Territoire de Inongo

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maï-Ndombe
Superficie 24 149 km²
Taille estimée de la population 644 458 hab.

(source: Administration du territoire, 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire d’Inongo fut crée par ordonnance Loi n°36/sec/AIMO du 21 mars 1935 de monsieur le gouverneur général de l’époque coloniale Belge. Ce territoire est une entité décentralisée de la province de Maï – ndombe, signifie « l’eau noire »  (en lingala) ancien lac Léopold II rebaptise en 1972.   

Coordonnées géographiques

  • Latitude : 18° 17′ 08.1738″ Est
  • Longitude : 1° 55′ 38.676″ Sud
  • Altitude : varie entre 200 et 500 m

Compris entre le 1er et le 2ème parallèle sud  et situé au point le plus bas de la Cuvette Congolaise,  le territoire d’Inongo possède dans le Maï-ndombe, les caractéristiques climatiques les plus équatoriales : pluviométrie supérieure à 1900 mm, saisons sèches entrecoupées de pluies, température moyenne diurne de l’ordre de 30°.

 Climat

Le territoire d’Inongo connait un climat tropical plus proche de l’Equateur, dont la température moyenne diurne varie selon les saisons et est de l’ordre de 30°, avec alternance de deux saisons différentes, notamment la saison sèche qui commence en mi- mai au mi- septembre et la saison pluvieuse qui va de mi- septembre à la mi-mars; l’altitude varie entre 200 et 500 m

 Hydrographie

 Le territoire d’Inongo daigne entièrement le lac Maï-ndombe et ses affluents, en voici les plus important: la rivière lokoro, lotoy ; et ses ruisseaux Bolongo – lule, bolongo – mbeli, Bolongo-mbala, Bolongo – bowele, Bolongo-nsongo, Bolongo-esombi, mbongo. Le Lac demeure navigable toute l’année.

 Végétation

Les végétations existantes dans le territoire d’Inongo est la forêt et la savane. Sa couverture végétale se partage entre la forêt de terre ferme et la forêt inondée, qui domine.

Sol

La nature du sous – sol dans ce territoire est argilo – sablonneuse; le sous – sol est le plateau.

 

Relief et type de sol : la nature du sous – sol dans ce territoire est argilo – sablonneuse, le sous – sol est le plateau.

Source : Rapport annuel du territoire 2015.

Particularités et richesses du territoire

Situé au point le plus bas de la cuvette congolaise, le territoire d’Ingongo comprend trois secteurs à savoir:

  • Le secteur d’Inongo comprenant les groupements de Ntombanzale, Ibenga et Iyembe : englobe les deux tiers du Lac Maï-ndombe, tous les rivages au sud de la ville d’Inongo, y compris ceux de l’ouest, jusqu’a l’embouchure de la M’fimi, dans le territoire Kutu. La rivière Lokoro, au riche potentiel halieutique, fait sa frontière avec le territoire de Kiri et plus loin, celui d’Oshwe. Il possède les plus grandes forêts de terre ferme du territoire, sinon de Kiri et plus loin, la province dans son ensemble.
  • Le secteur de Bolia comprenant les groupemets de Lokanga, Nkile et Bokwala: fait la transition avec le l’Equateur. Le rive nord du Lac le limitent au sud, dans lesquelles se jettent les grandes rivières (Olongo) poissonneuses que sont la Lutoï à l’est, la Lule et la Nsongo. Sa couverture végétale se partage entre la forêt de terre ferme et la forêt inondée, qui domine.
  • Le secteur Basengele comprenant les groupements Mbelo, Mpenge, Ngongo et Bokote: effectue la transition vers les savanes du plateau, mais il contient encore de très beaux lambeaux forestiers et d’opulentes forêts galléries. La savane arbustive et herbeuse marque sa distinction d’avec les deux secteurs forestiers qui le bordent. Il est aussi le plus peuple et grand de secteur du territoire.

Richesses du territoire

La grande richesse exploitable par tous est le Lac Maï-ndombe, avec de 150 km de long et 50 km de large et ses effluents. Selon des études anciennes et récentes, le sous – sol du territoire d’Inongo possède: le charbon, le diamant, le cobalt, uranium dont la prospection a été réalisée et aboutie par la société américaine ESSO. (www.kongotimes.info). Le territoire d’Inongo peut se prévaloir d’une richesse exceptionnelle en matière de Faune,  terrestre et halieutique et de Flore. On trouve dans Inongo de vastes forêts primaires et secondaires très riches par leur biodiversité. C’est le cas des forêts inondées de Bolia et de l’ouest d’Inongo, préservées de l’exploitation par leur inondation même. Mais les belles forêts de terre ferme elles mêmes ne manquent pas dans le Territoire, d’abord dans les deux territoires du nord mais également dans les Basengele. On trouve dans ces forêts les grands mammifères typiques de la forêt équatoriale: Bonobo (à l’ouest des Basingele)  Chimpanzés, singes de toutes autres sortes en grande abondance, antilopes de savanes et de forêt, éléphants, buffles et, dans les milieux halieutiques les hippopotames et les crocodiles, tortues… La faune halieutique elle-même est exceptionnelle par sa diversité, comptant plusieurs centaines d’espèces différentes.

Données culturelles

Trois principales tribus occupent ce territoire : les Bolia, les Basengele et les Ntomba Nzele, qui toutes trois appartiennent au groupe Anamongo. Les Ekonda, les Nunus, les Iyembe sont également représentés dans le territoire. Les populations pygmées peuvent atteindre 20 % de la population dans certains groupements. Elles sont plus nombreuses dans les secteurs forestiers de Bolia et d’Inongo que dans le secteur savanicole des Basengele.

Le pouvoir coutumier est détenu par plusieurs tribus habitants dans les trois secteurs à savoir : les basengele et les bolia, très proche des ekonda du territoire voisin de bikoro en Equateur. Les tribus minoritaires sont les ntomba, les Ekonda, les nunu, les Iyembe et les peuples autochtones pygmées ou twa. Traditionnellement, les chefs coutumier s’habillent en rouge (symbole du sang) et oint le corps (visage, mains et pieux) avec la matière extraite d’un arbre dit esio ; et se promènent sans babouche (c’est à dire proche de mbomipoku ou le seigneur des abimes). Ces chefs dorment dans des huttes et cases. Le système parental dans ces tribus est le matriarcat et/ou dominé par patriarcat. De manière générale, le pouvoir se transmet par des rites traditionnels sous l’arbre de palabre. Le père est le chef de la famille, et à sa mort, il est succédé par son fils ainé. Le mariage dans la plupart de tribus est très proche chez les basengele, ntomba, bolia et autres. La dote dépendent de discutions entre les deux familles et de milieu de vie mais ne dépassant pas usd 1500$. Néanmoins, chez les peuples autochtones pygmées, pas de dot pour contracter le mariage.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Le Lingala
  2. Le Kisengele
  3. Le Kitomba
  4. Le lolia
  5. Le Munukutuba
  6. Le Loyembe
  7. Le Twa

Les différentes tribus ont un métissage linguistique. Les kisengele, kitomba et bolia, langues très proche l’une de l’autre, sont les langues véhiculaires de la population autochtone. Le munukutuba pratiquée par les originaires de la province du kwilu et kwango, kongo – central, présentent dans le territoire pour des raisons professionnels ou d’affaires.

Source : Belanga Henry, coordonateur de la dynamique des groupes des peuples autochtones pygmées, en sigle CDGPA.

Principales activités
  1. Agriculture (70%) ;
  2. Pêche (20%)
  3. Elevage (5%)
  4. Petit commerce (5%) ;

L’agriculture étant un facteur clé du développement, le territoire d’Inongo bien que le pratiquant traditionnellement, regorge les potentialités où il est capable de mettre au profit et capitaliser ses cultures.

En dehors de l’agriculture vivrière, il existe des plantations non industrielles appartenant à des entreprises comme SODEFOR, FOLAC (non opérationnelle), PARCAFRIQUE (inactive) et ERA (association des restaurations des écosystèmes enquête de financement), société GTC en arrêt d’activité dans le secteur de Basengele avec ses 727 ha et 682 ha d’hévéa ; et aussi les plantations de la famille BONGILANGA dans le village Ngandomanga, 88 hs de mangoustan. (Source : Rapport annuel de l’administration du territoire, 2015)

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 380 FC
Nombre d’opérateurs économiques Donnée non disponible

Principaux opérateurs économiques
  1. ETS LA GRACE : cybernétique, phonie
  2. ETS PLAMEDI : commerce général et transport fluvial
  3. ETS SALEM : maison d’habillement
  4. ETS NSAMBANGI : commerce général et transport fluvial
  5. ETS JEUNE POUR JEUNE : commerce général, hôtellerie, transport général
  6. ETS SETRO PHARMA : vente des produits pharmaceutiques
  7. ETS REHOBOTH : commerce général et transport fluvial
  8. ETS NIOSO NA NZAMBE : commerce générale et fret aérien
  9. ETS DIDIER MBOKOKO : commerce général, transport fluvial et lacustre
  10. ETS RELATION : commerce général et transport, fluvial
  11. ETS GOSEN : commerce général et transport, fluvial
  12. ETS BONDEKO : commerce général
  13. ETS KABENGELE : Hôtellerie
  14. ETS BOYEMBE PHAR : vente des produits pharmaceutiques
  15. ETS DON DE DIEU : vente des produits pharmaceutiques
  16. ETS PHARMACO : vente des produits pharmaceutiques
  17. ETS GARIPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  18. ETS DASEPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  19. ETS GLORIA PHAR : vente des produits pharmaceutiques
  20. ETS MALIPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  21. ETS GALBAPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  22. ETS MOPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  23. ETS KMMPHARMA : vente des produits pharmaceutiques
  24. ETS IKIE IKIE : vente des produits pharmaceutiques
  25. ETS KIMBANGUPHAR : vente des produits pharmaceutiques
  26. ETS MONDE ARABE : pharmacie et hôtellerie
  27. ETS ATOLA PHAR : vente des produits pharmaceutiques
  28. ETS MANONGO PHAR : vente des produits pharmaceutiques
  29. ETS MPONGO PHAR : vente des produits pharmaceutiques

Dans le territoire d’Inongo, nous retrouvons de multiples opérateurs économiques, et ce, dans le service. Ces opérateurs ne capitalisent pas le secteur agricole sur lequel repose l’économie du territoire. Si ces opérateurs bien que par manque de crédit pour financer leurs activités, peuvent diversifier leurs activités surtout dans le secteur agricole, cela diminuerait le chômage. 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce des produits agricoles (70%) ;
  2. Commerce général et transport lacustre (20%)
  3. Vente des produits pharmaceutiques (3%)
  4. Hôtellerie, messagerie financière (2%)
  5. Petit commerce (5%) ;

L’économie du territoire d’Inongo repose sur secteur non industriel. Bien que orientée vers le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, appareils électroménagers….), pharmaceutique en provenance de Kinshasa et certaines villes les plus proches non transformées à la base. Si les  opérateurs exploitaient le secteur où la matière première est abondante comme l’entreprises SODEFOR spécialisée dans l’exploitation et transformation des bois ; la famille LOSHA qui exploite les ananas dans ses plantations dans le secteur d’Inongo, l’économie locale créerait autant d’emploi

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Vente de produits agricoles (10%),
  2. Production et vente d’huile de palme (17%)
  3. Vente des produits manufacturés (5%) ;
  4. Commerce général (50%)
  5. Vente de produits pharmaceutiques (1%)
  6. Exploitation de bois (1%) ;
  7. Fabrication artisanale des meubles (2%)
  8. Messagerie financière (8%) etc.

Le territoire d’Inongo étant à vocation agricole mais la majorité des petites et moyennes entreprises du territoire d’Inongo, évolue dans le commerce général, certaines sont spécialisées dans la télécommunication, fret aérien, routier et fluvial, hôtellerie, achat et vente carburant ; la cybernétique et bureautique, or si les PME/PMI transformaient les matières premières locales, elles créeraient autant d’emploi. Et le chômage baisserait.   

 

Grandes entreprises locales
  • ERA opérant dans la restauration de l’écosystème, conservation de la nature et exécute le projet REED+. bien qu’en difficulté financièrement avec près de neuf mois d’impayement, l’entreprise à un effectif de plus de 100 personnes sur ces sites.
  • SODEFOR, opérant dans l’exploitation de bois

Il a existé dans le territoire d’Inongo autant d’entreprise mais qui depuis le départ des investisseurs Belges, Suédois, Portugais, ces entreprises ont été abandonnée notamment ceux qui exploitait le cacao, caoutchouc, café, le bois etc.

Néanmoins la société ERA, exécutant le projet REED+ (financement mixte) vende du crédit carbone et Le SODEFOR (des activités moroses) exploite le bois. Si la plupart des entreprises abandonnées seraient refinancées, il se créérait autant d’emploi et il y aura baisse de chômage.

Principaux produits agricoles
  1. Le manioc (22%) : les ménages agricoles sont de 54 293 sur une superficie de 37 302,60 ha avec une production 766 987, 200 tonnes dont la moyenne des 2 985 tonnes par ha et une quantité vendue de 20 tonnes/ha.
  2. Le maïs  (15%) : les ménages agricoles sont de 44090 ; sur une superficie de 19547,00 ha avec une production 17 699, 400 tonnes dont la moyenne des 0,922 tonnes par ha et une quantité vendue de 14 061, 520 tonnes.
  3. Le Riz Pandy (42%) : les ménages agricoles sont de 14411 sur une superficie de 2 391 ha avec une production 10 093,653 tonnes dont la moyenne annuelle des 1074 tonnes/ha et une quantité vendue de 6087,440 tonnes
  4. Arachides (75%) : les ménages agricoles sont de 21320 sur une superficie de 11599,064 ha avec une production 8791,199 tonnes dont la moyenne des 0,795 tonnes/ha et une quantité vendue de 5276,289 tonnes
  5. Niébe (NKUNDE) (79%) : les ménages agricoles sont de 5498 sur une superficie de 1249,20 ha avec une production 998,960 tonnes dont la moyenne des 0,733 tonnes/ha et une quantité vendue de 5276,289 tonnes
  6. Courge (68%) : les ménages agricoles sont de 2480 sur une superficie de 208,94 ha avec une production 141,715 tonnes dont la moyenne des 0,740 tonnes/ha et une quantité vendue de 114,924 tonnes
  7. Banane Plantin (169%) : les ménages agricoles sont de 18319 sur une superficie de 6186 ha avec une production 10 492 610 tonnes dont la moyenne des 2,982 tonnes/ha et une quantité vendue de 7967,028 tonnes
  8. Banane de table (24%): les ménages agricoles sont de 19716 sur une superficie de 141,7 ha avec une production 3 442 436 tonnes dont la moyenne des 3,030 tonnes/ha et une quantité vendue de 2687,797 tonnes
  9. Tabac (58%) : les ménages agricoles sont de 9453 sur une superficie de 239,89 ha avec une production 140 873 tonnes dont la moyenne des 0,583 tonnes/ha et une quantité vendue de 112,695 tonnes
  10. Colocase (Taro) (90%): les ménages agricoles sont de 3036 sur une superficie de 205,58 ha avec une production 1 865,225 tonnes dont la moyenne des 163,974 tonnes/ha et une quantité vendue de 114,924 tonnes
  11. Igname (61%) : les ménages agricoles sont de 4313 sur une superficie de 516,11 ha avec une production 3149,275 tonnes dont la moyenne des 12,800 tonnes/ha et une quantité vendue de 1805,964 tonnes
  12. Patate Douce (95%) : les ménages agricoles sont de 13643, sur une superficie de 1209,367 ha avec une production 11509,370 tonnes dont la moyenne des 95, 166 tonnes/ha et une quantité vendue de 5787,943 tonnes
  13. Canne à sucre (109%) : les ménages agricoles sont de 18979 sur une superficie de 4583,67 ha avec une production 50297,700 tonnes dont la moyenne des 10,66 tonnes/ha et une quantité vendue de 40 238,160,924 tonnes
  14. Courge (67%) : les ménages agricoles sont de 2480 sur une superficie de 208,94 ha avec une production 141,715 tonnes dont la moyenne des 0,740 tonnes/ha et une quantité vendue de 114,924 tonnes

Cultures pérennes

  1. Cacaoyer (26%) : les ménages agricoles sont de 2137 sur une superficie de 2125,40 ha avec une production 569,620 tonnes, la quantité vendue de 273 tonnes (275 FC/Kg)
  2. Palmier à huile (76%) : les ménages agricoles sont de 18038 sur une superficie de 171,50 ha avec une production 131,750 tonnes
  3. Caféier (23%) : les ménages agricoles sont de 10780 sur une superficie de 9,8 ha avec une production 2,260 tonnes.

Inongo est l’un de territoire à vocation agricole dont certaines cultures sont menacées par le maraichage pendant de période de crue du Lac. Ainsi la production est rudimentaire et ne permet pas de couvrir le besoin de sa population, d’où la nécessité d’importé les produits d’autres territoires (KUTU, KIRI etc.). Si la production est adaptée au climat se serait un atout de satisfaction des consommateurs. (Source: Administration du territoire, Inspecteur du Travail, Agriculture, Pêche et Elevage, Rapport annuel 2015).

Principaux produits non agricoles
  1. Légume à feuille : les ménages agricoles sont de 23266 sur une superficie de 124,37 ha avec une production 111,079 tonnes dont la moyenne des 0,900 tonnes/ha et une quantité vendue de 68,436 tonnes ;
  2. Légume à fruits : les ménages agricoles sont de 14330 sur une superficie de 70,60 ha avec une production 59,111 tonnes dont la moyenne des 0,836 tonnes/ha et une quantité vendue de 32,428 tonnes ;
  3. Fumbwa ;
  4. Chenille.

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire d’Inongo sont des produits forestiers non ligneux (chenilles et fumbwa). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommées durant toute l’année. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans tous les 3 secteurs du territoire d’Inongo. (Source: Adminsitation du territoire, Inspecteur du Travail, Agriculture, Pêche et Elévage)

Principales sources d’énergie
  1. Bois (90%)
  2. Pétrole (1%)
  3. Electricité (groupe électrogène) (6%)
  4. Solaire (Chez un petit nombre de ménage 3%)

Le courant électrique est inexistant dans le territoire d’Inongo. En journée les différentes structures, organisme d’exécution partenaire, petites et moyennes entreprises utilisent des groupes électrogènes (certains dits en Lingala daka-daka) fonctionnant avec du gasoil, et d’autres utilisant les panneaux solaires; ces derniers utilisés aussi par les hôpitaux de références, par certains particuliers, par certaines coopératives, et par quelques grandes ONG internationales et nationale présentes dans le territoire. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages (pour la transformation de l’huile de palme en savon). D’après les chiffres du service de l’énergie dans le territoire ¾ des ménages n’ont du courant électrique sinon à peine quelques générateurs qui fonctionnent de 17 heures à 22 heures pour être arrêté. (Source : NTAONGO NGANSHO, service d’énergie de l’ex-district).


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 114

Le territoire d’Inongo possède trois (3) hôpitaux Généraux de Référence, 11 hôpitaux secondaires (ou Centre de Santé de Référence), 103 Poste de Santé, 3 Instituts Techniques Médicales.

  • L’hôpital Général de Référence « d’INONGO » : vers 1925 était un dispensaire de religieuse converti à un hôpital de référence peu avant 1960, et se situe dans le secteur d’Inongo du même zone de santé dont ce dernier a une superficie de 12.000 Km², avec une capacité d’accueil de 250 lits prévus, actuellement 82 lits sont en usages ; et un personnel de 14 médecins (dont 1 femmes), Médecin chef de zone y compris ; 1 chirurgien-dentiste, un infirmer L2, vingt-six infirmiers A2 et 31 infirmiers A1, 13 autres infirmiers, 5 techniciens de laboratoire (A1, A2, L2), un technicien en radiologie, trois administrateurs gestionnaires, deux comptables, 9 personnel administratif, deux techniciens de surface, deux personnels de maintenance et 21 autres personnels.
  • L’hôpital général de référence de Banzow-moke, crée en 1954 comme cercle de santé sous le financement propre du Roi de belge. L’hôpital compte deux médecins généralistes, 8 infirmiers A1 et A2, 3 autres infirmiers A3, deux techniciens de laboratoire, un administrateur gestionnaire, 4 personnels administratifs, 8 ouvriers. Avec 34 personnelles toutes catégories confondues, il y a 14 personnes non payé mais matriculés et les autres sont des nouvelles unités. Sa capacité d’accueil est 30 lits
  • L’hôpital général de référence de TANDEMBELO, crée en 1958, la gestion de ces ressources humaines de présente comme suit : 2 Médecins généralistes, 7 infirmiers A1 et 4 infirmiers A2, 7 autres infirmier(e) A3. un Technicien de laboratoires G3, deux Administrateurs Gestionnaires (un G3 et un L2), 19 personnels administratifs.  Sa capacité d’accueil est de 35 lits. En outre 17 personnels matriculés mais non payé et les reste sont des nouvelles unités.

De ces trois hôpitaux généraux, on compte selon le rapport de DPS/Maï-ndombe 2015,  381 148 habitants et 625 villages dont (178 358 habitants et 329 villages dans la zone de santé d’Inongo, 116 059 habitants et 234 villages à Banzow-moke et 86 731 habitants et 62 villages, dans la zone de santé de Ntandembelo)

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (65 %),
  2. Infection Respiratoire Aigüe (20%),
  3. Diarrhée simple (9%),
  4. Infection Sexuellement Transmissible (3%),
  5.  Anémie (3%).


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 383
Ecoles secondaires 228

 

Sous – Division 

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

1. INONGO I

174

97

46 500 dont 15713 filles

16140 dont 2418 filles

2. INONGO II

115

73

36616

14374

3. INONGO III

94

58

20951

7644

Source: Les sous divisions Inongo 1, 2, 3

Les trois dous division d’Inongo, elles possèdent 644 écoles dont 383 sont primaires, 228 seconadires et d’autres sont soient les écoles maternelles ou écoles professionnelles. Le projet PRISS qui en a construites quatre selon la sous-division d’Inongo I. On retrouve en moyenne 8 enseignants dans chaque école primaires. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées dans le chef-lieu du territoire. Et cela se vérifie dans les taux de réussite annuel de chaque école.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 4

 

Université ou

Institut supérieur

Secteur ou entité

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

 

 

 

 

Institut Supérieur Pédagogique

INONGO

  Sciences exactes

  Agro – vétérinaire

 Biologie-chimie

 Mathématique physique

Lettre et sciences humaines :

  • Anglais-culture africaines,
  • Histoire et sciences sociales,
  • Latin-français,
  • Français linguistique
  • Science commerciale et administrative

 

 

 

 

564 dont 170 filles

 

 

 

 

0 Professeur

Institut Supérieur des Sciences de Santé

  • Assainissement et environnement,
  • Sciences infirmières

210 dont 76 filles

0 Professeur

Institut Supérieur d’Enseignement Agronomique

Agronomie générale

50 dont 13 filles

0 Professeur

 

 

 

Institut Supérieur des Techniques Appliquées

  • Préparatoire,
  • Mécanique (option: électromécanique)
  • Electricité (option: Electricité industrielle)
  • Electronique (option: Radio Transmission, Radio-TV, Electronique industrielle),
  • Météorologie (option: Agro météorologie, Hydrologie, Environnement)
  • Informatique (option: Gestion Informatique, Réseau et technique de Maintenance

 

 

 

32 dont 1 fille

 

 

 

0 Professeur

 

Source : Nos enquêtes sur base des questionnaires CAID-Octobre 2015.

Il existe en général 4 Instituts Supérieurs dans le territoire d’Inongo, dont un Pédagogique, et trois Techniques notamment celle des sciences de santé, l’Institut Supérieur de l’Enseignement Agronomique, propriétaires des Bâtiments et l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées Locataire de bâtiments. Par ailleurs Une moyenne de 50 étudiants s’inscrit chaque année dans chacune de ces instituts. Ainsi l’Institut Supérieur Pédagogique bien que Locataire de bâtiments peut accueillir jusqu’à 1000 étudiants tandis que l’ISTA ne peut accueillir que 200 étudiants. L’Institut Supérieur des Sciences de Santé peut accueillir 500 étudiants. De ces instituts n’ont aucun professeur, 19 assistants et 1 chef de travaux pour l’Institut Supérieur des Sciences de Santé. L’ISTA compte 0 professeurs, 13 assistants et 6 chefs de travaux, L’ISEA ne compte pas un professeur, 11 assistants et 6 chefs des travaux.


ONG et projets

Nombre d’ONG 3
Principales activités
  1. Conservation halieutique, de l’environnement et de la nature (60%)
  2. Encadrement des pêcheurs, des éleveurs (20)
  3. Défense de peuple autochtones et pygmées (10%)
  4. Caritas Inongo (10%)
  • La plupart des ONG viennent en aide à la population pour les apprendre non seulement des nouvelles techniques des protections de la nature mais aussi :
  • Contribuer à la protection et à la promotion des droits fondamentaux des personnes vulnérables particulièrement les Twa pour qu’il sorte de leur complexe infériorité ;
  • Organiser les interventions caritatives en cas d’urgence ;
  • Participer à la formation, au suivi et à l’évaluation des politiques et programme visant la lutte contre la pauvreté, en créant les unités génératrices des productions et de revenu ;
  • Organisation et structuration des organisations et des comités des bases : L’agriculture ; L’élevage ; La pêche, La pisciculture, l’artisanat, l’éducation.

En fin, certaines ONG comme REDD+ a un effectif  de plus de 95 personnel avec une modalité de paiement mensuelle ; NDJAMA NDJALE (CENADEP) qui a un personnel de 17 employés et CADEM (Centre d’Accompagnement et de Développement de Maï-ndombe).

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRISS
  2. Projet d’Adduction d’eau par le Fond Social de la République;
  3. Centre d’Accompagnement et de Développement de Maï-ndombe (CADEM)

Les principaux projets de développement sur financement du gouvernement dans le territoire d’Inongo est le PRISS. Ce dernier a construit quatre écoles dans la cité d’Inongo. CADEM qui a des antennes dans tous les trois secteurs.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. NDJAMA NDJALE, financé par le Fonds Mondial pour la Nature (wwf)
  2. Caritas, Financé par un Organisme International Italienne et autres (Fonds mondiale…)
  3. ERA REED+, Financée par wwf (Fonds Mondial pour la Nature)

Le projet REDD + vise d’une part la Gestion et Exploitation Durable des Ressources Forestières est mis en Å“uvre par ERA et d’autre part la protection des espèces de faune et de flore du territoire. Mais il permet aussi d’encadrer les communautés organisées en associations pour les amener à la commercialisation des produits forestiers non ligneux ainsi qu’à la pratique de l’agroforesterie


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès au territoire d’Inongo se fait par voies routières, aériennes et par voies fluviales ou lacustre. Les routes permettant d’entrer et sortir du territoire sont la nationale RN9 (qui part de Kinshasa vers Kisangani en passant par le Bandundu, Mbandaka via le territoire d’Inongo dont l’estimation plus au moins 232 Km de Route en terre hormis les traversées de 16 Km (1heure de traverser) du Lac, Nselenge-Inongo et 25 Km de Nkolobeke – Isongo soit 32 Km d’Inongo à Isongo par Bac (2heures de traverser).

De cette route 105 km réhabilitée par l’Office de Route les tronçons NSELENGE – BANZOW-MOKE  et non réhabilité les restes, outre les 35 km qui partent d’Inongo vers NKOLOBEKE.

Une autre route tracée par les colons mais abandonnée depuis le départ de ces derniers est celle qui part d’EPOKOFUNGA à DJOBO via BOKOTE qui relie le territoire d’Inongo au territoire de LUKOLELA en Equateur démembrée.

Par voie routière, à peine quelques camions arrivent avec des produits des opérateurs économiques basés dans le territoire en utilisant le transport multimodal hormis le transport ferroviaire.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le lac avec à l’arrivée des produits agricoles au départ des produits manufacturées

Par voie navigables, il est possible d’emprunter des embarquements des fortunes et les quelques rares bateaux (de la compagnie SODEFOR) qui naviguent sur lac, les rivières LOKORO et autres affluents. Avec une météo difficile, on arrive sur le territoire d’Inongo. C’est ainsi, plusieurs pirogues motorisées et des embarcations de fortunes transportent des marchandises telles que les poissons et viandes de brousse arrivent sur le territoire d’Inongo.

Depuis la reprise des activités du pont flottant (Bac) suite à un problème technique, les pirogues également quittent le territoire d’Inongo avec des produits manufacturés, les marchandises telles que du sucre, le savon, les habits, du sel, médicaments pour revendre dans d’autres territoires voisins.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Les deux réseaux de télécommunication existant dans le territoire d’Inongo sont Vodacom et Orage qui couvre tous les 3 secteurs. La communication n’est pas très bonne à certains endroits et il faut chercher le réseau. La connexion internet à travers ce réseau est très lente et ne passe que la nuit entre 1h et 4h du matin. Toutefois ces opérateurs offrent les services de M-Pesa et Orange Money avec un plafond de 100 000 FC et $ 300 usd, pour de compte standards et 3 000 000 pour de compte prémium cas de Vodacom.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Il existe une réserve naturelle d’Inongo dans laquelle la faune et flore sont trouvées. Cette réserve est gérée par l’Archidiocèse d’Inongo sous tutelle des Prêtres. C’est un site touristique mais à cause du problème difficile d’accessibilité du territoire, il y a très peu de touristes nationaux ou étrangers qui s’y rendent, il y a aussi les sites de Mombipoku, Bokapabikopo, les plages du Lac, savane d’oiseaux, chute du mbongo/mbelo etc.

Espèces phares de la faune
  • Colombos ;
  • Eléphants ;
  • Hippopotames ;
  • Magistrat (singe) ;
  • Léopards
Espèces phares de la flore
  • Les essences Wengen ;
  • Les tiames
  • Les saperiez
  • Les hylocaux
  • Causibo


Situation sécuritaire

Le territoire d’Inongo est toujours calme depuis plusieurs années. La sécurité étant le cÅ“ur de l’Etat, dans ce territoire, elle est structurée de cette manière : nous avons l’agence nationale de renseignement (ANR), division provinciale basée dans le chef lieux du territoire d’Inongo et travaille en étroite collaboration avec tous les secteurs de la vie sociale. Notons que l’ANR est au service de l’Etat, avec comme mission principale la prévention ou l’anticipation des événements qui peuvent surgir dans le quotidien de la population, des institutions étatiques et leurs animateurs.

En outre, la direction provinciale de migration (DGM), qui elle touche également tous les secteurs de la vie sociale, principalement par le mouvement de la population dans le secteur routier, fluvial et aérien en assurant le déplacement de la population, leurs biens et leurs secourir les cas échéants. En fin, le service de la police territoriale, est présente dans tous le territoire d’Inongo, avec plusieurs CIAT dans tout les secteurs et grande cité territoriale. (Source : ANR, DGM, PNC couvert d’anonymat)


Opportunités de développement

Compris entre le 1er et le 2ème parallèle sud  et situé au point le plus bas de la Cuvette Congolaise,  le territoire d’Inongo possède dans le Bandundu, avec celui de Kiri, les caractéristiques climatiques les plus équatoriales : pluviométrie supérieure à 1900 mm, saisons sèches entrecoupées de pluies, température moyenne diurne de l’ordre de 30 °. D’une superficie de 24 149  km2, le De ce trois secteurs. Le secteur d’Inongo englobe les deux tiers du Lac Maï Ndombe, tous les rivages au sud de la Ville d’Inongo, y compris ceux de l’Ouest, jusqu’à l’embouchure de la Mfimi, dans Kutu. La rivière Lokoro, au riche potentiel halieutique, fait sa frontière avec le territoire de Kiri et plus loin, celui d’Oshwe. Il possède les plus grandes forêts de terre ferme du territoire. Le secteur de Bolia fait la transition avec l’Equateur à Weti. Les rives nord du Lac le limitent au Sud, dans lesquelles se jettent les grandes rivières (olongo) poissonneuses que sont la Lutoï à l’est, la Lule et la Nsongo à l’ouest. Son couvert végétal se partage entre la forêt de terre ferme et la forêt inondée, qui domine. Le secteur des Basengele effectue la transition vers les savanes du Plateau, mais il contient encore de très beaux lambeaux forestiers et d’opulentes forêts galerie. La savane arbustive et herbeuse le distingue des  secteurs forestiers qui le bordent.

Son infrastructure

Avec sa route nationale RN9 qui part de makapandelo (frontière du territoire de Mushie) dans le secteur Basengele à la frontière avec le territoire de Bokoro à Weti via Isongo dans le secteur de Bolia, si elle était asphaltée, elle serait bénéfique pour les échanges commerciaux et le transport de bien et service.

  • Voies lacustres et fluviales, avec sa grande richesse, le Lac, si les canons rapide étaient disponibles et bateaux pour remplacer les embarcations de fortune, cela réduirai le taux de naufrage fréquent sur le Lac.
  • Aéroportuaire, avec moins de fluidité de vol aérienne, à cause du coût élevé de billet et de manque d’un aéroport moderne, s’ils les desservaient en nombre la piste aéroportuaire d’Inongo, cela baisserait le coût d’un billet. Et les échange commerciaux pourrait s’accroître, le territoire pourraient accueillir autant de touriste nationaux et étrangers.
  • Avec l’existence du sable blanc et très fin d’Isenge ya ngamba au large d’Inongo pour l’industrie des verres, le territoire pourrait attire plus de touriste si les plages seraient mise en œuvre.

Sa faune sauvage et faune halieutique

Avec sa faune riche en lions, léopards et guépard également les grands mammifères typiques de la forêt équatoriale : Bonobo (à l’ouest des Basingele)  Chimpanzés, singes de toutes autres sortes en grande abondance, antilopes de savanes et de forêt, éléphants, buffles et, dans les milieux halieutiques les hippopotames et les crocodiles, tortues…, le territoire pourrait, si des zoos y étaient créés, attirer des milliers de touristes, créant de l’emploi, et boostant l’économie. Le territoire d’Inongo peut se prévaloir d’une richesse exceptionnelle en matière de faune,  terrestre et halieutique et de Flore. On trouve dans Inongo de vastes forêts primaires et secondaires très riches par leur biodiversité. La faune halieutique elle-même est exceptionnelle par sa diversité, comptant plusieurs centaines d’espèces différentes.

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