Territoire de Kimvula

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Kongo-Central
Superficie 3 371 km²
Taille estimée de la population 137 441 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Kimvula est l’une des dix entités déconcentrées de la province du kongo-central. Il fut créé par le décret présidentiel du 10 Février 1965 et intégré dans le district des Cataractes. Ensuite, il fera partie du district de la Lukaya à la création de ce dernier par ordonnance n°78-100 du 17 Mars 1978.

 Coordonnées géographiques

  1. 15°30’ et 16°30’ de Longitude Est
  2. 5° et 6° de Latitude Sud
  3. 650 m (Kimvula),  785 m (Kingoma) et 910 m (Lubisi).

Il est situé à l’extrémité Sud-Est de la province du Kongo central et est limité au Nord par la commune urbano-rurale de Maluku de la ville-province de Kinshasa et le territoire de Kasangulu, au Sud par la république populaire d’Angola, à l’Est par le territoire de Popokabaka et à l’Ouest par le territoire de Madimba. L’étendue du territoire est repartie comme suit : 1236 km2 pour le secteur de Benga ; 1367 km2 pour le secteur de Lula-lumene et 748 km2 pour le secteur de Lubisi.

  • Climat

Le territoire de Kimvula est caractérisé par un climat tropical de type soudanien avec une saison sèche bien marquée s’étendant sur un peu plus de 4 mois (mi-Mai à mi-Septembre). De plus, la longue saison pluvieuse qui s’étale de mi-Septembre à mi-Mai est interrompue par une petite saison sèche de mi-Janvier à mi-Mars et divise la saison culturale en saison A couvrant la période allant de mi-Septembre à mi-Janvier et en saison B de mi-Mars à mi-Mai. Selon la classification de Köppen, le territoire appartient au type climatique AW4. La température moyenne annuelle oscille autour de 24°c ; l’amplitude thermique est faible et est évaluée à 5°c. La pluviométrie annuelle s’élève à plus de 1500 mm.

  • Hydrographie

Au total, il existe sept rivières sur l’ensemble du territoire. Il s’agit de Tawu, Benga, Lubisi, Mbombo, Mbeke, Lumene et Bombi. La rivière Mbombo est appelée rivière « Mayi Ndombe » dans la province du Kwango.

  • Végétation

De vastes savanes guinéennes et soudanaises entrecoupées par des galeries forestières sur les versants et le long des cours d’eau, caractérisent la végétation dominante du territoire de Kimvula.

  • Type de sol

Le sol du territoire est majoritairement sablonneux. La texture argilo-sablonneuse est quelque peu présente à Kimvula centre et dans une partie du secteur Benga.

Particularités et richesses du territoire

Les habitants du territoire de Kimvula (dits les Kimvoulais) font partie du peuple « Né-Kongo ». Les Kimvoulais sont pacifiques, hospitaliers et  ont horreur de la guerre. C’est un territoire à vocation agricole. Le haricot commun est la culture de rente pratiquée tandis que le manioc représente le produit alimentaire de base. Les productions de maïs sont destinées à la vente. Le sésame en est le produit agricole spécifique.

On trouve le Mbondi (Salacia elegans var. pynaertii) dont les feuilles tendres constituent un PFNL (produit forestier non ligneux). Le Mbondi est très consommé par la population autochtone et  est apprécié dans les  territoires voisins voire Kinshasa. Il est commercialisé. Sa surexploitation est à l’origine des risques d’extinction de cette espèce végétale.

Son sous-sol renferme le minerai de diamant à la hauteur des villages Imbusa et Kimankengi, dans le secteur de Lula-Lumene, exploité de façon artisanale

Données culturelles

La population du territoire de Kimvula tire ses origines dans l’ancien royaume Kongo-dia-Ntotila, qui était établi en République d’Angola. Les Kimvoulais font partie du peuple « Né-Kongo ».  Ils sont pacifiques, hospitaliers et  ont horreur de la guerre. Ils sont regroupés en trois tribus : Mbeku, Nkanu et Lula.

  1. Les Bankanu forment la tribu majoritaire et représente 45 % de la population du territoire. Ils se localisent dans le secteur de Benga et le long de la frontière avec la république d’Angola. Une autre frange habite dans le groupement de Nkosi-mayo (territoire de Popokabaka) et, enfin, une dernière dans le groupement de Kinzamba dans le secteur de Kinkosi-luidi (territoire de Madimba).
  2. La tribu Mbeko constitue 35 % de la population du territoire. Elle occupe une partie du secteur de Benga.
  3. Les Balula occupent le secteur de Lula-lumene et constituent 20 % (Rapport 2015 de l’administration du territoire de Kimvula).

Comme dans le reste de la province du Kongo central, les Kimvulais suivent un régime matriarcal dans lequel la solidarité clanique est renforcée. Mais le père a la primeur sur les enfants.

A côté de la médecine moderne, la médecine traditionnelle occupe une place très importante dans la vie de la population kimvulaise.

La musique moderne a supplanté le folklore et la danse traditionnelle. Les orchestres folkloriques (Masikulu, Ngoma Ntuta, Madinga) ont pratiquement disparu. Néanmoins, on trouve encore de petits groupes musicaux jouant le Likembe et imitant des chansons anciennes.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Kikongo
  2. Lingala

Les différents dialectes de la langue Kikongo parlés à Kimvula sont le Kinkanu, le Kimbeku, le Kilula et le Kiyaka. Le Kinkanu est le plus parlé à Kimvula, chef-lieu du territoire. Dans la partie occidentale du secteur de Benga, limitrophe au territoire de Madimba, le Kimbeku est le plus parlé. Le kiyaka prédomine dans la partie orientale du territoire, limitrophe à la province de Kwango. Dans le secteur de Lula-lumene, le Kilula est le plus utilisé. Le lingala, par contre, constitue la langue des échanges commerciaux et  le canal de communication avec les non-autochtones

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Elevage
  3. Commerce

Les paysans des villages voisins au territoire angolais préfèrent cultiver sur des terres angolaises, encore plus fertiles et plus productives. Ce qui était à l’origine de quelques incidents d’insécurité survenus car la traversée de la frontière se fait de façon clandestine. L’élevage du gros bétail (bovin) est pratiqué dans le territoire. L’élevage du petit bétail (caprin, ovin et porcin) est basé sur la divagation. La volaille sert à l’autoconsommation.

L’approvisionnement des marchés du territoire en produits manufacturés et les vivres frais se fait par la route nationale n°16 ou par celle dite « Nzela ya sima ndaku ». Les marchandises proviennent de Kinshasa la capitale située à environ 320 km, de Ngidinga à environ 120 km de route ou de Kisantu à environ 200 km sur la nationale n°16 en mauvais état. Elles y sont souvent transportées par motos, vélos ou trans-têtes (personnes transportant les marchandises sur la tête).


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 200 FC Acheteur : 1$ = 1 200 FC
Nombre d’opérateurs économiques 71

Principaux opérateurs économiques
  1. Moïse (petit commerce)
  2. Yaoundé (petit commerce)
  3. Nkawu-Mpindi (agence de transfert d’argent)
  4. Kifu-kigata (élevage de bovin)
Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce
  2. Elevage
Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce
  2. Elevage

La plupart de petites et moyennes entreprises œuvrent dans le petit commerce. Dans le temps, il existait une huilerie à Kimvula chef-lieu du territoire, à la hauteur du village Kinkedila qui a fermé suite au départ des blancs à l’occasion de l’accession du pays (RDC) à l’indépendance.

Grandes entreprises locales

Aucune

Principaux produits agricoles
  1.  Manioc
  2. Maïs
  3. Haricot commun
  4. Sésame
  5. Niébé 

Le manioc est le produit alimentaire de base. Hormis les petites quantités consommées sur place à l’état frais, le maïs est produit pour la vente. Le sésame est la culture spécifique au territoire. Les cultures maraîchères n’y sont pas très développées. Il se développe la culture de l’oseille (Ngayi-ngayi) et de la baselle (épinard) pour la production des semences, négociés à des prix plus intéressants que les produits vivrières.

Principaux produits non agricoles
  1. Charbon de bois
  2. Vin de palme
  3. Bois
  4. Mbondi

La fabrication de charbon de bois prend une ampleur inquiétante dans le secteur de Lula-lumene particulièrement au village Kingamakuni, frontalier à la commune urbano-rurale Maluku de la ville province de Kinshasa, où les jeunes se donnent plus à cette activité qu’aux travaux agricoles car plus rémunératrice dans un bref délai que les produits agricoles. Les galeries forestières renferment des essences de bois d’œuvre utilisé dans la menuiserie et la charpenterie. La vente du vin de palme appelé « Nsamba » y est très consommé. Les feuilles tendres de Mbondi sont commercialisées à partir de l’étendue du territoire de Kimvula jusqu’à Madimba voire sur les marchés de Kinshasa.

Principales sources d’énergie
  1. Bois
  2. Energie solaire
  3. Essence et gas-oil.

Kimvula n’est pas connecté au réseau électrique de la Société Nationale d’Electricité. Le service de l’énergie y est absent. Le bois de chauffe, utilisé pour la cuisine, est la principale source d’énergie. Une partie de la population de Kimvula centre  recourt au charbon de bois. L’usage des panneaux solaires prend de plus en plus de l’ampleur pour l’éclairage, la charge des téléphones, ordinateurs et la musique. Des activités lucratives se créent autour des panneaux solaires notamment le chargement des batteries de téléphones et des ordinateurs portables, le fonctionnement des bureautiques, … Le pétrole est moins utilisé, la lampe tempête ayant été remplacé par des torches.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 12

Le territoire de Kimvula compte une zone de Santé. Cette dernière est installée dans quelques bâtiments de l’hôpital général de référence (HGR) de Kimvula. D’autres bâtiments encore sont occupés par l’Institut Technique Médical. Ce qui justifie l’écart constaté entre la capacité d’accueil et celle réelle. En plus des malades habitant le territoire, l’HGR de Kimvula reçoit aussi les patients hors zone en provenance du territoire voisin de Popokabaka de la province du Kwango et de la république d’Angola. Il n’y existe aucune structure sanitaire privée.

  • Etat des infrastructures sanitaires dans la zone de santé

Sur 12 centres de santé, un seul est en pisé tandis que les 11 autres et l’hôpital général (HGR) de référence sont construits en matériaux durables mais nécessitent des réhabilitions profondes. Les postes de santé ne disposent pas d’infrastructures adéquates pour l’offre des soins de santé de qualité. Par ailleurs, le centre de santé de Kimvula venait de bénéficier d’un nouveau bâtiment dans le cadre du projet PESS. La construction du centre de référence de Kinkosi-benga est en cours.

  • Disponibilité des médicaments dans la zone de santé

L’approvisionnement de la zone de santé en médicaments se fait à la CAAMEKI (Centrale d’Achat et d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels de Kisantu) située à environ 200 km de route en très mauvais état. La CAAMEKI se trouve à Kisantu dans le territoire de Madimba. Les achats se font à raison de 80 % d’achat des médicaments à la Centrale de Distribution Régionale (CDR) et 20 % vers les fournisseurs privés lorsque la CDR accuse une rupture en certaines molécules. Notons que la zone de santé avait bénéficié d’une dotation en médicaments dans le cadre de du projet PESS et du Fonds mondial. L’approvisionnement en médicaments se fait par jeep ou par moto.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Anémie
  3. Infections respiratoires aigues
  4. Diarrhée
  5. Infections sexuellement transmissibles

 

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 58
Ecoles secondaires 42

Les écoles sont sous la gestion des réseaux catholique, protestant, kimbanguiste ou officiel (non conventionné). Chacune des écoles de la sous-division dispose d’un comité de parents et d’un conseil de gestion. La totalité des enseignants du primaire sont qualifiés.  Au secondaire, la plupart d’enseignants sont non qualifiés. Les installations de la sous division sont vétustes. Le manque de mobilité limite l’efficacité des inspecteurs dans le contrôle et le suivi des enseignements, la gestion des enseignants et des élèves.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

L’ISDR-Kimvula, l’unique institution supérieure du territoire, organise 7 filières dont l’organisation sociale, la planification régionale, l’administration rurale, l’environnement et développement durable, les techniques rurales, la gestion des entreprises de développement rural et la santé communautaire. Les effectifs sont faibles et  diminuent d’une année à l’autre suite au faible revenu de la population. Compte tenu du mauvais état de route, la population a du mal à évacuer les produits agricoles et manque de moyens financiers.

L’ISDR est un établissement public qui fonctionne sans frais de fonctionnement depuis sa création. En outre, le personnel ne reçoit pas encore de salaire


ONG et projets

Nombre d’ONG 3
Principales activités
  1. Revitalisation des soins de santé primaires (MISEREOR) ;
  2. Lutte contre le paludisme et le VIH Sida (Fonds mondial, SANRU et CRAFOD)
  3. Eau, hygiène et assainissement (l’UNICEF, CPAID)

L’année 2016, de 50 nouveaux villages du secteur de Benga bénéficient du programme national village assaini.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PESS (Programme d’équipement des structures sanitaires)
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires)

Le projet PRRIS a permis la reconstruction de l’EP Kivuandaba de Kimvula et l’EP Kimbata-Koba de Kimvula au courant de l’année 2014. Pendant l’année 2015, PESS venait de doter le centre de santé de Kimvula d’un nouveau bâtiment. Tandis que la construction du centre de santé de référence de Kinkosi-benga est encore en cours.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Programme village assaini, financé par UNICEF ;
  2. Lutte contre le Paludisme et le VIH-SIDA, financé par le Fond mondial ;
  3. Revitalisation des soins de santé primaires, financé par MISEREOR.

L’appui bénéficié de la part du fonds mondial pour la lutte contre le paludisme et VIH/SIDA contribue à l’amélioration de l’accès aux soins et performance dans toute la zone de santé. Le faible financement pour la mise en œuvre des activités des soins de santé primaires constitue une contrainte pour organiser le système d’offre des services de qualité. Le programme national village assaini accompagne les communautés locales dans l’amélioration des conditions d’eau, hygiène et assainissement de base. Il est exécuté par l’ONG CPAID, sur financement de l’UNICEF. Chaque village cible bénéficie d’une latrine hygiénique avec dalle et couvercle, d’une source d’eau aménagée.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

Le territoire n’est accessible que par voie routière.

Les routes sont en mauvais  état. La route nationale N°16 constitue la voie d’entrée et de sortie du territoire. En plus de cette importante route pour le territoire, il existe plusieurs routes secondaires qui sont des voies de dessertes agricoles en l’occurrence la route de Kivuandaba, la route de Kilembi longue de 12 kilomètres, la route de Kigemba-Kinga sur un trajet de 10 km. Le reste n’est que des petits sentiers d’accès des paysans à leurs zones d’activités.

Le territoire est enclavé. La plupart des jeunes rêvent de sortir du territoire vers Kinshasa, le territoire voisin de Madimba mais aussi et surtout la république d’Angola.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux de télécommunication Vodacom et Airtel sont présents dans le territoire  mais desservent moins de ¼ du territoire (chef-lieu du territoire et villages périphériques). Le réseau est très instable pendant la journée et s’améliore un peu la nuit. Les cartes de crédit prépayées sont disponibles dans les grandscentres du territoire. Il n’y existe aucun shop. Le signal internet est disponible avec le réseau Vodacom bien que de moindre qualité. Le service M-Pesa n’existe plus depuis la bancarisation de la paie des enseignants. Le service Airtel-money n’est pas encore disponible.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

La chute de Kibaka dans le secteur de Benga la chute dans le secteur de Lubisi sont non aménagées et méconnues par la population et ne sont pas fréquentées

Espèces phares de la faune
  1. Antilope
  2. Aulacode
  3. Gazelle

Ces espèces fauniques sont devenues rares suite à la pratique du feu de brousse très courante dans le territoire pendant la saison sèche, une chasse non réglementée.

Espèces phares de la flore
  1. Le Mbondi (Salacia elegans var. pynaertii)
  2. Le Kamba (Milicia excelsa)
  3. Le N’longo (Alea stipulosa)

Les feuilles tendres de Mbondi sont très consommées et commercialisées à Kimvula et dans les territoires voire à Kinshasa. La surexploitation menace d’extinction cette espèce.

 


Situation sécuritaire

Le territoire de Kimvula a une situation sécuritaire stable excepté quelques cas d’insécurité signalés sporadiquement dans quelques villages frontaliers à la république d’Angola les sols encore très fertiles, les savanes et les forêts encore riche en espèces fauniques sauvages et le Mbondi faisant partie des peuplements forestiers.

 


Opportunités de développement

Le territoire de Kimvula offre plusieurs opportunités de développement :

  1. Sa superficie

Avec une superficie évaluée à 3371 km2, le territoire offre de vastes étendues des terres agricoles qui pourraient permettre l’accroissement de la production agricole et, par ricochet, du revenu des ménages si l’agriculture venait d’être mécanisée, la route nationale N°16 réhabilitée, les ménages agricoles organisés en mouvements associatifs et encadrés par les services de l’état et les partenaires, le crédit agricole accessible aux paysans, l’agriculture subventionnée par l’état congolais, la loi agricole appliquée rigoureusement; bref si une politique agricole bien définie est mise en oeuvre et suivie.

  1. Sa population

Vue sa population estimée à 116.444 habitants, le territoire dispose d’une main d’œuvre importante. En outre, le territoire constituerait un marché potentiel pour la création des PME, PMI et industries à condition que le climat des affaires soit amélioré.

  1. Son climat

Le territoire bénéficie d’un climat tropical humide, favorable à l’épanouissement de la production agricole vivrière, maraichère, industrielle et l’élevage.

  1. Son réseau hydrographique

Son réseau hydrographique est constitué de sept rivières, ce qui constituerait un atout majeur pour l’amélioration de la production végétale et animale, l’installation des industries si le crédit agricole était octroyé aux paysans et le financement des PME, PMI et industries accessible.

  1. Son sol et sous-sol

Le sol du territoire est de texture sablonneuse. Il constituerait une matière première pour les industries de production des verres et des ustensiles en porcelaine si de telles productions étaient financées dans le territoire. Son sous-sol renferme le minerai de diamant à la hauteur des villages Imbusa et Kimankengi, dans le secteur de Lula-Lumene qui pourrait générer des recettes importantes si son exploitation était réglementée.

  1. Sa flore

Son arsenal floristique renferme de nombreuses essences de bois d’œuvre qui pourrait, si elles étaient exploitées et les routes réhabilitées, permettre la naissance de la filière bois, la construction des maisons, des infrastructures scolaires et sanitaires en dur.

  1. Son réseau routier 

La route nationale n°16 passant par deux de trois secteurs, de l’Est à l’Ouest, l’ouvrant aux territoires voisins de Madimba et Popokabaka  le désenclaverait et serait le moteur de l’économie du territoire si la route nationale n°16 et les voies de dessertes agricoles étaient réhabilitées et entretenues.

  1. Ses chutes

La présence de deux chutes dans le territoire pourrait constituer un important attrait touristique si elles étaient aménagées, une source d’énergie électrique si des infrastructures hydro-électriques (micro-turbines) y étaient construites. Ce qui desservirait la population du territoire en électricité, faciliterait l’épanouissement de l’économie du territoire et le développement des PME et PMI, créateur d’emploi pour les jeunes .

Exporter ces données pour tous les territoires
Visualiser ces données sous forme graphique