Territoire de Bumba

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Mongala
Superficie 15 598 km²
Taille estimée de la population 1 298 773 hab.

(source: Rapport annuel 2015 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Bumba est situé au Nord de la république démocratique du Congo à une altitude de 420 mètres.

Sa superficie étant de 15598 Km2.. C’est une entité déconcentrée de la nouvelle province décentralisée de la Mongala.

Sur le plan de la géolocalisation agricole, le territoire de Bumba intègre la zone économique spéciale.

C’est une zone qui rassemble les parties de la république démocratique du Congo à très forts potentiels agricoles.

Les principales coordonnées géographiques du territoire de Bumba sont les suivantes :

Latitude : 20° 10° 26° à 3° 13° 66° ;

Longitude : 21° 45’’ à 23° 37’ 66’’.

La précipitation mensuelle est de  150 mm et la précipitation annuelle est de 1.801 mm, la température maximale est de 30,7° C et la température minimale de 20,7° C, ce qui donne une température moyenne journalière de 25,7° C.

Le territoire de Bumba connait deux saisons :

  • La saison pluvieuse est abondante et va de mi-mars à mi-novembre ;
  • La saison sèche va de mi-novembre jusqu’à mi-mars.

 

Le territoire de Bumba partage ses frontières avec d’autres territoires qui sont les suivants :

  • Au Nord le territoire de Yakoma ;
  • Au Nord-Est le territoire de Businga ;
  • Au Sud le territoire de Yauma et de Bongandanga ;
  • Au Sud-Est le territoire de Basoko ;
  • A l’Est le territoire d’Aketi.

Les six secteurs qui composent le territoire de Bumba sont :

  • Banda Yowa ;
  • Yandongi ;
  • Loeka ;
  • Itimbiri ;

Ces six secteurs donnent un total de soixante et un groupement.

 

Hydrographie

Le fleuve Congo le traverse dans sa partie Sud où l’on retrouve notamment dans la ville de Bumba un grand port public aux infrastructures délabrées et plusieurs ports privés ; tandis que la rivière Itimbiri le borne dans sa partie Sud-Est. De même qu’il existe une série d’autres rivières comme :  Kole, Molua, Loeka, Londo, Mongala Dua, Tshimbi et Yowa.

 

Sol

Le territoire de Bumba a un sol riche en propriétés physiques et chimiques. Ses propriétés physiques sont notamment sa teneur en limon, calcaire, sable et argile et ses propriétés chimiques sont sa teneur en Azote (N), phosphore (P), calcaire et bien d’autres encore.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Bumba peut se distinguer d’autres territoires de la république démocratique du Congo par des faits tels que :

  • Le potentiel agricole du territoire de Bumba avec un sol très riche à grande capacité de production agricole ;
  • Le colonisateur belge l’a doté de beaucoup de moyens de communications ou des infrastructures de communication qui sont à ce jour dans un état de délabrement très avancé ;
  • Les rivières Itimbiri et Molua qui longent le territoire de Bumba sont des rivières capables de produire des grandes quantités de courant électriques pouvant alimenter toute ou une bonne partie de la province de la Mongala ;
  • Le territoire de Bumba se retrouve dans la zone économique spéciale (ZES), zone qui doit être créée en vue de valoriser l’agro-industrie ;
  • Depuis l’époque coloniale, les hommes et les femmes du territoire de Bumba sont réputés être des bons combattants au sein de la force publique et de l’armée.
Données culturelles
  • Le territoire de Bumba est la terre du peuple Budja qui l’occupe à 99%. Ce peuple est originaire du Bas-Uélé, il a immigré dans la terre qui constitue aujourd’hui le territoire de Bumba durant la période précoloniale suite aux guerres tribales qui les opposaient aux tribus des Azande, Babenza et Babati, qui ont eux-mêmes été repoussées par les Arabes vers le courant du XVIII éme siècle.
  • Il se distingue dans la pratique des activités agricoles, dans la chasse des gibiers de la forêt équatoriale, dans la pêche des poissons frais des rivières Kole, Molua, Loeka, Londa, Itimbiri, Yowa, Tshimbi, Mongala Dua et du fleuve Congo.
  • Le peuple Budja se donne aussi dans la pratique des activités commerciales.
  • Il y a quelques décennies où la culture admettait le remariage de la veuve du frère défunt par son frère vivant, mais du vivant de l’époux, le concubinage avec l’épouse de son frère était strictement réprimandé par  les membres de la société.
  • Le peuple Budja est un bon compositeur des chansons folkloriques et des œuvres d’art à des fins de représentativité de la vie en famille et en communauté.
  • Les Budjas occupent d’ailleurs la meilleure place juste après les Ngombe et les Mongo dans la composition des chansons traditionnelles Ngalas.
  • L’autre élément qui le caractérise est sa consommation du Malemba, qui n’est autre que la cossette du Manioc bouillie, raffiné et nettoyé dans l’eau de la rivière.
  • Les Budjas sont culturellement liés aux tribus Ngalas des Bapoto, Mongo, Ngwandi, Ngombe et Soko, dans lequel cas, l’appellation « Noko » ou oncle est chaleureusement accepté entre eux.
Langues parlées dans ce territoire
  • BUDJA, estimée à plus de 85% de la population du territoire ;
  • Lingala à 14% ;
  • Swahili 1%

Le territoire de Bumba est la terre des Budjas, peuples venus vers le milieu du XVIII éme de Bas-Uélé à l’ancienne province voisine orientale, ils y ont été poussés à migrer par les peuples Azande, Babati et Babenza. Le Budja est de ce fait la langue la plus utilisée par la population du territoire. Assimilés aux Bangalas, les Budjas font aussi usage du Lingala et le Swahili est notamment parlé par une minorité d’immigrants, composée essentiellement des commerçants venus de l’ancienne province orientale et des Kivu

 

Principales activités
    • Agriculture : 73%
    • Moyen et petit commerce : 10%
    • Elevage : 7%
    • Pêche : 6%
    • Chasse : 4%

    La grande majorité de la population autochtone du territoire de Bumba se donne à l’exploitation agricole de survie.

    Cette activité est suivie du commerce, plus pratiquée par une partie minoritaire de la population de Bumba et aussi de la population immigrée.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 440 FC Acheteur : 1$ = 1 420 FC
Nombre d’opérateurs économiques 1 086

Principaux opérateurs économiques
  1. La société PHC Yalingimba Milona est une entreprise spécialisée dans des plantations des palmiers à huile et dans la transformation agro-industrielle. Elle emploie en ce jour un nombre important des travailleurs. C’est une société appartenant au Groupe Feronia.
  2. L’entreprise Nocafex, qui appartient à Mr Jean Claude Hoolans, est une entreprise dont le secteur d’activité est l’exploitation agricole avec des plantations de Caoutchouc, des palmiers à l’huile et de cacao. Cette société emploi en ce jour un assez grand nombre de travailleurs vu son importance dans la région.
  3. La société SOCAM est l’une de grandes entreprises du territoire et de la cité de Bumba. Sa principale activité est l’achat, le traitement et la commercialisation du riz de Bumba. L’entreprise a comme principaux actionnaires Mr Economou, Mr Olikios et Mr Blater.
  4. The Glory Group (Ex Congo Futur), appartenant à Mr Ahmed Tahideen. Elle est spécialisée dans la vente des produits divers pour la consommation ménagère et des outils de construction.

 

 

Note: ceci ne représente qu’un échantillon des opérateurs économiques œuvrant dans le territoire de Bumba.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce général avec plus de 62,1% des activités
  2. Pharmacie 5%
  3. Agro-industrie avec plus de 2,5 % des activités
  4. Messagerie Financière avec plus de 0,4%
  5. Autres services commerciaux (Transport routier, fluvial, aérien, téléphonie mobile, hôtellerie, restauration et bar, exploitation artisanale forestière, etc.) 30%.

 

Les activités entreprises par les opérateurs économiques du territoire de Bumba se concentrent dans le commerce général avec des entrepôts divers et des grands magasins de revente des produits manufacturés d’importation, ainsi que des nombreux autres petits détaillants des produits manufactures principalement importés de la Chine via Kampala en Ouganda.

Des nombreuses pharmacies, détenues pour la plupart par des Nande place cette catégorie en deuxième position avec une part de marché estimée à 5% sur l’ensemble du marché Bumbatracien.

Le nombre de petites et moyennes entreprises, tout comme des grandes entreprises agro-industrielles de transformation ne représente que 2,5% dans l’ensemble des activités entreprises par les opérateurs économiques (en raison de 35 PME de production comme indiqué dans la rubrique “économie du territoire” et de 2 grandes entreprises agro-industrielles (PHC et Nocafex)).

En termes d’importance dans les transactions économico-financières, la messagerie financière représente une part non négligeable dans ce sens, mais le nombre d’opérateurs dans ce secteur ne représente qu’une petite part. 

Dans la catégorie des autres opérateurs économiques, y sont répertoriés, tous les autres services commerciaux identifiés par les bureaux des PME et PMI du territoire, mais dans laquelle catégorie, le secteur informel occupe une place non négligeable.

 

Principales activités des PME/PMI
  1. Le commerce général
  2. L’exploitation du riz de Bumba et d’autres produits agricoles
  3. La vente des produits pharmaceutiques
  4. L’exploitation artisanale des bois de forêt
  5. L’hôtellerie.

 

Source : Service territoriale des petites et moyennes entreprises.

 

Le commerce de gros et de détail est la principale activité des petites et moyennes entreprises du territoire de Bumba et sont nombreux dans cette liste auprès des registres de la FEC et des services étatiques de l’économie du territoire, ce qui justifie que cette catégorie est classifiée première.

Il existe des micros-usines de traitement de riz de Bumba à travers, non seulement la ville de Bumba, mais dans toute l’étendue du territoire de Bumba. Cette activité est justifiée en deuxième position du fait de la production abondante du riz, du mais, de l’huile de palme, du tubercule de manioc, de arachide et autres produits agricoles par la population paysanne de Bumba, faisant ainsi l’objet des transactions commerciales importantes.

Elle est suivie de la vente des produits pharmaceutiques et de l’exploitation artisanale du bois de forêt, à des fins de revente pour la construction immobilière et des biens meubles.

L’hôtellerie est aussi importante car dans la cité de Bumba, on rencontre une forte présence des hôtels, flats hôtels et autres auberges pour passagers, entreprise faite par des PME de la ville de Bumba et dans d’autres secteurs du territoire.

Grandes entreprises locales
  • Plazza
  • Ogetraf
  • New Sarah
  • Savon Lokole
  • Mahi Compagnie

Source : Fédération des entreprises du Congo, bureau de représentation de Bumba.

Outre les grands opérateurs cités plus-haut, nous avons ajouté sur la longue liste des grandes entreprises locales ces cinq dernières à cause de leur importance non négligeable.

Plazza est une entreprise de commerce général qui est spécialisée dans la revente des produits manufacturés. Elle appartient à un entrepreneur indien du nom de Mr Sipten. Cette société emploi en ce jour plus de 250 travailleurs.

Ogetraf, appartenant à Mr Asho de nationalité Libanaise, est une société qui emploie 50 personnes et se retrouve dans le commerce général.

New Sarah, qui appartient à Mr Habib Sannam FIROJ, est une entreprise du commerce général avec plus de 200 employés dans le territoire de Bumba.

Savon Lokole, appartenant à Mr Ahumangele, un entrepreneur local qui emploi en amont 25 personnes et en aval beaucoup de commerçants libéraux qui ont des liens d’affaires immenses avec cette savonnerie.

Mahi Compagnie, un groupe indien qui emploie plus de 50 travailleurs. Ce groupe est spécialisé dans la vente des friperies et dans le commerce général. Ses activités sont d’une grande importance. En effet, beaucoup de revendeurs locaux sont bien occupé en revendant les produits de cette société.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (74,23%)
  2. Riz (14,25%)
  3. BANANIER (9,14%)
  4. Arachide (1,4%)
  5. IGNAME (0,98)

Source : service de l’inspection de l’agriculture du territoire de Bumba.

Le territoire de Bumba est une zone de forte production agricole. Les cinq principaux produits de ce territoire sont les Manioc avec une production annuelle de 1.947.600 Tonnes, le Riz avec une production annuelle de 373.950 Tonne, le Bananier avec 239.826 Tonnes l’année, le Niébé qui connait une production annuelle de 36.800 Tonnes et suivi de l’Igname qui a une production annuelle de 25.329 Tonnes.

La production du manioc est faite sur toute l’étendue du territoire et sert à l’autoconsommation, à la commercialisation avec des débouchés sur des grands centres de consommation tels que Kinshasa et la cité de Bumba.

La production du riz est pratiquée dans tous les secteurs du territoire avec une forte concentration dans les secteurs de Banda Yowa et de Yandongi. Le riz est consommé localement par les ménages qui l’exploitent dans leurs plantations, il est aussi consommé dans la cité de Bumba et sert de produit d’exportation en dehors du territoire, avec un grand débouché vers Kinshasa la capitale.

Le bananier et l’igname sont produits dans tout le territoire, mais ne pas des produits destinés à l’exportation. La production de ces deux produits sert plus à l’autosuffisance alimentaire des ménages qui les exploitent et à la commercialisation dans la ville de Bumba.

Le Niébé est produit en grande quantité dans la Zone Ouest du territoire et est revendu dans la cité de Bumba et dans les autres territoires environnants.

Principaux produits non agricoles
  1. Viande de gibier
  2. Poisson frais du fleuve
  3. Chenille
  4. Charbon de bois
  5. Champignon 

Source : service de l’inspection de l’agriculture du territoire de Bumba.

La consommation locale de ces différents produits ci-haut énumérés est faite grâce à une exploitation de survie entreprise par des populations paysannes, ce qui revient à dire  que cela se différencie des produits agricoles tout simplement parce que ces produits émanent de la pêche artisanale, la chasse ou encore de la cueillette. Le surplus ainsi recueilli servant à être déversé sur le marché local pour augmenter le pouvoir d’achat des exploitants artisanaux et de ce fait répondre aux besoins journaliers de consommation familiale.

Principales sources d’énergie
  1. Puits Artésiens
  2. Charbon en Bois
  3. Panneaux Solaires
  4. Bois de Chauffage
  5. Rivières

Source : Cellule d’analyse des indicateurs de développement, expert du territoire de Bumba, enquête ménages.

Malgré ses potentialités en énergie hydro-électrique du fait de la présence des puissants affluents du fleuve Congo pouvant servir au montage des micro-barrages et la présence du barrage de Mobayi-Mbongo à Gbadolite au Nord de la république, la quasi-totalité de la population du territoire de Bumba reste plongée dans le noir absolu la nuit par manque d’électricité.

Certes, on peut noter la présence des quelques panneaux à faible puissance dans quelques ménages, tout comme des quelques groupes électrogènes des certains opérateurs économiques, mais cela ne permet pas de desservir correctement la population et de répondre au besoin d’agro-industrialisation dans ce territoire.

Il existe néanmoins une centrale thermique de la SNEL d’une capacité de 630 Kva en état de fonctionner, mais le manque de transformateurs, de carburant et une négligence interne de la SNEL continuent malheureusement de perdurer le noir dans ce territoire de la république.

Les conséquences de cette situation sur l’écosystème du fait de l’utilisation du bois de forêt comme source d’énergies sont désastreuses et même la fuite des potentiels capitaux étrangers, car le courant électrique étant nécessaire à faire fonctionner les machines et donc un préalable dans le développement de l’économie industrielle.

L’énergie sous-entendant l’électricité et l’eau, il est à noter que la distribution d’eau par la Regideso n’est pas faite par un système de robinet dans les ménages, car jusqu’à fin d’année 2015, cette régie ne dispose que de huit bornes fontaines dans la ville de Bumba incapables  de répondre au besoin en eau potable de toute la population du territoire.

Plus de 95% de la population utilise l’eau de la rivière et des puits artésiens pour la consommation finale dans les foyers, cette même difficulté s’observe auprès des quelques opérateurs économiques et industriels qui pour la plupart recourent au forage pour leurs besoins de consommation, technique qui du reste est moins compétitive.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 6
Nombre de centre de santé 162

Le territoire de Bumba compte cinq zones de santé dont celle de Bumba, Lolo, Yamaluka, Yambuku et Yamongili.

Le territoire de Bumba compte quatre hôpitaux généraux de référence (Bumba, Lolo, Yamaluka, Yamongili) et deux de référence (Carlos et Pembe).

On y retrouve 162 centres de santé, selon les statistiques de l’année 2016.

Les services les plus organisés et utilisés dans les zones de santé du territoire de Bumba sont :

  • La médecine générale ;
  • La pédiatrie ;
  • La chirurgie interne ;
  • La gynécologie

Le besoin en infrastructures médicales se fait présent dans le territoire de Bumba et le manque de médecins spécialistes.

Le paquet VIH/SIDA n’est pas entièrement intégré dans l’ensemble des zones de santé du territoire de Bumba.

Les pathologies les plus récurrentes dans l’ensemble des zones de santé de Bumba sont :*

  • Le paludisme ;
  • Les infections respiratoires aigües ;
  • L’anémie ;
  • Le cholera ;
  • L’Ebola.

 

Les médicaments traceurs du territoire de Bumba sont :

  • Artesunate ;
  • Amoxicilline ;
  • Paracétamol ;
  • Mebendazole ;
  • Quinine.
Maladies les plus récurrentes
  • Le paludisme ;
  • Les infections respiratoires aigües ;
  • L’anémie ;
  • Le cholera ;
  • L’Ebola.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 418
Ecoles secondaires 196

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

1.    Sous division de Bumba I

218

100

67097 dont 32207 filles

14703 dont 5827 filles

5.    Sous division de Bumba II

200

96

39299 dont 20597 filles

6559 dont 5094 filles

       TOTAUX

418

196

106396

21262

 

Le territoire de Bumba compte deux sous-divisions en son sein dont celle de Bumba I et celle de Bumba II.

Le total des écoles de la sous-division I est de 318 écoles dont 218 écoles au primaire. La proportion d’élèves filles est moins par rapport à celle des garçons.

La sous-division de Bumba II compte 296 écoles dont celles 200 sont du cycle primaire. La proportion des filles est plus élevée que celle des garçons.

Le problème qui gangrène l’éducation au niveau de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel est le manque de gratuité de l’enseignement du fait d’un phénomène qui s’appelle communément « per diem ».

 

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 3
Instituts supérieurs 5

Université/Institut supérieur

Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

·         UNIVERSITE PROFESSEUR MARCEL LIHAU

CITE DE BUMBA

·         GRADUAT: DROIT, LETTRES, ECONOMIE, AGRONOMIE, SCIENCES SOCIALES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES (OPTION SCIENCES POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES), PSYCHOLOGIE ET SCIENCES DE L’EDUCATION, SCIENCES DE DEVELOPPEMENT ET GESTION DES PROJETS.

·         LICENCE: DROIT, AGRONOMIE, RELATIONS INTERNATIONALES.

90

10 PROFESSEURS, 25 ASSISTANTS ET 2 CHEFS DES TRAVAUX

·         UNIVERSITE DU CEPROMAD

CITE DE BUMBA

·         GRADUAT: MANAGEMENT DES SCIENCES ECONOMIQUES, MANAGEMENT DE SANTE, MANAGEMENT DE TECHNOLOGIE ET TECHNIQUE DE DEVELOPPEMENT, MANAGEMENT DE LA GESTION INFORMATIQUE.

·         LICENCE: RESSOURCES HUMAINES ET SANTE PUBLIQUE

71

9 PROFESSURS, 35 ASSISTANTS ET 8 CHEFS DES TRAVAUX

UNIVERSITE LIBRE DE BUMBA

CITE DE BUMBA

·         CYCLE DE GRADUAT: FACULTE DE DROIT, FACULTE DES SCIENCES AGRONOMIQUES, FACULTE DE MEDECINE, FACULTE DE PSYCHOLOGIE ET SCIENCES DE L’EDUCATION ET FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES.

79

11 PROFESSEURS, 41 ASSISTANTS ET 18 CHEFS DES TRAVAUX

·         INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE

CITE DE BUMBA

·         GRADUAT: Français LANGUES AFRICAINES, HISTOIRE-SCIENCES SOCIALES, ANGLAIS CULTURES AFRICAINES, SCIENCES COMMERCIALES ET ADMINISTRATIVES, GESTION ADMINISTRATIVE DES INSTITUTIONS SCOLAIRES ET DE FORMATION, AGRONOMIE-VETERINAIRE, MATHEMATIQUES-INFORMATIQUE, MATHEMATIQUES-PHYSIQUES.

·         LICENCE : FRANCAIS LANGUES AFRICAINES, HISTOIRE SCIENCES SOCIALES, SCIENCES COMMERCIALES ET ADMINISTRATIVES

240

7 PROFESSEURS, 31 ASSISTANTS ET 13 CHEFS DES TRAVAUX

INSTITUT SUPERIEUR D’ETUDES AGRONOMIQUES

CITE DE BUMBA

AGRONOMIE GENERALE ET DEVELOPPEMENT RURAL

130

5 PROFESSEURS, 10 ASSISTANTS ET 4 CHEFS DES TRAVAUX

·         INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNIQUE MEDICALE

CITE DE BUMBA

·         CYCLE DE GRADUAT: 1) SECTION DES SCIENCES INFIRMIERES (HOSPITALIERE, PEDIATRIE, ACCOUCHEUSE/SAGE FEMME); 2) SECTION GESTION-LABORATOIRE (GESTION DES INSTITUTIONS DE SANTE, TECHNIQUE DE LABORATOIRE).

·         CYCLE DE LICENCE: SECTION DE LA SANTE PUBLIQUE (ORIENTATION DE L’EPIDEMIOLOGIE)

79

11 PROFESSEURS, 41 ASSISTANTS ET 18 CHEFS DES TRAVAUX

La principale préoccupation des universités et autres instituts supérieurs dans le territoire de Bumba reste et demeure le manque des infrastructures propres.

Beaucoup d’autres encore font en ce jour l’objet d’exclusion au niveau des structures tant nationales que provinciales pour non-respect des réglementations ou pour d’autres raisons d’ordre administratif.

Note : L’institut supérieur pédagogique et technique ainsi que l’ISTA/Ebonda ne figurent pas sur cette liste par ce que n’ayant pas coopéré à fournir les éléments en rapport avec leurs établissements.  


ONG et projets

Nombre d’ONG 115
Principales activités
  1. Agriculture et formation paysanne 65%
  2. Santé 15%
  3. Infrastructures 10%
  4. Promotion des droits humains 5%
  5. Education 5%

La majorité des Organisations Non Gouvernementales enregistrées au service du développement rural du territoire de Bumba œuvrent pour la formation et le soutien à la paysannerie.

Cette catégorie d’ONG est suivie par celle des ONG qui interviennent dans le secteur de la santé où l’on retrouve des interventions de la coopération tant nationale qu’internationale qui soutiennent ce secteur.

Quelques ONG ont des projets d’intervention dans le secteur des infrastructures, tout comme qu’il y en a qui œuvrent dans la promotion et la défense des droits humains et dans l’éducation.  

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • Le PRIS (projet de réhabilitation des infrastructures scolaires) : avec deux écoles non achevées jusqu’à ce jour et Caritas qui avait en charge la réalisation des ouvrages.
  • Le projet des villages assainis : projet qui implante dans quelques villages des bornes fontaines pour la livraison d’eau potable à la population paysanne.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. PARSA : programme d’appui à la relance du secteur agricole, projet initié par le ministère de l’agriculture et  du développement rural avec un financement de la banque mondiale;
  2. La coopération allemande en appui à la REGIDESO, sous un financement du gouvernement Allemand via KWF qui est la structure coordonnatrice.

Le projet PARSA vise la réhabilitation et la construction des routes de desserte agricole et l’encadrement paysan avec des agri-multiplicateurs.

Le projet PARSA est un projet sous financement de la banque mondiale, il a donné le marché de la réhabilitation des routes à UNOPS, qui est en pleins chantiers dans divers axes routiers de desserte agricole à l’intérieur du territoire.

La coopération allemande soutient la Regideso dans l’augmentation de sa capacité de fourniture d’eau potable dans le territoire.

Note : le projet PARSA a déjà clôturé ses activités en fin 2016.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Le territoire de Bumba est accessible par voie fluviale avec un port public relié au chemin de Fer. Le chemin de Fer est délabré et impraticable en ces jours. Ce chemin de Fer est long de plus de 800 Km en partant du port fluvial de la ville de Bumba vers Isiro-Mungbere.

Les activités du port public de l’ex ONATRA sont aussi presqu’inexistantes, à cause du délabrement de ses infrastructures et de l’inactivité du chemin de Fer.

Le territoire de Bumba, en partant de la ville de Bumba, comprend trois axes routiers en terre bâtie dont :

  1. Axe de l’Est qui part de la ville de Bumba en partant vers les villes d’Aketi, Bondo, Buta, Bambesa, Ango, Usiro et Mungbere. Cet axe est capable de joindre la ville-capitale de Kampala en Ouganda.
  2. Axe de l’ouest qui part de la ville de Bumba en partant vers les villes de Lisala, Abuzi, Gemena, Libenge et Zongo. Cet axe se prolonge vers la république voisine de Centrafique.
  3. Axe du centre en partant de la ville de Bumba et en partant vers Gbadolite et Mobayi Mbongo, dans la frontière entre le Soudan et la République Centrafricaine.

Cette route est longue de plus de 737 Km de long, mais reste non modernisée car elle est en terre bâtie. Cette situation fait que la route se coupe par endroit.

L’aérodrome de Bumba a une piste d’atterrissage long de 1.800 m. cette piste est en terre bâtie et ne permet pas de ce fait l’atterrissage des gros appareils.

Les infrastructures communicationnelles sont un facteur déterminant pour le développement du secteur agricole, touristique, industriel et du commerce en général. De ce fait, la modernisation du chemin de fer avec des nouveaux wagons cargos et des trains voitures pour les passagers aura un impact très significatif, non seulement pour la RD Congo mais aussi pour le commerce transafricain.

En effet, la réhabilitation du chemin de fer Bumba vers Mungbere doit se poursuivre par la construction d’une ligne jusqu’à Kampala au Burundi et de Kampala vers Nairobi au Kenya et Dar Es Salam en Tanzanie. Cela, dans le but d’ouvrir le pays au corridor économique Est, corridor qui vise les ports africains de l’Est.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Trois opérateurs mobiles couvrent en ce jour le territoire de Bumba.

Le réseau le plus présent reste et demeure Vodacom/Congo notament par son service 3G et une grande étende de sa couverture réseau, ainsi qu’avec son service M Pesa.

Il est suivi par Orange et Airtel, qui ne couvrent pas assez le territoire de Bumba.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Le territoire de Bumba est traversé au Sud par le majestueux fleuve Congo et est entouré par la forêt dense du bassin du Congo.

C’est un territoire d’une potentialité touristique importante qui reste non exploité par ce que l’industrie touristique exige des préalables tels que les moyens de communications routières, ferroviaires et portières. La modernisation du secteur touristique dépend donc en amont du développement et de la modernisation des infrastructures de transport.  

Mais la vétusté du chemin de fer fermé au trafic, le mauvais état des routes et le délabrement des infrastructures aéroportuaires constituent un frein au développement du secteur touristique, du moins la situation sécuritaire demeure très stable pour la pratique du tourisme par des étrangers et des nationaux dans le territoire de Bumba.

Espèces phares de la faune
  1. Antilopes
  2. Singes
  3. Porte Pics
  4. Sangliers
  5. Buffles

 

Espèces phares de la flore
  1. Iroco
  2. Tchitola
  3. Sapeli
  4. Padouk
  5. Esesang

 


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire de Bumba est calme et la population tant nationale qu’étrangère vague normalement à ses activités sur toute l’étendue du territoire.


Opportunités de développement

Les opportunités de développement économique dans le territoire de Bumba sont à regrouper par axes d’opportunité, pour mieux cerner ses potentialités de croissance et de développement économique.

De ce fait, nous pouvons énumérer et expliquer les différents axes suivants:

 

  1. L’axe de la disponibilité des infrastructures de communication dans le territoire : en effet, le territoire de Bumba dispose d’une route d’intérêt national qui est la route nationale N° 6 et des routes d’intérêt provincial ou régional, le port fluvial de Bumba avec deux grues et des vastes entrepôts, la présence des opérateurs de téléphonie mobile qui offrent l’internet à haut débit G3, la présence d’un chemin de Fer partant de Bumba ville et pouvant atteindre le territoire lointain d’ISIRO, l’existence d’un aérodrome nationale avec une vaste piste d’atterrissage en largeur tout comme en longueur. Ainsi, il suffit juste de rationaliser ces différentes infrastructures de communication en les modernisant pour réaliser des rentrées énormes d’argent au niveau des caisses de l’état, revitaliser le secteur bancaire par la pratique efficiente des intervenants dans les infrastructures de communication et du même coup booster la pratique de l’Agriculture, de l’Agro-industrie et de l’économie de manière générale ;
  2. L’axe forestier : la présence de la forêt équatoriale dans le territoire de Bumba constitue une opportunité favorable pour les exploitants forestiers, mais à condition de penser au reboisement pour les générations futures ;
  3. L’axe de grenier agricole : faisant partie de la zone verte de potentialité agricole de la Zone équatoriale, la modernisation du secteur agricole par des vastes parcs Agro-industriels, la mise en place des coopératives agricoles et des banques de crédit agricole pourra renforcer la pratique de l’activité agricole ;
  4. L’axe du potentiel Hydro-électrique de la rivière Itimbiri, de la disponibilité de l’énergie solaire et des vastes possibilités de mise en place des éoliennes, fera de ce territoire un grand fournisseur d’énergie électrique pour les territoires voisins, ce qui sera une véritable source de rentrée d’argent pour l’état et les opérateurs privés ;
  5. L’axe des investisseurs financiers : beaucoup d’opérateurs financiers sont à ce jour présent dans le transfert des fonds au niveau de ce territoire, avec la croissance économique, l’on peut espérer encore un attrait important des opérateurs dans ce secteur de la vie économique ;
  6. L’axe éducationnel et socio-culturel: le développement ou la modernisation du secteur de l’éducation primaire, secondaire et professionnel au niveau supérieur fera de ce territoire un fournisseur important de la main d’œuvre qualifié dans beaucoup de secteurs d’intervention économique, facteur quasi nécessaire au développement économique et le développement des infrastructures culturelles et sportives pour une prise en charge de la jeunesse en particulier et des communautés en général.

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