Territoire de Lubefu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Sankuru
Superficie 12 229 km²
Taille estimée de la population 336 434 hab.

(source: Rapport Annuel du Territoire 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Lubefu est une entité déconcentrée de la province de Sankuru crée par l’ordonnance n° 26/ AIMO du 24 février 1945.

Limite :

  • Au Nord par le territoire de Katako-kombe
  • Au sud par le territoire de Kabinda
  • A l’Est par le territoire de Lubao et de Kibombo (province du Maniema)
  • A l’Ouest par le territoire de Lusambo

Coordonnées géographique

  • Longitude : 23°25’
  • Latitude : 4°35’
  • Altitude : 530mètre

Climat

C’est le climat tropical humide qui y règne avec une alternance de deux saisons, à savoir la saison de pluies qui s’étend du mois d’Aout jusqu’en Mars, pendant cette période les pluies sont abondantes et des chaleurs très fortes. La saison sèche qui s’étend du mois d’Avril jusqu’en Juillet. Le chaud y est toujours senti en prédominance. Mais une petite saison sèche s’observe à la fin de Mai et de Janvier en début de Février.

Le niveau de précipitation annuel moyen est de 1800 mm, avec un signalement des brouillards matinaux parfois prolongé dans les mois de Juin, Juillet et en Aout.

Temperature

La température varie selon les saisons et oscille autour de 25° à 30°C suivant les saisons.

Hydrographie

Le territoire est baigné par deux grandes rivières à savoir la Lubefu et la Lomami ainsi que par leurs affluents tels que Luandanda ; Lodjo ; Lombela ; Zeke oteshi ; Solo ; Kalumiya ; Kalembe ; Shenga ; Luedi et Lukula lukedi.

Végetation

La végétation est à prédominance une savane arbustive mais le long des cours d’eau, la végétation est couverte par des galeries forestières et quelques champs des cultures telles que, le riz ; le manioc ; l’arachide ; le maïs ; le millet. Le groupement herbeux dans la savane est constitué des espèces d’Imperata cylindrica ; l’Hyparrhenia diplandra ; l’Hyparrhenia familiaris.

Type de sol

Le sol est à dominance sablo-argileux avec présence des graviers et des rochers sur un relief moins accidenté. Tandis que le long des cours d’eau le sol est argileux.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire de Lubefu a 70% de sa superficie couverte par une savane herbeuse et parfois arbustive sur un relief moins accidenté, pouvant permettre le développement d’un élevage à grande échelle.

  • son sol; est fertile dans les villages qui entourent le chef lieu du territoire tandis que sur place au chef lieu du territoire, le sol est peu fertile.
  • sa vegetation; elle est dominée par la savane dont la savane boisée dans le secteur de Mondja-ngandu, Ngandu wuma et une aprtie du territoire, tandisque les secteur de Ndjovu et de Basonge dominé par la foret.

Les richesses du territoire de lubefu sont moins nombreuses à part l’exploitation artisanale de diamant devenu difficile. Les cultures ne sont que des subsistance en generale.

Données culturelles

Lubefu vient de la langue Songe sur le plan ancestral et signifie « oublié le ventre »; termesouvent dit aux visiteurs arrivant dans le territoire suite à la famine qui accablait le milieu dans le temps ancien; suite à cette disette les ancetres exhortaient leurs visiteurs d’endurer et de supporter cette misere durant leur sejour dans le territoire.

Dans le territoire de Lubefu, l’on trouve les tribus suivantes :

Batetela (75%) : habitant les secteurs de Mondja-ngandu, Ndjovu et Ngandu-wuma. Ce peuple est en majorité hospitalier envers les etrangers. Leurs fetes ou rassemblements sont toujours agrémentés par le tam-tam en peau d’animal appelé« Lokombe» et des clochettes appelées « Lokolé».

Le secteur de Basonge est habité par la tribu Songe (24%) ainsi que les minorités des pygmées (1%) que l’on trouve dans les forets des groupements de Bamilenge et de Bapalaba. Ces peuples sont occultistes en nature. Les Songes utilisent le Lokole (cloche) ; le tambour comme moyen de communication. Ils les utilisent aussi dans des manifestations publiques, heureuses (fetes) ou malheureuse (deuil). Ils ont encore développé l’art de la statuette en utilisant le bois.

Langues parlées dans ce territoire

Elles sont au nombre de deux à savoir :

  • La langue Tetela « Otetela » utilisée par les Tetela; venant du terme Resistance « etete » 
  • La langue Songe, utilisée par le peuple Songe dont le centre se trouve à au groupement de Milela

La langue Tetela a le « Songo » comme variante, parlée par le peuple habitant le groupement Songo, l’un de plus grand et le plus peuplé de tout le territoire de Lubefu. Le Kalembwe est pour la langue Songe. Toutes deux diffèrent de leurs langues d’origine par la prononciation des mots de leurs utilisateurs ainsi que la résonnance et la vitesse dans le dialogue. Facilement quelqu’un qui utilise une de ces deux variantes peut ou n’est peut pas être compris par d’autres parlant la langue d’origine mais lui comprend facilement ses interlocuteurs.

Mais aussi dans le territoire on peut signaler l’utilisation par quelques étrangers, de Lingala (par ceux en provenance surtout de Lodja, de Kananga et de Kinshasa), le Tshiluba (par ceux en provenance de Mbujimayi) ainsi que le Kiswahili (par ceux en provenance de la province du Maniema).

Principales activités
  1. Agriculture (80%)
  2. Pêche (10%)
  3. Petit commerce (8%)
  4. Elevage (1%)
  5. Cueillette (1%)

L’agriculture pratiquée est destinée à l’autoconsommation et le faible surplus est vendu au marché, cette activité est pratiquée avec des outils rudimentaires et des semences datant de l’époque coloniale pour la plupart des cultures, ceci ne pouvant jamais permettre à cette activité d’être compétitive en ce qui concerne la quantité et la qualité des produits à fournir sur le marché.

La pèche est seulement traditionnelle et pratiquée par quelques particuliers occasionnels sur la rivière Lomami, qui le font après leur activité champêtre, alors que dans le temps jadis un grand centre de pêche était développé dans le village de Londeke se situant sur une de rive de la Lomami ou une pêcherie était organisée est équipée et qui fournissait une grande quantité des poissons dans le territoire voisins ainsi que dans les villes à proximité. Aujourd’hui on assiste au délaissement de ce centre et les pêcheurs sont laissés à leur propre sort. Le peuple de Lubefu n’est pas éleveur car le seul élevage est fait en divagation et cela pour l’autoconsommation; le manque d’un élevage à grande échelle est due à la non disponibilité des produits vétérinaires car une simple épidémie ravage les bêtes et décourage les éleveurs alors que le territoire regorge une vaste savane propice à cette activité.

Le petit commerce est développé dans quelques centres des secteurs et est composé des produits de première nécessité de l’alimentation, des produits pharmaceutiques et cosmétiques ainsi que des carburants.

La cueillette est surtout une activité de prédilection du peuple pygmée de la forêt du groupement de Bamilenge et de Bapalaba.

Dans le territoire de Lubefu, la pisciculture est aussi une activité régénératrice de revenu mais faiblement exercée par la population et seulement quelques habitants détiennent des étangs ou les Tilapia et le Clarias sont beaucoup plus cultivés.

 


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 370 FC Acheteur : 1$ = 1 400 FC
Nombre d’opérateurs économiques 13

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissements Lolo Moleka, opérant dans la vente des produits alimentaires, les pièces de rechange pour vélos et motos ainsi que le carburant.
  2. Etablissements Okelo, opérant dans le transport et le commerce général.
  3. Etablissements Omba Felix, opérant dans le commerce général.
  4. Etablissements Wongo, Fils opérant dans le commerce général.
  5. Etablissements Yemayema, opérant dans le commerce général.
  6. Etablissements Fido, opérant dans le commerce général

Il existe dans le territoire de Lubefu treize opérateurs économiques. La majorité de ces opérateurs se trouve à Tshumbe dans le secteur de Mondja-ngandu. Les opérateurs économiques du territoire Å“uvrent principalement dans la vente des produits alimentaires, pharmaceutiques et les divers ; ils font aussi la vente d’habits, de pièces de rechange pour vélo et moto, de matériaux plastiques, des panneaux solaires et différents accessoires d’installation (les accumulateurs, le fils, etc.) Tous les opérateurs font la vente en gros et en détails de leurs produits.

Les établissements Okelo, en plus du commerce général, opèrent aussi dans le transport par voie routière de produits en provenance de Kinshasa, depuis le port de Djondo jusqu’au centre de Tshumbe, vers Lodja ou vers Wembonyama dans Katako-kombe. Dans le même registre, les établissements Marc Munkoyi Fils (MMF) et Omek, Å“uvrent dans le transport fluvial (en utilisant bateaux et baleinières) en provenance de Kinshasa pour servir le territoire de Lubefu en vivres et non vivres manufacturés.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Exportation et vente des produits alimentaires (manufacturés)

  2. Exportation et vente des produits pharmaceutiques

  3. Exportation et vente des divers (habillement, pièces de rechange)

  4. Exportation et vente des carburants et huiles moteurs.

  5. Transport.

Principales activités des PME/PMI
  1. Vente des produits cosmétiques.
  2. Vente des produits pharmaceutiques et alimentaires manufacturés.
  3. Vente de pièces de rechange pour vélos et motos.
  4. Vente de carburant et huile moteur.
  5. Production artisanale et vente de l’huile de palme et de savons à base de soude caustique.

La plupart des opérateurs économiques associent dans leurs dépôts et boutiques la vente des produits cosmétiques, la vente des produits alimentaires manufacturés, la vente des pièces de rechange pour motos et vélos ainsi que la vente des carburants et huiles moteurs. Certaines ne font que la vente des produits cosmétiques. Les produits pharmaceutiques eux sont vendus séparément.

Grandes entreprises locales

On ne peut pas parler de grande entreprise locale tel quel dans le territoire ; Lubefu ne compte que quelques établissements opérant dans le commerce général. Toute production dans le territoire se fait à l’artisanale par manque des partenaires et investissement dans le secteur de production.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (35%)
  2. Paddy (30%)
  3. Maïs (18%)
  4. Arachide (12%)
  5. Millet (5%)

Le manioc est produit en grande quantité dans le secteur de Basonge, dans Mondja-Ngandu et dans Ndjovu on produit plus le Paddy, le maïs et le Millet tandis que dans Ngandu-Wuma on se focalise de plus en plus sur la production de l’arachide. La production annuelle du territoire en manioc est de 20,613 kg pour le manioc séché, et est de 23,342 kg pour la farine de manioc.

Le manioc, le maïs et le millet sont transformés en farine artisanalement ; les populations locales dans leur majorité pilent ces produits, en utilisant le mortier et pilon en bois ; seul le secteur de Basonge et le village de Tshumbe possèdent des moulins pour mais et manioc.

  • Manioc (Mange) en farine de manioc puis en foufou (Lohota) ou en Shikwang ou en (chuka)
  • Le paddy en riz grain (Eponga) en riz cuit (Ma)
  • Arachide coque en arachide graine (Dowe)
  • Maïs épis (Ahoho) en maïs graine en farine puis en foufou ou en bouillie (esao).
  • Millet (Asami) en farine puis en foufou ou en bouillie (esao).
Principaux produits non agricoles
  1. Huile de palme (55%)
  2. Anguilles (30%)
  3. Champignons (10%)
  4. Chenilles (5%)

L’huile de palme est produite artisanalement dans le secteur de Ndjovu, précisément à Shenga, sur une ancienne plantation datant de l’époque Belge, aujourd’hui abandonnée.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (98%)
  2. Solaire (2%)

Le bois, sous toutes ses formes, est la principale source d’énergie dans le territoire; il est utilisé comme bois de chauffe directement ou comme braise. Le panneau solaire, par contre, est surtout utilisé pour l’éclairage des maisons, et la charge des batteries des téléphones et autres appareils. A Lubefu, à l’absence de services de l’Etat chargés de l’énergie.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 3
Nombre de centre de santé 32

Le territoire de Lubefu compte deux hôpitaux généraux de référence : celui de Minga, situé dans le secteur de Ndjovu ; avec comme secondaire l’hôpital de Lubefu situé au chef-lieu du territoire et celui de Tshumbe « sainte marie », situé dans le secteur de Mondja-Ngandu. La zone de santé rurale de Minga possède à lui seul, deux hôpitaux dont un de référence, celui de Minga et un secondaire celui de Lubefu situé au chef-lieu du territoire.

L’hôpital général de référence de Minga a été créé par les pasteurs américains de l’église méthodiste, On y trouve des services de consultation générale, urgences médicales, chirurgie, gynéco-obstétrique, laboratoire, médecine interne, réanimation, pédiatrie, imagerie médicale, échographie, radiographie.

L’hôpital général de Tshumbe organise les mêmes services ; il y ajoute ceux de dépistage de la lèpre et de la tuberculose.

L’hôpital général de référence de Tshumbe a été conçu pour une capacité d’accueil normale de 150 lits mais suite à l’écroulement de certains bâtiments, celui-ci à une capacité de 50 lits utilisable. Celui de Minga en ce temps a une capacité d’accueil de 25 lits. La capacité d’accueil de ces hôpitaux va continuer de baisser si rien n’est fait car les bâtiments continuent à se délabrer d’avantage et en s’écroulant.

Le territoire compte aussi 32 centres de santé, dont 18 appartiennent à la zone de santé de Minga et 14 à celle de Tshumbe. La totalité de centres de santé fournissent des services en médecine générale et en pédiatrie, et ont une capacité d’accueil totale de moins de 15 lits.

Le secteur de Basonge n’a aucun hôpital dans son ensemble. Plusieurs groupements se contentent des quelques centres de santé et parfois des postes de santé à leur sein.

Bon nombre de médicaments ne sont pas disponible dans les pharmacies, du fait du non présence des partenaires, et de l’enclavement du territoire en entièreté.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (50%)
  2. Malnutrition (25%)
  3. Infections Respiratoires Aigues (12%)
  4. Maladie diarrhéiques (8%)
  5. Infections Sexuellement Transmissible (5%)

Ces maladies sont fréquentes dans le milieu suite aux conditions du milieu et du mode de vie de la population ; le paludisme est favorisé par la présence dans le territoire de plusieurs rivières marécageuses, qui favorisent la prolifération des moustiques, du faite aussi de la faible utilisation des moustiquaires imprégnés des insecticides pour la plupart des ménages. La malnutrition est visible dans le territoire pour la plupart des ménages car ceux-ci sont en insécurité alimentaire suite à non disponibilité d’une nourriture de qualité et de quantité suffisante et tout cela car le revenu du ménage est bas et ne permet pas la prise en charge alimentaire de tous les membres du ménage, aussi par le fait qu’il y a non diversité dans le régime alimentaire.

Les infections respiratoires, sont surtout fréquentes sur les personnes ayant un mode de vie plus actif dans l’agriculture car les conditions pour exercer cette activité sont vraiment rudimentaires, avec utilisation d’outils traditionnels pendant un temps assez grand et cela sur des grandes superficies. Les maladies diarrhéiques sont dues dans le territoire par la non présence d’un service de traitement d’eau car l’eau consommée est puisée des sources aménagées artisanalement ou directement dans les rivières qui parfois n’ont aucun entretien ou traitement.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 175
Ecoles secondaires 81

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

Nombre d’enseignants

G

F

G

F

PRIMAIRE

SECONDAIRES

H

F

H

F

Mondja -Ngandu

45

31

4554

6036

4203

2092

417

68

495

134

Ndjovu

47

10

4622

4223

431

380

325

72

87

9

Ngandu Wuma

38

19

3453

3135

1143

771

203

51

228

42

Basonge

44

23

3818

2982

878

446

315

63

219

17

Le territoire de Lubefu possède au total 257 écoles dont parmi elles, 174 écoles primaires et 83 écoles secondaires ; dans chaque secteur du territoire il existe au moins une école primaire et secondaire. La moyenne d’élèves dans les écoles primaires est de 32 823 dont 16 376 filles et 16 447 garçons dans l’ensemble du territoire. Pour les écoles secondaires, cette moyenne est de 10 344 dont 3 689 filles et 6 655 garçons dans tout le territoire.

La qualité de l’enseignement dans le territoire est mauvaise car le calendrier scolaire est difficilement respecté suite aux différents maux dont on peut citer: le nombre de jours que les cours sont arrêtés suite à la paie des enseignant par le système de bancarisation qui se fait à de kilomètre parfois de domicile de ceux-ci. Les enseignants parcours des grandes distances souvent à vélo ou pour la plupart à pied laissant les élèves seuls dans les salles de classe.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 2
Instituts supérieurs 4

Université

/Institut supérieur

Entité

/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

Nombre de chef des travaux

Nombre des assistants

Université Notre Dame de Tshumbe

Mondja-Ngandu à Tshumbe

Informatique

Médecine

Psychologie et science de l’éducation

Agronomie

Economie

Droit

612 dont 124 filles

68 dont 1 femme

05 dont 1 femme

40 dont 7 femmes

Institut Supérieure des Techniques Médicales de Tshumbe

Mondja-Ngandu à Tshumbe

Kinésithérapie,

nutrition et Diététique

techniques de laboratoire et d’analyse biomédicale

145 dont 74 filles

04 dont 0 femme

5 dont 0 femme

47 dont 5 femmes

institut supérieur des arts et métiers de Tshumbe

Mondja-Ngandu à Tshumbe

construction (bâtiments et travaux publiques)

habillement (coupe et couture)

106 dont 48 filles

2 dont 1 femme

9 dont o femme

14 dont 4 femmes

Institut Supérieure de Management et de l’informatique

Mondja-Ngandu à Tshumbe

Criminologie

Développement rural

Informatique

46 étudiants inscrits dont 12 sont des filles

1 dont 0 femme

6 dont 0 femmes

15 dont 2 femmes

Institut supérieur Pédagogique de Lubefu au centre

au chef lieu du territoire

Droit

Informatique

Economie

86 dont 17 filles

1 dont 0 femme

1 dont 0 fille

25 dont 1 fille

Université Libre de Mwenga

au chef lieu du territoire

Droit

Science de l’éducation

9 dont 1 fille

2 dont aucune femme

2 dont aucune femme

8 dont aucune femme

Dans le territoire de Lubefu, il existe au total Six institutions supérieures dont quatre parmi elles sont des instituts supérieures et seulement deux sont des universités. Parmi les universités il y a un auditoire de l’université Libre de Mwenga qui se situe au chef-lieu du territoire avec comme option phare ; la science de l’éducation.

L’université emblématique du territoire est l’université notre dame de Tshumbe appartenant à l’église catholique et regorgeant la majorité des jeunes étudiants du territoire car ayant un nombre élevé d’option et une capacité d’accueil beaucoup plus élevée. L’institut supérieur des arts et métiers détient les plus beaux bâtiments et un cadre organisé pour une bonne éducation des jeunes dans tout le territoire, en son sein l’option de construction comportant les bâtiments et travaux public est organisée ainsi que celle de l’habillement regorgeant la coupe et couture, et se situe à Tshumbe.

Il existe dans le chef-lieu du territoire une Institut Supérieure Pédagogique dont les activités commencent à peine de débuter malgré que ces derniers exercent dans des bâtiments en chantier pour un bloc et un autre bloc seule quelques stiques d’arbres sans murs servent à soutenir la toiture.

Il existe dans le territoire précisément à Tshumbe une Institut Supérieure de Management et de l’informatique qui a son sein organise les options telles que :

  • L’informatique,
  • Le développement rural,
  • La criminologie
  • La gestion scolaire.

Aussi une Institut Supérieure Technique Médicale est présente à Tshumbe et organise les options telles que :

  • La Kinésithérapie,
  • La nutrition
  • Diététique
  • Les techniques de laboratoire et d’analyse biomédicale.

Dans toutes ces institutions à part à l’université Notre dame de Tshumbe, le nombre des jeunes inscrits est encore faible.


ONG et projets

Nombre d’ONG 1
Principales activités

Aucune organisation non gouvernementale internationale n’a un bureau présent dans le territoire et cela dans tous les secteurs. Juste leurs actions sont faites à distance avec quelques prises en charge et actions diverses dans le domaine des formations, des renforcements des capacités.

Toutefois il existe une organisation non gouvernementale de développement (ONGD) locale du nom d’ADDEF soit Association de Défense de Droit de la Femme et de l’Enfant nouvellement initiée par l’abbé Joël du Diocèse de Tshumbe, et qui Å“uvre non seulement pour la défense des droits de l’homme mais aussi pour l’amélioration de la vie des femmes et des enfants du territoire de Lubefu. Son siège social est à Tshumbe.

Au chef-lieu du territoire, on retrouve une coopérative pour le développement du territoire de Lubefu (CODEL), qui Å“uvre dans le domaine agricole par l’élevage des espèces bovines, par la formation des paysans en différentes techniques culturales. Dans le domaine de la santé, cette coopérative actuellement construit un hôpital au chef-lieu du territoire, qui sera destiné au soin spécialisé. Elle avait aussi jadis procédé à la réhabilitation des bâtiments de l’hôpital général de référence de Lubefu.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PESS (Projet d’Equipement des Structures Sanitaires)
  2. PRRIS (Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires),

Le PESS est le Projet d’Equipement des Structures Sanitaires; il s’agit d’un vaste programme de construction des structures sanitaires dans le territoire. Il est donc prévu l’édification de centres de santé dans le territoire ; l’un de ces centres est déjà achevé depuis le mois d’octobre et n’attend que l’inauguration ; celui de Tshumbe II dans le secteur de Mondja–Ngandu. Il ne reste plus que quelques travaux de finissage.

Quant au PRRIS, il a permis, entre autre, d’initier la construction de trois écoles primaires dont deux sont encore inachevées dont la construction est en cours.

Il s’agit de :

  • EP ONEMA dans le secteur de Mondja-ngandu
  • EP MENGA OTETE dans le secteur de Mondja-ngandu.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. PROSANI : Projet de Santé Intégré

Le projet de Santé Intégré Å“uvre dans le territoire seulement dans la zone de santé de Tshumbe, celui-ci est venu par un objectif d’appuyer globalement les structures sanitaires qui implique de ce fait un équipement en médicament et en différents outils nécessaires pour le soin, le recyclage et la motivation du personnel soignant ainsi que la réhabilitation des quelques structures sanitaires. Ce qui ne pas exécuté et réalisé correctement.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

L’accès au territoire de Lubefu se fait soit par voies routières ; par les biefs navigables ainsi que par quelques pistes d’aérodromes s’y trouvant notamment:

  • La piste de Minga d’une longueur de 300m tracé par les pasteurs de l’église Méthodiste
  • La piste de Tshumbe longue de 2km tracé par les prêtres Catholiques;

Malheureusement toutes ces pistes connaissent une faiblesse d’activité créer par le manque de Fret retour et sont pour ce faire de moins en moins utilisées.

Les routes praticables sont celles reliant Lubefu au territoire de Lodja en passant par le territoire de Katako-kombe, cette route est en moyen état et est la seule ayant une abondante circulation, cette tronçon est longue de 150km et est coupée par une rivière à 35km avant d’entrer dans le centre de Lodja, dont pour sa traversée un bac avec une capacité de 10 tonnes est utilisé moyennant une rémunération (2500fc) perçue par le responsable.

Celle reliant Lubefu au territoire de Lusambo, cette route a bénéficié la réhabilitation de la Coopération Technique Belge et est entretenue par les différents Comités Locaux d’Entretien de Route. Cette route est en moyen état et est pour la plupart des cas utilisée par le taxi motos et les vélos, cette route est à présent coupée par des ravins qui sont lors des entretiens recouverts par du sable créant ainsi un danger pour les véhicules poids lourds qui peuvent s’y aventuré ; celle reliant Lubefu au territoire de Kabinda est en mauvais état et est seulement utilisée par des vélos et quelques piétons.

Celle reliant le territoire de Lubefu avec celui de Kibombo au Maniema en traversant la rivière Lomami, est en moyen état car a été réhabilité par l’office de route pour le cadre des travaux de cinq chantiers mais arriver sur la rivière Lomami, pour la traversée aucun bac, ni pont n’est disponible, alors que du côté de Maniema aussi la route est en moyen état depuis la rivière Lomami jusque au centre du territoire de Kibombo où les trains en provenance de Lubumbashi arrivent fréquemment pour y déposer différents produits. C’est cette voie qui est la clé du désenclavement du territoire de Lubefu car l’ouvrant sur les provinces du Sud-Kivu, de Tanganyika et aussi par des pays Est africain en passant par la province du Maniema.

Par voie routière, les produits vivriers et divers sont transportés sur des vélos et ainsi la route est pour la plupart de temps non utilisée suite à diverses raccourcies, souvent en très mauvais état. Ces raccourcies utilisées par les piétons et des vélos permettent aussi l’entrer et la sortie dans le territoire.

Par voie navigable, la rivière Lubefu est navigable depuis ses confluents avec le Sankuru jusqu’à la localité de Mulungayi en secteur de Basonge en passant par le chef-lieu du territoire ; malheureusement cette rivière n’est pas suffisamment exploitée car les petits bateaux qui y naviguent ne s’arrête qu’à Jondo samanguwa situé à 50km en aval de Lubefu. Aussi des bateaux et des baleinière avec de tonnage variant entre 500 à 600tonnes en provenance de Kinshasa avec différents produits arrivent jusque qu’au port de Djondo dans une fréquence de 2 à 3 engins par mois et cela par une navigation de 21 jours en apprêtant le fleuve Congo puis la rivière Sankuru et enfin la rivière Lubefu. Il importe à signaler que ces engins ne transportent que des produits et le membre d’équipage, rarement les passagers.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Le réseau Vodacom est présent dans trois secteurs du territoire car ayant des installations dans le secteur de Ndjovu précisément à Shenga et à Minga-songo, dans le secteur de Ngandu-wuma au chef-lieu du territoire, mais aussi dans le secteur de Mondja-Ngandu. Par contre le réseau Airtel est disponible seulement au chef-lieu du territoire et à Tshumbe, les deux grands pôles du territoire.

Le secteur de Basonge est le plus grand du territoire avec à son sein 20 groupements mais n’a aucune couverture réseau, ni d’Airtel, ni de Vodacom.

Les services de monnaie mobile (M-pesa et Airtel Money) sont souvent disponibles. Les crédits de communication ne sont achetés que par flash car ni Vodacom, ni Airtel n’ont de distributeur officiel pouvant offrir les cartes de recharge. Signalons aussi que la plupart des installations des réseaux fonctionnent à l’énergie solaire ; quand le soleil se couche, ou en cas d’intempéries, on enregistre de fortes perturbations.

La connexion internet disponible est celle de la deuxième génération (2G) à très bas débit.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

A Mondja-ngandu, dans le groupement D’okandjo, village de Vunga (au bord de la route qui part de Tshumbe pour le chef-lieu du territoire) on trouve un site ou s’est creusé un fossé spectaculaire pouvant atteindre 120m de profondeur, avec plus de 100m de circonférence. Son fond est baigné par une rivière dont personne ne connait ni la source, ni l’embouchure et cela car personne ne s’y est jamais aventuré mais quelques habitants riverains osent croire que des minerais s’y trouverai probablement.

A signaler aussi qu’un autre fossé présentant des caractéristiques similaires est localisé dans le secteur de Wuma-Ngandu, dans le groupement d’Owandji, particulièrement dans le village de Djonganumbe. Leur apparition est sujet à controverse ; pour certains ces fossés ont pour origine l’érosion éolienne. Pour d’autres. il s’agit d’anciens volcans éteints. Quoi qu’il en soit, ces deux fossés restent une attraction touristique majeure du territoire de Lubefu.

Dans le même secteur de Mondja-ngandu, au niveau de groupement de Tsheko-saka, un rocher d’une hauteur et d’une circonférence attire souvent les visiteurs. Ce rocher a des cavités qui font penser à des compartiments d’une habitation humaine avec comme centre une cellule ayant des fauteilles en pierre et un sommet laissant passer la lumière du soleil. Il y fait sombre, et aucun signal radio n’y passe. Selon les dires des habitants de ce village, le mercure et les diamants pourraient s’y trouver.

Dans le secteur de Basonge, précisément dans le village de Lusoni chef-lieu du groupement Baumba, se trouve 4 chutes d’eau dont deux sur la rivière Kalambayi et deux sur la rivière Kalumiya. Sur la rivière Kalambayi, se trouve une chute ayant une hauteur pouvant aller même jusque dans le 20metres.

Espèces phares de la faune
  • Singe argenté doré
  • Buffle
  • Antilope noire
  • Pangolin
  • Hippopotame
Espèces phares de la flore
  • Ukulungu
  • Udula
  • Ulundu
  • Dihake
  • Ukuka


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire dans le territoire de Lubefu est relativement calme sauf quelques conflits coutumiers.


Opportunités de développement

Le territoire de Lubefu a des atouts, qui pourraient concourir à son propre développement :

De vastes étendues de savane et de foret

L’agriculture : qui demande juste un encadrement des paysans par des formations en différentes techniques culturales pré et post récolte, ainsi que des formations en comptabilité agricole et en notion d’association paysanne pouvant créer un esprit de compétition positive pour accroitre la production au champ. Cette activité ainsi organisée permettrait la disponibilité d’une quantité suffisante des produits locaux pour l’exportation. Cela générerait de l’emploi et l’augmentation des revenus des ménages.

L’élevage : la savane qui occupe une grande superficie du territoire (70%). Celle-ci n’est pas utilisée, car en y parcourant on ne voit aucune tête des bêtes en élevage. Pour l’organisation de cette activité il faudrait juste l’encadrement des éleveurs et la disponibilité sur les marchés des produits des soins vétérinaires car une simple épidémie frappant le territoire décime les bêtes et fatigues les éleveurs.

La poissonneuse rivière Lomami

Faiblement exploitée, l’activité de pêche devrait être relancée. Elle permettrait au territoire d’exporter sa production, et donnerai de l’emploi aux jeunes. Aussi, faudra penser à l’octroi des outils modernes, pour une productivité accrue en dépit d’une bonne formation en techniques modernes de pêche, et la création d’une chaine de froid depuis le lieu de pêche jusqu’au lieu de consommation.

La présence dans le territoire des anciennes plantations de palmier à huile

Une industrie de production et d’extraction d’huile pourrait voir le jour ainsi permettre la production de grandes quantités d’huile de palme. Vue le contexte climatique du territoire qui permet la culture des palmiers à huiles, si sa culture est vulgarisée, on pourra développer d’industrie de raffinage et traitement d’huile et sa transformation en plusieurs produits dérivés.

On pourrait ajouter à ces points la mise en valeur des sites touristiques et ceux sacrés, comme opportunité supplémentaire de développement car une fois bien organisé, entretenu et mise en valeur, ces sites pourront faciliter l’augmentation des revenus du territoire ainsi son auto développement par des activités de tourisme intensément exercées.

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