Territoire de Masisi

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Nord-Kivu
Superficie 4 734 km²
Taille estimée de la population 723 350 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Masisi est créé le 15 Mars 1935 à BUTION en groupement de WALOA-YANGU, alors faisant partie de l’entité précitée. C’est en 1940 que ce chef-lieu sera transferé sur la colline de Nyonyi en groupement des Bapfuna, secteur Osso/Banyungu de l’actuelle cité de Masisi. L’on notera qu’avant 1954, le Territoire de Walikale était une partie du territoire de Masisi (source: Rapport2014 de l’AT).

 Les limites territoriales se présentent de la manière suivante :

  • au nord par le territoire de Rutshuru et Walikale,
  • au sud par le territoire de kalehe (au Sud-Kivu),
  • à l’Est par le lac kivu, le territoire de Rutshuru , le territoire de Nyiragongo et la ville de goma,
  • et à l’ouest par le territoire de walikale.

Coordonnées géographiques

  • Son altitude est plus ou moins 2000m
  • Sa longitude est de (28°-30°) à Est,
  • Sa lalitude est de (1°-3°) au Sud

Climat

Le Territoire de Masisi connait un climat tropical  avec alternance des deux saisons:

  • La saison de pluie (la plus longue) du 15 Août au 15 Juin
  • La saison sèche (la plus courte) du 15 Juin au 15 Août.

Relief et sol

La nature du sol du Territoire de Masisi  un sol  argilo-sablonneux et volcanique. Le relief est accidenté et formé de steppes et d’Oasis.

  • Argileux, dans la grande partie (3/4) au centre et sud du territoire.
  • Sablonneux (1/4) dans la partie Nord-Est à Kilolirwe, Kitshanga et une partie de saké.

Le relief est constitué :

  • D’une plaine au nord-Est sur l’axe kitshanga-Mweso et au Sud-Ouest sur l’axe Bonde, Kinja-Kashebere,
  • D’un plateau au sud, à l’Est et au centre du territoire

Ce territoire est traversé par de nombreux cours d’eau. Les plus importants sont :

  • au Nord, les rivières Mweso et Luholu ;
  • à l’Est, les rivières Osso, Luhola, Mbiti, Mweso, Luashi. ;
  • au Sud, les rivières Luhashi, Osso et Mbiti. ;
Particularités et richesses du territoire

Particularités du territoire

  • Le territoire de Masisi est particulier car il est le seul territoire qui abrite le plus grand nombre de pâturages en R D Congo. C’est le plus grand producteur du fromage et du lait. Sa production annuelle est de : fromage 150 000 kg et lait 8 220 020 600 litres.(source: Rapport 2015 Inspection agricole du territoire).

 A partir de ce lait, les PME locales fabriquent le fromage, c’est le cas du fromagérie de Lusheberhe, de kilolirwe, fromagérie de monastere de Mokoto…… Ces PME peuvent fabriquer également le beurre, et l’huile à crème pour la cuison, le lait cailleux, lait de beauté des enfants et nourrissons,  mais manquent des moyens financiers.

  • Le territoire de Masisi possède des plantations industrielles abandonnées (théïer, caféïer, quinquina,). La relance des  plantations abandonnées peut booster le développement du territoire. Par la création de l’emploi, la réouverture des routes de dessertes agricoles et une desserte effective en électricité pour le bon fonctionnement des usines (à relancer);
  • Le territoire de Masisi possède des nombreux sites touristiques (chutes d’eau, eau salée, mayi ya moto(eau chaude), la baie de sake du lac kivu, la baie de kaancha, les roches, l’escarpement de Muranga/Kirotshe,……….. et les quatres lacs Ndaala, Mbita, Mbalukira et Bashali Mukoto). Si ces sites sont valorisés, ils peuvent non seulement créer de l’emploi mais aussi contribuer au développement du territoire en génerant des recettes.

Dans ce territoire, il y a une diversité culturelle (Les Bahutu, Batutsi, batembo, Bahunde (peuple autochtone), Bakumu, et LesBatwa 

  • Le territoire de Masisi est riche en minérais (coltan, tourmaline, cassitérité et amétile). Ces minerais sont exploités de manière artisanale surtout à Rubaya et à Ngungu. L’industrialisation de l’exploitation du coltan, peut impacter sur le développement du territoire.
  • Le territoire de Masisi possède une terre favorable à toutes les cultures (thé, quinquina, café, pyrèthre, haricot, manioc, maïs, sorgho, soja, colcase, arachide, canne à sucre, banane…….). 

Richesses du territoire : 

  • Minérais (cassitérité, coltan, tourmaline et amétile)
  • Plantations industrielles (théïer, caféïer et quinquina),
  • Sites touristiques,

 

Données culturelles

Le territoire de Masisi compte 6 grandes tribus :

  • Les Bahutu (50%),
  • Les Batutsi (10%)
  • Les batembo (10%)
  • Les Bahunde (peuple autochtone)(20%).
  • Les Bakumu (5%)
  • Les Batwa (5%)

Les Bahutu habitent au nord et au centre du territoire, sont majoritaire et agriculteurs.

Les Bahunde habitent un peu partout dans le territoire, ils sont concentré beaucoup plus au Sud et sont agriculteurs.

Les Batutsi habitent plus à l’Est et Sud du territoire et s’occupent de l’agro-pastoral; et les Batembo habitent au Sud du territoire et sont agriculteurs. Les Batwa sont des pygmées dissimilés à travers tout le territoire parlant la langue du milieu.

Langues parlées dans ce territoire

Swahili (56%),

  • Kinyarwanda (15%),
  • Kihunde (20%),
  • Kitembo (2%),
  • Kinande (2%)

Le Swahili est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Kinyarwanda est surtout parlé par les migrants venus du Rwanda, et le Kihunde est une langue vernaculaire parlée par une minorité de peuple autochtone.

Le Kinande est parlé par la population qui est venu des territoires voisins (Lubero et Beni).

Le kitembo est parlé par la population qui habite au Sud du territoire (dans le groupement Ufamando 1 et 2)

 

 

Principales activités

Agriculture,

  • Elevage
  • Exploitation minière,
  • Petit commerce.

Une très grande frange de la population pratique l’agriculture. Les produits cultivés sont principalement destinés à la consommation familiale et à commercialisation (avec ou sans un pourcentage minime de réserve de semence). La pêche est effectuée de manière artisanale à Bweremana, par la population riveraine du lac-kivu.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 450 FC
Nombre d’opérateurs économiques 524

Principaux opérateurs économiques
  • SMB (Société minière de BUSUNZU, ex MHI), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • SAKIMA (Société Africaine du Kivu et de Manièma), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • COOPERAMA (Coopératives des Exploitants Artisanals des minerais de Masisi), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • COMICO (Coopérative des Exploitants Miniers de Masisi), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • ANMK (Association des Négociants Miniers du Kivu); opère dans l’exploitation artisanale de minerais. Elle serait fusionnée avec COOPERAMA.
  • Minotérie de Rhema, opère dans la transformation de Maïs en farine;
  • Fromagérie de Lushebere, opère dans la fabrication de fromage,
  • Fromagérie de Kilolirwe, opère dans la fabrication de fromage,
  • Fromagérie de monastère de Mokoto, opère dans la fromagérie
  • COOPEC MECRECO, opère dans l’épargne et crédit (en faillite);
  • Station IBB, opère dans la vente de l’essence et de mazout
  • La liste n’est pas exhaustive

Il existe plus de mille d’opérateurs économiques dans le territoire de Masisi. Plus de la moitié de ces entreprises exercent dans l’exploitation artisanale des minérais à Rubaya et à Ngungu.  Ces entreprises ont comme principales activités l’exploitation artisanale des minérais (coltan, cassitérité, tourmaline et amétile). Le commerce  en détail se fait un peu partout dans des grandes agglomérations du territoire.

 

Principales activités des opérateurs économiques

EXPLOITATION ARTISANALE DES MINERAIS,

  • ELEVAGE, AGRICULTURE
  • AGRICULTURE
  • COMMERCE DE DETAIL
  • FROMAGERIE
  • CARBURANT
  • SABLE
  • BOIS
  • EPARGNE ET CREDIT (MECREGO/SAKE)
  • PRODUITS PHARMACIEUTIQUES
Principales activités des PME/PMI

Activité minière,

  • Fabrication de fromage,
  • Carburant

A ce jour, bon nombre des anciennes usines et plantations industrielles (théïer, caféïer et quinquina) sont abandonnées. La culture industrielle est abandonnée. Certains champs sont transformés en pâturages et d’autres en culture vivrière. Dans des champs cultivés, on utilise les matériles rudimentaires (machettes, houes, haches ect….). Ce qui entraîne une faible réalisation de la production et ils sont souvent butté aux problèmes de la : insécurité grandissante dans le territoire, déplacemement massif de la population, routes en très mauvais état voir même impraticables. On y observe également l’absence des cantines villageoises et des micros crédit agricole.

Grandes entreprises locales

D’après la classification de la DGI, le territoire compte quatre à cinq grandes entreprises regroupées dans des coopératives. Il s’agit notamment de:

  • SMB (Société minière de BUSUNZU, ex MHI), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • SAKIMA (Société Africaine du Kivu et de Manièma), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • ANMK (Association des Négociants Miniers du Kivu); opère dans l’exploitations artisanale de minerais. Elle serait fusionnée avec COOPERAMA.
  • COOPERAMA (Coopératives des Exploitants Artisanals des minerais de Masisi) , opère dans l’exploitation artisanale des minerais;
  • COMICO (Coopérative des Exploitants Miniers de Masisi), opère dans l’exploitation artisanale des minerais;

 

Principaux produits agricoles
  • Haricot
  • Pomme de terre
  • Manioc
  • Patate douce
  • Banane
  • Sorho,
  • Pomme de terre
  • Maïs
  • Manioc
  • Colcase
  • Haricot

L’haricot se cultive  partout dans le territoire et en grande quantité dans le secteur Bashali et katoyi pour les fins commerciales à 85%, pour la consommation à 5% et 10% les réserves semencières. La pomme de terre, patate douce, sorgho, manioc, colcase, arachide….sont aussi produits en grandes quantités. Le manioc est consommé  sous plusieurs recettes (Foufou, Chikwange).

La pomme de terre, patate douce, sorgho, manioc, colcase, arachide….sont aussi produits en grandes quantités ett consommés à 80%, 90% pour la commercialisation et 10% pour la semence. Le sorgho intervient dans la préparation de la boisson locale à 10%, la consommation ménagère à 10% des épis frais et le reste consommé pour la commercialisation et comme semence.

Banane plantain consommé presqu’à 70% et le reste commercialisé. Le haricot il se cultive de façon facultative.

  1. Haricot : 41 875 Tonnes
  2. Pomme de terre 94 991 Tonnes
  3. Patate douce : 88 932 Tonnes
  4. Sorgho : 8 317 Tonnes
  5. Arachide : 575 Tonnes
  6. Manioc : 73 252 Tonnes
  7. Colcase : 110 508 Tonnes
  8. Maïs : (données non encore disponible)
  9. Banane : Facultatif

 Les coopératives agricoles de Masisi oeuvrant dans la filière pomme  de terre:

-COOAPAKA

-COOPADEKO

-COOAMA  et

-COOAPARU

Ces coopératives produisent de pomme de terre de consommation et des semences en trois variétés Kinigi, Penape et Kirumdo

 

Principaux produits non agricoles

  1. Elevages (Bovins, caprins, porcins, ovins, volaille)

  1. Minerais
  2. Lait
  3. Bois, planche et charbon
  4. Sable

Production annuelle élevages :

  • Fromages : 150 000 kg
  • Lait : 8 220 020 600 litres

Les produits non agricoles du territoire de Masisi sont les vaches (lait et fromage), les minerais, les bois, les sables et le charbon. Ces produits sont exploités et directement revendus aux territoires voisins (ville de Goma et ailleurs). Les fermes sont situées un peu partout dans le territoire. Les vaches sont principalement élevées dans ces fermes, on y trouve également des chèvres et des moutons. Le lait  produit par les vaches sert à la fabrication de fromage. Le lait peut également servir à la fabrication de beurre, d’huile à crème pour la cuisson, et du lait caillé (mashanza), lait de beauté des enfants et nourrissons. Les minerais (Coltan, Cassiterite et Manganèse,…) sont exploités de manière artisanale en faible quantité. Le sable est puisé dans des rivières; L’exploitation de bois en planche, l’exploitation de charbon se font également dans le territoire de masisi.

 

Principales sources d’énergie

Pétrole

  1. Bois
  2. Energie solaire

Par manque de l’électricité, plusieurs ménages recours aux lampes torches et aux lampe à pétrole la nuit pour être éclairé, le système solaire surtout utilisé pour charger les batteries de téléphones et certains ménages en utilise aussi pour être éclairés. Il convient à signaler que peu de ménage utilise les groupes électrogènes avec un système de connexion de masse. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour la fabrication de braises.

Les activités qui se développeraient en cas de la disponibilité de sources d’énergie sont les suivantes : salon de coiffure, cyber café, scierie mécanique, etc.

 


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 79

Le territoire de Masisi possède trois hôpitaux de référence (Masisi, Kirotshe et Mweso) et quatre zones de santé (Masisi, Kirotshe, Mweso et Katoyi) dont trois sont opérationnelles ( Masisi, Kirotshe et Mweso) avec 76 centres de santé. Tous les hôpitaux sont en matériaux, bien équipés et en bon état  grâce aux subventions de partenaire principalement (Msf-Belgique pour l’hôpital de référence de Masisi, Msf-Hollande pour l’hôpital référence de  Mweso et l’Université Libre de Bruxelle pour l’hôpital de  référence de Kirotshe. Les lits disponibles sont au nombre de 582 et tous sont disponible.

Grâce aux partenaires, le traitement de toutes les maladies sont gratuit aux hôpitaux de référence de Masisi et de Mweso, et le traitement de paludisme et de l’IRA est gratuit aux centres de santé des zones de santé de Masisi et de Mweso. Dans la plus part des centres de santé de Masisi, le malade paie un montant forfaitaire qui varie entre 1000 et 2000fc.

Les maladies les plus reccurentes dans le territoire sont: le paludisme, IRA, malnutrition sévère aiguë, diarrhée simple, traumatisme, amibiase…………et les maladies causes décès (mortalité) dans le territoire sont: malnutrition sévère aiguë, paludisme, anémie, VIH/SIDA, amibiase, autres affections cardio vasculaire, syndrôme gastritique, intoxication aux produits indigènes, infection urinaire……….

Chaque zone de santé possède un service d’hydrolique rural. Dans certaines zone de santé, certains agents reçoivent de salaire et prime de l’Etat . C’est cas de Masisi et Mweso. L’Etat congolais appui les tructures sanitaires de masisi en formation (en cas de nécessité), et quelque fois en matériel-médicament.

 

 

 

 

 

Maladies les plus récurrentes

     1. Paludisme

  1. Maladies diarrhéiques
  2. Infections respiratoires aigues
  3. Grippe
  4. Malnutrition

Le paludisme est la première cause de ma morbidité et de la mortalité, a aussi un impact considérable sur le plan socio-économique de la population du territoire de Masisi et représente 70 % de cause de consultation médicale. Les maladies diarrhéiques sont beaucoup plus du au manque d’eau potable et manque d’hygiène de la part de la population ; les maladies respiratoires aiguës, grippe, malnutrition sont beaucoup plus causées par les mauvaises conditions de vie et environnementales des habitations du territoire ainsi que la promiscuité.

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 759
Ecoles secondaires 325

Tous les groupements du territoire de Masisi sont desservis en termes d’écoles avec plus ou moins 30 écoles primaires et 18 écoles secondaires. Et on retrouve en moyenne 6 enseignants et 373 élèves dans chaque école primaire ainsi que 11 enseignants et 148 élèves dans chaque école secondaire. Il est à signaler que la qualité de l’enseignement primaire et secondaire est plus élevée dans les écoles situées dans les milieux urbains. Toutefois, il faudrait intensifier la formation sur l’utilisation des nouveaux manuels et surtout dans les milieux ruraux où l’enseignement n’est pas d’une très bonne qualité.

 

 

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 6
Instituts supérieurs 13

La plupart des instituts supérieurs  et certaines universités n’ont pas de bâtiments. Néanmoins, ils disposent de terrain de plus ou moins deux hectares.

De ce nombre total d’enseignants, il n’y a que 10 assistants de premier mandat qui sont permanents. Les autres sont de visiteurs.


ONG et projets

Nombre d’ONG 19
Principales activités
  1. Santé
  2. Sécurité alimentaire
  3. Adduction d’eau potable
  4. Protection de l’enfance et nutrition
  5. Etc…

Toutes les ONG sont actives sur terrain et leurs œuvres parlent d’elles-mêmes.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Réhabilitation de la route sake-walikale en passant par Masisi centre (plus de 200km)
  2. Construction des écoles

Les écoles construites sur le financement de fonds social de la république

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Construction de la centrale hydro électrique de WAU
  2. Asphaltage en cours de la route Goma-sake (14km)

.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès dans le territoire se fait par voie routière. Ces routes sont en très mauvais état voir même impraticables pour certains axe. On accède au territoire par voie navigable au Sud du territoire dans la chefferie de Bahunde (Bweremana)

 La principale route qui permet l’entrée et la sortie du territoire c’est la RN2 (qui connecte le territoire de Masisi au territoire de Kalehe (province du Sud-Kivu) et à la ville de Goma.; il y a d’autres routes qui mènent vers le territoire de Walikale, et Rutshuru. Les marchandise arrivent et quittent par voie routière.

  1. Routes d’intérêt interprovincial principal

I.1. Nord et Nord- Est du territoire vers Nyabiondo et Mweso

  • 80 km axe sake-Masisi-Nyabiondo, la route n’est pas réhabilitée et en très mauvais état. Tous les ponts sont en très mauvais état à l’exception du pont wau.
  • 123km axe nyabiondo-walikale, la route n’est pas réhabilitée et en très mauvais état. Tous les ponts sont en très mauvais état.
  • 45km axe mweso-pinga/Bushimoo ; la route n’est pas réhabilitée et tous les quatre ponts sont en très mauvais état (Kashuga, kaleme. Etc…)
  • 56 Km axe sake-Kitshanga la route n’est pas réhabilitée (en mauvais état) et tous les ponts sont en très mauvais état
  • 20km Kitshanga-Mweso. La route est en mauvais état.
  1. Routes des dessertes agricoles
  • Ville de Goma-Sake : 23km
  • Sake-Minova : 30 km
  • Sake-Ngungu : ±30km
  • Sake-Rubaya : ±30km
  • Sake-Kitshanga : 56km
  • Mweso-pinga : ±45km
  • Sake- Masisi-kashebere : ±108km
  • Lusheberhe-Muheto-Nyamitaba-Ngandjo : ± 42 km
  • Sake-lushebere :
  • Routes des dessertes Katoyi, Nyamaboko2, Ufamando 1 et 2 ou encore Bashali/Kaembe:±900km

Soit un total de 1889 Km

Les routes des dessertes agricoles représentent plus ou moins 1289 Km de parcours avec un surnombre inconnu des ponts, caniveaux et passerelles demeurant encore non construits. Toutes ces routes sont impraticables.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

De très mauvaise qualité, pas de shop pour la vente des crédits. Les crédits et cartes sim sont vendus par des privés. Le service M-PESA de Vodacom est disponible.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Le territoire renferme une partie du parc Virunga à l’entrée de la ville de Goma et compte plus de vingt chutes d’eau.

On y trouve également des sites touristiques(eau salée à Luhinsi, eau salée de Kitobo/Mulamba, eau salée à Kwiriba/Bushuhi, eau salée à Maliba/Lwama, eau salée à Kisuma, mayi ya moto à Bitaata/Bulinda, la baie de Sake du lac Kivu, la baie de Kaancha /Tutsitutsi, la baie de Mpumo à Pinga,la roche de Bulinda en groupement Nyamaboko II, la roche de Bitonga en Groupement M/Shanga, l’escarpement de Muranga/Kirotshe.,la chute de Muhongozi/Kiusha, la chute de Lubale en Groupement B/Kaembe, la chute de Wau en Groupement Bapfuna, la chute de Kautu en Groupement des banyungu,la chute de Karunda en Groupement Bapfuna,la chute de Nyamushindi en Groupement Banyungu, Les quatre lacs (Ndalaa, Mbita, Mbalukira et Lukulu) en Groupement Bashali Mukoto

.

Espèces phares de la faune
  1. Singes(Lusula),
  2. Eléphants,
  3. Oiseaux (oies blanches)
Espèces phares de la flore
  • Le singe,
  • Le babaien,
  • Gonilles,
  • Chempazins,
  • Les rongeurs.

 


Situation sécuritaire

Le territoire de masisi est relativement calme depuis une année, en dehors de quelques groupes armés. On y enregistre les cas de kidnapping. Toutefois, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue demeure une priorité absolue, nécessitant à extirper tous les groupes armés résiduels encore présents dans le Territoire notamment les FDLR, les Nyatura, les APCLS, les FDC/Guides et les coupeurs de route. Car leur présence empêche les investisseurs à investir dans:

 

 

 


Opportunités de développement

Le territoire de Masisi possède plusieurs ressources naturelles et opportunités d’affaires qui peuvent permettre son développement :

  • Les usines et plantations industrielles abandonnées.

La relance des plantations industrielles et des usines abandonnées est une grande opportunité de développement du territoire de Masisi. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’appliquer une réforme agraire (comme au Zimbabwe) en initiant un  dialogue avec les nouveaux acquéreurs de grandes plantations industrielles pour valoriser ces plantations; effort dans le sens d’octroi des crédits,  effort dans le sens d’une desserte effective en électricité, effort dans le sens de mettre fin à l’insécurité créée par des groupes armés, une réouverture et réhabilitation des routes des dessertes agricoles, la région pourrait produire du thé, de café, de pyrèthre et du quinquina.

  • Pour des usines fermées, le préalable est que l’effort du gouvernement soit fait dans le sens d’une réhabilitation des anciennes centrales hydroélectriques fermées qu’utilisaient ces usines et d’un financement de la relance des usines , une desserte effective en électricité, une réouverture de routes des dessertes agricoles et de l’aérodrome fermé qui servait aux petits porteurs de transporter le thé de la plantation( à Masisi) vers l’usine (à Rutshuru) et surtout mettre fin à l’insécurité créée par les groupes armées.
  • La multiplicité des pâturages et la production en grande quantité du lait permettent aux PME locales de produire le fromage à partir du lait. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’octroi des crédits aux PME locales, de desserte effective en électricité,….). Les PME  pourront être capables de produire en grande quantité le fromage, le beurre, l’huile à crème pour la cuisson et le lait caillé (mashanza). Les PME seraient même parmi les grands producteurs de beurre et huile à crème pour la cuisson.
  • Sur le plan des affaires, pas d’entreprises et/ou sociétés commerciales qui vendent en gros les produits de premières nécessités. Le commerce se fait en détail un peu partout dans le territoire. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’octroi des crédits aux opérateurs économiques et d’une création d’un climat d’affaires favorable, il y aurait des sociétés commerciales dans le territoire de Masisi;
  • Le territoire de Masisi est ouvert et accessible aux territoires voisins (ville de Goma, territoire de Kalehe, territoire de rutshuru, territoire de Nyirangongo, et le territoire de Walikale). Si un effort du gouvernement était fait dans le sens de la réhabilitation et la réouverture des routes tant de desserte agricole que d’inter connectivité du territoire aux territoires voisins, cela faciliterait l’échange commercial entre le territoire de Masisi et les territoires voisins;
  • La production en grande quantité des cannes à sucre, maïs, manioc…. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens de créer une zone économique spéciale en R D du Congo en général et au Nord-Kivu, il y aurait création des usines de fabrication de sucre avec la canne à sucre, fabrication des biscuits avec les bananes; fabrication de biscuits avec le manioc (comme cela se fait à l’IITEA dans le territoire de Kabare).
  • La présence des plusieurs sites touristiques. si un effort du gouvernement était fait dans le sens de valorisation de ces sites, il y aurait des recettes générées dans le territoire et cela contribuerait au développement du territoire de Masisi;
  • Les chutes d’eau inexploitées (-vingt-un). Si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’exploitation de chutes d’eau de Masisi par la construction des centrales hydroélectriques et des micros turbines hydroélectriques, il y aurait une desserte effective en électricité dans le territoire. Cela résoudrait une des conditionnalités du développement de ce territoire, car beaucoup d’entreprise ont fermés par manque de desserte effective en électricité;
  • Le territoire de Masisi possède des centrales hydroélectriques en pannes ou abandonnées ( à Nyabiondo, luashi, kyasamba….). Si un effort du gouvernement était fait dans le sens de réhabilitation des centrales hydroélectriques, cela serait une  opportunité du développement de ce territoire.
  • Transformation de la cité de sake en ville. Si l’effort du gouvernement était fait dans sens d’assurer une desserte effective en électricité à Sake (il y aurait réouverture des usines fermées à cause de la carence de desserte effective en électricité dont celle de production du jus, exploitation industrielle de minerais et comptoir d’achat, fabrication des clous et de tôles…..). Egalement si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’allègement fiscal (exonération) aux entreprises en pleine création (il y aurait réouverture des entreprises fermées à cause des tracasseries administratives). Si une effort du gouvernement était fait dans le sens de construction d’un marché moderne à saké suivi d’une création d’une grande cantine villageoise (où toutes les productions du territoire devront être stockées avant d’être évacuées dans les territoires voisins), il y aurait l’assurance d’écouler des production locale et cela stimulerait les agriculteurs à produire en grande quantité. En en fin, si un effort du gouvernement était fait dans le sens de construction d’un hôpital moderne, d’une desserte effective en eau potable, de faire respecter les normes urbanistiques,…….Il y aurait transformation de la cité en ville de saké à l’instar de la ville de Beni et de Butembo.
  • Sur le plan scientifique. Aucun institut supérieur moins encore une université organise la faculté des Sciences Economiques et de Gestion sur toute l’étendue du territoire de Masisi. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens de création d’une Université publique où en son sein il y aurait entre autre faculté de Sciences Economiques et de Gestion, cela contribuerait au développement de ce territoire;
  • Le territoire est ouvert à toutes les cultures car possède cinq tribus. Cela est également une opportunité de son développement.
  • Le territoire dispose des minerais exploités de manière artisanale. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens d’octroi des crédits aux PME d’exploitation artisanale de minerais, de desserte effective en électricité, de réouverture des routes d’accès aux carrés miniers et d’évacuation des minerais. Ces PME pourraient industrialiser l’exploitation des minerais et créeraient un comptoir d’achat des minerais dans le territoire;
  • Le territoire dispose une terre favorable à toutes les cultures (thé, café, quinquina, pyrèthre, haricot, manioc, maïs, sorho, canne à sucre, banane, soja, colcase…..). Etant donné que la fertilité du sol n’est plus à prouver, si un effort gouvernemental était fait dans le sens d’octroi des crédits, de semences améliorées, une desserte effective en électricité, de réouverture les routes et mettre fin à l’insécurité créée par de groupes armées, d’une création des cantines villageoise dans chaque collectivité de production, la région pourrait produire et fournir de pomme de terre, haricot, Maïs, Manioc, sorgho, soja,……aux régions et pays voisins.
  • Aucune entreprise spécialisée en amont et en aval dans une filière donnée. Si un effort du gouvernement était fait dans le sens de créer un climat d’affaires spécifiques pour les investisseurs, d’encourager les initiatives locales (exonération, octroi des crédits…), une desserte effective en électricité,  il y aurait des entreprises spécialisées en amont et en aval dans différentes filière (maïs, quinquina, thé, café,…..)
  • Valorisation de la rivière Osso (-Osso : prend sa source dans la montagne de Karruba et va se déverser dans la rivière Lore au Maniema, elle divise le territoire en deux partie. C’était une rivière poissonneuse mais aujourd’hui polluée par une exploitation minière de Mumba et de Rubaya. Cette valorisation peut relancer la pèche dans cette rivière.
  • Dans les lacs mbita, kitshanga, ngingwe, et Ndalare, il y avait des hippopotames qui ont été tués à partir de 1993 (à cause des multiples guerres à répétition). Pour relancer l’exploitation de ces lacs, il faudrait qu’on y amène des géniteurs des hippopotames. Cela pourra faciliter la production des zooplanctons pour nourrir les poissons. Et par là, la pêche pourrait être une activité créatrice de revenu et pourrait également augmenter l’offre en produits vivriers. La relance de ces lacs est donc une opportunité de développement du territoire de Masisi.
  • Le lait produit dans le territoire de Masisi peut servir à la fabrication de beurre, fromage, huile à crème pour la cuisson, lait caillé, lait de beauté des enfants et de nourrissons.
  • Le sable du territoire constitue une matière première pour la fabrication de quelques matériels de construction tels que le bloc ciment, gradin,…

 

Exporter ces données pour tous les territoires
Visualiser ces données sous forme graphique