Territoire de Katako Kombe

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Sankuru
Superficie 25 949 km²
Taille estimée de la population 983 892 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’Administration du Territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Katako-Kombe est une entité administrative déconcentrée de la nouvelle province du Sankuru. Il a été créé par le Décret-loi N°169/2 du 20 novembre 1904. L’article 46 de la Loi organique N°08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leur rapport avec l’Etat et les Provinces, ainsi que les anciennes cités et les agglomérations dans les limites d’avant les Décrets donne les chefs-lieux des territoires le titre de Commune.

Le territoire fut créé par le sous-lieutenant Henri De Cort (Bwana Toto) qui avait établi le poste de l’E.I.C en lieu et place de Ngandu, l’actuel secteur situé à la rive gauche de la rivière Lomami qu’il fit évacuer en 1904. Il est localisé au Centre de la République Démocratique du Congo.

Il est borné :

Au nord par le Territoire de Lomela,

Au Sud par le Territoire de Lubefu,

À l’Ouest par le Territoire de Lodja et

À l’Est par le Territoire de Kibombo (Province du Maniema) sur la rivière Lomami. 

Le territoire deKatako-Kombe est situé à 350 km² de la ville de Lusambo qui est le chef-lieu de la province du Sankuru et à 765 km² de la ville de Mbuji-Mayi, l’ex-chef-lieu de la Province du Kasaï-Oriental.

Le territoire de Katako-Kombe est composé de huit (8) secteurs et une chefferie, à savoir :

Secteur de Bassambala

Secteur de Watambolo-Nord

Secteur de Watambolo-Sud

Secteur de Lukumbe

Secteur de Ngandu

Secteur de Lonya

Secteur de Djalo

Secteur des Ukulungu

Chefferie des BatetelaArabisés.

Coordonnées géographiques 

Entre 3° 24’ de latitude Sud

24° 25’ de longitude Est

Son attitude est de 700 m 

Climat

Le territoire de Katako-Kombe appartient au climat équatorial typique avec pluies abondantes couvrant les mois de Septembre à Mai avec une pluviométrie annuelle moyenne variant entre 1500 mm et 2000 mm et des températures moyennes subissant des modifications progressives en diminuant au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la zone proche de la cuvette. Deux grandes saisons caractérisent le territoire de Katako-Kombe notamment la saison de pluie et la saison sèche. Les saisons connaissent leur minus saisons à leur tour et elles se succèdent de la manière suivante :

La grande saison de pluie : Septembre à Décembre

La petite saison sèche : Janvier à février

La petite saison de pluie : Avril à mai

La grande saison sèche : Mai en aout

Hydrographie

En ce concerne l’hydrographie, le territoire de Katako-Kombe compte 14 cours d’eau dont les principales rivières sont : Lomami, Lokenye et Lonya.

Végétation

La flore, par espèce de végétation, détermine par sélection naturelle les trois régions climatiques de territoire qui sont :

La région du Nord-Est et une partie de l’Ouest à prédominance de forêts (région des forêts) englobe Watambolo Nord, Watambolo Sud, Ngandu, Bassambala, Djalo, Lonya et la chefferie des Batetela Arabisés ;

La région du Sud à prédominance des savanes (région des savanes) comprend les secteurs Lukumbe et des Ukulungu ;

La région du Nord (région de forêts) subit l’influence du climat équatoriale ; par contre le climat de celle du Sud (région des savanes) est tropical.

Types de sol

Le territoire de Katako-Kombe possède les sols latéritiques et des sols noirs surtout ceux à côté de la rivière Lomami sont purement argileux, les rendements agricoles de ces différents sols sont satisfaisants et variables selon les localisations et microclimat des lieux considérés et sa végétation est constituée de la forêt ombrophile équatoriale et des savanes arborescentes, arbustives et herbacées. Son réseau hydrographique du territoire est dans la rivière Lomami en aval à partir de Beach Katopa vers Isangi dans le fleuve Congo, permet la navigation, on peut atteindre Kinshasa ou Kisangani par la voie fluviale ; favorable à l’évacuation des produits agricoles.

Le territoire est composé de des collines, montagnes et plaines en ce qui concerne le relief et le sous-sol est riche en minerais non encore exploités.

Particularités et richesses du territoire

Particularité politique :

Le héros national et certains de grands hommes politiques congolais sont originaires du territoire de Katako-Kombe ; c’est le cas du village Onalua qui a vit naitre l’Héros National Patrice Emery Lumumba, Marcel Omokonge et André Kissasse-Ngandu. Quant à Christophe Lutundula Pen’Apala naquit à Katako-Kombe et l’Honorable sénateur Shé Okitondo en est également originaire.

Particularité culturelle :

Le riz accompagné de pondu appelé ‘’Eponga la djesse’’ est un repas délicieux et équilibré. C’est donc une culture et à la fois une richesse du territoire de Katako-Kombe. On mange spécialement en mains ce repas. D’ailleurs, ce repas est mangé dans le monde entier mais la spécialité est réservée aux sankurois de Katako-Kombe. D’ailleurs, quand on parle de la tribu Tetela, on se réfère toujours à Katako-Kombe.

Le dialecte Tetela est parlé à ce jour partout dans toute l’étendue de la République par le Tetela et voire même les non Tetela.

Les arts et les traditions culturelles, bien que subit une faible influence par les cultures de villes comme Kinshasa, Kindu et Kisangani dans les cités, demeurent préservés dans tous les secteurs.

Les Kumi Ekonda du territoire de Katako-Kombe sont de grands connaisseurs des esprits.

Les danses Akamba, Mpolo (danse folklorique) et Lokoto (dans coutumière à moitié nue) sont particulières du territoire de Katako-Kombe.

Données culturelles

Le territoire de Katako-Kombe dispose d’une diversité de dialectes. Le Tetela est une ethnie et tribus le plus dominant à 99 %. Toutefois, on parle aussi dans le territoire de Katako-Kombe: Ossambala, Yenge et Ohamba. Ces sont les sortes de dialectes Tetela les plus parlées.

Le territoire de Katako-Kombe dispose également de trois maisons de culture notamment : (1) Au Lycée Dioho dans le quartier Mission de la cité de Katako-Kombe, (2) au Marché de Katako-Kombe et (3) à Shinga 2.

On retrouve 2 bibliothèques à Wembo-Nyama et Il y a aussi 2 salles de théâtre à Wembo-Nyama avec 4 groupes de théâtres avec environ 500 spectateurs par spectacle. On retrouve aussi 6 orchestres musicaux tradi-modernes notamment à Awonda, à Ngomba, à Esake, à Lotola, à Otokatoka et Omama.

Il y a également de piroguiers, de vanniers, des guérisseurs traditionnels, des tailleurs, des menuisiers etc… les ivroiristes sont en voie de disparition dans le territoire.  En 2013, le service de culture et art du territoire a recensé 4 maisons de couture dans le chef-lieu du territoire à savoir : Lycée Dioho, LAMS, LOPINE fondation Maman Olive Lembe Kabila et Maison de formation UFELAK.

Langues parlées dans ce territoire

Tetela (100%)

Swahili (30%)

Lingala (25%)

Tshiluba (5 %)

Le dialecte Tetela est la langue parlée par toute la population et sur toute l’étendue du territoire de Katako-Kombe, malgré que certains dialectes Tetela particuliers soient parlés dans les différents secteurs et chefferies comme Ossambala, Ohamba et Yenge.

Le swahili est plus parlé dans les secteurs de Watambolo Nord, Watambolo Sud et Lukumbe ; Le Lingala est surtout parlé et influencé par les migrants venus de l’Ouest du pays (de Lodja  et Kinshasa) et les opérateurs économiques et Le Tshiluba est une langue vernaculaire parlée par une minorité de gens surtout à Lonya en provenance de Lusambo et Mbuji-Mayi.

A noter aussi que le dialecte Songe est parlé à 2 % de la population par les Basonge dans le secteur de Djalo et à Lonya.

Principales activités

Agriculture

Petit commerce

Pêche

Elevage

Dans le territoire de Katako-Kombe, l’agriculture vivrière reste la principale activité (environ 95% de ménages). Elle est pratiquée dans toute l’étendue du territoire. Les principaux produits agricoles sont le manioc, le maïs, le riz paddy, l’huile de palme, le haricot, l’arachide etc…

Le petit commerce se fait pour des articles manufacturés en provenance de Lodja , Kindu, Beni, Butembo, Kampala et Kisangani. La pêche est la troisième activité la plus importante dans le territoire. Elle est se fait souvent durant les saisons pluvieuses. De très grandes quantités de poissons sont prises et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente. D’ailleurs les « Kamba et Kenge » (poissons salés) de Katako-Kombe sont célèbres au Maniema et à Lodja . Elle est pratiquée généralement dans les rivières Lomami, Tshuapa et Lokenye et leurs affluents.

Il y a 3 sites organisés par l’ONG-D CDPRK qui est installée depuis septembre 2013. L’élevage de bovins, de porcs, chèvres, volailles et de moutons se fait quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation ou de commercialisation au niveau local. Le territoire de Katako-Kombe a la possibilité d’élever toutes les espèces gros et petits bétails selon le climat et sol de notre région surtout le Sud du Territoire. Il y a 2 fermes bovines. La cueillette des champignons, des ternîtes, des dynastes des palmes sont pratiquées périodiquement selon la nature.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 300 FC Acheteur : 1$ = 1 250 FC
Nombre d’opérateurs économiques 322

Principaux opérateurs économiques

Maison Lolo Moleka, opérant dans la vente en détails des produits manufacturés et divers

Maison Lokalys, opérant dans la vente en détails des produits manufacturés et divers

Maison Kasongo, opérant dans la vente détails des produits manufacturés et divers

Maison Sukisa, opérant dans l’hôtellerie et commerce général ;

Maison Okelo, opérant dans le commerce général.

Les opérateurs économiques du territoire de Katako-Kombe exercent activement leurs activités mais sont confronter à l’état de routes qui sont dans un état de délabrement très avancés et ne favorisent pas les activités commerciales. Ces opérateurs économiques ont comme principales activités le commerce des produits manufacturés (habits, pagnes, matériaux en plastiques, marmites, panneaux solaires, radios, téléphones, torches, batteries, appareils électroménagers, sucre, sel…) en provenance de Lodja , Kindu, Butembo, Beni, Kampala et Kinshasa.

La majorité des opérateurs économiques dans les villages exercent leurs activités dans leurs domiciles respectifs notamment ceux des Omelowo, Shinga-Lopaka, Ovungu, Ndjeka, Esongadjinga, Lotaha, Onawembo, Kahudi, Kiomi, Omeonga etc.

Principales activités des opérateurs économiques

Commerce général

Vente des produits manufacturés et divers

Vente des produits pharmaceutiques

Vente des articles de quincaillerie

Les principaux opérateurs économiques ont comme activité principale le commerce général, la vente des produits manufacturés et pharmaceutiques. L’activité minière n’est pas développée malgré les grandes richesses que regorge le territoire.

Les produits vendus dans les marchés locaux sont d’origine en général de Kindu, Butembo, Kampala, Lodja et Kinshasa.

 Le territoire dispose de 4 centres commerciaux, à savoir :

Marché public de Katako-Kombe, au chef-lieu du territoire ;

Centre commercial de Wembo-Nyama, dans le secteur de Lukumbe ;

Centre commercial de Djalo, dans le secteur de Djalo ;

Centre commercial d’Okitodimba, dans le secteur des Ukulungu.

Principales activités des PME/PMI

Commerce général

Vente de produits manufacturés

Vente de produits pharmaceutiques

Tenant compte de mauvais état des routes et pistes d’avions, les exploitants agricoles sont découragés et ne se contentent que de la production pour l’autoconsommation ; l’entretien de leurs plantations, le manque des opérateurs économiques pour l’achat et exportation de leurs produits demeurent le problème à résoudre.

Grandes entreprises locales

Le territoire de Katako-Kombe ne possède pas de grandes entreprises. il n’existe que des PMEA à faibles capitaux.

Principaux produits agricoles

Manioc

Riz paddy

Huile de palme

Maïs

Haricot 

Arachides

Le manioc est produit dans tous les secteurs du territoire de Katako-Kombe. Il est consommé soit en chichwangue soit en tubercules bouillies ou soit on sèche ensuite on va mouler pour obtenir la poudre (le fufu) destiné au repas. L’ensemble de la production est destiné généralement à l’autoconsommation. Le repas : Riz accompagné de pondu et un peu de la viande préparée avec l’huile de palme est le repas le plus consommé à 99% et cela dans tous les ménages ; aucun ménage ne fait 2 jours sans manger le riz avec le pondu.

Le maïs est également produit à quantité considérable destiné principalement à l’autoconsommation. Il est consommé sous forme d’aliments bouilli ou grillé au feu ou pour la fabrication de l’alcool (Lotoko) une partie de la production est également vendue aux marchés locaux ou exportés. Le riz paddy est produit à grande quantité et il est utilisé pour la consommation locale et une partie vendue dans les territoires voisins.

Le haricot est produit principalement dans les secteurs de Lukumbe, Ngandu, Basambala et les Watambolo.

Les principales cultures pérennes restent le café et le palmier (huile de palme qui est consommée une partie au niveau local et l’autre partie exportée dans les territoires voisins).

La production de l’huile de palme est en plein croissance et sa production augmente chaque année avec des productions initiées par l’ASBL Carrefour du Sankuru. La production est destinée à la consommation locale mais aussi pour vendre à Lodja et à Kindu.

Les plantations de palmiers artificiels abandonnés ainsi que le cafier dans la majorité de secteurs du territoire à cause de l’absence du marché (pas suffisant d’acheteurs) due aux mauvais états de routes. La majorité de la production est exportée vers Maniema.

Malgré les différentes cultures, la malnutrition touche une grande partie de la population plus précisément les enfants de 0 à 14 ans souffre de la malnutrition aiguë. Les repas ne sont pas variés ni équilibrés.

Principaux produits non agricoles

Poissons salés (Kamba et Kenge)

Chenilles

Champignons

Dynaste de palmier (Pose)

Ternîtes

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de KATAKO-KOMBE sont les poissons salés communément appelés Kamba et Kenge, des produits forestiers non ligneux (chenilles, les dynasties de palmier et champignons). Ils sont prélevés dans les forêts situées non loin des habitations et sont consommées périodiquement. Ils sont destinés à la consommation locale et sont trouvés dans tous les 4 secteurs du territoire. Les ternîtes sont attrapés dans les savanes souvent aux mois de novembre et décembre. 

Principales sources d’énergie

Principales sources d’énergie

Bois

Solaire

Groupe électrogène

La principale source d’énergie reste le bois. Tous les foyers du territoire de Katako-Kombe utilisent le bois soit pour la cuisson des aliments, soit pour chauffage ou sécher les produits de manioc ou dans d’autres usages.

Il n’y a pas du courant électrique dans le territoire de Katako-Kombe.

Le panneau solaire et groupe électrogène sont utilisés spécialement pour l’éclairage la nuit ou pour alimenter la radio ou télévision (le soir) ou charge téléphone et ordinateur. Le pétrole étant indisponible dans le marché et très coûteux, les ménages utilisent de petits panneaux solaires avec batteries enfin d’éclairer leurs maisons le soir.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 63

Hôpitaux Généraux de références

Katako-Kombe

Wembo-Nyama

Djalo-Ndjeka

Dikungu

Hôpital secondaire de Djalo-Ndjeka

Zone de santé dans le territoire

Katako-Kombe

Wembo-Nyama

Djalo-Ndjeka

Dikungu

Le territoire de Katako-Kombe possède quatre (4) zones de santé et pour chaque zone de santé, il y a un hôpital général de référence notamment l’HGR de Katako-Kombe, HGR de Wembo-Nyama, HGR de Dikungu et l’HGR de Djalo-Ndjeka. Mais la zone de santé de Djalo-Ndjeka possède également un Hôpital Secondaire à Ndjeka. L’HGR de Katako-Kombe est le plus grand et a une capacité de d’accueil de 120 lits tandis que l’HGR de Wembo-Nyama compte 100 lits et celui de Dikungu 80 lits. Les infrastructures qui abritent l’HGR de Katako-Kombe est en bon étant puisqu’il venait d’être réhabilité par la Coopération Belge et chaque 6 mois, une équipe de corps médical belge composé de médecins, chirurgiens et autres spécialistes viennent soigner les malades dans le cadre du projet MEMISA tandis que les autres hôpitaux généraux du reste de zones de santé sont en moyen état et une réhabilitation serait adéquate.

A noter également qu’un hôpital général de référence moderne est en construction à Djalo-Ndjeka qui aura une capacité d’accueil de 150 lits dans le cadre de PESS (Programme d’Equipement des Structures Sanitaires).

Les centres de santé fournissent des services en médecine générale et en pédiatrie. Il faut noter que la plupart des centres de santé sont faits en terre battue et en chaume, ils ne disposent pas d’assez de salles et le matériel utilisé est très souvent archaïque.

Une grande partie des médicaments est disponible dans les HGR, Centres de santé de grandes agglomérations et quelques pharmacies dans tous les secteurs du territoire de Katako-Kombe grâce à USAID, l’OMS et le projet PARSS qui font du ravitaillement régulier.  Mais quelques médicaments spécialisés ne sont pas disponibles et il faut les commander à Lodja ou Kindu ou à Kinshasa. Les médicaments les plus indiqués dans les ordonnances sont : Artesunate-Amodiaquine, ACT, Métronidazole, SP, SRO, Quinine, Paracétamol, Amoxicilline et Cotrimoxazole.

Maladies les plus récurrentes

Paludisme

Diarrhée simple

IRA

IST/VIH-SIDA

La malnutrition

Anémie

Les maladies les plus fréquentes sont le paludisme, la diarrhée simple, l’IRA, les VIH-SIDA et l’anémie. D’ailleurs le paludisme, le VIH-SIDA, la mal nutrition et la diarrhée sont les plus grandes maladies-causes de mortalités dans toutes les zones de santé du territoire de Katako-Kombe.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 336
Ecoles secondaires 185

ENTITES / Sous-Division

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

Katako 1

106

61

23801

8866

Katako 2

120

61

23668 6719

Katako 3

110

63

21150 5459

TOTAL

338

187

68619

21044

Le territoire compte trois sous-divisions : Katako I, Katako II, Katako III

Au total, on compte 2312 enseignants dans les 3 sous-divisions dont 605 de sexe féminin tant au primaire qu’au secondaire.

Les écoles pour la crèche et maternelle ne sont pas disponibles.

S’agissant des infrastructures scolaires, la majorité des écoles et salles de classes sont en pisés et en paille en dépit de la présence des efforts fournis par le Projet PRISS et des quelques autres appuis. Les élèves manquent de manuels scolaires (cahiers, livres, bics, crayons etc…)

La qualité de l’enseignement laisse à apprécier à deux niveaux : (1) Au niveau de contenu de l’enseignement (les matières dispensées) : le contenu est suffisant, bon selon le programme national de l’EPSP que ce soit au niveau primaire, secondaire et humanités ; bien qu’il importe d’adapter ce programme aux contextes présents ; (2) Au niveau de contenant (les enseignants) : le contenant accuse certaines lacunes ; au niveau primaire les enseignants sont des retraitables à environ 55% ; la qualité de l’enseignement est bonne au niveau primaire. Au niveau secondaire, la plupart des enseignants ou professeurs sont de sous-qualifiés (des jeunes diplômés d’Etat ou encours du premier cycle universitaire ou jeunes gradués sans emploi ni expérience professionnelle). 

Il y a un besoin à ressources humaines qualifiées au niveau secondaire, humanitaire et au niveau primaire pour la relève des enseignants qui sont censés partir en retraite mais pour manque de relève, ils ne peuvent être retraités. Il y a également besoin d’appuyer financièrement et matériellement les sous-divisions pour les formations et séminaires de renforcement de capacités annuelles des enseignants car les petites formations organisées dans les sous-divisions ne sont pas appuyé et ne permettent pas de relever les défis.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 2
Instituts supérieurs 4

Il existe deux universités dans le territoire de Katako-Kombe et quatre Instituts Supérieur de Techniques Appliquées. Ces établissements supérieurs se trouvent tous dans la cité de Wembo-Nyama à l’exception de l’ISEA qui se trouve à la Mission Dingele et l’Université Kimbanguiste et l’ISCID qui se trouve dans la cité de Katako-Kombe. Une moyenne de 200 étudiants s’inscrit chaque année à ISP et UPEL toutes les facultés confondues tandis que les autres institutions la moyenne des inscrits nouveaux étudiants s’élèvent à 50 étudiants. Il faut signaler que seules l’ISTM, l’ISP, ISEA et UPEL ont des bâtiments qui leurs sont propres. L’ISAM et ISCID louent des locaux pour en faire des auditoires.

Il y a lieu de remarquer qu’il existe deux types d’institution d’enseignement supérieur et universitaire au territoire de Katako-Kombe. Les institutions étatiques et institutions privées agréées. L’ISP Wembo-Nyama est la seule institution d’enseignement supérieur et universitaire Etatique.

L’ISP Wembo-Nyama est l’institution d’enseignement supérieur et universitaire la plus réputée du territoire par sa qualité d’enseignement, les options, l’organisation des cours et les corps académiques.

En outre, la majorité corps académique qui dispensent des cours sont des assistants et chefs de travaux.


ONG et projets

Nombre d’ONG 47
Principales activités

Santé

Agriculture, pèche et élevage

Développement rural

Humanitaire

Dans le territoire de Katako-Kombe se trouvent quelques ONG internationales, agences de nations unies et ONG nationales œuvrant dans le secteur de la santé telles qu’USAID, Fonds Mondial par l’entremise de CRS et SANRU, UNICEF, OMS, GAVI, Tuberculose et Lepre, etc… Ces ONG s’occupent principalement de de fourniture de produits pharmaceutiques, vaccination des enfants, appui logistique et financier de zones de santé et du traitement des épidémies. Par contre, les ONG locales évoluent principalement dans le développement rural et agriculture comme Carrefour du Sank/OtemaNdeka, UFELAK, CRDPK qui travaillent dans la production de l’huile de palme, de riz, maïs, de la pèche et élevage, aménagement et réhabilitation des routes dans le territoire avec l’appui de l’Union Européenne, la FAO et autres bailleurs de fonds. Les ONG les plus actives sont OtemaNdeka, UFELFAK, CDPRK, Lakaso, OPURR et IDK ; quant autres, elles sont dépourvues de moyens de financement leur permettant d’exécuter les projets de développement.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement

PARSS (Projet d’Appui au Secteur de la Santé), projet en cours

PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours

PRISE (Projet de Réhabilitation des Infrastructures Socio-économiques) financé par la Banque Africaine de Développement, projet en cours

Projet de réhabilitation de la route Odumbe-Wembo-Nyamba-Lomami, financé par FONER, exécuté par Caritas Tshumbe ; projet encours ;

PESS (Programme d’Equipement de Structures Sanitaires), projet encours

PADIR (Projet d’Appui Développement des Infrastructures Rurales ), projet encours

Les principaux projets de développement sur financement du gouvernement dans le territoire de Katako-Kombe sont le PARSS, PRISE, PADIR, PESS et le PRISS. Le PARSS ravitaille mensuellement en médicaments tous les hôpitaux et centres de santé du territoire. Quant au PRISS il a permis la construction et réhabilitation de quelques écoles primaires et secondaires dans le territoire notamment l’EP Ekanga, EP OhambeTambwe,  EP Okonda, EP DihelaLopano, EP Kinyamba qui sont en cours de réhabilitation etc.

Le projet PADIR va permettre de construire un marché moderne dans la cité de Katako-Kombe (encours de construction) et aménager 8 sources d’eau dont 4 dans la cité de Katako-Kombe et 4 autres dans la cité de Wembo-Nyama enfin de permettre à une portion de la population d’accéder à l’eau potable.

Le programme PESS quant à lui va permettre de construire un hôpital général de référence moderne à Djalo cité et réhabiliter 4 centres de santés.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Projet de promotion de la production de l’huile de palme pour un développement à la base dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ; exécuté par Carrefour du Sankuru ONG/D et financé par l’Union Européenne (projet en cours)

Projet d’augmentation de la production du riz de variété améliorée ‘’IRAT 112’’ et le maïs ‘’Musanganya’’ à au moins 400 ménages paysans en guise de multiplication des semences ; exécuté par Carrefour du Sankuru ONG/D et financé par l’Union Européenne (projet en cours).

Projet de santé intégré financé par USAID ; en cours

MEMISA, financé par la Coopération Belge.

Le projet de promotion de la production de l’huile de palme pour un développement à la base dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ; exécuté par Carrefour du Sankuru ONG/D et financé par l’Union Européenne cible 6000 ménages paysans et permet d’augmenter la production de l’huile de palme à partir des palmiers existants par l’amélioration des techniques de cuisson et aussi introduire la nouvelle variété de palmier, CostaRica, souche congolaise Yangambi. Quant au projet d’augmentation de la production du riz de variété améliorée ‘’IRAT 112’’ et le maïs ‘’Musanganya’’ à au moins 400 ménages paysans en guise de multiplication des semences, il a permis d’acquérir 800 kg de semences multipliés en saison A de l’année 2014 produisant 9 tonnes en saison A de l’année 2015 et aussi la distribution de riz IRAT 112 à 400 ménages à raison de 20 kg par ménage.

Le projet de santé intégré avec l’intégration de l’approche PBF (Performance Basée sur les Résultats) financé par USAID vise à améliorer la qualité, l’accès et la disponibilité de service PMA et PCA plus dans la zone de santé de Wembo-Nyama. Ce projet en cours d’exécution a commencé en 2013 dans la zone de ladite zone.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

Le territoire de Katako-Kombe est accessible soit par voies routières, soit par les biefs navigables ou soit par voies aériennes. Par voie aérienne, le territoire possède une piste en mauvais état c’est la piste de Okitomandjadi à 8 km² de la cité de Katako-Kombe et est non praticable depuis la rébellion jusqu’à ce jour. Il possède également six pistes d’atterrissages non asphaltés pour avions petits porteurs à Mission Dingele (à 12 km² du chef-lieu Katako-Kombe, c’est pour Mission Méthodiste), à Wembo-Nyama (Mission Méthodiste), Dikungo (Mission catholique), à Nyeme (Mission Kimbanguiste), à Oduku (Mission Protestante) et à Djalo-Ndjeka (Mission protestante). Seule les petits porteurs de l’Eglise Méthodiste Unie font quelques trafics (atterrissages) dans le territoire. Ces pistes sont en mauvais état et il y a nécessité d’aménager et asphaltés enfin de permettre un grand trafic aérien. L’hélicoptère de la MONUSCO emprunte chaque le stade Lumumba pour atterrissage. Quand l’accessibilité routière, les routes permettant d’entrer et de sortir du territoire sont :

La route qui va de Katako-Kombe via Wembo-Nyama à la rivière Lomami jusqu’à Kindu au Maniema : Mauvais état de route dans la partie Katako-Kombe à Wembo-Nyama, le reste de la partie est en réhabilitation par CTB.

Katako-Kombe à Kalema via Owele : mauvais état, des ponts à réparer ;

La route Wembo-Nyama à Lodja  via Tshumbe : en moyen état, il y a quelques travaux de 5 chantiers ;

Route Katako-Kombe à Kindu : Très mauvais état, route impraticable ;

Route Katako-Kombe à Loja via Djalo et Okolo : Mauvais état

Route Wembo-Nyama Lubefu : Moyen étant

Route Wembo-Nyama Lusambo à 350 km² : Mauvais état

Toutefois, quelques camions arrivent avec des produits manufacturiers et au retour ils partent avec les produits agricoles vers les territoires voisins. Par voie navigables, il est possible d’emprunter des pirogues, canaux rapides et voire bateaux qui naviguent sur les rivières de Lomami. A 5 minutes de traversées en pirogue, on arrive au Maniema vice versa avec le territoire de Katako-Kombe. C’est ainsi que plusieurs pirogues non motorisées et motorisées transportant des marchandises telles que :

Les produits agricoles (riz, maïs, banane),

Huile de palme,

Les poissons salés,

La viande de brousse sont exportés au Maniema et à Kisangani ;

Et ces mêmes pirogues transportent les commerçants avec les marchandises en provenance de Kindu, Kisangani, Kampala et autres origines. Mais il y a une contrainte, il n’y a plus de barques ni un pont le long de la rivière Lomami. C’est donc une urgence de construire de ponts ou installer des barques. Il y a 14 beachs de traversé par pirogues dont 4 seulement qui sont opérationnels notamment le beach de Bulaïti dans la chefferie des Batetela Arabisées, le beachAlumba-Shopo dans le secteur de Watambomo Nord, le beach de Lokedi à Ngando et le beach de Olota dans le secteur de Lukumbe et 10 beachs autres ne sont pas encore opérationnels avec la décision de l’administration du territoire. Le port de Katopa (SODIKAS) devient impraticable sauf la baleinière de de gens du parc du Maniema qui trafique avec leur canot rapide et or bords. La coopération Kimbanguiste qui se prépare à l’ouverture.

Le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport sur la rivière Lomami en destination de Kindu et environs avec à l’arrivée des marchandises manufacturées et au départ des produits agricoles et par la route en destination de Lodja.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Il y a trois réseaux de télécommunication dans le territoire deKatako-Kombe à l’occurrence Vodacom, Orange (Tigo est en fusion-absorption avec Orange) et Airtel. Le réseau Vodacom couvre le chef-lieu du territoire, Katako-Kombe, à la cité de Djalo, à Ndjeka, à Dingele, Opombo et à Dikungu ; tandis que le réseau Airtel uniquement dans la cité de Wembo-Nyama, quant à Orange, nouvellement lancé, le réseau est accessible uniquement dans la cité de Katako-Kombe. La communication n’est pas très bonne à certains endroits et à certaines heures de la journée et dans les autres villages, il n’y a aucun réseau de communication. On retrouve le service M-Pesa (à faibles capitaux pour envoi et retrait) les zones couvertes par le réseau vodacom. La connexion internet à travers ces réseaux est très lente (2G) et ne passe qu’à certaines heures de la journée, plus surtout la nuit à partiri de 23h00. Les cartes d’unités ne sont pas disponibles, on utilise seulement le système de flash. La carte Sim que ça soit Vodacom ou Orange ou Airtel se vende à 1000 FC la pièce.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Dans le territoire de Katako-Kombe, il y avait des hôtels en activités mais lors de l’arrivée des rebelles dans les années 1999-2001, les hôtels ont fermés à l’exception de l’Hôtel Sukisa situé au centre de la cité de Katako-Kombe et l’hôtel Face B à Wembo-Nyama qui sont resté en plein activité jusqu’à ce jour. On compte aussi, le Centre d’accueil protestant à Wembo-Nyama et Le couvent des Abbés à Katako-Kombe qui hébergent de visiteurs passagers.

Le territoire possède aussi une réserve naturelle pour les Okapi et Bolombo. Il y a également trois sites touristiques notamment : Savane d’Otodi, Monument de l’héros national Patrice Emery Lumumba et le site de Polepole dans le secteur des Watambolo Nord dont il y a eu 2 visites en 2015 des citoyens Sud-Africain, de la France et de la Tanzanie pour la conservation de la nature et recherche des chimpanzés et gorilles.

Les secteurs de Watambo-Nord et la chefferie des Arabisés se trouvent dans la zone tampon du Parc National de la Lomami.

Espèces phares de la faune

Les poissons fumés communément appelés Kamba et Kenge

Okapi

Bolobo

Paon congolais

Les singes

Espèces phares de la flore

Le Bois noir (Ebène),

Les Okolongo,

L’Alisier,

Le Dihake,

L’Elondo.


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire est relativement calme dans le territoire de Katako-Kombe, en dépit quelques cas sporadiques d’insécurités enregistrées, notamment :  

  • le conflit ethnique qui oppose les tribus des Bassambala et les Ahamba dont les effets subsistent jusqu’à ce jour malgré des interventions territoriales ;
  • conflit de pouvoir dans le village Lomandji, Okitodimba et ses environs.

 


Opportunités de développement

A l’instar des autres territoires de la Province du Sankuru, le territoire de Katako-Kombe est le plus grand de la province.

En dépit de son enclavement, le territoire de Katako-Kombe possède d’énormes opportunités de développement plus que tout autre territoire de la Province du Sankuru :

Pour l’agriculture 

Avec son sol du climat tropical, le territoire de Katako-Kombe est très riche à toutes sortes de cultures agricoles notamment les cultures vivrières, les cultures pérennes, les cultures fruitières et maraichères et cela en toutes saisons, que ça soit la saison sèche ou la saison de pluie. Son sol très fertile et sous-sol riche en minerais, il compte environ 85 sites de production agricole ou bassins de production agricole et plus de 45 sites potentiels avec des terres arabes ; cette énorme potentialité reste à exploiter.

C’est ainsi, qu’il y a lieu de développer des cultures comme :

Le riz

Le manioc

Le palmier à huile

Le caféier

L’arachide

Le cacaoyer

Le coton

Etc…

En effet, en développant ces cultures, cela permettrait d’améliorer les conditions socio-économiques de la communauté locale entre autre : réduire le niveau général de la pauvreté, éradiquer malnutrition aigüe qui ronge les enfants de 0 à 14 ans, améliorer le niveau de revenu de ménages agricoles, exporter vers d’autres territoires les produits agricoles (riz, manioc, huile de palme, arachide, coton etc…).

De même, le territoire de Katako-Kombe est un territoire agro-pastoral ; l’élevage de petits bétails, gros bétails et volailles est aussi très favorable ; il y a des savanes et forêts permettant de faire tous ces types d’élevage. 

 Exploitation minière

Les sols et sous-sols du territoire de Katako-Kombe sont très riche en minerais mais encore non exploités. Plus de 14 sites miniers répertoriés et non encore exploités dans le territoire. On peut exploiter le diamant, l’or, le cuivre, le mercure, ….

Il y a des indices de calcaire dans le village Omeonga dans le secteur des Bassambala.

 Hydrographie 

Avec ses 14 cours d’eau dont :  Lomami, Lokenye, Laha, Nombe, Okolongoshi, Lonya, Lotembo, Ukulungo, Lodima, Lokombe, Ovulambe, Lovia, Amboko, Loha, Lole, Losale, Okundo, Ongomadi, Woloe, Osahola et Lodja  ; le territoire de Katako-Kombe dispose donc un réseau hydrographique non encore exploiter.  Et donc, s’il y a effort du Gouvernement (pouvoir central et provincial) et des bailleurs de fonds dans le sens de créer de micro et moyennes barrages dans l’une de ces rivières, surtout avec la rivière Lokenye et ses affluents, cela pourra desservir effectivement en électricité le territoire de Katako-Kombe et les territoires voisins voire l’ensemble de la province du Sankuru.

Dans la même optique, la pêche industrielle peut être développée dans ces différentes cours d’eau enfin d’augmenter la production de poissons et ainsi réduire la famine et améliorer le pouvoir d’achat de pêcheurs essentiellement ceux qui pratiquent la pêche dans les rivières Lomami et Lokenye.

 

Environnement et tourisme :

Il se trouve dans le territoire de Katako-Kombe des grandes forêts avec plusieurs espèces animales à pérenniser. D’ailleurs le Parc National de la Lomami en est la preuve. Le territoire de Katako-Kombe, dans la partie de la chefferie des Batetela Arabisés et Watambolo-Nord, se trouve dans la zone tampon dudit parc.

Les forêts de Katako-Kombe non encore déboisées et ses savanes non brulées contribuent à la REDD+ malgré le non encadrement de la population dans le domaine. Son écosystème est riche est encore non exploité à ce jour.

On peut visiter de sites touristiques comme la réserve naturelle pour les Okapi et Bolombo, la chute de Katopa, la savane d’Otodi, le monument de l’héros national P.E. Lumumba à Onalua, le site de Polepole dans le secteur des Watambolo-Nord, l’Eglise Méthodiste de Wembo-Nyama, les forêts avec des singes, les paons congolais et autres espèces animales, etc.

 Ressources humaines 

Dans le territoire de Katako-Kombe, la main d’œuvre est disponible et abondante même si elle est encore peu qualifiée mais il y a possibilité de renforcer les capacités pour certains besoins spécifiques. La majorité de la population est composée de jeunes dont l’âge varie entre 12 à 35 ans.

 Infrastructures routières et Commerce général 

Le territoire de Katako-Kombe est situé au centre de la République Démocratique du Congo. Son désenclavement permettra un développement économique de la RDC en générale et en particulier de la province du Sankuru. L’ouverture et réhabilitation de routes de ce territoire s’avère donc capital enfin de permettre à l’évacuation des produits commerciaux dans les différents coins de la République de l’Est vers l’Ouest vice-versa en passant par le grand Kasaï dont Katako-Kombe en est le centre et ainsi permettra un grand flux économique à l’intérieur de la République. Il est donc question de réhabiliter ses axes routiers d’intérêt national et de dessertes agricoles comme la route qui quitte Kinshasa-Kikwit-Kananga-Lodja -Katako-Kombe-Kindu et vers d’autres destinations de l’Est du pays.  Cette route permettra de relier Kinshasa (capitale du pays) à l’Est du pays notamment Kindu, Goma et autres territoires par voie routière.  Base de développement et croissance économique endogène.

De même, au regard des atouts du territoire pour la production agricole à grande capacité pouvant subvenir aux besoins locaux et provinciaux. Avec un effort de la part du Gouvernement et de bailleurs de fonds, on peut ainsi installer une industrie ou filière de production pour produire à grande quantité de produits agricoles (riz, manioc, huile de palme, arachide et autres), transformer et commercialiser à l’échelle nationale.

 Micro finance et banque

Le territoire de Katako-Kombe est un terrain non encore exploiter pour le micro finance, il n’existe aucune micro finance, ni coopérative d’épargne et de crédit ni messagerie financière à Katako-Kombe ; et pourtant il y a un grand besoin en micro finance enfin de développer les commerces et les activités agricoles ; il y a donc nécessité d’installer une micro finance ou coopérative agricole pour accompagner les agriculteurs à développer leurs activités et ainsi augmenter la production agricole du territoire ou coopérative d’épargne et de crédit car cela permettra aux opérateurs économiques de créer des PME ou de consolider leurs affaires tout en épargnant pour des investissements futurs ; surtout avec la politique de la bancarisation prônée par le Gouvernement Central.  C’est aussi une opportunité à saisir pour les banquiers.

Grosso modo, si le Gouvernement (province central et pouvoir provincial) et les bailleurs de fonds avaient conjugués des efforts pour exploiter ces différentes opportunités ; cela permettra le désenclavement du territoire, la relance de l’économie et développement socioéconomique, l’émergence de la classe moyenne, la réduction de la pauvreté, l’éradication de la malnutrition aiguë des enfants de 0 à 14 ans dans le territoire et surtout cela suscitera un développement endogène de la Province et de la RDC. 

 

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