Territoire de Kiri

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Maï-Ndombe
Superficie 12 000 km²
Taille estimée de la population 293 167 hab.

(source: Données 2016 fournies par l’AT Albert IPUKA M’VIYE)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

AIMO du 24 Octobre 1951 par le gouverneur général de l’Ex-Congo Belge. C’est un territoire décentralisé de la province de Mai-Ndombe. Il est localisé à l’Ouest de la République Démocratique du Congo.

Localisation : c’est un territoire de la cuvette centrale situé entre 18 à 20° de longitude et 0 à 2° de latitude au Sud. Son altitude est comprise entre 0 à 400m, sa température dépend d’une saison à une autre et elle varie entre 23 à 25°.

Type de Sol : il a un sol argilo-sablonneux.

Climat : ce territoire a un climat tropical humide et deux saisons dont la saison de pluie va du mois d’Octobre jusqu’au mois d’Avril avec une petite saison sèche au mois de Février et la saison sèche qui commence le mois de Mai jusqu’au mois de Septembre.

Hydrographie : ce territoire est traversé par de nombreux cours d’eau dont les plus importants sont la rivière lutoy et la rivière lokoro. Il est en pleine forêt Equatoriale avec comme parc de Salonga. Le territoire de Kiri a trois secteurs à savoir : Lutoy, Beronge et Pendjwa. La cité de Kiri se trouve dans le secteur de Lutoy.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Kiri a sa particularité au niveau de l’espèce de singes du type Bonobo et ses rivières en couleur noire.

Données culturelles

Dans le territoire de Kiri nous trouvons 3 grandes tribus : les Ekonda qui représentent 55% de la population du territoire et sont dans tous les 3 secteurs. Les Batwa représentent 25% de la population du territoire et ils sont en grande partie dans le secteur de Pendjwa. Les Iyembe représentent 19% de la population et sont surtout dans le secteur de Lutoy. Tous pratiquent l’agriculture, la pêche, le petit commerce, l’élevage, etc.

La spécificité culturelle entre ces 3 tribus réside : pour les Ekonda, ils détiennent des grands hectares de champ et ils élèvent des grands bétails tes que les porcs, les chèvres et les moutons ; les Batwa élèvent en grande partie les volailles (les poules et les canes) et bon nombre d’entre eux travaillent dans des champs des Ekonda.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lokonda  (70%)
  2. Lingala    (50%)
  3. Lotwa      (20%)
  4. Loyembe (10%)

Dans ce territoire, le lokonda est la langue la plus parlée par la majorité de la population, suivie du lingala. Le lotwa et le loyembe sont des langues vernaculaires parlées par les Batwa (les pygmées) et les Iyembe. Les peuples vivant côte à côte s’efforcent de comprendre et parler les langues des autres pour harmoniser la vie sociale.

Principales activités
  1. Agriculture               (65%)
  2. Pêche                       (21%)
  3. Petit commerce       (07%)
  4. Elevage                    (02%)

A part l’agriculture vivrière qui est fortement préoccupante au moment de la saison de pluie qui va d’Octobre jusqu’en Avril, la majorité de la population s’occupe de la pêche pendant la saison sèche qui commence de Mai jusqu’au Septembre ; avec la sécheresse des rivières ils trouvent facilement les poissons dans les boues. L’impraticabilité des routes de dessertes agricoles constitue un handicap pour le développement de ce secteur agricole bien qu’il soit encore traditionnel.

L’élevage de chèvres, de porcs et de moutons se fait par un petit nombre de la population du territoire pour des besoins d’autoconsommation et un peu pour la commercialisation. Le petit commerce se fait pour des articles manufacturés et produits agricoles.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 200 FC Acheteur : 1$ = 1 200 FC
Nombre d’opérateurs économiques 976

Principaux opérateurs économiques

Principaux opérateurs économiques

N°

Nom de l’entreprise

Activités

Nombre du personnel

Nom de l’entrepreneur

1

Entreprise Groupe Services

Production et vente de bois

Plus de 100

BOLUKA ANDRE

2

Entreprise Candy Business

Production et vente de bois

Plus de 30

BAMBOKA LOBENDI

3

Entreprise Rigueur

Transport maritime et vente des produits manufacturés et agricoles

11

WABI NKANDA

4

Entreprise Bon Marché

Vente des produits manufacturés, agricoles et transport maritime

11

NGENDE ELIMA

5

Entreprise LONDA TOSS

Vente des produits manufacturés, agricoles et pharmaceutiques

8

LONDA TOSS

 

Dans le territoire de Kiri, un grand nombre de ces entreprises se trouvent dans la cité de Kiri. Ces entreprises ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés  en provenance de la Capitale de Kinshasa et de la ville de Mbandaka. C’est ainsi que l’entreprise Candy Business est spécialisée dans la vente de bois, l’entreprise Londa Toss spécialisée pour la vente de service de transport, la vente des produits pharmaceutiques et manufacturés et l’entreprise Wabi Nkanda est spécialisée pour le transport, la vente des produits alimentaires et manufacturés.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Transformation et vente de bois et planches,
  2. Transport lacustre et fluvial,
  3. Vente des produits manufacturés,
  4. Vente des produits pharmaceutiques,
  5. Vente des produits agricoles.
Principales activités des PME/PMI
  1. Production et vente de maïs,
  2. Service de transport maritime,
  3. Transformation et vente de planches,
  4. Production et vente d’huile de palme,
  5. Vente des produits manufacturés.

Dans tout le territoire de Kiri la vente et la production de maïs, d’huile de palme et de planches se font par quelques PME localement et qui les transportent dans les territoires voisins.

 

Grandes entreprises locales
  1. Groupe Services, opérant dans beaucoup de secteurs

Le Groupe Services est l’unique grande société qui va nouvellement reprendre les activités d’exploitation forestière de l’ancienne Société Kiroise de Bois (SOKIBOIS). C’est une grande société à multiples services qui va intervenir dans l’exploitation forestière, service manager (transfert d’argent), transport aérien et maritime dans le territoire de Kiri. La société appartient à Monsieur BOLUKA André, qui a un siège Kinshasa, Afrique du Sud et Chine. Elle emploie plus de 1 000 personnes dans son ensemble.

Principaux produits agricoles

Principaux produits agricoles

N°

Types de produits

Cité Kiri

Secteurs

Total

Lutoy

Pendjwa

Beronge

1

Manioc :

Carotte

Cossette

Chikwange

 

15 605,000

59,000

771,000

 

177 030,000

677,000

9 400,000

 

346 508,000

1 287,000

20 580,000

 

42 529,000

758,000

5 901,000

 

581 672,000

2 181,000

36 652,000

2

Maïs

99,000

5 625,000

6 907,000

148,000

12 289,000

3

Riz

11,000

32,000

2 922,000

46,000

3 011,000

4

Patate douce

62,000

680,000

887,000

455,000

2 084,000

5

Canne à sucre

226,000

353,000

80,000

460,000

1 119,000

 

Le manioc est produit dans tous les secteurs du territoire de Kiri. Il est consommé soit en tubercules bouillies, soit en chikwange et soit en foufou. Une grande partie est vendue localement dans le territoire. Le maïs est également produit dans tous les secteurs de Kiri et une grande partie de la production est vendue dans les territoires voisins et aussi transformé en alcool local appelé « Lotoko ». Le manioc est l’aliment de base le plus consommé dans ce territoire.

Le riz, la patate douce et la canne à sucre sont également produits dans tous les secteurs du territoire de Kiri. Le rapport annuel en tonne de la production agricole 2015 n’étant pas disponible pour de raisons de la démotivation du personnel par le gouvernement national, nous nous sommes servi du rapport annuel de 2014.

Principaux produits non agricoles

Principaux produits non agricoles

  1. Champignon     (01%)
  2. Chenille             (03%)
  3. Fumbwa             (02%)
  4. Huile de palme (38%)
  5. Poissons             (36%)

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Kiri sont les poissons et les produits forestiers non ligneux (Huile de palme, Fumbwa, Chenille, Champignon, etc). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des villages.

La chenille et le champignon sont des produits périodiques qui se retrouvent en abondance pendant la saison de pluie. Tous ces produits sont destinés à la consommation locale et sont retrouvés dans tous les 3 secteurs du territoire de Kiri.

 

Principales sources d’énergie
  1. Bois                        (84%)
  2. Charbon de bois   (13%)
  3. Pétrole                   (0,6%)
  4. Panneau solaire    (03%)

Le courant électrique est une denrée qui n’existe pas dans le territoire de Kiri. Ce sont les petites unités de production qui utilisent des groupes électrogènes et autres moteurs fonctionnant avec du pétrole (essence et mazout). Les panneaux solaires sont utilisés par quelques services administratifs, deux grands hôpitaux, quelques petites unités de production et aussi quelques ménages en utilisent pour leurs fins.

Le bois et le charbon de bois sont utilisés pour la cuisine dans les ménages, mais aussi pour d’autres usages (la transformation de l’huile de palme en savon). Une grande majorité des ménages de Kiri utilisent maintenant de torches à piles au détriment du pétrole (kérosène) qui coûte chère pour l’éclairage.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 42

Le territoire de Kiri possède deux zones de santé et deux hôpitaux généraux de référence correspondants.

Le premier hôpital général de référence est celui de la cité de kiri appelé Hôpital Général de Référence de Kiri créé en 1957 par l’Etat. Au sein de cet hôpital de référence on trouve des services de généraliste, de pédiatrie, de génécologie, maternité, d’urgence, chirurgie, médicine interne et le laboratoire. 3 médecins et 49 infirmiers y travaillent et il a avec une capacité d’accueil de 60 lits. Les bâtiments de cet hôpital général de référence sont encore en bon état mais qui nécessitent quelques réhabilitations.

La zone de santé rurale de Kiri possède aussi 26 centres de santé dont 16 centres de santé dans le secteur de Lutoy et 10 centres de santé dans le secteur de Beronge. Dans ces 26 centres de santé, il y a 3 centres de santé de référence (hôpitaux secondaires) qui fournissent des services en médecine générale et en pédiatrie, et ont pour chacun une capacité d’accueil de 15 lits en moyenne, 1 médecin et 7 infirmiers.

Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’hôpital de référence. Il y a 2 centres de santé de référence dans le secteur de Lutoy et 1 centre de santé de référence dans le secteur de Beronge. A part ces 3 centres de santé de référence, les 23 autres centres de santé ont en moyenne une capacité d’accueil de 5 grabats et 2 infirmiers.

Le deuxième hôpital général de référence est celui du secteur de Pendjwa appelé Hôpital Général de Référence de Pendjwa. Il a été créé 1958 comme Centre de Santé de Référence par l’Etat. En 1962, comme Centre Hospitalier par les sœurs de service médical, et en 2003, il est devenu un Hôpital Général de Référence. L’HGR a 3 médecins qui y travaillent et a une capacité d’accueil prévu de 72 lits et disponible de 60 lits. Il organise à son les services tels que la pédiatrie, la chirurgie, la médicine interne, la génécologie obstétrique, la buanderie, le laboratoire et comptabilité. Ces bâtiments nécessitent de réhabilitations.

La zone de santé rurale de Pendjwa compte 16 centres de santé dont 5 centres de santé de référence et 11 centres de santé. Pour les cas graves, tous ces centres de santé acheminent les patients à l’HGR de Pendjwa.  

Une grande partie des médicaments génériques sentinelles n’est pas disponible présentement dans les centres de santé et pharmacies dans tous les secteurs du territoire de Kiri.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. I.R.A.
  3. Amibiase
  4. Diarrhé simple
  5. Anémie

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 177
Ecoles secondaires 85

 

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

1. Cité de Kiri

09

08

2 199 dont 1 084 filles

1 428 dont 517 filles

  1. Lutoy

62

25

11 056 dont 4 829 filles

2 678 dont 789 filles

  1. Beronge

31

11

6 213 dont 2 479 filles

1 219 dont 415 filles

  1. Pendjwa

73

31

12 511 dont 5 241 filles

3 355 dont 1 043 filles

 Le territoire de Kiri possède 250 écoles dont 17 écoles dans la cité de Kiri, 104 écoles dans le secteur de Pendjwa, 87 écoles dans le secteur de Lutoy et 42 écoles dans le secteur de Beronge. Il y a ainsi des écoles primaires et secondaires dans tout le territoire.

Ce territoire compte pour les écoles primaires 1 105 enseignants dont 145 femmes enseignantes et pour les écoles secondaires 716 enseignants dont 55 femmes enseignantes. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées dans le chef-lieu du territoire et surtout les écoles conventionnées catholiques.

Et cela se vérifie par le taux de réussite annuel de chaque école. Les infrastructures scolaires posent un sérieux problème dans tous les 3 secteurs du terrioire de Kiri.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

 

Université/Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

Institut Supérieur Pédagogique

Cité de Kiri

Français et Linguistique africaine, Mathématique et Physique, Biologie et Chimie, Gestion de l’environnement, Orientation scolaire et professionnelle et Anglais et Culture africaine.

123 dont 12 filles

0

Institut Supérieur Médical

Cité de Kiri

Sciences infirmières, Laboratoire et Gestion des institutions hospitalières.

30 dont 09 filles

0

Institut Supérieur Médical

Pendjwa

Sciences infirmières, Laboratoire et Gestion des institutions hospitalières.

 

35 dont 0 fille 

 

0 

 

Dans le territoire de Kiri il y a présentement trois Instituts Supérieurs de Techniques Appliquées. Deux établissements supérieurs se trouvent dans la cité de Kiri et un autre établissement supérieur médical dans le secteur de Pendjwa. L’Institut Supérieur Pédagogique créé en 2014 loue le bâtiment d’une école secondaire et actuellement l’institution travaille sans arrêté ministériel mais elle fait de démarches pour en trouver.

L’Institut Supérieur Technique Médical nouvellement créé en 2015 loue le bâtiment d’un Institut Technique Médical (ITM). Cette institution détient l’arrêté ministériel reconnaissant qu’il est le seul institut supérieur médical du territoire.

L’Institut Supérieur Technique Médical de Pendjwa a été créé en 2015, fonctionnant sans arrêté ministériel. Il est locataire de bâtiment et un grand nombre de ses étudiants sont les peuples autochtones qui étudient gratuitement, ce qui entraîne un déséquilibre pour le fonctionnement de cette institution qui n’a pas aucun soutien. 

Tous ces Instituts Supérieurs fonctionnent à 100% par les frais académiques des étudiants et n’ont pas des professeurs. Ainsi l’Institut Supérieur Pédagogique / Cité de Kiri peut accueillir jusqu’à 350 étudiants tandis que l’Institut Supérieur Technique Médical / Cité de Kiri ne peut accueillir que 250 étudiants dans leurs bâtiments. L’ISP / Cité de Kiri compte 3 chefs de travaux et 16 assistants ; l’ISTM / Cité de Kiri compte 4 chefs de travaux et 14 assistants et l’ISTM / Pendjwa possende 4 assistant.


ONG et projets

Nombre d’ONG 15
Principales activités

N°

Activités

ONG

Pourcentage

1

Agriculture

Association des Agriculteurs et Eleveurs de de Kiri (AGREKI)

49

2

Apprentissage

Encadrement des Jeunes filles Mères EPHRATA (EJFME)

24

3

Santé

Association Chrétienne pour le Développement de Kiri (ACDIK)

12

4

Environnement

Association pour la Sauvegarde de l’Environnement et de la Biodiversité en vue du Développement Durable (ASEBID)

07

5

Réhabilitations

Initiative des Femmes de Kiri (IFK)

05

6

Droits humains

Centre International de Formation des Droits Humains (CIFDH)

03

Dans le territoire de Kiri il y avait quelques ONG internationales œuvrant dans le secteur de la santé telles que Action Contre la faim et Croix Rouge. L’Action Contre la Faim s’est occupée principalement de la malnutrition des enfants.

Quelques ONG locales travaillent plus dans l’agriculture, l’entretien routier et l’encadrement de la jeunesse.

 Les ONG internationales comme CARITAS et Croix Rouge ont des représentations dans le territoire de Kiri mais ils n’interviennent pas très souvent dans le développement du territoire à part des petites assistance et secourisme que fait la Croix Rouge pour certains centres de santé et certaines manifestations organisées dans ce territoire et, l’exécution de certains projets de construction de salles de classe pour la CARITAS.

Une ONG locale I.FE.K. a reçu un financement de la part du gouvernement pour un projet de l’entretien routier du territoire de Kiri qui est encours d’exécution avec lenteur.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PARSS (Projet d’Appui au Secteur de la Santé)
  2. Fonds Social
  3. BCECO (Bureau Central de Coordination)

Les principaux projets de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Kiri sont le PARSS, le Fonds Social et le BCECO. Le PARSS en 2014 a ravitaillé trimestriellement en médicaments génériques sentinelles, prime de performance et quelques matériels médicaux toutes les zones de santé du territoire. Quant au Fonds Social, il a permis la construction de deux écoles secondaires dans la cité de Kiri.

Le BCECO avait financé la construction d’un bâtiment et avait disponibilité les matériels de couture pour la formation des filles mères dans la cité de Kiri.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Au cours de ces trois dernières années, il n’y a pas le financement extérieur ou étranger des projets de développement dans le territoire de Kiri à part celui de la Banque Mondiale pour les médicaments du paludisme et l’ASF pour la distribution des moustiquaires imprégnées.

 


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Kiri se fait soit par les biefs navigables, soit par les voies routières ou soit par les voies aériennes. Par voies navigables, il est possible d’emprunter des baleinières, des coques et le bateau qui naviguent sur les rivières lutoy, lokoro, lole et le fleuve Congo.

Après 1 jour sur la rivière lutoy en provenance du territoire d’Inongo, on arrive dans le territoire de Kiri ; pour la descente du territoire de Kiri-Inongo-Kutu-Nioki-Mushie-Kwamouth-Maluku-Kinshasa on fait 9 à10 jours, et pour la montée de Kinshasa à Kiri c’est 12 à 14 jours par les baleinières et 1 semaine par le bateau. En quittant le territoire de Kiri, ces baleinières et ce bateau transportent des marchandises telles que les poissons, maïs, riz, arachides, noix de coco, etc.  pour les revendre à d’autres territoires.

Et ces mêmes baleinières et bateau arrivent à Kiri avec des produits manufacturés, pharmaceutiques,. Ces voies navigables sont en moyen état, il faudrait juste quelques dégagements de certains endroits où les gros arbres sont tombés dans les rivières pour faciliter une très bonne navigation.

Les routes permettant d’entrer et de sortir dans le territoire sont des routes provinciales, qui connectent le territoire de Kiri au territoire d’Ingende jusqu’au Mbandaka, au territoire d’Oshwe et au territoire de Bikoro. Une très grande partie de ces routes est en mauvais état. Une route provinciale qui quitte Oshwe passant à Kiri pour Mbandaka est coupée, d’où on est toujours obligé d’emprunter les rivières pour atteindre un autre endroit.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport sur la rivière, à l’arrivée ce sont des marchandises manufacturées et au départ ce sont des produits agricoles dont le maïs occupe une part importante. Par la voie routière, quelques camions arrivent avec des sacs de sel, sacs de sucre et autres produits manufacturés et au retour ils partent avec les produits agricoles et les poissons.

La voie aérienne à Kiri est devenue ce dernier temps inactive par manque des trafics aériens, mais aussi la majorité de la population préfère se déplacer par la voie de transport la moins coûteuse. La piste de cet aéroport est en moyen état mais l’aéroport en soit est presque vide (avec une petite maison sans équipements). Cet aéroport est caractérisé par une piste d’atterrissage de 1 450 m de long et 30 m de largeur, une bande de sécurité de part et d’autre 30 m chacune, une pente d’approche 200 m et 400 m (vers la rivière), un tarmac plus ou moins 5 aéronefs et une résistance de 12 roues.f

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Il existe déjà les réseaux de communication dans le territoire Kiri, entre autre Vodacom et Orange. Le réseau Airtel qui est un troisième dans ce territoire est maintenant opérationnel mais sans cartes SIM ni unités, ses installations continuent toujours sur la même antenne du réseau Orange.

Seul le réseau Vodacom couvre tous les 3 centres de secteurs du territoire avec perturbation exagérée et effectue le transfert d’argent à travers M-PSA, mais qui n’est pas efficace sur le marché du fait que c’est deux opérateurs qui opèrent dans la cité de Kiri. Ce réseau est opérationnel de 5h à 22h. Quant au réseau Orange, il couvre la cité de Kiri et quelques villages environnants. Il est opérationnel 24h mais avec des pannes techniques, il faut chercher le réseau pour avoir une bonne communication, autrement dit plus on s’éloigne des antennes, moins on reçoit la connexion.

La connexion internet à travers ces réseaux est très lente et perturbée. Tous ces réseaux n’ont pas des sim blanches et des unités en carte, mais aussi ils n’ont pas des shops à part les antennes. Pour le swaping il faut partir dans les territoires voisins les plus avancés.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Il existe une réserve naturelle de Kiri dans laquelle des espèces phares de singes, de reptiles, d’éléphants, des hippopotames sont trouvées. D’ailleurs une espèce phare de singe a été découverte, espèce appelée localement le « Bornobo ». On y trouve encore quelques éléphants même s’ils sont tués par les braconniers venant d’autres territoires pour les ivoires et la viande.

Cette réserve est protégée par un nombre réduit de la force armée. Ces dernières années dans le territoire de Kiri il n’y a plus de touristes qui s’y rendent.

Espèces phares de la faune
  • Singes (Bonobo espèce de Gorille)
  • Eléphants
  • Hippopotames
  • Reptiles (Serpents, Alligators, Tortues)
  • Léopards
Espèces phares de la flore
    1. Wenge
    2. Afromosia
    3. Ifaki (Bois rouge)
    4. Bois vert
    5. Iroko

 

 

 


Situation sécuritaire

Pour ces trois dernières années, la situation sécuritaire est calme dans le territoire de Kiri. Le territoire a tous les services (A.N.R., Police, Armée et D.G.M.) prévus par le gouvernement national pour sécuriser la population et tous ses biens. Le territoire compte un effectif de 10 militaires de la FARDC et 60 policiers pour assurer sa protection.

 


Opportunités de développement

Le territoire de Kiri possède plusieurs atouts et richesses naturelles qui peuvent permettre son développement durable :

  • Les rivières qui permettent les échanges commerciaux et la mobilité de personnes entre divers territoires, s’il y avait un bon dégagement de rivières il y aurait une bonne circulation par bief navigable de toutes les différentes sortes de navires et que ces derniers soient en augmentation et en bon état, les revenus des ménages seraient améliorés d’avantage et le circuit commercial serait aussi amélioré ;
  • Les routes, si elles seraient bien aménagées, réhabilitées et entretenues, elles favoriseraient l’évacuation des produits agricoles dans les différents coins du territoire jusqu’à leurs destinations, favoriseraient les entrées de certains produits manufacturés pour d’autres territoires voisins, encourageraient la population de produire d’avantage et pourraient stimuler les investissements. Et de là il y aurait une ambiance commerciale et des affaires dans le territoire de Kiri ; d’où le renforcement du cantonnage manuel dans tous les coins du milieu aurait un impact très significatif pour la durabilité de ces routes ;
  • La voix aérienne, si elle serait renforcée en termes d’avions dans ce territoire, les gens ne devraient pas trainer beaucoup pour atteindre la capitale et revenir très vite. Ce qui faciliterait l’accélération des activités et des affaires dans le territoire ;
  • La présence du pétrole est signalée dans ce territoire, secteur de Lutoy. Il faudrait une prospection minutieuse pour se rassurer qu’il y a du pétrole en abondance et procéder à son exploitation si possible. Une fois l’exploiter, il y aurait création d’emploi et aussi une amélioration au développement du territoire ;
  • L’agriculture, si elle serait bien organisée en devenant semi-moderne voire même moderne, la production serait toujours en augmentation et aurait un impact positif sur les revenus et la vie des ménages car le territoire a un sol fertile, adapté à certaines cultures.

Un encadrement efficace de cultivateurs par les moniteurs agricoles serait d’une grande importance pour améliorer les rendements ;

  • La construction de marchés et de dépôts agricoles dans ce territoire faciliterait l’écoulement des produits agricoles et manufacturés et pourrait augmenter les recettes au niveau territorial vu la position actuelle de la décentralisation ;
  • La présence des institutions de micro-finances devrait permettre la circulation monétaire dans le territoire et pourrait stimuler la population à l’esprit d’épargne car le territoire souffre de la non circulation monétaire.

Pour qu’il ait la circulation monétaire dans le territoire il faut toujours attendre la paie des agents de l’Etat, dans le cas contraire c’est la rareté monétaire qui se remarque dans le territoire ;

  • Le territoire de Kiri étant occupé à 65% par les activités agricoles, la présence des coopératives agricoles serait d’une grande utilité pour travailler et collaborer avec les cultivateurs, en devenant même de grands preneurs de leurs productions et en les assistant en terme de crédits pour une bonne continuité de leurs activités, car les cultivateurs ont les courages de travailler mais ils manquent les moyens et les soutiens et ils n’ont pas de vrais preneurs de leurs productions 
  • La présence de l’énergie électrique serait d’une grande importance dans tous les secteurs socio-économiques du territoire de Kiri car l’énergie électrique faciliterait l’accroissement du développement dans tous les niveaux, donnerait un esprit entrepreneurial et stimulerait les investisseurs. Malgré la gigantesque forêt Equatoriale où la majorité de la population se rend pour couper les bois à usage surtout de la cuisine, la tendence serait toujours à la déforestation. Pour milieu prévenir à cette déforestation, l’usage du courant électrique dans les ménages aurait un grand impact pour faire face ce problème. D’où, rien ne pourrait se développer sans électricité ;
  • La présence des radios et télévisions communautaires dans le territoire de Kiri permettrait à la population d’être à jour et avoir toutes les grandes informations du monde. Elle pourrait faciliter la bonne transmission de tous les messages tant au niveau territorial, provincial, national et international. Le média à travers les radios et télévisons communautaires aurait un impact significatif au développement dudit territoire une fois qu’il serait installé ;
  • La construction des sources aménagées devrait améliorer la vie de la population du point de vue sanitaire et réduire le taux des maladies hydriques dans le territoire de Kiri à court et à moyen terme, car le territoire a beaucoup de sources d’eau qui pourraient faciliter la construction de ces sources aménagées, et il est occupé en grande partie par des eaux. A long terme, il faudrait la présence d’un château d’eau et les forages pour pérenniser l’accès à l’eau potable dans ce territoire car les rivières constituent un atout important pour avoir un château d’eau et les forages dans ce milieu ;
  • La construction des infrastructures des institutions étatiques serait d’importance capitale dans le territoire de Kiri et faciliterait la bonne conservation des archives et autres documents importants. Au moins 85% des institutions étatiques travaillent dans des maisons privées des différents chefs de services. Ces conditions de travail ne leurs permettent pas de faire un travail efficace et de qualité, mais aussi la conservation et le classement de leurs documents ne sont pas effectifs.

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