Territoire de Isangi

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tshopo
Superficie 15 770 km²
Taille estimée de la population 701 548 hab.

(source: Rapport annuel 2016 de l’administration du territoire)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Créé par ordonnance-loi n°040/AIMO/35 du 25 mars 1935 de l’autorité coloniale Belge, Isangi est l’une des entités territoriales déconcentrées de la province de la Tshopo (RDC). Situé à l’Ouest de la ville de Kisangani, le territoire est limité :

  • Au Nord : par le territoire de Banalia, au niveau de la rivière Lindi ;
  • Au Sud : par le ruisseau Lokutu (Loha) qui le sépare du territoire d’Opala ;
  • A l’Est : par la ville de Kisangani, à la hauteur des rivières Tshopo et Lindi et
  • A l’Ouest : par le territoire de Basoko au niveau des rivières Lifindo (rive droite du fleuve Congo) et Loleka (rive gauche du fleuve Congo).

Le territoire compte 430 villages répartis dans 53 groupements.

Coordonnées géographiques

  • Longitude : 24°15’56’’ de longitude Est
  • Latitude : 0°46’48’’ de latitude Nord 
  • Altitude : 376 mètres

Climat

Situé en pleine cuvette centrale, le territoire d’Isangi a un climat équatorial avec des précipitations abondantes dont la moyenne annuelle dépasse souvent 1500 mm. La plus longue saison de pluie s’étend de la deuxième quinzaine du mois de mars à la première quinzaine du mois de décembre, et la sécheresse va de la deuxième quinzaine du mois de décembre à la première quinzaine du mois de mars. La température moyenne du territoire est de 24 ° Celcius.

Hydrologie

Le territoire est traversé par plusieurs cours d’eau parmi lesquels il y a le fleuve Congo qui est l’épine dorsal du réseau hydrographique. A part le fleuve Congo, les principaux cours d’eau du territoire sont :

  • La rivière Lomami : qui traverse le territoire à partir de sa limite avec le territoire d’Opala jusqu’au confluent avec le fleuve Congo, confluent situé au chef-lieu de Territoire ;
  • La rivière Lokombe : qui traverse le secteur Lokombe, la chefferie Liutua avant de se jeter au fleuve Congo, au niveau de secteur Yawembe Baonga Basoa ;
  • La rivière Lindi : qui sépare le territoire d’Isangi du territoire de Banalia et de la ville de Kisangani ;
  • Lukwaye et Lobilo : deux rivières dans le secteur Turumbu qui se jettent dans le fleuve Congo ;
  • La rivière Lobaye : se jette sur la rivière Lomami, sur la rive droite de la rivière Lomami ;
  • La rivière Loya : sur la rive gauche de la rivière Lomami et
  • La rivière Lohilo : sur la rive gauche de la rivière Lomami…

Végétation

La végétation du territoire est du type de forets ombrophiles de terres fermes, avec une prédominance de forets marécageuses et de forets périodiquement inondées ainsi que des forêts de terre ferme.

Sol

Les sols du territoire d’Isangi sont structurés en :

  • Sols de type hydroferral avec des sables de recouvrement ;
  • Sols de type aeroferral avec des sables de recouvrement (sol à potentialité agricole pauvre) et
  • Sols tropicaux (à vocation agricole).
Particularités et richesses du territoire

Les particularités et richesses du territoire d’Isangi sont nombreuses, et les plus évidentes sont :

  • La réserve de biosphère de Yangambi ;
  • La diversité d’espèces de bois ;
  • Les eaux du fleuve Congo et des rivières ;
  • Espèces de la faune ;
  • Espèces de la flore…
Données culturelles

Bien qu’avec le temps il y a acculturation et interpénétrations culturelles dans le territoire suite aux incidences de la mondialisation, les réalités évidentes dans la culture de la population d’Isangi sont  telles que :

  • Des événements, il y a l’évidence du Tolimele, un événement organisé chaque année consistant à l’initiation de jeunes gens (garçons) aux rites et valeurs de la tribu (la circoncision par exemple) par les anciens et tenants de la coutume, cet événement porte d’autres noms selon les groupes tribaux ou ethniques au pays. Le sport est aussi une réalité, principalement le football avec des rencontres organisées entre diverses équipes locales, à Isangi centre les dimanches sont souvent des jours de détente sportive bien que le territoire ne dispose pas d’infrastructures moderne de sport ;
  • Le régime matrimonial d’application dans la communauté du territoire d’Isangi c’est le Patriarcat, l’autorité dans la coutume appartient aux hommes, les enfants sont considérés de la famille de l’homme… ;
  • La musique est aussi une réalité dans le quotidien de la population du territoire, ceci met en évidence des danses traditionnelles de base : la Losele chez les Lokele qui dansent dans la pirogue appelée Bonanga et la Litwa chez les Topoke, tous habillés en ténues traditionnelles. La musique la plus consommée c’est la musique moderne en lingala… d’ailleurs, une grande partie de la population jeune ne s’intéresse même pas à la musique traditionnelle ;
  • Des habitudes culinaires, la société préfère les bouillons et les grillades avec comme principaux aliments le riz, la viande, le poisson, la banane plantin (Lituma chez les Lokele), le manioc (Shikwange chez les Topoke et Lituma chez les Turumbu), le maïs, les Chenilles, les Escargots… ;
  • Le mariage au territoire ne se conclut généralement pas selon les formalités légales mais plutôt coutumières, peu de gens se marient à l’état civil ; et la dot est constituée généralement de certains biens selon les tributs (appelés Bikako dans la tribu des Lokele) : une grosse pirogue, un filet de pèche, du manioc, un porc, de l’huile de palm, l’habillement des parents de la fille, des vivres… ;
  • Les églises traditionnelles du milieu sont entre autres : l’église Catholique, l’église Protestante et l’église Kimbanguiste… Ces églises évoluent dans un environnement aussi caractérisé par une multiplicité d’églises dites de réveil et plusieurs chambres de prière… Les églises de réveil les plus actives sont : L’Assemblée Branham, l’église Bima, l’église FEPACO Nzambe malamu, les Témoins de Jéhovah… ;
  • Les gens croient évidemment aux pratiques de marabouts appelés Nganga kisi  auxquels ils font recours pour diverses préoccupations, pour des réactions face à certains problèmes sociaux (maladies, conflits…), pour des vengeances et même des nuisances volontaires…
Langues parlées dans ce territoire
  • Le Lingala ;
  • Le Topoke ;
  • Le Lokele ;
  • Le Turumbu ;
  • Le Foma et
  • Le Swahili.

Pour les langues nationales, le Lingala est la langue la plus parlée par rapport au Swahili ; et pour les dialectes, le Topoke est la langue la plus parlé suivi du Lokele et enfin le Turumbu. Toutefois, on parle aussi du Foma comme autre dialecte parlée dans le territoire chez les Foma, mais il s’agit du Lokele ayant subi une légère transformation.

Principales activités
  • L’Agriculture ;
  • Le Commerce de produits agroalimentaires et autres de première nécessité ;
  • La Pêche ;
  • La Chasse et
  • L’Elevage du petit bétail.

La population du territoire d’Isangi est à vocation agricole avec comme principales cultures le riz (les grandes plaines de la ville étant marécageuses et favorables à la culture), le maïs, le manioc, le palmier à huile avec des productions alors en grandes parties commercialisées de l’intérieur du territoire à l’extérieur.

Etant en grande partie riveraine aux abords du fleuve Congo et de plusieurs rivières tels que la Lomami, la Tshopo et la Lindi, la population du territoire d’Isangi s’adonne à la pèche qui est aussi l’une de principales activités générant des moyens de vie. Les produits de l’activité sont consommés et en grande partie commercialisés.

La chasse au Gibier se pratique dans les forêts où les animaux les plus chassés sont le Singe, le Sanglier, le Serpent, etc.

L’élevage est aussi une activité de la population du territoire d’Isangi bien qu’il n’est pas une activité à grande échelle, il s’agit tout simplement et généralement de l’élevage du petit bétail (porcs et chèvres) et dont la production est consommée par les ménages et un peu commercialisée.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 400 FC Acheteur : 1$ = 1 300 FC
Nombre d’opérateurs économiques 1 017

Principaux opérateurs économiques
  • Société BUSIRA LOMAMI, opérant dans l’exploitation du palmier à huile ;
  • Monsieur WANGIMA, dans le transport public avec des baleinières sur le Fleuve Congo ;
  • BOTULUNGANO-LIKILO, dans l’Hôtellerie et l’Agroforesterie ;
  • Don de Dieu, opérant dans le transport fluvial ;
  • ETEFA-LIMA, dans la rizerie…

Il n’y a pas assez d’opérateurs économiques dans le territoire d’Isangi et la majorité est dans le commerce général avec des trafics sur les biefs navigables. Il s’agit principalement du commerce de produits agricoles et autres biens manufacturés de première nécessité pour les consommations des ménages.

La Busira Lomami (à Imbolo dans le secteur Bambelota, à plus ou moins 25 km de la cité d’Isangi) est la seule entreprise (agro-industrielle) de référence la plus connue du territoire d’Isangi dans la Tshopo. Elle s’occupe de l’exploitation du palmier à huile.

La COOPECI (à Yalikina-Mission à plus ou moins 1 Km d’Isangi centre) est une structure financière qui regroupe des agents économiques membres à qui elle octroie des crédits de plusieurs types. Mais, bien que coopérative d’épargne, la COOPECI ne réalise pas des activités d’épargne à cause de l’inadaptation de la population locale à la culture de l’épargne (ignorance, problème de sensibilisation).

L’entreprise de transport fluvial Don de Dieu exerce dans le transport public assurant principalement des jonctions de la cité d’Isangi à la ville de Kisangani avec de grandes baleinières à bord desquelles embarquent des trafiquants commençants avec leurs marchandises ainsi que d’autres passagers.

Principales activités des opérateurs économiques
  • L’Agriculture ;
  • La Commercialisation de produits agricoles et manufacturés de première nécessité, équipements de ménage… ;
  • Le Transport public avec des baleinières, pirogues et autres engins sur le fleuve Congo et les rivières et
  • La Pêche.
Principales activités des PME/PMI
  • La production et la commercialisation de produits agroalimentaires : culture du palmier à huile et commercialisation de l’huile de palme, culture et commercialisation du manioc et ses produits dérivés, culture et commercialisation du riz ;
  • Le transport public sur le fleuve Congo et autres cours d’eau ;
  • L’hôtellerie et
  • Le commerce général.

L’huile de palme est principalement produite par l’entreprise Busira Lomami, ainsi que par la population locale avec des presses artisanales.

Grandes entreprises locales

Il n’existe pas de grande entreprise locale dans le territoire d’Isangi. La grande entreprise de renom qui existe dans le territoire c’est la BUSIRA LOMAMI dans la culture et l’exploitation de palmeraies et elle n’est pas une initiative locale mais plutôt une entreprise du groupe BLATTNER ELWYN qui investit dans plusieurs provinces du pays.

Dans le passé, il y avait une sucrerie dans le territoire, la sucrerie de Lotokila qui suite à des contraintes d’ordre technique et financier n’est pas en activité ; il y avait aussi la SOCOPLA (huilerie), CELCO (hévéa, huilerie), BELGIKA (Huilerie, hévéa)…

Principaux produits agricoles
  • Le café ;
  • L’hévéa ;
  • Le riz ;
  • Le manioc ;
  • La banane plantin et
  • Le maïs.

L’huile de palme est un bien agroalimentaire produit dans l’ensemble de secteurs et chefferies du territoire d’Isangi avec la production de la grande société Busira Lomami (à Imbolo, à 25 Km d’Isangi-centre) et est consommée dans l’alimentaire et un peu dans la savonnerie artisanale.

Le café et l’hévéa sont produits dans le Territoire mais sont peu consommés ou utilisés par la population locale d’autant plus qu’ils exigent certaines transformations avant consommation. Ils sont destinés à l’exportation.

Le riz (cultivé plus dans le Sud et l’Ouest du territoire), le manioc (cultivé plus dans le Sud du territoire, cas de la chefferie Baluo Lambila), la banane plantin (cultivée plus dans le Sud et l’Ouest du territoire) et le maïs (cultivé dans le Nord avec les expérimentations scientifiques de l’INERA-Yangambi), sont consommés pour des fins alimentaires sous plusieurs formes : la chikwange (manioc), le foufou (manioc et maïs un peu), le lituma (banane plantin), la boisson traditionnelle lutuku (à base de maïs et banane plantain).

Principaux produits non agricoles
  • Les Escargots ;
  • Les Chenilles…

Les principaux produits non agricoles consommés par la population du territoire d’Isangi sont des biens destinés à la consommation alimentaire locale ainsi qu’à l’exportation. Ils sont aquatiques, des milieux humiques (les mollusques) et forestiers. Les escargots, localement appelés Mbembé, sont principalement consommés dans les légumes et sont l’une des aliments de base autant que les Chenilles.

 

Principales sources d’énergie
  • Le bois de chauffe (à très grande échelle) ;
  • Le solaire (à petite échelle) et
  • Le pétrole (à très petite échelle).

L’usage du bois de chauffe, de panneaux solaires et de groupes électrogènes sont les moyens d’accès aux principales sources d’énergie dont dispose la population du territoire d’Isangi. D’ailleurs, c’est seulement un très petit pourcentage de la population qui dispose de panneaux solaires et de groupes électrogènes que dans certains milieux la population utilise de fois en communauté (un générateur qui alimente par exemple 10 maisons juste pour la soirée) moyennant des paiements journaliers ou mensuels aux propriétaires-exploitants des générateurs. Le reste de la population ne disposant pas de moyens pour le solaire et/ou le pétrole avec le générateur se contente de l’usage de lampes torches rien que pour l’éclairage des nuits dans les ménages de fortune.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 5
Nombre de centre de santé 83

Le secteur de la santé est structuré en 4 zones dans le territoire d’Isangi :

  • Zone de santé d’Isangi,
  • Zone de santé de Yabaondo,
  • Zone de santé de Yakusu,
  • Zone de santé de Yahisuli.

Sous la responsabilité de médecins chefs de zones de santé, les différentes zones de Santé disposent d’Infrastructures en majorité inadéquates. 71 %, soit 61 sur 87 structures de Santé, sont construites en pisé. Le territoire d’Isangi compte en général 5 hôpitaux et 83 centres de santé. Il y a indisponibilité d’équipements de santé pour des interventions d’urgence dans le territoire : il y a quelques ambulances qui fonctionnent rarement suite au manque de carburant et autres moyens d’entretien technique, pas d’électricité… L’approvisionnement en eau se fait grâce à des puits creusés parmi lesquels certains sont utilisés à ciel ouvert.

Des difficultés d’accès au système de santé sont liées à l’indisponibilité de routes et autres voies d’accès, aux inondations du fleuve Congo et de rivières qui détruisent les infrastructures (exemple de cas des mois d’octobre, novembre, décembre 2015, janvier et février 2016), et à la pauvreté de la population locale face aux couts des soins. Parfois les structures de santé n’arrivent même pas à couvrir leurs charges d’exploitation.

Maladies les plus récurrentes
  • Le Paludisme ;
  • Les Infections Respiratoires Aigues (IRA) ;
  • L’Anémie ;
  • La Diarrhée et
  • La Malnutrition.

Le paludisme est une maladie très récurrente dans le territoire suite à une forte présence du moustique anophèle femelle entretenue par des terres marécageuses avec des eaux stagnantes dans le milieu. Les maladies diarrhéiques sont justifiées par le non-respect de mesures hygiéniques avec l’évidence de l’inaccessibilité à l’eau potable. La malnutrition est expliquée par la pauvreté des ménages qui vivent dans une situation évidente d’insécurité alimentaire.

La situation générale des maladies les plus récurrentes s’accentue dans le temps à cause de l’inaccessibilité généralisée de la population aux services de structures de santé suite au manque de moyens financiers.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 428
Ecoles secondaires 206

Le secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté est structuré en 2 sous divisions : la sous division Isangi 1 avec, 271 écoles primaires et 99 écoles secondaires ; et la sous division Isangi 2 comptant 157 écoles primaires et 107 écoles secondaires.

Plusieurs contraintes : le mauvais état en général des infrastructures (c’est seulement plus ou moins 25% qui sont construites en dur et dont plusieurs sont en état de dégradation), la sous qualification du personnel enseignant au secondaire, l’inégalité de répartition des infrastructures scolaires par rapport à la localisation géographique de la population, le manque des frais de fonctionnement déclaré par beaucoup de gestionnaires d’écoles et des tensions entre parents et institutions suite à la prime et autres frais connexes que certaines écoles imposent aux parents pour des classes pour lesquelles le gouvernement avait déclaré la gratuité au primaire.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 1
Instituts supérieurs 7

Le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire compte principalement 8 Institutions dans le territoire :

  • l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) Isangi ;
  • l’Institut Facultaire des sciences Agronomiques (IFA) Yangambi ;
  • l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) Yabwanza ;
  • l’Institut Supérieur de Techniques Médicales (ISTM) Yangambi ;
  • l’Institut Supérieur de Techniques Pédagogique (ISTP) Yangambi ;
  • l’Institut Supérieur de Théologie et de Développement Communautaire (ISTDC) Yakusu ;
  • l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) Yambula et le
  • le Centre Universitaire de Yabaondo (CUY).

L’Institut Facultaire Agronomique (IFA) Yangambi et le centre de recherche de l’Institut National d’Etudes et de Recherche Agronomiques (INERA) Yangambi sont les plus grandes institutions scientifiques du territoire mais leur fonctionnement est malheureusement buté à plusieurs contraintes d’ordre financier, à la dégradation des infrastructures, et au manque d’équipements de base. Les autres institutions fonctionnent avec des difficultés telles que le manque d’infrastructures adéquates, le manque de frais de fonctionnement, etc..

Il s’observe une faible fréquentation des institutions de l’ESU par la population locale dans Isangi. La realité s’explique par des difficultés  financières pour les hautes études, et la situation s’accentue par l’intérêt que la population active (les jeunes) porte plus aux activités commerciales génératrices de revenus, le taxi-vélo, les activités de transport public et de pêche artisanale sur le fleuve Congo et les rivières. Il est évident que les moyens font défaut et une part de la population active n’est pas trop motivée pour les études supérieures.


ONG et projets

Nombre d’ONG 13
Principales activités
  • La protection de l’environnement ;
  • L’agriculture ;
  • Des actions humanitaires ;
  • L’appui au secteur de la santé ;
  • L’appui au secteur de l’éducation et
  • La dotation ainsi que l’entretien des infrastructures de développement.

Dans l’environnement, des actions sont menées par plusieurs organisations telles qu’OCEAN, TROPENBOS International dans la protection des forêts, SAF BOIS, SOS NATURE, FORABOLA, CARITAS, etc.

Dans l’agriculture des actions sont menées par la Coopération Technique Belge (CTB), le Club FAO DIMITRA, le CARG (Conseil agricole rural et de gestion),  la CARITAS et autres… qui font l’encadrement technique et le renforcement des capacités des populations en octroyant même  des semences et quelques outils.

Dans la santé il y a des actions menées par l’organisation GOVA avec une caisse de solidarité pour la prise en charge de malades de la maladie du sommeil, le projet DNDi (Drugs for Neglected Diseases initiative) sous couvert de la plateforme régionale de recherche clinique pour la lutte contre la maladie du sommeil, les activités de la Fondation Damien dans la prise en charge de la lèpre et de la tuberculose, les activités des organisations Médecins Sans Frontières et ALIMA, la CARITAS, etc.

Dans l’éducation il y a l’évidence des actions d’assainissement du milieu scolaire réalisées par l’UNICEF en collaboration avec la CARITAS Isangi dans le cadre du programme Ecole et Village assainis.

Par rapport à l’aspect infrastructures il y a évidence des activités de construction, réhabilitation et entretien réalisées par la Coopération Technique Belge.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • La lutte contre le SIDA  dans le cadre du programme national de lutte contre le SIDA et
  • La construction de latrines, l’implantation de points d’eau et la sensibilisation de la population au respect de règles d’hygiène dans le cadre du programme national Ecole et Village assainis appuyé par la CARITAS Isangi.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement

Il y a dans le territoire plusieurs projets de développement sous financement autre que du gouvernement. Les plus évidents sont :

  • Le PRODAT: dans l’appui au secteur de l’agriculture par la Coopération Technique Belge ;
  • Le PRODET : dans l’aménagement de routes de desserte agricole par la Coopération Technique Belge ;
  • L’EDUT : dans l’appui au secteur de l’enseignement technique par la Coopération Technique Belge et
  • L’alimentation en énergie du village de Yakusu (à plus ou moins 10 km de la ville de Kisangani), avec la construction et l’installation d’une sous-station SNEL financé par la Banque Africaine de Développement (BAD).


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

Etant à plus ou moins 125 km de la ville de kisangani, Isangi centre (le chef-lieu du territoire) n’est accessible que par voie routière et maritime. Il n’y a pas un aérodrome, ni une voie ferrée et pourtant la structure géographique des terres plates que comporte le territoire peut faciliter la praticabilité de la voie ferrées. Partant de Kisangani, c’est une route en terre battue et insuffisamment large qui chemine jusqu’à Lindi où elle est entrecoupée par la rivière Lindi que l’on traverse souvent par des pirogues (motorisées et à pagaie) ainsi que grâce à un bac (le bac Kisangani) qui fait des tours réguliers. De Lindi, la route continue et chemine jusqu’au village Yaekela où pour atteindre Isangi centre (le chef-lieu), il faut enfin traverser les eaux au confluent de la rivière Lomami et le fleuve Congo soit par des pirogues (motorisées et à pagaie) ou soit grâce à un autre bac (le bac Isangi), don de la Coopération Technique Belge, qui aussi fait des tours régulièrement.

Pour la voie maritime partant de Kisangani, Isangi est accessible sur le fleuve Congo grâce à des engins flottants, des bateaux, et des baleinières faites en bois à bord desquels embarquent beaucoup de passagers avec beaucoup de biens matériels (marchandises et autres). Tous les engins naviguent sur les eaux de la partie du pays généralement sans équipements suffisants de sauvetage pour prévention contre des cas de naufrages.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux de télécommunication sont au nombre de 3 dans le territoire d’Isangi : Vodacom, Airtel et Orange. Toutefois, malgré la présence de ces réseaux, la communication pose de fois problème suite à l’indisponibilité de l’électricité ainsi que suite à l’insuffisance des équipements de télécommunication dans certaines parties du territoire. Les 3 réseaux permettent l’accès à internet mais la connexion est lente. Deux des réseaux disponibles, Vodacom et Airtel, offrent le service de transfert d’argent et d’épargne (M-Pesa et Airtel Money), ce qui facilite un peu les activités commerciales dans la partie du pays où les banques et diverses autres institutions financières n’existent pas.

Attraits touristiques
Parcs Non
Jardins botaniques Oui
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

D’autres attraits touristiques du territoire sont la réserve de biosphère de Yangambi, l’écosystème des ilots dans les eaux du fleuve Congo et autres rivières, et un lac très poissonneux dit miraculeux par la communauté locale (lac Yandja) à 4 km au Sud-Est d’Isangi centre.

Il n’existe pas de parc, ni de jardin zoologique et non plus de chute d’eau dans le territoire d’Isangi. Par ailleurs, il y existe un jardin botanique de l’Institut National d’Etudes et de Recherches Agronomiques (INERA-Yangambi) dans la cité de Yangambi.

Espèces phares de la faune
  • Le Singe ;
  • L’Hippopotame dans le Fleuve Congo ;
  • Le Chimpanzé vers la Chefferie de Bolomboki ;
  • Le Léopard vers le Secteur de Turumbu et presque partout dans le territoire et
  • Le Crocodile.
Espèces phares de la flore
  • Afromosia ;
  • Sapeli ;
  • Limba ;
  • Bambou et
  • Palmier à huile.


Situation sécuritaire

La situation sécuritaire du territoire d’Isangi est généralement calme depuis plusieurs mois. Les forces de la police et de l’armée nationale ainsi que les services de renseignement y sont opérationnels ; et la population exerce paisiblement ses activités malgré quelques cas isolés de tracasseries routières perpétrées par des inciviques qui érigent de fois et illégalement de petites barrières occasionnelles pour rançonner les usagers de la voie publique.

 


Opportunités de développement

Des opportunités de développement restent évidentes et impressionnantes dans le territoire d’Isangi au regard de la taille de sa population dans la province de la Tshopo, son sol arable, sa réserve de biosphère de Yangambi, ses espèces de bois de forets, ses cours d’eau et espèces de la faune et la flore, quelques grandes institutions de recherche scientifique, ainsi que plusieurs autres potentialités.

La taille de la population

Avec 701 548 habitants (fin 2016), la population d’Isangi constitue une masse de ressources humaines qui étant bien encadrée peut servir de main d’œuvre et disponibiliser des débouchés pour le territoire et les économies de plusieurs territoires de la province.

La disponibilité de terres arables

Disposant de plusieurs milliers de kilomètres carrés de terres arables pour plusieurs filières de production tel le riz, le manioc, le maïs, la banane plantin… si le territoire disposait de bonnes infrastructures de desserte agricole (routes) pour des évacuations jusqu’aux grands centres de consommation ainsi que des infrastructures de conditionnement (entrepôts) et de marché, il aurait une économie soutenue d’autant plus que l’agriculture est une activité importante de la population locale.

Le fleuve Congo et divers autres cours d’eau telle que la rivière Lomami

Poissonneuses pour la pêche industrielle et généralement navigables, les eaux du fleuve Congo et autres cours d’eau du territoire, une fois exploitées et traitées, peuvent aussi assurer la desserte en eau potable et permettre l’exploitation de barrages hydroélectriques (sur les rivières Luge, Djabir, Lobilo et autres cours d’eau) pour la desserte en énergie électrique.

Espèces de la faune

Avec des espèces rares et protégées telles que le Chimpanzé nain, le Paon congolais, l’Eléphant de foret, le Léopard, le Singe de Brazza, le Buffle du Cap, Céphalophe à bande dorsale noire et autres, le territoire aurait des sites d’attraction touristique et réaliserait de recettes d’exploitation si des jardins zoologiques y étaient créés.

Le bois et diverses autres espèces de la flore

Les types de bois (Afromosia, Sapeli, Limba, Wenge, etc.) que regorgent en grandes quantités les forets du territoire, s’ils étaient exploités dans des mesures légales et écologiques soutenues et utilisés dans la production locale de biens économiques avec des exploitations industrielles, ils pourraient permettre la disponibilité de plus d’emplois et la commercialisation de produits avec valeur ajoutée jusqu’au marché international.

L’Institut National d’Etudes et de Recherches Agronomiques et l’Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi

La présence de l’Institut National d’Etudes et de Recherches Agronomiques et de l’Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, une fois appuyés financièrement, faciliteraient des expérimentations et des améliorations des rendements dans les pratiques agricoles au territoire.

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