Territoire de Djolu

Fiche du territoire

Mise à jour le 31 mars 2017

Province Tshuapa
Superficie 17 494 km²
Taille estimée de la population 435 492 hab.

(source: Rapport annuel du Territoire 2016)


Carte administrative


Données géographiques et culturelles

Données géographiques

Le territoire de Djolu est une entité déconcentrée de la province de la Tshuapa. Il fut créé en 1928 par les colons Belges. Il est situé dans la partie Centrale un peu vers le Nord du pays, plus précisément au Sud-Est de l’ancienne province de l’Equateur, avec comme coordonnées géographiques : 021° 59′ de latitude Nord et 22° 54′ de longitude Est. Son altitude varie entre 314 et 514 m.

Subdivision:

  • Le territoire de Djolu est subdivisé en quatre secteurs qui sont: Secteurs de Djolu;  de Lingomo;  de Luo et  de Yala.
  • 30 Groupements : Biinbi, Bonfonge I, Boangi, Nkongi-Bakeli, Losaila, Lotolo, Nkole, Lingomo, Yolota, Yaloola, Yailala, Yete, Bokakata, Bofonge II, Eala, Wanga, Yamongo, Bofonge-Buma, Boonde, Bongoy, Nkokolombo, Bokumbo, Balanga, Likonda, Nsema, Wamba, Iyondji, Lindja II, Pombi et Lindja I.
  • 274 villages, deux quartiers et 38 rues.

Climat : Le territoire de Djolu a un climat du type Equatorial, ayant une alternance des saisons entre la fin du mois de décembre et celle du mois de mars. Mais d’une manière générale, les pluies sont constatées presque toute l’année, avec une moyenne de 150mm d’eau par an.

Hydrographie : Nombreux cours d’eau traversent ce territoire, notamment la Rivière Lopori qui lui sépare du territoire de Yahuma. La rivière Bolombo qui désert une grande partie de la population en ressource en eau puis qu’elle traverse le territoire du Sud-Est vers le Nord-Ouest du territoire. D’autres rivières encore comme ; Luo(Maringa), Lomako, Yokokolo, Lomomose traversent le Territoire.

Type de sol: Dans son ensemble, le territoire de Djolu dispose deux natures de sol, notamment celle d’argilo-sablonneux et de sablo-argileux. Son relief est presque uniforme, à l’exception des longs de certaines rivières qu’on trouve des pentes raides qui donnent l’intention des montagnes.

L’autorité Administrative du Territoire déclare que le Sous-sol est inconnu jusqu’à ce jour. Des études de prospection pourront permettre à détecter différentes matières premières que renferme ce sous-sol. La ressource bois reste inexploitée depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours.

Type de sol :

Dans son ensemble, le territoire de Djolu dispose une seule nature de sol, à savoir : sablo-argileux. Son relief est presque uniforme, excepté  le long de certaines rivières où on trouve des pentes raides qui sont assimilées à des montagnes.

L’autorité Administrative du Territoire déclare que le Sous-sol est inconnu jusqu’à ce jour. Des études de prospection pourront permettre à détecter différentes matières premières que renferme ce sous-sol. La ressource bois reste inexploitée depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours.

Particularités et richesses du territoire

Le territoire a comme richesse particulière, le sol favorable aux cultures de rente (Palmier, Caféier, Cacaoyer, Hévéa, etc.). Les belges avaient mis en place plusieurs plantations de ces espèces. Ces plantations ont existées durant beaucoup d’années. Plusieurs d’entre-elles ont disparu par manque d’entretien dû à l’enclavement du territoire après la période de guerres qui ont secouées le pays.

Le développement de l’agriculture dans ce territoire permettrait à la population du territoire d’augmenter son revenu du fait que l’agriculture reste l’activité principale de cette population.

Données culturelles

La population du Territoire de Djolu est de l’Ethnie Mongo dans son ensemble et elle est dominée par la Tribu Mongando à travers les quatre secteurs. Vous trouverez dans les trois secteurs (Djolu, Lingomo et Luo) la tribu Mongando à 100%. Tandis que dans le secteur de Yala 80% de la population appartiennent à la tribu Mongando et 20% aux tribus Nsongo, Yomongo, Yankata, Yansola, Mimbesa et Boonde.

Toutes ces tribus ont les mêmes caractéristiques culturelles autant plus que leur mode de vie reste identique. Ils font la chasse, la pêche, la cueillette de foi et l’agriculture comme activités principales.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Lingala (99%)
  2. Mongando (plus de 98%)

Le lingala reste la langue parlée par presque toute la population du territoire, les originaires et les non-originaires. Mais du fait que la majorité de la population est de la tribu Mongando, leur langue est plus beaucoup parlée. D’autres langues comme celles d’autres tribus sont aussi parlées mais en proportion insignifiante.

Principales activités
    1. Agriculture (+95%)
    2. Petit élevage (+70%)
    3. Pêche (-40%)
    4. Commerce
    5. Cueillette

    L’agriculture reste l’activité principale de la population du territoire. L’agriculture vivrière domine avec comme culture :

    1. Manioc ;
    2. Maïs ;
    3. Riz ;
    4. Courge ;
    5. Arachide ;
    6. Igname ;
    7. Banane etc.

    Mais il existe aussi des planteurs de café qui, malgré toutes les difficultés concernant l’évacuation et la commercialisation des produits, résistent et pratiquent cette culture qui dans le temps, avait fait l’objet des grandes industries dans le territoire.

    Le petit élevage peut être considéré comme une seconde activité (élevage des chèvres, moutons, porcs et oiseaux de basse-cour), du fait que la majorité de ménages en pratique. Les animaux élevés sont destinés à l’autoconsommation mais aussi à la vente. Nous devons signaler que les activités de pêche et chasse procurent aussi beaucoup de revenus à la population.

    Le commerce est devenu la principale activité économique du territoire, il facilite la circulation de la monnaie. La cueillette est aussi comptée parmi les activités économiques dans le sens où, elle permet à beaucoup de personnes de se faire de l’argent par la vente des produits forestiers non-ligneux (PFNL) comme les champignons, chenilles et autres. L’activité comme la recherche des chenilles se fait à grande échelle et les chenilles sont exportées jusque dans les grandes villes du pays comme Mbandaka, Kinshasa et Kisangani.

    Aussi une activité connue ici est le trait de la Boisson de raphia appelé ici Sese. Cette activité affecte une grande partie de la population rurale. Cette boisson est beaucoup appréciée par la population. Elle est plus consommée l’après-midi et elle est dénommée après-midi de Djolu.


Situation économique

Revenu journalier moyen Donnée non disponible
Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 130 FC Acheteur : 1$ = 135 FC
Nombre d’opérateurs économiques 50

Principaux opérateurs économiques
  1. Baolimo Mbembe : commerçant des produits manufacturés
  2. Bingo : Idem
  3. Tuby : Idem
  4. Belema Nkoy : Idem
  5. Mbale : vendeur des produits manufacturés et pharmaceutiques
  6. Karibu : Vendeur de produits pharmaceutiques

Tous ces opérateurs économiques cités ci-haut sont trouvés en plein centre de Djolu, ils ont créé des boutiques dans lesquelles ils vendent différents produits manufacturés qu’ils achètent à Kisangani, à Butembo ou à Mbandaka. Ils sont dans le territoire depuis plus de 5 ans. Hormi ceux-ci, il en existe d’autres qui sont éparpillés dans toute l’étendue du territoire et qui n’ont comme activité que le commerce.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés (80%)
  2. Vente de produits pharmaceutiques (15%)
  3. Vente autres produits (5%)
Principales activités des PME/PMI

Les principales activités des PME dans ce territoire sont les commerces des produits manufacturés et pharmaceutiques.

Or les autochtones du territoire disent que, leur territoire avait beaucoup de PME il y a plus de 20 ans passés. Toutes ces PME ne fonctionnent plus à cause de la mauvaise gestion et à l’état d’enclavement dont fait face ce territoire (pas des routes en bon état, les biefs navigables ne sont plus utilisés).

Grandes entreprises locales
  • Congo Forêt

Actuellement Congo Foret était considéré comme l’unique entreprise œuvrant dans le Territoire. Mais il y a une année, cette entreprise est en faillite et elle a vis fermer ces portes. Il œuvrait dans l’extraction de latex d’Hévéa (Caoutchouc). Le caoutchouc extrait ici migrait vers l’Europe. Cette entreprise était financée par les Américains.

A nos jours, aucune entreprise n’existe dans ce territoire. Or, à l’époque coloniale, plusieurs entreprises existaient dans le territoire œuvrant dans la production de café, huile de palme, Hévéa et cacao. Mais toutes ces entreprises ont été fermées après la zaïrianisation du fait que les propriétaires étaient chassés et les personnes à qui on avait confié la gestion n’étaient pas à la hauteur. Ce qui a engendré la situation que le territoire vit actuellement.

Principaux produits agricoles
  1. Manioc (1.815.260 Tonnes/an)
  2. Maïs (150.208 Tonnes/an)
  3. Riz (78.400 Tonnes/an)
  4. Courges (52.544 Tonnes/an)
  5. Igname (46.380 Tonnes/an)

Le manioc reste la principale culture du fait que l’aliment de base ici c’est le pondu et la chikwange. Le maïs suit en seconde position par le fait qu’il est largement utilisé dans la fabrication de lotoko, boisson la plus préférée de la population d’ici non seulement pour la consommation mais aussi pour la commercialisation qui se fait dans d’autre provinces.

Le Riz et la courge sont principalement produits non seulement pour la consommation mais aussi et surtout pour la vente à l’extérieur du territoire. La transformation des produit agricoles est quasi inexistante à l’exception de la fabrication de la chikwange et de lotoko appelé ici Agene.

Principaux produits non agricoles
  1. Chenilles
  2. Vain de raphia (sese)
  3. Fougère
  4. Gibier
  5. Poissons
  6. Plusieurs légumes sauvages

Tous ces produits forestiers non ligneux sont prélevés dans les forêts environnant les habitations et ils sont destinés à la consommation locale, mais les produits comme les chenilles, gibier et poissons sont vendus au-delà même de la province.

Principales sources d’énergie
  1. Le Bois (100%)
  2. Solaire

L’énergie moderne reste un grand absent dans le territoire. Les ménages utilisent le bois pour produire de l’énergie. Le système solaire est utilisé par les ménages seulement pour les lampes dans les maisons mais cela de façon isolée.

L’eau de boisson est trouvée dans les petites rivières et sources non-aménagées. Pas de service de traitement et de distribution d’eau potable sur toute l’étendue du territoire. Il y a plusieurs années passées, le service de la Regideso était venu faire une prospection sur une possibilité de faire un forage d’eau, mais après leur retour, aucune information n’a été divulguée concernant ces travaux.


Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 2
Nombre de centre de santé 59

On trouve dans ce Territoire deux Hôpitaux de références, l’un se trouve dans le secteur de Djolu en plein centre et l’autre dans le secteur de Lingomo.

Celui du secteur de Djolu a été construit de 1955 à 1959 par un médecin Belge. Dans  cet hôpital on trouve deux médecins traitant, 12 infirmiers A1, 5 infirmiers A2, 5 infirmiers A3 et 3 sages-femmes.  L’hôpital a une capacité d’accueil initiale de plus de 100 lits mais vue l’état de chose aujourd’hui, il n’a que 30 lits utilisables. D’où la nécessité d’équiper cet hôpital pour qu’il soit à mesure de recevoir un bon nombre des patients.

Tout comme pour celui du secteur de Lingomo. Il a été construit en 1952 par le Fond pour le Bien être des indigènes (FBI) avec comme capacité d’accueil de 34 lits.  Au départ c’était un dispensaire d’une mission catholique, bien après, la décision a été prise par les autorités provinciales qu’il devienne un Hôpital Général et cela s’est passé en 2003. On y trouve un médecin traitant. Hormis ce deux HGR, il existe un centre de santé de référence dans chacune de zone de santé du territoire.

Les services organisés dans ces hôpitaux sont :

  • Pédiatrie 
  • Médecine interne 
  • Chirurgie hospitalière 
  • Gynécologie et obstétrique 
  • Urgence et garde 
  • Diagnostique et traitement de lèpre et tuberculose.

Le service d’Imagerie médicale existait depuis longtemps mais faute des matériels qui sont tombés en panne depuis un bon moment, ce service ne fonctionne plus.

Ces hôpitaux connaissent des problèmes d’approvisionnement en médicaments à l’exception des Antipaludéens qui leur sont apportés par ADRA/SANRU.  Il manque aussi des médecins spécialistes dans le territoire.

Les infrastructures sont tous en mauvais état du fais que la réhabilitation n’est pas d’actualité dans le territoire et ça depuis beaucoup de temps.

Maladies les plus récurrentes
  • Le paludisme
  • Les infections respiratoires aigues
  • Les maladies anémiques
  • Les infections sexuellement transmissibles
  • Les maladies diarrhéiques.

Le paludisme, maladie phare du territoire comme dans beaucoup de pays tropicaux, affecte plus la population du fait que la région est forestière. La population n’a pas aussi adopté une méthode particulière pour lutter contre cette maladie (pas d’entretien autour des habitations,). Il est nécessaire que la population trouve de l’aide consistante pour mieux lutter contre cette maladie qui provoque des crises d’anémies graves surtout chez les enfants.

Toutes ces maladies dérangent la population du territoire.  Les formations sanitaires sont prêtes à soigner les patients mais faute des médicaments, leur travail devient difficile à faire.

 


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 246
Ecoles secondaires 123

Le territoire de Djolu dans son ensemble compte deux sous-divisions. Dans ces sous-divisions, on y trouve 246 écoles primaires et 123 écoles secondaires.

  • La sous-division de Djolu I a 237 écoles actuellement, dont 157 écoles du primaire et 80 du secondaire.
  • Pour celle de Djolu II on trouve 138 écoles dont 89 du primaire et 43 du secondaire.
  • Le nombre d’élèves dans la sous-division de Djolu I est de 31489 avec comme 1760 enseignants.
  • Celui de Djolu II, le nombre d’élève est de 16209 avec comme nombre d’enseignant 973.
  • Dans l’ensemble du territoire les bâtiments scolaires sont en état très alarmant, à l’exception de ceux qui ont été construits à l’époque coloniale, ils ont été bien construits et en matériaux durables, mais à ces jours, la réhabilitation de ces bâtiments s’impose.

La qualité de l’enseignement est estimée bonne, selon les autorités du Territoire, du fait que le personnel enseignant est qualifié en général. Le nombre d’école ne fait que s’accroitre depuis un certain temps déclare les territoriaux. Par contre les sous-proved nous disent que la qualité de l’enseignement dans le Territoire est médiocre.

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 2

 

 

Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

ISDR

 

 

 

 

 

 

DJOLU

 

 

 

 

 

 

Développement Rural

Organisation sociale

Agrovétérinaire

Sciences infirmières

 

101 dont 24 filles

             2

ISP

DJOLU

Anglais

Français

Environnement

Pédagogie

 

 

Le territoire de Djolu a deux instituts supérieurs actuellement, un ISDR et un ISP. Le premier fonctionne depuis plus de 8 ans tandis que le second est nouvellement créer, il n’a pas encore fait un trimestre. L’ISDR organise quatre filières pour l’instant et d’autres filières sont en projet et l’ISP n’a pas encore fini de créer des filières du fait que l’institut est à sa genèse.

L’ISDR compte 101 étudiants dont 24 filles. Il compte un professeur visiteurs et un autre propre à l’établissement, neuf assistants et quatre chefs des travaux.


ONG et projets

Nombre d’ONG 15
Principales activités
  1. Recherche scientifique
  2. conservation de la nature
  3. Encadrement des paysans dans la production agricole
  4. Alphabétisation et formation

Wamba Conservation Bonobo Research (WCBR) : Une communauté japonaise avait découvert le Bonobo dans la forêt de Wamba. Cette communauté a trouvé intérêt de créer une réserve pour des raisons de recherche scientifique sur l’espèce. Cette réserve date depuis 1974. 

African Wildlife Foundation (AWF). Cette ONG ouvre dans la conservation de la nature. Elle a comme rayon d’action le Land-Scape (Paysage) Maringa Lopori Wampa. Dans cette zone elle a créé une réserve communautaire de Bonobo d’Iyondji à Iyondji (RCBI) qui est devenu une réserve dirigée par l’ICCN. Une autre réserve qui existe dans ce territoire a été créée par l’ONG Vie Sauvage, elle est dénommé Reserve de Kokolopori.

IITA : Cette ONG travail dans l’encadrement de la population en leur apportant des nouvelles techniques agricoles et des semences améliorées pour enfin augmenter la production agricole des paysans.

Réseau des femmes africaines pour le développement durable (REFADD) : Cette structure organise des sessions d’alphabétisation en faveur des femmes et leur encadre dans la fabrication de savon. Cette activité permettra à ces mamans d’augmenter leur revenu après-vente de savon.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  • PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires)

A l’exception de la construction de quatre écoles dont les travaux sont aux arrêts pour des raisons non encore connues, il n’existe pas des projets de développement financés par le gouvernement dans ce Territoire.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Implantation des Instituts supérieurs (ISDR et ISP)
  2. Réhabilitation des ponts
  3. Construction des écoles

L’Enseignement supérieur dans le territoire est soutenu par les initiatives des privés. Dans le territoire, il existe deux instituts supérieurs financé et parrainés par les individus et leurs partenaires.

Les ponts qui sont en mauvaises état dans le territoire sont retouchés de fois par l’AWF (African Wildlife foundation), en vue de maintenir leur état de praticabilité surtout dans les axes que les agents de cet organisme empruntent.

Plusieurs nouvelles écoles sont construites pas les communautés, cela permet aux enfants d’atteindre l’école en parcourant une faible distance dans certains villages.


Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Oui
Train Non

En termes d’infrastructure, le territoire de Djolu est largement sous équipé. Toutes les routes sont déclarées en mauvais état et il n y a même pas un projet de réhabilitation ou de reconstruction de ces infrastructures, cela depuis plus de 30 ans. Quelques rivières sont navigables jusque-là et le mouvement des pirogues motorisées se fait sentir, d’ailleurs c’est le moyen le plus utilisé pour acheminer les biens de Kinshasa jusqu’ici ou vice versa via Mbandaka.

Le territoire a plusieurs voies de sortie et d’entrée :

  • La voie terrestre : plusieurs routes sont actuellement pratiquées même en leur état de délabrement très avancés. Il y a la route menant vers Kisangani, celle menant vers Boende, celle menant vers Bokunku et Ikela et celle menant vers Bongandanga et Lisala. On peut signaler que la Route menant vers Boende est longue de 300Km mais on y roule à Moto durant deux jours.
  • La voie des eaux ; Les ports de Bongila, Lokelenge, Limbembe, Iteko et Bolafa sont situés sur la rivière Lopori. Pour la rivière Bolombo les pirogues motorisées accostent aux ports de Bolekwa, Lilenge et Pont Bolombo. Tandis que sur la rivière Luo (Maringa), les pirogues motorisées accostent à Befori. Ces accostages ne sont pas fréquents même s’ils restent très capitaux pour la population. ils ne se font que par des pirogues motorisées et de baleinières, les bateaux sont devenus une denrée rare.
  • La voie aérienne : la présence d’une piste d’atterrissage des petits avions souvent utilisée par les agents du WBRC, Vie sauvage et l’AWF qui œuvrent dans la conservation de la nature.
Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Non
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Une antenne vodacom est implantée dans le centre de Djolu avec une couverture qui n’est pas totale sur toute l’étendue du territoire. Son rayon de connexion est estimé à moins de 5 km. Son service se limite aux appels et sms, pas de connexion internet. D’autres services comme la vente des cartes prépayées et SIM sont effectués par les commerçants. Les services des SIM blanche et de transfert d’argent n’y sont pas encore implantés par Vodacom, mais quelques individus mettent les moyens pour effectuer ces opérations même si aucun shop Vodacom n’y est implanté, la société n’a pas de représentation au niveau du Territoire vu l’accessibilité difficile.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

La présence des Bonobo dans le territoire a attiré l’attention d’une ONG Japonaise (WCBR). Cette ONG a organisé le site ou se trouve les Bonobo en réserve en vue de mieux protéger cette espèce. Ils y mènent aussi des recherches scientifiques. La présence de cette espèce dans ce milieu peut susciter l’attention des touristes puisque cette espèce est endémique à la RD Congo et elle est intéressante à visiter, ce qui peut ouvrir le territoire au tourisme. Dans ce territoire, il existe d’autres réserves comme celles situé à Iyondji et à Kokolopori dans le secteur de Luo. Dans ces réserves ont y trouve aussi des populations importantes des Bonobo.

Espèces phares de la faune
  • Bonobo
  • Eléphant
  • Gorille
  • Hippopotame
  • Buffle
Espèces phares de la flore
  • Brachystegia laurenti (Bomonga)
  • Garcinia epunctata (tatalongo moke)
  • Carapa procera (bolongoto)
  • Millicia exelsa (iroko)


Situation sécuritaire

De façon générale, le territoire de Djolu vit dans la sécurité.


Opportunités de développement

Le territoire de Djolu compte plusieurs opportunités de développement.

  • La première est l’agriculture de rente. A l’époque coloniale les belges avaient implantés plusieurs plantations de café, cacao, hévéa et palmier à huile. Aujourd’hui presque ces plantations sont abandonnées, ce qui a plongé le territoire dans le KO. Certaines plantations d’Hévéa sont encore productives dans le territoire et si l’on arrivait à organiser la vente de ce produit, leurs producteurs seront mieux.

Or, si ce secteur venait d’être revalorisé, le territoire connaitra un bon élan pour son développement autant plus que les conditions édaphiques favorisent les cultures de rente.

  • Les cultures vivrières présentent une grande opportunité pour le territoire. L’IITA encadre certains paysans dans la production vivrière et cela fait augmenter la productivité dans certains villages. Or si cette action se faisait dans toute l’étendue du territoire, la population serait mieux du fait que l’agriculture reste l’activité principale.
  • Il s’ajoute aussi le secteur des infrastructures. Toutes les routes sont déclarées en mauvais état. Ce qui ne favorise pas l’accessibilité dans le territoire et empêche l’évacuation des produits agricoles qui y sont produits. Pour les biefs navigables, les bateaux ne les empruntent plus ce qui a laissé la place aux pirogues motorisées et aux radeaux qui causent beaucoup d’accidents.
  • Le secteur de finance présente aussi une opportunité pour ce territoire. Dans son ensemble, ce territoire n’a aucune institution financière ; pas de banque, pas d’agence de transfert d’argent ni de crédit. Or avec ces institutions, l’économie du territoire pourrait être bougée.
  • Le secteur de la télécommunication est une très grande opportunité. Au jour d’aujourd’hui un seul réseau de télécommunication est installé dans le territoire et cela à un seul endroit au centre de Djolu chef-lieu du territoire. Ce réseau est capté presqu’à un rayon de 2 à 3 km. Ce qui est insuffisant pour un territoire de 17494km2. Plus de 75% de la population n’a pas accès au réseau mais cette population a toujours besoin de ce réseau qui serait le bienvenu. Sachant qu’il existe plusieurs centres dans le territoire où on peut installer le réseau.
  • Hormis tout cela, le territoire a aussi une bonne partie de la forêt inexploitée. Pour besoin de conservation, ce territoire pourrait attirer l’attention des projets œuvrant dans ce domaine. C’est le cas de l’AWF qui y œuvre depuis un bon bout de temps.

 

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