Territoire de Nyunzu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tanganyika
Superficie 17 275 km²
Taille estimée de la population 325 745 hab.

(source: Rapport annuel 2016 du territoire de Nyunzu)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Nyunzu, se situant dans la province du Tanganyika créé par le degré royal n°21/136 du 04 juillet 1952 du gouverneur général de l’époque coloniale, est une entité déconcentrée. Localisé à l’Est du pays, il est subdivisé en deux secteurs lesquels sont séparés en deux parties par la rivière Lukuga à savoir :

Le secteur Nord Lukuga ayant six groupements (Bakalanga 1, Bakalanga 2, Bangu-Bangu, Bena Kahela, Kanunu, Baseba)

Le secteur Sud Lukuga ayant quatre groupements (Babinga, Balumbu, Bayoro, Kamanya).

Il est bordé :

  • Au Nord par le territoire de Kabambare de Maniema
  • Au Nord-Ouest par le territoire de Kongolo
  • A l’Ouest par le territoire de Kabalo
  • Au Sud par le territoire de Manono
  • A l’Est par le territoire de Kalemie

Localisation : 

28°01’1.2 » de longitude Est, 5°57’0 » de latitude Sud et plus au moins 700m d’altitude.

Climat et saisons:

  • Le territoire de Nyunzu a un climat tropical humide caractérisé par deux saisons:
  • La saison sèche qui dure plus ou moins trois mois, soit du 15 Mai au 15 Août
  • La saison de pluie, qui dure neuf mois soit du 15 Août au 15 Mai.
  • La température varie entre 25°C et 26°C.

Type de sol

Son sol est argileux et sablonneux

Végétation

Ledit territoire a une végétation dominée par la savane boisée et la forêt.

Hydrographie

Il est traversé par de nombreux cours d’eau. Les plus importants sont :

  • les rivières Lukuga, Luvango, Lwilu et Lipanda au Nord
  • La rivière Luizi à l’Ouest
  • La rivière Lweyeye au Sud

En dépit de cette hydrographie, le territoire de Nyunzu renferme malheureusement moins des cours d’eau poissonneux.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire Nyunzu est particulier de par :

  • Son or qui est de haute qualité, C’était dans le temps, le plus grand producteur de maïs, on le surnommait: « Le grenier du Katanga »
  • C’est aussi l’un des territoires où on trouve des pygmées (Batwa).

 

Données culturelles

Les grandes ethnies du territoire sont :

  1. les bakalanga (35%)
  2. les baluba (30%) qui peuplent tout le secteur Sud Lukuga et une partie, dans le secteur Nord Lukuga, plus précisément dans le groupement Kanunu),
  3. les bahemba (15%) se localisent également dans le nord Lukuga
  4. les batungwa (10%) de Kitengetenge très rapprochés de Baluba dans le nord Lukuga.
  5. les pygmées ou mbotes (10%) au sud Lukuga et au Nord Lukuga. Mais cette dernière ethnie reste nomade raison pour laquelle ils se trouvent dans les deux secteurs.

Toutes ces ethnies sont des agriculteurs à l’exception du peuple batwa, qui pratique la chasse et la cueillette.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (95%)
  2. Kiluba (50%)
  3. Kikalanga (60%)
  4. Kitungwa (5%)
  5. Twa (10%)
  6. Kinanyembo (15%)
  7. Kinalengwe (15%) 

Dans ce territoire le swahili est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Kiluba est surtout parlé par les Baluba dans le secteur Sud Lukuga et Nord Lukuga dans le Kanunu, Kilia et Kyuba. Le Kikalanga et Kinanyembo sont des langues parlées par les Bakalanga et les Bena-Nyembo respectivement ; en grande partie au Nord Lukuga et dans le chef-lieu du territoire ; Kitungwa est parlée par les Batungwa au Nord Lukuga dans le plus grand groupement du territoire(Baseba) ; Kinalengwe parlé au Nord Lukuga par les Bahemba et enfin le Kimbote est une langue parlée seulement par les peuples autochtones pygmées.

Principales activités
  1. Agriculture (80%)
  2. Exploitation artisanale et industrialisée des coltan, l’Or, cassitérite, walth flam, (10%)
  3. Petit commerce (9%)
  4. Cueillette (1%)

Nyunzu est un territoire rural dont la plus grande partie de la population vit de l’agriculture. Jadis, il fut le plus grand producteur de maïs mais il convient de noter que cette production a sensiblement baissé avec la détérioration des voies d’évacuations des produits agricoles (routes nationales, voies ferrées, route de dessertes agricoles) et le conflit récent Pygmées-Bantus. Ce recul de production est également dû à l’abandon des activités champêtres par un bon nombre d’agriculteurs au profit de l’exploitation artisanale des matières premières récemment découvertes, il y a à peine quelques années. Ainsi, l’exploitation artisanale des minerais devint un des principales activités pour la population du Nord Lukuga.La cueillette se fait beaucoup plus par les pygmées Batswa. Cela permet d’avoir les champignons, les termites, du miel, etc.

Par ailleurs, une partie moins importante pratique le commerce des produits manufacturés dans le chef-lieu et dans les agglomérations minières (Kisengo, Musebe) ; la plupart des commerçants vient de Kivu, de Maniema et de Kalemie.

La cueillette se fait beaucoup plus par les pygmées Batswa. Cela permet d’avoir les champignons, les termites, du miel, etc.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 970 FC Acheteur : 1$ = 950 FC
Nombre d’opérateurs économiques 296

Principaux opérateurs économiques
  1. Etablissement Panda Ju opérant dans la vente en détail des produits manufacturés, employant 3 ouvriers
  2. Etablissement Petit A Petit opérant dans la vente en détail des produits manufacturés, employant 3 ouvriers
  3. Etablissement Luhunga opérant dans la vente en détail des produits manufacturés, employant 2 ouvriers
  4. Etablissement Kandis opérant dans la vente en détail des produits manufacturés, employant 1 ouvrier
  5. Etablissement DJESSE opérant dans la vente des articles d’habillements, carburant et hôtellerie employant 4 ouvriers
  6. Etablissement Safari opérant dans la vente des articles d’habillements, employant 1 ouvrier

Il existe:

  • 34 opérateurs économiques formels dans le territoire de Nyunzu
  • 262 opérateurs informelsIl est à noter que la plupart de ces opérateurs économiques ont pour ouvriers les membres de leurs familles. Ils respectent le paiement des taxes et impôts.
  • Les principaux opérateurs ont plus de 10 ans d’exercices dans leurs métiers.
  • Plus de la moitié de ces opérateurs se trouvent dans le chef-lieu du territoire et les grandes agglomérations (Musebe, Kisengo). Ces établissements ont comme principales activités le petit commerce des produits manufacturés (habillement, quincaillerie et divers,..) en provenance des pays limitrophes (Tanzanie, Ouganda,..).
Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés (80%)
  2. Vente des produits alimentaires (10%)
  3. Vente des produits pharmaceutiques (5%)
  4. Autres (5%)
Principales activités des PME/PMI

Le territoire de Nyunzu ne compte pas des PME selon la charte de classification des PME. Pour ladite charte, une activité commerciale est considérée PME, celle dont le propriétaire détient tous les documents administratifs, payant toutes les taxes dont il est assujetti, employant 1 à 200 employés, réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxes de 1 à 400.000 USD, tenue d’une comptabilité selon le système en vigueur en RDC, etc.. Dans ce territoire, aucun commerçant ne remplit ces critères à la fois.

Ainsi, nous ne pouvons compter que la classe de très petite entreprise (TPE) qui compte un effectif de 256 personnes avec un chiffre d’affaire annuel hors taxe variant entre 1 à 10.000 USD et classe de petite entreprise (PE) constituée de 34 personnes par rapport à son effectif et leurs chiffres d’affaires varient entre 1.000 à 50.000 USD selon les critères de la charte des PMEA.

De ce fait, les TPE et les PE sont répertoriés dans la classe des opérateurs économiques.

 

Grandes entreprises locales
  1. MMR : Mining Mineral Ressources
  2. MEDRARA : signifie une pluie torrentielle des pierres en Libanais
  3. LAMILU : La Minière de Lukuga

Dans le territoire de Nyunzu, les grandes entreprises sont toutes minières mais la plus grande de toutes est La société MMR qui exploite le coltan, wolframite, cassitérites à Kisengo au secteur Nord Lukuga depuis 2010. Malgré des chiffres d’affaires énormes que réalise annuellement cette entreprise, les retombées sociales restent maigres notamment en termes d’emplois et responsabilité sociétale  de l’entreprise. La population environnante demeure très pauvre.

MEDRARA et LAMILU sont encore en phase de prospection. La première est arrivée en 2014, s’oriente dans l’or. Elle se localise à Musebe dans le Nord Lukuga mais elle a arrêté la prospection pour des raisons non connues. La seconde  est orientée dans l’exploitation du coltan et cassitérites à Tende dans le secteur Sud Lukuga. Elle a arrêté toutes activités pour des raisons sécuritaires (conflit récent entre pygmées et bantus).

Principaux produits agricoles
  1. Maïs (85%)
  2. Manioc (80%)
  3. Riz (40%)
  4. Haricot rouge (30%)
  5. Huile de palme (5%)

Le maïs et le manioc sont cultivés dans tous les secteurs du territoire de Nyunzu mais une prédominance de manioc au secteur sud.et le maïs au nord. La production annuelle 2015 est estimée 280 tonnes pour le maïs et 260 tonnes pour le manioc dans tout le territoire. Ce chiffre a sensiblement baissé par rapport aux années antérieures à cause de l’inaccessibilité des moyens de transport, l’impraticabilité des routes (dessertes agricoles, nationales et prioritaires), l’ouverture des carrières minières et les conflits récents intercommunautaires pygmées-bantous. Le maïs et manioc sont consommés en farine. Une grande partie de la production de ces derniers est également vendue dans le territoire de Kalemie. Notons que le maïs est aussi transformée en alcool local appelé « Lutuku ».

Le riz et les haricots sont cultivés dans le secteur Nord du territoire et sont destinés à la consommation locale.

L’huile de palme est produite en faible quantité par quelques habitants. Il est destiné également à la consommation locale et pour la fabrication des savons.

La population de ce territoire a un accès facile aux principaux produits agricoles mais préfère consommer beaucoup plus la farine de manioc et les feuilles de manioc. C’est l’une des raisons de la malnutrition chronique observée par les nutritionnistes.

Principaux produits non agricoles
  1. Champignons (25%)
  2. Termites (25%)
  3. Fourmis zélés (25%)
  4. Miel (20%)
  5. Chenille (5%)

Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Nyunzu sont des produits trouvés dans les savanes et les forets boisées non loin des habitations.

Le miel est trouvé durant le mois de septembre jusqu’au mois de janvier. Les champignons plus au mois d’octobre à mars. Les fourmis zélés sont plus trouvées au mois de novembre jusqu’en janvier et les termites durant toute l’année. Ils sont destinés à la consommation locale, et on les localise dans tous les 2 secteurs.

Enfin les chenilles sont trouvées sous la terre dans le secteur Sud à Lwizi et aux arbres dans tout le territoire. On les trouve surtout pendant la saison sèche, et sont utilisées pour la consommation locale.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (100%),
  2. Solaire (13%),
  3. Pétrole (2%),
  4. Les chandelles de flamme à l’aide d’huile de palme et piles (75%).

Par manque de barrage hydro-électrique, la population de Nyunzu est à la quête d’énergie électrique. Une minorité seule a accès à l’électricité au travers des groupes électrogènes fonctionnant à pétrole et appartenant aux particuliers qui alimentent pratiquement 370 ménages par intermittence pour tout le territoire d’après le service de l’énergie. Les grandes entreprises minières et ONG internationales utilisent les groupes électrogènes pendant la journée pour leurs travaux. Les panneaux solaires sont utilisés par toute personne ayant les moyens de s’en acquérir. Les bois de chauffe sont utilisés pour la cuisson mais aussi pour divers usages (pour la transformation de l’huile de palme en savon et le four à pain). Pour le reste du territoire, ce sont les chandelles de flamme et les piles qui sont utilisées à la tombée de la nuit par la population démunie.

En cas de disponibilité de l’énergie, plusieurs activités se développeraient dans le territoire de Nyunzu notamment : les activités de transformation des produits agro-alimentaires (riz, farine, etc.), la création des fermes à grande échelle, les activités des cybers café, centres de formation en informatique, des usines de traitement d’eau, l’attraction des réseaux de télécommunication, etc.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 25

Le territoire de Nyunzu possède un hôpital de référence appelé « Hôpital Général de Reference de Nyunzu » situé dans le chef-lieu du territoire dans le secteur sud Lukuga. Cet hôpital a été créé depuis 1952 par la Croix-Rouge de la RDC. On trouve en son sein des services de:

  1. pédiatrie
  2. maternité
  3. gynéco-obstétrique
  4. laboratoire
  5. médecine interne
  6. pharmacie

4 médecins et 21 infirmiers y travaillent avec une capacité d’accueil de 144 lits. Cependant 35 lits sont en réalité disponibles. Les infrastructures qui abritent l’HGR est encore en moyen état quoique datant de 1952 mais dont la réhabilitation profonde serait opportune.

Le territoire de Nyunzu possède aussi 25 centres de santé dont:

  • 9 centres se localisent au Sud Lukuga
  • 16 au Nord Lukuga

Parmi les 25 centres, il y a 1 centre de santé de référence où l’on y trouve un médecin privé recruté par l’américain John qui a également équipé ledit centre de santé en 36 lits sur une capacité d’accueil de 40 lits. Les 24 centres de santé dont quelques-uns n’ont pas d’infirmiers plutôt les AFR (Agent Formé Rapidement), fournissent le paquet minimum d’activités et ils ont une capacité d’accueil moyenne de 8 lits. Mais en réalité il n’y a que 4 centres de santé à l’exception du centre de référence, qui ont été servis de 14 lits par l’ONG GAVI. Au-delà de ces 4 centres de santé, un appui de l’Unicef via l’ONG AVSI, a récemment réhabilité 4 centres de santé et les équipés de 3 lits métalliques chacun. Les restes ne sont pourvus par aucun lit poussant les malades à suivre les soins à même le sol ou sur les lits en bois. Un infirmier en moyenne travaille dans un centre de santé. Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’hôpital de référence. Il faut noter que la plupart des centres de santé sont faits en terre battue soit 65% de la totalité des infrastructures de la zone de santé, et ne  disposent pas d’assez de salles et les matériels utilisés sont très souvent archaïques.

Par rapport à la disponibilité de médicaments, on ne trouve que les molécules contre le paludisme, diarrhées, les infections respiratoires aigües, tuberculose et la prise en charge des PVV. Les institutions qui fournissent ces médicaments sont :

IRC et ASF fournissent les médicaments contre le paludisme

Action Damien : fournit les médicaments contre la tuberculose

Premier Urgence et Unicef : Fournissent les médicaments pour la prise en charge de la malnutrition aigüe

SANRU CDC: Fournit les médicaments pour la prise en charge des PVV

CDJP (Commission Diocésaine Justice et Paix) du Diocèse de Kalemie – Kirungu par l’appui de ses partenaires fournit le Kit pep et autres médicaments pour la prise en charge des survivantes des violences sexuelles.

APEF : appui psycho-social et médicale des survivantes des violences sexuelles (Bailleur : Unicef)

Il est à signaler que pour les médicaments essentiels génériques, il est difficile de les trouver dans la zone de santé.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (60%)
  2. Infections respiratoires aigües (20%)
  3. Diarrhées (15%)
  4. Autres (5%)

A Nyunzu le paludisme tue en moyenne 5 personnes par semaine et atteint toutes les couches de la population. Les infections respiratoires aigües et les diarrhées affectent plus les enfants de moins de 10 ans.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 136
Ecoles secondaires 47

 

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves secondaire

1. Sud Lukuga et le Centre

70

27

19175 dont 8640 filles

4418 dont 1236 filles

2. Nord Lukuga

66

20

14134 dont 6526 filles

3508 dont 944 filles

Le territoire de Nyunzu compte 183 écoles et est subdivisé en deux sous-divisions à savoir :

La sous-division Nyunzu 1 possède 97 écoles dont 70 sont primaires dans le Sud Lukuga et le Chef-lieu comptant 715 enseignants dont 458 sont aux primaires et le reste au secondaire. On en trouve en moyenne 7 enseignants dans chaque école.

La sous-division Nyunzu 2 possède 66 écoles primaires et 20 écoles secondaires dans le Nord Lukuga comptant 630 enseignants dont 489 sont aux primaires. On en trouve également en moyenne 7 enseignants dans chaque école.

Il sied de noter que le niveau de l’enseignement n’est pas à niveau dans le territoire de Nyunzu quand bien même il y a un taux de réussite élevé aux examens d’Etat. De ce fait, une formation continue des formateurs (enseignants) serait adéquate.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 2

 

Université/Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

Nombre de Chefs de travaux

Nombre d’Assistants

 Institut Supérieur Pédagogique

Chef-lieu

Science commerciale et administrative, Histoire et Sciences sociales, Français et Langues Africaines et Informatique de gestion

105 dont 9 filles

2 dont 0 femme

1 homme

19 dont 0 0 femme

Institut Universitaire du Congo

Chef-lieu

Sciences de santé, Sciences juridiques, sciences de l’éducation, Sciences de développement et Sciences de nouvelles technologies

36 dont 3 filles

1

4

20

Ces deux établissements supérieurs se trouvent dans le chef-lieu du Territoire.

Une moyenne de 30 étudiants s’inscrit chaque année dans chacune de ces instituts. Il faut signaler que seul l’Institut Supérieur Pédagogique a des bâtiments qui lui sont propres. L’IUC loue des bâtiments de l’école MSAADA. Pour les bureaux administratifs, les deux établissements sont locataires. Ainsi l’IUC peut accueillir jusqu’à 500 étudiants dans les bâtiments qu’il loue tandis que l’ISP ne peut accueillir que 250 étudiants dans ses propres locaux néanmoins il dispose d’un grand terrain susceptible de construire d’autres bâtiments. L’IUC compte 1 professeur, 20 assistants et 4 chefs de travaux. L’ISP compte 2 professeurs, 19 assistants et 1 chef de travaux. Il est à noter que les professeurs et chefs de travaux viennent rarement dispenser les cours d’où les assistants comblent le vide.


ONG et projets

Nombre d’ONG 0
Principales activités
  1. Santé et Protection (60%)
  2. Droit humains (10%)
  3. Transformation des conflits (10%)
  4. Education (10%)
  5. Construction des abris (5%)
  6. Traçabilité des minerais (1%)
  7. Autres (9%)

 

Caritas développement (ONG Nationale):

Premier projet : Construction des infrastructures communautaires avec comme partenaire FAO dont la durée est de 3 mois (encours)

 

Activités réalisées :

  • Construction d’un pavillon au marché central de Nyunzu
  • Construction d’un dépôt de stockage et deux abris pour l’unité de transformation à LWIZI/SULUMBA

 

  • Deuxième projet : Formation professionnelle (En scierie, culture maraichère et pâtisserie) et appui complet à la Radio communautaire du Katanga avec comme partenaire PNUD dont la durée est de 5 mois (Encours)

Premier volet d’activités à réalisées :

  • Mise en place de la cellule de concertation
  • Recrutement des bénéficiaires et formateurs
  • Achats des matériels de formation et kits de réinsertion
  • Formation proprement-dite
  • Suivi et évaluation
  • Formation professionnelle des membres de media
  • Achats et transports des équipements complets de la Radio
  • Construction du bâtiment devra abriter la radio

AIRD (ONG Int)

Projet : Construction des abris d’urgences aux vulnérables, avec comme partenaire UNHCR (Encours)

Activités réalisées : La construction de 1500 abris d’urgences dans les zones affectées par les conflits

AIDES (ONG Nationale) :

Projet : Interventions d’urgences pour améliorer la qualité des soins de santé en faveur de la population affectée par les conflits Twa-Luba (terminé). Financé par Pooled fund

Activités réalisées : fournir les soins de santé primaire dans 14 aires de santé.

CDJP (ONG Nationale)

Projet : Appui aux mécanismes de pacification, autonomisation des survivantes des violences sexuelles (SVS), prise en charge des enfants vulnérables affectés par le conflit intercommunautaire dans le territoire de Nyunzu. » Financé par POOLED FUND

Activités réalisées :

  • Formation des APA et leaders communautaires
  • Sensibilisation sur la cohabitation pacifique
  • Création des comités de médiation (pour la résolution de conflit)
  • Prise en charge psychosociale des SVS plus PEC médicale
  • Réinsertion socio-économique
  • Prise en charge des ENA
  • Organisation de Forum sur la paix

APEF (ONG Nationale)

Projet : Appui à la prévention et prise en charge psycho-sociale et médicale de 250 survivantes aux violences sexuelles

Activités réalisées : Référencement de cas compliqués (Prolapsus et fistule) vers les institutions spécialisées (ILE AFRICA de Goma et PANZI de Bukavu) ; renforcement de capacité de la main d’œuvre locale (Formation de médecins) et approvisionnement de médicaments pour les malades concernées. Etc.

AVSI (ONG Internationale) :

Première Projet : Intervention d’urgence pour le support à la scolarisation des enfants des communautés affectées par les conflits à Nyunzu. (3 mois avec avenant d’un mois et le projet est fini). Financé par Pooled fund

Les activités réalisées sont les suivantes :

  • Insertion des enfants hors système scolaire
  • L’axé des enfants à une éducation primaire inclusive et améliorée dans la zone de Nyunzu
  • Construction de quatre écoles d’urgences
  • Remise des vouchers écoles dans les sept écoles
  • Remise des Kits scolaires, kits récréatifs et kits hygiènes dans toutes les onze écoles ciblées
  • Formation des enseignants et les leaders locaux
  • Promotion de la paix à travers la création des comités de paix dans toutes les écoles cibles

Deuxième Projet : Amélioration de la sécurité alimentaire des personnes affectées par les conflits dans la zone de Nyunzu. Financé par PAM dont la durée est de 5 mois (Projet Terminé)

Les activités réalisées sont les suivantes :

  • Volet Prise en charge de la malnutrition aigüe modérée aux enfants de 6 à 59 mois et aux femmes enceintes et allaitantes dans trois aires de santé
  • Volet prévention de la malnutrition aigüe modérée/ration de couverture /BSF auprès des femmes enceintes et allaitantes non malnutris et les enfants de 6 à 23 mois dans trois aires de santé
  • Volet distribution des vivres pour les accompagnants de malades en Unité nutritionnel thérapeutique intensive (UNTI) dans trois aires de santé

WORD VISION :

Projet : Katanga Food Program financé par PAM, WORD VISION et R.D. CONGO

Activités réalisées :

 La distribution générale des vivres

PREMIERE URGENCE INTERNATIONALE

Premier projet : Aide d’urgence et assistance aux moyens d’existence pour les populations affectées par les conflits dans l’Est de la RDC. (10 mois, fin en mai 2016). Financé par OFDA.

Activités réalisées :

  • Recensement des populations déplacées sur l’axe Nyunzu-Ngoy
  • Sélection des bénéficiaires
  • Distribution d’outils et de semences (vivrières et maraîchères)
  • Suivi et conseil des bénéficiaires
  • Installation de parcelles de démonstration et de jardins maraîchers
  • Sélection et formation des relais-communautaires
  • Formation à la lutte biologique (en collaboration avec l’IPAPEL)
  • Suivi des surfaces emblavées et des productions

Deuxième projet : Réponse intégrée d’urgence en santé et nutrition au sein des communautés affectées par les conflits armés dans les provinces du Nord Kivu et du Tanganyika. (1 an, fin en février 2017). Financé par ECHO.

 Activités :

  • Couverture des soins de santé primaires dans la zone d’intervention grâce à une flotte de Cliniques Mobiles (CM)
  • Mise en place d’un mécanisme de référencement/contre-référencement pour la prise en charge des urgences obstétricales et pédiatriques
  • Appui au fonctionnement des centres de référencement (HGR et CBCA)
  • Prise en charge vaccinale en appui aux campagnes de routine dans le cadre des protocoles nationaux
  • Renforcement des capacités techniques locales (HGR, CBCA, Centres de Santé, RECO, équipes CM)
  • Participation au renforcement du système de surveillance épidémiologique.
  • Détection et prise en charge médicale des VVS
  • Identification et redynamisation des réseaux de RECO pour une mobilisation communautaire
  • Appui au dépistage systématique de la malnutrition dans 5 Centres de Santé (CS)
  • Prise en charge des enfants (<5) en situation de MAS
  • Appui spécifique au fonctionnement des UNTI des HGR et CBCA
  • Campagne de sensibilisation et de prévention de la malnutrition
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires), projet en cours
  2. RACE (Projet Rapid Access Expansion), projet en cours
  3. PADIR (Projet d’appui au développement des infrastructures rurales).

Pour PRISS, C’est l’ONG CARITAS qui s’occupe de l’exécution du PRISS dont l’objectif est la construction des écoles. En effet, deux écoles primaires sont en construction dont

  • EP AMANI dans la sous-division Nyunzu 1
  • EP UMOJA WETU dans la sous-division Nyunzu 2.

Il y a une école EP. Nyunzu qui est une école récemment construite et finie par le fond social.

Pour PADIR  dans le territoire de Nyunzu, il s’agit de la construction de deux pavillons dans le marché de Nyunzu, trois boutiques pour appuyer aux PME, construction d’un dépôt de stockage, trois pièces de bureaux du marché, réhabilitation d’une école, forage d’un puits. Ces infrastructures rurales sont construites par l’entreprise SAGEC.

Pour le projet RAcE, c’est l’ONG International Rescue Committee (IRC) qui s’occupe de l’exécution dont l’objectif du projet consiste à améliorer l’accès aux soins des populations éloignées ou ayant un accès difficile aux structures sanitaires, 155 sites de relais communautaires ont été créés. Une personne a été désignée par  village pour chaque site et ces personnes ont eu une formation de 6 jours afin de leurs permettre la prise en charge des premiers soins avant d’orienter le malade dans un centre de santé le plus proche. Et cela a eu des conséquences positives selon les médecins car le taux de morbidité dû à l’anémie a baissé de 7% depuis la création de 155 sites. Les diarrhées et les infections respiratoires ont également diminué.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Projet d’appui à la sécurité humaine à travers le relèvement précoce et le renforcement des capacités locales dans la prévention et la résolution des conflits dans le territoire de Nyunzu, Province du Tanganyika. Un projet conjoint entre Unicef, PNUD, FAO.
  2. Projet iTSCi de traçabilité des minerais (coltan, cassitérite et wolframite) Pour le projet conjoint ; il implique 3 agences (PNUD, UNICEF et FAO) financé par United Nations Trust Fund for Human Security (UNTFHS). Les objectifs du projet sont :
  • Contribuer à la sécurité humaine dans le territoire de Nyunzu par le relèvement précoce socio-économique durable des communautés et le renforcement de leurs capacités de prévention et résolution des conflits, à travers un paquet intégré visant la restauration des moyens d’existence et la revitalisation des économies locales, la relance agricole, l’amélioration de l’accès à des services sociaux de qualité et le renforcement des capacités de gestion et de gouvernance locale.
  • Renforcer les capacités des communautés en matière de prévention et de résolution des conflits (PNUD) ;
  • Restaurer les moyens durables d’existence par le relèvement agricole et économique (FAO et PNUD);
  • Améliorer l’accès aux services sociaux de base de qualité et renforcer les capacités de l’administration et de gestion de ces services (UNICEF).Les réalisations du PNUD (via Caritas développement, APEF, Centre Lokole) se concentrent dans la cohésion sociale, la création d’emploi et la diversification des sources de revenus des personnes les plus affectées par les conflits : Mise en place des structures communautaires de préventions et gestion de conflits ; renforcement des capacités des leaders locaux ; appui à l’élaboration et mise en œuvre des plans villageois de développement ; appui aux activités de rapprochement /travaux à haute intensité de la main d’œuvre (HIMO) ; la structuration des ménages vulnérables en mutuels de solidarités ;dotation et gestion des unités de transformation aux associations féminines( Moulins et décortiqueuses) ; apprentissage en métiers porteur pour auto-emploi aux jeunes(Menuiserie, pâtisserie et culture maraichères) ; appui à la radio communautaire( équipement, construction du bâtiment devant abriter la radio, formation de son personnel).Pour la FAO (via Caritas développement, Agripeda) dans l’objectif de son projet consistant à la restauration durable des moyens d’existence/relance économique ; les réalisations sont les suivantes : *une étude approfondie sur les activités économiques entrepreneuriales dans les axes cibles ; une organisation et appui de 2500 ménages en associations à Nyunzu, dans leurs efforts de réintégration et d’autonomisation économique à travers les Activités Génératrices de Revenue(AGR) entre autres petit élevage, artisanat non agricole, développement des métiers, organiser 2500 ménages dans des associations d’agriculteurs et soutenir leur effort pour accéder à l’indépendance économique, construction d’un pavillon au marché de Nyunzu, deux dépôts de stockages et deux abris pour deux unités de transformation, etc.Les réalisations de l’Unicef (via AVSI) se présentent dans la construction de quatre centres de santé, formation des prestataires dans les centres de santé, programme de 30 villages assainis et 13 écoles, distribution des kits scolaires, renforcement des capacités des enseignants et COPA, sensibilisation des adolescents sur le VIH dans les écoles, renforcement des structures étatiques et communautaires de la protection de l’enfant dans 4 aires de santé, sensibilisation des communautés sur les risques de la protection de l’enfant et leurs préventions, mise en place de 54 groupes de discutions en faveur des adolescents et adolescentes en risque de protection, appui aux collectivités et communautés pour identifier, surveiller, dénoncer et référer les cas des violences sexuelles et le prendre en charge au niveau des centres de santé etc.Pour le projet iTSCi, exécuté par Part/ADERI, financé par ITRI, Legs, Donations avec comme partenaire la RD.

Congo. ITSCi a pour objectifs :

  1. Accompagner des entreprises avec diligence raisonnable et l’approvisionnement responsable des minéraux dans les zones à haut risque.
  2. Eviter des personnes vulnérables dans les carrières (femmes, enfants, etc…).
  3. Permettre au gouvernement de maximiser les recettes des 3T (coltan, cassitérites et wolframite) et leurs statistiques exactes à l’exploitation et exportation.
  4. S’assurer que l’entreprise exploitant respecte ses engagement sur le plan social c’est-à-dire, développer le milieu où elle fait son exploitation ; entre autres : construction des écoles, hôpitaux, routes, formation des employés, etc).


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

Les routes permettant d’entrer et de sortir du territoire sont la Route Nationale 33 (Axe Nyunzu – Kalemie dont 194Km et Manono dont 276Km). Et les routes prioritaires (la RP 630 est axe Nyunzu-Kongolo dont 176Km et la RP 631 est l’axe Nyunzu-Kabalo dont 133Km).

Toutes ces routes sont impraticables donc en mauvais état, un véhicule ne peut pas rouler plus de 20km/h en moyenne sur 100Km parcourus. Ainsi, sans intervention rapide du gouvernement, le territoire court le risque d’enclavement total étant donné que le gros du trafic des marchandises agricoles se fait par le transport routier. Les camions entrent généralement dans le territoire avec les marchandises manufacturées et repartent avec des produits agricoles. Elle est restée la seule voie d’évacuation pour l’instant vue que le train n’est plus régulier.

Concernant les voies ferrées, l’irrégularité de la circulation des trains SNCC avec une fréquence de deux fois le mois voire une fois le mois, oblige les voyageurs à s’embarquer dans des conditions hostiles. La voie ferrée passe par Kalemie-Nyunzu-Kabalo. A Nyunzu se trouve une gare transitoire. Enfin le territoire de Nyunzu a un aérodrome d’une piste de quatre Kilomètres par manque d’entretien, la piste n’a plus que deux Kilomètres parce que le territoire n’a pas assez de moyen pour l’entretien de tous les 4 kilomètres ; néanmoins, les avions et hélicos y atterrissent sous contrôle de Kalemie et la plupart sont humanitaires et cela par besoin des ONG. L’aérodrome est sous la garde des militaires de la FARDC.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Non

Le seul réseau de télécommunication existant dans le territoire de Nyunzu est Vodacom qui couvre tous les 2 secteurs. La communication n’est pas très bonne à certains endroits et il faut chercher le réseau. Toutefois cet opérateur arrive à offrir le service de M-Pesa. La connexion internet à travers ce réseau est très lente car elle est de 2G.

Orange a essayé de s’implanter mais sans succès ; l’antenne n’a pas été installée à endroit permettant la diffusion facile du signal. L’opérateur téléphonique a donc été dans l’obligation de désinstaller l’antenne. Les ingénieurs rencontrés, disent avoir signé un partenariat avec vodacom afin que Orange utilise l’antenne de ce dernier.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Pour le tourisme, on a l’eau thermal appelé Kii ; La température fait monter une grande nuée de vapeur capable de cuir un œuf enveloppé dans un habit en peu de temps de même pour l’eau thermal de Kasanga.

On a des grottes de Kayumba et les grottes de Mzee Kabila, situées sur la montagne. On trouve d’autres grottes sur une colline à côté du cours d’eau du même nom. Elles se trouvent toutes à Musebe où l’on exploite de l’or.

Pour les chutes d’eaux :

  1. chute de Mulimba sur la rivière Lukuga
  2. chute de Kamimbi sur la rivière Lubile

Pour les sites sacrés:

  1. un grand arbre géant appelé Kwiza porteur de feuilles des différentes espèces de la région. La dimension est de plus ou moins 20m de circonférence, et 24m de hauteur. Les feuilles écorces sont payées par les pèlerins pour multiples usages de santé
  2. un édifice en pierre situé sur la montagne Bunvu appelé Kalamba. C’est un édifice naturel en pierre de stature, d’une femme avec un appareil génital où coule une eau rouge appelé Bunvu-honte.Tous les sites sont très éloignés et enclavés.
  3. Suite aux conflits coutumiers du lieu, rien ne se fait encore voir.
Espèces phares de la faune
  • Buffle
  • Eléphants
  • Hippopotames
  • Antilopes
Espèces phares de la flore
  • Le Baobab
  • Le Bois rouge
  • Le Bois blanc


Situation sécuritaire

Le territoire de Nyunzu a connu à partir de fin 2014, jusqu’en juin 2015, une situation déplorable et sanglante à la suite des insurrections orchestrées par les pygmées provenant des territoires voisins Kalemie, Manono et Kabalo.

Les pygmées ont fait l’incursion dans le territoire de Nyunzu et ont commis des actes inhumains en tuant les gens, pillant leurs biens, et encore incendiant leurs villages. Quelques cas concrets : la destruction totale du bureau de l’Etat du secteur sud-Lukuga, les Centres de santé de Ngoy, Ngombe-Mwana, Muhuya et Katungu-Tungu, détruits et tous les biens ont été emportés.

A terme, ce climat malsain a ravagé le secteur Sud-Lukuga, axe vers Manono, et ses environs. Néanmoins, depuis le début du mois de juillet 2015, le calme a été restauré peu à peu, et la population du secteur sud-Lukuga a commencé à retourner dans leurs villages, mais dans des conditions déplorables. Cela grâce aux ONG et les agences des Nations-Unies. Malgré les efforts entrepris par ces derniers, la situation demeure précaire.

Les pygmées sont à la merci des bantous, quelques femmes pygmées furent mariées par les bantus mais le contraire n’est pas acceptée vue que les pygmées ne sont pas instruits, habitent les grottes et restent nomades. Pour les pygmées, ceci serait la base de leurs tueries. Pour certains, cette raison n’est pas convaincante car elle a toujours été ainsi.


Opportunités de développement

  • Agriculture :

Le territoire de Nyunzu a un sol très fertile produisant en abondance le maïs, manioc, riz, etc., une très grande superficie cultivable, plusieurs hydrocarbures, un positionnement avantageux au carrefour de la province du Tanganyika et un grenier du Katanga dans le passé.

Etant un territoire rural, son développement repose dans la relance du secteur agricole. Pour y parvenir, nous suggérons au gouvernement les mesures suivantes :

  • La réhabilitation des grandes voies d’évacuations vers les débouchés c’est-à-dire le gouvernement doit réhabiliter les routes qui relient le territoire de Nyunzu vers les grands centres de consommation notamment Kalemie, Kabalo, Kongolo, Manono et même les provinces importatrices d’aliments.
  • Réhabilitation des routes de dessertes agricoles permettant l’acheminement de la production agricole vers les points de stockages
  • Rentabilisation de l’agriculture en dotant les acteurs de semences améliorés, des formations sur les nouvelles techniques agricoles à petite échelle, des équipements nécessaires et encourager les associations afin de leurs permettre la réalisation d’un surplus vendable.
  • Redynamiser le chemin de fer, qui est le moyen d’évacuation par excellence permettant de relier plusieurs territoires et provinces. Cela permettra les opérateurs économiques de reprendre les campagnes agricoles Nyunzu comme dans le passé où celui-ci était considéré comme grenier du Katanga.
  • Minerais

Au-delà d’un sol fertile, Nyunzu possède un sous-sol très riche en matière première notamment coltan, cassitérites, or, wolframite, etc.

Une orientation des plusieurs entreprises dans le territoire pour une exploitation industrielle des minerais suivi d’une concurrence dans ce secteur et une règlementation obligeant ces entreprises à l’appui du secteur agricole, aux respects des conditions socio-économiques de son environnement. Cela créerait de l’emploi dans les deux secteurs, encouragerait la production agricole et ses acteurs qui ont toujours tendance à abandonner l’agriculture au détriment de l’exploitation minière. 

  • La paix

Depuis des décennies, le territoire de Nyunzu est une zone sans conflit ethnique. Cette accalmie se justifiait par une cohabitation on ne peut plus pacifique entre les ethnies en l’occurrence les Luba et les Batwa. Cela favorisait un climat de travail qui a fait de Nyunzu, disons-le encore une fois, le grenier de l’ex KATANGA.  Mais pour l’instant, ce n’est plus le cas pour dire que c’est une zone rouge en matière de conflit. Or, le développement en général et l’économie en particulier n’aime  pas les bruits des bots.

Pour favoriser l’émergence du territoire, une solution durable aux causes des conflits sera judicieuse. Pour y parvenir, quelques suggestions sont opportunes :

  • Le financement d’un projet à longue durée sur la sensibilisation et consolidation de la paix entre le pygmée et Bantus
  • Création des activités génératrices des revenus avec un comité de gestion mixte composée des pygmées et Bantus.  
  • Alphabétisation, formation des métiers et scolarisation des pygmées par tous les moyens, étant donné que ce peuple n’aime pas l’éducation et par conséquent, il se marginalise devant le peuple bantus en se considérant inferieur de celui-ci. Ceci permettra une auto-prise en charge, la sédentarisation de ce dernier.
  • L’implication de l’Etat en punissant les commanditaires ou les tireurs de files dudit conflit. Pour dire mieux procéder à l’arrestation de ces derniers qui sont connus de tous.
  • Forêt

Le territoire Nyunzu a une végétation dominée par la savane boisée et une grande forêt qui constitue une richesse de plus pour ledit territoire. Une utilisation judicieuse au respect de l’équilibre écologique, entrainerait un développement de plusieurs secteurs vue l’importance que regorge les ressources forestières (Energie, plantes médicinales, charbon de bois, etc.).

  • Energie

Le territoire de Nyunzu compte deux chutes susceptibles de produire un courant électrique, à savoir:

  • la chute de Mulimba sur la rivière Lukuga
  • la chute de Kamimbi sur la rivière Lubile

Comme l’ont démontré Thomas Barnebeck Andersen et Carl-Johan Dalgaard dans leur travail sur l’effet total des pannes d’électricité sur la croissance économique en Afrique subsaharienne au cours de la période 1995-2007, le faible niveau d’électrification et pannes récurrentes sont, entre et autre, des causes majeures de la faible croissance enregistrée et d’un déficit en infrastructures socio-économiques de base en Afrique subsaharienne. Ceci étant, la construction d’un barrage hydro-électrique permettrait une attraction positive dans plusieurs secteurs et également la création d’emploi. 

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