA.

La ZS de Bulabe

Elle composée d’un HGR et d’une dizaine de CS.

L’HGR Il a été construit en 1920 par l’Eglise presbytérienne des Missionnaires Américains. C’est un hôpital qui est en bon état. Il est alimenté en énergie électrique par des panneaux solaires.

3 pavillons de ce dernier viennent d’être réhabilités par le projet  ASSP/SANRU. Avec une capacité d’accueil de 123 dont 103 lits installés. Sur le total de CS, un seul est construit en matériaux durables.

  • 6 services de base :

Gynécologie, Médecine Interne, Chirurgie, Pédiatrie, Ecographie, Laboratoire

Les services spécialisés dans cette ZS sont : la dentisterie, l’ophtalmologie.

 

 Les médicaments consommés sont la dotation du projet ASSP/SANRU.

La population ne trouve pas facilement les médicaments car étant très pauvres, pas assez de moyens pour s’en procurer car la plupart pratique l’agriculture et l’autre est sans emploi pouvant couvrir les dépense des soins  de santé. Les médicaments ont une tarification forfaitaire ; ce forfait là a été fixé après négociation entre le projet et la communauté.

Les médicaments sont disponibles et chers; mais avec trop de rupture. Les médicaments les plus utilisés sont ceux contre les pneumonies, le paludisme, les maladies diarrhéiques,…

NB : Le paquet VIH n’est pas intégré.

Bref aperçu sur l’HGR de la SNCC/Mweka

En ce qui concerne l’hôpital privé de la SNCC/Mweka, c’est le plus grand hôpital de la place mais le premier à être abandonné depuis le chaos de son entreprise. Il existe depuis 1940.

Le personnel

Il compte 15 Infirmiers dont 5 matriculés à la SNCC avec 3 femmes ; 6 infirmiers vacataires (qui sont utilisés à temps plein) dont 3 femmes ; 4 infirmiers tacherons (à qui on fait appel quand il y a du boulot) et zéro Médecin.

Trop d’arriérés qui font un total de 115 mois impayés. Le dernier salaire a été touché au mois d’Avril 2015. Et les infirmiers sont toujours permanents. Chose grave, le seul médecin qui y restait aussi vient d’être affecter à Kananga il y a à peine 2 mois.

Etat de lieu

Pour le moment, c’est devenu un Hôpital délaissé, sans entretien et non fonctionnel sauf du côté de la maternité, avec des lits mais sans matelas.

Pour ces 2 dernières années, la situation ne fait que s’empirer du jour le jour. Il n’y a plus des malades internés, pas même un savon pour lessiver le drap ou pas même un 100fc pour l’achat d’un comprimé. Et ceux qui font encore confiance à l’Hôpital, ne viennent que pour se faire consulter seulement et après l’infirmier élabore une ordonnance médicale pour qu’ils aillent se trouver des médicaments ailleurs.

Seule la partie fonctionnelle est la maternité ; et là on se bat pour ne pas être en rupture des stocks.

Pour le cas grave, le(s) patient(es) sont transféré(e)s à l’HGR de Mweka.

Disons que l’hôpital de la SNCC/Mweka, est le seul qui s’occupait des cas d’Ebola dans tout le territoire : tous les malades y étaient internés. Il y a eu même des infirmiers morts en voulant s’occuper des malades d’Ebola ;

Mais ce qui était étonnant est que, tout ce qu’il y avait comme financement était orienté vers l’HGR de Mweka, alors que là il n’y avait aucun cas d’Ebola au lieu que le financement ne soit orienté à l’Hôpital de la SNCC/Mweka. C’est trop regrettable pour un patrimoine de l’Etat.

Cet hôpital ne continue à exister (fonctionner) que grâce à certains services intégrés qui le financent en produits pour les soins :

  • Le Programme contre la Tuberculose Intégrée,
  • Le PNLS contre le VIH,
  • La Trypanosomiase Humaine Africaine.
Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. IRA
  3. MPC
  4. Gastro-entérite
  5. Fièvre-typhoïde

Le paludisme est la maladie la plus récurrente dans le territoire de Mweka avec un taux de par rapport à d’autres maladies et est cause de mortalité surtout chez les enfants. Sur ce nous encourageons le projet de partenaire sur la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées. Hormis le Paludisme, les IRA et MPC sont fréquentes et sont dues par la mauvaise alimentation, la population n’est pas bien nourrie. La consommation des eaux non traitées, avec plein des microbes créent beaucoup de problèmes au niveau de l’organisme humain. La fièvre est fréquente, avec trop de poussière, trop de chaleur, climat compliqué,…la population est face à des grands problèmes.

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 779
Ecoles secondaires 446

Le territoire de Mweka est subdivisé en 3 Sous-divisions dont :

  1. Mweka
  2. Kakenge
  3. Kampungu

Ces trois sous-divisions ont un effectif d’élèves de sexe masculin supérieur à celui d’élèves de sexe féminin aux primaires. Même chose pour l’effectif des écoles secondaires.

Le nombre d’enseignants aussi qui ont suivi la formation cette année est très insignifiante par rapport à l’effectif total des enseignants.

 Beaucoup parmi les enseignants de ces sous-divisions sont mécanisés mais non-payés. Cela entraine des effets négatifs sur la qualité de l’enseignement. Pour que le service soit bien presté et s’attendre à un bon résultat, il faut toujours de la motivation aux préstateurs.

Dans le territoire de Mweka, l’enseignement est bien organisé mais ne se déroule pas dans des bonnes conditions parce qu’il y a plusieurs facteurs négatifs qui interviennent et ne permettant pas le bon déroulement de ce dernier, comme par exemple :

  1. Les enseignants ne sont pas motivés pour donner une très bonne formation aux élèves, ils réclament la prime. Car la qualité de l’enseignement dépend de la motivation. Certains pour toucher à leur salaire ils sont obligés de parcourir de très longues distances jusqu’aux lieux indiqués pour leur paie ; là l’enseignement est bloqué jusqu’au moment de retour des enseignants.
  2. Les élèves n’ont pas de manuels convenus à leur effectif et aussi les manuels ne couvrent pas tous les cours étudiés.
  3. Pas d’infrastructures scolaires pour certains ; certains élèves s’asseyent à même le sol, d’autres viennent avec des chaises de la maison vers l’école ; quand il a plu c’est déjà un congé automatique donc il n’y aura pas cours ce jours-là. Certaines écoles sont en chaume, d’autres en paille ; d’autres sans murs.
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 3
Instituts supérieurs 8

Effectifs: Filières, étudiants et enseignants

Le territoire de Mweka compte 3 Universités et 8 Instituts Supérieurs. 

Ce sont des établissements qui fonctionnent normalement suivant  l’arrêté ministériel. Certains d’entre eux ont leurs propres bâtiments ; d’autres par manque de moyens, sont obligés de louer des bâtiments où abrités certains auditoires (éparpillés) par-ci par-là  comme étant des  locataires.

D’autres établissements s’organisent pour atteindre les étudiants dans leurs villages respectifs en y implantant des auditoires qui dépendent toujours de la direction centrale qui se trouve au niveau du chef-lieu de Mweka,avec comme objectif d’élever  l’effectif des étudiants et leur donner la chance d’étudier approximativement dans leur milieu  parce que n’ayant pas la possibilité de se payer les études ou soit le courage d’aller chercher l’établissement à des très longues distances faute de moyens.

La plupart des institutions est locataire, n’a pas de bibliothèque selon les normes internationales, n’a pas de professeurs propres à l’établissement ni de visiteurs.

D’autres sont des institutions techniques manques  des ateliers.

Certaines étant trop éloignées, c’est le cas de l’ISDR/Misumba. Beaucoup d’étudiants s’abstiennent à s’inscrire parce que d’abord il est trop éloigné du chef-lieu  mais aussi son enclavement et la traversée de la rivière Lubudi qui a 11 mètres  linéaires pour y arriver. Les professeurs et assistants ont peur aussi d’y aller.

Et la mobilité des enseignants visiteurs est  non assurée (pas de moto ou véhicules). Les homes d’étudiants garantiraient  les inscriptions massives.

Signalons que tous les 8 instituts supérieurs du Territoire de Mweka n’organisent que le 1er cycle, les étudiants qui veulent continuer avec les études du 2ème cycle se rendent directement à Kananga pour la suite.

Seules les universités de la place organisent les 2cycles.

    • Les Universités :
    1. Université Officielle de Mweka/Benalongo, à 20 Km (Sud-Est)
    2. Université RAÏS de Mweka
    3. Université du CEPROMAD (Centre de Promotion en Management pour le développement)
    • Les Instituts supérieurs :
    1. ISP (Institut Supérieur Pédagogique) /Mweka,
    2. ISTA (Institut Supérieur Technique Appliquée/Domiongo), à 50 Km (Nord)
    3. ISPT (Institut Supérieur Pédagogique Technique)/Mweka,
    4. ISTM (Institut Supérieur Technique Médical)/Kakenge, à 55 Km (Sud-Est)
    5. ISTM (Institut Supérieur Technique Médical)/Bulape, à 35 Km (Nord-Est)
    6. ISDR (Institut Supérieur de Développement Rural)/Misumba, à 123Km (Nord-Est)
    7. ISAM (Institut Supérieur des Arts et des Métiers)/ Mweka.

     

    Il faut aussi noter que, les distances ci-haut citées c’est par rapport au chef-lieu de Mweka.

    • L’ISAM/Mweka

    compte 4 (quatre) auditoires seulement et organise 5 options à savoir :

    l’Informatique de gestion, la coupe-couture, les Arts Culinaires, le Modélisme, la Gestion Hôtelière et protocolaire.

    • L’ISP/Mweka

    compte 8 (huit) auditoires et organise 4 options dont :

    1. Section des Lettres et Sciences Humaines (Anglais, Français, Français-Latin, Histoire) ;
    2. Section des Sciences Exactes (Biologie-Chimie, Géographie et Gestion de l’Environnement, Mathématique-Physique) ;
    3. Section des Techniques Appliquées (Sciences Commerciales et Administratives) ;
    4. Section d’appui à l’enseignement (Gestion et Administration des Institutions Scolaires et de formation.
    • L’URM/Mweka

    compte 6 (six) auditoires et organise 6 facultés fonctionnelles :

    1. Droit,
    2. Sciences Economiques et de Gestion,
    3. Médecine humaine,
    4. Santé Publique,
    5. Informatique de Gestion,
    6. Agrovétérinaire.

    Les facultés non fonctionnelles sont :Théologie, Relations Internationales, Communication & Information, Maintenance.

    • L’UNIC/Mweka

    compte 12 (douze) auditoires et organise 6 facultés dont :

    le Management, les sciences économiques et de gestion, le droit, le développement communautaire, sciences sociales et financières, science de l’éducation.

    • L’UOMKA

    organise 7 facultés à savoir :

    1. les Sciences agronomiques,
    2. économiques et de gestion,
    3. sociales politiques administratives (option : Relations Internationales),
    4. la foresterie,
    5. le droit,
    6. la médecine humaine,
    7. la médecine vétérinaire.
    • L’ISPT/Mweka

    compte 12 (douze) auditoires dont 5 sont dans les bâtiments que l’Etat leur a cédé et 7 dont il est locataire ;

    organise les options suivantes :

    1. la construction bâtiment,
    2. la mécanique,
    3. l’électronique,
    4. l’informatique industriel
    5. l’informatique réseau,
    6. la coupe-couture…
    • L’ISTM/Kakenge

    compte 10 (dix) auditoires et organise les options suivantes :

    1. Hospitalières,
    2. Accoucheuses,
    3. Enseignement et Administration en soins Infirmiers,
    4. Gestion des Institutions de Santé, …
    • L’ISDR/Misumba

    organise 5 options à savoir :

    1. Organisation Sociale,
    2. Planification Régionale,
    3. Gestion de l’Environnement et Développement Durable,
    4. Techniques Rurales,
    5. Administration Rurale.
    • ISTA/Domiongo

    organise 2 options à savoir :

    1. Mécanique-Electronique
    2. Electricité.
    • ISTM/Bulape

    Organise les options suivantes :

    1. Hospitalières,
    2. Accoucheuses,
    3. Enseignement et Administration en soins Infirmiers,
    4. Gestion des Institutions Sanitaires.


ONG et projets

Nombre d’ONG 29
Principales activités
  • Construction/Réhabilitation des infrastructures scolaires (Caritas Diocesaine, Théophile, BRISE)
  • Santé en général (SANRU, DFID, GAVI, FDSS, IMA, PMI-EXTANSION, CEPROSDI)
  • Agriculture (COOPEPA, ADAM, AMOR, CAPSA) 
  • Elevage (COOPELAF, APCM,…)
  • Construction & Réhabilitation des infrastructures routières (FPI, Office Des Routes, Hydraulique Rurale Suisse, CARITAS)
  • Alphabétisation, encadrement des jeunes désœuvrés (ONGD BRISE)
  • Construction des entrepôts (AGETIP/BENIN)
  • Le captage et l’aménagement des sources d’eau (Hydraulique Rurale Suisse)
  • Installation des ouvrages de captage d’eau potable (COOPADEC)

     

    1. L’Education
    • Projet de Soutien de l’Education de Base (PROSEB), financé par la Banque mondiale, pour la construction et la réhabilitation des infrastructures scolaires à Mweka Chef-lieu, à Kakenge (Itunga Mpende) et à Kampungu (Itono),
    • Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires (PRISS) à Kakenge, financé par la Banque Africaine pour le Développement
    • Encadrement et accompagnement des paysans, dans le cadre de l’agriculture et éducation civique,
    • Projet de l’Education scolaire et extrascolaire (alphabétisation, encadrement des jeunes désœuvrés) financé par BRISE.
    • Projet de réhabilitation de l’EP Ntema II (Chef-lieu) et de construction de l’EP Mubembe, financé par MICIO (organisme Italien)
  • La Santé                  
  • Accès aux Soins de Santé Primaire (ASSP), projet en cours : réhabilitation des maternités-pédiatrie à Mushenge, financé par la Sanru ;
  • Réhabilitation de l’HGR de Mweka (travaux fini) et l’Hôpital Général de Référence de Bulape (en cours), construction de latrines à Kakenge (en cours), financés par la Sanru 
  • Projet d’Equipement des Structures de Santé (PESS)
  • Construction des Hôpitaux à Bongo Gare et à Ishamandwo le projet est en cours
  • Projet de construction des Centres de Santé dans à Kalwamba, Sungi Munene, Bakatombi et à la cité de Mweka, financé par présidente malaria initiative (PMI)
  • Projet de construction du centre de santé pilote, exécuté par IMA financements américains et italiens.
  •  3. Développement rural
  •  Projet d’Appui aux Infrastructures Rurales (PADIR), financé par la Banque Africaine de Développement pour la construction des entrepôts à Kinda, à Bongo et à Pembeangu)
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • Projet de captage et d’adduction d’eau dans le chef-lieu de Mweka financé par son excellence le vice Premier Ministre et Ministre de l’intérieur.
  • Projet de l’installation des ouvrages de captage d’eau potable et d’adduction d’eau dans le chef-lieu de Mweka. Piloté par l’ONGD National COOPADEC, financé d’une part par le Gouvernement Congolais et d’autre part par les propres fonds de l’ONGD;
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Le captage et l’aménagement des sources d’eau (hydraulique rural Suisse),
  2. Projet sur les structures sanitaires financé par présidente malaria initiative (PMI),
  3. projet de renforcement de capacité et appui aux promotions par PROSEB/Banque mondiale.

Dans le territoire il n’y a pas trop de projets financés autres que le gouvernement, c’est seulement dans l’éducation et la santé.

Pour le projet concernant la réhabilitation et reconstruction des écoles dans le territoire de Mweka, la Banque Mondiale finance le projet pour PROSEB, cette dernière cible l’ONG CARITAS pour l’exécution du projet.

Pour la santé il y a les projets tels que PMI, ASSP par le biais de la Sanru pour les constructions et réhabilitation des infrastructures sanitaires.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Oui

Le territoire de Mweka est l’un des territoires de la province du Kasaï qui a l’avantage d’être sillonné par les routes d’intérêt général et celles des dessertes agricoles.

Il va de soi qu’on énumère les routes praticables mais l’état des routes d’intérêt général demeure déplorable par manque d’entretien.

Il va de soi qu’on énumère les routes praticables, mais l’état des routes d’intérêt général demeure déplorable par manque d’entretien.

Les routes d’intérêt général partent de Kinshasa jusqu’à Lubumbashi en passant par le territoire de Mweka :

  1. Mweka à Lodi (180Km) pour atteindre Dekese (240Km);
  2. Mweka-Luebo (74Km) ;
  3. Mweka-Kananga (260Km) par Demba (Nationale N°1).

Il y a deux voies pour atteindre Kananga :

  1. Mweka-Demba-Kananga,
  2. Mweka-Luebo-Kananga.

L’axe le plus utilisé est celui de Mweka-Demba-Kananga (Nationale N°1).

Les routes sont en mauvais états, pas d’entretien, des routes abandonnées alors que ce sont des axes très importants car ils permettent le transport des marchandises des lieux de production vers les lieux de l’acheminement (ou de la consommation finale) en ce qui concerne les produits vivriers.

D’une part, les mauvais états des routes entrainent une perturbation de prix au niveau des marchés. Les commerçants facturent la marchandise en fonction des circonstances connues en cours de route (calculent le temps effectué en cours de route, les taxes payées sur toutes les barrières trouvées le long de la route, la distance parcourue, les incidents connus). Tout se répercute au consommateur final (la population locale). Chose qui pénalise la population et ne permet même pas l’accès à la moitié de la population de se procurer certains produits au choix, car il y a hausse du prix.

D’autre part, il y a surproduction c’est-à-dire que la production B a retrouvé la production A encore sur le marché car l’évacuation a toujours était difficile faute des moyens de transport. Les routes n’étant pas en bon état, mais aussi quelques fois, la SNCC n’a pas pu trouver la possibilité d’évacuer les produits jusqu’à KANANGA au moment opportun.

Cependant certains produits pourrissent à la base tandis qu’à KANANGA, lieu de la destination du produit, il y a hausse de prix et cela entraine la crise alimentaire sur le produit agricole.

Etat des routes

Le territoire de Mweka compte 1163 Km des routes de dessertes agricoles qui continuent à se détériorer d’avantage sans entretien ni réhabilitation. Il compte 31 ponts et 4 Bacs sur différentes rivières.

Les axes routiers et là où sont coulés les ponts et bacs se présentent comme suit :

  1. Axe Mweka-Mbelu-Misumba : 125Km
  2. Axe Mweka-Bungaba-Lubande : 150Km
  3. Axe Mweka-Bakwakenge : 75Km
  4. Axe Kakenge-Misumba : 95Km
  5. Axe Bulape-Mushenge : 35Km
  6. Axe Domiongo-Mushenge-Lodi : 95Km
  7. Axe Mweka-Pembeangu : 105Km
  8. Axe Nkosi-Butala-Shongaba : 92Km.

La RN qui  traverse le territoire de Mweka est en terre battue avec des amas de sable par-ci par-là et demeure en mauvais état. Cette dernière continue à se détériorer du jour le jour.

Pendant la saison des pluies c’est très catastrophique, surtout quand il vient de pleuvoir. Donc là, le tronçon routier se transforme en caniveaux de conduite des toutes les eaux des pluies et ne permettent pas aux véhicules de circuler dans cet état. Après la pluie, il y a des flaques d’eau partout sur le tronçon qui ne sèchent pas rapidement.

Pendant la saison sèche, le sol devient très sec, des amas de sable trouvés un peu partout et ne permettant pas aussi la bonne circulation des engins. Surtout les motocyclistes souffrent tellement  pour parcourir ou traverser ces endroits. Avec ces derniers, trop de risque de glissade causant ainsi des accidents.

 Pour son entretien, certaines petites distances de quelques mètres sont entrain d’être réhabilitées par des  cantonniers manuels de l’Office de Route et que nous pouvons considérer donc comme étant en «Moyen état » mais cela est trop insignifiant.

Il est à noter que sur 100% des routes sur le territoire de Mweka, 95% sont à entretenir, 4.5% à réhabiliter et 0.5% en bon état. C’est-à-dire que les routes sont en mauvais états.

Biefs navigables

La navigabilité n’est pas trop fréquente car il n’y a pas de bateaux qui font des navettes, mais seulement les baleinières, barges ou bacs et certains sont en panne.

Itinéraire : On prend la rivière Sankuru à partir du port de Imame (Mweka) jusqu’au-delà d’Ilebo où la rivière Sankuru se jette sur la rivière Kasaï.

  • Navigable : de Benemakima sur la rivière Kasaï jusqu’à Kinshasa. Les bateaux en arrivant, viennent avec des produits divers ; en allant ils repartent avec des produits agricoles tels que maïs, manioc, graine de gouge, haricot, huile de palme,…En moyenne 2 bateaux après un mois. Au moins chaque semaine, il y a des baleinières.

Voies aériennes

Le territoire de Mweka compte en son sein 3 pistes d’atterrissage ou aérodromes dont :

  1. celui de la cité de Mweka, avec atterrissage occasionnel ; état : mauvais
  2. celui de Bulape, un aérodrome géré par l’Eglise Protestante (31è Communauté Presbytérienne au Congo).Utilisé souvent dans le cadre de ravitaillement en médicaments destinés à L’hopital General De Référence/Bulape ; état : mauvais
  3. Kakenge, c’est un aérodrome non fonctionnel ; état : mauvais

Les aérodromes du territoire de Mweka ne reçoivent que des petits engins (soient à 4 moteurs). Ces derniers sont dans un état trop critique car pas d’entretien. Ils sont abandonnés.

Voies ferrées

la voie ferrée est controlée par la SNCC/Mweka.

Itinéraire : Lubumbashi-Kananga-Ilebo

En ce qui concerne le territoire de Mweka, nous avons : Mweka-Kananga (250Km)

Quitter Mweka vers Kananga, la SNCC a prévue des gares pour escale 

les gares opérationnelles, sont :

  1. Mweka-Bena Longo : 19 Km
  2. Bena Longo-Kinda : 19 Km
  3. Kinda-Kakenge : 21 Km
  4. Kakenge-Bakwakenge : 23 Km
  5. Bakwakenge-Bakwabalayi : 12 Km
  6. Bakwabalayi-Bena Leka : 25 Km
  7. Bena Leka-Tshimbambula : 31Km
  8. Tshimbambula-Demba : 27 Km
  9. Demba-Zapo Zapo : 38 Km
  10. Zapo Zapo-Kananga : 35 Km

Pour cet Axe, la SNCC s’est fixé un point de départ à partir de Bukama (Katanga) à Ilebo (Kasai) pour une distance de 1123Km.

Le transport par voie ferrées est un moyen de transport qui permet les navettes des passagers et des marchandises. Ce dernier assure le transport des grosses charges de différents produits. Mais malheureusement il n’est pas permanent et devient difficile de faire les navettes régulièrement.

La vétusté des engins, le déraillement,… sont à la base des irrégularités.

Nous trouvons deux catégories des trains pour transport :

  1. le train-marchandises ; chargé de transporter uniquement les produits vivriers de première nécessité jusqu’aux lieux de distributions finales. On annonce les commerçants en affichant sur le valve la prévision d’un quelconque départ, soit un mois avant ;
  2. le Train-courrier ; chargé de transporter uniquement les passagers vers leur destination précise. On annonce les passagers la prévision d’un quelconque départ 3 ou 4 jours avant le départ. En ce qui concerne le délai d’acheminement de la marchandise vers la destination, c’est 30 jours à partir du jour du chargement.

La durée pour une marche normale du train, c’est 13 heures de temps (Mweka-Kananga).

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Dans le territoire de Mweka seulement 3 réseaux fonctionnent normalement. Nous avons : Airtel, Orange et Vodacom.

La qualité du signal téléphonique dépend d’un milieu à un autre. Les antennes pouvant améliorer la bonne qualité du réseau sont très insuffisantes par rapport à la grandeur du territoire. Dans certains coins, il n’y a aucun signal de réseau ;  dans d’autres, faible signal. seulement nous avons une bonne qualité de signal réseau dans des milieux proches des antennes réseaux.

Un autre élément à signal est que, la qualité du signal ne dépend pas d’heures ou de moment. Quand ça fonctionne, ça fonctionne ; quand c’est foutu, c’est foutu sans tenir compte des moments.

La perturbation des réseaux  de temps en temps, ne permet pas de bien communiquer. De fois même les appels et le transfert des unités par flash peutvent être suspendu pendant toute la journée. Avec mention souvent : « échec d’envoi du message » ou « appel d’urgence ».

Nous ajoutons en disant que :

  1. Le réseau Vodacom

Existe et fonctionne normalement avec une bonne qualité de signal dans des milieux proches de leurs antennes. Mais dans certains coins le signal est trop faible et dans d’autres, aucun signal.

  • Qualité connexion internet : moyennement bon

    2. Le réseau Airtel

Existe et fonctionne normalement. Mais le signal réseau dépend d’un endroit à un autre. Surtout dans des endroits où il y a une grande couverture du réseau.

  •  Qualité connexion internet : un peu bon

    3. Le réseau Orange

Existe et fonctionne mais avec des fortes perturbations par rapport aux deux autres (Airtel et Vodacom). Mais aussi les abonnés sont très moins nombreux. Même les revendeurs des unités Orange dans le territoire de Mweka sont trop réduit.

  •  Qualité connexion internet : moins bon

NB : Ces trois réseaux de communication fonctionnent bien dans le chef-lieu de Mweka qu’aux périphéries.  

Approvisionnement des unités

Dans l’ensemble du territoire de Mweka, il n’y a pas de cartes prépayées en vente sur les marchés. Mais les unités sont vendues (rechargées) par flash uniquement.

Opération Mobile money (transfert-dépôt-retrait)

Les activités s’organisent normalement dans les quelques shops sur place. Dans le territoire de Mweka, ce sont les opérateurs économiques qui exercent ces genres d’activités avec leurs propres fonds, sans apport de l’entreprise de communication concernée. Cela pose problème lors de transactions car il y a toujours des frais de surplus que le client doit supporter lors d’une opération. Par exemple pour le transfert : là où il fallait payer soit 1 $ comme frais de transfert, le client est obligé de payerle double, ainsi de suite.

Il y a souvent d’autres problèmes liés sur le transfert et retrait d’argent auprès des agents M-Pesa ou Airtel-money. Surtout pour retirer ou transferer un montant supérieur à 200 $ USD d’un seul coup, il faudra attendre soit un peu de temps ; soit qu’il y ait trop de retraits dans la journée, s’il n’ y en a pas eu il faut toujours attendre et repasser après ou revenir le lendemain. Le client a un peu de chance, s’il veut effectuer une opération en franc congolais (CDF) ; cette dernière peut se passer un rapidement mais si c’est en devise étrangère ($ USD).

Parmi les trois réseaux téléphoniques qui fonctionnent dans le territoire de Mweka, seul le réseau Orange n’a pas de shop de référence implanté sur place où son abonné peut se rendre pour réclamation, enregistrement, doléance ou quelconque opération mobile money quant à ce.

 

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le territoire de Mweka est situé dans sa grande partie dans la forêt tropophyle suivi des savanes dans le Nord-Est comme la cellule de Mushenge et celle de Misumba. L’aspect végétatif y est très varié parce qu’il est sous climat tropical humide.

Il n’y a ni parcs, ni jardins, ni chute d’eau.

Activités Touristiques

Le territoire de Mweka dispose des lieux touristiques qui peuvent jusqu’aujourd’hui attirer des gens pour l’une ou pour l’autre cause qui sont :

  • l’Ecole d’Art et la Cour Royale à Mushenge comme anciens sites
  • Iyoolo Imeny, là où le roi Kuba avait tiré l’origine de son pouvoir dans le village Bulumwanda
  • Benamakima, la première mission catholique (+100ans)
  • Le port de Lodi, sur lequel a été capturé Patrice Emery Lumumba
  • les immenses plaines de Pembeangu et de Misumba.
Espèces phares de la faune
  1. Singes (doré, magistrat)
  2. Antilopes (noires)
  3. Buffle
  4. Sanglier
  5. Oiseaux (hibou, garde boeuf, canard à queue dressée, aigle, perroquet,….)
Espèces phares de la flore
  1. Iroko
  2. Tiama
  3. Kosipo
  4. Sapeli
  5. Sipo 


Situation sécuritaire

Le territoire de Mweka est un peu stable à présent sur le plan sécuritaire. La seule crainte de la population réside au niveau de la milice qui se fait entendre par-ci par-là dans les territoires voisins mais on n’en sait rien jusque là parce qu’elle n’a pas encore franchit les frontières du territoire. La police nationale congolaise sur place assume bien ses responsabilités avec bien sûr l’appui des autorités locales administratives veillant sur la population. Les activités y sont exercées normalement car chacun vaque à ses occupations quotidiennes.

Bref, l’état d’esprit de la population du territoire de Mweka est calme.

 

 


Opportunités de développement

Sol

Avec un mélange sablo-argileux et humifère, cette qualité du sol est  riche en humus et permet la fertilité des différentes cultures. La majorité de la population ne vit que de l’agriculture. C’est pourquoi le territoire était appelé « Grenier du Kasaï Occidental », nourrissant ainsi non seulement les deux Kasaï, mais aussi le Bandundu et la ville province de Kinshasa. Ce dernier demeure une région à vocation agricole suite à ses potentialités suffisamment riches. Les structures du sol en éléments nutritifs donnant lieu à une croissance des plantes.

Climat

Mweka est un territoire agricole, couvert d’un climat tropical humide avec alternance des saisons des pluies et sèche. Un des meilleurs climats favorables aux paysans qui font l’agriculture tropicale.

Végétation

Le territoire de Mweka est couvert au Nord par la forêt dense sempervirente, c’est-à-dire un type de paysage de transition entre la forêt ombrophyle  et les savanes guinéennes au Sud. Ce qui fait que cette partie subisse l’emprise de l’empreinte humaine par les activités agricoles. La région couverte par la forêt peut entrainer l’exploitation des bois et permettre au territoire de se procurer des planches en abondance au lieu d’aller les chercher chaque fois à Kananga en cas de besoin.

Population

Mweka est un territoire dont le peuple d’origine est le Kuba. Mais avec les migrations des différents peuples à la recherche toujours de l’amélioration de la vie, il ya eu arrivée massive d’autres peuples appelés « peuples flottants ». Cependant, le territoire est devenu un milieu de préférence de plusieurs peuples provenant d’autres régions du pays. Ce mouvement a permis d’avoir des mixages et des échanges des différentes cultures. Le plus important dans le territoire de Mweka, c’est la cohabitation pacifique de la population qui influence et attire d’autres peuples à venir y habiter et y exercer différentes activités sans difficulté, ou ni crainte d’y être chassés.

Dans le territoire de Mweka, Le système de développement global n’est pas structuré, il n’est pas adéquat c’est-à-dire qu’on n’a pas définie le vrai sens du développement. Dans la mesure où l’on peut dire nous optons quel développement, donc nous pouvons commencer par développer quel secteur.

Pour un développement rapide du territoire de Mweka, le gouvernement pourrait d’abord commencer par les travaux de construction des routes pour son accessibilité, de réhabilitation des installation de la SNEL car déjà existant, construction des installations de la REGIDESO. Pour permettre à la population de se procurer de l’énergie électrique et l’eau potable. Car un milieu ne se développement si ces infrastructures sont en marche. Après, investir dans d’autres secteurs en commençant par l’agriculture qui est le secteur mère même s’il nécessite beaucoup de temps et des gros financements

Comme le territoire est réputé agricole, les investisseurs devraient intervenir dans l’agriculture (moderniser l’agriculture) sur des espaces verts. Parce que jusqu’à présent les agriculteurs cultivent de manière traditionnelle (outils : machette, houe, coupe-coupe, rateau,…). Si l’Etat dotait ce territoire des matérield agricoles modernes (tracteurs, angrais chimiques,…), ce dernier peut bien se développer.

A Mweka, il n’y a pas de concessions, ni de fermes ; il faut que l’Etat encourage les initiatives privés par l’octroi de crédit afin de permettre à la population de se lancer dans ces genres d’activités.

Il n’y a qu’un seul service de l’Etat qui s’occupe de l’agriculture et dont la production n’arrive même pas à satisfaire la population.

La population produit mais manque les moyens d’évacuation de la production et les produits pourrissent dans des dépôts. D’autres sont évacués diffilement vers les débouchés (par manque des routes, véhicules,…)

Ensuite, si l’Etat aménageait les voies et moyens (routes de dessertes agricoles, rail, aérodromes, ports,…) pour l’évacuation de production agricole de fin fonds vers les centres pour la consommation finale en vu de l’émergence de ce secteur.

Le territoire a toute sortes des céréales, ce qui fait qu’il y a toujours présence et abondance des aliments de base (maïs, riz, haricot,…). La transformation de ces produits agricoles en produits finis peut palier en quelque sorte au problème de la faim et aidant la population d’être en bonne santé et pleine des protéines.

D’autres richesses comme le diamant de luxe, l’or, le fer, le pétrole sont là mais restent toujous non exploités.

L’art Kuba est réputé mais n’est pas organisé. Avec des artistes très talentueux dans le domaine de sculpture des masques et statuettes ainsi que de tissage des tissus de broderie.

Comme suggestions, l’Etat pourrait :

  • commencer d’abord par construire les routes d’intérêt général dans le territoire(Route nationale, routes provincales qui traversent le territoire ainsi que les routes de dessertes agricoles).  Ceci permettrait l’accessibilité et le désenclavement de ce dernier (grandes ouvertures).
  • les asphalter, réhabiliter ou réaménager car elles permettront les navettes des produits alimentaires ainsi que d’autres produits commerçables.
  • Payer  les salaires des agents, salaires des fonctionnaires car la qualité du service dépend de la motivation. Et on ne peut s’attendre à un bon résultat sans la motivation des agents. Eviter l’injustice dans le rang professionnel, où certains agents sont payés et d’autres ne le sont pas pourtant assumant presque les mêmes fonctions.
  • réhabiliter les installations de la SNEL et lancer le projet de construction de la REGIDESO pour permettre à la population d’accéder à l’eau potable et l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire. D’ailleurs pour la SNEL, il n’y a pas vraiment beaucoup de choses à faire car la centrale thermique qui permettait à cette dernière de fonctionner existe mais manque seulement des moyens pour sa réhabilitation.
  • construire des usines de transformation des céréales (maïs, riz, haricot, arachide) et manioc en produits finis pour éviter toujours l’importation de ces derniers et permettre l’autosubsistance.
  • construire des usines pour la transformation de noix de coco en produit fini car le territoire est plein des cocotiers ; implanter des usines d’extraction d’huile végétale, graisse et la fabrication de lait de beauté. Aussi des usines des textiles à partir des fibres de ce dernier pour fabrication des tissus.
  • créer des maisons d’art Kuba pour exposition et vente des oeuvres d’art ainsi que de musée des oeuvres culturelles.
  • implanter une/(des) banque(s) commerciale, des coopératives d’épargne et de crédit,…
  • construire les ports commerciaux les longs des rivières (Benamakima, Lodi,…) et mettre en place des bateaux commerciaux pour évacuation des marchandises. Avec les étangs de Pembeangu et Misumba, le terrioire peut fournir nombreux poissons, aussi des usines de transformations peuvent être une très bonne affaire.
  • relancer les travaux de la Minoterie Comkas, la scierie de Kakenge et Dambo (pour exploitation des bois et grumes) ; rouvrir l’huilerie de Domiongo.
  • exploiter des grandes étendues avec des arbres de très bonnes qualités pour produire des planches afin de construire des meubles durables et de les revendre ailleurs.
  • étendre les réseaux de communication en implantant des antennes partout pour permettre la bonne couverture des réseaux téléphoniques sur toute l’étendue du territoire de Mweka.
  • installer des émetteurs des grandes chaînes des radios comme par exemple RTNC, Okapi, Digital, RFI… pour permettre à la population d’être à la une des informations tant nationales qu’internationales 24h/24. Et non attendre toujours le relais par les 2 radios locales communautaires pour quelques minutes avec ces chaînes comme c’est le cas ici.

Chers investisseurs, le territoire de Mweka est à l’attente de plusieurs projets pour son émergence. La création des différents services peut donner de l’emplois à la population et aura de l’impact sur le chômage, d’autres vont générer des recettes ainsi nous verrons le territoire aller de l’avant.

Les investisseurs n’ont qu’à faire le bon choix de venir investir leurs différents projets de développement dans ce territoire. Ces derniers seront bien accueillis et auront à travailler sans difficulté.

 

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